M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Médias qui sollicitent mes avis Personnel et peut-être même hors sujet

Josée Blanchette, un portrait très, très émouvant

Il y a deux semaines, je rencontrais Josée Blanchette, célèbre chroniqueuse au journal Le Devoir et je vous en parlais dans mon billet De la transparence, de la mise en scène et de la perte de contrôle. Je vous y expliquais ce que madame Blanchette nomme « off the record ». Je viens de lire le portrait de Josée (nous sommes devenues amies d’abord dans Facebook, puis dans la vraie vie grâce à cette rencontre), Michelle ma belle… sont des mots qui vont très bien ensemble. Et j’en suis très, très touchée. Je ne peux m’imaginer un futur portrait qui soit plus attendrissant. Le sujet de ma condition et de ma personne vient d’être traité comme il ne pourra plus jamais l’être. Tout (ou presque) a été dit et il sera bien difficile (voire impossible) à un autre journaliste d’imaginer traiter ce sujet de nouveau. Je vais garder précieusement cette chronique et m’y référer durant les moments de blues. Josée, te dire MERCI ne représente qu’une infime portion de la reconnaissance que j’ai…

La conférence dont Josée parle « Sauvons le Journal de Montréal » est disponible dans mon billet Webdiffusion de ma conférence sur l’avenir des médias.

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Le problème des artistes avec le Web

Les artistes ont de gros problèmes avec le Web. Tout d’abord, il y a la question épineuse des droits d’auteur. Cette question a maintes fois été couverte dans ce blogue mais jamais aussi bien que ne l’a fait Attali dont je parle dans le billet Attali et l’argumentation pour le téléchargement gratuit. Mais l’autre problème de beaucoup de catégories d’artistes, une fois qu’ils ont décidé d’y être, est d’y être convenablement. C’est que Google n’est pas très gentil avec les artistes. Ce n’est pas de sa faute mais il ne voit pas les bandes sonores, les vidéos, les peintures, les dessins et les plans. Pour qu’il puisse arriver à les voir, il faut un enrobage de textes, de textes et de textes (vous comprendrez ici que le Web est d’abord et avant tout un médium textuel) dans une architecture perméable aux engins de recherche (c’est-à-dire qui permet à Google de faire son travail) et ça prend aussi beaucoup, mais vraiment beaucoup d’hyperliens externes qui agissent comme des votes de confiance (signifiant à Google la pertinence du site en question) qui sont répartis à plusieurs endroits de votre site. C’est ce qu’on appelle le Deep linking percentage. Il faut donc que les internautes puissent hyperlier vos contenus textuels à différents endroits du site et ce, même si vous poussez du vidéo, des chansons ou des images. C’est pourquoi un blogue en sous domaine, par exemple, permet d’augmenter le nombre de pages d’un site et d’aller chercher ces fameux hyperliens.

Malheureusement, les artistes parlent souvent à d’autres artistes du Web qui croient encore aux vertus du Flash. J’ai déjà suffisamment vomi ici sur le Flash pour ne pas vous refaire encore une fois le même discours. Mais j’ai déjà aussi démontré avec mon exemple de Léonard de Vinci que le talent n’est pas tributaire du médium, voire d’une technologie. J’ai déjà aussi maintes fois parlé de l’un de mes clients chouchou, DessinsDrummond, qui est en fait un site Web, voire une architecture médias sociaux, qui justement rencontre les problèmes des artistes. Ils vendent des plans de maisons qui, tout comme les vidéos, les enregistrements sonores ou les peintures, sont aussi invisibles à Google. Mais que ça m’attriste de rencontrer des artistes qui n’ont pas encore compris ça!
À ce propos, on me demande si je veux bien interviewer une peintre de réputation internationale, à propos de sa présence Web et médias sociaux. Son site est tout en Flash, son blogue externe et non lié au site est sur Blogspot et patati et patata. Quelle tristesse…

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À Christiane Charette pour jaser de Susan Boyle et d’Oprah sur Twitter

C’est avec plaisir que ce matin j’étais à Christiane Charette pour jaser avec les journalistes Bruno Guglielminetti (qui est aussi réalisateur de l’émission) et Philippe Marcoux du phénomène Susan Boyle (dont j’ai brièvement discuté dans mon autre blogue, Femme 2.0) et de l’arrivée de la célébrissime Oprah sur Twitter. Les données les plus intéressantes sur Susan Boyle se trouvent évidemment sur la page Wikipedia anglo qui, incidemment, a reçu un nombre record de visites. Concernant l’effet Oprah sur Twitter, le blogueur Jeremyah Owyang, en a fait l’analyse sans doute la plus éclairée (mais que voulez-vous, c’est en anglais). Pour les p’tits nouveaux visiteurs, n’hésitez pas à fouiner dans les volumineuses archives de mon blogue ou à aller directement dans ma catégorie Twitter ou le microblogging, pour en savoir plus sur ce sujet.

