M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Droit et Internet Facebook Les médias sociaux 101 et 201 Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux Twitter ou le microblogging

Jean-Luc Mongrain et l’usurpation d’identité

La semaine dernière j’eus l’immense plaisir d’être invitée à l’émission phare de LCN, Mongrain, avec l’ineffable Jean-Luc-Mongrain. Je crois que c’est sans doute l’une de mes meilleures entrevues (disons que la chimie entre monsieur Mongrain et moi-même a plutôt bien passé). Nous y avons discuté de médias sociaux, d’usurpation d’identité et de la différence entre Facebook et Twitter.
Visionnez ou revisionnez cette entrevue

Pour en savoir plus sur l’usurpation d’identité, relisez mes billets :
Le Lab VOXtv – Chronique : Usurpation d’identité, Twittersnob, domaineurs et autres fléaux

De l’usurpation d’identité sur les médias sociaux

De l’usurpation d’identité sur les médias sociaux II

Pour comprendre les différences entre Facebook et Twitter, vous pouvez lire les billets de mes catégories Facebook et Twitter et le microblogging. Vous pouvez aussi relire les billets spécifiques suivant où je traite des différences entre les deux outils.

Facebook vs Twitter

Pourquoi Twitter est supérieur à Facebook dans une optique de marketing et relations publiques?

Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires

Des précision sur Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires

Jean-Luc Mongrain et l’usurpation d’identité Lire la suite »

Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Personnel et peut-être même hors sujet Twitter ou le microblogging

Inspirationbain-com un marketing qui fait vomir, dégueulasse et sans vergogne

Inspirationbain.com sont de réels imbéciles ou encore ils sont peut-être d’une naïveté aberrante en confiant leur marketing à des crétins. Je ne sais pas. Par contre, ce que je sais est qu’outre ce billet où je vais expliquer pourquoi ils sont des tarés, jamais je ne vais encourager cette entreprise et je vous suggère fortement d’en faire autant.
Voici donc pourquoi Inspirationbain.com me font sauter une coche. Déjà que je n’aime pas particulièrement les robots sur twitter. Vous savez ces robots qui réagissent à des mots spécifiques et qui polluent les médias sociaux avec leurs mièvreries? Certains robots sont amusants. Par exemple, il y avait sur twitter le robot Poutinebot (qui n’existe plus) qui chaque fois qu’un usager mettait le mot poutine dans un statut, recevait un retwitt de PoutineBot. Ça fait rigoler un moment, après ça devient vite insignifiant. Mais c’est relativement, sans conséquence. Par contre, Inspirationbain.com utilise l’image d’une jeune fille à peine pubère, Valérie Marais (qui n’existe probablement pas), pour spammer systématiquement les usagers Twitter qui mettent le mot bain dans leur status. Leur message est toujours le même :

un site pas mal pour refaire sa salle de bain : www.inspirationbain.com:

Mais ce qui m’énerve vraiment est que ce robot, en plus de me spammer avec leurs cochonneries et d’utiliser l’image d’une jeune fille pubère, utilise aussi le twitt d’un organisme que j’appuie publiquement, le RQASF (Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes travaille à l’amélioration de la santé des femmes, ainsi que de leurs conditions de vie.) Le RQASF vient d’ailleurs de publier un pamphlet auquel j’ai participé (que je mets en hyperlien plus bas) et qui vise justement à contrer l’utilisation de jeunes filles comme modèle, pour l’industrie de la mode. Alors de voir qu’on utilise l’image d’une jeune fille pour vendre un blogue de salle de bains, ça me fait réagir vivement. Qu’on le fasse de surcroit en spammant les usagers twitters à partir d’un robot! C’en est trop….

Copie d’écran de cette merde utilisée pour mousser Inspirationbain.com

[caption id="" align="alignnone" width="605" caption="Spam twitter de merde de Inspirationbain.com"]Spam twitter de merde de Inspirationbain.com[/caption]

La campagne de sensibilisation de l’utilisation de l’image de la femme dans les publicités de l’industrie de la mode du RQASF

Pour une mode en santé : une responsabilité individuelle et collective
Les consommatrices exigent un changement. Elles comprennent de mieux en mieux les rouages de la mode et réagissent négativement au porno-chic et à la maigreur extrême. Initiative du RQASF, Pour une mode en santé dénonce l’image stéréotypée véhiculée par l’industrie, et ses impacts sur la santé physique et psychologique des femmes. Gros plan sur la diversité. Pleins feux sur l’innovation.

