Twitter ou le microblogging

Billets traitants de ce média social aussi connue sous l’appellation de microblogging

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90% des entreprises canadiennes utilisent les médias sociaux = bullshit

Un sondage de Léger Marketing, commandité par SAS titrait dernièrement Quatre-vingt-dix pour cent des entreprises canadiennes utilisent les médias sociaux avec le sous-titre Plus de cadres du secteur public que du privé affirment qu’il s’agit du principal outil de communication avec le public.
Une journaliste de Radio-Canada, Marjorie April me téléphone donc pour discuter de ce sondage. Comme je lui démontre que c’est de la « bullshit » (de la grosse merde pour les potes d’outre-Atlantique), et que c’est une fille intelligente, elle fait tout de même son topo, mais nous parlons plutôt de comment certaines entreprises canadiennes s’en servent intelligemment. Mais si nous revenons au communiqué de presse « trop sexy pour être vrai », nous comprenons que le titre est l’addition de ce constat :

Un cadre sur six considère que les médias sociaux constituent le principal moyen dont leur organisation dispose pour attirer l’attention du public sur leur marque; tandis que 31 % affirment que ceux-ci jouent un rôle de premier plan et 43 %, un rôle limité

Ce qui est censé faire 90% des entreprises canadiennes. Allô la terre? Tout d’abord, ces chiffres parlent de « cadres » et non d’entreprises. Ensuite, si je dis que les médias sociaux « jouent un rôle limité », par quelle extrapolation fallacieuse suis-je en train de dire que je les utilise? C’est un peu comme de dire que je suis chrétienne et qu’on titre que je vais à la messe.

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Bombe. TV, mon entrevue Médias sociaux en ayant du fun

C’est avec plaisir que j’ai participé à une capsule Bombe.TV pour jaser de l’un de mes sujets de prédilection, les médias sociaux. Ainsi, nous discutons d’exemples positifs d’entreprises sur les médias sociaux, de ce qui fait une bonne conversation, de certaines de mes vidéos préférés White Christmas (mon côté ringarde) et Dove Evolution et de ces gens qui veulent avoir une vidéo virale. Comme vous le remarquerez peut-être, j’ai eu bin du plaisir avec la jeune journaliste Vanessa Cournoyer et nous avons franchement rigolé durant ce tournage.

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Écrire sur les médias sociaux c’est s’exposer

Écrire sur les médias sociaux et sur l’outil ultime de ceux-ci, le blogue, c’est s’exposer. Outre le syndrome de la page blanche (que vous pouvez contrer en vous filmant en parlant de votre sujet avec votre caméra Web, pour ensuite réécrire le verbatim de votre monologue parce que le Web est d’abord et avant tout un médium textuel), certaines personnes ont aussi le syndrome du « mais qu’est-ce que les gens vont penser de ce que j’écris? ». Ça m’est apparu de manière flagrante aujourd’hui durant, et après une rencontre avec un client. C’est un jeune professionnel intelligent, articulé et pertinent. Tout au long de notre rencontre, il me disait constamment son insécurité à ce que les autres pouvaient penser de ses opinions. Lorsque je lui demandais de verbaliser ses peurs, Il ne trouvait rien à dire. Mais ses peurs, même si elles étaient frivoles, étaient constamment présentes tout au long de nos discussions. C’était l’insécurité de ce que « les autres vont penser ». Il voulait une ligne éditoriale, avait peur de donner son opinion, avait peur de nuire à quelque chose ou à quelqu’un, avait peur d’avoir peur. Je soupçonne que cette peur du partage est l’un des obstacles majeurs à l’entrée active sur les médias sociaux de bien des gens. C’est pourtant en étant vrai, en ayant une opinion éclairée sur un sujet de niche, en y mettant de la passion, qu’on devient souvent pertinent et qu’on se fait un lectorat. Oui il y aura des gens pour ne pas être d’accord, oui il y aura des critiques, mais de ne rien dire et de ne rien faire est certainement la route pour ne pas avoir de problèmes, mais c’est aussi celle permettant de ne pas avoir de résultats, d’opportunités et de dialogues constructifs. Pour nager il faut se mouiller l’eau est toujours un peu froide à la première baignade. Mais après avoir surmonté ses craintes, on devient vite comme un poisson dans l’eau…

