M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Edito sans question

Mon mémoire personnel pour la Commission des institutions qui se penche sur la Charte des valeurs du Québec

Voici le préambule de mon mémoire personnel, qui sera présenté à la Commission des institutions de l’Assemblée nationale du Québec.

Préambule

Mon dada personnel est le numérique et j’aurais grandement préféré discuter avec vous d’un plan numérique pour le Québec. Malheureusement, très malheureusement même, un tel plan n’est pas encore à votre agenda. Par contre, le sujet CAPITAL de la laïcité des institutions et de la société québécoise y est. Pour la première fois de ma vie, j’ai pris la parole publiquement et politiquement pour soutenir cette initiative. J’ai ainsi fait partie des 20 Janette, été cosignataire de la lettre LGBT Libre opinion – La laïcité, une garantie d’égalité pour les minorités sexuelles dans LeDevoir et cosignataire du Rassemblement pour la laïcité. Vous comprendrez donc que le sujet me tient énormément à cœur. Je vous présente ici, le cheminement de ma pensée à propos de La Charte. Mon cheminement est non-partisan et je n’ai payé qu’une carte de membre d’un seul parti politique, le parti Libéral du Québec, il y a plusieurs années, en support moral pour l’excellent livre vert Vers un Québec Branché en 2004, du député Henri-François Gautrin. Rapport qui a malheureusement été rapidement tabletté…

Mémoire personnel de madame Michelle Blanc M.Sc. (PDF)

MAJ
Voici les hyperliens qui ne sont pas cliquables dans le document PDF

Libre opinion – La laïcité, une garantie d’égalité pour les minorités sexuelles

Rassemblement pour la laïcité

Vers un Québec Branché

homosexualité et religion

transsexuelle est assassinée à chaque 3 jours sur la planète et que pour la majorité des cas, ce sont des « motifs religieux » qui incitent à ces violences

qu’un gamin hassidique n’apprenne plus que la Thora à partir de 12 ans

L’été dernier, Rayane Benatti, une jeune joueuse de neuf ans de Gatineau, est restée sur le banc durant les matchs, parce que la Fédération québécoise du soccer n’acceptait pas son voile. Radio-Canada

Des certificats de virginité ? Des mini-Miss ? Des fillettes voilées ?

Le voile dans les garderies

rapport du Conseil Canadien des femmes musulmanes La violence à l’égard des femmes 2013

LA PROTECTION DE LA JEUNESSE VUE PAR DES PARENTS RÉFUGIÉS La famille au coeur de la protection de la jeunesse

AQESSS soient contre la Charte

Accommodements raisonnables : la nécessité d’aller au-delà des perceptions

selon L’ONU

Haut-Commissariat des Nations-Unis aux droits de l’homme

l’entrevue de Me André Sirois qui répliquait à Charles Taylor à propos de La Charte des valeurs québécoises à l’émission de Dutrizac au 98,5FM.

Serment d’Hippocrate

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cyberintimidation

Le web-trash et la prostitution

Cette semaine je donnais une entrevue à Mike Tremblay à propos du far-web, web trash ou appelez ça comme vous voudrez. L’entrevue est en ligne sur son site. Il me demandait comment on pourrait faire cesser ça. Question difficile. Je suis en effet aux prises avec une colonie de calomnieux depuis des années. Ça fesse fort. Ça déstabilise. Ça affecte le couple. Ça coûte cher de psy, d’avocat et de temps de travail perdu et improductif. C’est une plaie.

Je suis toujours la victime de ces énergumènes et je connais personnellement plusieurs de leurs victimes. D’ailleurs, il y a quelques semaines, le père de l’une des victimes m’a téléphoné ne sachant que faire. Nous avons longuement discuté pour que je lui offre des pistes de solutions. Malheureusement, chaque piste de solution coûte un bras et une jambe, sans parler de l’impact émotif sur la victime, son entourage immédiat et élargie de même que sur le travail et la vie de tous les jours de chacun d’eux. Le premier réflexe de la victime est de développer de l’agressivité et de la diriger contre tout et n’importe quoi. Cette agressivité est le couvert qu’on met inconsciemment sur la tristesse qui est plus profonde et de laquelle on se protège. Après beaucoup de psychothérapie et de dialogue, on se rend compte de ça. Ça aide. Mais ça fait mal en tabarnak. J’ai eu de nombreux appels en pleurs de personnalités très connues qui sont victimes de ces attaques vicieuses et répétitives. Lorsque je leur demande s’ils sont capables d’en témoigner, elles disent que c’est trop douloureux et préfèrent penser leurs plaies en privé. On appelle ça la rançon de la gloire et elle est très chèrement payée.

Mais comment enrayer le web trash?

C’est alors que j’ai songé à la prostitution. Tout comme la méchanceté gratuite, la calomnie et l’injure, c’est vieux comme le monde. Et tout comme la prostitution, ça paye et ça fonctionne avec un système. Il y a le pimp, la pute et le client. Pour le web trash, des fois la pute aux contenus douteux est elle-même son pimp. D’autres fois comme récemment avec la plate-forme Trouble du Journal Voir, les putes à calomnie se trouvent un pimp. Il faut donc légaliser la calomnie, l’insulte, le mépris, ou légiférer et se dire collectivement que ça n’a pas de criss de bon sens. Mais vous me direz le droit civil gère déjà ça? Je vous répondrai que pour avoir passé par là, ça coûte la peau des fesses et que lorsque la pute a un pimp corporatif, c’est le pimp et/ou son assurance responsabilité qui ramasse le bill, tandis que la victime elle est laissée pour contre et doit payer plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de dollars. Je vous dirai aussi que nous sommes tous égaux devant la loi, sauf en droit de la diffamation. La personne connue a moins de protection que le quidam. Elle est réputée avoir l’épiderme plus épaisse. Pour le doit criminel, hormis le fait que la police n’est vraiment pas formée et équipée pour traiter ce genre de dossier, la différence entre un contenu extrêmement outrancier et de mauvais goûts et du harcèlement criminel ou de la littérature haineuse, est empreint d’une très grande subjectivité. Ton dossier a besoin d’être vraiment béton et la victime, très forte de caractère, pour que peut-être la police daigne prendre le dossier. À moins que la prostituée à contenu trash ait fait l’erreur de menacer physiquement directement, les allusions ne seront pas prises en compte. Les « on se met toute la gang pour aller faire chier un tel sur son mur Facebook, sur Twitter ou sur son site » ne seront malheureusement pas pris en compte. Les incitations à fesser du fif, si elles sont enrobées d’un pseudohumour, même si des gais sont sauvagement battus par des clients de ces putes de merdes, le relation de cause à effet peut être difficilement démontrable.

