M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Commerce électronique: mythes Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis politique et internet

Fausse mort de Jean Charest = c’est la faute du web, et puis après?

Hier, durant la nuit, on annonçait la mort de Jean Charest en première page numérique du journal Le Devoir. J’ai accordé une entrevue à LCN et au FM93. Après mon entrevue avec l’animateur du FM93 Sylvain Bouchard, celui-ci dit qu’il préfère le format papier au format numérique parce que ce genre de chose ne s’y retrouve pas.

Aparté

On a aussi « pété une coche » sur twitter parce que j’osais discuter « de sécurité informatique » alors qu’il semble que mon créneau ne devrait se résumer qu’aux médias sociaux. Je précise que ma Maîtrise ès Sciences en commerce électronique incluait des cours de droits, de technologie informatique et de gestion et que j’ai eu plusieurs cours qui touchaient de manière précise « les questions de sécurité informatique » au niveau technologique, de gestion et de droit. J’ai d’ailleurs eu un cours spécifique Gestion du risque, contrôle et sécurité du commerce électronique dans lequel 2 sessions données par un spécialiste de Price Waterhouse Coopers portaient spécifiquement sur les outils et techniques de hacking moderne (si on veut se protéger il faut aussi savoir et comprendre l’antithèse de cette réalité qui est le hacking). Je rappelle aussi que lors de mes consultations avec mes clients, je couvre très souvent les questions relatives à la gestion du risque informatique. Ce n’est donc pas parce que je n’en ai pas fait une spécialité que je ne sais pas de quoi je parle lorsque je me prononce sur les questions de sécurité du Web. (Pour les lecteurs qui ont des problèmes de sécurité majeurs, je recommande souvent le pote  Dominic Jaar, responsable national de la e-discovery chez KPMG).

Pour revenir à nos moutons (en l’occurrence l’assertion selon laquelle le papier est plus crédible que le numérique) je rappelle que les fausses nouvelles, les canulars et les impostures sont vieux comme le monde (pour s’en convaincre regardez canular ou « list of hoaxes » dans wikipedia) et qu’ils existaient bien avant le Web. Je vous suggère d’ailleurs de visiter le site Accuracy in media ou de relire chez Slate Pourquoi les médias sont les pros des canulars et à réfléchir à la conclusion de NT2 Le canular, une pratique renouvelée par le web:

(…) le canular est une pratique qui questionne la véridicité des objets auxquels il s’en prend. Nous avons dégagé certains thèmes sujets au canular de manière récurrente : l’information et ses débordements dans la vie privée, les objets de consommation et leur envahissement de l’espace du Web, les peurs socialement partagées, par exemple la peur de virus informatiques ou encore de complots politiques, ainsi que l’abondance de pornographie que l’on constate sur le Web.  Au terme de notre réflexion, il nous semble que le choix de ces thèmes ne soit pas anodin : en effet, ce sont tous des espaces discursifs où la joute entre le vrai et le faux peut se déployer de manière particulièrement complexe. Quelle valeur de vérité peut-on accorder aux discours médiatiques, aux images de citoyens qui sont véhiculées par les médias ? À quel point les peurs socialement partagées sont-elles justifiées ?

Le canular, en nous trompant à propos des sujet qu’il traite, révèle en même temps la précarité de la conception que l’on peut avoir de ces sujets. Il s’agit ainsi d’un mensonge particulier en ce qu’il met en place un processus réflexif engageant la personne dupée à adopter une attitude critique à l’égard des vérités admises. Nous avons également vu que le canular s’adapte au média qui l’accueille. Dans le cas du Web, les sites de vente, les chaînes de courriels et la pornographie sont quelques exemples de terrains propices aux activités canularesques dans la mesure où le nombre d’internautes susceptibles de se faire leurrer y est particulièrement élevé. De fait, le canular profite toujours du climat de confiance qui règne autour d’un sujet.

