M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging

Ces entreprises qui m’énervent sur Twitter

Je n’aime pas les entreprises qui sont sur Twitter et qui ne font que du « broadcast » et qui n’ont pas la décence élémentaire de suivre les gens qui leur font l’honneur de les « follower » sur Twitter. On est bidirectionnel (et on répond à ceux qui nous interpellent) ou on ne l’est pas et de toute manière si une nouvelle fondamentale, comme ce que pourrait mettre en ligne CNN sur Twitter circule, elle sera retwittée par d’autres et de toute manière il y a de fortes chances que la nouvelle sorte sur Twitter avant l’un des grands médias. Alors moi je les boycotte, à moins qu’ils n’utilisent Twitter convenablement et avec respect pour les usagers. Je suis assez bombardée de médias et de pubs à longueur de journée sans en plus m’offrir en appâts à leur broadcast irrespectueux…

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Etudes en commerce électroniques Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Outils et références statistiques des affaires électroniques Stratégies de commerce électronique

Comparatif par industrie de l’efficacité des sites Web

À chaque année, j’aime bien prendre connaissance du Internet Standards Assessment Report (PDF) et observer à quel point certaines industries sont efficaces sur le Web tandis que d’autres, sont vraiment médiocres. C’est ainsi qu’année après année (comme je le disais lors de ma conférence sur l’avenir des médias) je suis surprise d’observer que des industries qui devraient être très efficaces en ligne, comme les journaux en ligne ou les relations publiques, sont plus poches, que l’industrie de la construction, ce qui me semble encore inconcevable. Mais enfin, le ISAR comme on l’appelle, se décrit comme suit :

Our data is taken from a dozen years of judging Web sites during our annual WebAward competition. Since 1997, we have used a quantitative methodology that, over time, has allowed us to establish clear benchmarks for a significant number of industries. Our judges have reviewed 15,017 sites to date which is the basis for this report.
(…)
Entries are judged on the following seven criteria on a scale of 0-10 points:
o Design
o Innovation
o Content
o Technology
o Interactivity
o Copywriting
o Ease of use
LES RÉSULTATS

Industry Overall
Movie 8.29
TV 8.27
Entertainment 8.17
Electronics 8.13
Political 8.11
Beverage 8.07
Computer: Hardware 8.03
Media 8.03
Leisure 7.94
Music 7.94
Automobile 7.87
Food Industry 7.84
Sports 7.80
Technology 7.79
Catalog 7.74
Events 7.74
Game Site 7.71
Consumer Goods 7.69
Family 7.69
Travel 7.67
Architecture 7.67
Fashion 7.67
Application Service Provider 7.64
Consulting 7.64
Advocacy 7.61
Hotel and Lodging 7.61
Retail 7.60
Investment 7.59
Regional 7.59
Diversified Business 7.59
Design 7.56
Other 7.54
Portal 7.54
Online Community 7.53
Bank 7.49
Pharmaceuticals 7.47
Arts 7.46
Mutual Fund 7.44
E-Zine 7.44
Financial Services 7.43
Toy & Hobby 7.43
Airline 7.41
Biotechnology 7.41
Energy 7.41
Interactive Services 7.39
General Interest 7.37
Average 7.37
Marketing 7.36
Medical 7.36
Advertising 7.34
Telecommunication 7.34
Shopping 7.31
Broadcasting 7.29
Health Care 7.29
B2B 7.27
Transportation 7.27
Non-Profit 7.26
Healthcare Provider 7.26
Photography 7.24
Publishing 7.24
Magazine 7.23
Manufacturing 7.21
Directory or Search Engine 7.20
News 7.20
Internet Service Provider 7.19
Construction 7.19
Computer: Software 7.16
Employment 7.16
School 7.16
Intranet 7.14
Public Relations 7.13
Insurance 7.11
Professional Services 7.11
Radio 7.11
Real Estate 7.09
Computer: Retailer 7.07
Education 7.07
Blog 7.04
International Business 7.04
Military 7.04
Restaurant 7.04
University 7.03
Small Business 7.01
Credit Union 7.00
Associations 6.99
Newspaper 6.97
Investor Relations 6.94
Medical Equipment 6.90
Home Building 6.87
Information Services 6.87
Government 6.86
Email 6.71
Faith-based 6.61
Legal 6.54
Auction 6.46
Institutional Services 5.77

