Economie des affaires électroniques

Commentaires ou articles sur différents aspects de l’économie du commerce électronique.

Démocratie en ligne Economie des affaires électroniques Gouvernement électronique Les médias sociaux 101 et 201 politique et internet Web 2.0

Henri-François Gautrin, faudrait peut-être l’écouter cette fois-ci

[caption id="" align="aligncenter" width="604" caption="Henri-François Gautrin et Michelle Blanc au Party de Les médias sociaux 201"]Henri-François Gautrin et Michelle Blanc au Party de Les médias sociaux 201[/caption]

Mardi, lors de mon party pour mon livre Les médias sociaux 201, j’ai eu la surprise de revoir monsieur Henri-François Gautrin. Puis une suite de souvenirs heureux et malheureux me sont revenus en tête. Je me rappelle l’excellent livre vert qu’il avait rédigé et déposé à l’Assemblée nationale Vers un Québec Branché. Il a malheureusement été tabletté si rapidement qu’il n’est plus disponible qu’aux archives de l’Université du Québec à Chicoutimi (PDF). Le lien qui menait vers lui sur le site de Services Gouvernementaux Québec, est inopérant. On appelle ça une tablette réelle et virtuelle profonde.

Pourtant, ses conclusions et recommandations étaient lumineuses pour l’époque et elles le sont toujours aujourd’hui. Mais la mafia des TI et des fonctionnaires « vieille école » veillait au grain. J’ai d’ailleurs déjà parlé de ces mafias dans mon billet Les scandales TI aux gouvernements du Québec et du Canada, tentative d’explication.

Entre-temps, le Canada se vante d’avoir branché 80% des foyers canadiens à la haute vitesse. On oublie cependant de dire que cette haute vitesse est de 1,5 mbps, ce qui est juste un peu plus rapide que le ADSL. On ne note pas non plus qu’aux USA, le standard de ce qu’on nomme haute vitesse est de 4mbps et qu’en Corée du Sud, c’est 92mbps. À ce propos, je vous invite à relire mon billet Réponse à Le Canada et la Gaspésie sont le tiers-monde des technos usagers. Entre-temps aussi, j’ai noté dans mon billet Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans le bon panier? Que :

l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois.
(…)La production des TIC est en grande partie exportée (surtout vers les États-Unis) et représente 35 % de la production totale du Canada dans ce secteur.
(…)Qu’attend le gouvernement pour se réveiller et réaliser qu’ici, au Québec, en plus des beaux décors qu’on veut vendre sur la scène internationale, il y a peut-être aussi cette industrie numérique qui a besoin de son appui?

J’ai aussi dans mon billet Les TI sont le fer de lance de la prospérité économique, noté que de nombreux rapports confirment l’apport extraordinaire pour une économie nationale, de ces gugus issus des geeks de toute sortes.

La lumière au bout du tunnel ?

Or malgré le salmigondis que je me suis efforcée de vous proposer plus haut, il me reste un espoir. Cet espoir est justement Henri-François Gautrin. Il a repris le bâton de pèlerin et frappe à la porte de plusieurs intervenants majeurs de l’entreprise privée, d’organismes sans but lucratif et de ministères (oui que oui, il doit même se battre avec ceux qui devraient l’appuyer), afin de tenter une ultime quête de l’efficacité gouvernementale technologique. Sa quête est une Consultation publique Web 2.0 qui vise à comprendre:

Comment le gouvernement du Québec peut-il exploiter le Web 2.0 – réseautage social, sites wiki, applications composites (mashups), blogues – pour améliorer la qualité des services aux citoyens et son efficacité interne?

Conclusion
Je ne suis pas pratiquante, mais j’ai comme le goût de prier que cette fois-ci, ce soit la bonne et qu’elle débouche sur un chantier encore plus large et encore plus important qui est celui d’une politique numérique pour le Québec !

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Economie des affaires électroniques Edito sans question politique et internet Tourisme en ligne

Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans la bon panier?

Dans mon billet de ce matin L’industrie touristique au Québec et sa courte vue numérique je citais Paul Journet dans l’article Le tourisme québécois sévèrement critiqué qui disait aussi ceci :

L’industrie touristique représente 2,5% du PIB du Québec. L’année dernière, elle a rapporté des revenus de 10,4 milliards et fourni 134 600 emplois directs.

Or, je me suis amusé à comparer l’industrie du tourisme à celle des Technologies de l’information avec les chiffres que donnent Affaires étrangères et Commerce international Canada

Le secteur des TIC est un moteur de l’économie du Québec, puisqu’il génère des ventes de plus de 25 milliards de dollars. Ce secteur, qui compte quelque 5 000 entreprises dans la province, emploie approximativement 140 000 personnes. La production des TIC est en grande partie exportée (surtout vers les États-Unis) et représente 35 % de la production totale du Canada dans ce secteur.