En outre, de varger sur la personne connut, ça attire les foules de clients demeurés. Ils aiment ça qu’on fesse sur des idoles. Ils n’avaient qu’à rester des inconnus s’ils ne pouvaient prendre la pression, peut-on lire.

Les solutions potentielles restent donc de s’attaquer aux putes autoéditées, aux pimps, ou encore aux clients. De surcroit, il n’est pas non plus inutile de rappeler que des campagnes sociétales (comme pour la prostitution), peuvent certainement aider. Je souligne aussi que plusieurs efforts ont été et sont fait pour la cyberintimidation qui touche les jeunes (notamment par la fondation jasmin Roy), mais pour le cyberharcèlement, qui lui touche les adultes, c’est le néant total.

C’est pourquoi je jongle avec l’idée de faire une fondation qui aurait justement pour but d’attaquer ce problème et de fournir des ressources aux très nombreuses victimes de cyberharcèlement, dont on ne parle pratiquement jamais…

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cyberintimidation Edito sans question

Le siècle des lumières versus le siècle des égouts

Le siècle des lumières (wikipedia)

Le siècle des Lumières est un mouvement intellectuel lancé en Europe du XVIIIe siècle ( 1715 – 1789 ), dont le but était de dépasser l’obscurantisme et de promouvoir les connaissances ; des philosophes et des intellectuels encourageaient la science par l’échange intellectuel, s’opposant à la superstition, à l’intolérance et aux abus des Églises et des États

Le siècle des égouts
Le siècle des égouts est un mouvement populaire lancé sur le Web au XXIe siècle, dont le but est de faire renaître l’obscurantisme et de promouvoir la connerie et la méchanceté facile; des blogueurs, vlogueurs et rédacteurs en chef de médias en perte de vitesse, encouragent (ce qu’ils appellent le far-web) la calomnie et l’échange d’insultes faciles qui valorisent les préjugés, la superstition, la violence et l’intolérance qui seraient une soi-disant contre-culture.

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Vous trouverez sans doute d’intérêts cette petite analyse de ce qu’est un troll

The Psychology of an Internet Troll

by NowSourcing.
Explore more infographics like this one on the web’s largest information design community – Visually.

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Dans la même veine, l’article de RIMA ELKOURI dans LaPresse+ LA NOUVELLE BARBARIE

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cyberintimidation Personnel et peut-être même hors sujet

Trolls, ça va maintenant être moins facile de se cacher derrière un écran

Depuis des années déjà je me fais invectiver à cause de ma différence. Ce sont des gens bien en vue qui incitent à la calomnie, à l’insulte et à la diffamation. On me dit « don’t feed the troll ». J’ai essayé. J’ai vraiment essayé. Et non, la méchanceté gratuite ne s’arrête pas si facilement. On me dit aussi être une moumoune de m’en faire avec si peu. Vraiment? Si peu? Et vous en savez quoi? Ma job entre autres est de faire du monitorage web. Je vois TOUT ce qui passe. Et si jamais je manquais quelque chose, bien des gens bien et mal intentionnés ne se gênent pas pour me faire suivre la marde qu’on trouve sur le web.

 

On me dit aussi que j’ai l’épiderme sensible. Si on est agressée, il faut inévitablement présenter l’autre joue? Je ne suis plus chrétienne depuis belle lurette et je me tiens debout devant les agresseurs. C’est pourquoi, j’ai commencé un nouveau Tumblr qui est encore caché et qui s’intitule LaRanconDeLaGloire. Vous y découvrirez toute la méchanceté gratuite dont je peux être victime. Il sera visible dès que légalement, je pourrais le rendre public. J’ai encore plusieurs affaires légales en suspend disons. Vous y découvrirez aussi les ramifications soi-disant « second degré de l’humour trash qui serait parait-il la nouvelle tendance de ce que l’on nomme injustement le far-web ». C’est vrai que ça fait « marketing » le far-web. Déjà mon pote et ancien associé Guillaume Brunet en parlait en 2006 dans un tout autre contexte, et plus récemment encore LesEchos décrivait le Far-web comme :

 

L’actualité de l’insécurité numérique est riche parce que le web, le Cloud ou le Big data sont des bébés dans l’échelle de l’évolution des pratiques documentaires. Ce nouveau « far web » est encore pour partie une zone de non-droit où sévissent des bandits attirés par les richesses contenues dans vos informations.

 

Mais il semble que maintenant, selon Joël Martel, (ancien du Voir) le far-web soit plutôt le lieu qui “représente l’univers d’un dépendant de l’ordinateur”. Mais bon, on ne s’enfargera pas dans les fleurs du tapis numérique. Le far-web pour certains, c’est le nouveau cool. C’est du moins ce qu’affirme Martel:

 

Mais bon, si l’on ne s’en tenait qu’à l’avis de plusieurs individus, faut croire que tout ce qui provient du web est sale. Jean-Paul Sartre aurait publié ses premiers écrits par l’intermédiaire d’un blogue et on l’aurait qualifié de troll. Les Beatles se seraient fait connaître via Bandcamp et on les traiterait de swagfag tandis que Madonna aurait certainement hérité du prestigieux titre de « pute à likes ».

Mais ce qui est le plus troublant dans cette perception négative et discriminatoire du web, c’est que ce point de vue est grandement entretenu par des gens qui travaillent dans le milieu des communications.