Le shooting photo auquel j’ai participé

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Economie des affaires électroniques politique et internet statistiques des affaires électroniques

Quel parti politique canadien va se tenir debout pour l’économie numérique?

Quel parti politique canadien va se tenir debout pour l’économie numérique? C’est une question qui, au moment d’écrire ces lignes, n’a pas de réponses. Ce matin, je prends connaissance du document de  l’institut de la statistique du Québec, Utilisation d’Internet à des fins personnelles au Québec en 2009 (PDF) (un résumé est publié plus bas). Dans ce document, on apprend entre autres que la Gaspésie est dans les bas-fonds du taux d’utilisation d’Internet. Ce n’est pas très long pour qu’une journaliste du coin me téléphone pour savoir ce que j’en pense. JE SUIS SCAN-DA-LI-SÉE. Pas tant pour la Gaspésie, que pour le Québec et le Canada en entier. J’ai déjà pété une coche en Abitibi pour le manque de technos usager dans ce coin de pays (tel que relaté dans mon billet Chialage constructif pour le tourisme en ligne), je me doute donc que ça doit être pas mal pire en Gaspésie. Ce que me confirme avec indignation la journaliste à qui j’ai parlé. Or, on se targue de vouloir développer « une économie du savoir »! On aimerait bien que des cerveaux qui peuvent travailler de n’importe quel endroit sur la planète (pourvu qu’ils aient accès à la haute vitesse), s’en aillent travailler en région. Seulement, pour y travailler ça prend des infrastructures numériques et elles n’y sont pas. De plus, même pas besoin d’aller en Gaspésie, à Montréal même , notre très haute vitesse qui fait l’envie des Gaspésiens, est 20 fois inférieure à la basse vitesse du Japon, et ce, pour la troisième plus dispendieuse connexion internet des pays de l’OCD (qu’incidemment, le CRTC trouve encore pas assez cher et veulent donc maintenant nous faire payer à l’utilisation). Que dire de notre économie numérique qui fou le camp aux USA (la moitié de notre argent dépensé en ligne sort du pays)? Pourtant, je n’ai encore rien vu dans cette campagne qui soulève ces trop épineuses questions de notre économie d’aujourd’hui et de demain. On se complait à faire des publicités négatives et encore aucun parti n’a clairement indiqué que ça devrait être un enjeu économique important.

Plusieurs partenaires de Yulbiz Montréal et acteurs du Web au Québec ont déjà fait la promotion de l’idée d’Un plan numérique pour le Québec (tel qu’illustré dans une Lettre ouverte au Premier ministre du Québec (toujours restée sans réponse)). Alors pourquoi pas Un plan numérique pour le Canada?

Faits saillants de Utilisation d’Internet à des fins personnelles au Québec en 2009 (PDF)

• En 2009, le taux d’utilisation d’Internet à des fins personnelles par les Québécois de 16 ans et plus s’élève à 77,1 %, tandis que la moyenne canadienne se situe à 80,3 %. Parmi les jeunes de 16 à 24 ans, ce taux est de 97,8 %.

• De toutes les provinces, c’est au Québec que l’on retrouve la plus faible proportion d’utilisateurs d’Internet qui accèdent à Internet à partir de leur domicile en utilisant un téléphone mobile ou autre assistant numérique personnel sans fil (14,3 %).

• Les régions administratives de Laval (86,8 %), de Montréal (83 %) et de l’Outaouais (79,6 %) affichent les taux d’utilisation d’Internet les plus élevés, alors que les taux les plus faibles s’observent dans les régions de la Gaspésie–Îles-de-laMadeleine (55,7%) et du Bas-Saint-Laurent (61,9%).