Si je récapitule ces chiffres, l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois. Or, au gouvernement du Québec, on a un ministère du tourisme, des assises du tourisme, de nombreux ATR qui sont financés à même nos taxes et divers groupes de pression. Quelques groupes d’intérêts des industries numériques réclament une politique du numérique, un plan numérique pour le Québec (j’ai moi-même été un élément catalyseur d’un tel projet) et nous n’osons même pas espérer un jour voir apparaître un ministère du numérique .
Je pose la question.
Le tourisme a certainement besoin de l’aide des gouvernements. Cette aide, comme je l’explique dans mon billet précédent n’est peut-être pas celle que personnellement je souhaiterais, mais elle est tout de même là. Qu’attend le gouvernement pour se réveiller et réaliser qu’ici, au Québec, en plus des beaux décors qu’on veut vendre sur la scène internationale, il y a peut-être aussi cette industrie numérique qui a besoin de son appui?

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Economie des affaires électroniques Personnel et peut-être même hors sujet

La M.Sc. commerce électronique : Les notes de mon discours célébrant le 10e anniversaire

La semaine dernière avait lieu une conférence soulignant le 10e anniversaire de la création de la première Maîtrise ès Sciences en commerce électronique de HEC Montréal / Université de Montréal. À cette occasion, j’y fit une brève allocution dont voici mes notes :

En l’honneur de Jacques Nantel qui ne peut être avec nous aujourd’hui, je souligne la vision qu’il avait d’un marketing responsable, lors d’une conférence qu’il a donné il y a plusieurs mois. Il me semble que nous avons l’obligation morale de nous aussi songer au commerce électronique responsable.

  • Accès au marché
    • À moins de croire sérieusement que la tendance actuelle puisse se maintenir et que nous puissions concevoir un endettement des ménages qui atteigne 150%, 200% ou encore 300% de leurs revenus disponibles, il nous faudra admettre que nos pratiques commerciales actuelles atteignent leur limite.

Pour que le commerce électronique prenne son envol positif, nous devons pousser dans le cul des gouvernements pour qu’ils finissent par créer les conditions gagnantes d’une saine économie numérique au pays.

Nous avons la responsabilité de gueuler, d’informer, d’influencer, de participer et de changer les choses…

Dans le futur je vois

  • Guerres de juridictions et de droits divers
  • La mobilité
  • Le 3D
  • L’intelligence des objets
  • L’ubiquité des paiements
  • Le web sémantique
  • L’ubiquité des données
  • La participation des usagers
  • Le social
  • La pérennité des informations
  • Les changements de modèles d’affaires de grands pans de l’économie
    • Journalisme
    • Contenus musicaux, télévisuels, littéraire, cinématographique
    • Gouvernement

La M.Sc. va former des gens pour des métiers qui n’existent pas encore. C’est pourquoi elle se doit d’être philosophique, sociologique, administrative et holistique. Les technologies vont changer, mais l’approche scientifique d’analyse, de compréhension des phénomènes et d’adaptation de gestion sera encore la même…

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Economie des affaires électroniques politique et internet statistiques des affaires électroniques Technologies Internet

Réponse à Le Canada et la Gaspésie sont le tiers-monde des technos usagers

Je reçois ce courriel et ce billet que je vous partage avec plaisir

Bonjour Michelle,

Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, mais je vous avais invité à notre colloque sur la Génération C.

J’aimerais réagir sur votre article sur votre blogue et sur vos propos dans le site du Pharillon concernant le branchement en Gaspésie.

J’ai écrit un article de mon propre chef.

Voyez comment vous pourrez le publier.

Je pourrais toujours le placer dans notre blogue. Mais je vous laisse le choix de le publier ailleurs.

Mes salutations les plus cordiales.

Vincent Tanguay

Vice-président Québec, Innovation et Transfert

CEFRIO

Merci Michelle Blanc,

Trois articles publiés successivement dans votre blogue (https://www.michelleblanc.com/2011/04/05/quel-parti-politique-canadien-va-se-tenir-debout-pour-l%E2%80%99economie-numerique/ et https://www.michelleblanc.com/2009/08/07/le-canada-est-tiers-monde-technos-usager/ ) et dans Canoë par le Pharillon http://lepharillon.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=185669 , font état d’une situation fort embarrassante pour le Canada et le Québec qui se targuent d’être à l’avant-garde du développement économique pour s’être sortis gagnants de la dernière récession. La région de la Gaspésie et des Îles de-la-Madeleine oeuvre avec beaucoup d’énergie et de dynamisme pour se faire une place dans cette nouvelle économie. Le développement, qu’il soit économique ou social, passe dorénavant par l’innovation. Dans cet univers de l’innovation, l’usage que l’on fait des technologies de l’information et de la communication et des réseaux qui les supportent est indéniable. Les alertes et les appels que vous lancez à ceux qui nous gouvernent et nous proposent des services ne laissent personne indifférent.

Je voudrais cependant revenir sur trois points qui nécessitent un renforcement de vos propos, fort justes d’ailleurs.

1. La qualité de la connectivité et les coûts qui leur sont associés au Canada, au Québec et en Gaspésie.
2. La nécessité d’un plan de développement du numérique pour le bien-être de la population et pour le développement d’une économie où le numérique joue un rôle essentiel.
3. Mes amis Gaspésiens, des bâtisseurs de la nouvelle économie.

Allons-y successivement.

