Médias sociaux

Différents points de vues ou billets se rapportant ou expliquant ce que sont les médias sociaux.

Médias sociaux

Établir une politique médias sociaux dans un contexte multiculturel

Établir une politique d’utilisation des médias sociaux dans une très grande entreprise est déjà difficile. Mais le faire dans un contexte multiculturel l’est plus encore. Lorsque je parle de contexte multiculturel, je ne fais pas ici référence nécessairement à l’inclusion des diverses minorités multiethniques qui composent l’organisation. Non je fais plutôt référence à des cultures organisationnelles qui sont diamétralement opposées au sein d’une même organisation. Déjà, simplement de travailler vers un objectif commun et de s’adapter et de comprendre la culture différente des collègues d’une autre culture est souvent périlleux, d’y introduire de l’innovation et des pratiques nouvelles l’est plus encore.

Mais rendue ici, je vous perds peut-être. Un exemple vécu avec un de mes clients vous aidera à comprendre.

Mon client est une très grande entreprise québécoise qui a des usines et des installations à la grandeur de l’Amérique. Elle est composée de travailleurs manuels en usine, de nombreux camionneurs et de personnels administratifs. Déjà de travailler à intégrer ces différentes classes de travailleurs n’est pas une mince affaire. Ajouté à ça le bilinguisme et vous avez un défi additionnel. Mais le fossé culturel géant auquel se bute mon client se situe avec certaines composantes américaines de l’organisation. Certaines usines se situent en territoire rural « red neck ». L’entreprise doit instaurer une politique « il est défendu de venir travailler avec votre arme ». En effet, dans certains états, même un travailleur administratif avec un MBA aura un révolver par pièce de sa maison (on ne sait jamais lorsqu’on en aura besoin), de même que dans chacune des voitures. Il est même permis et légal d’avoir une arme cachée sur soi en tout temps. Ajoutez à ça que lorsque la direction demande de la rétroaction aux employés pour quelque sujet que ce soit, c’est le silence complet. C’est à la direction de prendre les décisions. La coopération avec les patrons n’est pas dans la culture. Et lorsqu’on parle de diversité au travail ça veut dire les immigrants font les jobs sales, les femmes sont aux ressources humaines et à la comptabilité et les hommes, dans l’usine et sur les camions. On ne déroge pas de ça puisqu’il en a toujours été ainsi.

Alors, imaginez maintenant qu’on parle de média social et qu’on doive dessiner une politique qui s’applique à tous, indépendamment de leur culture, langue ou localisation géographique?

Je jongle encore avec la réponse et je trouve que mes clients qui ont une certaine homogénéité culturelle dans leur organisation, c’est de la petite bière à côté de ça…

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Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux

Facebook, un modèle d’affaire contre-productif pour les marketeurs

C’est un article de Mashable qui m’allume sur une dimension du modèle d’affaires de Facebook qui est contre-productif pour les marketeurs. Dans Is the Facebook Like Dead for Marketers? L’auteur explique que :

On Facebook, his rise in fans and likes after advertising diluted his fan base, Muller said, producing what he saw as negative returns. This model is in contrast to YouTube where he has found creators work with the site to generate revenue.

« YouTube is paid every time a creator’s video is viewed. That means it’s in YouTube’s interest that each of us reaches as many of our subscribers as possible because it’s financially beneficial to both of us, » he said. « Facebook has the opposite business model, where it’s not beneficial to them for us to reach our audience. They want to restrict our organic reach to make us pay for it. »

Facebook did not respond to requests for comment.

C’est donc encore une autre épine dans le pied du marketing sur Facebook (comme j’en ai maintes fois déjà parlé dans mon blogue). Sur YouTube, Twitter, Google+, Pinterest ou LinkedIn, plus votre auditoire interagit avec vos contenus, plus c’est payant pour le média social. Sur Facebook, c’est tout le contraire. Votre auditoire est filtré avec l’algorithme EdgeRank et un maximum, qu’on estime à 10% de votre auditoire (fan base) peut voir vos contenus, à moins que vous ne payiez Facebook. L’intérêt financier de Facebook diverge donc drastiquement de celui des marketeurs.

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Les aberrations du contrôle excessif des communications en ligne du gouvernement canadien

Un article de LaPresse de ce matin (Industrie Canada met des semaines pour publier un gazouillis) nous révèle que les twitts des fonctionnaires d’Industrie Canada doivent passer par une myriade de contrôles administratifs avant d’être en ligne.

