Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Edito sans question

PublicationWeb com des pourriels de commentaires de merde

Voici le cinquième spam de commentaires d’une compagnie de Québec qui commence à me faire vraiment chier. :

Bonjour,
Je suis Cristina Dumitru et nous serions interessés d’entrer en contact avec vous afin de vous proposer d’être un BLOGUEUR accredité de Publicationweb.com.
Nous vous remercions!
Cristina Dumitru
(418)-877-XXXX

Par curiosité malsaine, j’ai téléphoné à madame Dumitru pour savoir de quoi il en retourne et j’ai visité le site merdique (Publicationweb.com)de ces vendeurs de cochonneries inutiles pour gens d’affaires non éduqués aux réalités du web. Après une attente interminable, à mes frais, j’ai parlé à une madame Dimitru qui ne comprenait rien de ce que je lui disais et qui me coupe aussitôt pour me transférer à un gestionnaire qui me donne du « monsieur », gros comme le bras. Ça commence mal. De plus, il veut que je le paye pour apparaître dans l’une de ses sections vides. Allô la terre? Moi je ne paye pas pour apparaître dans les répertoires. Je ne l’ai jamais fait et je ne le ferai jamais. Je conseille d’ailleurs à mes clients de ne jamais le faire non plus, si ce n’est dans celui de Yahoo, et encore. Cessez donc de m’importuner avec vos pourriels merdiques et votre arnaque publicitaire Web pour imbéciles…

MAJ

Aucune des adresses de courriel présentées par PublicationWeb.com (notez ici que c’est la 3e fois que je les nomme en caractères gras, sans hyperliens. Google va aimer ça) ne fonctionne. De plus en plus merdique… On ne peut même pas les aviser par écrit qu’ils nous font chier. Google se chargera donc de leur apprendre l’heureuse nouvelle.

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À titre de conférencière Facebook Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis

Conférence sur Facebook, Cité par LePoint.fr et Radio-Canada

La semaine dernière, je participais à un débat Facebook, n’y avez-vous que des amis? C’est avec surprise, voire étonnement, que je remarque qu’un court résumé de nos échanges se retrouve dans le prestigieux LePoint.fr sous la plume du journaliste Guerric Poncet. Le monde est décidément plus petit que je ne le croyais!

Selon Jean-Hugues Roy, journaliste à la télévision de Radio-Canada, Facebook pourrait ainsi légalement récupérer et vendre une photo de votre bébé à une marque de couches, pour la promotion de leur dernière trouvaille. Cependant, de telles dispositions seraient peut-être jugées abusives dans le cadre d'une action en justice.

De son côté, le journaliste Patrick Lagacé a vertement critiqué l'insouciance de certains internautes, qui publient un grand nombre d'informations très personnelles sans se rendre compte des risques qu'ils encourent : "Quand on met tous les détails volontairement, c'est qu'on mérite de se faire voler (ses informations privées)", a-t-il asséné.
Michelle Blanc, consultante en stratégie, gestion et marketing par Internet, a rappelé que chacun "a le contrôle sur les informations" qu'il met en ligne, grâce aux nouveaux outils de protection développés par Facebook.
Conclusion unanime et logique de la conférence : "Il faut acquérir la culture de la protection des données personnelles." Au lieu de diffuser énormément d'informations privées, il faut les protéger, pour que seuls les destinataires puissent en prendre connaissance. Sur Facebook, l'utilisation des nombreux paramètres de protection de la vie privée est donc absolument indispensable.

La journaliste radio Gaëlle Lussia-Berdou a aussi interviewé les différents intervenants du débat pour l’émission Les années lumières de la radio de Radio-Canda. Vous pouvez entendre son reportage ici (MP3 13 :01 minutes)

MAJ

Le Journal de l’Université du Québec à Montréal, dans son édition du 28 avril, sous la plume du journaliste Pierre-Étienne Caza, fait aussi son compte-rendu de la conférence, en page 3 (DPF).