1. La qualité de la connectivité et les coûts qui leur sont associés au Canada, au Québec et en Gaspésie.
Vous avez entièrement raison sur le fond ; au Canada, au Québec et en Gaspésie, ça coûte vraiment cher et la vitesse est inégale. Je ne veux pas défendre les fournisseurs d’accès Internet, mais il est difficile de comparer la situation canadienne, québécoise, voire même gaspésienne avec la Corée ou le Japon, voire même la vieille Europe. Vous savez un de mes vieux profs de sciences humaines disait « nous n’avons peut-être pas une histoire mais on a une géographie ». Et c’est encore plus vrai en Gaspésie. Il y a un prix à payer pour les grands espaces où la démographie nous joue des tours. Alors que la Corée du sud compte 482 hab/km2, en Gaspésie on n’en compte que 4,6 hab/km2. À Tokyo, nous comptons 4 553 hab/km2 et 353 pour l’ensemble du pays. Je comprends fort bien que le Japon puisse être le champion de la vitesse du téléchargement (92,8 Mo/sec) et que la Corée du Sud se défende bien en ce qui a trait au prix (4,48$ US comme prix moyen par megabit/seconde). Ajoutons à cela le fait que les firmes qui possèdent les fibres optiques et les satellites sont des entreprises privées où l’actionnariat demande des comptes à tous les trois mois, la conclusion n’est pas difficile à induire.

Et c’est ce que nous rencontrons en Gaspésie. Pourtant, ce ne sont pas les projets de connectivité et les initiatives qui manquent. Des initiatives fort louables d’ailleurs. Le Réseau collectif de communications électroniques et d’outils de gestion Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine (http://www.rcgim.net/?page=accueil) qui branche à  grandevitesse allant jusqu’à 100 megabits/seconde les institutions publiques et les municipalités. Il permet notamment au Cégep de la Gaspésie et des Îles de-la- Madeleine d’offrir en temps réel des expériences de laboratoire et la formation à distance des futures infirmières des Îles de-la-Madeleine à partir de Gaspé. Le site de la Conférence régionale des Élus démontre clairement le dynamisme de la région http://www.cre-gim.net/ . Il faut aussi signaler des initiatives fort intéressantes comme celle de la Municipalité de Nouvelle dans la Baie-des-Chaleurs où les citoyens sont branchés à Internet haute-vitesse par la municipalité et où le coût du branchement de 50 $/an est placé sur le compte de taxes.

Mais, il est certain que pour les citoyens qui ne sont pas directement sur le circuit desservi par la fibre, il est encore difficile de se brancher à Internet haute vitesse.
De plus, la situation 2009 à laquelle on fait référence est différente de la situation 2011. L’accès Internet haute vitesse est disponible dans toutes les communautés, de même que l’accès au cellulaire (couverture d’environ 90 % de la 132), Enfin Internet mobile est aussi accessible dans toutes les communautés… Les données de référence datent de 2009. Le CEFRIO est entrain de colliger les données régionales et elles devraient être disponibles avant la fin du printemps.

2. La nécessité d’un plan de développement du numérique pour le bien-être de la population et pour le développement d’une économie où le numérique joue un rôle essentiel.

Il y a un travail de pédagogie à faire à la grandeur du territoire du Québec pour faire du virage numérique une clé essentielle au développement. Les politiciens nationaux et locaux doivent en être convaincus. Car tout plan pensé nationalement s’appliquera région par région, école par école, secteur industriel par secteur industriel (tourisme, produits du terroir, culture, …). Et c’est vrai pour tous les secteurs de l’activité humaine. Au delà du branchement et de l’immensité du territoire, la fracture numérique existera toujours car la barre est toujours plus haute à chaque trimestre. L’attention des politiciens est souvent distraite par les problèmes qui bondissent. Et pendant ce temps, la fracture s’accroit.

Nous sommes tous en attente. Mais pendant ce temps, nous devons agir localement, régionalement. Et être présent en régions et dans les secteurs les plus pauvres de nos villes. Non pour juger mais pour agir sur le long terme, pour construire des ponts de collaboration.

3. Mes amis Gaspésiens, des bâtisseurs de la nouvelle économie.

Je travaille depuis quelques années avec les acteurs du développement économique et social de la Baie-des-Chaleurs et depuis peu avec la CRÉ de la Gaspésie et des Îles de-la-Madeleine pour faire de la Gaspésie le premier territoire numérique du Québec. Et les projets ne manquent pas.

Ici c’est le Centre des services sociaux et de santé de la Baie-des-Chaleurs qui construit avec l’Hôpital de Maria et ses satellites une organisation apprenante. Il faut voir les initiatives. Les technologies déployées pour rendre les gestes professionnels de l’infirmière accessibles au bout des doigts aux débutantes ou à celles qui doivent changer de département.

Là, ce sont les jeunes trentenaires du Journal culturel Graffici qui est distribué aux 40,000 foyers de la Gaspésie se transformer en Laboratoire vivant pour viser la convergence des médias avec la collaboration des radios, des télévisions communautaires, des journalistes professionnels et d’autres journalistes citoyens qui relayeront via une nouvelle plateforme d’information régionale, les nouvelles du territoire, animeront des débats, donneront la parole aux élus et aux citoyens. Nous sommes sur un territoire de près de 1000 kilomètres de pourtour gaspésien et les grands médias nationaux n’ont pas d’antenne permanente, mis à part Télé-Québec.