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Blogue Facebook Google Plus Médias sociaux Twitter ou le microblogging

Ma réciprocité et mon dialogue médias sociaux souffrent

J’ai longtemps eu une politique de réciprocité dans mes présences médias sociaux. Sur Twitter par exemple, je suivais systématiquement toute personne qui me suivait, par simple politesse, pourvu que cette personne ne me fît pas chier et ne fût pas un spammeur. Je ne le peux maintenant malheureusement plus. C’est à cause de la loi des grands nombres. Avec maintenant 22837 abonnés Twitter, 5000 amis de mon profil Facebook et 2850 fans de ma page Facebook et maintenant 1663 amis dans des cercles Google+, je n’ai plus les capacités humaines d’activer chacune des requêtes individuelles de mise en contact. Ma nouvelle politique est donc de regarder rapidement les profils de mes amis, abonnées, cercles et autre et de suivre les gens que je connais déjà, dont le nom me dit quelque chose, qui sont clients, journalistes ou spécialistes des sujets qui m’interpellent. Il se peut d’ailleurs que vous « passiez dans le beurre » sans que je ne vous aie vue. N’hésitez pas à m’envoyer un courriel (oui ça existe encore) et à me signaler que je vous ai peut-être oublié. Aussi, si « je ne vous suis pas » en retour, ne le prenez pas personnel (je comprendrais cependant tout à fait que ce soit le cas puisque moi-même, ce matin, j’ai été blessée de remarquer que le blogroll de potes qui bloguent pour un média, contient plusieurs des blogues de mes potes et que je n’y soit pas 🙁 ). Ma réciprocité est donc désormais une philosophie et un vœu pieux que je ne peux plus mettre en pratique.

Mon dialogue aussi souffre de la réalité des grands nombres. J’ai de la difficulté à voir passer les infos de mes potes, je ne peux plus souhaiter « bonne fête » à mes amis sur Facebook parce que chaque jour, ce sont plusieurs dizaines de gens qui célèbrent leur anniversaire et que je n’ai pas le temps de leur souhaiter bonne fête à tous. Si je le fais à une personne, les autres se sentiront trahis. Mon fil twitter est désormais un torrent et je ne vais plus à mon accueil Facebook et mon chat est fermé en permanence. J’utilise désormais des agrégateurs de contenu tels que l’application Flipboard (sur iPad), Summify, Twitedtimes et autre, pour me faire une idée des contenus à partager. Cependant, je continu de répondre le plus possible aux questions, commentaires et mentions qu’on me fait sur mes différentes plates-formes médias sociaux. Je réponds souvent à l’idée générale des commentaires et sur Twitter par exemple, je prends souvent le temps de cliquer sur les nombreux profils des gens qui commentent pour leur faire un bisou olu un merci de groupe. je fais donc ce que je pourrais appeler du « broadcast asynchrone » et je tente de rester le plus humaine et personnelle possible dans mes interactions. D’ailleurs, le pote Bob Goyetche disait hier sur Google+ :

seeing more whining now – « Gee, I follow the same person on 18 different sites, and they keep showing me the same thing »

– You know what? you’re an idiot.

They’re publishing on 18 different sites to reach a wider audience, not you 18 times.

Pick 1 where you’ll hear from someone, and stick to that one.

It’s like you’re complaining about phoning someone on their cell phone and landline at the same time, and not being able to have 2 different conversations

En conclusion
Je suis désolée de vous décevoir (si c’est le cas) et je suis moi-même triste de mon constat d’impossibilité de suivre à la lettre ma philosophie de réciprocité et de dialogue. L’idée et la volonté initiale sont toujours là, mais la réalité des grands nombres fait son travail.

