Economie des affaires électroniques

Commentaires ou articles sur différents aspects de l’économie du commerce électronique.

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iPhone vs Android, la bataille des « app stores » des téléphones intelligents

C’est en mai dernier que je disais que nous étions en plein dans une guerre de tranchées entre les app stores et les navigateurs mobiles de Google Androïd et du iPhone de Apple (cette note technique de parler de l’app store et du navigateur plutôt que du système d’exploitation est une gracieuseté de Sylvain Carle, dans les commentaires de ce blogue :

Petite note, techniquement Apple et Google partagent le même code source (libre) pour leur navigateur web, soit WebKit.
S’il y a une bataille, c’est celle des “app stores” pas des “browsers” (cette fois).
Mais c’est ce que tu mentionnes en conclusion, donc je pense que c’est juste une erreur de mise en phrase dans ton début de billet… Le mot clef pour moi dans tout ça (et le plus galvaudé par tout le monde): “Open Web”.  :

).

(…) une guerre de tranchées se dessine afin de savoir quel sera le prochain logiciel de navigation du nouveau web qui sera décidément mobile. Est-ce que ce sera celui d’Apple (iPhone) ou celui de Google (Androïd)? Cette dernière confrontation en est une de taille parce qu’elle déterminera qui aura la propriété de la nouvelle passerelle que sera le Web mobile. Pour différentes raisons (dont celle que je n’aime pas Apple), je pense qu’à moyen terme, ça risque d’être Androïd qui l’emporte. Ça me rappelle d’ailleurs une ancienne confrontation, celle de Betacam versus VHS. Bétacam était de beaucoup supérieur au format VHS. Mais tout comme iPhone, c’était un standard fermé (appartenant à Sony), il n’était pas possible pour les autres manufacturiers de l’utiliser et à court terme, Sony fit un paquet de fric avec son innovation. Mais à moyen et à long terme, le standard VHS qui était partagé par tous les autres joueurs, même s’il était moins performant (comme pour l’Androïd qui au moment d’écrire ces lignes ne jouit pas des milliers d’applications qui sont présentement disponibles dans l’App store), conquit la planète parce que c’était un standard ouvert et que l’ensemble des autres fabricants l’adopta et rendirent disponibles des appareils qui étaient moins dispendieux que ceux en Bétacam. Vous connaissez la suite de l’histoire…

Cette confrontation vient juste d’avoir un tournant notable aujourd’hui. C’est chez Gigaom qu’une étude de Nielsen confirme la tendance lourde que Androïd est en pleine ascension :

Nielsen is adding its voice to the chorus of research firms confirming the ascension of Android. Nielsen said among recent acquirers of smartphones in the last six months through August, Android was the top platform in the U.S. with 32 percent of new purchases, followed by the iPhone and Research In Motion’s Blackberry platform, tied at about 25 percent.
When looking at overall market share, RIM remains on top with 31 percent, trailed by the iPhone at 28 percent and Android at 19 percent. But the race continues to tighten with RIM maintaining a slide from 37 percent in February. The iPhone has remained largely stable during that period, while Android market share is up from 8 percent in February.

À la lumière de ce constat, ma théorie Beta vs VHS, semble de plus en plus se concrétiser…

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Deux principes économiques indispensables au commerce électronique : le versioning et le bundling

C’est mon ancien prof d’économie numérique de HEC Montréal Jacques Robert, qui m’avait initiée à ces deux piliers fondamentaux du commerce électronique. Depuis, je ne cesse de les expliquer à mes clients. J’ai donc décidé de vous en parler aujourd’hui. Il s’agit du bundling et du versioning. Étant donné que très souvent, les produits et ou contenus numérisables n’ont pas de coûts associés à leur entreposage, ou que comme je l’ai déjà mentionné, de plus en plus les créateurs ne feront pas nécessairement de l’argent avec leur œuvre, mais plutôt avec les produits dérivés de ceux-ci. De comprendre ces concepts pourra certainement vous aider.
Qu’est-ce que le bundling?
Wikipedia définit le bundling comme étant :

Product bundling is a marketing strategy that involves offering several products for sale as one combined product. This strategy is very common in the software business (for example: bundle a word processor, a spreadsheet, and a database into a single office suite), in the cable television industry (for example, basic cable in the United States generally offers many channels at one price), and in the fast food industry in which multiple items are combined into a complete meal. A bundle of products is sometimes referred to as a package deal or a compilation or an anthology.

