M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Personnel et peut-être même hors sujet

Ce que j’ai détesté durant la dernière décennie

À la demande express de LeDétesteur (c’est tu juste moi ou…), voici ce que j’ai détesté le plus durant la dernière décennie. Je déteste ça répondre aux chaînes de questions mais j’ai un faible pour le détesteur et sa chevelure graisseuse.

Le Détesteur Blogueur

Salut Michelle, je te copie-colle une invitation pour participer à un article de fin de décennie sur mon blogue, si ça t’intéresse ça va comme suit:

Comme tu sais, c’est la fin de 2009, donc la fin de la première décennie du nouveau millénaire. Je contacte plusieurs personnes dont toi pour faire un article-compilation des événements/choses/personnes marquantes des dix dernières années, parce que j’ai jugé que tu étais une personne intéressante.

Comme je veux faire simple et rapide, le questionnaire est ridiculement court:

Qu’as-tu détesté le plus durant cette dernière décennie? (événement/chose/personne)
Pourquoi?

Plogue-toi. Ton expertise, ton twitter, facebook, blogue, site web, émission de radio/télé…

J’aimerais aussi que tu me confirmes si tu acceptes ou non que j’utilise ta photo principale facebook pour accompagner ton nom à l’article, si non indique-moi laquelle.

Pour te mettre dans l’ambiance, voici un article semblable déjà publié sur mon blogue:
http://ledetesteur.com/2009/12/les-succes-regrettables-de-la-derniere-decennie/

Si tu acceptes de te livrer au jeu, tu as jusqu’au samedi 19 décembre pour répondre à ce court formulaire, ici-même sur facebook dans ma boîte de messagerie.

Merci et joyeux détestemps des fêtes.

Alors voici donc mon top:

  • J’ai détesté tous ces sites en Flash et ces concours bidon ou les agences s’autocongratulent et se donnent des prix à tour de rôle (l’effet Boumerang) pour des sites web que je trouve poche.
  • J’ai détesté toute cette mode des télé-réalités (excepté pour la première saison de Survivor et The Apprentice).
  • J’ai détesté ceux qui vomissent sur les blogues et qui par la suite s’en partent un eux-mêmes.
  • J’ai détesté le mépris que j’ai vécu lors de ma transition d’homme à femme et ces connards qui me l’on fait vivre.
  • J’ai détesté cette mode de mettre du tofu partout. J’haïs ça la simili viande, le simili poulet, le simili poisson et le tofu à n’importe quoi. J’haïs le tofu. S’tu clair?
  • J’ai détesté qu’on perde le droit de mettre nos sacs d’épicerie en plastique blanc dans la rue pour les poubelles et qu’on nous vende des sacs en poubelles en plastique non biodégradables à la place.
  • J’ai détesté commencer à écouter une nouvelle série américaine et qu’ils décident de tirer la plogue avant qu’elle ne soit terminée.
  • J’ai détesté m’acheter une X-Box juste avant que ne sorte le X-Box 360.
  • J’ai détesté que Second Life perde de son intérêt.
  • J’ai détesté qu’on fasse cette chasse aux sorcières aux fumeurs et qu’on ait plus le droit de fumer dans les fumoirs et dans les bars et qu’on doive se les geler pour fumer un clope dehors par mois 40.

Ouf, ça fait du bien en mautadit de se vider le cœur et de dire ce qu’on déteste!

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Personnel et peut-être même hors sujet

Deloitte Concours Ma TMT, prédictions technos 2010

Sur le Web on voit tous ces concours et gimmicks du genre « faites ceci et devenez riches ». Je ne vous proposerai donc pas de devenir riche. Cependant, si vous êtes juste un peu geek, que vous lisez mon blogue et celui d’autres spécialistes de Web (dont plusieurs sont dans mon blogroll tout en bas de ce blogue) et que vous avez le courage de dire à la webcam (notez ici que ce ne sera pas la qualité vidéo qui sera jugée, mais plutôt la pertinence du propos) quels sont vos prédictions technos/geeks pour 2010, vous pourriez gagner une visibilité nationale auprès des décideurs d’affaires canadiens. En fait, vos prédictions (si elles sont retenues) seront présentées lors du gros spectacle annuel de Deloitte, TMT du Canada, qui fera le tour de toutes les régions de notre pays. En guise de « personal branding » ou de positionnement d’entreprise, ça peut être donc très intéressant. Voici donc le communiqué de Deloitte :

Deloitte Canada lance un concours qui place les Canadiens au centre d’une discussion en ligne à propos des changements qu’ils envisagent en 2010 dans les secteurs mondiaux de la technologie, des médias et des télécommunications.