La plupart des micromessages publiés par le ministère sont préparés des semaines à l’avance, révisés par des dizaines de fonctionnaires, corrigés par le cabinet du ministre et soumis à un protocole en douze étapes, indique-t-on dans les documents que La Presse Canadienne a obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Un tel niveau de contrôle vise notamment à assurer une répétition des publications d’Industrie Canada par d’autres agences gouvernementales. En retour, les fonctionnaires du ministère republieront eux aussi leurs publications, dont celles de la Banque de développement du Canada, entre autres.

Et comme le mentionne à juste titre le pote Dominic Arpin sur Twitter

@DominicArpin
Industrie Canada met des semaines pour publier un tweet! Tout ça pour 248 abonnés en français et 1429 en anglais! http://bit.ly/1gG73Je

Ce contrôle excessif des communications gouvernementales est l’un des piliers stratégiques du gouvernement Harper. Mais c’est aussi le genre de paranoïa communicationnelle de certaines grandes entreprises. À vouloir être certain d’être sûr d’avoir la conviction positive de communiquer adéquatement, on ne dit plus rien et les résultats de nos efforts communicationnels sont nuls. En plus de ne pas pouvoir partager la moindre information non aseptisée, on retwitt l’information aussi aseptisée de nos potes des autres ministères (ou des autres composantes de notre grande entreprise).

Les médias sociaux requièrent une certaine créativité, un « timing », un « storyline » qui justement demande de sortir un tant soit peu de son « strict giron communicationnel » et une relative liberté qui est complètement antinomique avec un contrôle excessif. Mais s’il est interdit aux scientifiques gouvernementaux de partager leurs découvertes, aux délégués syndicaux des ministères de parler aux médias et aux ministères d’informer correctement les citoyens sans la censure du bureau du premier ministre, il est évident qu’une présence médias sociaux fédérale canadienne est risqué presque autant que ne l’est la communication gouvernementale de la Corée du Nord…

Vraiment pitoyable

Soyez aussi sans craintes. Mon blogue ne sera pas disponible aux fonctionnaires de l’état puisqu’il est déjà censuré par mon propre gouvernement depuis cinq ans déjà...

MAJ

Voici un message privé reçu ce matin que je vous partage en protégeant la confidentialité de nom et de la fonction de son auteur …

Bonjour Mme Blanc,

Pour donner suite à l’article que vous avez partagé et à votre billet, relativement aux gazouillis publiés par nos collègues du fédéral, je me permets de vous faire de mes commentaires en privé.

Pour avoir travaillé plusieurs années au fédéral dans le domaine des communications – et avoir vécu le changement de régime libéral / conservateur – je peux confirmer que les règles se sont progressivement resserrées au fil des années pour devenir de plus en plus contraignantes pour les communicateurs. Du contenu qui, en 2005-2006, pouvait être publié sur un site Web avec l’approbation d’un directeur, devenait, en 2007-2008, du contenu devant être approuvé par le bureau du ministre… et je vous épargne les étapes à suivre, quelques années plus tard pour la révision et l’approbation de messages-clés par le Bureau du Conseil privé.

Les communicateurs fédéraux doivent aujourd’hui composer avec des directives et des protocoles strictes. On peut comprendre la nécessité d’établir de telles règles et directives, dans la mesure où ces dernières servent à coordonner ou à synchroniser les efforts de communication (entre les différents ministères par exemple, dont les champs de compétence peuvent se croiser, ou à l’intérieur même des ministères), à harmoniser la diffusion d’information et à en assurer l’exactitude (et à s’assurer qu’elle soit diffusée en temps opportun).

Bien sûr, ce qui est déplorable dans tout ça, est la perversion de ces règles et directives, utilisées à des fins de contrôle obssessif de l’information (et gestion des perceptions) plutôt que comme simples outils de coordination. Nous sommes loin des mots-clés qui marquèrent la campagne des conservateurs en 2005-2006 : transparence, imputabilité, etc.

Avec de telles règles, on se trouve d’ailleurs à contresens par rapport à l’essence même des réseaux sociaux. On bafoue l’instantanéité, la spontanéité, la rapidité et le concept de « communication bidirectionnelle ou symétrique », voire « démocratique » que présupposent les réseaux sociaux.

Malgré tout, pour avoir vécu cette réalité, je me permets de préciser que les règles et directives qui encadrent (musellent, dans un certain sens) les communicateurs fédéraux, viennent surtout du centre (ou découlent d’instructions provenant du centre). Elles sont rarement le reflet des idées, projets, propositions, suggestions ou recommandations des communicateurs eux-mêmes.