Par exemple, La Presse du samedi est du bundling. On joint ensemble plusieurs cahiers qui si vendu séparément, n’auraient pas le chiffre d’affaires que combiné ensemble. Pourtant vous ne lires que quelques-uns de ces cahiers et votre conjoint (te) en lira probablement d’autres. Les grandes conférences technos en sont aussi un exemple. Nous avons plusieurs conférenciers lors d’une même journée, ce qui permet d’obtenir une plus grande assistance et un meilleur prix du billet qui son on ne vendait qu’une seule conférence.

Qu’est-ce que le versioning?
Le versioning est très utilisé dans l’industrie logicielle. Une entreprise développe un produit avec une foule de fonctionnalités. Elle mettra cependant le produit en vente avec différentes versions à des prix différents, en fonction du nombre de fonctionnalités ou de particularités logicielles que vous aurez un un prix fixé. Cependant, vous achèterez le même logiciel que celui qui sera vendu beaucoup plus cher, sauf que des mécanismes de barrure ne vous permettront pas de jouir de son plein potentiel (à moins que vous ne payez davantage pour le débarrer). Par exemple, mon blogue est gratuit, cependant les gens me paient pour répéter ce que j’ai déjà écrit (sous forme de consultation ou de conférence), on fait un livre avec mon contenu qui est déjà gratuit (Les médias sociaux 101 paraîtra sous peu et mon Chapitre Bloguer pour vendre (PDF) de Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires est aussi issue de certains de mes billets). On peut donc dire que je fais du « versioning » de mes contenus.

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Flashcode, Code à barres et intelligence numérique et collective des objets

C’est lors d’un lunch avec le copain Henri Kaufman que j’ai pour la première fois été exposée à l’importance du Flashcode pour l’évolution du Web. Il en a d’ailleurs garni amplement son livre Internet a tout changé. Wikipedia décrit le flashcode comme étant

(…)la marque des codes-barres 2D développée par l’Association française du multimédia mobile. Ces pictogrammes composés de carrés peuvent notamment être décodés par des téléphones mobiles disposant du lecteur flashcode. Certains téléphones mobiles sont déjà équipés de ce lecteur, pour d’autres, il est nécessaire de l’installer.
La photographie d’un flashcode, comme celle d’autres types de code-barre 2D, avec un portable peut déclencher différentes actions, telles que :

  • se connecter à un site Internet mobile pour recevoir aussitôt un article, par exemple ;
  • envoyer un SMS, un MMS ou un courrier électronique ;
  • générer un appel téléphonique ;
  • enregistrer une carte de visite dans ses contacts.

Je vous parle de ça parce que le flashcode sera intégré à mon prochain livre (écrit en collaboration avec Nadia Seraiocco) et qu’il vous permettra en utilisant un lecteur de flashcode comme Mobiletag, installé sur votre téléphone intelligent, de lire une vidéo explicative d’un élément de mon livre ou toute autre information numérique que je pourrais vouloir vous partager. Ainsi, pour prendre un exemple d’affaires, les producteurs de volailles du Québec (clin d’œil ici au pote le chef Cong Bon, Chef officiel des producteurs de volailles) pourraient décider d’imprimer des flashcode spécifiques sur leurs emballages de poulet pour permettre de suivre une recette vidéo du chef Cong Bon qui nous illustre comment le préparer. Un producteur de spectacle pourrait aussi inclure des flashcode sur les affiches de ses spectacles à venir pour diriger l’internaute mobile vers un clip du groupe, le site d’achat de billets, une carte de la salle ou autre, comme le fait d’ailleurs Disneyland Paris (selon Wikipedia).

À Disneyland Paris, des flashcodes insérés sur les flyers distribués dans le parc et les affiches publicitaires permettent aux visiteurs équipés de découvrir la dernière vidéo de Mickey et de consulter les informations pratiques du parc (horaires des spectacles, offres spéciales sur les restaurants et boutiques)

Mais le code-barre que nous connaissons tous déjà et qui garnit tous les produits de consommation est maintenant aussi exploité par des outils mobiles permettant d’ajouter des informations générées utilisateurs, sur divers produits. L’application IPhone Stickybits permet déjà cette prouesse et quoiqu’elle ne soit encore peu utilisée ici, bientôt, les consommateurs ne se gêneront pas pour diffuser des infos pertinentes et des critiques positives ou négatives sur une foule de produits de consommation. Nous entrerons bientôt dans l’ère de l’intelligence numérique et ou collective des objets.
À quand des flashcode avec informations touristiques sur le mobilier urbain de Montréal comme c’est déjà le cas à Paris Bordeaux, Sarlat, et Toulouse?

