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Analyses, veille et commentaires sur les blogues et ce que certains appellent aussi les carnets

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Comment déjouer les chinois lors des Jeux Olympiques

Pour les reporters et les blogueurs qui ont la chance d’aller à Pékin, humer le smog, prendre un bain de foule et apprécier les performances d’athlètes dont on se demande encore quelle nouvelle dope ils utilisent pour être si performant, il existe quelques solutions pour « traverser la muraille de la censure gouvernementale chinoise ». Ainsi, on m’informe que :

Pour passer les murailles – Spécial JO

Internet Sans Frontières, Street Reporters et PSIPHON s’associent pour mettre à la disposition des journalistes et blogueurs français qui couvrent les Jeux Olympiques de Pékin une solution gratuite et efficace de transfert anonyme et sécurisé des données.
Street Reporters est un site d’information généraliste et un média participatif. www.streetreporters.net où vous pourrez retrouver tous les détails de l’action “Pour passer les murailles” .

Psiphon est un projet logiciel mis au point dans le laboratoire du Munk Centre for International Studies de l’université de Toronto. Il permet notamment aux serveurs et aux ordinateurs personnels situés sur le territoire des pays où internet n’est pas censuré d’être mis à la disposition des personnes vivants dans les pays où la navigation sur le réseau est restreinte. http://psiphon.civisec.org

Pour bénéficier de la mise à disposition de cette solution sur votre ordinateur portable avant de partir couvrir les Jeux Olympiques contactez :
pekin@streetreporters.net

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La SEC reconnaît les sites Web, blogues et forums comme canaux officiels de communications

Une excellente nouvelle ce matin venant du blogue de Pisani :

Les entreprises devraient bientôt pouvoir utiliser leurs sites publics et leurs blogs pour diffuser des informations officielles sur leurs activités. C’est ce que vient d’annoncer la Securities and Exchange Commission (SEC) qui veille à ce que Wall Street respecte la loi. Brian Solis salue l’initiative et croise les doigts pour qu’elle entraîne la mort des communiqués de presse. J’applaudis. M’abonner aux flux RSS qui m’intéressent m’épargnerait de pester contre leurs RP qui m’inondent chaque matin de communiqués dont je n’ai que faire.

Sur le site de la U.S Securities and exchanges commision on peut lire :

The release addresses certain issues that continue to arise under the antifraud provisions regarding the use of company web sites.
First, the release updates current guidance regarding the effect of accessing previously posted materials or statements on company web sites so that such previously posted materials or statements would not, without more, be considered reissued or republished for purposes of the antifraud provisions of the federal securities laws, including any duty to update such information.
Second, the release provides further guidance on how companies can hyperlink to third-party web sites without “adopting” the third-party information for liability purposes. The guidance suggests, among other things, that companies explain the context for the hyperlink to make clear why the hyperlink is being provided, be aware that selective choices to hyperlink to specific third-party information may indicate that the company has a positive view or opinion about that information, and consider using other methods to denote that the hyperlink is to third-party information.
Third, the release provides guidance for companies that provide summaries of information on their web sites in the context of the antifraud provisions including techniques that companies can use to highlight the summary nature of the information provided.
And fourth, the release addresses antifraud issues that may arise when issuers, their officers, and employees speak on company-sponsored blogs or electronic shareholder forums. In particular, it provides guidance for companies hosting or participating in blogs or electronic shareholder forums about the applicability of the antifraud provisions to statements made by the company or by a person acting on behalf of the company. It also highlights the restrictions on a company’s ability to require investors to waive protections under the federal securities laws as a condition to entering or participating in a blog or forum.
The release also provides guidance about the extent to which “disclosure controls and procedures” apply to statements on company web sites and helps to clarify the boundaries of disclosure controls and procedures, since companies must disclose whether their disclosure controls and procedures are effective.
Finally, the release acknowledges that the nature of online information is increasingly interactive, and not static. The release, therefore, makes clear that information appearing on company web sites does not need to satisfy a printer-friendly standard or be in a format comparable to paper-based information, unless the Commission’s rules explicitly require it.