Dans le cadre de ce concours, Deloitte invite les visionnaires des TMT et passionnés de technologie à soumettre leur prédiction en format vidéo sur les tendances à venir. Du 1er au 31 décembre 2009, les soumissions vidéo peuvent être téléversées et visionnées sur le site www.deloitte.ca/maTMT et sur www.facebook.com/deloittecanada. Le public est encouragé à voter pour sa vidéo préférée sur www.deloitte.ca/maTMT. Les concurrents peuvent aussi inviter leurs fans à voter pour leur vidéo. Le tag officiel est « #MyTMT ».

(…) La vidéo gagnante sera présentée lors du lancement canadien de la tournée 2010 des prédictions TMT, qui réunira, entre autres des leaders de Deloitte, des chefs de la direction, des présidents et autres joueurs clés du secteur, le 19 janvier 2010 à Montréal. De plus, cet événement sera transmis en temps réel sur Internet à l’adresse www.tmtpredictions.ca/fr.

Lors du lancement à Montréal, les 10 prédictions TMT de Deloitte seront disponibles à l’adresse www.tmtpredictions.ca/fr à partir du 19 janvier et seront à l’affiche dans une série d’événements pancanadiens des prédictions TMT, soit le 20 janvier à Toronto, le 21 janvier à Winnipeg, le 22 janvier à Ottawa, le 26 janvier à Québec, le 27 janvier à Halifax, le 28 janvier à Toronto-Nord, le 1er février à Vancouver et le 2 février à Calgary.

Le gagnant du concours vidéo et jusqu’à trois de ses amis seront invités à assister à l’événement le plus près de leur lieu de résidence. Pour de plus amples renseignements sur ce concours, visitez www.deloitte.ca/maTMT.

Dévoilement : Je suis très fière de faire partie du jury trié sur le volet qui jugera de vos prédictions et je facture avec grand plaisir Deloitte pour participer à leur effort des Prix TMT du Canada (et ils ne sont pas radins).

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À titre de conférencière Blogues d'affaires Facebook Marketing 2.0 Médias sociaux Twitter ou le microblogging Web 2.0

Soirée des Grands Communicateurs : Les médias sociaux… et puis après?

Ce soir, j’ai le plaisir de donner une conférence (et le mot donner prend ici tout son sens puisque très rarement j’accepte de donner une conférence sans cachet ce qui sera le cas ce soir) à la Soirée des Grands Communicateurs organisée par La Toile des Communicateurs (Coop) et Teluq (L’Université à distance de l’UQAM). C’est déjà malheureusement complet, mais je crois qu’il y a encore quelques places de disponibles en visionnement « live » sur Internet. Voici comment on présente ma conférence :

En plus de chercher des informations sur Internet et de consulter sa boîte courriel, l’internaute avisé commente et s’exprime sur les blogues, affiche son profil sur Facebook, publie ses vidéos sur Youtube, partage sa musique sur MySpace et trouve un travail par le biais de LinkedIn. Cependant, savons-nous utiliser ces outils comme il se doit?
Pour Michelle Blanc, qui sera des nôtres aux « Grands Communicateurs » le 16 décembre prochain, les médias sociaux n’ont plus de secrets. Cofondatrice et présidente de Yulbiz.org, un mouvement international regroupant les gens d’affaires intéressés par les blogues et les blogueurs, celle qui est titulaire d’un des plus influents blogues francophones à travers le monde, michelleblanc.com, et qui a été nommée la 3e femme la plus influente des médias sociaux canadiens, nous éclairera sur les outils des médias sociaux et répondra aux préoccupations qui émergent face à l’utilisation de ces outils de communication.
Au menu de cette soirée qui s’annonce fort enrichissante :
• Qu’est-ce que les médias sociaux?
• De la paranoïa du contrôle du message
• Un peu de « socio-démo-géo-fonctionnel »
• Planifier une stratégie de médias sociaux
Selon Michelle Blanc, « le roi des médias sociaux est, et reste toujours, le blogue. Une présence média social requiert cependant que vous soyez aussi sur ces autres faire-valoir et créateurs de conversations et de trafic que sont Facebook, Twitter, YouTube (ou Dailymotion pour les copains français), Flickr, LinkedIn (ou Viadeo), MySpace et les nombreux autres médias sociaux qui correspondent à vos publics cibles. Mais comment planifier votre entrée dans cet univers aux multiples facettes et en constante évolution? »