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Commerce de détail en ligne Marketing 2.0 Moteurs de recherche et référencement de sites Web Outils et références Référents statistiques des affaires électroniques Tourisme en ligne

Les outils de suivi statistiques Web

La semaine dernière, c’était la journée sur le 360 Web analytics d’InfoPresse. La journée était spécifique à la réalité de l’utilisation des outils statistiques d’analyse d’une présence web efficace. Les conférenciers locaux ont bien situé l’utilisation de ces outils dans le contexte d’affaires, mais c’est sans contredit l’évangéliste Google Avinash Kaushik que personnellement j’attendais. J’ai eu l’occasion de revoir bien des têtes connues et de serrer la mais au sympathique Stéphane Hamel. Je dois cependant avouer qu’une vieille routière comme moi est restée un peu sur sa faim. C’est bien de situer l’utilisation des outils stats dans un contexte d’affaires et de savoir comment vendre cette idée à son patron, mais quoi encore. Il n’y avait pas vraiment de trucs de pros, de révélations innovantes, de « how to » spécifique. Mais c’est peut-être la formule qui est faite ainsi ? Pourtant, monsieur Jacques Warren a demandé en début de session combien de gens avaient et se servaient de stats sur une base régulière et presque toutes les mains se sont levés. Où était donc le steak ?

Un gentil résumé des présentations a été fait par mes anciens associés d’Adviso Conseil ici, ici, et ici.

Le « steak » c’était peut-être une diapo spécifique d’ Avinash Kaushik qui présentait différents outils statistiques gratuits qui peuvent permettre aux entreprises de monitorer différents aspects d’un processus continu d’analyse statistique Web.

Ontils de statisiques gratuits

Puis cette autre diapo qui dévoile les outils que M. Kaushik préconise pour chacune des étapes statistiques.

Clickstream : Omniture, Google Analytics, Unica, Webtrends, Indextools, ClickTracks, CoreMe5trics, Gatineau

Multiple outcomes: iperceptions, ForeSee

Experimentation & Testing : Offermatica, Google website optimizer, Optimost

Voice oc Customer: iPerceptions, ForeSee, Ethnio,

Competitive intelligence: HitWise, Compete, Technorati

Foundational tools: Coradiant, Maxamine

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Gouvernement électronique Moteurs de recherche et référencement de sites Web Relations publiques Internet Technologies Internet Tourisme en ligne Veille stratégique et Internet

Primeur : Des sites du gouvernement du Québec squattés par des domaineurs

Domaineurs qui sqattent BonjourQuebec.com

Plusieurs sites appartenant au gouvernement du Québec sont squattés par des domaineurs qui les utilisent à des fins pornographiques, de jeux ou de redirections payantes. Ces domaineurs utilisent une particularité de la langue française (l’utilisation de l’accent aiguë) pour capturer les visiteurs qui peuvent taper directement l’adresse du site dans la barre de l’URL en y inscrivant machinalement l’accent. À titre d’exemple, l’un des sites gouvernemental les plus visités au Québec est BonjourQuebec.com. Ces filous ont donc légalement acheté BonjourQuébec.com qui est en fait un site pornographique vantant les mérites physionomiques de jolies demoiselles. D’autres sites tels que :

emploiquébec.net
hydroquébec.com
hydro-québec.com
lotoquébec.com
loto-québec.com
téléquébec.tv
investquébec.com

sont aussi squattés de la sorte.

Qu’est-ce qu’un domaineur ?

(selon Wikipedia)

Le mot Domaineur est dérivé de l'anglais Domainer.
Un domaineur est un entrepreneur ou un spéculateur spécialisé dans les noms de domaine; il enregistre (crée) ou rachète des noms de domaine dans le but d'en tirer profit. Il est souvent confondu à tort avec le cybersquatteur.

Avant le boom du CPC, les domaineurs se focalisaient sur les noms de domaine dits "génériques" tels que "acheter.com", "dormir.com", etc.
Depuis, beaucoup de ventes de noms de domaine concernent les noms recevant du trafic (tels que les sites ayant existé et dont le domaine n'a pas été renouvelé) car ces derniers peuvent rapporter plusieurs milliers d'euros par mois à leur propriétaire.

L'exemple type est une page dite de "parking" qui propose au visiteur un panel de liens publicitaires; lorsqu'un visiteur clique sur l'un de ces liens, une certaine somme allant de quelques centimes d'euro a plusieurs euros est reversée au propriétaire du nom de domaine.

Est-ce dramatique ?

