politique et internet

Commentaires, articles ou analyse sur la politique et l’utilisation d’Internet. Ces sujets sont aussi connus par les acronymes e-politique ou encore de net-politique.

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Parti Conservateur, un nouveau site “poche”

C’est le copain journaliste Tristan Péloquin qui me téléphone pour savoir ce que je pense du nouveau site du Parti Conservateur du Canada. Mon verdict : c’est de la merde. C’est un site qui est bâti à partir de la plate-forme de Backbone Technology, qu’ils appellent Expression . Ce n’est pas une mauvaise technologie (sur papier dans CMSMatrix) mais disons qu’elle est mal utilisée par ses créateurs et par le parti Conservateur. Ils n’ont pas fait de mod_rewrite ce qui fait que le site est très peu perméable aux moteurs de recherches (lire ici peu visible). Le premier sous-répertoire sert à discriminer entre le français et l’anglais ce qui est improductif. Il vaut mieux faire deux sites complètement franco et anglo et les hyperliers ensemble. Ils ont des menus déroulants et beaucoup de photos (sans alternate text (pour les aveugles) et avec des noms comme resampled_20080831-TopStory-GeoMap-f). Il y a peu de texte et ceux qu’on y trouve parlent du moi, moi, moi. On note aussi une percée vers les médias sociaux dans le genre de « parler de moi » plutôt que dans celui plus positif de « dialoguons ensemble ». Allez revoir le site d’Obama ou mon billet sur le site du Bloc Pot lors des dernières élections, et vous y verrez une méchante différence.

Ha oui, ils ont des balladodiffusion mais pas de blogues…

MAJ
De la philosophie différente
Sur le site d’Obama les onglets sont :

Learn
Issues
Media
Action
People
States
Blog
Store

Sur celui du Parti conservateur, les onglets sont:

Home
Leader
Party
Team
Policy
Press
Multimedia
Language

Sur la page d’accueil du site d’Obama, on est reçus par des textes signés du blogue principal du site (dont le dernier billet contient plus de 300 commentaires) et par d’autres contenus textuels. Le site incite à l’échange.

Sur la page d’accueil du site des conservateurs, de nombreuses photos présentant le PM ou critiquant l’opposant, genre BD, est la première impression que nous donne la présence Web. Est-ce un site vide d’idées et de contenus? Où est la section qui nous permet d’interagir? Après une journée de travail, vais-je réellement aller sur ce site relire les communiqués de presse ou revoir les pubs du Parti? Humm, je ne le pense pas…

MAJ2

Tristan Péloquin, comme suite à nos discussions téléphoniques concernant le nouveau site des conservateurs, a écrit l’article Les conservateurs en cybercampagne d’où il mentionne mon point de vue :

Aux yeux de Michelle Blanc, consultante montréalaise en positionnement sur l’internet, même si le Parti conservateur s’inspire largement du langage des réseaux sociaux pour son site, le résultat n’est pas convaincant. «C’est un site qui fait l’apologie du moi, moi, moi’. Il manque cruellement de possibilité de dialogue pour les internautes», croit-elle. «Aux États-Unis, c’est une chose que l’équipe de Barack Obama a très bien comprise. Son site permet aux fans de débattre entre eux, au risque de perdre le contrôle sur le message. Au bout du compte, cela fait en sorte que les gens s’approprient le discours du parti, et ça marche. Malheureusement, les conservateurs préfèrent plutôt mettre en ligne des photos et des textes léchés. Je doute qu’au bout du compte, M. ou Mme Tout-le-monde ait envie d’y aller après le travail, si c’est pour lire le même message aseptisé que celui qu’on entend à la télé toute la journée.»

MAJ3

Ce billet est aussi cite sur le site de la télévision de Radio-Canada. Merci bien…

MAJ4

Il est aussi cité sur le site de Branchez-Vous! Incidemment, ça apporte de la visibilité médiatique de mettre en pratique ses connaissances d’affaires, appliquées à l’actualité! Avis à mes clients, rien ne vous empêche de cerner dans vos pratiques d’affaires des liens avec des événements médiatiques courants, juste un petit clin d’œil comme ça…

MAJ5

Il semble que ce billet est censuré pour les fonctionnaires fédéraux depuis leur lieu de travail.

