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Analyses, veille et commentaires sur les blogues et ce que certains appellent aussi les carnets

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Mon jeune dinosaure préféré

Que je suis choyée! Mon jeune dinosaure préféré, Jean-François Coderre Codère de RueFrontenac (mais oui ce journal en ligne du syndicat des journalistes qui manifestent durant le lock-out du Journal de Montréal), fait une sortie dans son article Internet et les lunettes roses. Mais l’essence de son argumentaire se retrouve aussi dans les commentaires de mon billet Pour ces journalistes qui vomissent sur Twitter et sur les blogues (mais oui j’aime bien ça me pogner avec lui, le taquiner et lire ses réactions démagogiques) :

J-F Coderre Codère:

Pardonne-moi Michelle, mais je ne suis pas certain de comprendre. On devrait donner le ciel pour les 7% (aux États-Unis, je me demande bien combien c’est ici) qui partagent des liens via Twitter, mais ignorer complètement les 14,4% de Québécois qui n’utilisent JAMAIS Internet (NETendances de ce matin)?

Combien de lecteurs vont sur Cyberpresse à cause de leur nouveau fil Twitter? Combien y vont à cause de l’édition papier?

Tout ce que je dénonce, c’est ce manque de proportions omniprésent dans les analyses de la progression du Web.

Et en passant, je n’ai pas vomi sur Twitter. J’ai juste dit que c’était con

Michelle Blanc

Jeff, je te pardonne et je vais t’expliquer. Ce qui fait qu’un site de nouvelles fait de l’argent c’est, entre autres, son achalandage et celui-ci vient, entre autres, de Google et Google t’envoie encore plus de monde s’il y a déjà beaucoup de monde qui hyperlient vers toi. C’est un des principes de base de ce que l’on nomme le référencement naturel. La loi du Web ce sont les hyperliens. Pour ce qui est de Twitter, je vais encore te l’expliquer. Twitter rejoint un petit groupe d’individus et il n’est pas encore mainstream. Mais ses utilisateurs sont le 2e groupe le plus influent du Web après les médias trad., c’est à dire les supers geeks et les supers blogueurs qui y vont pour s’inspirer pour leur billet qui seront ensuite mis en ligne avec des fameux hyperliens qui redirigeront d’autres internautes vers le contenu du journal en ligne. Finalement, oui il y a des gens qui ne vont pas en ligne, oui il y a des illettrés et c’est pour ça que c’est bien toutes ces photos dans ton journal. Ça les aide, au resto, à faire semblant qu’ils savent lire… Mais que tu le veuilles ou non, dans Newspaper il y a “news” et “paper”. Ceux qui insistent pour les News auront un avenir radieux et ceux qui s’accrochent à Paper, leur avenir sera peut-être moins jojo….

MAJ
Dans le TheDailyTelegraph (mais ils disent probablement n’importe quoi puisqu’ils ne sont pas membre de la FPJQ et qu’ils écoutent sans doute des gourous du Web) on peut lire dans l’article Is the G20 summit a turning point for Twitter?:

All the world’s atwitter. Or so it has seemed over the last few months anyway. But with the G20, finally Twitter has shifted from being the story to becoming a tool with which to tell the story.

It could be argued that this shift began with the Hudson plane crash but very quickly the « Twitter angle », that the news had broken in a tweet, was everywhere. Suddenly a rash of stories cropped up about news being broken on twitter, not to mention great excitement every time Stephen Fry so much as sneezed.

As the G20 protests spread through the City, Twitter is finally being widely recognised as a great way to follow events as they unfold.

Humm, étrange réaction de la communauté journalistique British?

MAJ2
Mes excuses Jean-François Codère d’avoir mal écrit ton nom. Ma faute, ma très grande faute

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Pour ces journalistes qui vomissent sur Twitter et sur les blogues

Un wake-up call nous vient de Gartner via Marketingcharts pour les médias écrits, qui ne capitalisent pas sur leurs loyaux lecteurs. Dans Newspapers Not Harnessing Readers’ Social Power on peut lire :

“Brand-loyal news consumers need to be turned into brand stewards who can wield their influence to two parts of their social graph – those who know them personally, and those who regard the brand stewards as tastemakers with similar points of view.”

