Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Personnel et peut-être même hors sujet

Journaliste versus blogueur = un poids deux mesures

Sur Twitter, un chameau me traite de pute à clic parce que j’ai le mauvais goût de publier mon billet : Journal de Montréal, 2 ans de lock-out et des révélations surprenantes aujourd’hui. Pourtant, il y a une ribambelle d’articles journalistiques tous plus favorable à la position syndicale des lock-outés les uns que les autres aujourd’hui. Certains ne font que mentionner la date anniversaire et d’autres, font le procès d’intention de PKP. Tous (y compris moi) n’aiment certainement pas qu’un conflit perdure. Ce n’est pas bon pour l’économie, pour le patronat ou pour le syndicalisme. Mais je ne suis pas obligée d’être en accord avec le « bashing facile » contre « l’empire Quebecor ». Si je mets en ligne ce billet aujourd’hui je suis « une pute à clic ». Mais tous les médias qui en parlent en ne donnant qu’un côté de la médaille aujourd’hui on appelle ça comment? Aussi, contrairement à un journaliste, je suis PERSONNELLEMENT responsable de mes propos et de ceux que je publie ici. Il se peut que je reçoive une mise en demeure, une poursuite, un bâillon. C’est moi seule qui devrais me défendre. Pas de fond de grève ou d’avocats payé par mon patron pour me soutenir dans ce que je pourrais avoir comme conséquences de mes actes. Ça me rappelle cette histoire avec ma copine Renée Wathelet, dont on a finalement reconnu la culpabilité du tueur (qui je le rappelle avait aussi tué sa propre mère à coup de marteau) et dont les médias le lendemain de sa mort insinuaient qu’elle avait été l’amante de son assassin et qu’elle avait peut-être été la propre instigatrice de sa mort. Quelques semaines plus tard, on s’offusquait que la mort de Lhassa de Sela ait été coulée dans les blogues (après que sa propre famille ait informé les gens de cette mort sur Facebook) sans respect pour la vie privée de la famille de la défunte, comme l’auraient respecté les médias.

Moi j’appelle ça un poids deux mesures.

Si quelqu’un meurt et est l’ami des journalistes, on n’en parle pas. Si quelqu’un meurt et est un illustre inconnu de la gent journalistique, on écrit ce que l’on veut, car ça, c’est de la nouvelle. Si un conflit perdure et qu’il touche la gent journalistique, on va en parler abondamment en ne montrant qu’un côté de la médaille (celui de la gent journalistique), mais si un blogueur OSE présenter l’autre point de vue, c’est un taré qui ne veut que du clic…

P.-S. Je suis souvent à contre-courant « de la croyance populaire ». J’ai un certain don pour la polémique, mais j’aime bien les analyses qui sont dosées. Depuis que ce conflit existe, je n’ai jamais vu (outre dans le Journal de Montréal) d’analyses du côté patronal de cette situation conflictuelle. Mon billet n’est pas une vision neutre non plus. Il a au moins le mérite d’être clair dans son préambule et d’exposer mon biais. Les communications que j’ai mises en ligne me sont venues d’un contact sans que je ne les sollicite. Ce contact s’est déjà révélé fort pertinent à d’autres occasions et j’ai pu vérifier ses dires. Certains des éléments du billet Journal de Montréal, 2 ans de lock-out et des révélations surprenantes m’ont aussi été confirmés par d’autres sources. À mon titre j’ai ajouté le qualificatif « surprenantes ». J’ai des connaissances qui travaillent au Journal de Montréal et je sais que la situation est pénible et je souhaite de tout cœur et sincèrement que ce conflit se règle. Voilà…

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Personnel et peut-être même hors sujet

Journal de Montréal, 2 ans de lock-out et des révélations surprenantes

Dévoilement : Je ne suis pas reconnue pour être prosyndicale. Certains de mes clients me disent être fiers de Pierre-Karl Péladeau qui se tient debout devant les « méchants syndiqués ». QMI et ou Le Journal de Montréal et ou « des employés de l’empire » n’ont rien à voir avec le billet qui suit. Par ailleurs, j’ai travaillé pour différentes composantes de Quebecor et mon livre est édité chez eux.