L’entrevue complète chez madame Charette

MAJ
Je suis aussi très fière du nouveau mot que je crois avoir inventé « s’autopaparazziter » comme dans le cas où les vedettes deviennent leur propre paparazzi. Aussi, on m’a posé la question de ce que je pensais du nouveau blogue de Franco Nuovo et j’ai ramené cette histoire d’il y a 3 ans et, comme le mentionnait Bruno lors de l’interview, monsieur Nuovo a en effet fait son mea culpa. Mais il lui manque encore un blogroll. Espérons que ça viendra…

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Twitter : entrevue à certains médias

La semaine dernière la célèbre Oprah est devenue Twittereuse. Nous pouvons donc d’ores et déjà affirmer que Twitter sera mainstream. Mais ce n’était certainement pas le cas il y a un mois, disons. D’ailleurs, de récentes statitistiques de MarketingCharts disaient que c’était plutôt les gens d’âge moyen qui twittaient aux É-U que les jeunes :

“It is the 25-54 year old crowd that is actually driving the [Twitter] trend,” Radwanick said. “More specifically, 45-54 year olds are 36% more likely than average to visit Twitter, making them the highest indexing age group, followed by 25-34 year olds, who are 30% more likely.”

Ainsi donc, chez nous, la station de télévision plutôt “mainstream” TVA a fait un topo Twitter pour les nouvelles du soir. Ainsi, la journaliste Élizabeth Rancourt interviewe Mitsou Gélinas, Dominic Arpin et les copines Marie-Julie Gagnon, Gina Desjardins, Isabelle Gaumont et moi-même. Disons ici que c’est comme décevant d’accorder une entrevue à une journaliste TV et de n’apparaître dans son topo que quelques secondes et de ne pas être nommée dans la page qui en parle, car lorsque tu accordes une entrevue à un média, ton maigre salaire est la visibilité que c’est supposé te donner. Je vais donc me souvenir de madame Rancourt et sa prochaine demande (si jamais elle m’en fait une après ce billet), je vais mettre très clairement mes exigences de visibilité sur la table. Car j’aime passer dans les médias mais il y a tout de même un ratio temps accordé/visibilité qui se doit d’être positif.

Dans un tout autre média, plus sérieux cette fois (via Conseil Web Social) c’est le magazine européen Amphitea qui, sous la plume de Laurence Peltier, publie Twitter :il court, il court, il gazouille (PDF gracieuseté de Conseil Web Social) et interroge les experts Laure Dessaux, Pascal Minguet, Vincent Berthelot et moi-même.

Pour en savoir plus à propos de Twitter, vous pouvez visiter ma catégorie Twitter ou le microblogging et un gros merci à Sophie-Hélène Leboeuf de Radio-Canada pour son topo Twitter plus que complet et dépassant quelque peu les lieux communs (et pour la gentillesse de ses hyperliens) dans Twitter, micro-blogging maxi-croissance.

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Questionnement sur le code déontologique des journalistes membres de la FPJQ

Dans le code de déontologie des journalistes membres de la FPJQ (Fédération professionnelle des journalistes du Québec) on peut lire :

2. Valeurs fondamentales du journalisme
Les journalistes basent leur travail sur des valeurs fondamentales telles que l’esprit critique qui leur impose de douter méthodiquement de tout, l’impartialité qui leur fait rechercher et exposer les divers aspects d’une situation, l’équité qui les amène à considérer tous les citoyens comme égaux devant la presse comme ils le sont devant la loi, l’indépendance qui les maintient à distance des pouvoirs et des groupes de pression, le respect du public et la compassion qui leur font observer des normes de sobriété, l’honnêteté qui leur impose de respecter scrupuleusement les faits, et l’ouverture d’esprit qui suppose chez eux la capacité d’être réceptifs aux réalités qui leur sont étrangères et d’en rendre compte sans préjugés.

