M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging Web 2.0

Les médias sociaux joueront le même rôle que jouaient les films durant la grande dépression

« Les médias sociaux joueront le même rôle que jouaient les films durant la grande dépression » est une citation étonnante qu’on prête à Cate Riegner, VP recherche de Netpop Research LLC dans l’article SocNets Grow 93% Since 2006; Poised to Play Role in Recession de Marketingcharts.com. Elle rajoute aussi :

The growth of social networking is still accelerating and the bonds consumers are developing with friends and groups of like-minded people are just beginning to shape behaviors. Companies need to be there, talking to both their existing and potential ‘fans.’ Brands that experiment in social advertising now will be in the best position to leverage these important media channels when the economy turns the corner.”

Il est clair que les médias sociaux deviennent rapidement des catalyseurs d’opinions et que les opinions à propos des entreprises, de l’économie, des gouvernements, de la culture et de tous les autres aspects de la vie y sont discutées et que ces discussions ont un impact sur les perceptions des gens qui y prennent part. La publicité sur ces réseaux est encore à ses premiers balbutiements et déjà, pour certaines niches, ça peut être très lucratif d’y être. Je cherche toujours cependant LE modèle d’affaires d’une présence corporative (et je ne parle pas d’une pub ici) qui rapporte substantiellement. Cependant, bien que je n’ai pas encore été témoin d’un modèle d’affaire média sociaux efficace et qui m’aurait flabbergasté, il est crucial pour les entreprises d’y être et d’expérimenter avec ces nouveaux médiums. Cela étant dit, il est aussi évident qu’une présence comme celle de Barack Obama, ou qu’une initiative comme les pros du party (groupe de jeunes qui aiment bien une marque de bière) peuvent générer des retombés d’affaires très évidentes. Mais ces cas typiques et encore très isolés peuvent difficilement se traduire en méthodologie efficace pour l’ensemble des entreprises ou organisations. Mais tout comme lors des débuts du référencement, du positionnement AdWords ou de toutes les autres innovations marketing internet, les premiers qui y sont et qui finissent par comprendre la mécanique seront aussi ceux qui prendront une longueur d’avance sur leur compétiteur…

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À titre de conférencière Blogroll Blogues d'affaires Médias sociaux Statistiques de ce blogue Web 2.0

Les plus importants influenceurs médias sociaux du Canada

C’est sous l’égide de Profectio, qu’a eu lieu un concours pancanadien, visant à déterminer les plus importants influenceurs médias sociaux canadiens (most influential people in social media). La méthodologie faisait appel à des nominations, à un vote communautaire, à une analyse de l’engagement des lecteurs d’un blogue donné via l’outil postrank, puis une courte liste de semi-finaliste en était faite. De cette liste, les candidats devaient répondre à un court questionnaire mentionnant les conférences sur les médias sociaux auxquels ils ont ou encore qu’ils ont organisées et un système de pointage des deux derniers points, déterminait l’ordre final. C’est ainsi que le copain Mitch Joel est le plus important influenceur mâle des médias sociaux canadiens et qu’Amber MacArthur est la plus importante influenceuse féminine des médias sociaux canadiens.

Voici la liste des gagnants selon Profectio

Most Influential Male in Social Media
Mitch Joel
Most Influential Female in Social Media
Amber MacArthur
10 Most Influential Men in Social Media
1. Mitch Joel http://www.twistimage.com/blog/
2. Cory Doctorow http://www.boingboing.net
3. Michael Geist http://www.michaelgeist.ca/
4. Darren Barefoot http://www.darrenbarefoot.com/
5. Paul Kedrosky http://paul.kedrosky.com/
6. Kris Krug http://kriskrug.com
7. Ilya Grigorik http://www.igvita.com/
8. Mark Evans http://www.markevanstech.com/
9. Brett Gaylor http://www.opensourcecinema.com
10. Ben Watson http://bitpakkit.blogspot.com/
10 Most Influential Women in Social Media
1. Amber MacArthur http://ambermac.com
2. Leesa Barnes http://marketingfit.com/
3. Michelle Blanc https://www.michelleblanc.com
4. Miss 604 (Rebecca Bollwitt) http://miss604.com
5. Jacqui Murphy http://blog.techcapital.com/
6. Rae Hoffman http://www.sugarrae.com/
7. Kate Trgovac http://mynameiskate.ca
8. April Dunford http://www.rocketwatcher.com/blog
9. Adele McAlear http://www.adelemcalear.com
10. Shannae Ingleton http://ilovewhatwomenwant.blogspot.com/