Cela étant dit, je sympathise avec les employés du Journal de Montréal qui est en lock-out depuis maintenant 2 ans. Pour comprendre ce conflit, voici quelques échanges « confidentiels » que j’ai eus avec un interlocuteur qui va demeurer caché. Dans un conflit syndical, comme dans un conflit matrimonial, il y a toujours 2 côtés à une médaille. Voici la version de l’un des deux côtés, que l’on ne voit pas vraiment souvent.

1re série d’échanges
Interlocuteur :

C’est courageux de s’attaquer au syndiqués du JDM.

Je connais bien le dossier car (supprimé) la négo. Il y a tant de dessous à cette histoire.

En exemple, les journalistes n’étaient pas vraiment concernés par la négo, mais il ont décidé de faire une grève sympathique. PKP voulait réinvestir et embauché.

Mais les photographes ne voulaient pas écrire un paragraphe pour expliquer les images quand le journaliste était absent. Et le contraire est vrai. Le journaliste prend pas de photos. Donc impossible d’acheminer un contenu rapide à la rédaction

Toutefois, ils ont débuté avec un fond de grève de 26 millions et ils touchent 76 % de leur salaire régulier. Sauf que… la majorité des employés sont de la vieille gang qui sont près de prendre leur retraite. Comme il n’y a pas vraiment eu de roulement de personnel, à cause des conditions qui sont les meilleures, les vieux ne veulent pas que le fond de grève aboutisse dans les mains des jeunes. Non c’est à eux. Donc, confort en attendant.

(supprimé) rencontre des grévistes et ils en rient… tu vois le genre !

moi

Je suis au courant des dessous et du fait qu’ils voulaient sauver des jobs de téléphonistes à 60K pour prendre les appels des petites annonces

Interlocuteur

60k… il y a des téléphonistes qui gagne dans le 100k, 4 jours semaines.

Là ou le système se fait crosser s’est avec la semaine de 4 jours. Si une personne entre la 5e journée, l’avant-midi est a temps et demie et l’après midi à temps double. Donc ils se sont monté un système qui fait en sorte de s’échange des 5e journées.

Un concierge gagne au delà de 70k et il ne change pas les ampoules. Un pressier, s’il neige dehors peut appeler un taxi au frais du journal.

moi

est-ce que je peux citer ton courriel dans mon blogue en enlevant ton nom?

Interlocuteur

Wep 🙂

2ieme série d’échanges
Interlocuteur

P’tit scoop de l’interne du JDM.

Les bons employés, presque retraités, qui normalement devraient revenir après le conflit, ne veulent pas régler.

Ils sont dérangés par le fait de ne pas recevoir le rachat de 1 an et demi de salaire. Ce que les moins bons, selon le choix du syndicat et de Quebecor, vont recevoir à leur départ.

Ils se sentent pénalisés de perde ce cent quelques-milles dollars. Donc, c’est une guerre interne entre les journalistes et les employés de bureau.

Les revenus ont chuté de 20 millions depuis 2008.

Ça reste anonyme pour mon nom, (supprimé).

Pi lache pas le bon boulot, c’est inspirant.

moi

Dis-moi en plus ce n’est pas clair?

Interlocuteur

Actuellement, la guerre prend entre les syndiqués.

Les journalistes de talent seront réengagés, et plusieurs vont prendre leur retraite d’ici 2 ans.

Mais, ça leur tente pas de travailler ces 2 années alors que les moins bon seront retournés chez eux avec beaucoup d’argent. Il veulent toucher le boni de départ et laisser les jeunes continuer.

Donc, ils ne s’entendent pas sur les propositions syndicales.

Le fond de grève qui était de 26 millions a été construit avec les vieux de la vieille. Ils ne veulent pas que le fond servent a des plus jeunes.

Ils ont 76% du salaire Net, donc, plus que lorsque ils ne sont pas en grève.

En fait, vidéotron est maintenant localisé dans les anciens bureaux de la comptabilité et ils ont démoli d’autres espaces pour de la location. Donc les commis a la comptabilité n’ont plus de bureaux.