Les communicateurs sont bien conscients de la lourdeur de ces processus et du peu de marge de manœuvre dont ils disposent. Ils doivent composer avec cela au quotidien. J’ai vu plus d’un projet novateur, plus d’une idée originale, plus d’une proposition visant la mise en place de réels canaux/outils permettant le dialogue et la rétroaction, être tués dans l’œuf à un palier supérieur de la hiérarchie ministérielle. Du point de vue des communications, l’expression qui me vient en tête est « risk-averse »… qualifiant bien l’attitude et le comportement de ce gouvernement. Cependant, plusieurs communicateurs font ce qu’ils peuvent, en coulisse, pour tenter d’améliorer les choses. Un projet, une idée, une proposition à la fois.

Bref, je termine cette tirade en vous remerciant d’être une communicatrice ouverte, franche et sans détour! Vos billets inspirent, suscitent des réactions, dérangent, mais ne laissent jamais indifférents.

Merci!

Au plaisir,

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L’importance de l’alliance émotive avec l’abonné sur le Web

Ma conjointe est psychologue et durant le week-end, nous discutions de son travail. Elle se mit à me parler de l’importance fondamentale de l’alliance thérapeutique avec le patient, dans le cadre d’une psychothérapie. Elle me dit que c’était sans doute l’un des piliers fondamentaux de son travail avec les patients et ce qui faisait souvent la différence entre un succès et un échec d’une thérapie.

Ça me fit tout de suis songé à l’importance de l’alliance émotive avec le lecteur d’un blogue, d’une page Facebook ou d’un compte Twitter, Google + et autre.

Pour illustrer l’importance de cette alliance, je vous raconte aussi l’histoire d’un vendeur de voitures. Ce vendeur de voitures ne parlait pratiquement jamais d’automobile. Il prenait le temps de connaitre son client, de dialoguer avec lui de tout et de n’importe quoi et d’entrer en relation avec lui. Comme le client venait d’entrer chez un concessionnaire automobile, il était déjà évident qu’il se cherchait une voiture, mais en solidifiant une relation vraie et intéressée, lorsque le client serait prêt, c’est lui-même qui ouvrirait le sujet des voitures et qui posera les questions qui l’intéresse. Pas besoin de vous dire que ce vendeur de voitures était très doué et que ses ventes étaient très au-dessus de la moyenne. Ainsi, pour le psychologue, il est primordial de discuter avec le client et d’établir cette relation vraie, avant même de songer à régler ses problèmes.

Cette réalité est semblable dans le contexte de marketing de contenu et sur le web. Je dis souvent que les médias sociaux sont des médias conversationnels, mais de toute évidence, cette conversation devient beaucoup plus laborieuse lorsque la loi des grands nombres arrive. Il devient dès lors pratiquement impossible de répondre systématiquement à tous et de croire avoir un réel dialogue. Mon expérience d’interaction avec un nombre relativement élevé de lecteurs m’enseigne que je ne peux répondre systématiquement à tous. Par contre, je réponds à l’idée d’ensemble, qu’ils me transmettent individuellement.

Puis même si ma pratique média social en est plus une de « broadcast » qu’une de conversation, la notion « d’alliance émotive » telle que je la conçois me semble toujours d’à-propos. D’ailleurs, bien des outils médias sociaux calculent même cette alliance avec le lecteur par exemple avec le edgerank de Facebook. Cet algorithme mesure justement le degré d’interaction d’un lecteur avec une page ou un profil, afin de déterminer si les contenus de cette même page ou profil, seront disponibles sur le fil d’accueil des usagers. Cette « alliance émotive » hypothétique est donc d’une importance capitale puisque s’il n’y a pas d’interactions (voire d’alliance entre l’auteur et les lecteurs), les contenus feront partie du Facebook invisible. Il en va de même pour les moteurs de recherches. Ce sont l’ensemble des visites sur un site qui déterminent la pertinence de celui-ci. Vous aurez donc beau avoir les meilleurs contenus du monde, si personne n’interagit jamais avec eux, ça ne va pas très bien pour votre visibilité générale. Ainsi, de faire réagir de temps à autre vos abonnés, même sur des contenus qui ne sont pas directement liés à votre niche précise, est fondamental. D’où l’importance de quelquefois discuter de votre chien, d’une recette, d’une bonne blague, d’une de vos passions ou de tout autre sujet badin, qui n’est pas strictement de discuter de vos produits et services. Je suis d’ailleurs toujours éberluée de constater qu’un contenu « badin » a un taux de clic effarant, comparativement à un contenu intellectuel que j’ai mis des heures à peaufiner. Mais c’est ça qui est ça. Si je veux que la visibilité de mon contenu dit « sérieux » augmente, il faut aussi entretenir judicieusement l’alliance émotive avec les lecteurs/abonnés. Comme dans la discussion hors ligne et la vie de tous les jours.

