politique et internet

Commentaires, articles ou analyse sur la politique et l’utilisation d’Internet. Ces sujets sont aussi connus par les acronymes e-politique ou encore de net-politique.

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#QC2014 Le poids des partis et des mots-clés sur les médias sociaux, le PQ en avance

Dans mon billet Les partis politiques et les chefs de partis sur le Web durant la campagne provinciale 2014, j’observais une très nette avance du PQ dans les recherches de Google avec GoogleTrends. Je concluais :

Réflexion prédictive
Les sondages donnent présentement le PLQ gagnant, mais si l’histoire se répète, le Web donne plutôt le PQ gagnant (ne disions-nous pas que Google est le catalogue des intentions). C’est d’ailleurs ce qui s’était passé avec le NPD lors de récentes élections fédérales…

Question de vérifier si c’est aussi le cas sur les médias sociaux, j’ai utilisé l’outil (encore en bêta) eListen d’engagmentLabs pour mesurer le poids des partis et de certains mots-clés de cette campagne électorale 2014 entre le 19 et le 26 mars 2014. Plusieurs observations m’étonnent.

Tout d’abord il apparait évident dans les tableaux deux et trois de la présentation suivante, que le feu de l’action conversationnelle électorale des médias sociaux se passe principalement sur Twitter.

Par ailleurs, si l’histoire récente de monitorage des médias sociaux est un bon indicateur de la tendance du vote le jour de l’élection (comme ça a été le cas pour la dernière élection fédérale avec GoogleTrends), on peut déjà donner le PQ gagnant, contrairement à ce que nous dit les sondages.

Dans les tableaux quatre, cinq et six suivant vous remarquerez que le PQ est deux fois plus discuté que le PLQ sur les médias sociaux. Vous remarquerez aussi que le mot-clic le plus utilisé de cette campagne est PKP et Péladeau qui à eux seul, récoltent 22% de toutes les mentions. C’est dire à quel point sa participation à cette élection a fait jaser et à quel point les enjeux comme la santé ou l’éducation sont absents.

Ça me fait dire sur mes propres médias sociaux

#Jeudiconfession suis TELLEMENT triste de cette campagne électorale vide d’idée et pleine de bouette focussée strictement sur les chefs

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Démocratie en ligne Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Outils et références politique et internet Twitter ou le microblogging

Les partis politiques et les chefs de partis sur le Web durant la campagne provinciale 2014

Comme c’est mon habitude, j’aime bien vérifier les métriques des sites et de la présence des partis et de leur chef sur le Web et les médias sociaux, durant les campagnes électorales. Comme les outils changent fréquemment et question de ne pas « accessoirement » favoriser les stratèges web de ceux-ci (quoi que comme pour les lignes ouvertes on s’entend qu’il y a bien des bénévoles et des militants qui en font beaucoup, voire trop), je change de moyens d’analyses.

Voici donc pour débuter les tendances de recherches pour les 30 derniers jours sur Google pour le nom des partis. On remarque que le Parti Libéral du Québec et Coalition Avenir Québec n’y sont absolument pas. C’est sans doute que les internautes cherchent plutôt par les initiales du parti.

Avec les requêtes par initiales du parti, la CAQ apparait, de même que le Parti Libéral du Québec et on observe que pour le mardi 18 mars, c’est la CAQ qui a momentanément le haut du pavé. Dans ce graphique on observe aussi que QS et PLQ jouissent de recherches très minimes.

Finalement pour la recherche avec les noms des chefs, c’est Françoise David qui disparait complètement du tableau. Par contre on observe aussi que Philippe Couillard est juste un peu plus recherché que François Legault, mais qu’ils sont tous les deux près de la moitié de madame Marois.

 

Pour ce qui est des sites Web, j’ai tenté l’exercice d’analyse avec Alexa, mais ils ont si peu de trafic qu’aucune données n’est disponible. Cependant, avec OpenSiteExplorer de Moz nous apprend que le site avec le plus d’autorité est le PQ, suivi de Québec Solidaire. On a aussi une idée du trafic comparatif grâce à SEMRush qui nous indique que le PQ a plus de deux fois le trafic de ses concurrents.