• La moyenne québécoise de l’utilisation d’Internet à domicile avec une connexion haute vitesse est passée de 84,5 % en 2007 à 90,5 % en 2009.

• Les activités les plus populaires sur Internet au Québec sont le courrier électronique, la recherche d’information sur des questions particulières telles que la généalogie, l’histoire et l’éducation des enfants, et la lecture de bulletins météorologiques.

• Il y a 46,3 % des Québécois qui ont fait du lèche-vitrine ou magasinage en ligne, et 33,6 % qui ont commandé un bien ou un service directement sur Internet en 2009. La valeur totale des commandes s’élève à 2,6 milliards de dollars.

• Parmi les individus qui ont effectué des commandes électroniques au cours de l’année 2009, 91,7 % ont payé directement sur Internet.

Il est intéressant (voire plutôt affligeant)  de mettre ces données en perspectives avec d’autres nombreuses données que j’ai déjà partagées ici dans mes billets :

Le Canada est le tiers-monde des technos usager

L’impact négatif sur l’économie canadienne de la décision du CRTC de permettre la facturation à l’utilisation

Économie numérique canadienne en ligne, on n’a pas de quoi se vanter

Pourquoi notre économie numérique va chez le diable – une conférence d’il y a 2 ans

RDI Économie, L’état du Web 2010 au Québec et la Netiquette

Le Lab VOXtv Chronique Pourquoi nos entreprises sont en retard sur le Web ?

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Personnel et peut-être même hors sujet

JeffSabres , la saga, les enjeux et les limites

(Comme une enquête policière est toujours en cour et qu’un procès au criminel aura lieu, les noms, détails de l’opération, indices et techniques spécifiques ne seront pas mentionnés dans ce billet et s’ils apparaissent en commentaire, ils seront caviardés).

Depuis plusieurs semaines, un jeune (sans doute très perturbé psychologiquement) qui se faisait appelé JeffSabres sur Twitter, sévissait sur et hors du web, pour insulter et menacer des gens très connus de même que des inconnus. J’ai eu la malchance (comme ça m’arrive parfois à cause de mon statut de personnalité et de nouvelle femme) d’être l’une de ses trop nombreuses victimes. Sur twitter j’ai souvent vu le commentaire :

Mais vous n’avez qu’à le bloquer et à le rapporter comme spam.

C’est tout à fait vrai et c’est même ce qui est fortement recommandé comme action face à un emmerdeur, un troll ou un rager (comme l’illustre le fameux tableau développé par la US Air Force, de mon billet US Air Force, Vos enjeux de relations publiques 2.0 peuvent difficilement être pires que les leurs ou encore dans le fascicule du SPVM à propos de la cyberintimidation). Le problème est que le suspect en question (appelons-le de même), se créait des clones de son compte twitter à la vitesse de l’éclair et surtout, qu’il sévissait aussi dans la vraie vie (songez par exemple, au téléphone ou aux envois postaux). Vous avez sans doute aussi remarqué qu’outre la semaine de vacance que j’ai prise, mes contenus web avaient sensiblement diminué. C’est qu’en plus d’une lourde charge de travail, je devais aussi de gérer cet emmerdeur insistant et envahissant. Après avoir fait le tour des options possibles qui s’offraient à moi, j’ai dû me résigner à prendre le taureau par les cornes et à hacker moi-même cet individu, via des techniques de social engineering, afin d’amasser suffisamment de preuves factuelles, pour monter un dossier solide devant servir d’outil pour la poursuite criminelle. C’est donc avec soulagement que je sais aujourd’hui que l’individu a été appréhendé. Je sais cependant aussi que nous ne sommes qu’au début des procédures et qu’elles risquent d’être longues et ardues.
Quelques constats
Lorsqu’on parle de cyberintimidation, on parle souvent, à juste titre, de celle qui sévit dans nos établissements scolaires. On ne parle cependant pas assez de celle qui sévit au grand jour, pour la population adulte, pour les femmes, pour les minorités visibles et pour les personnalités. Il y a malheureusement encore trop de crackpot dans nos rues et sur le Web. D’ailleurs, ces zigotos croient pouvoir se cacher derrière un clavier et un pseudonyme, pour faire royalement chier la planète. SUR TWITTER, FACEBOOK, LES FORUMS, LES BLOGUES OU AILLEURS, VOUS N’ÊTES ET NE SEREZ JAMAIS TOTALEMENT ANONYME.