Voici donc ma présentation

P.-S. J’accepte de donner des conférences gratuites seulement une ou deux fois par année. Je le fais pour des institutions d’enseignements ou pour des mouvements comme les « Camp » (par exemple le PodCamp de cet automne), qui sont bénévoles, qui ne font pas d’argent avec ça, que je connais déjà ou qui ont vraiment le tour de m’amadouer. Si vous êtes une chambre de commerce, un organisme sans but lucratif ou une entreprise, c’est bien dommage, mais je vais vous facturer pour mes services.

MAJ

Voici quelques rétroactions de ma conférence :
Conférence de Michelle Blanc

Conférence de Michelle Blanc: les médias sociaux… et puis après?

Les incontournables des médias sociaux

et surtout Grands Communicateurs – Michelle Blanc fait un tabac, le billet de la Teluq, organisatrice de l’événement. On peut y lire :

Très très très pertinent et intéressant.
Cinq étoiles!
C’est au-delà de mes attentes!
Génial! Bravo pour l’humour!
Excellente conférencière. Michelle Blanc est extraordinaire, elle a une passion contagieuse!
Conférence très intéressante et en prime, divertissante
Ce que vous venez de lire, ce sont quelques échos, parmi les nombreux qui nous ont été transmis, après la soirée du 16 décembre dernier, à la suite du passage fort remarqué et apprécié de Michelle Blanc aux Grands Communicateurs

Wow, ça fait ma journée 🙂

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Commerce électronique: mythes Facebook Marketing 2.0 Médias sociaux politique et internet Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging Web 2.0

La folie des entreprises avec Facebook

Bien des gens d’affaires et des consultants que je rencontre veulent tous soudainement être sur Facebook. C’est quoi la folie? C’est quoi cette quête d’être « in », d’avoir la « nouvelle affaire », de pouvoir se péter les bretelles à être sur Facebook? Comprenez-moi bien, d’être sur Facebook dans un contexte d’affaires peut certainement avoir ses gros avantages. Si on a un branding fort, si on est une organisation d’importance, si on est très médiatisé, ça peut valoir certainement le coup et le coût et servir d’outil de fidélisation de la clientèle, de service client, de canal de dialogue direct avec la clientèle, les employés ou les partenaires, de magasine interne et de plusieurs utilités encore. Le problème est que souvent, on pense à Facebook pour faire de l’acquisition de client, d’électeurs et de partisans via une page Facebook ou un groupe. Je me permets ici de faire un « wake-up call ». Vous ne ferez pas d’acquisition de client avec une page Facebook ou un groupe Facebook, ou si peu. Si vous avez 300 fans de votre page d’entreprises, c’est tout ce que vous avez, 300 fans et ils sont déjà fans et vous connaissent ou ont pitié ou se sont fait forcer le bras par l’un de leurs amis qui est déjà sur Facebook. « That’s it that’s all ». Vous ne parlerez à personne d’autre que ce groupe de 300 personnes et si vous êtes vraiment bon, efficace, drôle, pertinent et à valeur ajoutée, peut-être que quelques-uns d’entre eux reprendront vos statuts et infos pour les partager à leurs 300 amis. Vous serez donc fermé au reste du monde, au reste du web et à ceux qui ne vous connaissent pas déjà. Ça me fait donc vraiment rire de voir des politiciens qui pensent se faire élire avec leurs 300 potes sur Facebook. Ces mêmes ignares vomissent sur Twitter en disant que seulement 2% des Québécois y sont. Ils ne comprennent pas que ce 2% est le deuxième groupe le plus influent du Web et que s’ils vous trouvent intéressants, ils auront le « pull » pour faire voyager votre message à la grandeur du Web et qu’ils risquent même d’être repris par les médias traditionnels. De plus, Twitter lui est ouvert au reste du Web. Mais comme je le dis maintenant presque chaque semaine, le king des médias sociaux reste le blogue et c’est en outre un excellent outil d’acquisition client, surtout s’il est mis en relation avec ces autres médias sociaux utilitaires, conversationnels ou faire valoir que sont facebook, Twitter mais aussi LinkedIn, Flickr, SlideShare, YouTube, Plaxo et la myriade d’autres outils Web 2.0 qui s’offrent à vous et à votre niche spécifique. Mais juste pour vous faire baver un peu et pour réaliser que certaines entreprises qui ont déjà englouti des fortunes en branding et en marketing et qu’elles ont ainsi un méchant pull de gestion client sur Facebook, voici une présentation des 50 meilleurs page Facebook de Fan des entreprises. (via un twitt de @KarineMiron et @JsChouinard).