Ça ressemble pas mal à ce que je disais lors d’une récente conférence sur les changements qui affecteront les médias. Mais c’est vrai que je suis polémiste et que je suis reconnue pour « prêcher pour ma paroisse ». N’empêche que selon Gartner :

• 49% of respondents use general search engines (such as Google and Yahoo) once a week or more to find content, but only 20% use search tools built into a newspaper or magazine site.
• Only 24% share good content “finds” with friends or others via personal communications – such as e-mail and instant messaging (IM), and a much lower number (7%) say they usually or often share content via embedding into social network sites.
• Although many newspapers list their staffers who are on Twitter, few offer Twitter users the ability to tweet stories from their websites.
• When asked what they do when they find interesting content online, 52% of respondents say they usually read it immediately. Only 9% said they bookmark it to read later.

Alors, je suis heureuse que la recherche marketing confirme mes observations que Twitter et Facebook sont de bons générateurs de trafic et mes élucubrations reliées à mes 10 conseils pour aider les médias à devenir numériques. Je ne suis peut-être pas dans le champ tant que ça finalement cher Jean-François…

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De l’importance d’une saine présence Web incluant les médias sociaux

Concernant le quiproquo que j’ai avec une certaine entreprise et à la puissance de mon référencement, je disais en commentaire :

L’un des éléments de l’équation est certes que mon blogue est très performant. Mais l’autre élément est que la présence de cette entreprise sur le web est médiocre (avec entre autres des sites en Flash). Si l’entreprise était réellement présente efficacement avec ses sites Web et sur les médias sociaux notamment, plusieurs des premières places de Google seraient naturellement prises par elle plutôt que par les autres…

À ce propos, une recherche sur Google avec mes nom et prénom fait apparaître dans les résultats plusieurs de mes différentes présences Web : sur mon blogue, Twitter, Dailymotion, Wikio et autres. Une entreprise qui désire soigner son image sur le Web devrait peut-être aussi songer à être efficace sur le Web avec ses propres sites Web (exit le Flash), mais aussi à démultiplier sa présence sur plusieurs outils gratuits, qui se réfèrent à son point central, étant le site principal. Ma vision du web est qu’il est comme l’univers. Votre site principal est un soleil qui a besoin de vos planètes (les médias sociaux) qui gravitent autour de lui. Mais ce soleil doit aussi être en relation avec d’autres soleils (sites d’autorité dans votre domaine, médias, et cetera) d’autres constellations et ainsi de suite. Les hyperliens externes pointant vers votre site principal sont d’importance capitale. Mais d’être aussi présent sur divers médias sociaux, avec l’utilisation du Brand de votre entreprise, favorise aussi le fait que pour une requête avec celui-ci, c’est vous qui apparaissez à divers endroits cruciaux des résultats de recherche. Vous reléguez ainsi au second rang, ceux qui parlent de vous, que ce soit en bien, ou en mal…

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La responsabilité de l’impact d’un billet négatif sur une entreprise

Un nouveau copain Facebook m’écrit un long plaidoyer qui s’insurge contre mon dernier billet Échange de bons procédés à but non lucratif. Alors voici l’état de notre discussion :

Mon nouveau copain Facebook :

(…) Alors j’y vais avec mon petit problème. Est-ce qu’un chroniqueur peut suggérer qu’il peut effacer ses commentaires déjà parus, lus et commentés. Est-ce que Folia dans la presse demande à Michèle Richard de contribuer à sa fondation favorite en échange d’effacer ses commentaires sur elle? Non. C’est une question de crédibilité.
Et de toute façon ce serait impossible. Pouvez-vous assurer à la boutique en question que le «buzz» va s’atténuer. Si oui, vous êtes assises sur des millions.