Autoliche 2.0
C’est avec joie et surprise que je me suis retrouvée en demi-finale et qu’il appert que je suis la 3e plus importante influenceuse féminine des médias sociaux canadiens.

Bon les concours c’est toujours de la merde, sauf si c’est moi qui gagne, évidemment. Je suis en outre honorée de figurer dans ce classement canadien-anglais, surtout que je blogue, que je twitt et que je Facebook en français. Ça me fait un gros velours d’être reconnue par mes compatriotes anglo-saxons. Mais ce que j’aime le plus de ce concours est que je ne me suis pas proposée moi-même, comme plusieurs des concours habituels le requièrent… Félicitation à tout les gagnants et à tout les sélectionnés et merci à ceux qui ont eu la bonté de voter pour moi (bon je vais faire une autre brassée de petites culottes afin de tenter de rester humble). . .

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Sex, drug and Rock & Roll, les innovateurs du Web

Sex, drug and Rock & Roll, la trilogie maléfique qui contrôle une partie de la culture pop américaine, est aussi la trilogie qui a influencé la technologie et le Web. C’est un sujet dont je vous ai déjà parlé et qui revient en force dans l’article Sex, Drugs, and Rock & Roll du très sérieux Baseline Magazine.

Sex, drugs, and rock & roll have all found their place in the digital world, and helped make the internet the encompassing cultural force that it has become.
Yes, this is somehow relevant to your business. The sad fact is that your company blogs and social networks probably aren’t very good, and that’s because they don’t feel organic and plugged into the way people actually communicate with each other.
I’m not suggesting that you add sex and drugs to the corporate website, although a little music might be nice.
The point is that people bring their real lives online with them. Companies that communicate with their customers in something like the vernacular have a better chance of building relationships with those customers than companies that stick to impersonal corporate-speak.

C’est tellement vrai que ces industries innovent sur le Web que je dis souvent à la blague lors de mes conférences marketing, qu’on se doit de suivre l’évolution en ligne de ces industries et que si votre conjoint ou patron a des problèmes avec le fait que vous surfiez “porn” vous pourrez toujours justifier que vous faites de la recherche et développement…

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De la propagande en ligne en temps de guerre