Finalement, sur Twitter, c’est peut-être le PQ qui a la portée, mais c’est définitivement Québec Solidaire qui a l’engagement des internautes. Tous les tableaux de Engagmenetlabs sont plus bas et je vous invite à faire vos propres conclusions des différentes métriques qui vous sont présentées ici.

Réflexion prédictive

Les sondages donnent présentement le PLQ gagnant, mais si l’histoire se répète, le Web donne plutôt le PQ gagnant (ne disions-nous pas que Google est le catalogue des intentions). C’est d’ailleurs ce qui s’était passé avec le NPD lors de récentes élections fédérales…

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Les aberrations du contrôle excessif des communications en ligne du gouvernement canadien

Un article de LaPresse de ce matin (Industrie Canada met des semaines pour publier un gazouillis) nous révèle que les twitts des fonctionnaires d’Industrie Canada doivent passer par une myriade de contrôles administratifs avant d’être en ligne.

La plupart des micromessages publiés par le ministère sont préparés des semaines à l’avance, révisés par des dizaines de fonctionnaires, corrigés par le cabinet du ministre et soumis à un protocole en douze étapes, indique-t-on dans les documents que La Presse Canadienne a obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Un tel niveau de contrôle vise notamment à assurer une répétition des publications d’Industrie Canada par d’autres agences gouvernementales. En retour, les fonctionnaires du ministère republieront eux aussi leurs publications, dont celles de la Banque de développement du Canada, entre autres.

Et comme le mentionne à juste titre le pote Dominic Arpin sur Twitter

@DominicArpin
Industrie Canada met des semaines pour publier un tweet! Tout ça pour 248 abonnés en français et 1429 en anglais! http://bit.ly/1gG73Je

Ce contrôle excessif des communications gouvernementales est l’un des piliers stratégiques du gouvernement Harper. Mais c’est aussi le genre de paranoïa communicationnelle de certaines grandes entreprises. À vouloir être certain d’être sûr d’avoir la conviction positive de communiquer adéquatement, on ne dit plus rien et les résultats de nos efforts communicationnels sont nuls. En plus de ne pas pouvoir partager la moindre information non aseptisée, on retwitt l’information aussi aseptisée de nos potes des autres ministères (ou des autres composantes de notre grande entreprise).

Les médias sociaux requièrent une certaine créativité, un « timing », un « storyline » qui justement demande de sortir un tant soit peu de son « strict giron communicationnel » et une relative liberté qui est complètement antinomique avec un contrôle excessif. Mais s’il est interdit aux scientifiques gouvernementaux de partager leurs découvertes, aux délégués syndicaux des ministères de parler aux médias et aux ministères d’informer correctement les citoyens sans la censure du bureau du premier ministre, il est évident qu’une présence médias sociaux fédérale canadienne est risqué presque autant que ne l’est la communication gouvernementale de la Corée du Nord…

Vraiment pitoyable

Soyez aussi sans craintes. Mon blogue ne sera pas disponible aux fonctionnaires de l’état puisqu’il est déjà censuré par mon propre gouvernement depuis cinq ans déjà...

MAJ

Voici un message privé reçu ce matin que je vous partage en protégeant la confidentialité de nom et de la fonction de son auteur …

Bonjour Mme Blanc,

Pour donner suite à l’article que vous avez partagé et à votre billet, relativement aux gazouillis publiés par nos collègues du fédéral, je me permets de vous faire de mes commentaires en privé.

Pour avoir travaillé plusieurs années au fédéral dans le domaine des communications – et avoir vécu le changement de régime libéral / conservateur – je peux confirmer que les règles se sont progressivement resserrées au fil des années pour devenir de plus en plus contraignantes pour les communicateurs. Du contenu qui, en 2005-2006, pouvait être publié sur un site Web avec l’approbation d’un directeur, devenait, en 2007-2008, du contenu devant être approuvé par le bureau du ministre… et je vous épargne les étapes à suivre, quelques années plus tard pour la révision et l’approbation de messages-clés par le Bureau du Conseil privé.