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Nous sommes (encore) à une époque charnière du Web

Mais à moyen et à long terme, le standard VHS qui était partagé par tous les autres joueurs, même s’il était moins performant (comme pour l’Androïd qui au moment d’écrire ces lignes ne jouit pas des milliers d’applications qui sont présentement disponibles dans l’App store), conquit la planète parce que c’était un standard ouvert et que l’ensemble des autres fabricants l’adopta et rendirent disponibles des appareils qui étaient moins dispendieux que ceux en Bétacam. Vous connaissez la suite de l’histoire…
Les prochains mois nous permettront de mieux saisir les incidences des jeux de pouvoir qui se font au moment d’écrire ces lignes mais il est maintenant clair que le Web, va encore changer de face…

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RDI Économie, L’état du Web 2010 au Québec et la Netiquette

Hier soir j’ai encore eu le plaisir et l’honneur d’être invitée sur le plateau de l’excellent Gérald Fillion, à son émission à RDI En direct sur l’économie. Nous nous retrouvions pour parler du plus récent sondage du CEFRIO/Leger Marketing : Enquête NETendances 2009 – Les Québécois passent à la mobilité « intelligente ». J’y discute des chiffres très positifs présentés dans le sondage, mais aussi des chiffres qui n’y sont pas et qui font état de notre « haute vitesse » qui s’y on la compare au reste du monde, est plutôt très lente, et des entreprises québécoises qui tirent de la patte en matière d’adoption des technologies (tel que révélé dans l’étude du CEFIO NetPME) et de notre économie numérique qui chaque mois, voit de 30 à 60% des dépenses en ligne, sortir du pays.


Gérald Fillion – Le web en 2010
envoyé par radio-canada. – L'info video en direct.

Le communiqué du CEFRIO
Autres billets sur le sujet
Les sites web des entreprises québécoises sont d’une désuétude…

Les achats en ligne des Québécois qui sont faits hors du pays de 30 à 60% chaque mois

Moins de 10% du vol d’identité vient de l’internet

Par ailleurs, ce matin j’étais avec la très gentille Isabelle Maréchal au 98.5FM pour discuter de Netiquette.

Entrevue avec Isabelle Maréchal à propos de la Netiquete

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Quelle pourrait être la valeur d’un twitt commandité?

Ce soir, je remplissais ma portion du contrat dans ma mise aux enchères d’une valeur de 1123.48$ au profit de la Guignoleeduweb.org, et plus spécifiquement à Moisson Montréal, comme il est expliqué dans le commentaire d’Orangium, dans mon billet Michelle Blanc aux enchères. Or dans ma mise aux enchères, il était stipulé dans ma mise à jour #3 :

MAJ3
MichelleBlanc aux enchères: pour augmenter la valeur de l’enchère, je m’engage à faire billet spécial sur le vainqueur.

Éric (il est timide et ne veut que je parle de lui que par son prénom) me fait la commande spéciale de faire un billet sur la valeur commerciale d’un twitt commandité. Je m’exécute donc avec le plus grand des plaisirs (et je vous fais remarquer qu’en plus d’être généreux avec son don, Éric est une personne vraiment sympathique avec qui j’ai eu grand plaisir à passer mon 2 heures à jaser d’open source, de dot net, de modèles d’affaires, de passion et d’une foule d’autres choses). Voici donc sa (ou plutôt ses) questions :

« Quelle est la valeur monétaire d’un retweet par Michèle Blanc, Vincent Abry, Bruno Guglielminetti, ou Dominic Arpin ? »
donc :
– Combien demanderaient ils s’ils étaient sollicités par une entreprise pour faire un retweet sur un article précis, sur une base régulière. Est-ce qu’ils ont un code d’éthique personnelle contre ça ? Est-ce qu’ils l’ont déjà fait, ou ont déjà été approchés pour le faire..
Je m’occupe de questionner Michèle et Vincent. Je te laisse les 2 autres, s’ils acceptent de jouer le jeu.
– Combien vaut un retweet de ces gens ? C’est quoi les retombées ? un seul retweet par un de ces grands peut amener par la suite des dizaines voir des centaines de retweets par des plus petits.