Est-ce que nous observons de la propagande en ligne reliée au conflit israélo/Palestinien? Tel était le leitmotiv d’une discussion que j’ai eue ce matin avec la journaliste Catherine Gignac de la radio de la Société Radio-Canada de Saskatchewan. He bien oui il y a de la propagande. Il y en a toujours eu et cela bien avant l’avènement de l’internet. D’ailleurs, un dicton dit que la première victime de la guerre est la vérité. Avec le Web, les moyens de propagande se complexifient, se décuples et vont même s’adjoindre à des actes de sabotages internet mieux connus sous le terme de hacking et le conflit actuel ne fait pas exception à la règle. On me demande si les internautes sont dupes de ces stratagèmes de propagande. Je réponds que ça dépend entre autres de l’âge de l’internaute et du nombre d’années que l’internaute est en ligne. Car les jeunes ont un « bulshit detector » d’intégré et qu’ils sont aptes à déceler les ficelles des trucages photo et vidéos en une tour de main. Ils ont vu tellement d’effets spéciaux à la TV et sur le Web, qu’ils cherchent d’instinct, l’élément qui cloche. J’explique aussi qu’un internaute expérimenté sait valider la valeur d’une information et d’une source par des outils comme Technorati ou le Page Rank d’une page ou d’un blogue notamment. J’explique aussi que contrairement aux médias traditionnels, le Web va de pair avec l’interactivité et que lorsqu’une information devient disponible, elle sera discutée, analysée et contestée (si besoin est) directement sur le site de la source s’il le permet, ou ailleurs s’il ne le permet pas. Cependant, il faut aussi ajouter que comme dans la vraie vie, les gens ont souvent une idée préconçue d’une situation et que l’info qu’on leur fournit sera validée ou invalidée en fonction de leurs propres grilles d’analyses internes. Ainsi, si on est pro Palestinien, ou aura tendance à donner crédit aux infos antiIsraéliennes et vice versa. Néanmoins, à l’ère du Web, le gros avantage de l’information dans un contexte de propagande possible est qu’elle peut et qu’elle sera très certainement contestée et que les gens se feront une idée de celle-ci dans son unicité, mais aussi par rapport à ce que les autres internautes disent d’elles dans les nombreuses autres sources qui analyseront cette info. En terminant, je vous invite à lire l’article Israel/Hamas battle goes Web 2.0 de Arstecnica, à visiter le site YouTube du porte-parole de la défense Israélienne, ou à essayer le jeu morbide, pro Hamas, RaidGaza.

Un gros merci aux potes Twitter qui m’ont fournit divers hyperliens de circonstances hier.

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10 conseils pour aider les médias à devenir numérique

La FPJQ (Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec) a beau être de l’ère paléolithique dans ses réactions de primate non évolué, d’autres organismes plus innovants se posent de sérieuses questions quant à l’avenir des journaux et suggèrent des pistes positives pour traverser le raz de marée que la presse traverse partout dans le monde. Pas besoin de rappeler que le New York Times va maintenant vendre de la pub sur sa page frontispice ou que le Christian Science Monitor ne sera plus que numérique ou que les ventes de pub pour la presse écrite continuent leur décroissance.

Consider the plight of newspapers, whose collective revenues will plummet nearly 16% in 2009, after an even more brutal 16.4% decline in 2008, according to eMarketer.

Toujours est-il que le Nieman Fondation For Journalism at Harvard, dans son Nieman Report, publie To Prepare for the Future, Skip the Present (déniché via un Twitt de Jeff Mignon). Dans ce papier lumineux qui est aussi pertinent pour la presse écrite que pour bien d’autres industries, on peut lire:

‘… today’s obsession with saving newspapers has meant that, for the most part, media companies have failed to plan adequately for tomorrow’s digital future.’
“Burn baby, burn.” These are the unforgettable words of a top-ranking Yellowstone National Park ecologist as fire ripped through the park’s forests in the summer of 1988. Few people cared that Don Despain’s words were taken out of context. The remark was used to pour scorn on the supposed devil-may-care approach of the National Park Service, which favored allowing natural fires to burn off accumulations of undergrowth in order to facilitate forest renewal.

L’auteur, Edward Roussel, fait donc ses dix recommandations pour s’adapter au tsunami qu’on ne cesse de voir arriver. Je vous les traduis librement ici.