View more documents from Willis Wee.

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Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Personnel et peut-être même hors sujet

Québec-Scope, les 19 personnalités de l’année

Je suis native de Québec et fière de l’être. C’est pourquoi je suis particulièrement touchée que la rédaction du magazine touristique Québec-Scope s’en souvienne et surtout, qu’ils ont fait de moi l’une de leurs 19 personnalités de l’année 2009. Si vous cliquez sur l’hyperlien du magasine et que vous allez à la page 83, vous remarquerez une photo de moi enfant. C’était en fait la première fois de ma vie que je faisais du ski de fond, lors d’une classe neige en sixième année. Sinon, voici l’intéressant questionnaire auquel j’ai répondu pour ce gentil profil.

  1. Comment avez-vous démarré votre entreprise, votre carrière? J’ai effectué un retour aux études dans la quarantaine, ce qui a été un point tournant dans ma vie. Il y a aussi le fait que j’ai vendu ma première entreprise après trois ans, ce qui m’a permis d’en partir une autre.
  2. Quelles sont les difficultés perçues tout au long de votre parcours? Avoir changé de sexe et tout ce qui se relie à ça : la peur du rejet public qui s’est finalement avérée une fausse peur, car les gens ont trouvé que c’était une preuve d’intégrité.
  3. Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui débutent dans votre domaine? Il faut toujours essayer de trouver sa vraie passion… c’est tout ce qui nous permet d’être bons dans ce que nous entreprenons et, souvent c’est le meilleur moyen de faire de l’argent.
  4. Quelle est votre plus grande réalisation à ce jour? Avoir trouvé ma passion et je suis fière du statut que j’ai à ce jour.
  5. Racontez-nous une anecdote que vous avez vécue? Sur mon site internet, j’avais proposé aux internautes de voir l’ombre de Bibitte, ma conjointe, qui n’est pas connue publiquement et , juste pour voir son ombre, il y a eu 200 clics en l’espace de 15 minutes!
  6. Quelle est votre principale qualité? L’intégrité.
  7. Quel est votre principal défaut? J’ai le défaut de ma qualité… je suis « grande gueule ».
  8. Que détestez-vous par-dessus tout? La bêtise humaine et le mépris.
  9. Quel est votre passe-temps favori? Cuisiner,
  10. Qui est votre modèle, votre idole? J’en ai plusieurs! Entre autres, Jacques Nantel et, dans ma vie de tous les jours, ma conjointe, dont le surnom est Bibitte.
  11. Si vous étiez un superhéros (film, roman, etc.), qui seriez-vous? Fifi Brindacier pour son fort caractère et sa créativité.
  12. Quel est votre drink préféré? Pourquoi? Le scotch pour sa finesse. Et j’adore le duo cigare-scotch. Aussi, quand je vais à Paris, je me procure toujours deux bouteilles de Peuchet Fine Réserve de l’Empereur XO.
  13. Quel est votre restaurant préféré? Pourquoi? À Montréal, le Garde-Manger pour l’innovation du chef et l’ambiance. Et mon endroit favori à Montréal est le Laïka sur St-Laurent, un café internet chaleureux où j’aime me retrouver. J’y vais environ 3 fois par semaine.
  14. Qu’aimez-vous le plus de la ville de Québec? Son charme, sa beauté architecturale, ses rues et j’admire et développement urbain des dernières années. Plusieurs souvenirs d’enfance se rattachent à Québec.
  15. Quelle est votre ville préférée dans le monde (mise à part Québec)? Pourquoi? Ce n’est pas une ville, mais une île où le sable est blanc et doux comme de la poudre à bébé et l’eau est de couleur turquoise. C’est l’île de Long Island South Bahamas. J’aime aussi au Québec la rivière Ste-Anne, au pied du Mont Albert dans la Gaspésie qui est magnifique.
  16. Quel rêve ou projet aimeriez-vous voir se réaliser pour Québec? Il faudrait que la chicane entre Québec et Montréal cesse.
  17. Où serez-vous dans 19 ans? Je veux poursuivre mes passions… et avoir du fun… le reste suivra!
  18. Que représente le temps des Fêtes pour vous? La tristesse, car suite à mon opération, la moitié de ma famille ne me parlent plus. Je ne peux donc plus voir, entre autres, mes neveux et nièces.
  19. Quelle est votre résolution pour l’année 2010? Je désire être encore plus mordante.