Mais que ce sont de beaux principes! Ce sont des valeurs que je partage aussi. Bon, peut-être que je manque de compassion parfois, mais je ne suis pas parfaite et moi je ne prétends pas l’être.

c) Les titres et présentations des articles et reportages ne doivent pas exagérer ni induire en erreur.

Bon j’aime bien faire des titres « punch » comme on dit. Mais la presse écrite, et les infos télévisées? Non, eux comme ce sont des pros de l’info ils sont certainement au-dessus de ça. (humm)

3 e) Une rumeur ne peut être publiée sauf si elle émane d’une source crédible, et si elle est significative et utile pour comprendre un événement. Elle doit toujours être identifiée comme une rumeur. Dans le domaine judiciaire, la publication de rumeurs est à proscrire.

Si je comprends bien ce point, une rumeur qui vient de quelqu’un de confiance, c’est OK mais il faut dire que c’est une rumeur. On continue :

3 h) Les journalistes ne doivent pas se livrer au plagiat. S’ils reprennent une nouvelle exclusive qui vient d’être publiée ou diffusée par un autre média, ils doivent en identifier la source.

Ça, c’est carrément ce que fait tout blogueur qui se respecte. Mais c’est drôle, j’ai comme l’impression que ce ne sont que les blogueurs qui citent les sources médiatiques de ce dont ils parlent? De mémoire, je vois rarement un journaliste qui parle de Google, par exemple, citer que ça vient de ZDnet, de Techcrunh ou d’ailleurs. C’est comme s’ils avaient rêvé çà durant la nuit et qu’au matin, ils savaient ce qu’avait dit Eric Schmidt le matin même en Californie, à partir de Montréal. Mais bon, ils ont sans doute des sources très bien informées qu’ils ne nomment tout simplement pas. On ne va pas couper les cheveux en quatre pour ça…

9. Conflits d’intérêts
Les journalistes doivent éviter les situations de conflits d’intérêts et d’apparence de conflits d’intérêts, que ceux-ci soient de type monétaire ou non. Ils doivent éviter tout comportement, engagement ou fonction qui pourraient les détourner de leur devoir d’indépendance, ou semer le doute dans le public.

Il y a conflit d’intérêts lorsque les journalistes, par divers contrats, faveurs et engagements personnels, servent ou peuvent sembler servir des intérêts particuliers, les leurs ou ceux d’autres individus, groupes, syndicats, entreprises, partis politiques, etc. plutôt que ceux de leur public. Le choix des informations rendues publiques par les journalistes doit être guidé par le seul principe de l’intérêt public. Ils ne doivent pas taire une partie de la réalité aux seules fins de préserver ou de rehausser l’image de tel individu ou de tel groupe. Les conflits d’intérêts faussent ou semblent fausser ce choix en venant briser l’indispensable lien de confiance entre les journalistes et leur public.

Les conflits d’intérêts ne deviennent pas acceptables parce que les journalistes sont convaincus, au fond d’eux-mêmes, d’être honnêtes et impartiaux. L’apparence de conflit d’intérêts est aussi dommageable que le conflit réel.

Sur ce point, « Il y a conflit d’intérêts lorsque les journalistes, par divers contrats, faveurs et engagements personnels, servent ou peuvent sembler servir des intérêts particuliers, les leurs ou ceux d’autres individus, groupes, syndicats, entreprises, partis politiques » je me demande si de faire partie de la FPJQ constitue un conflit d’intérêts? Si les journalistes en lock-out au Journal de Montréal et qui montent Rue Frontenac sont aussi en conflit d’intérêts? Si les journalistes fédéralistes qui écrivent pour un journal fédéraliste sont en conflit d’intérêts? Si les journalistes qui sont « embedé » avec l’armée en Irak et en Afghanistan sont en conflit d’intérêts? Si les journalistes qui deviennent politiciens ou les politiciens qui deviennent journalistes sont en conflit d’intérêts? Bref, il me semble que je vois pleuvoir des conflits d’intérêts? Mais c’est sans doute juste moi et mon esprit tordu? Quoi qu’il en soit, un blogueur qui se respecte déclare toujours en ouverture de billet ses conflits d’intérêts. Je le fais systématiquement et je suis consciente qu’il y en a souvent. Je ne me souviens cependant pas d’avoir lu ou entendu un journaliste déclarer les siens. Mais encore là, ce n’est probablement que juste moi. Ha oui, comme le dit la FPJQ:


Le respect des règles de déontologie journalistiques est la seule chose qui distingue les journalistes professionnels des autres communicateurs publics, entreprises ou journalistes citoyens.