Les initiatives du cégep de Gaspé sont aussi intéressantes pour la formation à distance dans 4 centres sur le territoire d’où il est possible de suivre une formation collégiale.
Tous le savent, on branche une collectivité et on développe des contenus. Ou on développe des contenus pour inciter au branchement, C’est la poule ou l’oeuf. Les leaders locaux de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, soutenus fortement par la CRÉGIM, ont opté pour les deux.

Nous ne pouvons que les admirer.

Conclusion

Mme Blanc, vous avez bien raison d’être scandalisée, toutes les parties prenantes devraient s’engager à réaliser le branchement sur fibre de tous les citoyens, sans oublier ceux des régions. Un grand débat public-privé sur un vaste chantier numérique pourrait en fournir l’occasion.

Vincent Tanguay,
Vice-président, Innovation et Transfert
CEFRIO

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Economie des affaires électroniques politique et internet statistiques des affaires électroniques

Quel parti politique canadien va se tenir debout pour l’économie numérique?

Quel parti politique canadien va se tenir debout pour l’économie numérique? C’est une question qui, au moment d’écrire ces lignes, n’a pas de réponses. Ce matin, je prends connaissance du document de  l’institut de la statistique du Québec, Utilisation d’Internet à des fins personnelles au Québec en 2009 (PDF) (un résumé est publié plus bas). Dans ce document, on apprend entre autres que la Gaspésie est dans les bas-fonds du taux d’utilisation d’Internet. Ce n’est pas très long pour qu’une journaliste du coin me téléphone pour savoir ce que j’en pense. JE SUIS SCAN-DA-LI-SÉE. Pas tant pour la Gaspésie, que pour le Québec et le Canada en entier. J’ai déjà pété une coche en Abitibi pour le manque de technos usager dans ce coin de pays (tel que relaté dans mon billet Chialage constructif pour le tourisme en ligne), je me doute donc que ça doit être pas mal pire en Gaspésie. Ce que me confirme avec indignation la journaliste à qui j’ai parlé. Or, on se targue de vouloir développer « une économie du savoir »! On aimerait bien que des cerveaux qui peuvent travailler de n’importe quel endroit sur la planète (pourvu qu’ils aient accès à la haute vitesse), s’en aillent travailler en région. Seulement, pour y travailler ça prend des infrastructures numériques et elles n’y sont pas. De plus, même pas besoin d’aller en Gaspésie, à Montréal même , notre très haute vitesse qui fait l’envie des Gaspésiens, est 20 fois inférieure à la basse vitesse du Japon, et ce, pour la troisième plus dispendieuse connexion internet des pays de l’OCD (qu’incidemment, le CRTC trouve encore pas assez cher et veulent donc maintenant nous faire payer à l’utilisation). Que dire de notre économie numérique qui fou le camp aux USA (la moitié de notre argent dépensé en ligne sort du pays)? Pourtant, je n’ai encore rien vu dans cette campagne qui soulève ces trop épineuses questions de notre économie d’aujourd’hui et de demain. On se complait à faire des publicités négatives et encore aucun parti n’a clairement indiqué que ça devrait être un enjeu économique important.

Plusieurs partenaires de Yulbiz Montréal et acteurs du Web au Québec ont déjà fait la promotion de l’idée d’Un plan numérique pour le Québec (tel qu’illustré dans une Lettre ouverte au Premier ministre du Québec (toujours restée sans réponse)). Alors pourquoi pas Un plan numérique pour le Canada?

Faits saillants de Utilisation d’Internet à des fins personnelles au Québec en 2009 (PDF)

• En 2009, le taux d’utilisation d’Internet à des fins personnelles par les Québécois de 16 ans et plus s’élève à 77,1 %, tandis que la moyenne canadienne se situe à 80,3 %. Parmi les jeunes de 16 à 24 ans, ce taux est de 97,8 %.

• De toutes les provinces, c’est au Québec que l’on retrouve la plus faible proportion d’utilisateurs d’Internet qui accèdent à Internet à partir de leur domicile en utilisant un téléphone mobile ou autre assistant numérique personnel sans fil (14,3 %).

• Les régions administratives de Laval (86,8 %), de Montréal (83 %) et de l’Outaouais (79,6 %) affichent les taux d’utilisation d’Internet les plus élevés, alors que les taux les plus faibles s’observent dans les régions de la Gaspésie–Îles-de-laMadeleine (55,7%) et du Bas-Saint-Laurent (61,9%).

• La moyenne québécoise de l’utilisation d’Internet à domicile avec une connexion haute vitesse est passée de 84,5 % en 2007 à 90,5 % en 2009.

• Les activités les plus populaires sur Internet au Québec sont le courrier électronique, la recherche d’information sur des questions particulières telles que la généalogie, l’histoire et l’éducation des enfants, et la lecture de bulletins météorologiques.

• Il y a 46,3 % des Québécois qui ont fait du lèche-vitrine ou magasinage en ligne, et 33,6 % qui ont commandé un bien ou un service directement sur Internet en 2009. La valeur totale des commandes s’élève à 2,6 milliards de dollars.

• Parmi les individus qui ont effectué des commandes électroniques au cours de l’année 2009, 91,7 % ont payé directement sur Internet.