MAJ

D’ailleurs, il me demandait comment parler de sujets ou de clients et relations d’affaires sans les froisser. Je lui dis que moi je faisais souvent des exemples « white label » dans lesquels je parlais de clients sans les nommer. C’est un exemple pertinent pour lui que je viens de faire ici 🙂

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Quatre raisons pourquoi votre marketing médias sociaux est poche

C’est via les twitts de @PTChoquette, @sgrandmaison et @davefleet que j’ai pris connaissance du billet de Dave Fleet, Four Reasons Your Social Media Marketing Campaign Sucks. Il y structure plusieurs conseils que je donne ici depuis un bon bout déjà. Il observe que les campagnes poche (traduction et adaptation libre):

– Sont souvent basées sur des prémisses à court terme et les médias sociaux sont plus adaptés pour le long terme

– Ce peuvent être des campagnes qui ne reposent sur aucune présence Web continue

– et ce sont des campagnes unidirectionnelles avec aucun dialogue bidirectionnel avec ce qui peut être perçu comme un auditoire plutôt que comme des interlocuteurs.

J’ajouterai à ça qu’il faut se monter une communauté avant d’en avoir besoin. Faire le contraire est souvent contre-productif, onéreux et même potentiellement dommageable pour la marque.

Il observe aussi que

1. Ça prend du temps et de l’argent pour bâtir une communauté. Ça vient souvent en contradiction avec des « campagnes » qui se veulent définies dans un court laps de temps et avec des objectifs de conversion précis.

2. Que certaines organisations « scrap » les efforts qu’ils mettent dans la création d’une communauté une fois que la campagne est terminée. C’est un peu le syndrome de nos partis politiques qui ne ‘jasent’ avec l’électorat que durant une campagne électorale et les oublis le reste du temps.

3. Les médias sociaux sont des médias «Mérités » plutôt que des médias « payés ». Une bonne description de la différence entre médias « mérités » et médias « payés » nous est offerte par Forrester dans le tableau ci-joint. L’idée maitresse est que vous devez « mériter » le média (média social) plutôt que de tenter de l’acheter. Vous y mettrez de l’argent tout de même parce que les ressources ne sont pas gratuites, mais les abonnés/interlocuteurs y viendront parce qu’ils vous trouvent pertinent:

4. Les campagnes unidirectionnelles ont peu de chance d’atteindre une masse critique (à moins que vous ne faites un « stunt » si efficace qu’il devienne viral à l’exemple de la campagne Dove Evolution). Vous êtes décidément mieux d’y aller progressivement, d’être bidirectionnel et d’avoir des objectifs à moyen et long terme.

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Comment faire une liste de blogueurs et de twittereurs à inviter à vos événements de presse?

C’est une question qui m’est souvent posée par mes clients et qui l’a été aussi après que j’eu dévoilé en avoir fait une pour mon client Zoofest :

Termine une liste de blogueurs et twittereurs qui seront invités par Zoofest. Si vous recevez une invitation soyez pas surpris…