  1. Ajuster le focus. L’internet permet de trouver des infos sur une foule de sujets. Spécialisez-vous et couvrez vos sujets en profondeur au lieu de vous étendre et de parler de tout.
  2. Branchez-vous aux réseaux. Si vous ne pouvez compétitionner avec ce qui se fait de mieux sur le Web, hyperliez-les. Les médias doivent se voir comme participant à une chaîne de contenus au lieu d’une destination finale. Les journalistes deviendront des filtres qui ont de l’influence et ajoute de la profondeur aux contenus. Le futur du journalisme est de vendre de l’expertise pas du contenu.
  3. Les « deadlines » satisfont les éditeurs, pas les lecteurs. Les nouvelles sont sur un continuum et c’est important de s’adapter au trafic du Web. N’oubliez pas qu’il ne s’agit pas de faire de la primeur, AFP et Reuters le font très bien, mais plutôt d’ajouter de la valeur et de trouver les angles, d’échanger avec l’auditoire et d’ajouter du multimédia.
  4. L’explosion des blogues et des médias sociaux ont créé une culture dans laquelle le consommateur s’attend qu’ils soient inclus dans le traitement de la nouvelle. Ceux qui ne savent pas s’adapter à cette réalité seront perçus comme des organisations de second rang. Créez des fonctionnalités, permettez à vos lecteurs d’interagir, de partager des nouvelles, critiquez les services locaux comme les restaurants et les hôtels et débutez les discussions et les débats.
  5. Le pouvoir est en bas et non en haut. Les journalistes sur le terrain sont les plus prêts de vos lecteurs. Ils sont donc les mieux placés pour nourrir les communautés Web. Observez ceux qui ont le plus de courrier et ils seront probablement dans un sujet précis comme le jardinage ou les conseils maternels plutôt que sur le sport ou la politique.
  6. Adoptez le multimédia. Formez vos rédacteurs à utiliser la vidéo, les galeries de photos, les graphiques et la cartographie pour compléter leurs histoires. Une histoire sur un soldat au front en Afghanistan se raconte mieux avec une carte, des photos et avec évidemment du texte.
  7. Valorisez les structures peu coûteuses. 75% des coûts de la presse écrite n’ont rien à voir avec le contenu éditorial. Ce sont les coûts de transport, d’impression, et cetera. Dans un univers numérique, il existe une opportunité de remettre ces coûts en question et de sous-traiter à l’externe les expertises non nécessaires à la création de contenus. Si vos vendeurs ne savent pas comment vendre de la pub numérique, sous-traiter à Google ou à une firme de placement publicitaire Web.
  8. Investissez sur le Web. Votre site Web a besoin d’investissements avant qu’il ne rapporte. Les grands services comme les chemins de fer ou le téléphone ont pris des années avant d’être rentables. N’espérez pas que vos pertes publicitaires papier retrouvent leur contrepartie Web instantanément.
  9. Brassez la cage de vos gestionnaires. L’un des plus gros obstacles à la planification du changement est les gestionnaires seniors qui ont la nostalgie du passé. S’ils ne sont pas passionnés pour le futur numérique, ils auront beaucoup de difficulté à le matérialiser.
  10. Expérimentez. Nous vivons une époque passionnante de l’histoire des médias. C’est une période permettant l’amalgame de la télédiffusion, du texte et des médias sociaux. N’ayez pas peur de l’échec et osez de nouveaux projets. Observez ce qui marche et construisez sur vos succès.

Still, the dominant newspapers have a huge advantage over start-up news operations: They are trusted brands at a time when the proliferation of news sources has made trust a premium for readers and advertisers alike. That’s a good springboard for success. But time is running out.

MAJ
Ça ne va pas trop bien pour le New York Times qui pourrait fermer selon TheAtlantic.com dans l’article End Times (via un twitt de Claude Malaison). On peut y lire :

But what if the old media dies much more quickly? What if a hurricane comes along and obliterates the dunes entirely? Specifically, what if TheNew York Times goes out of business—like, this May?
It’s certainly plausible. Earnings reports released by the New York Times Company in October indicate that drastic measures will have to be taken over the next five months or the paper will default on some $400million in debt. With more than $1billion in debt already on the books, only $46million in cash reserves as of October, and no clear way to tap into the capital markets (the company’s debt was recently reduced to junk status), the paper’s future doesn’t look good.

L’auteur ajoute aussi:

In December, the Fitch Ratings service, which monitors the health of media companies, predicted a widespread newspaper die-off: “Fitch believes more newspapers and news¬paper groups will default, be shut down and be liquidated in 2009 and several cities could go without a daily print newspaper by 2010.”