Bon, cela étant dit, les paris sont ouverts pour savoir ça va prendre combien de temps à l’Autorité des marchés financiers pour en faire autant de ce côté-ci de la frontière. Moi je prédis deux ans, et vous?

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Classement Feedburner des blogues francophones mondiaux

Le copain Vincent Abry a eu la bonne idée de faire un classement mondial des blogues francophones, selon leur nombre d’abonnées Feedburner. Ça flatte mon ego puisque je suis la troisième blogueuse québécoise avec le plus d’abonnées après Benoît Descary et Vincent Abry lui-même. Notons toutefois que les blogues à orientations technologiques sont nettement avantagés dans ce classement puisque les abonnées Feedburner sont des gens plus « geek » que la moyenne et qu’ils lisent souvent, des blogues technos. C’est un bel effort tout de même pour nous montrer encore une fois, une nouvelle facette de ce qu’on peut qualifier d’une certaine influence des blogues…

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Le gouvernement du Québec apprivoise les médias sociaux sans reconnaître les efforts individuels

J’ai été mise au courant d’une saga qui oppose le forum zonegrippeaviaire.com au Gouvernement du Québec. C’est que zonegrippeaviaire cherche à se faire reconnaître officiellement par la Direction de la coordination de l’information et des mesures d’urgence, Services Québec. Il semble que leur démarche se frappe à un mur.

Étant moi-même un peu Don Quichotte, j‘admire la ténacité de zonegrippeaviaire à vouloir collaborer et être partie prenante des mesures d’urgence au Québec. Dans un courriel reçu ce matin, je peux lire :

Aux États-Unis, les médias sociaux du domaine des préparatifs pandémiques sont reconnus par les autorités gouvernementales et ils sont invités à participer aux processus de planification des mesures d’urgence en cas de pandémie. Les éditeurs de FluWiki et FluTrackers, de même qu’une douzaine de blogeurs, ont été conviés par le CDC à Atlanta, de même que par Health & Human Services à Washington, pour participer à des simulations de pandémie. Ces personnes sont systématiquement invitées à participer à toutes les conférences téléphoniques et conférences de presse.

C’est clair qu’ici, notre gouvernement se questionne encore sur les stratégies à déployer face aux interlocuteurs citoyens. D’ailleurs, l’interlocuteur qui m’informe du quiproquo avec le gouvernement, me met en hyperlien, le document obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, Les médias sociaux et la communication du risque Direction de la coordination de l’information et des mesures d’urgence Gouvernement du Québec | Mai 2008.

Ce document qui cite le chapitre du copain Claude Malaison, du collectif Pourquoi Bloguer dans un contexte d’affaires fait un tour d’horizon du Web 2.0 et des blogues dans un contexte d’information des mesures d’urgence. Leurs conclusions :

Les organisations gagneraient donc à se familiariser avec ces outils et à se tenir au courant des développements et actualités qui y sont rattachées, car ils prendront certainement une place grandissante dans les façons de faire des administrations publiques dans les années à venir. Par contre, la majorité des applications du web 2.0 n’en sont qu’à leurs premières versions et comportent des lacunes importantes, notamment en matière de réglementation et d’éthique. Il est donc suggéré d’expérimenter «sans trop y investir de temps et argent avant [qu’elles] aient atteint à la fois une plus grande maturité et une plus grande crédibilité(38)».

La prudence est certes une vertu, mais elle empêche souvent l’émergence de l’innovation. Disons que dans un contexte gouvernemental, j’aime encore mieux le courage expérimental de la LAFD (Los Angeles Fire Department). Eux utilisent déjà les blogues, Twitter, Flickr, YouTube, les groupes de discussions, la baladodiffusion et j’en passe. Ici on observe prudemment et on attend, là-bas ils expérimentent et abattent les barrières pour s’approcher des citoyens. Deux visions diamétralement opposées qui font la différence entre un gouvernement de suiveux, ou de chef de file…

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Le courriel va mourir

La génération Net et les très jeunes n’utilisent pas le courriel. Le courriel c’est pour les vieux qu’ils disent. Pourquoi envoyer un courriel puisque lorsque l’information arrive elle est déjà en retard? La messagerie instantanée c’est bien mieux!