Les communicateurs fédéraux doivent aujourd’hui composer avec des directives et des protocoles strictes. On peut comprendre la nécessité d’établir de telles règles et directives, dans la mesure où ces dernières servent à coordonner ou à synchroniser les efforts de communication (entre les différents ministères par exemple, dont les champs de compétence peuvent se croiser, ou à l’intérieur même des ministères), à harmoniser la diffusion d’information et à en assurer l’exactitude (et à s’assurer qu’elle soit diffusée en temps opportun).

Bien sûr, ce qui est déplorable dans tout ça, est la perversion de ces règles et directives, utilisées à des fins de contrôle obssessif de l’information (et gestion des perceptions) plutôt que comme simples outils de coordination. Nous sommes loin des mots-clés qui marquèrent la campagne des conservateurs en 2005-2006 : transparence, imputabilité, etc.

Avec de telles règles, on se trouve d’ailleurs à contresens par rapport à l’essence même des réseaux sociaux. On bafoue l’instantanéité, la spontanéité, la rapidité et le concept de « communication bidirectionnelle ou symétrique », voire « démocratique » que présupposent les réseaux sociaux.

Malgré tout, pour avoir vécu cette réalité, je me permets de préciser que les règles et directives qui encadrent (musellent, dans un certain sens) les communicateurs fédéraux, viennent surtout du centre (ou découlent d’instructions provenant du centre). Elles sont rarement le reflet des idées, projets, propositions, suggestions ou recommandations des communicateurs eux-mêmes.

Les communicateurs sont bien conscients de la lourdeur de ces processus et du peu de marge de manœuvre dont ils disposent. Ils doivent composer avec cela au quotidien. J’ai vu plus d’un projet novateur, plus d’une idée originale, plus d’une proposition visant la mise en place de réels canaux/outils permettant le dialogue et la rétroaction, être tués dans l’œuf à un palier supérieur de la hiérarchie ministérielle. Du point de vue des communications, l’expression qui me vient en tête est « risk-averse »… qualifiant bien l’attitude et le comportement de ce gouvernement. Cependant, plusieurs communicateurs font ce qu’ils peuvent, en coulisse, pour tenter d’améliorer les choses. Un projet, une idée, une proposition à la fois.

Bref, je termine cette tirade en vous remerciant d’être une communicatrice ouverte, franche et sans détour! Vos billets inspirent, suscitent des réactions, dérangent, mais ne laissent jamais indifférents.

Merci!

Au plaisir,

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Commerce électronique: mythes Droit et Internet Médias sociaux politique et internet

Le concept de vie privée en ligne, back to the future

Le concept de vie privée et son évolution dans le temps est depuis quelques années intimement reliées au Web. Avec raison, plusieurs instances gouvernementales d’ici et d’ailleurs, se questionnent et légifèrent afin de limiter l’exploitation qu’en font ou que peuvent en faire les diverses organisations qui peuvent ou font la collecte de données personnelles.

À ce propos, je félicite bien bas ma cliente, amie et collaboratrice de dossiers clients communs, Me Eloïse Gratton, dont l’ouvrage capital « Understanding Personal Information: Managing Privacy Risks » (LexisNexis 2013) vient d’être cité à deux reprises dans un jugement de la Cour suprême du Canada (union free expression rights trump privacy concerns: Alberta PIPA unconstitutional ).

Mais pour revenir à la question de la frontière fluctuante de la vie privée, j’attire votre attention sur un récent article de Don Peppers Privacy: A « Boomer » Concept Soon Outdated? Il y dit:

Obviously, different people have different views about privacy, but there’s also a distinct and overtly obvious age gradient to it. The older you are, in general, the more likely it is you’ll be worried about your personal privacy. Baby Boomers seem to be all aflutter over the issue, but for most of us in the Millennial generation, privacy protection is practically a non-issue. Just try to start a conversation with a 20-something about how “scared” they are of having their privacy violated. You’ll likely get a “WTF?” look, but not much more. (And yes, I consider myself a mental-age Millennial, even if my chronological age disqualifies me.)