Ma réponse :

Le fait est que je ne regrette nullement ce que j’ai écrit. Par contre, je constate que la puissance de mon blogue nuit à cette entreprise et que l’impact de celui-ci est démesuré par rapport au dommage initial. Aussi mon blogue contient des éléments professionnels et des éléments personnels. C’est un cocktail qui ne se retrouve pas nécessairement chez Foglia. Il a d’ailleurs déjà admis s’être planté avec l’histoire Jeanson. S’il avait la possibilité d’effacer ou de réécrire ce qu’il a déjà écrit à son sujet, je ne suis pas certaine qu’il ne prendrait pas cette occasion. De plus, de parler de ce dilemme ici, sur Twitter et dans mon blogue fait aussi partie de la création et du maintien de ma crédibilité qui repose entre autres sur l’authenticité et sur le fait de mettre le doigt sur des phénomènes, des paradigmes ou des cas de conscience Web que peuvent vivre mes clients, des entreprises et moi-même. Finalement, oui, j’ai cette possibilité d’atténuer ou de générer le « buzz », mais j’ai les responsabilités aussi qui viennent avec. Je ne crois pas que ça fera de moi une millionnaire, mais ça me fait très bien vivre pour l’instant, voilà!
Concernant le don de charité, il arrive fréquemment, dans un litige légal, qu’un élément de discorde se règle par un don de charité à une organisation caritative. Ainsi, aucune des 2 parties ne tire profit de la mésentente, mais la partie responsable est celle qui doit payer de sa poche.

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Échange de bons procédés à but non lucratif

Aujourd’hui, je suis allée rencontrer la patronne d’une maison de mode québécoise dont j’ai déjà parlé dans mon blogue en termes très négatifs. Mon blogue est tellement bien référencé, qu’avec une recherche par le nom de cette entreprise dans Google, six mois après sa mise en ligne, mon billet à leur encontre sort 2e, juste après le site de la designer et devant celui de la boutique en ligne. Je suis consciente que bien qu’ils aient été en tort et que j’ai usé de mon libre droit d’expression de blogueuse, ça fait mal à l’entreprise et ça peut lui coûter très cher en terme de perte de revenus et d’images. La patronne et moi avons discuté de la situation, elle m’a fait valoir qu’elle venait d’accoucher et qu’elle n’était pas à son meilleur, elle a reconnu que sa politique de service client n’était pas optimale et elle a fait les correctifs nécessaires. De plus, elle me fait valoir qu’elle crée de l’emploi et innove en utilisant des matériaux de récupération dans sa conception. Elle me demande donc ce que je peux faire pour ne pas continuer indûment de ternir son image ainsi et elle trouve qu’elle a suffisamment payé pour ses erreurs. Mais c’est que je n’ai pas l’habitude d’effacer mes billets et les nombreuses contributions à ceux-ci, qui me viennent de mes lecteurs. De plus, j’aime bien utiliser ce cas comme exemple à ne pas suivre par rapport à une plainte d’un client et à la puissance du Web dans ces cas là. Je lui ai donc offert, afin de fléchir mon éthique de blogueuse, de faire un don de charité à l’association des transsexuels et transsexuelles du Québec en échange de quoi, je m’engage à tout effacer.
Comme ça, ça va me fournir une caution morale afin de fléchir mes principes et d’effacer les nombreuses contributions passionnantes à la suite de ce billet. Considérant que cette entreprise a déjà suffisamment payé pour ses erreurs, vous comprendrez pourquoi je ne cite pas de nouveau le billet en question et que je ne m’étendrai pas davantage ici. Je suis dans l’attente de la réponse de la patronne qui doit me revenir lundi…

MAJ
Comme l’association des transsexuels et transsexuelles du Québec est en levée de fonds, même si je n’ai pas de chicane avec vous, n’hésitez pas à être généreux avec eux. À bout de bras, sans le sou et de façon bénévole, l’ATQ offre du soutien aux familles et aux gens aux prises avec la dysphorie de genre. Ils ont une ligne d’écoute, offrent des rencontres de discussion et font énormément pour cette condition encore délaissée par le gouvernement et le Ministère de la Santé et des Services sociaux dont c’est pourtant la mission d’aider les gens aux prises avec une maladie qu’ils ont beaucoup de difficulté à gérer. Soyez donc généreux…