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Personnel et peut-être même hors sujet

Merci la vie! Demain c’est le printemps

Ces derniers jours, j’ai reçu de nombreuses gentillesses d’inconnus à qui je n’ai rien demandé. Par exemple, une admiratrice de mon apparition à TLMEP m’envoie son dernier CD accompagné d’une lettre très touchante. Ce matin, Hakicoma, un contact Twitter, m’envoie une très belle page d’accueil qu’il fit pour moi (que vous pouvez voir ici) comme ça, juste pour me faire plaisir. Aussi, hier soir j’étais conférencière pour les intervenants du Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale gaies et lesbiennes de Montréal (GRIS-Montréal) et tout à l’heure, je reçus l’une de plus belles lettres de reconnaissance de ma vie. Dans la rue, j’ai aussi reçu de nombreux sourires, des bonjours et de nombreuses petites gentillesses diverses. Je suis heureuse et demain à 07 :45 HE c’est le printemps. WOUHOUHOU…. Comme le suggère crise dans les médias et vous,
Qu’est-ce qui vous rend heureux?

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Personnel et peut-être même hors sujet

À propos de la vélocité des sources non journalistiques

Lors de mon allocution sur l’avenir des médias de plus de 45 minutes et de la période de questions impromptue d’une demi-heure qui s’en suivit, j’ai commis une bourde. Un impair. Je me suis mal exprimée et j’ai blessé la fierté toute légitime du journaliste qui est heureux d’avoir fait un scoop. Comme je l’ai dit dans ma conférence, le fait journalistique est devenu une commodité (dans le sens que ça n’a plus de valeur) mais ce sont les analyses, les opinions, le journalisme d’enquête qui en ont. Ainsi, lors d’une question du journaliste Jean-François Coderre du Journal de Montréal (alias rueFrontenac le temps du lock-out) je fis une réponse qui n’eut pas l’heur de satisfaire Tristan Péloquin de Cyberpresse avec qui je dialogue dans mon blogue et sur le sien dans Cyberpresse. Voici le fil de nos échanges chez moi.
Tristan Péloquin

Juste quelques mots sur la discussion au sujet de Dawson. Dans le clip, Michelle, tu dis que, pendant la fusillade de Dawson, “l’information la plus pertinente et la plus à jour (pendant la tuerie) était sur Wikipedia”, alors que “Radio-Canada et Canoe étaient down”.

En tant que journaliste à La Presse qui a couvert l’événement, je crois être bien placé pour dire que tu as tort.

Au lendemain de la fusillade, je publiais dans La Presse cet article intitulé “Dawson: la fusillade en direct sur Wikipedia” (http://tinyurl.com/exqys). J’y parle du fait qu’un étudiant de Concordia qui s’est retrouvé près de l’action a créé une page Wikipédia à peine quelques minutes après le début de l’événement. Je me souviens très bien avoir lu et relu l’article de Wikipedia sur Dawson alors que les événements se déroulaient. On y trouvait de l’information juste et pertinente. Dans l’article, j’ai décrits les faits qu’on y rapportait comme étant “d’une bonne rigueur factuelle”. Je me souviens qu’il y avait des erreurs.

Une chose est cependant certaine, on n’y trouvait AUCUNE INFORMATION INÉDITE que les médias traditionnels n’avaient pas encore rapportée. Wikipédia répétait, avec un certain retard mais avec un regard original de citoyen, ce que nous, des médias traditionnels, découvrions.

Quant aux photos qui avaient été mises en ligne sur Wikipedia, elles ne disaient pas grand-chose, sinon que des jeunes se trouvaient dans la rue face au Collège Dawson.

Autre détail important: c’est bel et bien La Presse et le Journal de Montréal qui ont révélé le nom du tueur. Pas Wikipédia. Dans la salle de rédaction de La Presse, on m’a transmis l’information vers 20 h. J’ai trouvé le blogue de Kimver Gill, avec l’aide de collègues, vers 21h.

Dans Wikipédia, l’entrée sur Kimver Gill date du lendemain, à 10h59. Elle est largement basée sur les six pages de contenu diffusées ce matin là dans La Presse et le JdeM !!!