Non en ce sens que ce n’est que plus ou moins 10% des internautes qui taperont directement l’URL d’un site dans la barre d’adressage plutôt que de le chercher dans un moteur de recherche et qu‘un pourcentage de ce nombre tapera cette adresse avec un accent. Cependant, pour BonjourQuebec qui reçoit plusieurs millions de visiteurs par ans, ces pourcentages infimes représentent tout de même un trafic potentiel suffisamment intéressant pour justifier une telle arnaque. Là ou le bât blesse est que certaines directives gouvernementales internes ont déjà incité (ici et ici) les Webmestres gouvernementaux à acquérir (on parle d’une vingtaine de dollars par an) leurs domaines accentués et que cela ne semble pas avoir été fait. À leur décharge, il est aussi bon de rappeler que bien que ces sites soient sur le Web, les moteurs de recherches ne les prennent pas encore en compte notamment puisque les organismes de standardisations internationaux (notamment IPV6) ne se sont jamais entendus sur l’utilisation de ces caractères.

Cette information est donc anecdotique, mais témoigne tout de même du peu de vision proactive de certains webmestres gouvernementaux et inciteras certainement les entreprises qui possèdent des caractères accentués dans leur marque de commerce, à protéger dès aujourd’hui les domaines accentués qui pourraient y être associés.

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Blogue politique et internet

Sondage sur les blogues politiques

L’une de mes Alma Mater, l’Université Laval, m’interpelle afin de diffuser l’information qui suit :

   

Le Groupe de recherche en communication politique de l’Université Laval veut rejoindre des blogueurs voulant participer à une étude pionnière sur la composition de la blogosphère politique citoyenne québécoise (no. d’approbation éthique : 2008-070, 2 avril 2008). 

Les blogueurs volontaires doivent être âgés de 18 ans et plus, résider au Québec, avoir le droit de vote au Canada et publier un blogue indépendant dont le contenu est majoritairement ou fréquemment (plus d’une fois par semaine) consacré à la politique québécoise, canadienne et/ou internationale. 

Les participants répondront à un sondage électronique recensant entre autre leur profil sociodémographique, leur comportement politique et les motivations qui les conduisent à produire un blogue politique. Notre enquête comporte 58 questions, dont la majorité présentent un choix prédéterminé de réponses. Toutefois, quelques questions ouvertes permettront aux répondants d’exprimer plus librement leur opinion sur certains thèmes couverts par l’étude. 

Toutes les personnes intéressées sont invitées à remplir le sondage électronique disponible sur le site du Groupe de recherche en communication politique à l’adresse suivante : http://www.com.ulaval.ca/chaires_groupes/grcp/index.php  

L’étude prend fin le 1er mai 2008.

 

Comme les blogues politiques ne foisonnent pas encore au Québec, si on le compare à la France ou aux É.-U., cette étude pourrait peut-être expliquer cette disparité ou à tout le moins, nous éclairer sur cette dimension de la blogosphère québécoise. Il est certain que si les partis politiques sont eux aussi médiocres quant à leur présence bloguosphérique, ce n’est pas la population, par son militantisme bloguesque, qui leur pousse dans le cul! M’enfin…

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Innovation Marketing Internet Moteurs de recherche et référencement de sites Web Technologies Internet Veille stratégique et Internet

Rushmoredrive, un moteur de recherche pour Afro-Américains

C’est avec surprise que je prends connaissance dans un article de l’Atelier, de l’existence d’un moteur de recherche propre aux Afro-Américains, le Rushmoredrive.com.

Ce site est le premier moteur de recherche dédié exclusivement à la population afro-américaine ; il est basé sur des algorithmes qui recoupent les sites les plus visités par la communauté noire. Ce nouveau moteur combine des résultats de recherche classiques ainsi que des données spécifiquement tournées vers les intérêts des afro-américains. Cette communauté passe 72% de temps en plus sur le web que le reste de la population américaine, en s'intéressant particulièrement aux sites dédiés à la santé, la finance, les divertissement, la musique et le sport.

Va-t-on maintenant assister à l’émergence de moteurs de recherche pour les femmes, les homosexuels, les handicapés et les autres groupes sociaux démographiques spécifiques ? Il est vrai que déjà Google se subdivisait en différents moteurs orientés par la géographie. Il est aussi vrai que plusieurs cultures régionales ont leurs propres outils tels que LaToileduQuébec ici ou Baïdu en chine. Mais de découvrir qu’à l’intérieur d’une communauté géographique ont spécialise des outils de recherches pour une catégorie sociodémographique, en terme marketing cela va de soi, mais ça me surprend tout de même.