Je sais que ça peut partir dans toutes plein de directions. J’aimerais une partie avec les 4 personnes, puis ensuite des stats. Peut être trouver des données sur d’autres grand twiteux anglo..

avec un peu de dérision sur tout ça. Moi ça me fait rire ce sujet.

Or donc que que… Voici ma réponse
Je n’ai aucune idée sur le fait que Bruno Guglielminetti ou Vincent Abry ou Dominic Arpin aient ou non déjà commandité des twitts ou des retwitts. Je crois cependant que la valeur d’un retwitt, serait moins élevée que celle d’un twitt. Pour la valeur d’un twitt, il est établi par http://bo.tweetsponso.fr/ que l’un de mes twitts, à vocation publicitaire, pourrait valoir 430€ (au moment d’écrire ces lignes). DominicArpin vaudrait 500€, Bruno Guglielminetti (via son compte RC_CarnetTechno) 290€ et VincentAbry 220€. Ces valeurs sont toutefois hautement spéculatives et comme pour l’évaluation municipale d’une propriété, il s’agit plus d’un ordre de grandeur qu’autre chose. Pour ce qui est de la valeur de retwitt, comme ça ne vient pas directement du twittereur lui-même, on peut supposer que cette valeur serait moindre que celle d’un twitt.
Concernant la question à propos de l’éthique, je suis d’avis que Twitt ou qu’un billet de blogue qui est commandité, se doit d’être clairement identifié comme tel. J’ai déjà fait des billets commandités, par exemple pour ce billet de Deloitte, Deloitte Concours Ma TMT, prédictions technos 2010

Dévoilement : Je suis très fière de faire partie du jury trié sur le volet qui jugera de vos prédictions et je facture avec grand plaisir Deloitte pour participer à leur effort des Prix TMT du Canada (et ils ne sont pas radins).

Je pourrais aussi faire des Twitter commandités en mentionnant le mot clé « commandite », ou sponsor comme l’a déjà fait le célèbre PerezHilton :

Sponsored: I love to mix bright colors with classic styles to shake things up! Tweet style tips to #gapstyletips to appear on CocoPerez.com!
http://twitter.com/PerezHilton/status/3561639693

On s’entend pour dire que nous ne sommes pas encore là au Québec, mais c’est une question de temps. Entretemps, il me fait toujours plaisir de gratuitement « licher » (lire ici faire une promo positive gratuite pour les potes d’outre-Atlantique) des entreprises qui ont le tour de me charmer, comme je le fais régulièrement pour le Laika, ou pour ce resto Bistro L’ardoise, comme je l’expliquais dans mon billet : De l’impact des médias sociaux en régions éloignées. Je fais remarquer aussi au passage que la FTC (Federal Trade Commision) a déjà suggéré des balises volontaires pour le bouche-à-oreille sur le Web :

Under the revised Guides, advertisements that feature a consumer and convey his or her experience with a product or service as typical when that is not the case will be required to clearly disclose the results that consumers can generally expect. In contrast to the 1980 version of the Guides – which allowed advertisers to describe unusual results in a testimonial as long as they included a disclaimer such as “results not typical” – the revised Guides no longer contain this safe harbor.
The revised Guides also add new examples to illustrate the long standing principle that “material connections” (sometimes payments or free products) between advertisers and endorsers – connections that consumers would not expect – must be disclosed. These examples address what constitutes an endorsement when the message is conveyed by bloggers or other “word-of-mouth” marketers. The revised Guides specify that while decisions will be reached on a case-by-case basis, the post of a blogger who receives cash or in-kind payment to review a product is considered an endorsement. Thus, bloggers who make an endorsement must disclose the material connections they share with the seller of the product or service. Likewise, if a company refers in an advertisement to the findings of a research organization that conducted research sponsored by the company, the advertisement must disclose the connection between the advertiser and the research organization. And a paid endorsement – like any other advertisement – is deceptive if it makes false or misleading claims.

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Forrester prédit la mort des agences de communication/pub désuètes

Je viens tout juste de recevoir l’analyse de Forrester US Interactive Marketing Forecast, 2009 To 2014 Spend Will Reach Nearly $55 Billion As Interactive Cannibalizes Traditional Media, via un courriel d’Omniture. Le sommaire va comme suit :

Interactive marketing will near $55 billion and represent 21% of all marketing spend in 2014 as marketers shift dollars away from traditional media and toward search marketing, display advertising, email marketing, social media, and mobile marketing. This cannibalization of traditional media will bring about a decline in overall advertising budgets, death to obsolete agencies, a publisher awakening, and a new identity for Yahoo!.