Je suis le premier à tripper sur Twitter, Wikipedia et Facebook comme outils journalistiques. Mais de là à dire qu’ils sont plus efficaces que les médias traditionnels, il y a un pas que je ne suis pas prêt à faire.

Tristan Péloquin

L’article de La Presse, intitulé Dawson: la fusillade en direct sur Wikipedia, se trouve ici: http://tinyurl.com/detwx2

Michelle Blanc

Tristan
Dans le cas de l’avion sur la rivière Hudson, il est clair que la vélocité était du bord de Twitter. Dans le cas de Dawson, j’aurais dû spécifier que l’info était indisponible sur les sites des grands médias, mais qu’elle l’était sur Wikipedia, tel qu’en discute Éric Baillargeon ici et ici. Concernant les photos, elles ont été en ligne des 15:00hr le jour du drame, sur Flickr plutôt que Wikipedia et on commence à parler du site Web de l’assassin le lendemain à 07:30hr le matin du 14 sept. L’idée est que le scoop excite le journaliste, quelquefois le blogueur mais rarement le citoyen ordinaire au milieu d’un fait journalistique et que comme tu l’as déjà mentionné, les outils tels que Twitter, Flickr, les blogues, Wikipedia ou autres peuvent grandement aider le journaliste. Il est clair que la police donnera plus d’infos aux journalistes qu’au simple citoyen et c’est bin correct de même. Par contre, il arrive de plus en plus que le citoyen soit au milieu d’une histoire, qu’il la partage, avant même que le journaliste n’ait le temps de s’y rendre. C’était ça mon point dans le fond et cette idée, permet de faciliter le travail des journalistes à mon avis…

Tristan Péloquin

Michelle, désolé, je ne comprends pas, mais absolument pas ce que tu veux dire par: “Dans le cas de l’avion sur la rivière Hudson, il est clair que la vélocité était du bord de Twitter.”

Explique-moi ce concept de ésotérique de “vélocité”, que je ne comprends pas.

24 heures après l’amerrissage de l’avion dans la Hudson, 240 000 personnes avaient vu la photo du gars qui a soi-disant annoncé l’histoire sur Twitter. 240 000 personnes, contre combien de centaines de millions de personnes ont vu les images à la télé et sur les grands sites des médias ou même sur YouTube (grâce aux images provenant de grands médias). Combien de personnes ont appris l’histoire sur Twitter grâce à un lien menant vers le NYTimes ou n’importe quel autre site de journal ???

Twitter pas Twitter, les médias auraient amplement parlé de l’histoire. Si ça se trouve, les médias étaient au courant de l’histoire avant même que l’avion touche l’eau. Le fait qu’un gars ait publié la photo sur Twitter est intéressant, parce que ça permet à n’importe qui de se rapprocher un peu de l’histoire. Mais soyons honnêtes, les gens qui ont appris l’existence de l’incident par le post de Janis Krums sont RARISSIMES.

Vélocité = 0. C’est une histoire cute à raconter dans le journal du lendemain; un point de vu inédit sur l’accident. That’s it, qui, au surplus, concerne la saveur du mois qu’est actuellement Twitter pour les médias.

Tu dis aussi: “Dans le cas de Dawson, j’aurais dû spécifier que l’info était indisponible sur les sites des grands médias, mais qu’elle l’était sur Wikipedia, tel qu’en discute Éric Baillargeon ici et ici”. Sorry, mais c’est du pipeau. Tous les sites – Rad-Can, Canoe, Cyberpresse – avaient l’histoire en ligne, ne serait-ce qu’une dépêche mentionnant qu’un tireur était à Dawson, 10 minutes après qu’elle ait éclatée. J’en sais quelque chose: c’est moi qui updatait l’histoire en direct pour Cyberpresse. Cyberpresse a planté vers 18h seulement !!!! Et que les autres sites aient planté une minute ou deux ne veut pas dire qu’ils étaient hors jeu.