Québécor demandaient au journaliste de faire parvenir une photo avec leur texte s’ils arrivaient sur un incendie avant le photographe. Pour nourrir Canoe et LCN. Et au photographe de faire un court texte s’il arrivait avant le journaliste. Ils ont refusé. Pas ma job.

Bref…. encore un an selon ma source

MAJ
Ça m’avait échappée, mais le débat de fond sur le conflit au Journal de Montréal a déjà eu lieu sur un autre blogue. Celui de Jean-François Lisée. C’est le commentaire du journaliste Jean-François Codere de RueFrontenac qui me l’indique à la suite de ce billet.
Je vous invite donc à lire :
PKP répond aux cinq questions: c’est quatre fois Non
Conflit JdeM: Mme CSN répond à M. PKP

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Blogues d'affaires Commerce de détail en ligne Marketing Internet Moteurs de recherche et référencement de sites Web Stratégies de commerce électronique

Le référencement, c’est comme le jardinage

Chaque client est différend et chaque environnement compétitif, a ses contraintes, ses enjeux, sa complexité et ses défis. Le référencement a longtemps été le fer de lance d’une présence Web efficace. On engageait quelqu’un qui faisait une analyse compétitive des mots-clés, optimisait le site pour qu’il soit visible aux moteurs de recherches, optimisait les balises dans le code d’une page et le tour était joué pour un certain temps. Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui. La raison est que bien des entreprises ont compris que le positionnement naturel, c’est comme le jardinage. C’est une activité marketing qui demande du temps, de l’investissement continuel, de l’amélioration continue. En clair, il faut produire des contenus sur une base régulière et acquérir des hyperliens externes continuellement. Le temps ou on optimisait un site et qu’on pût le laisser aller pour plusieurs semaines ou plusieurs mois est révolue (c’est évident que si vous êtes dans une superniche avec aucun compétiteur c’est une chose bien différente, quoi que si vous êtes dans cette super niche, est-ce que les gens vous chercheront vraiment? Tout ça pour vous rappeler qu’un blogue en sous-domaine d’un site Web, ça demeure un outil de gestion du référencement efficace et performant, pourvu que vous sachiez écrire pour le Web, que vous fassiez des commentaires sur d’autres blogues et que certains autres critères d’efficience Web soient mis en place. Vous pouvez d’ailleurs lire ou relire Bloguer pour vendre (PDF), mon chapitre du collectif Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires.
Les clients qui me téléphonent pour me demander « combien ça coûte pour référencer mon site Web » c’est comme s’ils me disaient je veux planter des fleurs dans un jardin, mais je n’ai vraiment pas le goût de sarcler, d’engraisser, d’arroser et d’entretenir… Dans ce cas, demandez plutôt combien ça coûte pour avoir un jardinier à temps plein…

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Personnel et peut-être même hors sujet

Textez comme des fous, la campagne

Je suis très consciente des besoins criants du secteur de la santé mentale. J’ai moi-même déjà subi une grave dépression que l’on nomme la dysphorie d’identité de genre, j’ai un frère qui est schizophrène, et j’ai déjà été conférencière d’ouverture (keynote speaker) à la International Conference on the Use of the Internet in Mental Health (tel que j’en parle dans mon billet : Ma conférence Using blogs as support tools : Santé mentale et Internet.
C’est donc avec grand plaisir que je vous informe de la campagne Textez comme des fous (cause pour la cause de Bell Canada) et que je reproduis ici un message reçu dans Facebook de madame Julie Couture (avec permission de publier).
Julie Couture

Bonjour Michelle,
Je me permets, naïvement(!), de communiquer avec vous.
Je travaille à l’Hôpital Louis-H. Lafontaine et la cause de la santé mentale me tient, professionnellement et personnellement, très à coeur.
Le 9 février prochain, Bell Canada, versera 0,05$ par textos envoyés et par appels interurbains faits par ses clients à la cause de la santé mentale.
J’ai créé un « événement facebook » afin d’inviter amis, collègues et proches à participer à l’événement et à propager la « bonne nouvelle ».
J’ose donc pousser mon initiative jusqu’à vous inviter personnellement à participer à l’événement que j’ai choisi d’intituler « Textez comme des fous! » 😉
Merci beaucoup,
Avec tout mon respect,
Wahoohooo!
Julie Couture,
agente d’information à l’Hôpital Louis-H. Lafontaine et… humaine sensible à la souffrance des personnes et des familles qui traversent ce genre d’épreuve.