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Edito sans question Personnel et peut-être même hors sujet

Pour le français sur le Web

Je ne suis pas la plus nationaliste, je n’écris certainement pas à la perfection et mes billets, twitts et statuts Facebook sont souvent pleins de fautes et de coquilles. Je suis cependant fière de prendre ma place sur le Web en tant que francophone. Je trouve ridicule de voir autant de francophones se positionner presque exclusivement en anglais sur ces médias. Oui je comprends les obligations de la loi du marché et je comprends qu’au Québec, on baigne dans une mer anglophone. Je comprends aussi que c’est à nous francophone, de parler anglais aux anglos puisqu’eux, ne font que très rarement l’effort de nous comprendre. Cependant, je fais ici un coup de gueule pour rappeler à mes collègues blogueurs, trwitteurs, Facebookiens et autres, que notre langue est belle et que nous sommes aux premières lignes pour la défendre et pour qu’elle prenne sa place sur le Web. C’est juste un élan du cœur en voyant tous ces twitts anglais, venant de francophones…

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Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Outils et références Relations publiques Internet statistiques des affaires électroniques Stratégies de commerce électronique Tourisme en ligne Twitter ou le microblogging Veille stratégique et Internet Web 2.0

Pour ou contre le microblogage en termes marketing

Je ne me posais pas encore la question puisque je n’observe et n’expérimente le phénomène que depuis quelques semaines. Mais ce sont des billets d’Éric Baillargeon et de Damien Vanachter qui m’incitent à prendre parti. Il est clair que les entreprises se devront de monitorer ce qui se dit sur eux dans la microblogosphère et qu’à l’instar de Club Med, ils pourraient même y prendre une part active. Cependant, comme le remarque à juste titre Éric:

Mais avec le micro-blogging qui limite nos messages à moins de 200 caractères en général, l'utilisation de service de compression d'URL devient une plaie pour tous ceux qui suivent leurs statistiques de fréquentation de leur site.

Des dizaine de milliers de référents sont rendus ainsi invisible à chaque jour. Et plus votre site cible la "Geekosphère", plus c'est vrai.

Cependant, pour les URL que vous raccourcirez vous-mêmes, vous pouvez toujours utiliser Tweetburner afin d’en suivre les statistiques. Mais il est vrai que si quelqu’un d’autre pointe vers votre propriété web à l’aide de ces outils, ça va compliquer l’analyse des référents. À contrario, comme le souligne Damien :

Mais en ce qui concerne tout le reste, et notamment les discussions que nous lançons sur nos blogs et celles auxquelles nous participons ci et là sur la toile, il apparaît de plus en plus futile de vouloir “contrôler” l’endroit où elles prennent place (cfr. l’activité de ce week-end sur la blogobulle tech US en ce qui concerne des services comme FriendFeed ou Shyftr). Il s’agit en quelque sorte du “step 2″ dans l’ère de la participation (le 1er étant la libération des contenus et leur syndication par flux RSS).

Tout comme refuser de mettre des liens dans ses articles (par peur de “faire fuir SON audience”) conduit inexorablement à faire de son site un cul-de-sac sans intérêt, tenter de canaliser l’ajout de commentaires exclusivement “sur” ceux-ci castre la discussion, l’empêche d’essaimer, de “faire des petits”, de quitter en fait le giron de son initiateur pour trouver écho ailleurs, autrement, avec d’autres arguments, d’autres intervenants, dans d’autres langues …

Finalement, le microblogage, tel qu’il s’exprime notamment dans Twitter, changera encore une fois les potentialités d’actions marketing et de suivi statistiques, mais une chose est certaine, comme l’affirme d’ailleurs Damien :

En bref, tout cela n’est qu’une question de “lâcher prise”, d’acceptation d’une perte de contrôle … si les médias traditionnels ont dû faire leur deuil du monopole de l’information, les bloggeurs vont à présent devoir faire le leur de celui de la conversation.

Et les marketeurs aussi, évidemment…

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