Il est intéressant (voire plutôt affligeant)  de mettre ces données en perspectives avec d’autres nombreuses données que j’ai déjà partagées ici dans mes billets :

Le Canada est le tiers-monde des technos usager

L’impact négatif sur l’économie canadienne de la décision du CRTC de permettre la facturation à l’utilisation

Économie numérique canadienne en ligne, on n’a pas de quoi se vanter

Pourquoi notre économie numérique va chez le diable – une conférence d’il y a 2 ans

RDI Économie, L’état du Web 2010 au Québec et la Netiquette

Le Lab VOXtv Chronique Pourquoi nos entreprises sont en retard sur le Web ?

Quel parti politique canadien va se tenir debout pour l’économie numérique? Lire la suite »

Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques politique et internet statistiques des affaires électroniques

Économie numérique canadienne en ligne, on n’a pas de quoi se vanter

Ça fait déjà plusieurs années que j’observe l’évolution de l’économie numérique canadienne. Mon triste constat se confirme encore ce matin avec le dernier article d’eMarketer US Retailers Help Boost Canadian Ecommerce.
L’analyste et président d’eMarketer Jeffrey Grau est optimiste:

“Retail ecommerce in Canada is late blooming compared with the US,” said Jeffrey Grau, eMarketer senior analyst and author of the new report “Canada Retail Ecommerce Forecast: Measured Growth Ahead.” “But there are reasons for optimism. Online buyers in Canada are extending their purchases beyond travel services, books and event tickets to home electronics, apparel, luxury items and even bulky packaged goods like diapers.”

Il a raison. On observe une demande croissante des internautes canadiens pour acheter des produits en ligne et une diversité quant aux types de produits recherchés par les canadiens. Ce qui m’inquiète surtout (ce qui m’a toujours inquiétée en fait) est l’américanisation de notre économie numérique comme ce second passage le démontre clairement.

A large portion of consumers’ online spending is conducted with establishments outside of Canada, mostly in the US. Statistics Canada reported in 2010 that foreign retail websites accounted for 39.7% of online spending in 2009, down from 44.3% two years earlier. Given the continued popularity of cross-border shopping, Statistics Canada’s 2011 survey will likely show again that foreign sites still account for a large share of online spending.
Online shoppers in Canada are drawn to US websites because they typically offer better product selection and lower prices for some items. And many US retailers have a separate Canadian presence, meaning these statistics understate the influence of US firms in the Canadian ecommerce market.

Donc si je résume, près de 40% de notre économie numérique s’en va aux É.-U. et ce chiffre ne représente qu’une portion de la réalité puisque beaucoup du 60 % restant vont dans les coffres d’entreprises américaines qui ont simplement ouvert une contrepartie d’affaires ici. C’est donc PITOYABLE, il me semble que ça devrait encore une fois militer pour plan numérique canadien ou québécois? À l’approche d’élections fédérales et ou provinciales, il me semble que ce sera à vous, journalistes, consommateurs et chefs d’entreprise, à pousser dans le cul de nos dirigeants politiques, pour qu’enfin ils se diguidinent avec ce dossier économique qui n’en fini plus de s’engluer dans le manque d’intérêt le plus total….

Suggestion de lecture additionnelle
Pourquoi notre économie numérique va chez le diable – une conférence d’il y a 2 ans

Le Lab VOXtv Chronique Pourquoi nos entreprises sont en retard sur le Web ?

Lettre ouverte au Premier ministre du Québec

Pourquoi il faut un plan numérique pour le Québec

et
Américanisation du commerce de détail en ligne canadien

[caption id="" align="alignnone" width="538" caption="Statistique Canada - Achat en ligne des canadiens"]Statistique Canada achat en ligne des canadiens[/caption] [caption id="" align="alignnone" width="538" caption="Statistique Canada -Achat en ligne des canadiens par types de produits"]Achat en ligne des canadiens par type de produits[/caption] [caption id="" align="alignnone" width="535" caption="Statistique Canada - Magasinage en ligne des canadiens par types de produits"]Achat en ligne des canadiens par type de produits[/caption]

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Economie des affaires électroniques

L’impact négatif sur l’économie canadienne de la décision du CRTC de permettre la facturation à l’utilisation

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Commerce électronique: mythes Démocratie en ligne Economie des affaires électroniques Facebook Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux politique et internet Twitter ou le microblogging Web 2.0

Les médias sociaux et les crises en Égypte et Tunisie, entrevue avec Gilles Parent

Hier j’ai accordé une entrevue de fond à Gilles Parent du FM93 à Québec. J’y ai parlé de l’apport des médias sociaux dans les crises politiques qui secouent la Tunisie et l’Égypte. J’y ai discuté des tentatives du gouvernement Tunisien de hacker Facebook et des moyens qu’utilisent maintenant les Égyptiens pour aller sur Internet en contournant les fournisseurs de services internet qui sont maintenant bloqués en Égypte. J’ai aussi discuté de l’importance des blogueurs lors des dernières élections présidentielles françaises (avec notamment le copain Loïc Le Meur qui aidait Sarkozy) et de la tentative de Sarkozy de faire avaler la pilule Hadopi aux influenceurs Web avant Noël.
Nous avons aussi examiné comment le travail des journalistes change avec l’arrivée d’internet, et comment ils se doivent de continuer de valider les sources. À ce propos, j’ai donné l’exemple de messages twitter venant de Tunisie que je n’eusse pas pris au sérieux étant donné la nature répétitive de leur message qui en outre, n’étaient jumelés à des hyperliens ou des pièces justificatives.
Voici d’ailleurs certains des échanges Twiter que j’ai eu à ce sujet :

@HelpTunisia @TounessHorria@WillekeWortel @soniati @Lohiel@bloooodygirl c’est quoi ces spams tunisiens tout d’un coup?????