Textez comme des fous!

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Lieu :Partout!

Heure :9 février 2011 00:30

Moi

Si vous me permettez de faire un billet de votre courriel, ça me fera grand plaisir 🙂

Julie Couture

Oui, certainement!
Merci beaucoup (sincèrement)!
Bonne soirée!

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Commerce de détail en ligne géolocalisation Innovation Technologies Internet

Groupon, précisions additionnelles sur le pourquoi Groupon ça me fait rire

Comme suite à mon billet Groupon ou pourquoi ça me tape déjà sur les nerfs, j’ai de nombreuses réactions que je trouve savoureuse et qui m’incitent à vous donner à tous la chance de lire ces commentaires et ma réponse à ceux-ci en en faisant un billet spécial.

@Josée @Olivier Mais à quel endroit je parle de social shopping dans mon billet sur Groupon? Vous avez raison, ce n’est pas du social shopping
@Cedric des fois faire de la vulgarisation ça peut permettre d’expliquer simplement les choses pour que tout le monde comprenne. Mais juste pour toi, Groupon n’est pas suffisamment géolocalisé ou personnalisé en fonction des goûts du consommateur par exemple. D’offrir un rabais pour faire ajuster son vélo alors qu’il fait -20c dehors ce n’est pas des plus à-propos (ce qui sous-tend que le synchronisme promotionnel des offres est à revoir). Que Google mette cette promo en page frontispice et envoie 2000 personnes dans un resto de 20 places, je ne suis pas certaine que ça fasse avancer la promotion ce qui amène l’autre point, à qui s’adresse du côté marchand ce genre de site? À la PME de détails, aux gros détaillants à la GAP comme le suggère Techcrunch dans le commentaire du pote Étienne Chabot?
@Etienne, il me semble que j’ai clairement dit que c’était un avis de consommatrice. Mais à la lecture du commentaire que je viens de faire, tu comprendras que je ne suis pas non plus chaude à l’idée de ce type de site dans un contexte d’affaires.
@IDDKO Je suis tout à fait d’accord avec vous
@Tous ce n’est pas parce que Techcrunch, Wall Street Journal ou autre bonze de l’analyse techno encensent une techno que je suis obligée d’être d’accord avec eux et il est vrai que l’on ne doit pas se fier à ses propres goûts pour aider une entreprise à faire de bons choix marketing. Cependant, je garde tout de même une certaine ouverture en disant dans le corps de mon billet « Pour une entreprise, Groupon peut avoir un certain intérêt »
@Valérie oui j’ai des préjugés et oui la danse de poteau est certainement une activité très exigeante au niveau physique. Mais ça reste de la danse de poteau qu’on fait maintenant passer pour une nouvelle forme de Taï-Chi. Oui le viagra permet à plusieurs hommes de rester « virils » plus longtemps, mais les pubs de viagra me font toujours rire et si on déguise ça comme un outil d’amélioration de l’unité conjugale, ça va être sans doute « cute » et « vrai » mais ça va me faire tout de même rire aux éclats. C’est comme le gars qui est laveur de vaisselle et qui se présente comme un opérateur de machine fixe…

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Groupon ou pourquoi ça me tape déjà sur les nerfs

Groupon est l’une des nouvelles « darling » technos du moment. C’est une sorte de « publisac » électronique qui nous promet des économies, des offres, des surprises extraordinaire. Le problème avec Groupon est que dans une ville comme Montréal, de trouver 365 deals « super incitant » par année n’est pas une mince affaire. Que Montréal est une grande ville et que je ne la traverserai pas pour économiser $14 du $35 que coûte une mise au point de mon vélo, en plein mois de janvier et que déjà il y a une surabondance d’offres promotionnelles toutes soi-disant plus alléchante les unes que les autres (je parle ici en tant que consommatrice il va sans dire). Pour une entreprise, Groupon peut avoir un certain intérêt et permettre d’attirer de nouveaux clients et de se faire connaître, mais je n’ai malheureusement pas les détails de combien ça coûte.