Par ailleurs, j’avais accepté de comparaître à titre de témoin expert le 31 mars, à la chambre des communes à Ottawa, devant le Comité permanent de la condition féminine pour une Étude sur les impacts des médias sociaux et des nouvelles technologies de communication sur la violence faite aux femmes et aux filles. Étant donné le déclenchement des élections, cette excellente initiative est donc remise aux calendes grecques. Par contre, j’y aurais certainement mentionné que :

La cyberintimidation n’est pas qu’une affaire d’intimidation à l’école. Elle est répandue à la grandeur de la société.
Les corps de polices n’ont pas suffisamment de ressources pour s’attaquer au problème grandissant de la cyberintimidation. Leur accent principal de s’attaquer à la cyberpédophilie est louable, mais ils devraient maintenant avoir les ressources pour s’attaquer efficacement aux autres types de cybercriminalité.
Il est inadmissible que les policiers et les enquêteurs qui ne font pas partie des escouades spécialisées des crimes technologiques ou des départements de relations publiques n’aient pas accès aux médias sociaux pour faciliter et boucler leurs enquêtes.
Des formations spécifiques devraient être montées pour armer les corps de police (à tous les échelons) à réagir promptement et efficacement aux menaces cybercriminelles, émanant du Web.
Le gouvernement devrait obliger les propriétaires de plate-formes médias sociaux qui oeuvrent en territoire canadien (songeons à Facebook et Twitter), de collaborer avec les services de police et d’accélérer le traitement des mandats judiciaire en vue d’obtenir les adresses IP, les courriels et autres informations pertinentes, permettant de résoudre des crimes technologiques visant des citoyens canadiens.

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Twitter ou le microblogging

Twitter, déjà cinq ans et un web diffèrent grâce à lui

Il y a quatre ans, j’écrivais Twitter c’est pour les twitt. Depuis, j’ai complètement changé de perspective et écrit plusieurs centaines de billets à son propos. C’est que Twitter est difficile à appréhender (comme le montre le graphique plus bas) et qu’il devient efficace une fois qu’on obtient un effet réseau. Pour expliquer ça, c’est un peu comme si on est le seul à avoir un fax. On ne fera pas grand-chose avec un seul fax. Mais lorsque plusieurs personnes de notre réseau a un fax, il prend toute son utilité. C’est la même chose avec Twitter. Si vous ne suivez que quelques personnes qui eux ne twittent que sporadiquement, Twitter a l’air vraiment inutile. Mais une fois que notre réseau est établi et que nous suivons des centaines de gens qui ont des intérêts semblables aux nôtres, Twitter prend tout son sens.

Je rappellerais aussi que c’est grâce à twitter si nous parlons désormais de web en temps réel et qu’à la mort de Michael Jackson (comme j’en parlais dans le billet Les moteurs de recherche en temps réel), les moteurs de recherches ont dû s’adapter à cette nouvelle réalité. Ils se sont notamment adaptés aux infos en temps réels que l’on trouve sur Twitter, en signant des ententes avec elle, afin de pomper leur fil de données pour les faire apparaître dans leurs résultats de recherche. C’est d’ailleurs, à ce jour, la principale source de revenus de Twitter.
Je vous invite à fouiller vous-même dans ma catégorie Twitter ou le microblogging pour retrouver, de mes archives, les quelques centaines de billets que j’ai écrits à son propos ou encore à relire ces quelques billets que j’ai choisis pour vous.

Questions réponses à propos de Twitter

Ces organisations qui ne comprennent pas Twitter

LeLab VOXtv, chronique Twitter explication et l’impact sur les médias

Twitter, le profil sociodémo, les bénéfices et le point de vue de son CEO

Le « n’importe quoi » sur Twitter et dans les études à son propos

Le cas Twitter parmi les médias sociaux

À propos d’une éthique de Twitter

À propos du bruit dans Twitter

Twitter, le nouveau fil de presse?