Tout d’abord, vous devez identifier la niche à laquelle vous vous attaquez. Supposons que ce soit la niche marketing internet. Identifiez qui sont les gros joueurs que vous connaissez déjà (c’est votre niche après tout) ou encore utilisez des listages de blogueurs par catégorie comme Toutlemondeenblogue ou Wikio. Le premier blogueur sur cette liste aura très probablement un défileur (ou encore une liste d’amis aussi apellé « blogroll »). Ce seront des gens à considérer. Vous pouvez aussi faire une recherche dans Google ou googleblog, avec les mots-clés que vous jugez opportun et vous suivez les blogueurs de défileur en défileur. Vous devriez idéalement avoir aussi une idée de l’auditoire de ces blogueurs. Les listages comme Wikio ou Toutlemondeenblogue vous donnent déjà une bonne idée de ça. Mais vous pourriez aussi vous servir de sites comme Alexa ou Wookank pour valider qu’ils aient un certain auditoire. Comme vous devriez déjà avoir une idée de votre propre trafic, en comparant les résultats de votre site à ceux des blogueurs, vous devriez avoir un ordre de grandeur adéquat. Quoi que si vous travaillez pour une firme de communication traditionnelle et que votre site est fait en Flash, cette comparaison pourra être très désavantageuse tel que je l’ai déjà démontré dans mes billets the proof is in the pudding I et II. Assurez-vous aussi que ces blogueurs sont dans votre zone géographique ou encore qu’ils pourront ou voudrons se déplacer pour entendre ce que vous pourriez avoir à leur dire. J’ai déjà « bitchez » après ces relationnistes de Paris qui ne cessent de m’emmerder avec leurs lancements, alors que je suis à Montréal. N’oubliez pas non plus, dans votre communiqué de presse, d’agir tel que je le suggérais dans mon billet Communiqués de presse optimisés et

Afin d’être réellement efficace dans vos communications aux blogueurs, vous devriez écrire un courriel personnalisé à chacun d’eux. Au préalable, prenez le temps de lire leurs billets précédents pour trouver l’angle communicationnel que vous leur présenterez. N’incluez pas votre communiqué à ce courriel, mais indiquez l’hyperlien ou le blogueur pourra le trouver.

Pour Twitter, c’est un peu le même processus de butinage de Twittereur à twittereur et cela se fait entre autres à partir des listes dont plusieurs twittereurs font parties et qui sont souvent classées par catégorie descriptives. Vous pouvez encore utiliser des outils comme Twitter.grader, Twopcharts ou une panoplie d’autres outils twitteriens et vous en avez une liste assez impressionnante chez Twitdom. Vous ne devriez sans doute pas négligé non plus un outil comme l’engin de recherche interne de twitter, puisque sous l’onglet « avancé » vous pourrez chercher des twittereurs par mots-clés et par distance en kilomètres d’un lieu géographique. Vous devrez valider dans tout les cas, que ces gens peuvent avoir un intérêt pour votre événement de RP, vous devrez les rejoindre par messagerie directe interne de Twitter (ce qui implique qu’ils doivent vous suivre) ou par l’adresse de courriel du site Web qu’ils mettent dans leur description ou encore par message public en dernier recours.
P.-S. Mon Némésis Simon Jodoin, juste après que j’eu envoyé le twitt qui est mentionné plus haut, lança sur Twitter :

Marcher=marcheur. Parler=parleur. Mentir=menteur. Danser=danseur. Skier=Skieur. Patiner=patineur. Fait que : Tweeter=tweeteur. #RéveilleBon

Je répondrais à ça que j’utilise Twittereur parce que le mot twitteur est trop proche de twitter pour qu’on voie réellement la différence, parce que la beauté avec les nouvelles expressions issues des nouvelles technologies est qu’elles permettent justement une certaine fantaisie et parce que moi ça me tente de dire twittereur et que de toute manière, l’Office de la langue française quant à elle, préfère microblogueur…

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Twitter et Facebook affectent mon blogue

Si je regarde rétrospectivement mon assiduité bloguesque, je ne peux qu’observer que je blogue beaucoup moins, que je ne me sers pratiquement plus d’un lecteur de fils RSS et que je ne lis plus systématiquement les blogues des potes comme autrefois. Par contre, je partage des contenus comme jamais, j’interagis énormément et j’élargis le spectre de mes lectures de façon ahurissante. C’est que Twitter et Facebook sont venus gruger du temps sur mon blogue et sur ma pratique de veille. Ils sont très performants pour attirer des lecteurs vers mon blogue qui est toujours le point central de ma présence Web. Mais je suis désormais plus prolifique en matière de partage de contenus sur Facebook et Twitter que je ne le suis sur mon blogue. Par contre, ces partages ne sont plus annotés et enrichis de ma perspective, comme ils peuvent l’être sur mon blogue. Et vous, ça a changé vos pratiques Facebook et Twitter?
Pour suivre mes pérégrinations Twitter http://twitter.com/michelleblanc
Pour être fan de ma page Facebook http://www.facebook.com/pages/Montreal/Page-officielle-de-Michelle-Blanc/332706001491