MAJ

Mes « conversations » se font désormais de la manière que je l’ai déjà expliqué dans mon billet: La gestion de la multitude sur les médias sociaux

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Personnel et peut-être même hors sujet

aparté ROI des médias sociaux, parce que ça me tente

Pourquoi je réponds aux questions de ROI et que dans le fond, elles me font plutôt rire ?
Je ne me souviens plus à quel endroit en dans quelle circonstance j’ai entendu ça, mais quelqu’un dit un jour :

C’est étrange qu’on demande souvent quel est le ROI des médias sociaux et qu’on se fasse vraiment insistant avec ça. Pourtant, personne ne demande jamais le ROI d’un système téléphonique d’entreprise. Pourtant, essayez de faire des affaires sans téléphone ? Pourquoi donc mettons-nous tant d’énergie à tenter de prouver que les médias sociaux ne servent à rien, qu’ils ne rapportent rien et qu’ils sont inutiles ? C’est sans doute simplement la vieille « résistance aux changements » et la peur de l’inconnue…

Malgré tout, il existe bel et bien un ROI des médias sociaux et j’en ai déjà parlé dans mes billets:

Le ROI des médias sociaux

Le calcul du ROI des blogues d’affaires

La première retombée de l’innovation est l’exposition médiatique

Services financiers 2.0

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Moteurs de recherche et référencement de sites Web Veille stratégique et Internet

Quels sont les outils Internet pour faire de la veille et du monitorage médias sociaux?

Quels sont les outils Internet pour faire de la veille et du monitorage médias sociaux?

Vous en avez une panoplie impressionnante dans mon billet de 2005 La veille stratégique et internet, dans la catégorie de mon blogue du même nom , sur wikipedia . Il existe même un wiki qui recense strictement les outils de monitorage spécifique aux médias sociaux de même que d’innobrables listes d’outils de monitorage spécifique aux médias sociaux telle que celle de Takemetoyourleader . Comme ces outils sont très nombreux, qu’ils changent fréquemment et que dans un livre sur les médias sociaux, ça vieillis très mal, je vous invite plutôt à lire les contenus que je vous mets en référence et à choisir les outils que vous trouverez les plus adéquat pour vos besoin, le temps qu’ils seront encore disponible ou qu’un autre outil encore plus performant ne vienne le remplacer.

Vous pouvez aussi sans doute lire mon autre billet Comment chercher le Web invisible

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Les médias sociaux 101 et 201 Personnel et peut-être même hors sujet

Commentaire à propos de Les médias sociaux 101 = un coup de pied au cul pour le 201

J’écris beaucoup moins dans mon blogue depuis quelque temps. Tout d’abord parce que je suis en pleine écriture de Les médias sociaux 201 (et que comme il ira beaucoup plus dans le détail du comment plutôt que du pourquoi, c’est beaucoup plus exigeant) et qu’en plus de mes mandats de consultation et de conférences c’est beaucoup de travail, mais aussi parce que ma veille et mon partage d’infos se fait maintenant beaucoup plus sur Twitter et sur Facebook. Je garde cependant l’accent sur mon blogue et lorsque j’y écris, c’est parce que j’ai un peu plus de jus à vous partager ou parce que comme dans ce cas précis, ça me fait vraiment plaisir de le faire.

C’est que ce matin j’ai reçu un courriel qui est venu me donner un sérieux coup de pied au cul, pour m’aider à terminer le dernier chapitre du prochain Les médias sociaux 201, que je vais remettre à ma gentille directrice littéraire (en plus de l’intro et de la conclusion de même que les nombreuses étapes de relecture et de correction qu’il reste à faire). Le voici donc (avec permission de publier de son auteure).

Chère Michelle Blanc,

Je viens de terminer la lecture de votre livre Les Médias sociaux 101. Bizarrement, c’est la première fois que l’envie de remercier l’auteur d’un livre me passe par la tête. Peut-être parce que j’ai eu tout au long de ma lecture l’impression de vous avoir en face de moi à m’expliquer le B.A. BA des médias sociaux. Vous transmettez votre savoir de manière exceptionnelle. Et j’ai bien rigolé. Votre langage sarcastique est un vent de fraîcheur qui fait du bien. Vous n’y allez pas du dos de la cuillère et c’est tant mieux. Il faut savoir ébranler les gens pour que l’espoir d’un changement puisse naître un jour. Surtout dans la société québécoise qui a tendance a tremblé dans ses culottes dès qu’une petite brise souffle sur elle… Enfin, je vous remercie de faire trembler sans pudeur notre petit confort auquel nous tenons si fort parce que nous le connaissons si bien. Que serait la vie s’il n’y avait pas le risque de l’inconnu ? Je me lance présentement dans l’inconnu en ayant nouvellement acceptée de travailler sur les médias sociaux avec le Parti Union Montréal. Espérons que j’aurai au moins une once de votre intelligence ! Bon allez, disons deux pour la chance !