MAJ6

Ce billet est aussi cite dans l’article Cherche candidats sachant surfer du journal Metro Montréal

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Quelques conseils aux partis politiques

Ça sent les élections fédérales et comme à leur habitude, les partis politiques canadiens risquent fort de faire n’importe quoi en ligne. À l’exception des partis de gaugauche qui ayant moins de moyens, sont souvent plus efficaces en ligne (ils ne travaillent pas avec les grosses boîtes de communication marketing et de RP qui font des sites qui coûtent cher et sont inefficaces). J’incite donc les partis fédéraux à s’inspirer des présences Web de Barack Obama ou de Nicolas Sarkozy, qui sont particulièrement efficientes.

Je mets aussi en ligne (afin de les stimuler à se dépasser) les résultats d’un sondage trouvé chez eMarketer, sur les meilleurs moyens, selon les internautes américains, pour attirer leur attention.

[caption id="" align="aligncenter" width="324" caption="Meilleure méthode pour atteindre les électeurs selon les internautes électeurs américains"]Meilleure méthode pour atteindre les électeurs selon les internautes électeurs américains[/caption]

Il est aussi intéressant de remarquer qu’il y a un fossé entre ce que les stratèges croient être efficaces pour convaincre les électeurs et ce que les électeurs eux-mêmes, aimeraient qu’on utilise comme moyen, pour les rejoindre. Ainsi, dans eMarketer on peut lire :

One-quarter of political consultants surveyed said the candidate’s own Website was effective for communicating with base voters. Nearly one-half of all consultants (46%) said the best way to reach loyal base voters was through e-mail, followed by traditional means such as direct mail, events and telephone.

Voters were more progressive than political consultants on digital media. The majority of Internet users who vote (87%) figure that candidates will have an official Website, and 70% expect them to use it to raise money and post television ads.

Two out of three voters assume candidates will use online ads, Webcasts and campaign videos on other sites, while only 5% of consultants said those were effective methods.

« We are still seeing a wide gap between what voters expect and what campaigns are delivering online, » said Karen Jagoda, president of the E-Voter Institute, in a statement.

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Le gouvernement du Québec poursuivi pour avoir ignoré le logiciel libre

Dans mon billet Le gouvernement du Québec, une succursale de Microsoft?, je vous parlais déjà de la poursuite qu’intentait Cyril Béraud contre la Régie des rentes du Québec. He bien dans Cyberpresse de ce matin, on apprend que la poursuite est maintenant disponible :

La poursuite a été déposée en Cour supérieure le 15 juillet et a été rendue publique hier. L’organisme Facil (FACIL, pour l’appropriation collective de l’informatique libre) reproche au gouvernement québécois de ne pas respecter le processus d’appel d’offres quand il s’agit d’acheter des logiciels.
Le gouvernement québécois utilise une disposition qui lui permet d’acheter sans appel d’offres quand il veut se procurer des logiciels couverts par des droits exclusifs. Facil accuse Québec d’abuser de cette disposition.
Le groupe estime que le gouvernement dépense annuellement 80 millions $ pour des licences d’exploitation du système d’exploitation Windows.

Les documents relatifs à la poursuite sont disponibles sur le site de FACIL, et ils ont tout mon support moral…

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NON c’est pas cher

Bon, bon, bon, il faut que je parte quelques jours pour que Claude Malaison se décide enfin à péter sa coche?

Comme l’amie Michelle Blanc est partie vers la gloire à Toronto (juste avant le Festival du film et Brad Pitt), la porte est grande ouverte pour que je fasse, comme elle le dit si bien, «une montée de lait». Pourquoi direz-vous ? Parce que je suis malade et fatigué (sick & tired) de me faire rabâcher les oreilles avec les prix supposément trop élevés d’inscription à la conférence webcom-Montréal.

Et il en rajoute

En ce lundi nuageux et frisquet qui me fait penser à l’automne, je voulais parler de choses et d’autres. Juste quelques mots en premier sur mon dernier billet qui a suscité bien des commentaires, la majorité d’appui. En plus des commentaires, je voulais partager avec vous le billet de l’ami Francis Bilodeau sur son blogue Kranf.com, qui va dans le même sens. À lire aussi le commentaire du PDG de Dessins Dummond, Yves Carignan sur la «frilosité» des entreprises québécoises. Je ne suis pas le seul donc à déplorer le manque de vision des entreprises québécoises et notre immobilisme technologique qui met sérieusement en danger notre compétitivité internationale.