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Steve Proulx et son Twitter ou Téteux

Dans le Voir de la semaine dernière, sous la plume de Steve Proulx, on pouvait lire l’article Twitter ou téteux? Il y disait :

Je me suis amusé la semaine dernière. J’ai laissé sur Facebook et Twitter quelques commentaires peu complaisants. Par exemple, j’ai dit que j’en avais marre qu’on interviewe la « papesse » du Web, Michelle Blanc, dans chaque article portant sur les réseaux sociaux. En privé, certains m’ont dit que j’avais eu du courage, de l’audace, un front de bœuf. « Oser dire ça! »
Pourtant, la critique est tout à fait légitime. Plusieurs, d’ailleurs, pensent la même chose. Mais personne ne le dit. Dans ce cas comme dans d’autres, on n’ose pas vinaigrer ce bel oasis de bonheur et de plaisirs à partager.
Sur Facebook, le sarcasme, la remarque désobligeante, voire le simple débat, sont à peu près absents. Les gens s’expriment et attendent les bravos. Mais rarement ai-je été témoin d’un véritable débat avec des pour et des contre. Rarement.

Voici la réponse que je lui fis dans son blogue, qui est le pendant de la version imprimé :

re: Twitter ou téteux?
Cher Steve

C’est gentil de faire de moi, à ton tour, la papesse du Web. Pour te rassurer, je te fais remarquer que sur Twitter, j’ai mon lot de détracteurs, dont tes collègues de chez BangBangBlog (qui travaillent aussi pour Urbacom inc. propriétaire de Voir et avec qui je suis en ce moment même en démarche judiciaire). Sur Facebook c’est plus délicat, entre autres parce que Facebook est une collection de ce que l’on nomme « des amis ». Moi-même, je supporte très mal les critiques sur Facebook parce que je considère que c’est mon endroit « doudou », que j’y ai un profil barré et que si je fais la faveur d’accepter quelqu’un dans « ma gang » il y a un minimum de savoir vivre qui devrait venir avec. Par contre, sur Twitter, c’est le « free for all ». J’y reçois du bon et du méchant, voire du très méchant et j’accepte que dans un espace public (contrairement à un espace semi-public tel que Facebook), ça vient avec. On a même inventé un mot pour ça qui s’appelle « twitfight ». C’est tout dire! Tant que ce n’est pas des menaces ou des propos carrément discriminatoire, j’apprends à vivre avec ça. D’ailleurs, sur Facebook il n’y a peut-être pas de fonction « dislike » mais les groupes qui n’aiment pas tel ou tel choses et qui s’insurgent à propos de n’importe quoi, pleuvent. S’en est même d’un ridicule à peine consommé. Ta vision « moumounesque » de la gentillesse 2.0 est donc à mon avis très parcellaire. Au plaisir de t’envoyer chier ici, sur Twitter et en courriel privé sur Facebook si cela peut te faire du bien (gros sourire ici).

P.-S.
J’ai bien aimé cette remarque de Thoma Daneau vue dans Twitter :

On dirait que chaque semaine, quelqu’un se donne la peine d’écrire un ARTICLE CHOC contre twitter et/ou Michelle Blanc… come on..