Quoi qu’il en soit, au moment d’écrire ces lignes, je reçois l’appel de la Sureté du Québec pour fixer un rendez-vous avec le procureur de la couronne pour mon 3e dossier de menaces de mort web en trois ans. Je commence aussi à être pas mal exaspéré de tous ces petits couillons fans de soi-disant “far-webistes”, qui sous le couvert du pseudonymat, me vomisse dessus allègrement. Je vais donc commencer à leur montrer la face (quitte à me faire poursuivre) jumellé à leur grand art humoristique 2e degrée (mettons). D’ailleurs ce qui m’inquiète vraiment, ce ne sont pas les trous de cul patentés du far-web, mais ce sont les centaines de milliers de fans qu’ils ont et la potentialité qu’un seul d’entre eux, pour se faire une pseudogloire d’être reconnu sur le web, me tire dans le dos un de ces jours…

 

Voici donc mes trois premiers mon premier sans-génies…

 

 

Francis Robert Transphobe et raciste

 

 

 

 

 

MAJ

c’est de la cyber-vigilance far-web second degré expérimentale cool que faisait peut-être les punks à une autre époque #TLMEP

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Les far-webistes se sont des putes à l’injure et leurs fans, des clients. Tout comme pour combattre la prostitution, il est bien de s’en prendre aux clients. De savoir que ta face de troll peut être associée à tes calomnies, ça risque d’en calmer une couple…

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Ce matin (le 25 février 2015), j’apprends de la journaliste de Châteleine, Geneviève Pettersen, qu’elle est aussi victime de Francis Robert. Il lui dit:

 

 

 

Ça me rappelle que le 13 décembre dernier, ce même monsieur Robert plaidait dans ma messagerie Facebook pour le retrait de sa photo ici sur mon blogue. Voici donc l’édifiante conversation que j’ai eu avec ce personnage.

13 décembre 2014
Francis Robert
2014-12-13 15:02
Francis Robert
Ça vous tenterait pas d’enlever ma photo de votre site web ?
(Francis Robert, le troll, Far-Web, blablabla)
Aussi, je voudrais savoir si vous trouvez que je ferais une belle femme autant que je fais une bel homme.
Mes yeux magnifiques et mon nez parfait trouverait sûrement grâce à cette conversion, ne trouvez-vous pas ?
Je sais pas si vous vous tenez encore au Plan B sur l’avenue Mont-Royal, mais tous les gens qui venaient vous aborder pour démontrer leur ouverture et se donner bonne conscience aurait plutôt dû vous…… Vous quoi ?

Michelle Blanc
vous quoi?

Francis Robert
vous sommer de retirer ma photo de votre site web, d’autant plus que malgré l’aigreur de mon commentaire, je n’ai pas récidivé et c’était le première fois que je faisais ce genre commentaire à votre propos (peut-être la 2e), vous êtes pas le genre de cible que je privilégie. De plus, sachez que j’écoute parfois l’émission de radio de Félipe Fehmiu et que je trouve que c’est un bon animateur. Bref, croyez-vous que c’est facile de jouer les méchants de service ? Je le fais parce quelqu’un doit le faire, lol… Qu’est-ce que vous voulez que je fasse pour que retiriez ma photo de votre site, j’estime que troller est un droit démocratique et ça fait 13 ans que je me tiens sur le web (j’ai été formé sur les forums) et câlisse qu’on était bien entre hommes blancs avant 2005-06, l’année où la paix cybernétique s’en ai allé pour faire place

Michelle Blanc
Vous avez tellement raison. Considérez donc mon billet et votre photo comme l’exercice de mon droit démocratique de troll

Francis Robert
okay ouin,,, L’Article original contenait 2 autres photos qui ont été retirées je ne sais pas quand… Vous devriez me réserver le même traitement.

Michelle Blanc
Leurs comportement ont été différents du vôtre dans les jours qui ont suivis. Pas un an plus tard, avec des pointes d’ironies, sans excuses et avec des insultes renouvellées.
Life is a bitch and as it happen, you’re on of them…

Francis Robert
ouais je me souviens, j’aurais dû saver mon commentaire, stait particulièrement brutal. J’ai estimé que je ne méritais pas de me faire taguer comme ça, comme si j’étais un most wanted du Far West (votre logique). D’ailleurs, vous ne savez même pas qui je suis… En tout cas, j’étais à l’aise avec le fait que vous fassiez ma publicité, mais je vais bientôt mettre un terme à ma carrière de troll donc votre billet va forcer devenir caduc. Soyez à jour !

Michelle Blanc
Bonne chance à vous

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Commerce électronique: mythes Droit et Internet Médias sociaux politique et internet

Le concept de vie privée en ligne, back to the future

Le concept de vie privée et son évolution dans le temps est depuis quelques années intimement reliées au Web. Avec raison, plusieurs instances gouvernementales d’ici et d’ailleurs, se questionnent et légifèrent afin de limiter l’exploitation qu’en font ou que peuvent en faire les diverses organisations qui peuvent ou font la collecte de données personnelles.

À ce propos, je félicite bien bas ma cliente, amie et collaboratrice de dossiers clients communs, Me Eloïse Gratton, dont l’ouvrage capital « Understanding Personal Information: Managing Privacy Risks » (LexisNexis 2013) vient d’être cité à deux reprises dans un jugement de la Cour suprême du Canada (union free expression rights trump privacy concerns: Alberta PIPA unconstitutional ).

Mais pour revenir à la question de la frontière fluctuante de la vie privée, j’attire votre attention sur un récent article de Don Peppers Privacy: A « Boomer » Concept Soon Outdated? Il y dit:

Obviously, different people have different views about privacy, but there’s also a distinct and overtly obvious age gradient to it. The older you are, in general, the more likely it is you’ll be worried about your personal privacy. Baby Boomers seem to be all aflutter over the issue, but for most of us in the Millennial generation, privacy protection is practically a non-issue. Just try to start a conversation with a 20-something about how “scared” they are of having their privacy violated. You’ll likely get a “WTF?” look, but not much more. (And yes, I consider myself a mental-age Millennial, even if my chronological age disqualifies me.)