Cette attitude largement répandue chez les jeunes générations pourrait modifier sensiblement les pratiques d’affaires dans quelques années. Rien n’est immuable et les manières de faire des plus âgés pourraient difficilement être imposées aux jeunes lorsqu’ils arriveront massivement sur le marché du travail. De plus, comme le marketing web passe d’une stratégie « push » (avec le courriel notamment) à une stratégie « pull » (avec les blogues, médias sociaux, etc.) je prédis que d’ici quelques années, les logiciels d’envoie massifs de courriels, seront en perte de vitesse marqué. La tendance est déjà lourde de toute façon…

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De la paranoïa publique privée

Les vieux et vieilles comme moi, ne comprennent souvent pas pourquoi les jeunes sont si ouverts avec leur vie privée sur le Web. Les vieux « capotent » dès qu’une photo d’eux apparaît en ligne. Pourtant les jeunes, savent d’instinct, que lors d’un party, les copains qui prennent un cliché, vont dès qu’ils le pourront, mettre ces photos en ligne. Alors, ils « posent » naturellement afin que ces clichés les montrent sur un jour meilleur. Dans mon billet Pourquoi accepter des gens qu’on ne connaît pas sur Facebook? Prise 2, un lecteur comprenait difficilement comment quelqu’un pouvait « collectionner » les amis Facebook. Ce genre de réflexion est typique des générations plus vieille et proche de la mienne (génération x) mais contraire à ce que mettent en pratique la génération Net. Les « vieux » mettent une cloison très étanche entre leur vie privée et leur vie publique et ont de la difficulté à franchir leur zone de confort. C’est normal d’avoir ces réactions et de difficilement comprendre les jeunes qui sont un livre ouvert sur le Web.

Pour ma part, il est maintenant de notoriété publique que je suis très ouverte sur le web avec ma vie privée. D’un coté, je vis une situation qui quoique personnelle, ne passe pas inaperçue dans le monde réel. Je n’ai donc pas joué l’autruche et fait semblant que personne ne s’apercevrait du changement. J’en ai abondamment parlé, avec des intensités relatives en fonction des types de réseaux sociaux. Je suis donc plus ouverte sur certains blogues, dans Facebook ou Twitter, que je ne le suis ici. Mais nonobstant ma récente situation personnelle, déjà j’étais très ouverte sur le web et parlais abondamment de situations personnelles. C’est ce que font massivement les jeunes et la frontière publique/privée est très différente pour ceux-ci comparativement aux générations plus âgées. Les jeunes ont compris que quoi qu’il advienne, de toute façon ils seront en ligne, avec ou contre leur gré, aussi bien que ce soit avec leur gré et qu’ils puissent mettre en scène une image qui corresponde le plus possible à ce qu’ils veulent vraiment.

Dans l’article du Wired de ce mois-ci, Almost Famous, on pouvait lire :

“ People have been paranoïd about having any presence online for such a long time. ” says David Karp, founder of Tumblr blogging service (…). “A lot of them have gone through that transition of ‘Well, shit, it’s out there. I’m searchable on Flickr or Google.’ The cat is out of the bag, and the only way to take back that control is to get out there and have a presence, have an identity that you feel represents you”.

Like it or not, we are all public figures now – famous, as the new cliché goes, for 15 people. “By actively keeping a blog and using Twitter and maintaining my social network profiles, I am shaping my image,” says Ian Shaffer, CEO of Deep Focus, an internet marketing firm in New York and LA. “Maybe not for the general public, who couldn’t care less, but for the 500 or so people who care about me and are actively or passively paying attention”.