Twitter pour les nuls

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À titre de conférencière Blogues d'affaires Code-source libre Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet marketing mobile Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Tourisme en ligne Twitter ou le microblogging Web mobile

Conférencière Médias sociaux et festivals

Demain je serai conférencière Médias sociaux et festivals, lors d’un événement privé de la direction des commandites de Loto-Québec. C’est que Loto-Québec remercie ses partenaires événementiels en leur offrant une journée de formation. Le titre de ma conférence : Les Médias Sociaux 101 Pour ces organisations qui croient être des festivals

et ma première diapo :
VOUS N’ÊTES PAS

UN FESTIVAL

VOUS ÊTES

UN SUJET

Je vais certainement les « shaker un peu ». L’idée derrière cette boutade est de faire prendre conscience aux Festivals (comme à n’importe quelle organisation d’ailleurs) qu’ils sont avant tout un SUJET, s’ils veulent être efficaces en ligne et trouver une ligne éditoriale. Comme je l’explique dans mes autres billets Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux et Politique éditoriale et tabous:

En fait, comment pourriez-vous parler de vos produits et services sans parler de vos produits et services? Là est la question!

Comme c’est mon habitude lorsque je suis conférencière, ma présentation est disponible en ligne au préalable.

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Politique éditoriale et tabous

Lorsque j’étais au Collège Militaire Royal de St-Jean, lors de ma formation d’officier, nous avions des cours de bienséances visant à nous préparer aux « Mess Diner ». Ce sont en fait de grands diners de gala extrêmement protocolaires. L’une des choses qu’on nous apprenait et qu’il était proscrit de discuter de trois sujets lors de ces soupers, mais aussi lorsque nous étions dans le mess d’officier. Nous ne devions pas parler de RELIGION, POLITIQUE ou de SEXE. Étrangement, je suis restée avec ces tabous et je crois que dans une politique éditoriale médias sociaux d’entreprise, ce sont des tabous qu’il est certainement préférable d’observer. La raison est que ce sont des sujets à vive polémique et qu’il est très facile d’avoir des discussions qui vont dégénérer rapidement avec ces sujets. De plus, si votre opinion est contraire à celle de vos clients, vous risquez fortement d’en perdre une couple en cours de route. Comprenez que personnellement j’ai largement discuté de ma transition et que je suis parfois scandaleuse (ça fait sans doute partie de mon personnage et de ma personnalité), mais je n’ai pourtant jamais dans mes blogues et autres présences web, discuté de sexe, de politique ou de religion. Vous n’avez aucune idée du (ou des) allégeances politiques qui sont les miennes, de mes points de vue religieux, ou de mes pratiques sexuelles. Hors de ces trois tabous (dans un contexte d’affaires), vous pouvez parler de pratiquement n’importe quoi et j’encourage systématiquement mes clients à sortir une fois de temps à autre de leur ligne éditoriale pour partager quelque chose de personnel (comme je le fais moi-même dans ma catégorie Personnel et peut-être même hors sujet) afin d’humaniser la marque, l’entreprise ou le blogueur d’affaires. Un client me faisait même remarqué qu’il n’aimait pas le compte twitter d’un très grand spécialiste du marketing, parce que justement il ne fait que partager des infos marketing sur twitter et que ça lui donne l’impression que cet homme est plus une machine à hyperlien que quelqu’un de réellement humain. Si vous ne savez pas quels sujets vous pourriez inclure dans votre politique éditoriale, je vous suggère de lire ou de relire mon billet Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux.

MAJ
La suite de ma réflexion, 6 ans plus tard, est ici: Les marques et organisations doivent-elles être neutres sur le Web et dans les médias?