Trois éléments de ce paragraphe me sautent aux yeux. Tout d’abord, la mort des agences de communication/pub désuètes. J’en ai déjà parlé maintes fois mais ça fait du bien de lire que Forrester est du même avis.

Traditional agencies expire. We’ve hinted before that agencies that can’t transition from pushing out messages to nurturing customer connections aren’t long for this world. Agency readers, heed our warning. Services firms that lack data management, analytics, listening, social media execution, and strategy expertise will dry up. Likely fatalities? Havas’ Arnold and Interpublic Group’s Mullen will be relegated to creative and production work as interactive agencies like R/GA and Razorfish assume agency of record status across enterprise firms. This means that insights gained from interactive programs will also become more key to business strategy. Digital agency TM Organic expanded its influence at Chrysler Group and now informs product, sales, and media strategy by modeling expected sales per different media mixes for the auto manufacturer.

Nous pouvons, sans être des devins, prédire qu’ici aussi, les agences “dites traditionnelles ” devront éventuellement changer leur fusil d’épaules et commencer à entreprendre le virage média social, monitorage et gestion des données et de la donnée fondamentale, celle de la conversation et du marketing de style « pull » plutôt que celui de type « push ». C’est donc un gros Wouhouhou pour les agences interactives.
L’analyse de Forrester s’attarde aussi sur l’aspect média social de la nouvelle équation marketing interactif.

Social media will see the steepest growth of any channel in our 2009 forecast: a 34% CAGR over the next five years as marketers invest to keep up with consumers’ increasingly social use of the Web. (…)
More companies embrace social media. Social is growing into an established part of the interactive mix. Sixty-four percent of marketers already build social media applications and 22% more will by the end of 2009.(…)
Marketers better understand the medium. Marketers will improve how they use social media to engage — not just reach — target audiences. (…)
Social media matures. Social media types, tools, metrics, and benchmarks are still very much under development. This means that many new ways to apply social media to marketing will unfold between now and 2014. (…)

Ça veut donc dire que les « capotés » comme moi et ma bande de « looser » qui évangélisent la plèbe à propos des médias sociaux (vous comprendrez qu’ici j’ironise une certaine perception qu’on peut entendre dans les agences trad.), seront de plus en plus en demande auprès des entreprises qui sont encore, ici, innovante. Mon agenda est d’ailleurs très bien rempli merci et celui des potes qui sont dans les blogues, les applications sociales et autres « gugus » Web 2.0 le sont aussi. Notre petit groupe d’entrepreneurs Web 2.0 ne semble pas trop morose les temps qui courent, malgré la récession qui semble faire très mal à d’autres.
Finalement, la cerise sur le sunday, les applications marketing mobiles seront de plus en plus demandées. Cette année a réellement été l’année de la poussée des téléphones intelligents avec les Androïds et iPhone et les succès du Apple store et Androïd Market ne font qu’illustrer la direction inévitable que prendra le nouveau marketing hyperlocal, hyperpersonnalisé et géolocalisé. Mais ça illustre aussi la nouvelle frontière excitante que prend désormais le Web, qui sort enfin des ordinateurs pour entrer dans la vie de tous les jours (et les poches/sacoches) des usagers.

Mobile remains one of the most anticipated, least adopted interactive channels in the mix. Sure, plenty of “cool” mobile programs exist: Sapient created a “spin the bottle” iPhone application for TheCoca-Cola Company. But complexity around metrics, marketer, content, and carrier relationships, plus limited consumer mobile data use, stifles mainstream mobile marketing adoption today. Marketers will prefer more established tools to mobile until mid-2011 when we anticipate postrecession adoption will escalate. What will contribute to mobile marketing’s 27% CAGR over the next five years.

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L’avenir des communications, Réponse aux questions d’InfoPresse

Je reçois un courriel de la rédactrice en chef d’InfoPresse, Marie-Claude Ducas, qui me demande de pondre un texte en vue d’un spécial qu’ils préparent sur les changements que vivront différents acteurs des communications. Voici donc la question que l’on me pose et la réponse que j’en fis.