Croyez-le ou non, mais Google a offert d’acheter Groupon pour 5.3 milliards et l’offre a été rejetée???
Je me demande vraiment si ce sont les gens de Groupon ou de Google qui en fument du bon?

MAJ
Via un twitt du copain Patrice Leroux

un cours de danse poteau avec ça?

PRT @MichelleBlanc: Groupon ou pourquoi ça me tape [...] htt... on Twitpic

TROP DRÔLE

MAJ 2
Grâce aux potes Facebook et Twitter, voici 2 autres offres d’aujourd’hui de compétiteurs de Groupon, qui montrent un peu le ridicule ou la redondance de ces modèles d’affaires.
Tout d’abord, Living Social Montréal offre un rabais substantiel de 50% à l’achat de crème glacé (je note pour les archives qu’il fait présentement -10c à Montréal)

Aussi, l’autre pertinent Tuango, qui offre un rabais pour des cours de « pole dancing » (cette fois-ci ce n’est pas moi qui fait des blagues avec la discipline du « pole fitness » comme il question dans les commentaires).

Mes conclusions :
Peut-être suis-je complètement biaisée dans mon analyse puisque je me laisse vilement être atteindre par mon opinion de consommatrice plutôt que par une recherche de marché rigoureuse que je n’ai pas faite pour ce billet et que nous assisterons à la réouverture hivernale du bar à crème glacé du coin et je prédis que les centres de pole dancing, pole fitness, danse de poteau et poteau acrobatique deviendront bientôt peut-être aussi populaire que les salons de bronzage ou encore qu’ils feront fureur à la grandeur du Québec comme l’ont fait les mini-puts il y a 20 ans…

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À titre de conférencière

Réflexion sur le changement

Je réalise de plus en plus que « le changement » a toujours été au cœur de ma vie. Les deux livres qui ont eu le plus d’impact sur moi sont Siddharta de Hermann Hesse et Le changement paradoxe et psychothérapie de Watzlawick. J’ai effectué de nombreux changements d’adresse (c’est pourquoi les zigotos qui croient avoir trouvé mon adresse sur le Web se trompent tout le temps) et j’ai été confrontée à l’un des changements les plus drastiques qu’une personne puisse affronter (changer de sexe) et j’ai dû m’y adapter. Le changement fait toujours peur, mais il est au cœur de l’évolution de la personne et des sociétés. La seule chose qui est stable est la certitude du changement et de la résistance que celui-ci entraine inévitablement. J’aide les entreprises à changer la perception de leur situation stratégique, marketing et ou communicationnelle web. J’aide les entreprises à s’adapter aux changements structurels profonds que peut vivre leur industrie. J’analyse et observe aussi les changements technologiques et les impacts organisationnels et sociétaux qu’ils entraînent. Je n’ai donc pas peur des changements et je les attends toujours de pied ferme et résolu…
(Cette réflexion m’est venue comme suite à un courriel de LinkedIn m’informant que 580 de mes 1642 contacts avaient changé d’emplois en 2010)

Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement. — Francis Blanche

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Blogue Blogues d'affaires Médias sociaux Web 2.0

Web 2.0, médias sociaux et réseaux sociaux

En prévision d’une table ronde à laquelle je participerai la semaine prochaine pour Ciné-Québec, on me demande quelle est la différence entre médias sociaux et réseaux sociaux et en prime, je vous ajoute le Web 2.0 et quelques autres définitions. .