More important than a company having personal information about you is what they do with it. Increasingly, transacting in any sphere requires the exchange of digital data – personal information that is used to make a product or service more relevant, and to save the consumer from having to re-input information over and over again. But this data, like any other data, can be stored, analyzed, exploited and re-used, virtually forever.

This is certainly one reason people are demanding more and more trust from the vendors and others they deal with. One way I illustrate proactive trustworthiness, in my presentations, is by pointing out that Amazon will remind me that I already bought a book I am about to purchase, before I make the mistake of ordering it again. And if I can trust Amazon to watch out for my interests proactively like this, then why would I be worried that they’re going to somehow pull a “Big Brother” with my information? Does not compute. On the other hand, if I didn’t trust them, then I’d only expose myself to the minimum possible extent. Why on earth would anyone deal with a business they can’t trust?

Il y présente donc l’évidence qu’en fonction de l’âge, la perception de ce qu’est la vie privée en ligne, varie grandement, que l’information personnelle transmise à une organisation peut grandement améliorer, au bénéfice du consommateur, l’expérience client et que cette expérience elle –même engendre de la confiance envers l’organisation. Il rappelle aussi plus loin dans son texte, que ces données personnelles sont traitées par des machines et que les machines se foutent littéralement de qui vous êtes.

De toute évidence le besoin de légiférer et de paramétrer l’usage des données personnelles est primordial. On n’a qu’à suivre les récentes péripéties d’Edward Snowden pour s’en convaincre. Par contre, l’assertion populaire que « tout le monde sait qui vous êtes et ce que vous faites sur les médias sociaux » est souvent grandement exagérée. Et lorsqu’elle ne l’est pas, s’agirait-il simplement d’un retour dans le temps? Je vous rappelle que les grandes villes déshumanisent le citoyen, qui ne sait rien souvent de son voisin immédiat. Par contre, le web lui nous ouvre la porte à ce que l’on nomme le village global. Nous savons beaucoup de choses d’une personne à l’autre bout de la planète en ignorant tout de notre voisin physique. L’expression « village global » n’est pas anodine puisqu’il y a à peine 100 ans, nous vivions dans des villages et chacun des habitants savait tout de ses voisins. On dit d’ailleurs que cette proximité engendrait l’entraide, le support collectif et la valorisation que chacun avait un rôle à jouer dans la société. Même l’idiot du village et le mendiant étaient pris en considération. Chaque maison avait même son banc de quêteux à l’entrée des demeures.

Je vous rappelle aussi qu’il existait un instrument qui rendait disponible à la planète entière, vos noms, prénoms, adresse physique exacte et numéro de téléphone. Cela est presque impensable aujourd’hui. On appelait pourtant cette technologie « le bottin téléphonique ».

Alors la prochaine fois que vous « ferez des boutons » avec la peur que vos données personnelles soient en ligne, songez que c’est vous-mêmes qui décidez ce que vous partagez (ou pas) et qu’il y a certainement quelques très petits bénéfices possibles à ouvrir un tant soit peu, un pan de notre vie privée en ligne…

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cyberintimidation Droit et Internet

Sexting, pédopornographie et comment nos jeunes sont inconscients

Il y a quelques années de ça, je donnais une entrevue à propos du phénomène de sexting aux É.-U., qui faisait de mineurs, des criminels. Comme pour tout phénomène web, ça arrive ici avec deux ans de décalage. Ainsi, cette semaine 10 jeunes hommes se sont fait arrêter et sont (LaPresse)

« accusés d’avoir produit et diffusé sur internet de la pornographie juvénile, qui consistait en des photos nues de sept de leurs consoeurs de classe obtenues par la menace et l’intimidation. »

Les adolescents faisaient ce que l’on nomme du « sexting » (Wikipedia)

mot-valise anglais formé à partir de sex (« sexe ») et de texting (« envoi de messages textuels via SMS »), est l’acte d’envoyer électroniquement des textes ou des photographies sexuellement explicites, surtout d’un téléphone portable à un autre.

Ils utilisaient la plate-forme Snapchat

La particularité de cette application est l’existence d’une limite de temps de visualisation du média envoyé à ses destinataires. Chaque photographie ou vidéo envoyée ne peut être visible par son destinataire que durant une période de temps allant d’une à dix secondes ; le média cesse ensuite d’être disponible à la visualisation est supprimé des serveurs Snapchat. Cependant, il est assez aisé pour les utilisateurs de faire des captures d’écran.

Or, c’est là que le bât blesse. Les jeunes qui recevaient ces Snapchat (qu’on allègue qu’ils ont obtenus sous la menace), avaient le temps de faire des captures et de remettre en ligne ces contenus par la suite, d’où les accusations de production et de diffusion de pornographie juvénile.

De toute évidence, l’inconscience adolescente et le sentiment de toute puissance qui vient avec, n’aidera pas à endiguer facilement ce phénomène. Aux États-Unis, déjà plusieurs adolescentes se sont suicidées après que les contenus sexuels qu’elles avaient elles-mêmes mis en ligne furent partagés sur le web à des milliers d’exemplaires. D’une part les adolescentes veulent faire plaisir à leur « chum » du moment et d’autre part, ces « chum » voulant booster leur égo viril, partagent ces contenus dont ils sont fiers, à leurs copains qui à leur tour les propagent sur le web. Les adolescentes ne sont pas conscientes que même avec Snapchat, leurs petites vidéos osées, seront désormais démultipliées un nombre astronomique de fois et que ces erreurs de jeunesse les poursuivront toute leur vie. De même, les garçons qui trouvent ça « cool » d’avoir des contenus de leur petite amie « toute nue » ne réalisent pas non plus qu’ils sont sur la pente dangereuse de devenir des individus avec un dossier criminel qui les suivra aussi le reste de leurs jours. Pire encore, certains parents ne comprennent pas la gravité des actes de leurs enfants. Ce phénomène est donc un nouveau tournant du cyberharcèlement maintenant devenu 3X.