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Mon entrevue avec MC Gilles dans Urbania, LA BREBIS NOIRE

Crédit photo: Marie-Claude Hamel | Leitmotiv Studio

C’est avec grand plaisir qu’avec la permission d’Urbania, je peux  reproduire ici l’entrevue que le très gentil MC Gilles a faite avec moi, pour la dernière édition du magazine.
Source La Brebis Noire, Urbania
Par MC Gilles

Michelle Blanc est une des «gourouses» du marketing internet au Québec, en plus d’être la twittereuse la plus populaire de la province. Autrefois connue sous le nom de Michel Leblanc, elle a partagé en temps réel son opération de changement de sexe sur les réseaux sociaux, en parlant entre autres de ses problèmes de constipation et de moule vaginal. Rencontre entre MC Gilles et la sommité la plus colorée du web.

Est-ce que je me trompe ou tu es un peu comme la Paris Hilton du web au Québec?
Quel beau compliment!

Près de dix mille personnes te suivent sur Twitter. C’est quand même incroyable quand on sait que la majorité de tes commentaires portent sur ta vie privée. Est-ce que tu es la même personne en ligne que dans la vraie vie?
Oui et non… Je suis toujours authentique. Les gens me disent: «Michelle, t’es tellement transparente, tu dis tout». C’est faux! Sur Twitter, j’ai une transparence relative, c’est moi qui décide de ce que je mets en ligne.

Mais qu’est-ce que tu ne mets pas en ligne? On connaît même la marque de ton auto et le nom de ta blonde?!
On connaît juste son SURNOM, Bibitte. Même si les gens ont de la misère à me croire, je me censure beaucoup. Quand j’ai twitté live ma transition et ma chirurgie pour devenir une femme, par exemple, j’ai pas mis de photos ou de vidéos, et y a pas beaucoup de choses que j’ai pas dites. Quand j’ai eu mon diagnostic, j’ai engagé des gens de relations publiques pour leur demander comment gérer ça. Parce que, mon brand, c’est moi, pis là, j’avais un méchant problème… Quand tu changes de sexe, tu peux pas dire au monde: «Mes seins ont poussé parce que j’ai mangé trop de crème glacée!»

C’est là que Mirador est entré en jeu?
Eux autres, ils m’ont dit: «Michelle, t’en parles pas. Tu feras une entrevue dans un média sérieux, quand t’auras ta chirurgie faciale». Mais j’ai un autre de mes chums qui m’a dit: «Au contraire, tu as le don de la communication, tu as le devoir d’ouvrir ta gueule. C’est un sujet qui a besoin d’être vulgarisé, s’il y a quelqu’un qui peut le faire au Québec, c’est bien toi!» Il FAUT que tu en parles. Donc, j’ai choisi des plateformes où j’avais le temps d’en discuter intelligemment: sur le web, sur mon blogue, sur mon profil Facebook et mon compte Twitter.

Au fait, d’après toi, quelle est la différence entre Twitter et Facebook?
Facebook c’est qui tu connais, Twitter c’est ce que tu connais! Facebook, c’est monsieur et madame tout le monde, Twitter, c’est les initiés «hot», comme nous autres. C’est vrai, à peu près toute la population du Québec est sur Facebook, mais seulement 2% est sur Twitter. Mais ce 2% là, c’est le deuxième groupe le plus influent du web, après les médias traditionnels: les supers geeks, les supers blogueurs, les journalistes et les faiseurs de tendances.

Mais toi, sur Twitter, tu suis près de 8000 personnes. Comment tu fais pour «follower» tout ce monde-là?
Mettons que je suis dans un show où il y a 2000 personnes. Bref, pendant le show, la probabilité de discussion est phénoménale, mais j’vais pas arrêter de vivre parce que j’ai pas capté les 2000 conversations qui ont eu lieu durant le spectacle au complet! Twitter, c’est la même chose?: c’est une rivière d’informations et faut pas que t’essaies de la boire, parce que tu vas te noyer.

Malgré tout, en ce moment, on est en train de manquer un paquet de bons twits, non?
Mais c’est vrai pour tout: pour la télévision, pour le web… Essaies-tu de lire le web en entier?! Twitter, c’est pareil.