Alors, allons-y. Le Web 2.0 est une série d’observations des sept compétences qui ont permis aux survivants de la bulle techno des années 2000, de devenir florissante en 2005 et a été inventé par Tim O’Reilley cette même année. De mes archives, le billet de 2005 Qu’est-ce que le Web 2.0, est assez explicite sur ce que c’est. Comme je l’expliquai aussi en 2007 dans le billet Qu’est-ce que le Web 2.0, redux, les médias sociaux sont une conséquence du Web 2.0, mais ne sont pas le Web 2.0. Les médias sociaux sont donc différentes technologies qui permettent à un néophyte, le partage d’information, la création et mise en ligne de contenus et l’interaction sociale. Visitez Wikipedia à l’onglet médias sociaux pour en avoir une définition plus étoffée (et merci au contributeur qui a ajouté l’une de mes conférences en pièce jointe à cette définition. Juste avant que mes détracteurs ne l’effacent). Les réseaux sociaux (qui sont souvent mis pour synonyme des médias sociaux) sont quant à eux l’ensemble des intervenants individuels ou organisationnels faisant partie d’un même groupe social (le réseau social) sur un ou des médias sociaux. Voilà,
En prime, le réseautage social est l’acte de faire des relations avec des individus ou des organisations (via les médias sociaux par exemple) et le web social est un ou plusieurs lieux de socialisation en ligne.

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Blogue Blogues d'affaires Facebook Médias sociaux Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique Twitter ou le microblogging Web 2.0

cyberintimidation et triangle dramatique, dit aussi Triangle de Karpman

Étant donné ma notoriété et mon statut de nouvelle femme, de plus en plus souvent je reçois des messages haineux sur Twitter, dans mon courriel, sur Facebook ou autre présence Web. Comme il est suggéré dans l’approche valorisée par la US Air Force et dont je parle dans les billets US Air Force, Vos enjeux de relations publiques 2.0 peuvent difficilement être pires que les leurs et La US Air Force fournit des outils pour les blogueurs d’affaires, il est suggéré de ne pas réagir aux trolls et aux intimidants (dans le sens anglophone de haters ). Dans un contexte d’affaires, cela est très certainement justifié. Par contre, dans un contexte personnel (et quelquefois dans un contexte d’affaires) cela peut être plus difficile s’il s’agit de menaces, de diffamation, d’intimidation ou simplement parce que l’harceleur touche un point sensible avec une méchanceté évidente. Ici et ailleurs, j’ai quelquefois réagi à ce genre de connards. J’ai intenté une poursuite au civil en diffamation et fait deux plaintes officielles à la police, seulement que dans les derniers douze mois. J’ai aussi mis en évidence certains de ces contenus haineux sur ce blogue et ailleurs. Le problème avec ça est que ça peut donner l’impression que je suis une tigresse aux aguets qui réagit à tout bout de champ. Les gens voient mes réactions, mais n’ont pourtant aucune idée du flot d’insultes et de contenus méprisant dont je ne parle pas et sur lequel je ne réagis jamais.
On dira aussi « elle voulait être veudette, ça vient avec donc pourquoi elle joue à la victime? ». C’est un bon point sauf que je ne joue pas à la victime. Je suis effectivement une victime de messages haineux (et même de menaces de mort) et ce n’est pas parce que je suis devenue populaire que ces intimidations soient justifiées ou justifiables. Dans tous les cas, je me dois de me protéger et de développer des mécanismes de gestion du mépris. J’en parle avec mon psychologue et évidemment, de relativiser le mépris, de le comprendre, d’imaginer sa (ou ses sources), de focaliser sur la montagne de messages positifs et d’amours que je reçois tous les jours ça aide énormément. Je vais aussi débuter des cours de Yoga afin de me protéger de ses énergies négatives. Mais je viens de découvrir le triangle dramatique, dit aussi Triangle de Karpman qui pourra certainement m’aider (et sans doute vous aidez aussi) à agir avec plus d’efficacité sur ces messages haineux.
Le triangle de Karpman qu’est-ce que c’est
Wikipedia dit :