More important than a company having personal information about you is what they do with it. Increasingly, transacting in any sphere requires the exchange of digital data – personal information that is used to make a product or service more relevant, and to save the consumer from having to re-input information over and over again. But this data, like any other data, can be stored, analyzed, exploited and re-used, virtually forever.

This is certainly one reason people are demanding more and more trust from the vendors and others they deal with. One way I illustrate proactive trustworthiness, in my presentations, is by pointing out that Amazon will remind me that I already bought a book I am about to purchase, before I make the mistake of ordering it again. And if I can trust Amazon to watch out for my interests proactively like this, then why would I be worried that they’re going to somehow pull a “Big Brother” with my information? Does not compute. On the other hand, if I didn’t trust them, then I’d only expose myself to the minimum possible extent. Why on earth would anyone deal with a business they can’t trust?

Il y présente donc l’évidence qu’en fonction de l’âge, la perception de ce qu’est la vie privée en ligne, varie grandement, que l’information personnelle transmise à une organisation peut grandement améliorer, au bénéfice du consommateur, l’expérience client et que cette expérience elle –même engendre de la confiance envers l’organisation. Il rappelle aussi plus loin dans son texte, que ces données personnelles sont traitées par des machines et que les machines se foutent littéralement de qui vous êtes.

De toute évidence le besoin de légiférer et de paramétrer l’usage des données personnelles est primordial. On n’a qu’à suivre les récentes péripéties d’Edward Snowden pour s’en convaincre. Par contre, l’assertion populaire que « tout le monde sait qui vous êtes et ce que vous faites sur les médias sociaux » est souvent grandement exagérée. Et lorsqu’elle ne l’est pas, s’agirait-il simplement d’un retour dans le temps? Je vous rappelle que les grandes villes déshumanisent le citoyen, qui ne sait rien souvent de son voisin immédiat. Par contre, le web lui nous ouvre la porte à ce que l’on nomme le village global. Nous savons beaucoup de choses d’une personne à l’autre bout de la planète en ignorant tout de notre voisin physique. L’expression « village global » n’est pas anodine puisqu’il y a à peine 100 ans, nous vivions dans des villages et chacun des habitants savait tout de ses voisins. On dit d’ailleurs que cette proximité engendrait l’entraide, le support collectif et la valorisation que chacun avait un rôle à jouer dans la société. Même l’idiot du village et le mendiant étaient pris en considération. Chaque maison avait même son banc de quêteux à l’entrée des demeures.

Je vous rappelle aussi qu’il existait un instrument qui rendait disponible à la planète entière, vos noms, prénoms, adresse physique exacte et numéro de téléphone. Cela est presque impensable aujourd’hui. On appelait pourtant cette technologie « le bottin téléphonique ».

Alors la prochaine fois que vous « ferez des boutons » avec la peur que vos données personnelles soient en ligne, songez que c’est vous-mêmes qui décidez ce que vous partagez (ou pas) et qu’il y a certainement quelques très petits bénéfices possibles à ouvrir un tant soit peu, un pan de notre vie privée en ligne…

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Gouvernement électronique Médias sociaux Plan numérique pour le québec politique et internet Twitter ou le microblogging

Denis Coderre, sa pratique Twitter et mon espoir d’un Montréal numérique

Dévoilement : Je connais personnellement Denis Coderre. Il est le seul politicien en exercice qui soit venu à l’un des yulbiz, il a été l’un des 4 copréfaciers de mon Les médias sociaux 201, il m’a présentée lors d’une conférence à l’UQO et je trouve que c’est un chic type.