Mon avis là-dessus?

Les Québécois sont reconnus comme un peuple innovant. Malheureusement, nos entreprises, lorsque vient le temps de parler de Web, sont toujours plus ou moins deux ans en retard sur ce qui se fait aux États-Unis (je généralise évidemment). Plusieurs facteurs contribuent à cet état de fait. Tout d’abord, durant plusieurs années le gouvernement à largement financer la R&D technologique, mais sans mettre une cenne sur l’analyse de marché, la validation du plan d’affaires ou la commercialisation. Ça a donné une panoplie de petites boîtes qui pensaient toutes avoir inventé le bouton à quatre trous (lire ici qu’ils croyaient avoir développé LE CMS révolutionnaire qu’ils voulaient vendre à prix d’or alors que des solutions « open source » plus performantes existent et sont disponibles gratuitement). Puis il y a aussi toute cette industrie des communications marketing qui font des cochonneries inutiles et dispendieuses et s’autocongratulent avec des prix qu’ils se donnent entre eux. De leurs clients imbéciles qui sont tout satisfait d’avoir remporté un prix (disons un Boomerang) sans se poser la question du retour sur l’investissement. Puis il y a aussi toute cette industrie des intégrateurs traditionnels (CGI, DMR, LGS et. al.) qui font de très gros projets qui ne finissent jamais, qui vont chercher dans les centaines de millions de dollars et qui pourraient être terminés en moins de deux si elles adoptaient plutôt des approches Web Services et SOA (c’était mon mémoire de maîtrise (PDF) d’il y a cinq ans (sic)). Je me souviens d’ailleurs d’un lunch avec l’un des premiers vice-présidents de l’une de ces grosses boîtes qui me répondit lorsque je lui demandais pourquoi sa boîte ne faisait pas de Web Services ou n’en parlait pas à ses clients « notre mission n’est pas de faire de l’éducation, mais elle est de faire de l’argent ». Disons que c’était assez clair. Puis il y a les Telcos qui tout en étant des diffuseurs de contenus, nous inondent de technologies de moyens de gammes à des coûts prohibitifs, plutôt que de favoriser l’innovation nationale en rendant disponible des technologies de pointe. Je me souviens encore de ce téléphone caméra Nokia qu’avait Loïc Le Meur lors de son dernier passage ici il y a deux ans. Ce téléphone n’est toujours pas disponible ici et ne le sera probablement jamais à cause de la guerre des standards sans fil que se font nos Telco. Et que dire de TIVO qui est disponible aux É.-U. depuis des années et que nous ne verrons jamais ici puisque les TELCO sont à la fois diffuseurs et compagnie de télécommunication? À bien des égards, sur plusieurs technologies, nous sommes à l’âge de pierre de l’innovation. Mais comme je le disais déjà à propos de l’approche de nos gouvernements par rapport aux médias sociaux (et ça s’applique aussi à nos entreprises)

La prudence est certes une vertu, mais elle empêche souvent l’émergence de l’innovation. Disons que dans un contexte gouvernemental, j’aime encore mieux le courage expérimental de la LAFD (Los Angeles Fire Department). Eux utilisent déjà les blogues, Twitter, Flickr, YouTube, les groupes de discussions, la baladodiffusion et j’en passe. Ici on observe prudemment et on attend, là-bas ils expérimentent et abattent les barrières pour s’approcher des citoyens. Deux visions diamétralement opposées qui font la différence entre un gouvernement de suiveux, ou de chef de file…

Ce n’est donc pas surprenant de constater que prêt de 60% des ventes en lignes des Québécois, échappent à notre économie nationale. On récolte ce que l’on sème… et on trouve que $395 « c’est pas mal cher »…

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Le gouvernement du Québec apprivoise les médias sociaux sans reconnaître les efforts individuels

J’ai été mise au courant d’une saga qui oppose le forum zonegrippeaviaire.com au Gouvernement du Québec. C’est que zonegrippeaviaire cherche à se faire reconnaître officiellement par la Direction de la coordination de l’information et des mesures d’urgence, Services Québec. Il semble que leur démarche se frappe à un mur.