Politique éditoriale et tabous Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet recette

L’Osso Buco sans sauce tomates, ma recette

Il y a quelques semaines je partageais sur ma page Facebook et mon profil twitter que je cuisinais un osso buco avec une recette familiale secrète. Ça a piqué la curiosité de plusieurs. Voici donc cette recette qui me vient de ma demi-sœur par alliance (on ne se parle malheureusement plus depuis un certain temps à cause des changements que vous connaissez on que si vous ne connaissez pas encore, un jour ce sera une agréable surprise pour vous (et en attendant, une agréable pensée pour moi)) qui elle-même l’a prise d’une collègue de bureau. Le nom exact de cette recette est donc perdu dans la nuit des temps, mais moi j’aime bien l’appeler L’osso buco sans sauce tomates (c’est mieux que l’osso buco sauce brune).

La voici donc :
½ cuil. à thé poivre noir
½ cuil. à thé paprika
½ cuil. à thé poivre de cayenne
½ cuil. à thé thym
1 cuil. à thé basilic
½ tasse farine
beurre
1 oignon
1 poivron rouge
1 branche de céleri
3 gousses d’ail en purée
3 tasses de bouillon de poulet
4 morceaux de jarret de veau de grosseurs égales
Dans un bol, mélangez la farine et la moitié des épices. Enfarinez la viande du mélange farine et épice, puis saisir la viande dans votre cocotte avec le beurre. Faire brunir. Baissez votre feu à la puissance moyenne supérieure et ajoutez-y l’oignon, le céleri et les poivrons et cuire 5 minutes de plus. Saupoudrez le reste de farine et mélangez pour faire légèrement dorer la farine avec la viande et les légumes. Ajoutez le reste des épices, l’ail et le bouillon et portez à ébullition. Mettre dans le four, sous couvert, à 350F. et laissez mijoter durant au moins 2 heures ou jusqu’à ce que la viande soit de la tendresse désirée.

MAJ
On me dit sur Twitter (la copine @FrederiqueMarie) que ce n’est pas de l’osso buco s’il n’y a pas de tomates.

@MichelleBlanc sauf votre respect, l’osso buco sans tomate, c’est du jarret de veau mijoté… 😉

@MichelleBlanc ça peut être très bon aussi, mais ce n’est plus de l’osso buco. :)

Je rétorque que c’est faux. Le Wikipedia anglo nous informe plutôt que :

Ossobuco is a Milanese specialty of cross-cut veal shanks braised with vegetables, white wine and broth. It is often garnished with gremolata and traditionally served with risotto alla milanese.
There are two types of ossobuco: a modern version that has tomatoes and the original version which does not. The older version, ossobuco in bianco, is flavored with cinnamon, bay leaf and gremolata. The modern and more popular recipe includes tomatoes, carrots, celery and onions. Gremolata is optional.

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Miracle Whip de Kraft, capitalise sur l’authenticité

Hier soir en écoutant la soirée des Oscars avec Bibitte Électrique, je suis tombée sur le cul (bien que j’étais assise). C’est d’abord Bibitte qui vit la pub (puisque je fumais à l’écart sur mon tabouret en face de la hotte du poêle, et qui m’interpella pour voir cette pub d’une ingéniosité et d’une authenticité remarquable. La voici donc :

La beauté de cette pub est d’admettre que tous ne peuvent aimer la marque Miracle Whip (comme toute marque d’ailleurs) et de demander aux consommateurs de prendre position « Are you MW? » et d’afficher leurs couleurs sur Facebook avec « Take a stand, join the debate ». Mais LA cerise sur le Sundae de cette campagne que je trouve vraiment géniale est le punch line : We’re not for everyone.
Pourquoi je trouve ça génial? Parce qu’en Amérique, Miracle Whip fait partie des meubles. Mais elle a aussi ses détracteurs qui sont les amateurs de mayonnaises, de moutardes Dijon, de condiments haut de gamme et autres produits substituts qui grugent une part de marché. Mais aussi c’est parce qu’elle touche quelque chose d’universel avec le combat des pour et des contre. Un peu comme je l’ai testé moi-même avec mon expérience « le pâté chinois avec sans ou avec ketchup? ». Les gens aiment les débats et aiment s’obstiner amicalement à propos d’usages de tous les jours. La beauté du concept est que je suis certaine que l’on va beaucoup parler de Miracle Whip, que même ses détracteurs vont trouver la marque sympathique et qu’ils iront même peut-être jusqu’à tester de nouveau la Miracle Whip pour se confirmer de nouveau qu’ils préfèrent encore la vraie mayonnaise! Kraft, avec cette publicité, a vraiment compris la dialectique d’authenticité qui fait le succès, ou non, d’une présence médias sociaux. Je les en félicite.