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Personnel et peut-être même hors sujet

Oui, j’ai déjà crevé de faim, lancer une entreprise n’est pas facile

Hier je faisais une courte allocution sur mon cheminement de femme entrepreneure lors de la Journée de l’entrepreneuriat féminin. Aujourd’hui je jouis d’une crédibilité et d’une visibilité médiatique qui me fait très bien vivre. Mais ça n’a certes pas toujours été le cas. On a d’ailleurs déjà eu le culot de me dire que je réussissais aujourd’hui parce que j’étais transsexuelle et que ça avait fait les manchettes. Ma réponse fut alors « ne te gêne donc pas pour changer de sexe si tu crois que c’est la voie rapide du succès »!

J’y ai parlé de l’importance de la passion, de mon coming-out, du mépris et de mes débuts comme entrepreneure. J’expliquais que lors de la fondation de ma première entreprise Adviso Conseil (que j’ai vendu par la suite) mes collègues cofondateurs et moi-même, avions crevé de faim durant trois ans (dans le sens littéraire de toute évidence). Si ma mémoire est bonne, lors de notre première année d’opération, nous avions eu un chiffre d’affaires de $80 000, moins les dépenses, à se diviser à quatre associés. Nous avions donc des conjointes des plus compréhensives pour supporter ces aléas indispensables de la vie d’entrepreneur. Nous avons trimé difficilement durant trois ans, avant de commencer à avoir une crédibilité qui nous fait tous bien vivre aujourd’hui. À l’époque, nous étions les finissants de la première cohorte de Maîtres es Science en commerce électronique. Les gens nous disaient « so fucking what? Qu’avez-vous fait de réel? » Nous nous sommes donc associé à la Chaire de commerce électronique RBC Groupe financier qui était alors dirigé par Jacques Nantel et nous avons travaillé fort pour développer plusieurs publications professionnelles que nous donnions par la suite, afin de développer cette crédibilité qui nous vient des autres. D’être entrepreneur n’est pas facile, les débuts sont souvent laborieux, il faut s’attendre aussi à ne pas en vivre avant peut-être plusieurs années. Mais une fois que votre pain rassis a été mangé, avec de la persévérance, du travail et idéalement de la passion, c’est sans doute la vie la plus excitante qui soit. Le succès que vous aurez alors risque d’avoir un goût très satisfaisant et vous pourriez même faire des jaloux. Mais il ne faut certainement pas oublier le chemin parcouru et les débuts qui sont souvent difficiles. D’ailleurs, notre premier bureau était dans un appartement d’un 2e étage d’un quartier peu fréquentable. Nous invitions donc nos clients à venir nous rencontrer après les 10 :00hr, afin de laisser le temps aux prostitués du coin de finir leur « chiffre » puis lorsque les clients entraient dans ce qui nous faisait office de bureau, nous disions à la blague que Microsoft avait débutée dans un sous-sol, Google dans un garage, mais que nous nous étions dans un 2e étage…

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Forrester prédit la mort des agences de communication/pub désuètes

Je viens tout juste de recevoir l’analyse de Forrester US Interactive Marketing Forecast, 2009 To 2014 Spend Will Reach Nearly $55 Billion As Interactive Cannibalizes Traditional Media, via un courriel d’Omniture. Le sommaire va comme suit :

Interactive marketing will near $55 billion and represent 21% of all marketing spend in 2014 as marketers shift dollars away from traditional media and toward search marketing, display advertising, email marketing, social media, and mobile marketing. This cannibalization of traditional media will bring about a decline in overall advertising budgets, death to obsolete agencies, a publisher awakening, and a new identity for Yahoo!.