Tu encourages le débat dans des twitfights notoires. Est-ce que les médias sociaux encouragent une nouvelle forme de prise de becs?
J’aime la polémique documentée. Tu peux me traiter de conasse, mais explique-moi pourquoi je suis une conasse. Les insultes gratuites ne sont pas acceptées.

Au fait, est-ce que tu frises naturel?
Oui! Tu sais, je vis une deuxième puberté. Je suis en train de tout redécouvrir. Mon style, le maquillage, mes cheveux… J’expérimente même de nouvelles couleurs!

Vas-tu twitter ça?
Je twitte toutes sortes d’affaires. Twitter, c’est un peu comme un fumoir dans une entreprise. Si tu passes ta journée là, tu ne travailleras pas, pis en plus, tu vas puer le criss. Mais quand t’es là, que tu es vraiment là, il existe une réelle transmission d’informations. Les médias sociaux, ce sont des médias «conversationnels», comme un fumoir. Quand t’écris tes statuts dans Facebook ou dans Twitter, si tu parles toujours au «Je» et au «Nous», ça devient un monologue. C’est pourquoi, dans le fumoir, c’est important de toujours faire du «Je», «Tu», «Il», «Nous», «Vous» et du «Ils».

Mais 8000 personnes, ç’t’un méchant fumoir!
Ça fait ben d’la boucane mais c’est ça qui est passionnant! L’histoire que le web isole les gens, c’est complètement faux. Le web permet aux gens de se rencontrer et de partager des passions qui peuvent être excessivement nichées.

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La psychologie à l’aide de la création de contenus médias sociaux

J’ai souvent dit que les médias sociaux sont le reflet de la « vraie vie » (non pas par opposition pour sou tendre que les médias sociaux soient la fausse) et qu’il faut interagir avec les autres à différents niveaux de langages, en étant bidirectionnel et en usant du je, tu, il, nous, vous il. Mais voilà que comme lors d’une conversation courante, il n’est pas mauvais d’user de psychologie. C’est le propos de l’excellent billet socialmediaexaminer 7 Ways to Use Psychological Influence With Social Media Content, que je vous incite fortement à lire. En gros, ils suggèrent de (traduction libre) :

• Soyez petinent, ciblé et utile
• Usez de différents formats (écriture, audio, vidéo, présentation PowerPoint, images)
• Usez d’une ligne narrative et séquencée afin d’atteindre les émotions et la logique de votre auditoire
• Soyez ubiquitaire. Plus on vous voit, plus on vous aime et plus il y a de chances qu’on fasse appel à vos produits ou services
• Filtrer les contenus et guidez vos visiteurs pour qu’ils fassent le meilleur choix pour eux
• Devenez un expert de votre domaine et focussé à créer une base solide d’admirateurs
• Incitez les gens à partager des résultats positifs.

The best content in social media inspires, informs, educates or entertains (and if you’re really lucky, it does all four!).

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Permettre ou non l’utilisation de téléphones intelligents durant les spectacles?

La semaine dernière je reçois un jeune, « plutôt allumé », qui est le directeur général d’un festival. Il me demande si c’est une bonne idée de dire au début des spectacles qu’il présentera, quelque chose dans le genre de :

« Bienvenue à notre spectacle! Nous vous invitons à minimiser le son et la luminosité de vos téléphones intelligents et à prendre toutes les photos et les vidéos que vous voudrez. N’hésitez pas à partager celles-ci sur vos réseaux sociaux et à inciter vos amis à venir eux aussi voir les excellents artistes de notre festival. Bon spectacle! »

Je lui dis que je trouvais que c’était une maudite bonne idée. Il me rétorqua que contractuellement, le quart de ses artistes vont permettre ce genre de chose et les trois quarts vont s’y opposer. Il ajouta que les artistes ont peur de « bruler » leur spectacle si des gens partagent « leur punch » et que les gens voient le spectacle sur le Web. Que faire?