Times they are changing…

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Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques statistiques des affaires électroniques

Américanisation du commerce de détail en ligne canadien

L’américanisation du commerce de détail en ligne canadien n’est pas un sujet nouveau. Déjà en 2005, j’avais l’intuition que c’est ce qui se passait et dans le billet Assistons-nous à l’Américanisation du tourisme en ligne au Canada ? je sonnais déjà une première alarme. Puis, l’indice du commerce électronique nous dévoilait au cours de la dernière année que les Québécois dépensaient chaque mois entre 30 et 60% du montant global de leurs achats en lignes, hors du canada. Mais voici qu’eMarketer, via des statistiques de Statistiques Canada, nous confirme qu’entre 2005 et 2007, les dépenses en lignes des Canadiens qui se font à l’extérieur du pays sont passées de 37.3% à 44.3%. Qui plus est, les détaillants en ligne américains courtisent ouvertement les consommateurs québécois. Ainsi, dans eMarketer on peut lire :

Seeing an opportunity to offset slowing online sales at home, some US online retailers have targeted the Canadian e-commerce market. One approach is to launch a Canadian Website. Another is to allow cross-border purchases. Either way, several retailers executed in time for the holiday season.
(…)
Other US-based retailers that already sell to consumers in Canada are beefing up their offerings. In October 2008, Amazon launched a new electronics store on its Canadian Website. Until that time, Amazon had sold mostly books and music on its Canadian site and did not allow products to ship across the border from its US site.

LA question qui tue:
Quand les détaillants canadiens vont-ils se réveiller et commencer à sérieusement desservir les besoins de leurs consommateurs en ligne et pourquoi pas, gruger des parts de marches à nos voisins du sud, comme eux-mêmes le font avec nos compatriotes?

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Personnel et peut-être même hors sujet

Mes résolutions pour 2009

Chaque année, il est « politically correct » d’avoir des résolutions et surtout, de les tenir. Alors, voici mes résolutions que je ferai l’impossible pour garder en 2009:

sur mon laptop : 1920 par 1200 pixels
sur mon desktop: 1280 par 1024 pixels

MAJ
Mes autres résolutions « Politically incorrect »: être encore plus femme qu’en 2008, faire des blagues et des coups de gueule avec doigté, me laisser pousser les cheveux, manger plus de légumes et respirer, idéalement, par le nez…

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Rétrospective techno 2008

Cette année, en guise de rétrospective techno, j’ai accordé deux entrevues à des journalistes sur ce sujet précis. J’ai d’abord discuté avec Patricia Cloutier du journal LeSoleil qui a pondu l’article Les sites Internet qui ont marqué 2008. Puis, j’ai donné une entrevue audio pour la balado de fin d’année de Bruno Guglielminetti de Radio-Canada. Sa baladodiffusion est ici (MP3) et mon entrevue débute aux environs de 16min. 30 sec.

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Bibitte Électrique Collaborateurs de ce blogue Personnel et peut-être même hors sujet

Rétrospective musicale 2008 de Bibitte électrique

Ça fait déjà des mois que je fatigue Bibitte pour qu’elle s’ouvre un blogue et y déferle sa passion pour la musique émergente. Mais que voulez-vous, elle n’a le courriel que depuis hier. Comme moi ma passion c’est la techno, elle c’est la musique. Elle m’entraîne d’ailleurs dans ces endroits sombres tels que la Salla Rossa, Le divan Orange, la Caza Del Popollo, le Zoo Bizarre et autres places de show émergents et weird à la fois. Moi je me fou de la musique mais je suis tellement contente de voir son sourire dans son visage et observer ses déhanchements fabuleux lorsqu’elle est dans l’un de ces tripots, que je la suis toujours avec le plus grand des entrains. C’est aussi pourquoi je suis si fière de lui faire une place dans mon blogue pour qu’elle commence à prendre le courage d’écrire afin que bientôt (je l’espère) elle puisse continuer son blogue. Voici donc un billet de ma nouvelle collaboratrice Bibitte électrique…