Mais pour les parents, voici certains outils recommandés par ReaderDigest

Websafety.com sells software that can be downloaded to your kid’s cell phone and computer to alert you if she’s sending inappropriate texts or photos.
Safe Eyes lets you track your child’s instant messaging, monitor social networking sites, and impose limits on his online minutes.
Cell Phone Spy Elite, a device from brickhousesecurity.com, retrieves deleted text messages from cell phones.

Souvenez-vous que les parents ont la responsabilité légale de leurs enfants, jusqu’à l’âge de 18 ans. Ils pourront ainsi être poursuivie au civil et leurs enfants au criminel. Ils ont aussi la responsabilité morale des actes de ceux-ci. Il est primordial d’ouvrir un dialogue avec les jeunes et de s’outiller et d’apprendre comment « monitorer » les comportements des jeunes en ligne et sur les ondes cellulaires. Il est aussi de la responsabilité de la société d’éduquer les parents et les adolescents à la réalité que ces petits jeux coquins d’adolescents ont des conséquences dramatiques pour les victimes, de même que pour les auteurs de ce qui sont des « actes de nature criminels ».

MAJ

Les jeunes ne sont plus « des fans finis » de Facebook. Ils sont de plus en plus sur les plateformes mobiles qui font notamment de la messagerie et du partage de photo et vidéos (ce qui n’aidera sans doute pas à endiguer le problème du sexting adolescent). C’est dans le GlobalWebIndex qu’on a de nouvelles données à ce sujet et l’index qui prend maintenant conscience du phénomène grandissant de Snapchat, l’inclura désormais dans son prochain palmarès.

Another service that we must include is Snapchat. It was only added to GlobalWebIndex’s Core research in Q3 2013 so we have no trend data yet, but we can already see that 10% of teens globally are using the popular photo messaging service, making it bigger than Pinterest, Vine, WeChat, Line, and LinkedIn. Moving forward, we’ll be able to project Snapchat’s growth rate among teens around the world in order to determine how big of a threat it presents to Facebook and co.

Tableau des propriétés web utilisées par les adolescents

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Gouvernement électronique Médias sociaux Plan numérique pour le québec politique et internet Twitter ou le microblogging

Denis Coderre, sa pratique Twitter et mon espoir d’un Montréal numérique

Dévoilement : Je connais personnellement Denis Coderre. Il est le seul politicien en exercice qui soit venu à l’un des yulbiz, il a été l’un des 4 copréfaciers de mon Les médias sociaux 201, il m’a présentée lors d’une conférence à l’UQO et je trouve que c’est un chic type.

Son Twitt « CA-TAS-TRO-PHI-QUE » ou plus poétiquement, une tempête dans un verre de shooter:

Allo? Un billet simple pour Hamilton pour David Desharnais svp…. #HabsDC

Denis Coderre est maintenant maire de Montréal. Sa pratique Twitter l’a rendu célèbre et on aimait bien l’inviter à toutes les plates-formes médiatiques (dont Tout Le Monde En Parle) pour jaser de tout et de rien. Grâce à Twitter, il est devenu plus grand que nature. Son compte a même été « officialisé » par Twitter, ce qui est encore rare. J’ai très souvent parlé de l’importance d’être soi-même sur les médias sociaux et de l’utilisation impersonnelle qu’en font trop souvent les politiciens. J’ai expliqué maintes fois l’importance capitale de savoir déconner et parler quelquefois de « futilités » puisque ça mets de « l’humain » sur le web et de partager ses passions. Or depuis quelques jours, un twitt acerbe de Denis Coderre à l’endroit d’un joueur du Canadien, fait manchette. J’ai même donné 6 entrevues à ce sujet, juste hier. C’est tout dire. Ça a pris une importance nationale!

Je rappelle que si Denis Coderre n’avait parlé que de ses positions politiques du parti libéral, alors qu’il était libéral, personne ne l’aurait suivi. Ou plutôt que quelques fanatiques libéraux. Mais en étant lui-même et en twittant sa passion qui s’adonne à être le hockey, il est devenu une vedette Twitter. Devenant une vedette Twitter, il devient aussi une vedette médiatique. Il est peut-être le plus intense fan du Canadien sur Twitter et ce depuis des années déjà. Or, il est maintenant maire de Montréal. Certains spécialistes des communications traditionnelles partagent l’idée qu’il ne devrait donc ne « twitter » que du sérieux maintenant et ne partager que les enjeux municipaux et autres informations « importantes. Ce n’est pas la place d’un maire « de commenter l’équipe locale ». Hier, j’étais même sur une tribune téléphonique avec une spécialiste de la gestion municipale pour discuter du « twitt » de Denis Coderre. AYOYE!!! C’est un peu comme si on me demandait mon avis sur un problème de fond de retraite syndical à titre « d’experte »…

D’ailleurs je suis surprise que Le Canadien ne se soit pas déjà félicité de la pub gratuite qu’il leur a faite toutes ces années. Mais bon, il semble que la critique « live » d’un de leurs plus gros fans, soit-il devenu maire, n’est pas la bienvenue…

Finalement, une journaliste me dit hier « Mais monsieur Coderre twitt 10 fois par jour! Ne serait-il pas mieux de travailler ses dossiers? » Un twitt prend un gros 30 secondes disons. 10 fois 30 secondes, ça fait 5 minutes dans une journée de 24 heures. Par ailleurs, je doute fortement que beaucoup de maires travaillent encore (ou travaillaient) leurs dossiers à l’heure de diffusion du Canadien. Barrack Obama Twitt lui-même aussi durant le Superbowl et certains matchs de basket. Il ne se gène pas non plus pour dire pour qu’elle équipe il prend, laissant ainsi les fans de l’équipe adverse « dans la grosse peipeine que leur président ne prenne par pour leur équipe. Quel drame indicible et quel usage de ses secondes d’attentions Twitter mal utilisé…