Je lui dis que premièrement, les sites de partage ont une longueur de temps maximum permettant le partage de fichier vidéo. Donc, si un spectacle dure 1,5 heure, pas plus de 3 à 5 minutes d’un spectacle pourront être téléchargées à la fois. De plus, si quelqu’un est vraiment adepte d’un spectacle, après trois captures vidéo, il risque fortement d’arrêter de filmer parce qu’il manquera tout le spectacle pour avoir fait des captures vidéo (comme je l’ai vécue personnellement lors de la première de Totem du Cirque du Soleil, mais avec la permission du Cirque, à titre de blogueuse invitée). De plus, les gens qui feront ça sont très certainement des leaders d’opinions et qu’ils risquent d’inciter plusieurs autres personnes à aller voir le spectacle. Qui plus est, supposons que l’un de ces clips est vu par un millier de personnes, il reste tout de même 7 686 068 personnes au Québec, qui ne l’auront pas vue. Ce sera donc une publicité gratuite qui risque plus de faire du bien que du tord aux artistes qui permettront ce genre de trucs. Je lui suggérai aussi (comme je l’avais fait pour le sous-ministre du tourisme à propos des aéroports du Québec) de mettre du wi-fi dans chacune de ses salles, avec une page d’accueil faisant la promo de ses propriétés médias sociaux. De plus, il pourra suivre les profils de navigation des spectateurs et d’ainsi recueillir la plus belle étude de marché internet qui soit…

MAJ

Pour ceux qui croient que ça peut déranger leur quiétude d’avoir quelqu’un qui prend des photos ou vidéos avec un téléphone intelligent à côté d’eux je répète :

Nous vous invitons à minimiser le son et la luminosité de vos téléphones intelligents et à prendre toutes les photos et les vidéos que vous voudrez.

De plus, on peut facilement prendre des photos et vidéos à la hauteur de l’épaule, ce qui n’obstrue nullement la vue des gens qui sont derrière. Il n’y a pas de flash dans un téléphone (sauf pour le nouveau Nexus de Google) et la sonnerie peut être coupe. Aussi, les organiseurs peuvent réserver une section spéciale dans la salle qui serait justement pour ceux qui veulent faire des captures d’un spectacle. Finalement, je répète ici le commentaire de Bruno Boutot :

Comme le répète souvent Cory Doctorow

(citation approx. de mémoire):

“Ce dont ont le plus besoin les artistes, ce n’est pas de copyright, c’est d’être connu.”

C’est aussi un des principes des “camps” et “unconferences”:

Tout participant est invité à diffuser le plus possible le contenu, à condition que ça ne dérange pas le déroulement de l’événement.

MAJ2

Voici le commentaire de Martin Durocher

Étant le directeur du Festival (Zoofest) dont Michelle parle, je constate que le débat lancé soulève les passions et génère de super bonnes idées ! Tant mieux, car c’est un sujet délicat à aborder et nous sommes à la recherche des meilleurs pistes pour promouvoir les artistes qui participent à Zoofest.

@Nadia : Et si on proposait aux gens de le faire dans le cadre d’une première média ? Dans une section réservée ”Médias Sociaux” ?

Ou, peut-être devrions-nous organiser un concours pour aller chercher les meilleurs talents du web pour venir partager leurs expériences ?

Mais qu’advient-il alors du simple spectateur qui veut parler d’un spectacle qu’il à adoré ? Les artistes peuvent-ils se passer de cette manne de nouveaux fans-promoteurs-avec-500-amis ?

Zoofest se veut un véritable laboratoire de création, de diffusion et de nouvelles idées. Les artistes qui ne veulent pas participer à l’expérience sont respectés à 100%. Ceux qui le font risquent de se retrouver avec beaucoup d’amis et de promoteurs improvisés !

Les ventes de billets finales devraient nous donner une bonne indication sur la valeur de cette initiative qui, je l’avoue, change les moeurs et soulève autant d’inquiétudes que de possibilités…

C’est carrément un débat à suivre !

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