Son Twitt « CA-TAS-TRO-PHI-QUE » ou plus poétiquement, une tempête dans un verre de shooter:

Allo? Un billet simple pour Hamilton pour David Desharnais svp…. #HabsDC

Denis Coderre est maintenant maire de Montréal. Sa pratique Twitter l’a rendu célèbre et on aimait bien l’inviter à toutes les plates-formes médiatiques (dont Tout Le Monde En Parle) pour jaser de tout et de rien. Grâce à Twitter, il est devenu plus grand que nature. Son compte a même été « officialisé » par Twitter, ce qui est encore rare. J’ai très souvent parlé de l’importance d’être soi-même sur les médias sociaux et de l’utilisation impersonnelle qu’en font trop souvent les politiciens. J’ai expliqué maintes fois l’importance capitale de savoir déconner et parler quelquefois de « futilités » puisque ça mets de « l’humain » sur le web et de partager ses passions. Or depuis quelques jours, un twitt acerbe de Denis Coderre à l’endroit d’un joueur du Canadien, fait manchette. J’ai même donné 6 entrevues à ce sujet, juste hier. C’est tout dire. Ça a pris une importance nationale!

Je rappelle que si Denis Coderre n’avait parlé que de ses positions politiques du parti libéral, alors qu’il était libéral, personne ne l’aurait suivi. Ou plutôt que quelques fanatiques libéraux. Mais en étant lui-même et en twittant sa passion qui s’adonne à être le hockey, il est devenu une vedette Twitter. Devenant une vedette Twitter, il devient aussi une vedette médiatique. Il est peut-être le plus intense fan du Canadien sur Twitter et ce depuis des années déjà. Or, il est maintenant maire de Montréal. Certains spécialistes des communications traditionnelles partagent l’idée qu’il ne devrait donc ne « twitter » que du sérieux maintenant et ne partager que les enjeux municipaux et autres informations « importantes. Ce n’est pas la place d’un maire « de commenter l’équipe locale ». Hier, j’étais même sur une tribune téléphonique avec une spécialiste de la gestion municipale pour discuter du « twitt » de Denis Coderre. AYOYE!!! C’est un peu comme si on me demandait mon avis sur un problème de fond de retraite syndical à titre « d’experte »…

D’ailleurs je suis surprise que Le Canadien ne se soit pas déjà félicité de la pub gratuite qu’il leur a faite toutes ces années. Mais bon, il semble que la critique « live » d’un de leurs plus gros fans, soit-il devenu maire, n’est pas la bienvenue…

Finalement, une journaliste me dit hier « Mais monsieur Coderre twitt 10 fois par jour! Ne serait-il pas mieux de travailler ses dossiers? » Un twitt prend un gros 30 secondes disons. 10 fois 30 secondes, ça fait 5 minutes dans une journée de 24 heures. Par ailleurs, je doute fortement que beaucoup de maires travaillent encore (ou travaillaient) leurs dossiers à l’heure de diffusion du Canadien. Barrack Obama Twitt lui-même aussi durant le Superbowl et certains matchs de basket. Il ne se gène pas non plus pour dire pour qu’elle équipe il prend, laissant ainsi les fans de l’équipe adverse « dans la grosse peipeine que leur président ne prenne par pour leur équipe. Quel drame indicible et quel usage de ses secondes d’attentions Twitter mal utilisé…

L’espoir numérique

Les médias ont rapidement fait valoir « la vacuité » du programme politique de Denis Coderre. Ils ont mis à nue « ses phrases préfabriquées » et le vide complet de sa vision municipale. À la lecture d’un récent article d’Yves Boisvert dans LaPresse Richard Bergeron: «J’ai côtoyé le vide toute la campagne», on mesure toute l’étendue de ce constat médiatique. Mais moi j’ai de l’espoir. J’ai l’espoir numérique. Monsieur Coderre est peut-être d’un vide sidéral, n’empêche que lors du dernier Webcom à la SAT, il a livré le plus beau discours numérique jamais entendu de la bouche d’un politicien canadien. Il ne pensait peut-être pas tout ce qu’il y a dit, il est peut-être « plein de marde », mais moi j’ai l’espoir qu’il croyait en ses paroles et que s’il ne fait que la moitié de la moitié de ce qu’il y disait, je serais déjà aux anges. Je serais ENFIN enthousiaste et obnubilée de croire que les efforts que les 12 étonnés et moi-même avons investis dans notre Rapport d’étonnement aura servi à quelque chose. Qu’enfin le numérique aura droit de cité. Si ce n’est pas au Canada ou au Québec, peut-être serait-ce Montréal qui enfin exaucera nos vœux numériques. Peut-être qu’enfin on se diguidinera collectivement sur ce sujet capital. Je rêve sans doute, mais je vais prendre monsieur Coderre au mot et lui rappeler sporadiement les paroles qu’il a lui-même prononcées dans son discours si éclairé…