Je tenais également à vous dire que votre livre ne fait pas que de nous parler des médias sociaux et de votre expérience dans le domaine, il permet aussi un regard neuf sur la société. Il est toujours passionnant de voir se tracer à l’horizon une esquisse de ce que sera le monde de demain. Vous ébauchez une vision d’avenir où l’abolition de toutes les frontières est sans conteste inéluctable. De toute façon, la marche est déjà en route depuis longtemps. Mais il est intéressant de voir que cette ouverture des frontières est présente à petites et à grandes échelles. Il redéfinit également l’espace du livre puisque votre livre n’est pas entier en lui-même. Pour avoir en mains tous les tenants et aboutissants de ce qu’il lit, le lecteur n’a d’autre choix que de se connecter au monde du Web. Et là tout est possible, tous les horizons s’ouvrent comme une fleur qui s’épanouit au soleil ! Votre livre n’est pas une île déserte, il est construit comme la toile du Web. C’est un concept tout à fait intéressant pour la littéraire que je suis. Ça donne des idées. Et c’est une superbe façon de rendre hommage au travail des autres simplement et sans chichi et sans note de bas de page trop longue qui rend la lecture ardue. J’ai complété une maîtrise en études littéraires à l’UQÀM et mon cerveau a gardé l’habitude de tout analyser ce que je lis et j’ai trouvé votre bouquin vraiment inspirant…

Bref, parce que je pourrai vous écrire un roman, je m’arrête ici, et je vous dis en toute simplicité : Merci !

Noémie Vallet

WOW, quel beau témoignage qui me touche beaucoup (surtout que je suis à terminer l’écriture du 2e et que ce n’est pas facile). Un très gros merci et avec votre permission, j’aimerais bien reprendre votre commentaire dans mon blogue.
Très très cordialement

Michelle Blanc

C’est un plaisir ! Vous avez ma permission ; )
Et bonne chance pour le dernier blitz d’écriture, c’est toujours celui qui est le plus difficile… Parce qu’on n’en voit pas toujours la fin ! Courage, elle n’est pas loin !

Noémie Vallet

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Economie des affaires électroniques Edito sans question politique et internet Tourisme en ligne

Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans la bon panier?

Dans mon billet de ce matin L’industrie touristique au Québec et sa courte vue numérique je citais Paul Journet dans l’article Le tourisme québécois sévèrement critiqué qui disait aussi ceci :

L’industrie touristique représente 2,5% du PIB du Québec. L’année dernière, elle a rapporté des revenus de 10,4 milliards et fourni 134 600 emplois directs.

Or, je me suis amusé à comparer l’industrie du tourisme à celle des Technologies de l’information avec les chiffres que donnent Affaires étrangères et Commerce international Canada

Le secteur des TIC est un moteur de l’économie du Québec, puisqu’il génère des ventes de plus de 25 milliards de dollars. Ce secteur, qui compte quelque 5 000 entreprises dans la province, emploie approximativement 140 000 personnes. La production des TIC est en grande partie exportée (surtout vers les États-Unis) et représente 35 % de la production totale du Canada dans ce secteur.