Ça me touche aussi cette pub parce que mon propre brand ne laisse personne indifférent et parce que je sais avoir des partisans et des détracteurs qui sont tous aussi enflammés dans leur opinion à propos de Michelle Blanc.

Alors je paraphrase :
Michelle Blanc n’est pas pour tout le monde! Prenez position! Vous êtes POUR ou CONTRE Michelle Blanc?
À lire aussi :
Chez Forbes : Kraft shows « polirising » sides of Miracle Whip new campaign

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Économie numérique canadienne en ligne, on n’a pas de quoi se vanter

Ça fait déjà plusieurs années que j’observe l’évolution de l’économie numérique canadienne. Mon triste constat se confirme encore ce matin avec le dernier article d’eMarketer US Retailers Help Boost Canadian Ecommerce.
L’analyste et président d’eMarketer Jeffrey Grau est optimiste:

“Retail ecommerce in Canada is late blooming compared with the US,” said Jeffrey Grau, eMarketer senior analyst and author of the new report “Canada Retail Ecommerce Forecast: Measured Growth Ahead.” “But there are reasons for optimism. Online buyers in Canada are extending their purchases beyond travel services, books and event tickets to home electronics, apparel, luxury items and even bulky packaged goods like diapers.”

Il a raison. On observe une demande croissante des internautes canadiens pour acheter des produits en ligne et une diversité quant aux types de produits recherchés par les canadiens. Ce qui m’inquiète surtout (ce qui m’a toujours inquiétée en fait) est l’américanisation de notre économie numérique comme ce second passage le démontre clairement.

A large portion of consumers’ online spending is conducted with establishments outside of Canada, mostly in the US. Statistics Canada reported in 2010 that foreign retail websites accounted for 39.7% of online spending in 2009, down from 44.3% two years earlier. Given the continued popularity of cross-border shopping, Statistics Canada’s 2011 survey will likely show again that foreign sites still account for a large share of online spending.
Online shoppers in Canada are drawn to US websites because they typically offer better product selection and lower prices for some items. And many US retailers have a separate Canadian presence, meaning these statistics understate the influence of US firms in the Canadian ecommerce market.

Donc si je résume, près de 40% de notre économie numérique s’en va aux É.-U. et ce chiffre ne représente qu’une portion de la réalité puisque beaucoup du 60 % restant vont dans les coffres d’entreprises américaines qui ont simplement ouvert une contrepartie d’affaires ici. C’est donc PITOYABLE, il me semble que ça devrait encore une fois militer pour plan numérique canadien ou québécois? À l’approche d’élections fédérales et ou provinciales, il me semble que ce sera à vous, journalistes, consommateurs et chefs d’entreprise, à pousser dans le cul de nos dirigeants politiques, pour qu’enfin ils se diguidinent avec ce dossier économique qui n’en fini plus de s’engluer dans le manque d’intérêt le plus total….

Suggestion de lecture additionnelle
Pourquoi notre économie numérique va chez le diable – une conférence d’il y a 2 ans

Le Lab VOXtv Chronique Pourquoi nos entreprises sont en retard sur le Web ?

Lettre ouverte au Premier ministre du Québec

Pourquoi il faut un plan numérique pour le Québec

et
Américanisation du commerce de détail en ligne canadien

[caption id="" align="alignnone" width="538" caption="Statistique Canada - Achat en ligne des canadiens"]Statistique Canada achat en ligne des canadiens[/caption] [caption id="" align="alignnone" width="538" caption="Statistique Canada -Achat en ligne des canadiens par types de produits"]Achat en ligne des canadiens par type de produits[/caption] [caption id="" align="alignnone" width="535" caption="Statistique Canada - Magasinage en ligne des canadiens par types de produits"]Achat en ligne des canadiens par type de produits[/caption]

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