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Démocratie en ligne Gouvernement électronique Plan numérique pour le québec politique et internet Vote électronique

Un réveil brutal : Pourquoi devrions-nous planifier le numérique ?

J’en ai plein le cul de l’inertie numérique de nos gouvernements!

 

Pourtant, depuis plusieurs années déjà, tant au fédéral qu’au provincial, j’ai rencontré différents fonctionnaires et ministres pour tenter de faire avancer l’idée d’un plan numérique pour le Québec et le Canada. J’ai toujours fait ça gratuitement de surcroit.

 

J’ai fait partie des 50 experts invités par Industrie Canada (dans le temps qu’ils étaient encore pris au sérieux par le gouvernement) pour discuter des politiques pour le commerce intérieur de l’économie numérique et pour la position canadienne aux tables de l’OCDE.

 

J’ai rencontré le ministre Gautrin et lui ai donné de nombreuses idées pour son premier livre vert (tabletté) et pour le rapport Gautrin (aussi tabletté).

 

Plus récemment, j’ai participé avec 12 autres passionnés à la rédaction du Rapport d’étonnement. J’ai aussi écrit de très nombreux billets touchants sur l’économie numérique afin de réveiller mes concitoyens. J’ai aussi parlé à de nombreuses reprises de l’impact du numérique sur diverses sphères de la société comme la santé, l’éducation, le tourisme, le gouvernement (dont une étude exhaustive sur la votation électronique, ce qui n’a pas empêché le DGE de faire n’importe quoi lors des élections municipales et de se planter royalement) et bien d’autres sujets encore.

 

Je suis tannée et inquiète de notre inertie collective et gouvernementale. J’ai fait une présentation Slideshare, délibérément en anglais, dans l’espoir qu’elle soit lue et fasse réagir ailleurs au Canada et dans le monde. Comme on dit « nul n’est prophète en son pays ». Ainsi, peut-être que mon wake-up call aura plus d’impact ailleurs qu’il n’en a jamais eu ici…

 

Avec tristesse… voici mon slideshare

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Gestion de crise Médias sociaux politique et internet Relations publiques Internet

Comment gérer le « pas dans ma cour » en ligne

Il s’avère que j’ai deux clients, dans des contextes industriels complètement différents, pour qui il est primordial de gérer proactivement le problème de « pas dans ma cour » dont ils sont ou seront potentiellement victimes. Étrangement, pour d’autres raisons qui me sont personnelles, il y a aussi dans ma propre cour des activités et des gens que j’aimerais bien voir disparaître. Ce sont donc les deux côtés d’une même pièce de monnaie.

Nous sommes tous pour l’équité, pour la préservation de la nature, pour le développement économique, pour l’épanouissement des personnes et pour l’essor des individus et des organisations, sauf lorsque ça nous dérange personnellement. Lorsque ça nous dérange et que c’est trop près de « chez nous », nos bons sentiments altruistes foutent le camp. Allez faire vos projets ailleurs…

Les conseils de ce billet sont donc autant pour ceux qui sont pour, que pour ceux qui sont contre. Vous pourrez donc « fourbir vos armes » en fonction de quel côté de la clôture vous vous trouvez. En anglais le « pas dans ma cour » se nomme le NIMBY pour « Not in my backyard ». et lorsque ça va vraiment mal on parle alors de BANANA « Build Absolutely Nothing Anywhere Near Anything » (or « Anyone »). Un acronyme qui devient presque une religion dans certains coins du Québec. Il existe une abondante littérature pour ce genre de problématique. Mais voici les grandes lignes de ce que je suggère de faire afin de maximiser son impact en ligne pour contrer les opposants.