L’espoir numérique

Les médias ont rapidement fait valoir « la vacuité » du programme politique de Denis Coderre. Ils ont mis à nue « ses phrases préfabriquées » et le vide complet de sa vision municipale. À la lecture d’un récent article d’Yves Boisvert dans LaPresse Richard Bergeron: «J’ai côtoyé le vide toute la campagne», on mesure toute l’étendue de ce constat médiatique. Mais moi j’ai de l’espoir. J’ai l’espoir numérique. Monsieur Coderre est peut-être d’un vide sidéral, n’empêche que lors du dernier Webcom à la SAT, il a livré le plus beau discours numérique jamais entendu de la bouche d’un politicien canadien. Il ne pensait peut-être pas tout ce qu’il y a dit, il est peut-être « plein de marde », mais moi j’ai l’espoir qu’il croyait en ses paroles et que s’il ne fait que la moitié de la moitié de ce qu’il y disait, je serais déjà aux anges. Je serais ENFIN enthousiaste et obnubilée de croire que les efforts que les 12 étonnés et moi-même avons investis dans notre Rapport d’étonnement aura servi à quelque chose. Qu’enfin le numérique aura droit de cité. Si ce n’est pas au Canada ou au Québec, peut-être serait-ce Montréal qui enfin exaucera nos vœux numériques. Peut-être qu’enfin on se diguidinera collectivement sur ce sujet capital. Je rêve sans doute, mais je vais prendre monsieur Coderre au mot et lui rappeler sporadiement les paroles qu’il a lui-même prononcées dans son discours si éclairé…

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La naissance et le « soi-disant » scandale des Janette

(Crédit photo: Nathalie Mongeau)

Sont drôles parfois les journalistes à chercher de la merde où il n’y en a pas et à échafauder des théories du complot. Sont sexistes aussi des fois.

Tout ça pour répondre à ces attaques vicieuses envers madame Julie Snyder « qui aurait usé de son cash et de son mari pour faire du lobbying par en arrière pour favoriser le PQ ».

J’ai été personnellement invitée à me joindre aux Janette par l’instigatrice du mouvement, madame Marie-Anne Alepin via Facebook. Je lui ai fortement suggéré d’inviter la sexologue Jocelyne Robert, mais elle était déjà prise cette soirée-là. Ainsi, le groupe s’est formé autour de madame Alepin et chacune de ses invitées suggérait à leur tour d’autres femmes qui complèteraient bien le tableau. Julie Snyder étant sa grande amie, la marraine de l’un de ses enfants et, occasionnellement, une collaboratrice (madame Snyder avait aussi participé à l’évènement Le moulin à parole dont madame Alepin était aussi l’une des organisatrices) de même que l’une de ses nombreuses clientes. Madame Snyder, comme nous toutes, a aussi invité d’autres femmes, dont madame Janette Bertrand, Denise Robert et Édith Cochrane..

Madame Alepin voulait qu’on fasse la réunion dans le sous-sol d’une église près de chez elle et qu’on se fasse venir du St-Hubert BBQ. Ce qui aurait très bien fait l’affaire. Mais madame Snyder insista pour qu’on fasse plutôt ça au 357C et que personnellement elle ramasse la facture. Pour elle, s’était sa façon de contribuer. C’était d’ailleurs très drôle pour le personnel du 357C qui ont l’habitude des réunions d’hommes d’affaires. Le maître d’hôtel a avoué qu’il arrivait souvent qu’il reçoive des groupes d’hommes, mais que ce fût une première qu’ait lieu une rencontre strictement de femmes dans leur prestigieuse enceinte.

Lors de ce souper, que je n’oublierai jamais, les échanges étaient vifs, émotifs et très engagés. Il a été décidé d’un commun accord que madame Bertrand écrirait la lettre (elle s’est offerte puisqu’elle avait déjà envie d’en écrire une avant même la rencontre) qui rassemblerait ce qui était le point commun de nos échanges. Je suggérais que l’on se nomme « Les Janette » et cette idée rassembla l’adhésion générale immédiate, mais il mettait par le fait même, un poids énorme sur les épaules de madame Bertrand. Je m’excuse ici à madame Bertrand de lui avoir indirectement causé de très nombreux soucis avec ce choix d’épithète de notre groupe.

Pour la petite histoire, je mentionnais aussi lors de ce maintenant légendaire repas que mon impression était que « les femmes voilées » étaient malheureusement et non intentionnellement ciblées par ce débat, alors que toutes les religions, sauf très rares exceptions, sont contre les femmes. Point à la ligne.

J’ajouterais aussi que l’une des vingt Janette du début dû se retirer et rester dans l’ombre par crainte de représailles de sa communauté musulmane. Elle est fréquemment intimidée par des islamistes parce qu’elle refuse obstinément le voile, qu’elle est femme d’affaires et n’est pas un homme et qu’elle refuse que ses filles aussi soient voilées. C’est d’ailleurs LE motif principal de son immigration au Canada. Elle n’en pouvait plus de vivre la montée de l’islamisme et son rejet des femmes dans son pays d’origine. Ce n’est pas l’avenir qu’elle voulait pour ses filles. Elle dut donc être remplacée pour qu’on puisse garder le chiffre magique de vingt, et c’est madame Filliatreault qui vint la remplacer. Or, madame Filiatrault n’était pas de ce souper, mais était tout à fait d’accord avec la lettre de madame Bertrand.

Il est aussi bon de noter que n’ayant pas de budget et d’organisation pour nous chapeauter, nous n’avions pas de firmes de RP, de plan de comm et de moyens financiers pour appuyer notre démarche. Que de la bonne volonté, de la passion et un objectif commun prolaïcité et pro égalité homme/femme à faire valoir. Bien qu’il y ait eu des déclarations malheureuses et maladroites dont nous nous sommes excusées, notre message sur l’égalité homme femme a sublimé le débat et à fait prendre conscience à la population de l’importance de l’enjeu pour l’égalité des sexes.