L e Triangle dramatique, dit aussi Triangle de Karpman, est une figure d’analyse transactionnelle proposée par Stephen Karpman en 1968 qui met en évidence un scénario relationnel typique entre Victime, Persécuteur et Sauveur (ces rôles étant symboliques, une même personne peut changer de rôle).
C’est une schématisation qui tend à exprimer que si une personne utilise un de ces rôles (par exemple la victime), elle entraîne l’autre à jouer un rôle complémentaire (le Sauveur ou le Persécuteur). L’expression de ce scénario permet de déceler la mécommunication : on peut souvent l’utiliser pour exprimer les mécanismes ayant généré un conflit.
(…)
Un exemple : S1 affirme à S2 :  » Tu n’as pas honte de refuser de manger ces bons haricots verts ? Quand je pense aux efforts que Pépé a faits pour les semer, les desherber, et les ramasser alors qu’il a mal au dos, tu me fais de la peine !  » Dans cet exemple, où le grand-père (décrit en Victime) est bien sûr absent, le parent S1 qui gronde l’enfant S2 aurait tout aussi bien pu évoquer la personne qui a fait l’effort de cuisiner, ou n’importe qui d’autre, comme victime du bourreau… Nous ressentons dans de telles circonstances l’envie de dire :  » mais ça n’a rien à voir !  » au manipulateur S1, qui se fait passer ici pour un Sauveur, alors qu’il fait pression de manière indue (il serait possible de parler de l’utilité qu’il y a à goûter de chaque plat, ou d’avertir l’enfant que s’il refuse totalement les haricots il n’aura pas à réclamer une seconde part de dessert, etc. ce qui serait une manière moins détournée de gérer le refus d’un enfant de manger ce qui est proposé…).

Une fois qu’on a compris ce type de mécanisme dans la cyberintimidation, comment s’en sortir?
C’est ce qu’explique admirablement bien executivecoaching.be dans l’article Pour détecter et sortir des jeux de pouvoir en entreprise

Comment s’en sortir ?
Lorsque vous estimez être pris dans une situation de triangle dramatique, et ce quelque soit le rôle que vous y jouiez, vous avez la capacité de vous en sortir. Le moyen le plus radical est la fuite. Quoique nécessaire dans certaines situations, cette attitude risque de ne pas résoudre le problème qui se répétera à l’envi.
Voici une technique en cinq étapes pour non seulement vous dégager personnellement d’une telle situation inconfortable mais aussi pour la désamorcer efficacement, pour le bien de tous. Cette technique part du postulat que les trois protagonistes sont si étroitement reliés entre eux que le changement de comportement d’un d’entre eux aura un impact sur les autres.
– Etape 1 : Tout d’abord, il convient de ressentir le déplaisir croissant suscité par le jeu de pouvoir en action. La prise de conscience de ce malaise va nous pousser à réagir et à provoquer un changement, quitte à devoir traverser un moment d’inconfort.
– Etape 2 : Avant de réagir, il est utile de prendre du recul par rapport à la situation et d’identifier le rôle présent de chacun, y compris de nous-même.
– Etape 3 : Nous établissons mentalement une stratégie d’intervention selon nos aptitudes, notre humeur du moment, les autres protagonistes et la situation en jeu : humour, expression de notre ressenti à propos de la situation, recherche d’intentions positives derrière les comportements, symbolisation des interactions en cours, usage de métaphores, etc.
– Etape 4 : Nous exprimons clairement notre analyse de la situation, non plus en nous acharnant sur le contenu mais en communiquant sur l’interaction elle-même. Un moyen efficace pour recevoir l’assentiment des autres protagonistes vis-à-vis de cette démarche, est d’énoncer des faits incontestables relatifs à l’interaction, non pas pour juger mais pour dépassionner le débat et rétablir une communication « neutre ». Nous insistons ensuite sur les points d’accord et remercions chaque protagoniste pour sa contribution à restaurer un climat de relation équilibrée.
– Etape 5 : Finalement, nous vérifions que chacun se sente confortable avec les points d’accord tout en essayant de les élargir le plus possible et de mettre en place un nouveau « modusoperandi » entre les protagonistes.
Avec un peu de pratique, ce processus devient de plus en plus naturel. Appliqué dans le cadre de l’entreprise, il s’avère également bien utile dans notre vie familiale et notre environnement social.