-Ayez un appui solide et l’implication de la haute direction
-Identifier les opposants, les problématiques, les arguments les mots-clés
-Identifier les partisans politiques, syndicaux, journalistiques et influents
-Trouvez des solutions ou des arguments pour contrer les détracteurs
-Identifier les avantages de votre projet : social, économique, politique (ou autre) et les produits ou services direct et indirects qui en résulte
-Mettez sur pied un processus de monitorage continu
– Construisez rapidement votre présence web et médias sociaux afin de prendre le plus de place possible sur les engins de recherche avec les mots-clés associés à votre projet.
-Communiquez localement et régionalement ou nationalement en tentant de minimiser l’impact des communications locales, sur le régional et le national (un utilisant des sous-domaines de votre domaine web par exemple).
-Parlez abondamment de votre « sujet » plutôt que de votre « projet »
-instaurez un blogue (roue de secours) qui est déjà monté, hébergé et prêt à être mis en ligne à quelques heures d’avis. Ce blogue servira à gérer une crise si jamais cela était nécessaire. Il sera monté sans avoir d’URL. Cette URL et son nom de domaine seront choisis en temps de crise, en fonction de l’importance des mots-clés associés à la crise, en temps opportun. (Vous pouvez relire mon billet Maple Leaf Foods et la listeria, ce que j’aurais fait de plus)

Et surtout, soyez positif, ne dramatisez pas les situations, ne démonisez pas vos opposants et prenez le temps d’évaluer le potentiel d’influence de chacun d’eux.

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Code-source libre Economie des affaires électroniques Edito sans question Gouvernement électronique politique et internet

1.4G$ de dépense temporaire du gouvernement du Québec pour des licences Microsoft

C’est cette semaine que le gouvernement du Québec avalisera une dépense de 1.4G$ pour le renouvèlement des licences Microsoft des postes de travail des quelques 700 000 fonctionnaires. Pourtant, la ministre Malavoy, alors qu’elle était dans l’opposition, fulminait contre cette dépense « sans appel d’offres », mais est tout d’un coup bien silencieuse. Dans l’article de Valérie Lesage de LesAffaires Microsoft, une solution temporaire à Québec en attendant le logiciel libre ? on apprend que cette mesure est « transitoire »:

Le renouvellement possible des licences de la suite Office de Microsoft sans appel d’offres par le gouvernement Marois apparaît comme une mesure transitoire, le temps que le secteur du logiciel libre prenne des forces au Québec. Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, annonce d’ailleurs aujourd’hui une série de mesures pour permettre au gouvernement de développer son expertise du logiciel libre et d’en intensifier l’utilisation au sein des organismes publics.

«Si on avait eu une approche sur les logiciels libres il y a deux ou trois ans, on n’en serait pas là, mais je ne veux pas mettre à risque les services à la population. D’autre part, si les coûts d’impacts pour aller vers le libre sont plus élevés que les coûts de renouvellement (des licences), ça ne va pas. Parfois, on est pris avec les choix technologiques d’il y a 5-10 ans», explique M. Bédard en entrevue avec Les affaires.
(…)«Il y a quelques ministères qui ont des activités critiques. Par exemple, il faut que les chèques de la Régie des rentes soient bien émis, sinon ce serait la catastrophe, alors il y a des endroits où il faut y aller avec beaucoup de précautions», juge-t-il.

Mon point de vue

Tout d’abord je suis rassurée que ce ne soit qu’une solution « transitoire ». Avec une dépense estimée de 1.4G$ si le gouvernement s’engageait dans une solution permanente on parlerait de combien de milliards de plus? J’ose à peine l’imaginer.