J’ajoute humblement que Dawson s’est produit en 2006. Sur le Web, aussi bien dire que ça fait 100 ans. Les photos des photographes des médias, autrement plus pertinentes que celles affichées sur Flickr (si on compare tout ce qui s’est trouvé sur Wikipedia à ceci (http://tinyurl.com/dx5wkk), par exemple), ont dû se retrouver en ligne une heure après le début de l’événement. Lors du passage de Barack Obama à Ottawa, elles étaient sur Cyberpresse 30 secondes après avoir été prises.

Tu ajoutes: “Il arrive de plus en plus que le citoyen soit au milieu d’une histoire, qu’il la partage, avant même que le journaliste n’ait le temps de s’y rendre.” Ça a toujours existé. Dans notre langage, on appelle ça des sources ou des témoins. Qu’ils mettent l’info en ligne, qu’ils nous refilent une photo, ou qu’ils nous la disent de vive-voix, c’est pour nous la même chose. C’est une source d’information.

Michelle Blanc

Lorsque je parle de vélocité (dans le sens de rapidité) de Twitter (pour la rivière Hudson) je me réfère Techcrunch, à News.com.au, à editorsweblog.org et Nielson–online.com. Pour la vélocité de Twitter durant d’autres événements il y a aussi MediaWarch de l’AFP, Mediashift de PBS, Techcrunch, à mon propre billet Twitter le nouveau fil de presse?
Bin finalement, on dit la même chose. Le Web devient une source, l’information factuelle n’as plus de valeur et c’est la valeur ajoutée, la réflexion, l’analyse et l’opinion qui en ont. Pis le reste de la conférence (avant la période de questions pour laquelle il est toujours difficile de se préparer) c’est justement de ça que je parlais…

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Blogue Blogues d'affaires Statistiques de ce blogue

Nouveau classement des blogues francophones mondiaux

Mon ego en prend un coup. C’est que dans le nouveau classement des blogues francophones mondiaux mis en ligne par Blogoner.fr, je ne suis (au moment d’écrire ces lignes) qu’à la 24e place mondiale (OK, OK je blague et je suis bien contente de ma position gnagnagna). Dans le courriel d’infos qu’ils me font parvenir, ils se décrivent comme suit :

Spécialisé dans la blogosphère, Blogonet (http://blogonet.fr) propose un classement mensuel des blogs francophones, un moteur de recherche spécialisé ainsi qu’un Digg-Like, vous permettant de mettre en avant les meilleurs articles.

Vous pouvez d’ores et déjà retrouver le classement de Mars à cette adresse :
http://blogonet.fr/topblogs/index.html

Très complet, ce Top Blogs prend en compte de nombreux critères, pour garantir un résultat proche de la réalité :
– le nombre et la qualité des commentaires laissés par les internautes, sur le blog de l’auteur
– le nombre et la qualité des liens qui pointent vers le blog
– les votes et commentaires postés par les membres Blogonet
Tous ces critères tiennent compte de l’interactivité avec le lecteur. En effet, l’intérêt des internautes vis-à-vis des articles publiés semble refléter au mieux la qualité et l’influence d’un blog.

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Blogue Blogues d'affaires Code-source libre Economie des affaires électroniques Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Relations publiques Internet Second Life Stratégies de commerce électronique Web 2.0

Webdiffusion de ma conférence sur l’avenir des médias

Hier soir, dans le cadre des soirées 3emardi, je donnais la conférence « et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal ». En fait, je parlais de l’avenir du média écrit face aux bouleversements qu’emmène le Web. C’est grâce au copain Christian Aubry, lui-même ancien journaliste, que la captation de cette conférence fut rendue possible (gros merci Christian). Elle fut d’ailleurs diffusée en direct sur Ustream et des gens des 4 coins de la planète ont eu la chance de la regarder en direct et d’en jaser entre eux. D’ailleurs, j’aurais bien aimé prendre part à ces discussions, mais je ne peux pas encore me diviser en quatre (snif, snif). Je vous invite donc à l’écouter, à relire mon billet Conférence sur « Et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal? » puisque toutes les sources de ce que je dis dans cette conférence y sont (que voulez-vous, moi aussi je fais de la convergence et du recyclage de contenu. Ça doit être parce que je trouve ça écologique). Je vous invite aussi à visiter le billet de Christian Ma webdiffusion de Michelle Blanc sur l’avenir des médias au Third Tuesday Montréal, puisque celui-ci contient de nombreuses autres sources d’information complémentaire. Bonne écoute et bonne lecture…