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Médias sociaux

Click Farms (les fermes de clics) ou comment se faire fourrer heureux

Il y a quelques années apparut les « gold farms », qui était ces anciennes usines où s’entassaient des milliers d’internautes sous-payés, qui jouaient du matin au soir au jeu World of Warcraft afin d’améliorer les performances d’avatars pour les revendre ensuite à prix fort. (sur Wikipedia)

Gold farming is playing a massively multiplayer online game to acquire in-game currency that other players purchase in exchange for real-world money. People in China and in other developing nations have held full-time employment as gold farmers.

While most game operators expressly ban the practice of selling in-game currency for real-world cash,[1] gold farming is lucrative because it takes advantage of economic inequality and the fact that much time is needed to earn in-game currency. Rich, developed country players, wishing to save many hours of playing time, may be willing to pay substantial sums to the developing country gold farmers.

De ces premières incursions dans l’univers des Sweatshop du web sont nées les Click Farms (ou fermes de clic) qui servent à augmenter artificiellement le nombre de like sur une page Facebook, d’abonnés sur Twitter, de view sur YouTube, d’écoute sur SoundCloud ou de clics sur les pubs des compétiteurs. Je me souvient d’ailleurs d,une firme de référencement et de marketing internet de Montréal (qui a été vendu récemment) qui obligeait ses employés à se créer de nombreux profils médias sociaux et à cliquer et à Digg (er) les contenus de leurs clients afin de booster artificiellement (le temps de recevoir le chèque) le positionnement naturel de ceux-ci. Ce n’est donc pas un phénomène si nouveau sauf que maintenant, étant donné la mondialisation et la facilité d’accès du « cheap labour », ces tactiques se font maintenant à très grande échelle, pour des coûts ridicules. Dans un article de AP (sur Yahoo) on peut lire :

BuyPlusFollowers sells 250 Google+ shares for $12.95. InstagramEngine sells 1,000 followers for $12. AuthenticHits sells 1,000 SoundCloud plays for $9.

L’une de ces entreprises de faux clics, ClickMonkeys, dits même sur son site

« Click Monkeys!!™ is a Ukrainian company and is not subject to United States law. All content copyright Click Monkeys!! »

Click Monkeys!!™ employs a state of the art line of site net access system.

We own a light house near San Jose with the equivalent of five T-3 lines worth of bandwidth running to it. The light house is equipped with two dozen microwave transmitters that are pointed at the H.M.S. Click Monkey. The transmitters are kept on target using a GPS system that is centered exactly on the on board transmitter.Even if the Click Monkey were to drift by 3 miles from her stationary position in the roughest weather, our monkeys can still keep clicking on your site!

Over 20,000 Click Monkeys!!™ live and work aboard our click farm. They work in shifts of 5,000 24 hours aday, 7 daysa week, 365 days a year!! Each monkey is able to access 12 pages per minute which gives us incredible traffic potential, just look at this math:

1 monkey x 1 hour = 720 page views/clicks

1 monkey x 1 day = 17,280 page views/clicks

5,000 monkeys x 1 day 86,400,000 page views/clicks!!!!

Each monkey has 3 computers going at once, and every computer in our farm is set to cycle through accounts on dozens of different IP addresses. Our traffic never looks like a bot because it isn’t! We guarantee thousands of different IP address generating page views and clicking on your banners!

There’s NO WAY for ad reps like DoubleClick or Googe to tell the difference between us and regular users!!

Pourquoi des gens paient-ils pour ce genre d’arnaque?

Par méconnaissance, par vanité sans doute un peu, mais surtout pour le fric. Dans le WashingtonPost :

It’s just a reminder that Web traffic is a valuable commodity, both for its ability to drive advertising revenue and its value in demonstrating popularity. In the absence of organic appeal, it can be generated manually, with the most menial kind of labor — and it makes sense that middlemen would source it from Bangladesh, which still has the lowest labor costs in the world.
Could click farming ever become a sector on the scale of simple textiles, which have gravitated to countries that can produce them the cheapest? Probably not, given the ferocity with which social media companies are fighting the trend — fake likes and followers are a huge business risk, and a cottage industry of auditors has cropped up to sniff them out. For now, though, it appears it’s become the most basic form of piecework in the global economy: One electronic impulse after another.