MAJ

C’est autant valable pour les individus que pour les entreprises

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Une autre belle liche pour DessinsDrummond

L’un de mes clients chouchou, DessinsDrummond.com, a récemment remporté le prix international Intrablog Innitiative 2.0, à Paris. À ce que j’ai ouï-dire, Yves Carignan (le président de DDI) devrait recevoir ce prix en main propre, lors du prochain Webcom à Montréal. Toujours est-il que l’un des juges, Vincent Berthelot, dévoile sur son blogue, les raisons qui ont fait primer DessinsDrummond.com, en avant des dizaines d’autres projets, pour la majorité Français (que voulez-vous, je suis un peu chauvine et fière des succès de mes clients).

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Playboy, qui est la plus belle blogueuse américaine?

C’est la période des vacances de la construction au Québec. Ça signifie que les bouchons de circulation sont presque inexistants (sauf aux postes frontaliers pour aller aux É-U), que les tours à bureaux sont désertés et que les affaires qui roulent durant cette période sont celles reliées aux secteurs touristiques. C’est donc pas mal tranquille. C’est aussi tranquille dans ma tête, mais un petit concours de Playboy (via Shakewellbeforeuse) attire mon attention Web 2. C’est que l’institution est à la recherche de la plus belle blogueuse américaine. Les votes sont encore ouverts et la gagnante se verra offrir l’insigne honneur de poser pour le magazine. Humm… Je me demande donc qui serait la plus belle blogueuse québécoise? Vous avez des suggestions?

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Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques, partie 2

Comme suite à mon billet d’hier Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques, voici d’autres aspects de la réponse à la question générale :

Ne devrions-nous parler que des membres payants de l’association?

Lors d’une rencontre de stratégie pour une association pour qui j’ai travaillé, l’une des gestionnaires (qui est une « control freak ») demanda : est-ce que ce sont les instances nationale ou celle régionale qui devraient avoir le contrôle du site Web? Je lui répondis ni l’une ni l’autre. Ce sont les utilisateurs qui devraient avoir le contrôle! Pas besoin de vous dire que la madame n’était pas contente…

Dans ma petite fable d’hier sur mon voyage sur le pouce, ce sont les gens que je rencontrai lors de mon périple, qui me donnèrent avec tant d’enthousiasme, les détails des endroits les plus intéressants à visiter. Il peut en être de même pour vos sites Web. Dans certains marchés, tels le monde associatif ou l’industrie touristique, les utilisateurs sont déjà naturellement enclins à partager leurs points de vue, leurs idées, leurs contenus. Mais pour que cela soit possible il faut d’abord le permettre, puis l’encourager. La grande peur des organisations est de se faire critiquer. Tout d’un coup que les utilisateurs se plaindraient? He bien vous devriez être ravies de recevoir des plaintes, de prendre conscience des lacunes de vos produits et services, de les améliorer et de pouvoir répondre aux plaintes chez vous, dans un environnement que vous contrôlez. Car, de toute façon, si vous ne permettez pas que l’on vous dise vos quatre vérités, elles seront néanmoins publiées sur le Web. Mais vous n’aurez plus aucun contrôle sur celles-ci et elles risquent de sortir dans Google d’une manière qui sera très peu flatteuse pour vous.

De plus, l’un de mes clients qui est un « petit vite », décida de parler positivement de ses compétiteurs sur son blogue d’affaires. Vous savez quoi? Ses clients potentiels qui cherchent ses compétiteurs arrivent sur son blogue, voient la description positive des services des compétiteurs et ceux de mon client et l’appellent pour lui donner des contrats. Transposez ça dans un contexte associatif ou touristique et il me semble que de parler des autres qui ne sont pas des membres payants n’est vraiment pas une mauvaise idée? De plus, si votre site est une mine de renseignements pertinents, les gens y reviendront et vous sortirez très bien dans les résultats de Google pour une foule de requêtes possibles. Si, par contre, vous devez faire de la politique, plaire à tous et à chacun, mettre des barrières de toutes sortes à la création et à la mise en ligne de contenu, votre site risque fort d’être pauvre et de peu d’intérêt pour quiconque outre les intervenants politiques auxquels vous tentez de plaire. Mais n’oubliez jamais qu’un site Web qui est destiné à un public interne devrait être un intranet. Un site Web qui est destiné aux publics externes ne vise pas à plaire aux public interne, mais bien aux visiteurs, auquel il est destiné! De toute façon, le vide qui est créé par vos inactions et activités déficientes est déjà comblé efficacement par d’autres. Ils seront ceux qui seront visités…

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Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques

Dans ma clientèle, j’ai beaucoup d’associations touristiques régionales et autres associations de toutes sortes. Or, plusieurs d’entre elles (pour ne pas dire toutes) se posent LA question existentielle à laquelle fait face une association qui veut faire du Web 2.0 et du Web efficace en général.