MAJ
Voici maintenant la webdiffusion de la période de questions de ma conférence:

MAJ 2
L’exemple de la tuerie de Dawson sur Wikipedia
L’exemple de l’ouverture de Cisco dans mon billet Les e-communautés pour répondre à des objectifs d’affaires

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Blogue Blogues d'affaires Code-source libre Commerce électronique: mythes Marketing 2.0 Marketing Internet Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Web 2.0

Ces fournisseurs Web qui font de l’arnaque

Ceci est un petit billet d’humeur qui reflète une certaine réalité que vivent mes clients ainsi que plusieurs entrepreneurs qui ne sont malheureusement pas au fait de ce qu’est réellement le Web.
Ma philosophie d’affaires
Cette philosophie est assez simple. J’aime bien que mes clients soient indépendants de mes services et qu’ils ne soient pas attachés à ceux-ci. S’ils reviennent me voir, c’est que je leur ai déjà prouvé que je pouvais les aider et qu’ils sont contents de me donner des heures de consultation de nouveau. Dans ce cas, je suppose aussi qu’ils seront très enclins à référer mes services à leurs amis et connaissances d’affaires et ça semble être le cas. J’aime aussi que mes clients aient la même liberté face à leurs autres fournisseurs Web et c’est pour ça que j’ai un fort penchant pour les CMS (Content Management System – Système de gestion des contenus) à code source ouvert, plutôt qu’une solution propriétaire. Ainsi, ils ne seront pas prisonniers d’un petit fournisseur qui pourrait décider le jour où ils ne travailleront plus ensemble (parce que le client décide de changer de fournisseur, parce que le fournisseur fait faillite, ferme ses portes ou quoi que ce soit) que la propriété de la techno lui appartient, laissant ainsi le client, sur le carreau avec son contenu, sans technologie de mise en ligne et sans les URL qui en découlent.
Ça arrive malheureusement très souvent ce genre de situation. Le hic avec ça est que le client peut perdre du jour au lendemain ses actifs Web qu’il a mis du temps et de l’argent à accumuler, c’est-à-dire ses hyperliens externes. Si on change de technologie sans avoir la collaboration du fournisseur précédent, il est très possible de perdre tous ses hyperliens. Aussi, si jamais le fournisseur précédent vous laissait l’accès au code source de son CMS propriétaire, vous devrez trouver quelqu’un qui aura le goût d’apprendre et de fouiller puis de travailler avec la cochonnerie d’un autre (ce qui n’est pas une mince affaire) puis vous devrez le payer juste pour le temps qu’il va prendre à apprendre ce logiciel généralement non documenté. À côté de ça, vous avez des Cadillac de CMS Open Source, qui sont très bien documentés, avec des fournisseurs potentiels aux quatre coins de la planète, une communauté de développeurs qui alimente continuellement les développements de ces outils et surtout « LA PROPRIÉTÉ » de ce que vous mettez en ligne via une licence GNU GPL.
Le pire avec les CMS propriétaires
Ce qui est réellement scandaleux avec plusieurs petits logiciels propriétaires est qu’ils sont en fait des logiciels à code source ouvert qui ont été trafiqués afin de faire croire qu’ils avaient été développés par une firme. C’est la plupart du temps un collage de code source libre qu’on maquille, puis qu’on vend ou qu’on loue (en directe contravention de la licence GNUGPL), en gardant la propriété du code source qui ne nous appartient pas, à des entreprises peu connaissantes, qu’on attache ainsi, comme des clients éternels. C’est le genre de situation dont j’informe systématiquement mes clients et que je tente le plus possible d’éviter.
Triste anecdote
L’un de mes clients qui a un gros brand et qui paye depuis 7 ans l’un de ces arnaqueurs décide d’opter pour une solution à code source ouvert. Nommément Drupal pour ne pas la nommer. Lorsqu’il va voir son fournisseur actuel pour l’aviser de ce changement, celui-ci lui dit
« Mais pourquoi changer de technologie? »
Le client de répondre :
« Mais c’est parce que je veux la propriété de mon code, je veux être libre de travailler avec qui je veux et je veux commencer à faire du Web 2.0 »
le fournisseur de répondre :
« Ha, mais le Web 2 y a rien là, nous sommes maintenant au Web 3 »
Sur ce, le client est bouche bée parce qu’il ne sait pas que le Web 3 est encore en discussion et qu’aucun spécialiste ne s’entend encore pour le définir concrètement. Tandis que le Web 2.0, même le néophyte commence déjà à avoir une bonne idée de ce que c’est. Quel crosseur! Mais il y a pire. Ce fournisseur facture le nom de domaine du brand de mon client depuis 7 ans. Lorsque le client demande d’avoir le contrôle de celui-ci et de faire les changements au registraire et lui donner l’accès du DNS, le fournisseur lui fait du chantage. « Laisse-moi contrôler les bannières sur ton site et vendre la pub durant 3 ans puis je te redonne ton nom de domaine»
. C’est le comble. Évidemment, le dossier légal de mon client est on ne peut plus clair, il va très certainement gagner devant l’ICANN le changement de gestionnaire du nom de domaine et reprendre le contrôle de son URL. Mais ce sont des procédures qui sont longues et entre-temps, le client risque de perdre tous ses hyperliens (son actif internet) qu’il a montés à coups de millions de dollars de pubs, durant toutes ces années (pour une question de $15 dollars d’enregistrement de nom de domaine par an). C’est évidemment entre les mains des avocats et la poursuite en dommages et intérêts qui pourrait s’ensuivre risque d’être plutôt salée. Ce ci est une (ou plusieurs) histoire(s) vraie (s) dont la morale est :