Et sur Yahoo

Tony Harris, who does social media marketing for major Hollywood movie firms, said he would love to be able to give his clients massive numbers of Twitter followers and Facebook fans, but buying them from random strangers is not very effective or ethical.
« The illusion of a massive following is often just that, »

Entretemps, vous pouvez aussi, pour beaucoup plus cher, vous faire des concours bidon sur Facebook et aller aussi vous chercher des likes. À moins que l’agence qui vous fait ces concours, sous-contracte déjà ces Click farms sans vous le dire 🙂

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Marketing Internet Médias sociaux Tourisme en ligne YouTube

De la créativité (ou remake) de la campagne YouTube WestJet Christmas Miracle: real-time giving

Aujourd’hui, c’était la folie à-propos d’un clip promo de Noel de la compagnie aérienne WestJet. On en parlait sur toutes les tribunes. Mais ce qu’ils sont fort WestJet tout de même, et généreux. Voici d’ailleurs la petite merveille de la magie de Noël de WestJet.

Le seul hic de la campagne est qu’elle a déjà été faite. Je suis désolée de faire ma Grinch qui vient bousiller vos fantasmes de créativité exceptionnelle. Ça a d’ailleurs été fait en 2010 par KLM, puis par Spannair. J’en avais même parlé dans mon billet Comment fidéliser les clients et en faire des ambassadeurs de marque grâce aux médias sociaux. Bon on s’entend que WestJet a poussé la chose un cran plus loin et qu’ils ont investi passablement plus en production et en achat de cadeau (dont une TV plasma), mais bon, si la recette a fonctionné pour ses compétiteurs, pourquoi pas pour WestJet? Anyway, j’admets moi-même avoir été très émue au visionnement du clip de WestJet. Un remake, si c’est bien fait, ça touche sa cible, mais ça demeure un remake…

MAJ

J’apprends via un twitt de Pierre Bouchard, que ça a aussi été fait à l’aéroport Jean Lessage à Québec.

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À titre de conférencière Commerce électronique : articles Economie des affaires électroniques Facebook Google + Google Plus Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Twitter ou le microblogging Web 2.0

Conférence Les médias sociaux et le web pour l’exportation, le cas DessinsDrummond

La semaine dernière, j’ai eu le privilège d’être conférencière pour l’organisme CQI (Carrefour Québec international) à Drummondville. J’y étais introduite pour mon ami et client Yves Carignan, président de Dessins Drummond, dont l’exemple d’entreprise efficace sur le web et les médias sociaux, dans un contexte d‘exportation, devrait être suivi par plusieurs.

Le Journal L’express de Drummondville disait de cette conférence :

Pour ce qui est de CQI, les représentants de l’organisme se sont dits très heureux du succès remporté par cette activité.
«Nous sommes vraiment choyés d’avoir pu accueillir Mme Blanc chez CQI. Sa conférence était des plus actuelles et pertinentes. Elle connait son affaire et elle réussit à expliquer le tout simplement, en donnant des exemples concrets! Avec son énergie et son dynamisme, elle a littéralement charmé l’auditoire. Mme Blanc a aussi été très généreuse de son temps et elle a répondu aux nombreuses questions des participants», conclut Catherine Gervais, directrice générale de CQI.

Voici donc le PowerPoint de cette conférence :

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Le concept de vie privée en ligne, back to the future

Le concept de vie privée et son évolution dans le temps est depuis quelques années intimement reliées au Web. Avec raison, plusieurs instances gouvernementales d’ici et d’ailleurs, se questionnent et légifèrent afin de limiter l’exploitation qu’en font ou que peuvent en faire les diverses organisations qui peuvent ou font la collecte de données personnelles.

À ce propos, je félicite bien bas ma cliente, amie et collaboratrice de dossiers clients communs, Me Eloïse Gratton, dont l’ouvrage capital « Understanding Personal Information: Managing Privacy Risks » (LexisNexis 2013) vient d’être cité à deux reprises dans un jugement de la Cour suprême du Canada (union free expression rights trump privacy concerns: Alberta PIPA unconstitutional ).

Mais pour revenir à la question de la frontière fluctuante de la vie privée, j’attire votre attention sur un récent article de Don Peppers Privacy: A « Boomer » Concept Soon Outdated? Il y dit:

Obviously, different people have different views about privacy, but there’s also a distinct and overtly obvious age gradient to it. The older you are, in general, the more likely it is you’ll be worried about your personal privacy. Baby Boomers seem to be all aflutter over the issue, but for most of us in the Millennial generation, privacy protection is practically a non-issue. Just try to start a conversation with a 20-something about how “scared” they are of having their privacy violated. You’ll likely get a “WTF?” look, but not much more. (And yes, I consider myself a mental-age Millennial, even if my chronological age disqualifies me.)

More important than a company having personal information about you is what they do with it. Increasingly, transacting in any sphere requires the exchange of digital data – personal information that is used to make a product or service more relevant, and to save the consumer from having to re-input information over and over again. But this data, like any other data, can be stored, analyzed, exploited and re-used, virtually forever.