Pour votre info, cette citation est commanditée sur le site de la FPJQ par Radio-Canada, Gesca, Astral Media, Séletion du Reader’s Digest et Rogers…

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Blogues d'affaires Code-source libre Facebook Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Tourisme en ligne Twitter ou le microblogging Web 2.0

Tourisme Mauricie à l’ère du Web 2.0

Que voulez-vous, mes clients qui ont le courage de la communication bidirectionnelle, de l’authenticité, qui choisissent le code source ouvert (qui écoutent et mettent en pratique mes conseils, finalement) deviennent très souvent des clients chouchous. C’est ce que j’ai le grand plaisir de vous annoncer avec le nouveau site de Tourisme Mauricie et avec leur présence sur les médias sociaux. Ça fait déjà plus d’un an que la formidable équipe de Tourisme Mauricie travaille sur le projet et c’est aujourd’hui (en fait, ça fait déjà quelques jours mais c’est aujourd’hui que je vous en parle) que l’ensemble très Web 2.0 de la présence de Tourisme Mauricie est maintenant en ligne. Je suis très, très fière d’avoir humblement participé à la mise en ligne de ce site qui deviendra l’étalon-échelle de ce que peut être un site touristique Web 2.0…
Voici d’ailleurs les détails du communiqué de presse qui sera d’abord diffusé sur Twitter et Facebook, envoyé aux blogueurs, puis communiqué à la presse (ils sont même Web 2.0 dans les relations publiques, c’est tout dire…).

Shawinigan, le 14 avril 2009 – Afin de se positionner aux premières places des stratégies Internet actuelles en tourisme, Tourisme Mauricie présente sa toute nouvelle plateforme Web intégrant le nouveau portail de l’association, ainsi qu’un blogue répondant aux nouvelles tendances communicationnelles des consommateurs. Jumelée à ces nouveaux outils, une stratégie de positionnement, de référencement et d’indexation dans les moteurs de recherche permettra à Tourisme Mauricie de maximiser le rendement de ces nouveaux outils dans l’univers Web.

S’assurer que l’internaute nous trouve

L’Internet joue un rôle essentiel dans le processus d’achat de produits touristiques par les consommateurs. « Selon les données les plus récentes du Réseau de veille en tourisme, 75 % des voyageurs branchés magasinent sur le Web avant de procéder à leurs achats. Aussi, ils sont de plus en plus nombreux à rechercher des avis des autres voyageurs afin de consolider leurs décisions. L’intégration d’un blogue sur le nouveau portail répond directement à cette tendance. Il est donc vital d’être le plus près possible des consommateurs quand ils magasinent leurs vacances sur le Web » souligne madame Laurent, directrice marketing. Elle ajoute : « Notre portail Web se veut par conséquent pratique, efficace et bien référencé afin de faciliter les recherches des futurs voyageurs sur Internet. Pour ce faire, nous nous sommes entourés de conseillers et fournisseurs qui figurent parmi les meilleurs, soit madame Michelle Blanc (M. Sc. commerce électronique et consultante en marketing Internet) pour la stratégie, et toute l’équipe d’ADN Communication pour la conception et l’implantation des tactiques d’optimisation sur les moteurs de recherche ».

La vision de Michelle Blanc pour Tourisme Mauricie

« La philosophie derrière tourismemauricie.org en est une d’ouverture à la communauté élargie, aux touristes et au monde, et est encapsulée en ce que nous appelons communément le Web 2.0. Le site mettra donc en valeur les attraits des membres de Tourisme Mauricie, mais aussi toutes les autres facettes touristiques, culturelles, naturelles, humaines de ce que la Mauricie a à offrir, et ce, en permettant la discussion bidirectionnelle avec les internautes. Si ça existe en Mauricie, le site en parlera éventuellement… » Pour soutenir cette approche du Web, on peut déjà retrouver Tourisme Mauricie depuis quelques temps sur des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter et autres.