Si je récapitule ces chiffres, l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois. Or, au gouvernement du Québec, on a un ministère du tourisme, des assises du tourisme, de nombreux ATR qui sont financés à même nos taxes et divers groupes de pression. Quelques groupes d’intérêts des industries numériques réclament une politique du numérique, un plan numérique pour le Québec (j’ai moi-même été un élément catalyseur d’un tel projet) et nous n’osons même pas espérer un jour voir apparaître un ministère du numérique .
Je pose la question.
Le tourisme a certainement besoin de l’aide des gouvernements. Cette aide, comme je l’explique dans mon billet précédent n’est peut-être pas celle que personnellement je souhaiterais, mais elle est tout de même là. Qu’attend le gouvernement pour se réveiller et réaliser qu’ici, au Québec, en plus des beaux décors qu’on veut vendre sur la scène internationale, il y a peut-être aussi cette industrie numérique qui a besoin de son appui?

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Tourisme en ligne

L’industrie touristique au Québec et sa courte vue numérique

Ce matin je prends connaissance de la nouvelle qu’un comité de performance de l’industrie touristique remet un rapport à la ministre Nicole Ménard, quant à la piètre performance de cette industrie au Québec.

Chez Radio-Canada on peut lire :

Mettre en valeur les atouts de chaque région

« Il faut subdiviser le message. Québec, c’est une ville historique et romantique, animée, une ville d’hiver », affirme Gilbert Rozon.

« Montréal, c’est une ville festive, où on aime aller prendre un coup, avoir du fun. C’est reconnu pour ça. C’est une ville de créateurs, cosmopolite. Il faut encadrer tous nos projets autour de ces idées fortes là et faire un branding clair », poursuit-il.

« Le fleuve c’est majestueux, c’est un icône. Les gens vont visiter l’Amazone, il n’y a pas de raison qu’ils ne viennent pas pour le Saint-Laurent. Et ils l’ont prouvé avec les croisières », mentionne-t-il.

« Et il y a les grandes régions traditionnelles, dont Charlevoix, les Laurentides, les Cantons-de-l’Est, la Gaspésie, et les autres, qui ont déjà une tradition de villégiature et de tourisme », ajoute-t-il.

M. Rozon insiste aussi sur la nécessité de diversifier l’offre touristique.

« La clé, c’est de se renouveler, de se réinventer. Il y a un danger que certains festivals se banalisent, par exemple. C’est important d’avoir une densité de produits attractifs de calibre international et que ça se poursuive dans le temps », dit-il.

Sous la plume de Paul Journet dans l’article Le tourisme québécois sévèrement critiqué de LaPresse, on se fait un peu plus précis :

Parmi leurs constats: une baisse de 30% des investissements privés entre 2007 et 2009, et de 29% de la clientèle américaine depuis 2004, notamment à cause de la montée du huard.

Le service à la clientèle serait déficient, et la main-d’oeuvre se raréfie. À ces problèmes s’ajoute le coût du transport aérien et des taxes, qui auraient un effet dissuasif.

(…)

Un constat que partage André Boisclair, président du conseil d’administration du Regroupement des événements majeurs internationaux. «Oui, il y a un ménage administratif à faire», dit-il. Il salue l’approche du comité, qui propose de promouvoir la province à partir de trois axes: 1) les portes d’entrée, Montréal, ville de festivals, et Québec, ville historique et romantique; 2) le fleuve Saint-Laurent, une «icône en devenir»; 3) les régions, dont la «nordicité» devrait être davantage exploitée.

Recommandations

Parmi leurs 10 recommandations, deux sont «urgentes»: établir d’ici à la fin de l’année un plan de financement pour ces trois axes. Les PME touristiques peinent à obtenir un financement du privé, qui les jugent risquées. L’autre urgence est de peaufiner les «produits» de ces trois catégories, par exemple, en utilisant les standards internationaux pour catégoriser les hébergements et en instaurant une navette aéroportuaire à Montréal. «Essayez de trouver votre chemin pour vous rendre de l’aéroport (Pierre-Elliott-Trudeau) au centre-ville de Montréal… Pour un touriste, c’est beaucoup trop compliqué!»