Ne devrions-nous parler que des membres payants de l’association?

Pour illustrer cet exemple, parlons de l’association touristique régionale de St-clin clin des meumeu. Dans cette région, il y a 546 restaurants, mais seulement 67 payent leur cotisation pour faire partie de l’association touristique dont le but premier est d’attirer les touristes dans la localité. Sur le site Web de l’association, faut-il ou non parler de ces méchants restaurateurs qui n’ont pas la vision de contribuer financièrement à l’essor de leur région touristique? Qui plus est, l’association devrait-elle parler d’autres activités ou attraits non homologués, homologables ou non-contributeurs financièrement au fond commun de promotion de la région?

La réponse sans équivoque est oui! Pourquoi?

Je me rappelle ce voyage sur le pouce de Québec à Los Angeles (aller-retour). À chacun des gentils automobilistes qui me prenaient à bord, je demandais : Qu’est-ce qui est vraiment intéressant dans votre coin et qui n’est pas sur les cartes touristiques? Ils me répondaient avec un entrain peu commun et me faisaient découvrir des chutes fantastiques, des arbres légendaires, des points de vue époustouflants et des attraits insoupçonnés. Je me souviens encore de ce petit bar dans la localité de Butte au Montana, ou m’avait emmené un Mexicain qui chiquait du tabac dans son vieux pick-up. Le barman avait 70 ans, le lieu était éclairé de lampes au gaz et il donnait le change avec des pièces rondes de 50 sous. Je me trouvais transportée dans le Far-Ouest d’il y a cent ans. Le barman me prêta un chalet de chasseur pour passer la nuit et au lever, je me trouvais dans une vallée d’une beauté si enivrante, que je restai assise là durant trois heures, simplement à admirer le paysage. Mais voilà, ce bar, cette vue exceptionnelle et cet endroit des plus pittoresque pourraient certainement en inspirer plusieurs, mais ils ne seront jamais inscrits où que ce soit, à moins que l’organisme chargé de la promotion touristique de cette région, n’ait réellement compris ce à quoi peut servir le Web.

Pour revenir à St-Clin clin des meu-meu, ils pourraient facilement faire une liste de tous les restaurants de la région et mettre en évidence ou donner plus de visibilité (avec logo, photo ou menu) aux restaurateurs qui paient l’association. Ainsi, ils ne donneraient pas l’impression aux visiteurs potentiels que la région ne compte que 67 restaurants (alors qu’ils en ont en fait 546). De plus, l’association et St-Clin clin pourrait faire un blogue et parler de tous ces attraits intéressants qui sortent des sentiers battus et donnerait ainsi une perspective humaine et inusitée aux visiteurs potentiels. Qui plus est, en parlant d’attractions non subventionnées de l’association, peut-être que des visiteurs iraient les voir et leur mentionneraient qu’ils y sont à cause du site, les incitant par le fait même à payer pour jouir d’une visibilité encore plus grande. Finalement, le Web est un médium de partage. Plus on donne plus on reçoit. Cette philosophie d’ouverture doit se faire aussi dans ses pratiques d’affaires.

En guise de conclusion, une association touristique d’importance (qui fait payer des cartes de membres aux utilisateurs) se questionnait sur la baisse des ventes des cartes de membres puis, se vantait d’être l’une des associations de voyageurs les plus importantes du monde. Je leur répondis qu’ils se trompaient royalement. Que la plus importante association de voyageurs du monde était TripAdvisor et que ça ne coûtait rien pour en faire partie. De plus, je leur démontrai la richesse des informations qui y étaient disponibles et les incitai à en faire encore plus.

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