Quel est le plus important changement que vous voyez en ce qui concerne les entreprises (côté gestion d’image, RPs, publicité, etc.)? En ce qui concerne les médias, l’information, la valeur du contenu, les modèles d’affaires et métiers autour de l’information ? En ce qui concerne toute autre chose que vous auriez envie de mentionner ?

C’est Boston Counsulting Group qui disait dans son document The CMO’s Dilemna(1) que les patrons marketing ne pouvaient plus rejoindre la masse avec le marketing de masse et ne pouvaient pas non plus le faire avec le marketing de niche, d’où le dilemme. IBM en rajoute une couche en prétendant que les 5 prochaines années verront plus de changement dans l’industrie de la publicité que les cinquante dernières (dans son document The End of advertising as we know it (2)). Nous pouvons donc assumer sans être trop prudents que nous vivons une époque de turbulence et de réajustement qui frappera durement les industries de la presse, des médias, du marketing et des relations publiques. D’ailleurs, les gens de relations publiques qui sont habitués à faire dans la relation média devront certainement réajuster leur modèle d’affaires pour faire plus de la relation avec les publics, qui deviennent désormais des interlocuteurs multiples, actifs et participants. Ce public est aussi celui que visent ultimement les secteurs industriels déjà mentionnés. Le hic est qu’il est maintenant participatif et qu’il tient à dire son mot. De plus, il est lui-même générateur de contenus et il les filtre pour ses amis. Les contenus, médiatiques, publicitaires, marketing et de communication ne sont donc plus unidirectionnels et/ou la panacée d’une gang de « créatifs ».

La démocratisation des contenus touche aussi plusieurs autres sphères de l’activité humaine. À titre d’exemple, avant d’aller voir le médecin, le patient s’informe désormais sur le Web et arrive avec des questions et de l’information qu’il veut faire valider par le professionnel. L’étudiant remet en question le professeur et cherche par lui-même et tente de valider « le cours et les informations » qui étaient jadis détenues par le professeur au « grand savoir ». Nous pourrions continuer avec bien d’autres exemples pour illustrer à quel point les changements que nous vivons sont profonds et remettrons bien des choses en perspectives. Il y a aussi la question de la gratuité des contenus et des modèles d’affaires qui les sous-tendent. L’argent n’est plus dans les contenus, mais plutôt dans les contextes (tel que l’explique si bien le blogue AFPmediaWatch (3)) et les produits dérivés qu’ils entraînent. Cependant, il y aura toujours de gens qui seront payés pour créer des contenus à haute valeur ajoutée et originaux. Mais qu’est-ce que cette valeur ajoutée? À mon avis elle se trouve désormais dans les aspects locaux (dans le sens géographique), dans l’analyse et dans la mise en perspective. En ce sens, les médias et les journalistes agiront comme filtres et agrégateurs de l’information, qu’ils bonifieront par la suite, d’expertises de pointes.

Pour revenir sur la question des modèles d’affaires, comme l’expliquait l’économiste Jacques Attali (4) :

La gratuité d’un service pour le consommateur n’entraîne pas nécessairement celle du travail de celui qui le fournit. Le projet de loi (Hadopi) ne vise qu’à freiner le développement d’Internet pour préserver le profit des majors. La licence globale peut fournir des recettes nouvelles significatives pour les auteurs, les interprètes, les cinéastes. La licence globale accélérera aussi une modification très profonde et très positive du mode d’organisation des métiers de l’art.

Il explique aussi que la culture a toujours été financée par la société, elle devra l’être aussi une fois qu’elle se retrouve sur le Web (ce qui n’est pas encore le cas). Les modèles d’affaires des créateurs auront donc cette manne réorientée Web, afin de financer leurs créations. D’autres entreprises devront aussi songer à comment développer des produits dérivés de la création d’un contenu, pour faire de l’argent. Personnellement, je ne fais que peu de profits de mes contenus médias sociaux, mais je vis vraiment très bien de leurs produits dérivés que sont mes services-conseils et mes conférences. Ainsi, d’autres entreprises devront se faire le même genre de réflexion…

1 http://www.bcg.ru/documents/file21387.pdf
2 http://www-935.ibm.com/services/us/gbs/bus/pdf/ibv-g510-7869-01-advertising.pdf
3 http://mediawatch.afp.com/?post/2009/11/18/Context-is-King
4 https://www.michelleblanc.com/2009/03/23/attali-argumentation-pour-telechargement-gratuit/