J’ai aussi ce matin discuté avec certains acteurs touristiques d’importance. Ma question était, dans ces 10 recommandations y a-t-il quelque chose pour le numérique? La réponse est non. Lorsqu’on parle de structure trop lourde, le gouvernement a-t-il décidé de couper dans les 22 Associations Touristiques Régionales qui dédoublent induement les dollars de promotions touristiques au Québec? La réponse fut :  l’industrie est prête mais le ministère est frileu pour des raisons possiblement électoralistes. Les députés des régions touristiques qui seraient jumellés à une autre risquent de ne pas être content. J’ai de toute évidence oublié de poser la question de Bonjour Québec. Depuis des années, le Ministère du Tourisme engloutie des dizaines et des dizaines de millions de dollars dans ce site Web à 2 têtes (la deuxième étant Bell Canada) qui tente de faire le numérique, à la place de l’industrie elle-même.

Conclusion :

Donc, de ce que j’en comprends, pas de recommandations ne semblent avoir été fait du côté d’une politique numérique des infrastructures touristiques ou d’une campagne de sensibilisation auprès des prestataires touristiques pour qu’ils se mettent à la page du Web (comme ce qui avait été fait admirablement du côté de l’Ontario il y a des années déjà avec l’initiative Les clés du Tourisme). On ne semble pas non plus avoir abordé la question épineuse de Bonjour Québec (qui fait que le Ministère fait la job de promotion touristique de l’industrie au lieu de l’outiller pour qu’elle le fasse elle-même) ou celle de la multiplication absurde des acteurs promotionnels du tourisme (22 ATR ??? il me semble qu’une dizaine feraient sans doute l’affaire).

C’est triste pour l’industrie touristique. C’est aussi triste pour les autres industries qui ont tout avantage à tirer positivement parti du Web pour se faire une promotion efficace et efficiente à l’échelle de la planète…

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Droit et Internet

eG8 : Une utopie salvatrice pour la colère de la société civile

Hier soir j’ai pris connaissance de l’article de Numerama eG8 : le gros coup de colère de la société civile. On pouvait y lire (outre le raz-le-bol que le futur d’internet ne soit discuté qu’entre industriels du Web et de membres de gouvernements sans l’apport d’acteurs de la société civile) :

Décrivant Internet comme une sorte de huitième continent, Jeff Jarvis a pour sa part fustigé les tentatives des gouvernements de vouloir y planter leur drapeau. « Effrayé par ceux qui sont effrayés par Internet », le journaliste a plaidé pour un droit à se connecter. Des propos qui sont à rapprocher de la décision du Conseil constitutionnel, lorsqu’il a fait de l’accès à Internet un droit fondamental permettant de jouir de la liberté d’expression.

Jérémie Zimmermann a pour sa part critiqué l’écran de fumée produit par le forum eG8, écran qui va permettre aux gouvernants de pousser leurs pions vers une plus grande régulation du réseau des réseaux. Jérémie Zimmermann a d’ailleurs constaté que la plupart des intervenants ont « leurs modèles économiques qui sont basés sur des restrictions des libertés fondamentales ».

Dans cette citation, j’ai mis une partie du texte en gras pour attirer votre attention sur le fait que justement le Web est une sorte de huitième continent. Or, il y a une dizaine d’années, dans un cours de droit des technologies de l’information de mon ancien prof. devenu copain Vincent Gautrais, j’avançais l’idée de créer, au plan législatif, un huitième continent avec le Web. Dans mon billet de 2006, Plaidoyer pour un cadre législatif international régissant le Web, je reprenais ma dissertation de 2001 De l’urgence d’un cadre juridique international du cyberespace (PDF)

« je me suis penché, lors de certains travaux, sur l’utopie de réguler le Web, via des traitées internationaux distinct et faisant du cyberespace, un territoire supranational et encadré par des traités tel que ceux qui régissent les océans, l’Antarctique et la Lune et les corps célestes. Ces divers traités font de ces territoires, des espaces appartenant à tous et à aucun état en particulier. De plus, ces divers traités, permettent d’encadrer juridiquement, les activités humaines que les états et individus entreprennent sur ceux-ci.