Maximiser la force du nombre

« Suite aux recommandations expertes de madame Michelle Blanc, ainsi qu’au travail de sensibilisation de l’équipe marketing de notre organisme, nous n’avons pas eu d’autres choix que de conclure que la stratégie Internet de Tourisme Mauricie était désuète et non-adaptée aux nouvelles réalités de l’environnement Web » mentionne monsieur Lacerte, président du conseil d’administration. « Il nous est apparu évident que Tourisme Mauricie avait besoin d’une véritable plateforme Internet, capable de bien représenter l’ensemble de nos produits reposant sur plus de 515 membres. Nous sommes donc confiants que ce nouveau portail régional assurera aux entreprises membres de l’association, ainsi qu’à toute la Mauricie touristique, une présence Web efficace, tout en maximisant la force du nombre » ajoute-t-il.

En complément d’information, je vous invite aussi à lire Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques partie 1 et partie 2 et, pour les geeks, vous serez probablement surpris d’apprendre que le site au complet et le blogue en sous domaine sont montés à partir de la plate-forme WordpressMU.

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Medias et Internet

Colloque sur l’Éthique des médias : de l’information aux marchés

C’est avec plaisir que vendredi soir je participerai à une table ronde qui sera animée par Jean-Sébastien Bernatchez (animateur de l’émission Chez nous le matin à la radio de Radio-Canada). Les discussions porteront sur la question suivante : la concurrence nuit-elle au journalisme?

Le but est de réfléchir aux effets de la logique de concurrence entre les médias. Ces effets sont-ils plutôt positifs ou plutôt négatifs? Et surtout, quelles règles devraient encadrer les pratiques journalistiques dans ce contexte? D’un côté on peut affirmer que cette logique de concurrence joue le même effet que la compétition dans le sport : elle amène les journalistes à se dépasser pour produire de meilleurs résultats. Mais d’un autre côté on lui reproche d’alimenter la commercialisation de l’information.

Les panélistes qui débattront de cette question avec moi seront :
Yves Boisvert, journaliste à La Presse
Marilyse Lapierre, conseillère au programme à l’exécutif national du Parti Québécois (1996-2003)
Jean Pelletier, premier directeur, affaires publiques, reportages et documentaires, Radio-Canada

Ce colloque est ouvert à tous et il est gratuit. Vous pouvez consulter la page de l’événement ainsi que le programme (PDF).

La table ronde débutera à 17:30 le vendredi et aura lieu à l’Université de Montréal au pavillon J-Armand Bombardier, salle 1035. Cet événement est organisé par le Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal (créum) et média@mcgill.

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Personnel et peut-être même hors sujet

De la transparence, de la mise en scène et de la perte de contrôle

On me dit souvent que je suis très transparente sur le Web. C’est vrai en partie. J’ai d’ailleurs déjà parlé de l’importance de l’authenticité, de la perte de contrôle salutaire (par rapport à vos contenus Web) de savoir déconner et des différents types de transparence. Cependant, depuis un certain nombre de semaines, je réalise aussi que même la transparence radicale (comme j’aime à l’appeler) est elle-même toujours une mise en scène que je contrôle totalement. JE décide ce que je partage, comment je le partage, quand je le fais et j’ai souvent un objectif sous-tendant cette communication. Je contrôle absolument tout. Or tout à l’heure, je rencontre la journaliste Josée Blanchette qui veut faire un topo sur moi pour le journal Le Devoir et ça m’énerve. J’ai une très grande confiance en madame Blanchette que j’aime beaucoup. Je suis convaincue que son topo me sera favorable et qu’il sera très humain, à l‘image de ce qu’elle a l’habitude de faire. Mais de céder le contrôle de mon image à quelqu’un d’autre, maudit que ça me fatigue….