  • Assurez-vous d’être LE propriétaire de vos noms de domaines au registraire
  • Utilisez des technologies de mises en ligne dont vous êtres propriétaire et idéalement à code source ouvert
  • Travaillez avec des fournisseurs qui sont assez sûrs d’eux pour ne pas vous attacher à la gorge indûment
  • Trouvez un hébergeur vous-même et ayez l’hébergement à VOTRE nom.

MAJ
Autre argument bidon des fournisseurs de solutions propriétaires souvent avancé : « Mais vous ne pouvez pas prendre de logiciel à code source ouvert parce que ce n’est pas sécuritaire! »
À ce propos sachez que la gendarmerie Française est en code source ouvert et qu’elle déclare elle-même avoir fait des économies grâce à ça. Vous serez aussi sans doute curieux d’apprendre que la CIA et la NSA américaines sont aussi avec des logiciels à code source ouvert. Alors, l’argument de la sécurité a peut-être besoin d’un ti peu plus de travail…

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Medias et Internet Médias sociaux Outils et références Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging

Obstination à propos de la crédibilité des sources et de Twitter

Il m’arrive de reprendre des commentaires de ce blogue et d’en faire des billets. C’est la 2e fois que j’ai une obstination avec Marc Desjardins que je juge pertinente au point d’en faire un billet. À quand ton blogue cher Marc?
Comme suite à mon billet La question de la crédibilité des sources, voici le fil de notre discussion :

Marc Desjardins

Ta démonstration, par contre, prouve qu’à certains égards, Twitter n’est absolument pas novateur et original, particulièrement en ce qui a trait, justement, à l’accès au scoop pour le journaliste. Il n’est, ni plus ni moins, qu’une redondance du téléphone ou de la messagerie texte qui sert au citoyen pour signaler un événement qu’il croit digne de faire la nouvelle. Il n’est ni plus efficace, ni plus immédiat. Comme Twitter ne pourra jamais distiller efficacement la nouvelle (la limitation à si peu de caractères et la nécessité pour quelqu’un de suivre une ou l’autre source), il est franchement limité à ce simple rôle d’accessoire supplémentaire et, je trouve, un peu redondant.

Pour ce qui est de la possibilité de diffuser directement, à ceux et celles qui cherchent de l’information, des scoops, il est peu crédible puisque tout le monde ne peut pas suivre tout le monde. Il devient alors une sorte de téléphone arabe technologique qui fait rebondir l’info d’une source à une autre avant de vraiment infuser la toile. Dans ce sens, il y avait déjà des outils bien plus efficaces pour faire ça sur le Web. De plus, je doute que le citoyen avide de scoop vérifie la source comme devrait le faire le journaliste.