@HelpTunisia Ça frappe l’imaginaire un crâne ouvert sur une civière mais sans contexte ça ne dit strictement rien

@HelpTunisia pour que les gens adhèrent à une cause il faut l’expliquer et éviter le spam incessant qui donne exactement l’effet contraire

@HelpTunisia je ne savais pas que des blogueurs étaient exécuté en Tunisie. Vous avez du contenu spécifique là-dessus?

Nous avons aussi discuté des virus internet, du mythe tenace du vol d’identité et des coûts exorbitants des services internet et cellulaires au Canada (lire à ce propos mon billet : Le Canada est le tiers-monde des technos usager) et de la nouvelle politique du CRTC permettant de facturer les services Internet à l’utilisation de la bande passante que je trouve SCANDALEUSE et je vous invite à signer la pétition en ligne contre ce VOL QUALIFIÉ.
Bref, j’aime bien les entrevues de Gilles Parent qui vont du coq à l’âne (parce que je suis moi-même très éclectique) en faisant le tour et le pourtour de questions, avec une intelligence vulgarisatrice efficace et sympathique.
L’entrevue de Michelle Blanc avec Gilles Parent (21min. 31 sec.)

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Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Edito sans question politique et internet

Pourquoi notre économie numérique va chez le diable – une conférence d’il y a 2 ans

Il y a deux ans (c’était au début de ma transition, Mon dieu que j’ai changé depuis), je donnais une conférence coup de gueule lors d’un événement de communautique, pour expliquer comment et pourquoi notre économie numérique va chez le diable. Deux ans plus tard, mon constat est toujours aussi malheureux et la lettre ouverte au premier ministre dont l’idée avait germé dans ce blogue, qui avait été développé par Patricia Tessier, Martin Lessard et moi-même et qui avait été propulsé grâce à Yulbiz, a depuis été récupéré par le CEFRIO et par communautique, avec malheureusement sans grand succès.

Attristez-vous vous aussi de ce morne constat et si vous avez des entrées gouvernementales, n’hésitez pas à botter le cul de nos élus pour qu’ils se diguidinent un tant soit peu…

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Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Edito sans question Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Web 2.0

Et si le web 2.0 faisait faillite? Et si la pub chiait dans son froc?

Ma vie est un feu roulant et bien souvent, je n’ai pas le temps de répondre à des pièces d’anthologie que je vois passer sur le Web. Les lumineux billets Et si le web 2.0 faisait faillite? et Et si le bazar web 2.0 finnissait par se dégonfler de François Roque (@imposture sur twitter et grand blogueur devant l’éternel depuis décembre 2009 avec la réclame : Si vous êtes fan de Web 2.o, twitter, Facebook et tous ces machins bidules, passez votre chemin… Bienvenue chez imposture – Rock – Réclame- Ciné- Rien…)) sur le blogue de Nicolas Borduas, grand patron de l’agence de pub TBWA/France en sont un exemple éloquent. Voici d’ailleurs quelques morceaux choisis :

Du billet Et si le web 2.0 faisait faillite?

Et si le Web 2.0 finissait par s’arrêter ? Fini, plus rien, pouf !…
Tous nos comptes Facebook, Twitter, Flickr & Co disparaissent, la majorité des blogs ferme, les «influents» perdent leur fond de commerce, les «amis» virtuels ne peuvent plus se RT, se poker, se DM…fini le tour du monde en moins de 30 secondes pour un scoop ou la vidéo d’un chat qui boit au robinet ! Bref, 200, 300, 400, 500 millions (?) de personnes morales et physiques privées de leurs joujoux ? Entre nous, ça nous reposerait un peu, non ? On prendrait le temps de lire, des livres avec des vraies pages qu’on tourne, d’écrire un peu plus de 140 signes, des phrases avec sujet verbe complément, de se voir plus souvent en vrai (IRL). Tout simplement, se retrouver dans un mode de communication «normal» entre animaux que nous sommes, essentiellement par regards, gestes, sourires…
(…)

Ces apprentis sorciers, et les financiers qui les accompagnent semblent oublier une règle basique du commerce : quand un service est gratuit, le «consommateur» n’a aucun scrupule à partir du jour au lendemain dès qu’il voit l’herbe plus verte ailleurs. C’est ce qui se passe avec Twitter, la nouvelle blague Interneto-financière du moment. Quel est le modèle financier de ce service où il n’y pas un gramme de pub visible ? Là aussi, mystère et boule de gomme… Alors est-ce qu’une bulle Web 2.0 peut exploser ?