À chaque fois que j’ai eu une entrevue à propos de moi, j’ai mis des balises très strictes. On ne pouvait pas me parler de tel ou tel sujet ou me questionner sur ceci ou cela. J’ai en outre refusé de nombreuses entrevues et documentaires qu’on voulait faire sur moi. Je ne suis pas une bête de cirque et mon image c’est mon brand. Je la contrôle donc très, très soigneusement. Mais là je me lance dans le vide et ça me donne le vertige…

MAJ
J’ai eu une très belle rencontre avec Josée Blanchette qui est très humaine, brillante, rigolote et ouverte. Elle me fit d’ailleurs remarquer qu’au fil de ses questions avec lesquelles je répondais spontanément, je lui répétais très souvent « mais ça tu ne peux pas écrire ça ». C’est comme si j’ai un désir franc et ouvert de partager qui je suis, mais qu’en même temps je suis constamment à l’affût de comment ce que je dirais, pourrait avoir un impact sur les gens qui m’entourent (lire ici mes très proches) et sur l’image que les gens pourraient se faire de moi s’ils savaient vraiment tout. C’est une forme de pudeur disons. J’ai encore bien des zones secrètes qui se doivent de le rester. C’était comme une danse impudique que je ne voudrais pas qu’on regarde. J’ai comme le besoin de justifier bien des choses en les disant, afin qu’elle comprenne vraiment, mais ces choses sont encore trop proches de moi pour que je les partage au monde entier. Peut-être lorsque je serais vieille…

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Blogue Blogues d'affaires

Conseils à ces nouveaux blogueurs qui veulent percer

Lorsque je parle de blogue à mes clients, je dis que le blogue est exponentiel, mais que ça commence à zéro. Pour réussir, il faut être pertinent, idéalement passionné et être patient. Mais il y a une recette qui accélère les résultats. Il s’agit d’aller ailleurs et de faire des commentaires, en principe d’à-propos. Mais ne me parlez pas de ces commentaires du genre : ha oui comme je l’écrivais justement dans mon billet http :xyz. Ce n’est certainement pas la bonne manière. Illustrez plutôt votre point de vue et comme vous signez déjà de votre URL, les blogueurs et leurs lecteurs sont assez intelligents pour suivre votre hyperlien et aller voir ce que vous dites d’autre sur votre blogue. Pas besoin d’en rajouter une couche qui vous fait passer pour un spammeur de première. Aussi, lorsque vous faites un hyperlien à quelqu’un, vous n’avez pas besoin de lui envoyer un courriel pour lui dire, ou de le twitter en message direct. Les blogueurs influents savent déjà suivre leur back-links (qui entrent automatiquement dans Wordpress ou dans Technorati anyway). D’ajouter un « coucou je suis là j’existe » vous diminuera aux yeux de ceux-ci au lieu de vous aider. Il faut en faire beaucoup, mais en même temps juste assez. D’ailleurs, de citer d’autres blogueurs est une excellente chose. C’est même une des clés du succès. Mais n’allez pas en plus « achaler » celui à qui vous avez fait une fleur. Je lisais dernièrement un de ces nouveaux « up and coming » qui se désolait d’avoir écrit 2500 mots dans un billet et que personne ne le commente ou ne l’hyperlie (je ne l’hyperlie pas ici afin de ne pas le mettre négativement sur le spot et parce que je respecte beaucoup ce qu’il fait). Il supposait qu’il n’était peut-être pas « dans la clique » et il avait raison. Oui il existe des cliques dans la blogosphère et vous savez quoi? Ces cliques sont gratuites et elles vous invitent à les rejoindre à votre guise. Ces cliques sont Yulbiz, Yulblog, 3emardi, les nombreux Camps dont Creacamp, URLER et PodMTL. Il y a aussi GirlGeekDinners, SWAFF (à Québec) et de nombreuses autres rencontres de blogueurs de par le monde (Yulbiz est d’ailleurs dans 10 villes dans le monde). Alors, d’aller dire bonjour, de se présenter, de tisser des liens humains est aussi une stratégie très payante si on désire un jour se démarquer. D’écrire son blogue tout seul dans son coin et de rêver que par miracle la communauté « se réveille » et vous adopte comme ça, parce que vous croyez être « LE » blogueur qui s’en vient, tient de la pensée magique. Moi, lorsque j’ai commencé ce blogue, pour les premiers six mois il n’y avait que peu d’activité externe sur celui-ci. Mais j’ai mis en pratique les conseils que je donne ici et ça m’a très bien servie….

MAJ
Sur Twitter on me demande s’il y a encore des niches à couvrir avec le blogue. Ma réponse : Qu’est-ce qui te passionne vraiment? Aussi, l’idée du blogue est qu’il faut savoir donner sans attendre de recevoir. Il faut donner avec « sa » passion et le reste n’est que marketing. Vous avez aussi évidemment le loisir de venir me consulter…

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