De plus, nous pourrions considérer mandater l’ONU pour mettre sur pied un organisme de contrôle, d’arbitrage et de mise sur pied d’un organisme chargé de cet espace commun. »

Il n’en tient qu’à vous, citoyens du monde et acteurs du Web, de faire du Web ce huitième continent protégé par tous les états et n’appartenant à aucun état, comme on le fait déjà pour l’Antarctique, l’océan, la lune et les corps célestes…

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À titre de conférencière Médias sociaux Relations publiques Internet

Discussion à propos de la transparence et de l’authenticité sur le web

La semaine dernière j’étais conférencière lors de Webcom Montréal. Avant ma prestation, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Christian Aubry à propos de la transparence et de l’authenticité sur le Web. Voici la vidéo qui a été tirée de notre échange.

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Personnel et peut-être même hors sujet

Réaction au Jugement Michelle Blanc c. Simon Jodoin et. al.

Au moment d’écrire ces lignes, j’attends toujours le rapport de mes avocats quant à la cause Jugement en Cour Supérieure : Michelle Blanc c. Simon Jodoin André Péloquin et BangBangBlog. Je ne pense cependant pas continuer la bataille. Cette bataille qui me tient à cœur est épuisante psychologiquement, émotivement et pécuniairement. Lors du lunch que j’avais avec Me Stefan Martin, juste avant sa plaidoirie, il me soulignait comment il était difficile de faire respecter ses droits en tant que citoyens, face à la machine médiatique à gros moyens. D’ailleurs, l’honorable juge Louis Lacoursière termine son jugement par ce paragraphe :


De ce passage, je comprends donc avoir « été ridiculisée avec justification ». Je comprends aussi de ce procès qu’une personnalité publique n’a pas les mêmes status devant la loi, qu’une personne qui n’est pas « publique ». Je comprends aussi que le jugement a été établi sur les faits présentés et qu’il est difficile, voire impossible de « cerner » les motivations de l’injure de Monsieur Jodoin qui au préalable de son torchon de montage, m’a pourtant traitée de « Nécrophile », « Freak » et « mon gars ». J’y comprends aussi que le commentaire à la suite de l’article de BangBangBlog:

Morale : Michelle Blanc se pète les brettelles avec son référencement et si elle n’était pas une attraction de foire, on n’en aurait rien à foutre de ses conseils internet.

n’est pas représentatif dans l’esprit de l’honorable juge, de l’opinion « de la personne raisonnable » qui voit ce montage odieux. Je rappelle finalement que dans ce blogue, j’ai moi-même repris nombre de caricatures qu’on a faites de ma personne et que j’ai donc le sens de l’humour, si humour il y a.
En conclusion, je vous propose un extrait de l’article L’étrange omerta des médias sur le cas DSK du journal LeMonde, parut ce matin

(…)Mais une nouvelle fois l’actualité nous oblige à poser la question de l’utilité des journalistes. A quoi servent-ils ? Certains citoyens considèrent, non sans raisons, que certains d’entre nous (pas la plupart, mais certains parmi les plus influents) tentent d’imposer leurs vues plutôt que de nous informer et finissent par constituer une classe à prétention dominante. Une sorte de classe politique bis libérée des difficultés de l’action mais jamais privée de parole. Une classe médiatique qui n’agit pas (rôle des politiques), ne cherche pas la vérité (rôle des journalistes), mais ratiocine. Faut-il laisser aux humoristes le monopole de la révélation ?
(…) Nous devons avoir la décence commune, comme dans le poème de Rudyard Kipling, Tu seras un homme mon fils, de recevoir d’un même front « deux menteurs », le triomphe et la défaite, et ne pas mentir d’un seul mot. Le rôle des journalistes ne consiste pas plus à accabler Dominique Strauss-Kahn qu’à faire office de témoins de moralité, il consiste à approcher au plus près de la vérité, sans jamais considérer qu’un procès-verbal même avec un tampon officiel, est une parole d’Evangile, sans jamais nous autoriser non plus à ne pas savoir faute d’avoir cherché.

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