This is certainly one reason people are demanding more and more trust from the vendors and others they deal with. One way I illustrate proactive trustworthiness, in my presentations, is by pointing out that Amazon will remind me that I already bought a book I am about to purchase, before I make the mistake of ordering it again. And if I can trust Amazon to watch out for my interests proactively like this, then why would I be worried that they’re going to somehow pull a “Big Brother” with my information? Does not compute. On the other hand, if I didn’t trust them, then I’d only expose myself to the minimum possible extent. Why on earth would anyone deal with a business they can’t trust?

Il y présente donc l’évidence qu’en fonction de l’âge, la perception de ce qu’est la vie privée en ligne, varie grandement, que l’information personnelle transmise à une organisation peut grandement améliorer, au bénéfice du consommateur, l’expérience client et que cette expérience elle –même engendre de la confiance envers l’organisation. Il rappelle aussi plus loin dans son texte, que ces données personnelles sont traitées par des machines et que les machines se foutent littéralement de qui vous êtes.

De toute évidence le besoin de légiférer et de paramétrer l’usage des données personnelles est primordial. On n’a qu’à suivre les récentes péripéties d’Edward Snowden pour s’en convaincre. Par contre, l’assertion populaire que « tout le monde sait qui vous êtes et ce que vous faites sur les médias sociaux » est souvent grandement exagérée. Et lorsqu’elle ne l’est pas, s’agirait-il simplement d’un retour dans le temps? Je vous rappelle que les grandes villes déshumanisent le citoyen, qui ne sait rien souvent de son voisin immédiat. Par contre, le web lui nous ouvre la porte à ce que l’on nomme le village global. Nous savons beaucoup de choses d’une personne à l’autre bout de la planète en ignorant tout de notre voisin physique. L’expression « village global » n’est pas anodine puisqu’il y a à peine 100 ans, nous vivions dans des villages et chacun des habitants savait tout de ses voisins. On dit d’ailleurs que cette proximité engendrait l’entraide, le support collectif et la valorisation que chacun avait un rôle à jouer dans la société. Même l’idiot du village et le mendiant étaient pris en considération. Chaque maison avait même son banc de quêteux à l’entrée des demeures.

Je vous rappelle aussi qu’il existait un instrument qui rendait disponible à la planète entière, vos noms, prénoms, adresse physique exacte et numéro de téléphone. Cela est presque impensable aujourd’hui. On appelait pourtant cette technologie « le bottin téléphonique ».

Alors la prochaine fois que vous « ferez des boutons » avec la peur que vos données personnelles soient en ligne, songez que c’est vous-mêmes qui décidez ce que vous partagez (ou pas) et qu’il y a certainement quelques très petits bénéfices possibles à ouvrir un tant soit peu, un pan de notre vie privée en ligne…

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Denis Coderre, sa pratique Twitter et mon espoir d’un Montréal numérique

Dévoilement : Je connais personnellement Denis Coderre. Il est le seul politicien en exercice qui soit venu à l’un des yulbiz, il a été l’un des 4 copréfaciers de mon Les médias sociaux 201, il m’a présentée lors d’une conférence à l’UQO et je trouve que c’est un chic type.

Son Twitt « CA-TAS-TRO-PHI-QUE » ou plus poétiquement, une tempête dans un verre de shooter:

Allo? Un billet simple pour Hamilton pour David Desharnais svp…. #HabsDC

Denis Coderre est maintenant maire de Montréal. Sa pratique Twitter l’a rendu célèbre et on aimait bien l’inviter à toutes les plates-formes médiatiques (dont Tout Le Monde En Parle) pour jaser de tout et de rien. Grâce à Twitter, il est devenu plus grand que nature. Son compte a même été « officialisé » par Twitter, ce qui est encore rare. J’ai très souvent parlé de l’importance d’être soi-même sur les médias sociaux et de l’utilisation impersonnelle qu’en font trop souvent les politiciens. J’ai expliqué maintes fois l’importance capitale de savoir déconner et parler quelquefois de « futilités » puisque ça mets de « l’humain » sur le web et de partager ses passions. Or depuis quelques jours, un twitt acerbe de Denis Coderre à l’endroit d’un joueur du Canadien, fait manchette. J’ai même donné 6 entrevues à ce sujet, juste hier. C’est tout dire. Ça a pris une importance nationale!