MAJ2
Je crois qu’il est aussi important de souligner que comme suite à mon billet initial et aux commentaires du personnel et de la direction de l’entreprise sur mon blogue et à l’annulation du rendez-vous avec la direction pour qu’on s’explique, je n’ai plus entendu parler d’eux durant plusieurs mois. Puis je passe à TLMEP, et sortie de nulle part, je reçois un courriel d’excuse de l’ancienne gérante du magasin. Disons que ça m’a laissé un goût amer dans la gorge. Tout d’un coup, les préjugés venaient de tomber. Ça confirme donc que les préjugés étaient présents lors de mes transactions et lors de mon contact avec le service client et c’est pourquoi le don de charité à l’ATQ est une mesure punitive que je trouve très appropriée.

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Nouveau classement des blogues francophones mondiaux

Mon ego en prend un coup. C’est que dans le nouveau classement des blogues francophones mondiaux mis en ligne par Blogoner.fr, je ne suis (au moment d’écrire ces lignes) qu’à la 24e place mondiale (OK, OK je blague et je suis bien contente de ma position gnagnagna). Dans le courriel d’infos qu’ils me font parvenir, ils se décrivent comme suit :

Spécialisé dans la blogosphère, Blogonet (http://blogonet.fr) propose un classement mensuel des blogs francophones, un moteur de recherche spécialisé ainsi qu’un Digg-Like, vous permettant de mettre en avant les meilleurs articles.

Vous pouvez d’ores et déjà retrouver le classement de Mars à cette adresse :
http://blogonet.fr/topblogs/index.html

Très complet, ce Top Blogs prend en compte de nombreux critères, pour garantir un résultat proche de la réalité :
– le nombre et la qualité des commentaires laissés par les internautes, sur le blog de l’auteur
– le nombre et la qualité des liens qui pointent vers le blog
– les votes et commentaires postés par les membres Blogonet
Tous ces critères tiennent compte de l’interactivité avec le lecteur. En effet, l’intérêt des internautes vis-à-vis des articles publiés semble refléter au mieux la qualité et l’influence d’un blog.

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Webdiffusion de ma conférence sur l’avenir des médias

Hier soir, dans le cadre des soirées 3emardi, je donnais la conférence « et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal ». En fait, je parlais de l’avenir du média écrit face aux bouleversements qu’emmène le Web. C’est grâce au copain Christian Aubry, lui-même ancien journaliste, que la captation de cette conférence fut rendue possible (gros merci Christian). Elle fut d’ailleurs diffusée en direct sur Ustream et des gens des 4 coins de la planète ont eu la chance de la regarder en direct et d’en jaser entre eux. D’ailleurs, j’aurais bien aimé prendre part à ces discussions, mais je ne peux pas encore me diviser en quatre (snif, snif). Je vous invite donc à l’écouter, à relire mon billet Conférence sur « Et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal? » puisque toutes les sources de ce que je dis dans cette conférence y sont (que voulez-vous, moi aussi je fais de la convergence et du recyclage de contenu. Ça doit être parce que je trouve ça écologique). Je vous invite aussi à visiter le billet de Christian Ma webdiffusion de Michelle Blanc sur l’avenir des médias au Third Tuesday Montréal, puisque celui-ci contient de nombreuses autres sources d’information complémentaire. Bonne écoute et bonne lecture…

MAJ
Voici maintenant la webdiffusion de la période de questions de ma conférence:

MAJ 2
L’exemple de la tuerie de Dawson sur Wikipedia
L’exemple de l’ouverture de Cisco dans mon billet Les e-communautés pour répondre à des objectifs d’affaires

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Ces fournisseurs Web qui font de l’arnaque