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Commerce de détail en ligne Commerce électronique : articles Economie des affaires électroniques Etudes en commerce électroniques politique et internet

Les sites web des entreprises québécoises sont d’une désuétude…

Ça fait longtemps que je dis que notre économie numérique fou le camp hors du pays. Je cite souvent cette vieille statistique qui dit que chaque mois, entre 30 et 60% des dépenses des Québécois en ligne, sortent du pays. À la même date l’an dernier, j’étais d’ailleurs chez Christiane Charette pour documenter notre retard alarmant en termes d’économie numérique. Je dis souvent qu’en 2000, toutes les entreprises voulaient être sur le Web puis juste après, la disette. Ou bien les entrepreneurs se disent « le Web c’est de la merde et je le sais parce que j’ai payé pour et que je n’ai eu aucun retour sur l’investissement » ou bien ils réalisent « le web, je n’ai peut-être pas fait la bonne chose ». Tout ça pour vous dire que je viens de recevoir ce courriel accompagné d’une étude locale à propos du web. J’ai comme l’impression que les observations tirées de cette étude pourraient se transposer aux autres régions du Québec et à celui-ci dans son ensemble. Néanmoins, vous trouverez sans doute que ce n’est pas des plus reluisant.

Madame,

Je me présente, Jacques Bernard de Granby, professionnel et passionné du Web. Une passion qui date de 1986, en comprenant clairement que ce nouvel univers numérique que créait l’ordinateur deviendrait et serait le moyen de communication tous azimuts.

Vous vous demandez probablement pourquoi je vous écriis à vous plutôt qu’à une autre personne. Parce qu’instinctivement je crois que vous êtes la bonne personne avec votre sens direct de la réplique et votre excellente connaissance de ce qu’est le Web, pour m’éclairer sur ma démarche professionnelle.
(…) Pour cela je vous envoie une analyse que j’ai fait sur 300 sites Web de ma région, qui je l’espère vous permettra de juger de mon professionnalisme.

Petite mise en contexte.

J’essaie de gagner ma vie en faisant du développement Web de façon professionnelle (il y a-t-il une autre manière?), mais le marché de ma région est loin d’être réceptif.

Lors de ma prospection, j’ai constaté que les gens d’affaires préconisent très peu le Web et son apport stratégique pour l’entreprise. Oubliez ici le Web 2.0, ne pensez pas même pas au Web sémantique, on a même pas encore maîtrisé le Web 1.0 dans ma région.

Devant ce manque de connaissances, je me suis dit que la chose à faire était d’instruire les gens sur ce qu’est un bon site Web. Mon pari est simple, plus un client est instruit, plus il peut prendre de meilleures décisions en termes de besoins et distinguer les professionnels des neveux, des cousins ou du beau frère.

J’ai donc développé des outils pour instruire les gens d’affaires (…) dont une analyse de 300 sites Web de Granby et région pour démontrer aux décideurs l’étât du Web de ma région.

J’ai offert gratuitement ces deux outils è la Chambre de Commerce de ma région, ainsi qu’à d’autres organisations oeuvrant dans le milieu des affaires, croyant qu’il revenait à celles-ci de faciliter le transfert des connaissances vers leurs membres, mais aucune réponse, l’ignorance totale.

(…)
Cordialement

Jacques Bernard
BeZen Studio

Points saillants et implications

  • 97,3 % des sites (292/300) comportent des problèmes d’accessibilité.
  • 80,3 % (241/300) des sites ne sont pas optimisés pour le référencement naturel (difficiles à trouver avec des mots clés).
  • Un fait surprenant, 17,6 % (49/267) des entreprises (parmi elles de grandes) ne sont pas propriétaires de leur nom de domaine.
  • 60,4 % (165/273) des sites dont nous avons pu obtenir l’âge, ont plus de sept ans d’existence.
  • 44,3 % (133/300) des sites sont de langue française seulement alors que 49,0 % (147/300) des sites sont de langue française et anglaise.
  • 88,7 % (266/300) des sites n’ont pas de politique sur la protection de la vie privée.
  • 92,0 % (266/300) des sites n’affichent pas de date de mise à jour.
  • 88,0 % (264/300) des sites n’affichent pas de page d’erreur personnalisée (qui explique l’erreur et oriente l’utilisateur à l’intérieur du site) lorsque l’utilisateur du site a cliqué sur un lien brisé ou tapé une adresse URL invalide.
  • Avec 99,3 % (298/300) des sites qui n’ont pas de blogue, 99,0 % (297/300) des sites n’offrent de lien vers les réseaux sociaux, 93,0 % (279/300) des sites n’offrent pas infolettre et 99,3 % n’utilisent pas la syndication de contenu (RSS). Les entreprises de Granby et région sont très loin d’avoir embrassé l’ère du Web 2.0.
  • 3,7 % (11/300) seulement des sites effectuent du commerce en ligne.