Trois éléments de ce paragraphe me sautent aux yeux. Tout d’abord, la mort des agences de communication/pub désuètes. J’en ai déjà parlé maintes fois mais ça fait du bien de lire que Forrester est du même avis.

Traditional agencies expire. We’ve hinted before that agencies that can’t transition from pushing out messages to nurturing customer connections aren’t long for this world. Agency readers, heed our warning. Services firms that lack data management, analytics, listening, social media execution, and strategy expertise will dry up. Likely fatalities? Havas’ Arnold and Interpublic Group’s Mullen will be relegated to creative and production work as interactive agencies like R/GA and Razorfish assume agency of record status across enterprise firms. This means that insights gained from interactive programs will also become more key to business strategy. Digital agency TM Organic expanded its influence at Chrysler Group and now informs product, sales, and media strategy by modeling expected sales per different media mixes for the auto manufacturer.

Nous pouvons, sans être des devins, prédire qu’ici aussi, les agences “dites traditionnelles ” devront éventuellement changer leur fusil d’épaules et commencer à entreprendre le virage média social, monitorage et gestion des données et de la donnée fondamentale, celle de la conversation et du marketing de style « pull » plutôt que celui de type « push ». C’est donc un gros Wouhouhou pour les agences interactives.
L’analyse de Forrester s’attarde aussi sur l’aspect média social de la nouvelle équation marketing interactif.

Social media will see the steepest growth of any channel in our 2009 forecast: a 34% CAGR over the next five years as marketers invest to keep up with consumers’ increasingly social use of the Web. (…)
More companies embrace social media. Social is growing into an established part of the interactive mix. Sixty-four percent of marketers already build social media applications and 22% more will by the end of 2009.(…)
Marketers better understand the medium. Marketers will improve how they use social media to engage — not just reach — target audiences. (…)
Social media matures. Social media types, tools, metrics, and benchmarks are still very much under development. This means that many new ways to apply social media to marketing will unfold between now and 2014. (…)

Ça veut donc dire que les « capotés » comme moi et ma bande de « looser » qui évangélisent la plèbe à propos des médias sociaux (vous comprendrez qu’ici j’ironise une certaine perception qu’on peut entendre dans les agences trad.), seront de plus en plus en demande auprès des entreprises qui sont encore, ici, innovante. Mon agenda est d’ailleurs très bien rempli merci et celui des potes qui sont dans les blogues, les applications sociales et autres « gugus » Web 2.0 le sont aussi. Notre petit groupe d’entrepreneurs Web 2.0 ne semble pas trop morose les temps qui courent, malgré la récession qui semble faire très mal à d’autres.
Finalement, la cerise sur le sunday, les applications marketing mobiles seront de plus en plus demandées. Cette année a réellement été l’année de la poussée des téléphones intelligents avec les Androïds et iPhone et les succès du Apple store et Androïd Market ne font qu’illustrer la direction inévitable que prendra le nouveau marketing hyperlocal, hyperpersonnalisé et géolocalisé. Mais ça illustre aussi la nouvelle frontière excitante que prend désormais le Web, qui sort enfin des ordinateurs pour entrer dans la vie de tous les jours (et les poches/sacoches) des usagers.

Mobile remains one of the most anticipated, least adopted interactive channels in the mix. Sure, plenty of “cool” mobile programs exist: Sapient created a “spin the bottle” iPhone application for TheCoca-Cola Company. But complexity around metrics, marketer, content, and carrier relationships, plus limited consumer mobile data use, stifles mainstream mobile marketing adoption today. Marketers will prefer more established tools to mobile until mid-2011 when we anticipate postrecession adoption will escalate. What will contribute to mobile marketing’s 27% CAGR over the next five years.