Par la suite il fallait un site web, une page Facebook, un groupe et une organisation pour faire la marche. Nous avons toutes collectivement contribué en temps, en idée, en disponibilité médiatique, en expertise, en passion et oui en argent. Pratiquement toute la coordination médiatique a été faite par madame Alepin. La coordination et consultation web était de mon ressort. Madame Snyder étant aussi « qui elle est », entière passionnée et déterminée, a aussi contribué en support logistique. Certaines filles (dont Valérie Vennes, Isabelle Le Pain, Joëlle Morin et Stéphanie Blais) ont passé plus de 12 heures par jour sur le web en tant que modérateur sur la page Facebook, une autre s’occupait du contenu et lire tous les articles fait sur nous. Nous n’avons pas toutes l’aura d’une madame Bertrand, c’est pourquoi elle a contribué de sa propre image plus que chacune d’entre nous. Toutes n’ont pas non plus mon expertise stratégique web et marketing et c’est pourquoi, à ce chapitre, je peux humblement dire avoir contribué plus que toutes. Mais c’est là la dynamique d’un groupe. Chacun y va de son effort personnel pour le bien de l’ensemble. C’était un effort improvisé, pour le bien de notre société et offert gracieusement par des femmes, pour des femmes, avec ce que chacune pouvait mettre sur la table. Et ce n’est pas fini…

Alors lorsque je lis que c’est une initiative télécommandée par le PQ, que c’est pour faire plaisir à monsieur dont madame Snyder est la marionnette ou que c’est madame Snyder elle-même qui a monté tout le truc, je trouve ça très « capilotracté » (tiré par les cheveux), sexiste, tendancieux et dégueulasse. Ça devait être dit et c’est maintenant aussi écrit pour la postérité.

Merci à toutes les Janette d’avoir mis vos efforts et votre passion dans cette prise de position politique. Merci à Marie-Anne Alepin d’avoir été l’étincelle initiale et merci à tous ces gens qui s’impliquent positivement et avec conviction à faire avancer leurs idées, quelles qu’elles soient. Et aux autres qui n’y voient que machiavélisme, vos efforts seraient sans doute mieux investis à faire avancer positivement la société au lieu de chercher des bibittes là où il n’y en a pas…

P.S.:

J’avoue, qu’avant de l’avoir rencontrée, j’étais contaminée par ces perceptions négatives qu’on aime bien propager à propos de madame Snyder « la nounoune » de service. Lors de ce souper, elle m’a très favorablement impressionnée par sa verve, son audace et sa présence. Elle y dit entre autres une phrase que je n’oublierai jamais « Vous savez dans la vie on peut se battre pour avoir raison. Mais moi je me fous d’avoir raison. Ce que je veux, c’est avant tout de gagner. Une fois qu’on a gagné, on pourra toujours dire qu’on avait raison ».

MAJ

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#Charte Analyse des sentiments exprimés sur les médias sociaux à propos de la Charte des valeurs

Mise en contexte :

Comme vous le savez déjà, je me suis exprimée pour La charte des valeurs québécoises et je faisais partie des 20 Janette qui ont signé la lettre de Madame Janette Bertrand, qui elle-même a généré un mouvement massif d’appui populaire.

Mais cela étant dit, ça ne m’empêche pas d’être « neutre » et « objective » lorsque vient le temps d’analyser ce qui s’est dit sur les médias sociaux. Par ailleurs, l’analyse que je vous partage plus bas a été réalisée par deux collaborateurs d’importance, qui n’ont aucun enjeu personnel ou corporatif avec les discussions autour de la Charte. Il s’agit de SAS Canada (client de longue date et SAS est le pionnier de l’analyse de données et de l’analyse prédictive) et de Inbox, entreprise française spécialiste de la connaissance clients et usagers et du big data également implantée au Canada et ayant développé un complexe algorithme sémantique francophone permettant de faire de l’analyse de sentiment en français (ce qui est très rare parce que la majorité des outils disponibles sont anglophones et n’ont pas la capacité d’analyse de sentiments et du prédictif).

SAS Canada et Inbox ont l’habitude de travailler entre-autres avec des grosses boîtes financières, d’assurances ou de commerce de détail, de médias internationaux et du secteur public. Ce sont eux entre autres qui font de la détection de fraude par l’analyse de très grands volumes de contenus (Big Data) pour les cartes de crédit ou les assurances. Grâce à sa technologie, Inbox a été la première source à identifier la fin de la récession en France, deux semaines avant tout le monde. Tout ça pour vous dire que lors d’une discussion avec SAS et Inbox sur la difficulté d’expliquer l’importance du « big data » à des clients potentiels (parce que ce n’est pas sexy) je leur propose d’utiliser leur technologie pour un sujet chaud de l’heure (comme la charte des valeurs québécoises). Ainsi, les gestionnaires pourront facilement comprendre en extrapolant, comment eux-mêmes pourraient bénéficier de la compréhension de ce qui se dit sur les médias sociaux, pour leur propre organisation. Voici donc le rapport d’analyse de SAS Canada/Inbox sur les discussions sur les médias sociaux à propos de la charte des valeurs.

Pour comprendre les graphiques

Voici une analyse de sentiment « Big Data » de différents thèmes discuté sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, blogue) à propos de la Charte des valeurs québécoises. Remarquez en abscisse « LE VOLUME DES MESSAGES » et en ordonnée « L’INDICE DE POSITIVITÉ DU MESSAGE » qui est aussi appelé « analyse de sentiment. Ceci est une version préliminaire de l’analyse, qui est toujours en cour. Étant donné que le projet de loi du PQ risque d’être déposé dans les prochains jours, un grand volume de commentaires continuera d’alimenter les discussions médias sociales. Pour comprendre comment se fait l’analyse de sentiment, je vous dirai qu’avec l’algorithme d’Inbox un terme comme « crise » contiendra 1000 paramètres différents afin de déterminer le contexte de ce mot spécifique et de savoir si on parle par exemple « d’une crise économique » ou si plutôt « il a pété une crise ». Leur analyse de sentiment est donc fiable à 85% et la marge d’erreur est la même pour tous. Aussi, si par exemple un twitt parle de Dalila Awada et qu’il contient un hyperlien vidéo, comme l’hyperlien et le vidéo ne seront pas analysés, ce ne sera que le contenu de la mise en contexte précédant l’hyperlien qui sera pris en compte.