Ceci est un petit billet d’humeur qui reflète une certaine réalité que vivent mes clients ainsi que plusieurs entrepreneurs qui ne sont malheureusement pas au fait de ce qu’est réellement le Web.
Ma philosophie d’affaires
Cette philosophie est assez simple. J’aime bien que mes clients soient indépendants de mes services et qu’ils ne soient pas attachés à ceux-ci. S’ils reviennent me voir, c’est que je leur ai déjà prouvé que je pouvais les aider et qu’ils sont contents de me donner des heures de consultation de nouveau. Dans ce cas, je suppose aussi qu’ils seront très enclins à référer mes services à leurs amis et connaissances d’affaires et ça semble être le cas. J’aime aussi que mes clients aient la même liberté face à leurs autres fournisseurs Web et c’est pour ça que j’ai un fort penchant pour les CMS (Content Management System – Système de gestion des contenus) à code source ouvert, plutôt qu’une solution propriétaire. Ainsi, ils ne seront pas prisonniers d’un petit fournisseur qui pourrait décider le jour où ils ne travailleront plus ensemble (parce que le client décide de changer de fournisseur, parce que le fournisseur fait faillite, ferme ses portes ou quoi que ce soit) que la propriété de la techno lui appartient, laissant ainsi le client, sur le carreau avec son contenu, sans technologie de mise en ligne et sans les URL qui en découlent.
Ça arrive malheureusement très souvent ce genre de situation. Le hic avec ça est que le client peut perdre du jour au lendemain ses actifs Web qu’il a mis du temps et de l’argent à accumuler, c’est-à-dire ses hyperliens externes. Si on change de technologie sans avoir la collaboration du fournisseur précédent, il est très possible de perdre tous ses hyperliens. Aussi, si jamais le fournisseur précédent vous laissait l’accès au code source de son CMS propriétaire, vous devrez trouver quelqu’un qui aura le goût d’apprendre et de fouiller puis de travailler avec la cochonnerie d’un autre (ce qui n’est pas une mince affaire) puis vous devrez le payer juste pour le temps qu’il va prendre à apprendre ce logiciel généralement non documenté. À côté de ça, vous avez des Cadillac de CMS Open Source, qui sont très bien documentés, avec des fournisseurs potentiels aux quatre coins de la planète, une communauté de développeurs qui alimente continuellement les développements de ces outils et surtout « LA PROPRIÉTÉ » de ce que vous mettez en ligne via une licence GNU GPL.
Le pire avec les CMS propriétaires
Ce qui est réellement scandaleux avec plusieurs petits logiciels propriétaires est qu’ils sont en fait des logiciels à code source ouvert qui ont été trafiqués afin de faire croire qu’ils avaient été développés par une firme. C’est la plupart du temps un collage de code source libre qu’on maquille, puis qu’on vend ou qu’on loue (en directe contravention de la licence GNUGPL), en gardant la propriété du code source qui ne nous appartient pas, à des entreprises peu connaissantes, qu’on attache ainsi, comme des clients éternels. C’est le genre de situation dont j’informe systématiquement mes clients et que je tente le plus possible d’éviter.
Triste anecdote
L’un de mes clients qui a un gros brand et qui paye depuis 7 ans l’un de ces arnaqueurs décide d’opter pour une solution à code source ouvert. Nommément Drupal pour ne pas la nommer. Lorsqu’il va voir son fournisseur actuel pour l’aviser de ce changement, celui-ci lui dit
« Mais pourquoi changer de technologie? »
Le client de répondre :
« Mais c’est parce que je veux la propriété de mon code, je veux être libre de travailler avec qui je veux et je veux commencer à faire du Web 2.0 »
le fournisseur de répondre :
« Ha, mais le Web 2 y a rien là, nous sommes maintenant au Web 3 »
Sur ce, le client est bouche bée parce qu’il ne sait pas que le Web 3 est encore en discussion et qu’aucun spécialiste ne s’entend encore pour le définir concrètement. Tandis que le Web 2.0, même le néophyte commence déjà à avoir une bonne idée de ce que c’est. Quel crosseur! Mais il y a pire. Ce fournisseur facture le nom de domaine du brand de mon client depuis 7 ans. Lorsque le client demande d’avoir le contrôle de celui-ci et de faire les changements au registraire et lui donner l’accès du DNS, le fournisseur lui fait du chantage. « Laisse-moi contrôler les bannières sur ton site et vendre la pub durant 3 ans puis je te redonne ton nom de domaine»
. C’est le comble. Évidemment, le dossier légal de mon client est on ne peut plus clair, il va très certainement gagner devant l’ICANN le changement de gestionnaire du nom de domaine et reprendre le contrôle de son URL. Mais ce sont des procédures qui sont longues et entre-temps, le client risque de perdre tous ses hyperliens (son actif internet) qu’il a montés à coups de millions de dollars de pubs, durant toutes ces années (pour une question de $15 dollars d’enregistrement de nom de domaine par an). C’est évidemment entre les mains des avocats et la poursuite en dommages et intérêts qui pourrait s’ensuivre risque d’être plutôt salée. Ce ci est une (ou plusieurs) histoire(s) vraie (s) dont la morale est :