Étant moi-même un peu Don Quichotte, j‘admire la ténacité de zonegrippeaviaire à vouloir collaborer et être partie prenante des mesures d’urgence au Québec. Dans un courriel reçu ce matin, je peux lire :

Aux États-Unis, les médias sociaux du domaine des préparatifs pandémiques sont reconnus par les autorités gouvernementales et ils sont invités à participer aux processus de planification des mesures d’urgence en cas de pandémie. Les éditeurs de FluWiki et FluTrackers, de même qu’une douzaine de blogeurs, ont été conviés par le CDC à Atlanta, de même que par Health & Human Services à Washington, pour participer à des simulations de pandémie. Ces personnes sont systématiquement invitées à participer à toutes les conférences téléphoniques et conférences de presse.

C’est clair qu’ici, notre gouvernement se questionne encore sur les stratégies à déployer face aux interlocuteurs citoyens. D’ailleurs, l’interlocuteur qui m’informe du quiproquo avec le gouvernement, me met en hyperlien, le document obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, Les médias sociaux et la communication du risque Direction de la coordination de l’information et des mesures d’urgence Gouvernement du Québec | Mai 2008.

Ce document qui cite le chapitre du copain Claude Malaison, du collectif Pourquoi Bloguer dans un contexte d’affaires fait un tour d’horizon du Web 2.0 et des blogues dans un contexte d’information des mesures d’urgence. Leurs conclusions :

Les organisations gagneraient donc à se familiariser avec ces outils et à se tenir au courant des développements et actualités qui y sont rattachées, car ils prendront certainement une place grandissante dans les façons de faire des administrations publiques dans les années à venir. Par contre, la majorité des applications du web 2.0 n’en sont qu’à leurs premières versions et comportent des lacunes importantes, notamment en matière de réglementation et d’éthique. Il est donc suggéré d’expérimenter «sans trop y investir de temps et argent avant [qu’elles] aient atteint à la fois une plus grande maturité et une plus grande crédibilité(38)».

La prudence est certes une vertu, mais elle empêche souvent l’émergence de l’innovation. Disons que dans un contexte gouvernemental, j’aime encore mieux le courage expérimental de la LAFD (Los Angeles Fire Department). Eux utilisent déjà les blogues, Twitter, Flickr, YouTube, les groupes de discussions, la baladodiffusion et j’en passe. Ici on observe prudemment et on attend, là-bas ils expérimentent et abattent les barrières pour s’approcher des citoyens. Deux visions diamétralement opposées qui font la différence entre un gouvernement de suiveux, ou de chef de file…

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Les conneries du DGE, le Web et les technologies

À chaque fois que je parle du DGE (Directeur Général des Élections) dans ce blogue, c’est pour m’attrister de l’incompétence apparente et du manque de compréhension et de vision de l’organisme. Mais qui travaillent donc là et qui sont les pantins qui leur servent de consultants?

Comme plusieurs amis et lecteurs de ce blogue connaissent mon intérêt pour l’utilisation du Web à des fins électorales et gouvernementales, plusieurs m’ont signalé l’article de LaPresse Le DGE veut contrôler l'internet aux élections. Quelle connerie!

Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’ai déjà mis en ligne un chapitre d’une étude confidentielle beaucoup plus volumineuse portant sur la votation électronique World governmental electronic voting experiments et dans l’une des catégories de ce blogue, Gouvernement électronique, je discute depuis longtemps des sujets impliquant les instances gouvernementales (incluant les partis politiques) et le Web.

Pour revenir au DGE, dans l’article de LaPresse on peut lire :

Mais le problème soulevé ne vient pas tant des partis politiques comme tels, qui ont appris à se policer et à respecter les règles du jeu, mais plutôt d'internautes soucieux d'influencer l'opinion publique.

«Le problème, c'est les tiers, les gens qui, de leur sous-sol, ou des groupes qui ne sont pas autorisés par un agent officiel, qui décident d'utiliser Internet pour diffuser un message», explique le porte-parole du DGE, Denis Dion.

«S'il y avait des gens créatifs comme les Têtes à claques qui intervenaient en période électorale et qui attiraient l'attention beaucoup avec un document vidéo diffusé par Internet, cela soulèverait des questions», ajoute-t-il, pour citer un exemple de dérapage.