Le corpus

Les sources suivantes ont été analysées:
• Twitter
• Facebook
• Forum Yahoo
• JM : Journal du Montréal avec 3 sous-forums:
• http://blogues.journaldemontreal.com/politique/,
• http://blogues.journaldemontreal.com/droitdecite/,
• http://www.journaldemontreal.com/auteur/richard-martineau )
• LP : LaPresse avec 3 sous-forums :
• http://blogues.lapresse.ca/boisvert,
• http://blogues.lapresse.ca/edito,
• http://blogues.lapresse.ca/avenirmtl )

Mon analyse

J’attire votre attention sur les diapositives 3, 4 et 5. Vous remarquez qu’elles sont des portraits des discussions médias sociaux des 14, 21 et 31 novembre octobre. Vous remarquerez sans doute aussi qu’au 14 octobre, la majorité des mots clés, personnalités et organisations associés au débat de la charte sont perçus très négativement. Par contre, après le 21 octobre, ces mêmes termes (en plus de celui de # Janette qui commence à apparaitre), font passer plusieurs mots du côté positif. Vous remarquerez aussi qu’étrangement, Charles Taylor est vu plus négativement qu’Adil Charkaoui, mais que son collègue Gérard Bouchard jouit d’une négativité beaucoup moins grande. Vous observerez sans doute aussi que le Conseil du Statut de la femme est l’entité la plus méprisée et que la CQCI est l’organisation qui récolte la plus positive des mentions sur les médias sociaux, mais vous observerez que le volume des messages qui y est associé est somme toute insignifiant comparativement aux Janette par exemple. Observez aussi que Les Anti-Charte et les pro-charte sont tous deux du côté négatif des discussions, que le volume des discussions est somme toute équivalent, mais que les pro-charte sont beaucoup moins détestées que les anti-charte. Finalement, les inclusives ont 10 fois moins de mentions que les Janette, et elles sont à peine perçues plus positivement que les Janette et elles sont toutes deux du côté positif des discussions. Je pourrais continuer de vous faire mes observations, mais vous comprenez sans doute maintenant le principe et je ferai cette discussion de vive voix la semaine prochaine lors d’une conférence au Salon BI. Donc bonne lecture et bonne analyse ?

 

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Ce billet a été repris intégralement par le HuffingtonPost

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Médias sociaux d’entreprise, mettre de l’humain en ligne

Je travaille depuis plusieurs mois avec une très grande entreprise à « haut risque communicationnel ». C’est qu’ils sont dans un domaine que les gens n’aiment pas. Ils souffrent du « syndrome pas dans ma cour NIMBY » bien qu’ils soient extrêmement écoresponsables, très bénéfiques pour l’environnement et qu’ils remplissent un rôle sociétal majeur. Mais les perceptions sont ce qu’elles sont … des perceptions.

 

Tout ça pour vous dire que depuis plusieurs mois je leur dit de « mettre de l’humain » au cœur de leur communication médias sociaux. Or, la semaine dernière, lors d’une réunion avec deux des gestionnaires de cette entreprise et leur fournisseur web, j’apprends que l’un des responsables TI a été un chanteur rap avec un certain succès. J’apprends aussi que le VP ressources humaines est guitariste rock & roll. Je découvre aussi que le responsable des communications et de la gestion du changement est un ébéniste amateur et un très grand amoureux du bois, sous toutes ses formes.

 

Ces clients sont éminemment sympathiques. C’est toujours un très grand plaisir de les rencontrer. D’apprendre ces détails, somme toute insignifiants, de leur vie personnelle, me donne encore plus le goût de travailler avec eux. Pourtant ça n’a aucun rapport avec ce qu’ils font dans la vie. Mais pour moi, ça les humanise encore plus. Ce ne sont plus que des gestionnaires efficaces et dédiés, ce sont maintenant des êtres humains avec des passions qui leur sont propres. Même qu’entre eux ils ne savaient pas la passion de l’autre avec qui ils travaillent déjà depuis plusieurs années. Peut-être qu’au prochain party de Noël un nouveau groupe de « rap&roll » verra le jour.

 

Ces détails « insignifiants » font souvent toute la différence en ligne. On aime travailler avec des gens, pas avec des « fonctions » ou des numéros.

 

Faut avoir l’humilité de l’anodin

 

Ce matin je partageais un excellent texte de Tara Hunt sur mes différents profils médias sociaux. Ce texte va directement dans la ligne de ce que je viens de vous raconter. Il s’agit de Those Who Stand for Nothing Fall for Anything sur LinkedIn. Au moment d’écrire ces lignes, je n’ai que quelques RT, j’aime ou + dans mes diverses plates-formes. Pourtant, un statut insignifiant comme

 

“Mon ciel matinal”

 

accompagné d’une photo du levé de soleil à mon chalet, récolte plusieurs centaines d’interactions web. Même qu’une cliente qui était très stressée et qui est très influente sur Twitter (plus de 100 000 abonnés) retwitt ma photo et me dit au téléphone qu’elle croyait que j’avais mis ce statut zen spécialement pour elle parce qu’elle est très angoissée ces temps-ci.

 

C’est vrai que ma photo est vraiment très belle et qu’on dirait presque que c’est une peinture. N’empêche que comparativement à l’article de fond de Tara Hunt, je ne trouve pas que ça fait le poids. C’est donc une leçon d’humilité que d’admettre que les contenus que je trouve fort, ont moins d’effet viral que l’anodin. Par contre, cet anodin participe à l’amélioration de mon “edge rank” dans Facebook et il permet à mes contenus plus spécialisés de mieux ressortir auprès des admirateurs de ma page. Il en va ainsi pour toutes mes autres plates-formes web. D’ailleurs, l’un des contenus les plus visités de mon blogue est ma recette de sauce ragu bolognaise. Je me répète ici encore, mais j’avais déjà expliqué “Mais que peut bien venir faire une recette dans un blogue marketing Internet?”.

 

En fait, il faut mettre de l’humain en ligne. L’humain, le “onlyness” dont parle madame Hunt et la passion, qu’elle quelle soit, c’est vendeur, c’est viral et ça touche les gens…

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