Je rappelle que si Denis Coderre n’avait parlé que de ses positions politiques du parti libéral, alors qu’il était libéral, personne ne l’aurait suivi. Ou plutôt que quelques fanatiques libéraux. Mais en étant lui-même et en twittant sa passion qui s’adonne à être le hockey, il est devenu une vedette Twitter. Devenant une vedette Twitter, il devient aussi une vedette médiatique. Il est peut-être le plus intense fan du Canadien sur Twitter et ce depuis des années déjà. Or, il est maintenant maire de Montréal. Certains spécialistes des communications traditionnelles partagent l’idée qu’il ne devrait donc ne « twitter » que du sérieux maintenant et ne partager que les enjeux municipaux et autres informations « importantes. Ce n’est pas la place d’un maire « de commenter l’équipe locale ». Hier, j’étais même sur une tribune téléphonique avec une spécialiste de la gestion municipale pour discuter du « twitt » de Denis Coderre. AYOYE!!! C’est un peu comme si on me demandait mon avis sur un problème de fond de retraite syndical à titre « d’experte »…

D’ailleurs je suis surprise que Le Canadien ne se soit pas déjà félicité de la pub gratuite qu’il leur a faite toutes ces années. Mais bon, il semble que la critique « live » d’un de leurs plus gros fans, soit-il devenu maire, n’est pas la bienvenue…

Finalement, une journaliste me dit hier « Mais monsieur Coderre twitt 10 fois par jour! Ne serait-il pas mieux de travailler ses dossiers? » Un twitt prend un gros 30 secondes disons. 10 fois 30 secondes, ça fait 5 minutes dans une journée de 24 heures. Par ailleurs, je doute fortement que beaucoup de maires travaillent encore (ou travaillaient) leurs dossiers à l’heure de diffusion du Canadien. Barrack Obama Twitt lui-même aussi durant le Superbowl et certains matchs de basket. Il ne se gène pas non plus pour dire pour qu’elle équipe il prend, laissant ainsi les fans de l’équipe adverse « dans la grosse peipeine que leur président ne prenne par pour leur équipe. Quel drame indicible et quel usage de ses secondes d’attentions Twitter mal utilisé…

L’espoir numérique

Les médias ont rapidement fait valoir « la vacuité » du programme politique de Denis Coderre. Ils ont mis à nue « ses phrases préfabriquées » et le vide complet de sa vision municipale. À la lecture d’un récent article d’Yves Boisvert dans LaPresse Richard Bergeron: «J’ai côtoyé le vide toute la campagne», on mesure toute l’étendue de ce constat médiatique. Mais moi j’ai de l’espoir. J’ai l’espoir numérique. Monsieur Coderre est peut-être d’un vide sidéral, n’empêche que lors du dernier Webcom à la SAT, il a livré le plus beau discours numérique jamais entendu de la bouche d’un politicien canadien. Il ne pensait peut-être pas tout ce qu’il y a dit, il est peut-être « plein de marde », mais moi j’ai l’espoir qu’il croyait en ses paroles et que s’il ne fait que la moitié de la moitié de ce qu’il y disait, je serais déjà aux anges. Je serais ENFIN enthousiaste et obnubilée de croire que les efforts que les 12 étonnés et moi-même avons investis dans notre Rapport d’étonnement aura servi à quelque chose. Qu’enfin le numérique aura droit de cité. Si ce n’est pas au Canada ou au Québec, peut-être serait-ce Montréal qui enfin exaucera nos vœux numériques. Peut-être qu’enfin on se diguidinera collectivement sur ce sujet capital. Je rêve sans doute, mais je vais prendre monsieur Coderre au mot et lui rappeler sporadiement les paroles qu’il a lui-même prononcées dans son discours si éclairé…

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#Charte Analyse des sentiments exprimés sur les médias sociaux à propos de la Charte des valeurs

Mise en contexte :

Comme vous le savez déjà, je me suis exprimée pour La charte des valeurs québécoises et je faisais partie des 20 Janette qui ont signé la lettre de Madame Janette Bertrand, qui elle-même a généré un mouvement massif d’appui populaire.

Mais cela étant dit, ça ne m’empêche pas d’être « neutre » et « objective » lorsque vient le temps d’analyser ce qui s’est dit sur les médias sociaux. Par ailleurs, l’analyse que je vous partage plus bas a été réalisée par deux collaborateurs d’importance, qui n’ont aucun enjeu personnel ou corporatif avec les discussions autour de la Charte. Il s’agit de SAS Canada (client de longue date et SAS est le pionnier de l’analyse de données et de l’analyse prédictive) et de Inbox, entreprise française spécialiste de la connaissance clients et usagers et du big data également implantée au Canada et ayant développé un complexe algorithme sémantique francophone permettant de faire de l’analyse de sentiment en français (ce qui est très rare parce que la majorité des outils disponibles sont anglophones et n’ont pas la capacité d’analyse de sentiments et du prédictif).