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Michelle Blanc aux enchères

Dans le but de ramasser des fonds supplémentaires pour donner à l’un des organismes de http://www.guignoleeduweb.org , je mets aux enchères une période de deux heures avec moi au Laika Montréal. Je paye les Cosmo et vous pourrez en outre, faire de la consultation gratuite avec moi durant cette période. Mon tarif horaire (pour l’instant) est de $250 + tx. Donc pour deux heures de discussion avec un ou une couple de Cosmo et le sentiment d’avoir fait une bonne action, ça vaut sans doute une couple de piastres. Cette enchère se terminera vendredi le 18 décembre et les « bids » qui seront recueillis ici, sur Facebook ou sur Twitter, seront aussi mis en commentaire dans ce blogue. Ainsi, vous pourrez juger de l’évolution de la cagnotte. Je suggère aussi aux autres potes qui ont déjà mis les bannières de http://www.guignoleeduweb.org/bannieres.html , de faire eux aussi une enchère ou d’inciter leurs copains à installer aussi une bannière sur leur propriété Web.

MAJ
À mes détracteurs: Vous pouvez aussi miser sur les enchères et choisir de me faire fermer la gueule (incluant le Web) durant 2hrs…

MAJ2
LA question qui tue: Est-ce que mes détracteurs sont des cheaps? La réponse deviendra évidente le 18 décembre prochain 🙂

MAJ3
MichelleBlanc aux enchères: pour augmenter le valeur de l’enchère, je m’engage à faire billet spécial sur le vainqueur.

MAJ4
L’enchère se terminera à 14:00hr.

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L’avenir des communications, Réponse aux questions d’InfoPresse

Je reçois un courriel de la rédactrice en chef d’InfoPresse, Marie-Claude Ducas, qui me demande de pondre un texte en vue d’un spécial qu’ils préparent sur les changements que vivront différents acteurs des communications. Voici donc la question que l’on me pose et la réponse que j’en fis.

Quel est le plus important changement que vous voyez en ce qui concerne les entreprises (côté gestion d’image, RPs, publicité, etc.)? En ce qui concerne les médias, l’information, la valeur du contenu, les modèles d’affaires et métiers autour de l’information ? En ce qui concerne toute autre chose que vous auriez envie de mentionner ?

C’est Boston Counsulting Group qui disait dans son document The CMO’s Dilemna(1) que les patrons marketing ne pouvaient plus rejoindre la masse avec le marketing de masse et ne pouvaient pas non plus le faire avec le marketing de niche, d’où le dilemme. IBM en rajoute une couche en prétendant que les 5 prochaines années verront plus de changement dans l’industrie de la publicité que les cinquante dernières (dans son document The End of advertising as we know it (2)). Nous pouvons donc assumer sans être trop prudents que nous vivons une époque de turbulence et de réajustement qui frappera durement les industries de la presse, des médias, du marketing et des relations publiques. D’ailleurs, les gens de relations publiques qui sont habitués à faire dans la relation média devront certainement réajuster leur modèle d’affaires pour faire plus de la relation avec les publics, qui deviennent désormais des interlocuteurs multiples, actifs et participants. Ce public est aussi celui que visent ultimement les secteurs industriels déjà mentionnés. Le hic est qu’il est maintenant participatif et qu’il tient à dire son mot. De plus, il est lui-même générateur de contenus et il les filtre pour ses amis. Les contenus, médiatiques, publicitaires, marketing et de communication ne sont donc plus unidirectionnels et/ou la panacée d’une gang de « créatifs ».

La démocratisation des contenus touche aussi plusieurs autres sphères de l’activité humaine. À titre d’exemple, avant d’aller voir le médecin, le patient s’informe désormais sur le Web et arrive avec des questions et de l’information qu’il veut faire valider par le professionnel. L’étudiant remet en question le professeur et cherche par lui-même et tente de valider « le cours et les informations » qui étaient jadis détenues par le professeur au « grand savoir ». Nous pourrions continuer avec bien d’autres exemples pour illustrer à quel point les changements que nous vivons sont profonds et remettrons bien des choses en perspectives. Il y a aussi la question de la gratuité des contenus et des modèles d’affaires qui les sous-tendent. L’argent n’est plus dans les contenus, mais plutôt dans les contextes (tel que l’explique si bien le blogue AFPmediaWatch (3)) et les produits dérivés qu’ils entraînent. Cependant, il y aura toujours de gens qui seront payés pour créer des contenus à haute valeur ajoutée et originaux. Mais qu’est-ce que cette valeur ajoutée? À mon avis elle se trouve désormais dans les aspects locaux (dans le sens géographique), dans l’analyse et dans la mise en perspective. En ce sens, les médias et les journalistes agiront comme filtres et agrégateurs de l’information, qu’ils bonifieront par la suite, d’expertises de pointes.