Quelle connerie! C’est certain que les partis politiques ont appris à se policer. Ils se policent tellement d’ailleurs qu’ils ne font rien de bon en ligne. Par rapport à ce qui se fait en France ou aux É.-U., nos partis politiques ont un retard colossal à rattraper. C’est donc vrai que pour l’instant, le DGE n’a pas encore à s’inquiéter de ce que feront les partis, en ligne. Ils ne font pratiquement rien et le font de travers de toute manière. Mais les gens dans leur sous-sol! Ho les gens dans leur sous-sol eux sont dangereux. Eux ils comprennent Facebook, YouTube, les blogues, maintenant Twitter et la puissance des réseaux sociaux. Ce sont eux qu’il faut surveiller. Mais comment faire cela? Humm, pour l’instant il appert que ce n’est que par dénonciation. Allô les belles valeurs démocratiques? D’ailleurs, déjà en mars 2007, je rigolais que d’un côté de la bouche, le même porte parole du DGE, Denis Dion, disait que le DGE ne ferait pas la police du Web et mettait en demeure des internautes de retirer des vidéos sur YouTube.

Il y a aussi eu cette histoire de laisser-aller complet des municipalités quant au choix des technologies à utiliser pour la votation électronique, puis le constat d’échec, que j’avais appréhendé plusieurs années auparavant, des technologies utilisées. Le DGE laissait faire n’importe quoi, se retirait de ses propres responsabilités puis s’indignait de l’inefficacité apparente. Quelle lâcheté et quel manque de vision? Disons que si je me fie à l’histoire récente impliquant le DGE, le Web et les technologies, ça promet d’être d’un ridicule à peine consommé…

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Le gouvernement du Québec , une succursale de Microsoft?

Le gouvernement québécois est devenu «une filiale de Microsoft»

C’est la citation qu’on prête à Cyrile Béraud de Savoir-Faire Linux, dans un article Denis Lessard de La Presse.

Le gouvernement du Québec pourrait épargner des dizaines de millions sur-le-champ en adoptant une politique déjà appliquée dans plusieurs pays d'Europe, c'est-à-dire opter pour des logiciels ouverts, comme Linux, plutôt que de multiplier les licences coûteuses des systèmes d'opération Microsoft.

Cyrille Béraud, le patron de Savoir-Faire Linux, une société d'informatique de la rue Saint-Urbain à Montréal, vient d'envoyer à la Cour supérieure une poursuite contre la Régie des rentes du Québec.

En décembre dernier, la Régie des rentes annonçait qu'elle comptait effectuer sans appel d'offres le renouvellement des licences des systèmes d'opération de ses postes informatiques. Microsoft ne fournit plus de support pour son système Windows 2000 ce qui force les organismes à migrer vers une solution plus récente.

Ça me fait penser à l’ancien ministre Henri-François Gautrais, qui avait déposé le livre vert Pour un Québec branché vers les citoyens (PDF). Dans son document on pouvait lire les recommandations suivantes :

6.4 Nous recommandons de faire de l’évaluation des possibilités de partenariat public-privé une condition préalable à l’investissement dans tout projet majeur. Ce processus doit aussi tenir compte des possibilités d’intégration des petites et moyennes entreprises du Québec aux projets majeurs. Nous recommandons aussi, lors de projets  gouvernementaux à portée régionale, l’inclusion des entreprises locales ayant une expertise liée aux TIC.
6.5 Nous recommandons de prévoir, dans la définition des critères d’appel d’offres, la latitude nécessaire au développement d’initiatives requérant une marge de manoeuvre substantielle pour les entreprises.
6.6 Nous recommandons que les projets développés au Québec satisfassent aux normes internationales en matière de TIC, afin que l’expertise ainsi développée puisse être exportable par les partenaires privés et donner lieu à un partage de profits.
6.7 Nous recommandons que les réflexions en vue de l’adoption d’une politique d’orientation gouvernementale en matière de logiciels libres se poursuivent au sein du gouvernement.

C’est vraiment dommage que ce n’eût été que des vœux pieux. L’industrie des PME informatique au Québec aurait bien plus besoin de contrats gouvernementaux pour se développer que de subventions. Mais il faut croire que les lobbys et les mafias TI des grands intégrateurs et manufacturiers sont bien plus puissants que toute la bonne volonté et les idées positives d’un ancien ministre. Juste comme ça, le Portugal et la Russie ont déjà le code source de Microsoft dans leur langue respective. Pour être au moins logique dans son illogisme, le gouvernement du Québec ne pourrait-il pas lui aussi exiger de recevoir ce code?