Pour ce qui est de se servir de Twitter Grader ou Technorati pour démontrer une crédibilité, j’ai un doute. Ces outils mesurent la popularité mais il y a très longtemps que j’ai cessé de mesurer la crédibilité par le succès ou la popularité.

Je commence à croire que la popularité grandissante de Twitter risque de lui nuire à plus ou moins court terme. Après tout, pour que l’outil soit vraiment efficace, il faut suivre et être suivi et on finit rapidement, en collectionnant les contacts, à être inondé de sources et surtout de messages très souvent d’une futilité navrante. On en arrive à ne plus avoir le temps de lire. J’aime bien utiliser Twitter pour lire les commentaires extrêmement fréquents de stars comme Lily Allen ou Stephen Fry, à l’humour certain et surtout faisant partie de la sphère du potin nécessaire de par leur statut. Par contre, je trouve qu’il faut beaucoup de vanité pour passer sa vie à croire que chaque état d’âme que l’on a est intéressant pour tout un chacun.

Malheureusement, des penseur(e)s articulé(e)s du Web et des nouveaux médias comme toi, il y en a fort peu mais trop de gens qui savent à peine écrire engluent un médium qui devrait peut-être se réarticuler pour acquérir toute sa pertinence

Michelle Blanc

Marc, Marc, Marc
Technorati tout comme TwitterGrader sont des mesures d’influence bien plus que de popularité. Ils mesurent l’interaction notamment en termes de backlinks d’où l’influence qui peut servir de benchmark à la crédibilité. Je connais des blogues très populaires qui sont nuls dans Technorati. De plus, Twitter n’est pas l’apanage de rien du tout, juste un autre outil qui se rajoute à de nombreuses sources Web et hors Web. Oui c’est un téléphone arabe qui permet entre autres d’avoir des photos de l’avion qui flotte sur la Hudson River avant qu’un média n’ait le temps et les ressources disponibles pour prendre la même photo par exemple. Pour Mumbaï, ça a été tellement efficace que les autorités policières avaient peur que ça ne serve d’outil de prédiction des activités de celle-ci auprès des terroristes. Les journalistes devront apprendre à composer et à évaluer les diverses sources et les sources elles-mêmes publient, souvent en se foutant que les médias les reprennent. C’est aux médias à faire leur job et à être à l’écoute et à valider. Ils peuvent aussi s’en passer et ne reprendre que ce que CNN, AFP et Reuter eux prennent sur Twitter…

Marc Desjardins

Michelle,
J’ai encore beaucoup de difficulté à considérer une mesure d’influence comme une mesure de crédibilité. Mesurer des backlinks, c’est une autre manière de quantifier une popularité disons plus active, mais de là à en faire une pondération qualitative plutôt que différement quantitative, il y a un gros pas.

En fait, c’est ce que je reproche à beaucoup de nos processus d’analyse qui ne mesurent que les anciens paramètres marketing soit l’influence, le rayonnement ou les vecteurs démographiques. À une époque où on invoque le long tail et les marchés de niche pour justifier l’approche micro économique du Web et du Web 2,0, c’est contradictoire. En plus, c’est complètement antithétique à l’approche de l’information qui elle demande la crédibilité, l’analyse et l’objectivité.

En plus, il est bizarre de voir comment on évoque Twitter comme s’il s’agissait d’une plateforme ou d’un médium alors qu’il n’est qu’un réseau de plus, un regroupement différent des mêmes joueurs, utilisant les mêmes outils et le même médium qu’auparavant.

Beaucoup de gens peuvent se passer une information rapidement ainsi, mais ça ne sera jamais un médium de masse, celui qui pousse l’info à des joueurs passifs, comme la télé. Étant donné que nous avons à coeur de créer une masse critique active et non passive, il faut se méfier de croire que les évangélistes et les early adopters constituent la majorité.