Pour revenir sur la question des modèles d’affaires, comme l’expliquait l’économiste Jacques Attali (4) :

La gratuité d’un service pour le consommateur n’entraîne pas nécessairement celle du travail de celui qui le fournit. Le projet de loi (Hadopi) ne vise qu’à freiner le développement d’Internet pour préserver le profit des majors. La licence globale peut fournir des recettes nouvelles significatives pour les auteurs, les interprètes, les cinéastes. La licence globale accélérera aussi une modification très profonde et très positive du mode d’organisation des métiers de l’art.

Il explique aussi que la culture a toujours été financée par la société, elle devra l’être aussi une fois qu’elle se retrouve sur le Web (ce qui n’est pas encore le cas). Les modèles d’affaires des créateurs auront donc cette manne réorientée Web, afin de financer leurs créations. D’autres entreprises devront aussi songer à comment développer des produits dérivés de la création d’un contenu, pour faire de l’argent. Personnellement, je ne fais que peu de profits de mes contenus médias sociaux, mais je vis vraiment très bien de leurs produits dérivés que sont mes services-conseils et mes conférences. Ainsi, d’autres entreprises devront se faire le même genre de réflexion…

1 http://www.bcg.ru/documents/file21387.pdf
2 http://www-935.ibm.com/services/us/gbs/bus/pdf/ibv-g510-7869-01-advertising.pdf
3 http://mediawatch.afp.com/?post/2009/11/18/Context-is-King
4 https://www.michelleblanc.com/2009/03/23/attali-argumentation-pour-telechargement-gratuit/

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Modification des stratégies et dépenses des détaillants en ligne américains en prévision des dépenses des fêtes

C’est en lisant la dernière infolettre de eMarketer Evaluating E-Tailer Holiday Strategy, et en mettant ça en relation avec mon dernier billet Les sites web des entreprises québécoises sont d’une désuétude… , que je peux, avec tristesse, mesurer le fossé qui sépare nos entreprises des détaillants américains (gros soupir). D’un autre côté, je me dis que je vais encore avoir de l’emploi pour bien des années à venir.
Nos entreprises sont donc « poche » pour ce qui est du Web 1.0. Les détaillants en ligne américains quant à eux, expérimentent déjà avec le Web 2.0 comme le montre allègrement le graphique ci-joint. Ils sont cependant encore frileux (récession oblige) et dépendent encore massivement des infolettres commerciales. eMarketer révèle aussi que plusieurs n’ont pas encore compris que les internautes n’arrivent plus à la page principale, mais plutôt sur des pages plus profondes d’un site Web, étant donné qu’ils arrivent des moteurs de recherches. Les détaillants doivent donc considérer chaque page comme étant potentiellement une page d’accueil.

(…)Shop.org found that 100% of online retailers surveyed planned e-mail marketing efforts to house lists this holiday season, and nearly 97% would do paid and organic search marketing activities. Social media usage was increasing at a higher rate, but from a smaller base.
(…)Kevin Ertell, vice president, retail strategy of ForeSee Results, warned eMarketer about such problems.
“Less and less people go to the homepages,” Mr. Ertell explained in an interview. “They’re going deeper into the site, because they started their shopping experience at Google and not at JCPenney or Sears. They’re letting Google lead them to what they’re looking for.”
That means retailers should design those landing pages with appropriate, campaign-related copy—and make sure important marketing messages appear on every page of an e-commerce site, not just the homepage.

[caption id="" align="alignnone" width="324" caption="Changement dans l’utilisation de tactiques marketings spécifiques des détaillants en ligne américains, pour la période des fêtes, sept oct 2009 (% des répondants)"]Changement dans l’utilisation de tactiques marketings spécifiques des détaillants en ligne américains, pour la période des fêtes, sept oct 2009 (% des répondants)[/caption]

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