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Blogue politique et internet

Sondage sur les blogues politiques

L’une de mes Alma Mater, l’Université Laval, m’interpelle afin de diffuser l’information qui suit :

   

Le Groupe de recherche en communication politique de l’Université Laval veut rejoindre des blogueurs voulant participer à une étude pionnière sur la composition de la blogosphère politique citoyenne québécoise (no. d’approbation éthique : 2008-070, 2 avril 2008). 

Les blogueurs volontaires doivent être âgés de 18 ans et plus, résider au Québec, avoir le droit de vote au Canada et publier un blogue indépendant dont le contenu est majoritairement ou fréquemment (plus d’une fois par semaine) consacré à la politique québécoise, canadienne et/ou internationale. 

Les participants répondront à un sondage électronique recensant entre autre leur profil sociodémographique, leur comportement politique et les motivations qui les conduisent à produire un blogue politique. Notre enquête comporte 58 questions, dont la majorité présentent un choix prédéterminé de réponses. Toutefois, quelques questions ouvertes permettront aux répondants d’exprimer plus librement leur opinion sur certains thèmes couverts par l’étude. 

Toutes les personnes intéressées sont invitées à remplir le sondage électronique disponible sur le site du Groupe de recherche en communication politique à l’adresse suivante : http://www.com.ulaval.ca/chaires_groupes/grcp/index.php  

L’étude prend fin le 1er mai 2008.

 

Comme les blogues politiques ne foisonnent pas encore au Québec, si on le compare à la France ou aux É.-U., cette étude pourrait peut-être expliquer cette disparité ou à tout le moins, nous éclairer sur cette dimension de la blogosphère québécoise. Il est certain que si les partis politiques sont eux aussi médiocres quant à leur présence bloguosphérique, ce n’est pas la population, par son militantisme bloguesque, qui leur pousse dans le cul! M’enfin…

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Cap-digital, des spammeurs qui en plus, se prennent au sérieux

Tout à l’heure, je reçois un pourriel d’une madame (retiré pour protéger sa réputation) de Cap-Digital que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Elle m’envoie sa promo pour des événements à Paris. Je ne me suis jamais inscrit dans leur liste et ça me fait vraiment chier de me faire polluposter de la sorte. J’ai déjà d’ailleurs fait plusieurs billets assez clairs sur le sujet.
• Aux copains relationnistes français
• Pôvre boîte de relation publique
• L’UMP, des satanés polluposteurs
• Et plusieurs autres contenants les mots pourriel et spam
En résumé madame de la (retiré pour protéger sa réputation), vous vous mérité un billet décriant vos pratiques douteuses et votre ton on ne peut plus condescendant.

Le pourriel de la madame est bien trop long et de peu d’intérêts pour le mettre ici et vous faire souffrir avec (de plus, il est en image), je ne vous montre que l’intro :

Bonjour ! Encore un mail cap digital me direz-vous ? Si vous ne deviez en lire qu’un, c’est celui-ci! Ce SAVE THE DATE S reprend toutes les dates qu’il nous semble important de vous faire connaitre jusqu’à la fin de l’année 2008 !  Alors SAVE THE DATES cap digital ! Imprimez ce document (en couleur !) et punaisez-le au dessus de votre bureau ! Et pour les nouveautés qui suivront ce document , surveillez notre Newsletter mensuelle ! Téléchargez la version imprimable et n’hésitez pas à diffuser ces informations autour de vous !

Ce à quoi je réponds

Retirez-moi de votre liste d’envoi SVP. Je suis au Canada et les événements de Paris, je m’en fou. À moins que l’info ne parvienne avec un billet d’avion, hôtel et Per diem

Ce à quoi elle rétorque

Bonsoir,

A moins que vous nous ayez déjà demandé de vous enlever de nos listes, je trouve votre ton mal opportun ! Je vous enlève tout de suite de nos listes !

Nous avons en ce moment le maire de Québec dans nos bureaux ! Vous ferez peut être partie d’une délégation un jour ! ou votre curiosité vous poussera à regarder ce qu’il se passe pour le numérique ici ! En tous les cas, quand les choses sont dites poliment, c’est toujours plus sympa !

Bonsoir,

Et que je réfute ici par un beau billet disant comment ils m’horripilent. À propos madame, le Maire de Québec est certainement gentils, mais je n’ai jamais été lèche-cul de politicien (ou d’autres catégories de professions) et… je suis à Montréal.