Michelle Blanc

Les évangélistes et les early adopters ne sont pas la majorité certes, mais ils sont la 2e source la plus influente de Web après les médias trad. Aussi, je suis d’accord avec toi qu’influence et crédibilité ne sont pas synonymes. Mais l’influence induit tout de même une certaine crédibilité qui se doit d’être vérifiée. D’ailleurs, il y a 1000 ans les savants qui disaient que la terre était plate étaient jugés très crédibles à l’époque. Cette notion de crédibilité elle-même s’inscrit donc dans une mouvance. Mais il ne faut pas s’empêcher pour autant de tout rejeter et s’empêcher de donner une certaine crédibilité “suspicieuse peut-être” aux diverses sources que l’on peut rencontrer sur son passage sur le Web ou ailleurs… D’ailleurs, la crédibilité est aussi affaire de consensus et les backlinks, c’est aussi une forme de consensus.

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Twitter et Facebook, de bons générateurs de trafic

Aujourd’hui était une journée régulière (c’est-à-dire une journée lors de laquelle je n’ai pas été médiatisée outre mesure). Je me suis donc mise à calculer l’apport de Twitter et de Facebook à mon trafic. J’ai été étonnée de découvrir que Twitter draine 12.5% et Facebook 6.3% de mon trafic direct (lire ici que cela ne tient pas compte de mes lecteurs via les fils RSS ou des lecteurs de Feedblitz par exemple) calculé à partir de mon interface Mybloglog. Il va de soi que je ne fais pas que de l’autopromo sur Twitter et Facebook et que si tel était le cas, ces stats seraient probablement en chute libre parce que personne n’aime se faire pousser des contenus d’autopromo. Mais des contenus autopromo qui sont dilués via une foule d’autres contenus, tel que j’en parlais dans un récent billet, ça semble être une source de trafic non négligeable. Dans mon cas particulier, il faut dire que Twitter est assez ciblé pour mon genre de lectorat. Je vais donc continuer d’observer ça et vous arriver un de ces jours avec données plus substantielles…

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À titre de conférencière Medias et Internet Médias sociaux

Conférence sur « Et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal? »

Je serais conférencier (lire ici conférencière, mais ce n’est pas mauvais que j’écrive conférencier puisque c’est le mot-clé que les gens cherchent dans Google. L’un des désavantages d’être femme ). Mardi prochain le 17 mars à 18 h au Daylight Factory (1030 rue Alexandre à Montréal, tout près du centre-ville, métro Square-Victoria). Ma conférence : « Et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal? » sera gratuite (profitez-en c’est rare une de mes conférences gratuite) et elle sera présentée dans le cadre des événements 3eMardi.

La saga ‘Médias traditionnels vs Web’ a été portée à mon attention pour la première fois en 1998. Alors étudiante au baccalauréat en journalisme, j’écoutais avec un brin de scepticisme mes professeurs et collègues disserter sur l’emprise de l’Internet (avec un grand I) sur mon futur boulot.
Dix ans plus tard, le sujet est toujours d’actualité (et ma carrière a bifurqué). Le web a connu une évolution exponentielle depuis. Est-il une menace pour les médias traditionnels? Ou plutôt un complément qui décuple leur portée?
La situation du Journal de Montréal, du Globe & Mail, du New York Times et autres médias traditionnels démontre comment les médias sociaux ont métamorphosé la culture de consommation des médias. Les journalistes, évidemment, mais aussi les professionnels des relations publiques, du marketing et de la publicité, entre autres, doivent composer au quotidien avec cette récente réalité.

Je n’y aborderai donc pas la question épineuse et qui ne m’intéresse pas de toute manière, du lock-out des employés du Journal de Montréal. J’y parlerai plutôt, dans un monde idyllique, de ce que je ferais si c’était moi la patronne du Journal de Montréal (notez ici l’effet très marketing et titillant des gens de 3eMardi qui ont choisi le titre) ou de tout autre journal de la province (et pourquoi pas, du pays). Ce sera une conférence sans présentation PowerPoint et autres artifices. Je discuterai avec les convives présents de divers billets que j’ai écrits sur le sujet dont :
La question de la crédibilité des sources
Le P2P, Bit Torrent et la polémique
À propos des changements du travail journalistique

La crise appréhendée des journaux au Québec
Évolution de l’utilisation des médias au Canada
Entrevue sur l’avenir des médias radiophoniques communautaires face à l’internet

À propos de l’expérience CNN/Facebook
Et surtout de
10 conseils pour aider les médias à devenir numérique
Puis de
La FPJQ et les fabricants de fouets, même combat

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