  • Assurez-vous d’être LE propriétaire de vos noms de domaines au registraire
  • Utilisez des technologies de mises en ligne dont vous êtres propriétaire et idéalement à code source ouvert
  • Travaillez avec des fournisseurs qui sont assez sûrs d’eux pour ne pas vous attacher à la gorge indûment
  • Trouvez un hébergeur vous-même et ayez l’hébergement à VOTRE nom.

MAJ
Autre argument bidon des fournisseurs de solutions propriétaires souvent avancé : « Mais vous ne pouvez pas prendre de logiciel à code source ouvert parce que ce n’est pas sécuritaire! »
À ce propos sachez que la gendarmerie Française est en code source ouvert et qu’elle déclare elle-même avoir fait des économies grâce à ça. Vous serez aussi sans doute curieux d’apprendre que la CIA et la NSA américaines sont aussi avec des logiciels à code source ouvert. Alors, l’argument de la sécurité a peut-être besoin d’un ti peu plus de travail…

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Twitter et Facebook, de bons générateurs de trafic

Aujourd’hui était une journée régulière (c’est-à-dire une journée lors de laquelle je n’ai pas été médiatisée outre mesure). Je me suis donc mise à calculer l’apport de Twitter et de Facebook à mon trafic. J’ai été étonnée de découvrir que Twitter draine 12.5% et Facebook 6.3% de mon trafic direct (lire ici que cela ne tient pas compte de mes lecteurs via les fils RSS ou des lecteurs de Feedblitz par exemple) calculé à partir de mon interface Mybloglog. Il va de soi que je ne fais pas que de l’autopromo sur Twitter et Facebook et que si tel était le cas, ces stats seraient probablement en chute libre parce que personne n’aime se faire pousser des contenus d’autopromo. Mais des contenus autopromo qui sont dilués via une foule d’autres contenus, tel que j’en parlais dans un récent billet, ça semble être une source de trafic non négligeable. Dans mon cas particulier, il faut dire que Twitter est assez ciblé pour mon genre de lectorat. Je vais donc continuer d’observer ça et vous arriver un de ces jours avec données plus substantielles…

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La question de la crédibilité des sources

Hier je discutais avec une journaliste à propos de Twitter en lui disant qu’il avait déjà été calculé que la vélocité des informations sur Twitter dépassait celle des médias traditionnels de plus ou moins trois heures. Puis elle me posa LA question que se posent TOUS les journalistes par rapport aux infos qui viennent du Web.

Mais comment pouvons-nous vérifier la crédibilité de la source?

Ma réponse :

Mais comme vous l’avez toujours fait! En plus, maintenant vous avez des outils pour vous aider dans votre job. S’il s’agit d’une source Twitter par exemple, vous pouvez visiter son profil, puis son site, puis valider celui-ci à l’aide de Technorati ou encore utiliser Twitter.grader pour valider la source Twitter ou encore une panoplie d’autres outils qu’il serait trop long à exposer par téléphone. Dans le pire des cas, vous faites comme vous l’avez toujours fait avant, vous téléphonez à cette source…

C’est drôle comment le Web semble effrayer les journalistes et qu’ils en perdent leurs référents habituels?

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