Bon maintenant que j’ai vue la théorie est qu’elle semble impeccable, il ne reste plus qu’à la mettre en pratique dans un contexte d’utilisation des médias sociaux. Les menaces seront toujours dirigées vers la police et la diffamation vers mon avocat, mais pour le reste, je vais continuer d’ignorer ou encore je vais interagir comme je le faisais déjà souvent (de manière inconsciente) avec :

humour, expression de notre ressenti à propos de la situation, recherche d’intentions positives derrière les comportements, symbolisation des interactions en cours, usage de métaphores, etc

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Quora et le nombrilisme ethnocentrique de technos américaines

ous devons le Web aux Américains. MERCI, merci et merci. La plupart des grands services et des grandes innovations du web passent par eux. Je m’habitue à cet impérialisme technologique et culturel. Je suis bilingue après tout et ça ne me dérange pas tant que ça de lire toutes les instructions dans la langue de Shakespeare. Par contre, ce qui me dérange vraiment, c’est qu’on m’oblige à utiliser le service, avec mon réseau qui est la francophonie mondiale, en anglais seulement. Twitter dès ses premiers mois, était en anglais. Mais Twitter ne semblait pas avoir de difficulté à ce que ses usagers twitts dans la langue de leur choix. Ce n’est pas le cas d’un service qui fait de plus en plus parler, Quora http://www.Quora.com . Une sorte de question réponse/ média social qui se veut maintenant plus à la mode que Answer de Yahoo. La question de la langue de Quora a été répondue par l’un de ses fondateurs, Charlie Cheever :

Do Quora questions and answers need to be written in English?
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Answer Summary

This is an official Quora policy that reflects the agreed upon conventions of the community

For now, content on Quora should be in English.

The main reason for this is because content not in English won’t be understandable by most users of the site and so the content will be unreadable by them. There also isn’t an obvious right way to topicize questions in other languages (i.e., should the English topics be used? should new topics in other languages be created?).

Once Quora gets further along, it will solve these problems and internationalize the site generally, and then users will be able to use non-English languages, but for now, the official language of Quora is English.

Things like « What does the title of Y tu mamá también mean in English? » are fine as long as the overall question is comprehensible by an English speaker. There are probably a bunch of other cases where it makes sense to have content in other languages on the site; use common sense.

D’ailleurs, les fervents usagers de Quora sont des polices linguistiques efficaces. Ayant posé une question en Français, pour la communauté de gens qui me suivent, (le bouton Follow sur Quora) elle fut très rapidement traduite en anglais et une myriade de réponses intéressantes y furent données.

[caption id="" align="alignnone" width="450" caption="Les usagers de Quora sont rapides pour angliciser une question"]Les usagers de Quora sont rapides pour angliciser une question[/caption]

Il existe d’ailleurs un bouton spécifique pour se plaindre d’une question qui n’est pas en anglais.

[caption id="" align="alignnone" width="673" caption="Le bouton d"]Les usagers de Quora sont des polices linguistiques efficaces[/caption]

Le seul problème est que cette question est pour mon marché, celui du Québec et de la francophonie, pas celui d’Hollywood. Je crois que Quora n’est qu’un bloc monolithique d’usagers selon ses créateurs. Alors, pourquoi suivre les questions et réponses de quelqu’un un particulier? Ou n’est-ce réellement qu’une vision à la Wikipedia qui ira séparer les contenus selon les langues officielles? Je ne comprends pas l’argumentaire du fondateur, ça me fait suer et je pense plutôt que c’est de l’ethnocentrisme borné. Un peu comme Google qui est venu à LeWeb lancé son appli Google map 3D en utilisant New York et l’Empire State Building plutôt que Paris et la tour Eiffel. Certaines entreprises technos sont plus visionnaires linguistiquement que d’autres… = vive twitter qui nous laisse cette liberté d’utiliser leurs outils dans nos propres langues.

J’aime bien la réponse d’un usager à la réponse du fondateur Charlie Cheever:

I understand not actively providing support for non-English speakers, but actively moderating non-English questions seems excessive.

I’ve enjoyed using Quora, but am disappointed to notice the proliferation of the « Needs to be written in English » tag. That crosses the boundary of anticipating technical and support limitations, and comes across as xenophobic.

For what it’s worth, I’ll cease to use Quora until this policy is reversed.
Georg Kafka •

Quora et le nombrilisme ethnocentrique de technos américaines Lire la suite »

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