Ma conclusion
C’est pitoyable et ça devrait militer pour des programmes de formations aux entreprises, leur permettant d’être enfin positivement sur le Web.

L’étude complète : Analyse de 300 sites Web de Granby et Région Novembre 2009 (PDF)

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Conférencière Web social – outils, tendances et culture

Mercredi prochain je serai conférencière à la Journée de l’informatique du Québec, du réseau Action TI (chapitre de Québec). Je sais, d’ores et déjà, que ma conférence de mercredi sera l’une des plus délicates de ma carrière. C’est que je suis informée que le programme de ce que je me propose de dire ne fait pas l’affaire de certains intervenants TI. On me suggère d’éviter des sujets, de formuler différemment, d’être dans « la tournure positive », de motiver les gens. Voici donc ce que je me propose de dire, tel que c’est déjà affiché sur le site d’Action TI :

Lors de sa présentation, Madame Blanc explique que les marchés sont désormais des conversations auxquelles il faut prendre part. Elle explique aussi que les jeunes générations sont déjà dans la mouvance de cette communication bidirectionnelle asymétrique. D’ailleurs, le phénomène n’est pas nouveau. Il a juste plus d’ampleur. Déjà, en 1993, un grand manufacturier de solutions de télécommunications faisait le pari de la transparence sur ce qu’on appelait à l’époque les e-communautés (sur les forums) qui sont en fait les ancêtres des médias sociaux d’aujourd’hui. Cette transparence rapporta gros à ce manufacturier.

Les médias sociaux sont une foule d’éléments fonctionnels différents et ils ont un impact qui varie en fonction de critères géographiques, sociodémographiques, de niches, d’utilités et/ou de fonctionnalités diverses. Pour interagir sur ceux-ci, la US Air Force s’est dressé un tableau du processus d’intervention de son organisation, en fonction des types de contenus possibles qu’ils peuvent y trouver.

L’adoption par les organisations des médias sociaux ou même du Web efficace est plus une question de philosophie communicationnelle ou d’ouverture de contexte technologique. Le contexte socio-économique récent du développement des TI et des communications marketing au Québec n’a d’ailleurs pas aidé les entreprises et organisations à y recourir de façon positive et active. Finalement, la crainte des enjeux de sécurité est un faux problème dont on se sert pour épouvanter inutilement les gestionnaires. La compréhension de ces divers enjeux, problèmes et opportunités pourrait permettre d’ouvrir la voie du gouvernement et de l’entreprise de demain…

À ce que vous pouvez lire, il me semble qu’il n’y a rien de bien méchant. Mais les susceptibilités TI sont grandes, la peur du changement et les enjeux réels de ces changements aussi. Je ne suis pas reconnue pour faire dans la dentelle (j’aime beaucoup mieux la porter) et j’ai déjà admis ne pas être diplomate (comme dans mon billet intitulé à juste titre, Je ne suis pas diplomate). Je suis cependant rassurée par l’appréciation que l’on fait généralement de mes conférences dont ce témoignage, du 30 octobre dernier, de monsieur Ghislain Carré, directeur groupe conseil et planificateur stratégique chez Cossette Communication-Marketing (Québec) et président (intérim) de la Socom.

La conférence de Michelle dans le cadre des petits déjeuners « Grands conférenciers » de la Société des communicateurs (Québec) a été fortement appréciée des participants. Madame Blanc est une conférencière hors pair que les communicateurs en agence ou en entreprise auraient tous fortement intérêt à entendre. Le monde du Web 2.0 est une révolution de la communication; un grand dérangement qui remet en question les façons de faire traditionnelles des entreprises et des acteurs de la communication.

C’est avec passion et conviction que Madame Blanc nous amène à prendre conscience et à nous remettre en question.

Voici donc ma présentation et advienne que pourra…

MAJ
Vous apprécierez aussi sans doute de prendre connaissance de la présentation de Jennifer Bell, directrice à Visiblegovernment.ca qui s’intitule Benefits of Open Government Data

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