(…)
L’illisibilité des modèles économiques de ces mastodontes de plâtre que sont Facebook, le moribond Myspace ou le gadget planétaire Twitter, ne serait-elle pas dans le fond causée par des symptômes similaires au financement impossible des retraites ? Trop d’utilisateurs et pas assez de cotisants. Les cotisants ? Le marché de la pub, tout simplement. Non seulement les investissements publicitaires globaux (tous médias confondus) ne sont pas extensibles à perte de vues (au mieux, quand il n’y a pas de crise, ils ne croissent que de quelques % par an), mais en plus il faudrait que les annonceurs procèdent à des transferts incroyables de la TV, la radio ou la presse vers l’Internet pour que ces sites puissent espérer équilibrer des services aux consommations et besoins exponentiels. Et imaginer que dans les années à venir autant de milliards seront investis dans les services actuels Web 2.0 tout en préservant les mêmes sommes dans la TV est une utopie totale. Un des deux médias sera forcément perdant. Or pour l’instant la TV offre aux annonceurs un cadre “cohérent” pour la pub, des audiences mesurées de façon précises et massives à un instant donné. La TV reste encore un grand lieu de rassemblement et de spectacle et à ce jour il n’y a rien de véritablement équivalent sur l’Internet.

Ça devient réellement loufoque surtout si on lit son dernier billet sur son propre blogue (écris presqu’un an plus tard), Rien. 51 #2 :

Monsieur Montebourg, vous avez raison, la programmation de TF1 est sans grand intérêt. Mais votre analyse aurait été également plus juste si dans votre panorama de l’abaissement intellectuel de et par la télévision vous aviez pris soin d’intégrer certaines inepties de M6 ou W9 et surtout les wagons de shows de telé-réalité stupides que nous déversent les chaînes du câble.

et dans son billet Rien. 51 #1 :

Je ne regarde quasiment plus la télé.

Et toc comme qui diraient les potes Français…

Dans le tome II de sa démonstration il est plus méthodique.

J’ai pensé à 4 facteurs de «contraction» et de «normalisation» du Web 2.0 :
1/ Le manque de temps
(…)une prolifération accrue des flux générés par encore plus de comptes Facebook ou Twitter, plus de sites communautaires intégrant les outils actuels (et à venir) de propagation, démultiplication et finalement de pollution. Malheureusement le temps consacré à la «consommation» de tous ces «flux» ne sera pas extensible. (…)
2/ La technologie.
Pas la technologie du Web 2.0. Non, le hardware. (…)Car, comme pour le iPhone, il y aura des protocoles et applications dédiées. Ces tablettes, Apple ou autres, vont introduire une capture supplémentaire de l’espace temps mais pour de la consommation de flux «formatés» et dérivés (payants…) des vieux médias et industries de la culture. Et moins pour consommer des flux d’informations plus sommaires (140 signes…), des vidéos médiocres, ou des blogs (vous êtes toujours là ?)…
3/ La dilution.
(…)Autrement dit sur les 300 millions de comptes Facebook combien sont des sources de qualités ou fiables ? Sur les 50 millions d’émetteurs Twitter combien postent des tweets intéressants, «originaux» ? Google commence à remonter les tweets dans ses réponses et il semblerait que les statuts Facebook apparaitront aussi. Comment alors savoir ce qui va être fiable, intéressant ou instructif dans tout ce bazar à croissance exponentielle ?
4/ L’argent.
Le quatrième facteur, fatal, lui, effet de l’enchainement des 3 précédents : trop de flux, manque de temps biologique et humain pour les traiter, émergence de solutions alternatives de qualité, report par petites touches vers d’autres émetteurs plus «formatés», manque de temps pour suivre les autres flux libres. Conséquence ? La faillite. Je l’ai exposée dans une autre note ici. Pour résumer, l’absence de modèle économique des poumons du web 2.0,(…)

En résumé, monsieur Roque croit que ça ne va pas bien pour le Web 2.0. C’est drôle et tout à fait opportun pour moi, mais je pense exactement le contraire. J’admets volontiers que si j’avais écrit ce billet réponse au moment de la mise en ligne du premier billet (en janvier 2010) je n’aurais pas l’avantage du temps qui a passé, mais j’aurais très probablement le même sourire intérieur en lisant ça.

Mes arguments. Oui il y a eu enflure boursière des stars du Web 2.0. Oui il y a spéculation sur certaines « veudettes» du web 2.0, mais la spéculation a toujours existé et elle se fait aussi sur le dos de bien d’autres industries. Aussi, si on revient à la première bulle internet, on se gargarise de la déconfiture de plusieurs, mais c’est bien un de mes mentors Jacques Nantel qui rappelait à juste titre en 2001, que malgré la spéculation et le gros rire gras de ceux qui cassaient du sucre sur le dos des technos, que les prévisions de ventes en ligne exagérée de 1995, avaient toutes été largement dépassées en 2000 et 2001. Je rappelle aussi qu’on a déjà traité d’imbécile Rupert Murdoch d’avoir acheté MySpace pour $580M et qui dans l’année suivante s’entendit avec Google pour un petit contrat de pub de $900M…

Pour ce qui est des arguments suivants :

la question du manque de temps est vieille comme le monde. Voici d’ailleurs une couple de citations :

« Le manque de temps est le déguisement favori de la paresse. » (Grégoire Lacroix)
C’est le temps qui met au jour la vérité. » Citation de Ménandre ; Pensées morales, XXXI – IVe s. av. J.-C.