J’ai eu le plaisir de rencontrer cette année, quelques amis de Michelle, et d’avoir pu parler avec eux de ma passion pour la musique. Certains d’entres-eux ne cessent de m’encourager à partager mes goûts musicaux sur le web. Je viens tout juste d’acquérir mon premier ordi et je commence à peine à apprivoiser la bête. Ainsi, Michelle m’a offert cet espace pour avoir ma première communication avec vous sur le thème de mes albums favoris de 2008. Cette compilation 2008 n’est pas numérotée en ordre de préférence car chacun de ces albums, a occupé une première place, selon mes humeurs, mon goût du jour, l’ambiance (en solo, en groupe, en couple), dans mon char ou dans mon appartement. Pour ceux que ça intéresse, j’aimerais bien que vous contribuiez à ma compilation en y incluant un album qui vous a fait vibrer cette année.

  • Nick cave and the Bad seeds: Dig, Lazarus, Dig!!!
    • Un artiste de grand talent pour le beat et le verbe. Il me fait groover. À écouter dans son char, la pédale à fond, Ha si je pouvais rouler sans risques à vive allure! In my dreams… À écouter aussi, son projet Grinderman, un de mes 3 albums préférés de l’an passé. J’ai aussi eu le plaisir de le voir cette année en spectacle. Un grand artiste…
  • Beck : Modern Guilt
    • Pour toutes mes humeurs, à toutes les heures du jour. En solo, en gang, toutes générations confondues, le maître du collage, de la mosaïque musicale. Écoutez aussi son album Sea Change, un dimanche pluvieux.
  • Parlovr : Parlovr
    • Une récente découverte locale… J’adore
  • Vampire Weekend : Vampire Weekend
    • Festif, estival, plage sablonneuse, Margarita, frisbee. On ne se prend pas au sérieux et on fait de la maudite bonne musique.
  • Deerhunter : Microcastle
    • Plusieurs pièces dont Never stop, à la fois quelque chose qui me rappelle mes années 70 et très contemporain dans ses compositions et arrangements.
  • Beast : Beast
    • Ça te monte au ciel et ça te redescend dans le prélart dans le temps de le dire. Cette voix unique de Bonifassi (DJ Champion, Triplettes de Belleville) est puissante et elle va très bien avec la musique de Jan-Phi Goncalves. Couple bien assorti.
  • The Notwist : The devil, you + me
    • Quelque part entre le sommeil profond et le réveil nébuleux du matin. Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe allemand, à découvrir avec l’album Neon Golden (2002) à mon avis le meilleur, après l’album Shrink (1998).
  • Duchess Says : Anthologie des 3 perchoirs
    • Alors là, si tu n’es pas réveillé, tu va jumper. À prendre à la place du café extra-fort…
  • Atmosphere : When life gives you lemon you paint that shit gold
    • À mon avis, le meilleur titre d’album de l’année. J’ai écouté ça tout l’été et si nous avions été dans les années 60 je l’aurais écouté dans une Thunderbird décapotable, le top baissé…
  • Neil Diamond : Home before dark
    • Pour la voix, comme celle de Burton Cummings, des Guess Who et celle de Michel(le), en voie de disparition (snif, snif)
  • Portishead : Third et Tricky : Knowle west boy
    • Tous deux originaire de Bristol et de courant trip hop. Portishead en tête pour la recherche et la créativité, mixture de son industriel/forestière. Quant à Tricky, plus léger et accessible et quelques pièces qui se dansent bien au lit.
  • Flying Lotus : L.A.
    • électronique. Organique.
  • Compilation de Ninja Tune : You don’t know-Ninja cut
    • Pour satisfaire mes vibrations électroniques, je suis LA Bibitte électrique de Michelle après tout…