SAS Canada et Inbox ont l’habitude de travailler entre-autres avec des grosses boîtes financières, d’assurances ou de commerce de détail, de médias internationaux et du secteur public. Ce sont eux entre autres qui font de la détection de fraude par l’analyse de très grands volumes de contenus (Big Data) pour les cartes de crédit ou les assurances. Grâce à sa technologie, Inbox a été la première source à identifier la fin de la récession en France, deux semaines avant tout le monde. Tout ça pour vous dire que lors d’une discussion avec SAS et Inbox sur la difficulté d’expliquer l’importance du « big data » à des clients potentiels (parce que ce n’est pas sexy) je leur propose d’utiliser leur technologie pour un sujet chaud de l’heure (comme la charte des valeurs québécoises). Ainsi, les gestionnaires pourront facilement comprendre en extrapolant, comment eux-mêmes pourraient bénéficier de la compréhension de ce qui se dit sur les médias sociaux, pour leur propre organisation. Voici donc le rapport d’analyse de SAS Canada/Inbox sur les discussions sur les médias sociaux à propos de la charte des valeurs.

Pour comprendre les graphiques

Voici une analyse de sentiment « Big Data » de différents thèmes discuté sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, blogue) à propos de la Charte des valeurs québécoises. Remarquez en abscisse « LE VOLUME DES MESSAGES » et en ordonnée « L’INDICE DE POSITIVITÉ DU MESSAGE » qui est aussi appelé « analyse de sentiment. Ceci est une version préliminaire de l’analyse, qui est toujours en cour. Étant donné que le projet de loi du PQ risque d’être déposé dans les prochains jours, un grand volume de commentaires continuera d’alimenter les discussions médias sociales. Pour comprendre comment se fait l’analyse de sentiment, je vous dirai qu’avec l’algorithme d’Inbox un terme comme « crise » contiendra 1000 paramètres différents afin de déterminer le contexte de ce mot spécifique et de savoir si on parle par exemple « d’une crise économique » ou si plutôt « il a pété une crise ». Leur analyse de sentiment est donc fiable à 85% et la marge d’erreur est la même pour tous. Aussi, si par exemple un twitt parle de Dalila Awada et qu’il contient un hyperlien vidéo, comme l’hyperlien et le vidéo ne seront pas analysés, ce ne sera que le contenu de la mise en contexte précédant l’hyperlien qui sera pris en compte.

Le corpus

Les sources suivantes ont été analysées:
• Twitter
• Facebook
• Forum Yahoo
• JM : Journal du Montréal avec 3 sous-forums:
• http://blogues.journaldemontreal.com/politique/,
• http://blogues.journaldemontreal.com/droitdecite/,
• http://www.journaldemontreal.com/auteur/richard-martineau )
• LP : LaPresse avec 3 sous-forums :
• http://blogues.lapresse.ca/boisvert,
• http://blogues.lapresse.ca/edito,
• http://blogues.lapresse.ca/avenirmtl )

Mon analyse

J’attire votre attention sur les diapositives 3, 4 et 5. Vous remarquez qu’elles sont des portraits des discussions médias sociaux des 14, 21 et 31 novembre octobre. Vous remarquerez sans doute aussi qu’au 14 octobre, la majorité des mots clés, personnalités et organisations associés au débat de la charte sont perçus très négativement. Par contre, après le 21 octobre, ces mêmes termes (en plus de celui de # Janette qui commence à apparaitre), font passer plusieurs mots du côté positif. Vous remarquerez aussi qu’étrangement, Charles Taylor est vu plus négativement qu’Adil Charkaoui, mais que son collègue Gérard Bouchard jouit d’une négativité beaucoup moins grande. Vous observerez sans doute aussi que le Conseil du Statut de la femme est l’entité la plus méprisée et que la CQCI est l’organisation qui récolte la plus positive des mentions sur les médias sociaux, mais vous observerez que le volume des messages qui y est associé est somme toute insignifiant comparativement aux Janette par exemple. Observez aussi que Les Anti-Charte et les pro-charte sont tous deux du côté négatif des discussions, que le volume des discussions est somme toute équivalent, mais que les pro-charte sont beaucoup moins détestées que les anti-charte. Finalement, les inclusives ont 10 fois moins de mentions que les Janette, et elles sont à peine perçues plus positivement que les Janette et elles sont toutes deux du côté positif des discussions. Je pourrais continuer de vous faire mes observations, mais vous comprenez sans doute maintenant le principe et je ferai cette discussion de vive voix la semaine prochaine lors d’une conférence au Salon BI. Donc bonne lecture et bonne analyse ?

 

MAJ

Ce billet a été repris intégralement par le HuffingtonPost

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