Mais plus sérieusement, il est vrai que les médias sociaux grugent du temps. Mais si on connaît les outils et les agrégateurs d’informations, on peut aisément trouver l’essentiel de l’information dont on a besoin. Comme je l’ai dit souvent (et c’est de plus en plus vrai) le web social est une rivière d’information. Il ne faut pas tenter de la boire on va s’y noyer. Il faut plutôt boire de celle-ci

La question de la technologie est intéressante. Oui il y a des guerres de standards et oui chacun des joueurs tente de se positionner et mon point de vue là-dessus est que justement comme Apple est très « contrôlant » dans ses stratégies, il risque de perdre au change.

Le problème de la dilution de l’information sur les nombreux flux a été expliqué de nombreuses fois plus intelligemment que moi par Martin Lessard, notamment dans son billet Johnny Haliday le cheval de Troie de Twitter

Percolation de la qualité
Bien sûr, il reste à trier le bon grain de l’ivraie. Dans ce cas, les RT (« ReTweet », retransmission), autre convention, avant le nom d’un usager, qui indique que l’on a tout simplement retransmis (recopié) ce que la personne a écrit précédemment, est une façon de repérer les informations « importantes » (une forme d’éditorialisation a posteriori).

Un RT acquiert souvent l’aura d’une information « validée » (non pas au sens de vérité, mais au sens d’approuvé par son réseau) –tout le travail restant consiste à se monter un réseau fiable, on s’en reparler une autre fois — d’ici là, relisez le chapitre 3, Comment le carnet Web stimule la qualité, du célèbre billet de Sébastien Paquet…

Finalement, le problème de l’argent semble aujourd’hui beaucoup plus en être un des agences traditionnelles dont fait parti monsieur Roque et le gentil blogueur Nicolas Borduas (boss de TBWA/France) qui héberge ses billets, que ceux de l’industrie du web 2.0. Pour s’en convaincre, voici une collection d’extraits, particulièrement éloquents, de la crise que traverse « les grandes agences de pub ».

Agency Report 2010: Sharpest revenue decline in 66 years
The Agency Report 2010, provides an annual industry overview. This years report ranks 883 U.S. advertising, marketing services, media and public relations agencies. Ad Age’s Bradley Johnson provides his analysis of this years report: Agency Report: Revenue Slumps 7.5%, Jobs at 16-Year Low
Some Report highlights:
• U.S. advertising/marketing-services firms in 2009 slashed 58,400 jobs, or 7.9% of positions, according to Ad Age Data Center’s analysis of Bureau of Labor Statistics data. Since the recession began in December 2007, these firms have cut 107,700 positions — one in seven jobs.
• Economists believe the recession ended late last summer. But it’s been a jobless recovery for agencies. U.S. ad agency employment in January 2010 slumped to its lowest level since 1994.
• The Big Four agency companies in 2009 collectively cut 23,229 jobs worldwide, or 8.6% of staff.
• Agency tumult in 2009 is immediately apparent in one score: jobs.
• 2009 revenue fall, worst drop on record for Agency Report. The sharpest revenue decline in the 66 years Ad Age has produced the Agency Report.

Advertising agency of record will pass in 2010. Because consumers have changed.
Ming Chan introduces his background as a silicon valley programmer who went into advertising. Gives a quick introduction video.
A difference since the days of the .COM crash. Prior to .COM crash, companies made things and hoped consumers would like it, and after the .COM crash companies make things they know that consumers want. They are able to listen in to consumers.
A look at the Pepsi Brand. adspend decreased. $142 million spend in 2006 dropped to $60 million in 2008. BBDO kicked out in 2008 (after 40+ years) and replaced with TBWA\Chiat. Pepsi Digital kicked out TBWA\Chiat.
Instead individual brands went to new agencies.
Pepsi Digital –> Huge (agency)
Gatorade –> VML
Sobe –> Firstborn
No more superbowl ads, instead a social media campaign.

When an economic sea-change descends on an industry, a successful response includes a heckuva lot more than adjusting the product line or adding a specialist in a vertical marketing function such as social networking. When prices decline, the successful competitor adjusts the entire business model to recognize and profit from the change. It would seem that a critical adjustment for agencies is to understand that the supply of « big ideas » is soaring and that clients may no longer be willing to pay tens or hundreds of thousands dollars for « Eureka! ». Further, perhaps those clients have decided to hire only those marketing agencies who are willing to get down in the dirt with them and contribute hugely to the sales and conversion processes.
My guess is that agencies will start to give away the creativity in order to sell the execution and measurement. To make this model profitable agencies will adjust overhead sharply downward and focus every ounce of executive brainpower on creating profits for the agency by creating new and better value for the client, focused on what the client is telling you it needs…better recognition and use of marketing technology and lower marketing labor costs.
When agencies stop peddling dinosaurs that’s when we’ll see the client/agency relationship improve.

Et si le web 2.0 faisait faillite? Et si la pub chiait dans son froc? Lire la suite »

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