Pour l’info plus générale et pour permettre aux relationnistes incompétents de comprendre les relations publiques aux blogueurs, je vous conseille de :

• Prenez le temps de connaître et de rejoindre personnellement un blogueur avant de lui demander un service.
• Ne pas mettre de pièce jointe à votre envoi. Elles ne seront que très rarement ouvertes.
• Si vous donnez une primeur à un blogueur, vous augmentez les chances qu’il parle de vous.
• Ne soyez pas présomptueux ou banal. Les blogueurs sont intelligents et ont une forte personnalité. Ils aiment être traités avec respect et détestent qu’on les prenne pour des courroies de transmission de l’info. Parlez-leur plutôt avec créativité et perspicacité.
• Assurez-vous que votre communiqué correspond au style et aux intérêts du blogueur.
• Si un blogueur répond à votre courriel ou fait un billet à votre propos, répondez-lui de nouveau ou remerciez-le.
• N’envoyez pas un deuxième courriel sur le même sujet si vous n’avez pas eu de réponse la première fois.
• « Nous aimerions vous inviter gratuitement à… », « Nous aimerions que vous testiez… » ou « Nous vous offrons… » sont d’excellentes entrées en matière pour un courriel

P.S. Cap-Digital se présente comme une organisation ayant pour mission « L’accès à une vitrine interactive. Pour l’identification, la promotion et la reconnaissance des savoir-faire”. Disons que pour la portion « savoir-faire » vous avez encore des croûtes à manger et des bonnes pratiques à apprendre. J’espère que vos méthodes de pollupostages et de relations publiques aux blogueurs, douteuses, ne sont pas ce que vous apprenez aux entreprises participantes à votre Pôle. Sinon, elles seront sérieusement mal parties…

MAJ

Voici un courriel reçu de Michael Carpentier avec permission de faire parraître:

J’ai été aussi victime de leur merde. En lisant ton courriel, je n’ai pas pu m’empêcher de leur répondre:

————
Bonjour,

veuillez me retirer de vos listes de diffusion svp. Paris est bien loin de Québec…

En passant, que le maire de Québec soit à vos bureaux est peut-être un argument qui donne de la crédibilité devant un Français, mais ici c’est l’Amérique. Se servir de ce genre d’argument est très malvenu, et très mal vu de ce côté de l’Atlantique.

Je vous le demande donc poliment et respectueusement, veuillez me retirer de vos listes.

Michael Carpentier
————-

Tu parles d’une bande de crétins prétentieux… (Parisiens en fait…)

MAJ2

Ils ne sont même pas foutu de s’appeller Cap-Numérique…

MAJ3

Madame (retiré pour protéger sa réputation) s’excuse:

Bonjour, je vous présente sincèrement mes excuses. La violence de vos réactions (contre ma personne et l’association qui m’emploie) me font comprendre à quel point j’ai dû vous offenser et vous gêner. J’avais naïvement pensé que ces informations auraient pû vous intéresser ! Désolée et bonne continuation !

Ma réponse:

La beauté de la chose est que ça permettras peut-être à d’autres organisations d’éviter de faire le même genre de gaffe qui malheureusement se répète trop souvent. Ma boîte de courriel déborde de ce genre de spam…

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Swotti, le moteur de recherche d’opinions

C’est via Éric Baillargeon que j’apprends l’existence du moteur de recherche d’opinion Swotti.

Pour un service Beta qui n'a que quelques mois d'existence, il est une très extraordinaire nouvelle forme de service Web en amalgamant la recherche sémantique pour nous faire une analyse tout de même assez pertinente de produits ou services et est un outil essentiel à toute compagnie qui veut faire une veille rapide de ce qui se dit sur la Toile sur ses produits ou ses services.

Je l’ai donc testé sur un produit touristique que je connais bien, soit Montréal. Les infos qui sont présentées dressent un portrait intéressant de « ce produit touristique ».

 Swotti, le moteur de recherche d'opinions

Où cela deviens intéressant est lorsque l’on compare ce que les blogueurs pensent de Montréal par rapport à New York! Les réponses qui sont fournies, devraient permettre aux gens de Tourisme Montréal (l’un de mes clients) de dormir tranquille pour quelques semaines et au Maire de Montréal, de réaliser l’importance de continuer de suivre ce qui se dit sur notre ville. Dans tous les cas c’est désormais un outil à mettre dans son arsenal de veille…

Swotti, le moteur de recherche d'opinions

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