J’écoute aussi et je ne me lasse pas de :
Talking Heads, Neil Young, Les chiens et Monsieur Mono (Pleurer la mer morte), Curtis Mayfield, Grizzly Bear (Horn of plenty), Lounge Lizzard (Live Berlin 1991), Herbie Hancock (River- Joni letters), Traffic, Luna (defunt malheureusement), Chemical Brothers, Steely Dan, Patricia Barber, Cibo Matto (Stereo Type A), David Binney et bien d’autres encore…

Bonne année à tous et je vous souhaite un peu plus de sagesse, un peu plus de folie à vous de doser, au son de la musique qui vous inspire.
Bibitte

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Blogue Personnel et peut-être même hors sujet

Bonne fête Québec

Mon berceau a 400ans! C’est sa fête et je suis tellement heureuse de lui dire : Je t’aime Québec! En plus, c’est aujourd’hui qu’elle se termine et que 400 blogues, souligneront le 400e de la grande dame du St-Laurent. Il y a quelques décennies de ça, en pleine tempête et match du Canadien (les Nordiques n’existaient pas à l’époque et n’existe plus non plus, snif, snif), à peu près à la même date, je naissais dans cette splendide contrée. J’y ai grandi et y ai découvert tellement de choses. Je me souviens encore des piqueniques que nous faisions sur les plaines d’Abraham. Dans ce temps-là, nous pouvions piqueniquer et nous faire bronzer sur les plaines et pour les enfants, il y avait ces grands vestiges sculpturaux d’une exposition d’art moderne qui y avait lieu et qui nous fournissait le gréement pour escalader ces montages hétéroclites. Je me souviens aussi des longues ballades d’autobus pour me rendre de la paroisse St-André de Neufchâtel jusqu’au Mont St-Sacrement , à flanc de Montagne à St-Gabriel de Valcartier et de l’odeur des fermes de dindons qui se trouvaient sur notre route. Je me souviens aussi des champs de vaches juste en bas du boulevard Savard où nous faisions des escampettes. J’ai aussi encore souvenir de ma vie dans les bars de Québec où je travaillais le soir du 31 (l’une des soirées les plus payantes après celles du Carnaval). Dans ce temps-là, j’habitais à l’intérieur des murs du Quartier Latin. J’aimais faire mon épicerie à pied et faire ma vie à distance de marche dans l’un des décors les plus beaux d’Amérique (et ce n’est pas que mon chauvinisme qui parle, même l’UNESCO a classé le Vieux-Québec comme joyau du patrimoine mondial).
Je me souviens aussi de la période de mes études à l’Université Laval et de mes pérégrinations dans les nombreux souterrains qui faisaient le tour du campus et des partys étudiants de mon époque.
Puis, une peine d’amour me fit un jour déménager mes pénates de Québec à Montréal. Mais c’est toujours avec un picotement au cœur que j’arpente les rues de la vieille capitale et que je me souviens avec émotions des diverses aventures que j’y ai vécues. En guise de conclusion, je vous laisse un poème que j’ai écrit à propos de mon bicycle et des alentours du quartier de mon enfance…

Le bicycle Mustang

Mon bicycle Mustang CCM à banc de banane
Avec ma gang bohème et leurs bécanes
Avons sillonné les champs et les prés
sur pneu ballounné et imaginé
les chants de contrés éloignées
changeant au gré de mes poignées ¨jacké¨.

Il était vert métal flake¨.
La couleur de mon visage
Lorsque devant la cavée
Je m’élançais de peur et de rage
D’être pris pour un ¨fake¨.

Il était robuste, j’en étais fier.
Il fendait les arbustes et les tas de pierres.
Je me souviens encore du jour où je l’ai dompté
Et de l’asphalte qui m’a édenté.

Que j’aimais la ¨trail¨ du boisée l’Heureux.
J’aimais la cavée même si j’étais peureux.
J’aimais la Saint-Charles et les trois plateaux du camp de jour.
Et lorsque j’en parle, j’entrevois pourquoi il sera toujours
À jamais gravé de souvenirs amoureux
Car lorsque je’l montais j’étais roi et heureux !
C’était mon bicycle.

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