Par ailleurs, il me semble que si le gouvernement veut réellement une solution transitoire et conserver Microsoft pour ne pas trop perturber les fonctionnaires, la suite Microsoft 360 aurait déjà fait baisser la facture de moitié. Il y a aussi la possibilité d’utiliser les services de chiffrier et de traitement de texte de Google Document, pour un gros GRATIS. Mais de toute évidence, il faudra gérer le changement et faire de la formation, qui est déjà incluse dans l’enveloppe de 1.4G$. D’ailleurs, la vraie question est de savoir quel est la proportion de coûts de licence et de gestion de changement et support qui est dans cette mirobolante enveloppe de 1.4G$, qui elle (la dépense) n’est pas transitoire?

Finalement, lorsqu’on parle de logiciel libre, de licence pour les ordinateurs des fonctionnaires et de processus critiques pour émettre les chèques de la Régie des rentes, il me semble qu’on mêle bien des épouvantails en même temps. Je vous informe en passant qu’une organisation qui a réellement le sens de ce que monsieur le ministre Stéphane Bédard appelle “des activités critiques” est la CIA, qui elle vient de signer un accord pour utiliser les services Web et l’infonuagique de Amazon. Mais bon, ici on prend des décisions sans appel d’offres et on consulte pour ce faire, les mêmes firmes “Microsoft certified” qui empochent par la suite les contrats qu’il faut absolument réaliser. Dire qu’on croyait que c’était dans la construction que les magouilles payaient le plus…

MAJ

J’apprends aussi ce matin que Microsoft est sous investigation par The Justice Department and the Securities and Exchange Commission concernant des allégations de versement de pots-de-vin à des Microsoft Certified Partners et fonctionnaires étrangers. C’est dans BusinessInsider qui cite le Wall Street journal

There are also allegations that Microsoft partners offered money to officials in Europe. Specifically, there are allegations of a reseller bribing Romanian officials. There is also an investigation into allegations Microsoft used consultants in Italy as a way to funnel money to Italian officials to secure software contracts.

MAJ2
Pour votre plus grand étonnement, voici un document de 2007 du Sous-ministériat à l’encadrement des ressources informationnelles Direction de l’architecture :

Les logiciels libres et ouverts et le gouvernement du Québec

Étrangement, il semble que maintenant en 2013, on doit encore faire « des projets pilotes ». Étonnant, vraiment oui, é-ton-nant…

Est-ce que les fonctionnaires efficaces sont tous partis à la retraite, souffrent-ils d’amnésie, les députés savent-ils lire ou est-ce qu’un groupe d’individus a pris le contrôle de l’informatique du gouvernement pour s’emplir les poches indument? D’ailleurs qui est le boss de l’informatique au gouvernement du Québec? Quelle est la valeur exacte des dépenses du gouvernement du Québec en matière d’informatique des ministères et des organismes paragouvernementaux et des secteurs de la santé et de l’éducation? Il semble que ces chiffres soient inconnus. Étrangement, l’un des postes budgétaires les plus importants pour le bon fonctionnement de l’appareil gouvernemental est mal documenté et il semble que personne ne puisse avoir de réponses. Étonnant, vraiment é-ton-nant! Et il se trouve encore des gens pour se demander pourquoi nous devrions avoir un ministère du numérique…

Pour comprendre davantage ou pour suivre le triste historique ce ce feuilleton, mes billets :
Moi, ministre du numérique? Je préfèrerais plutôt une job de rêve

Les paradoxes néfastes d’une enquête sur la collusion/corruption en TI au Québec

Des projets d’intégration au gouvernement du Québec, de CGI et de l’absence d’usage des Web services

Comment se faire fourrer en TI (ou pas) avec l’aval des députés et des hauts fonctionnaires

Les données personnelles des Québécois sont-elles déjà scrutées par les Américains

Le SFPQ en beau fusil contre la collusion en TI, demande formellement une enquête publique

Un plan numérique pour le Québec pour éviter de se faire fourrer par les TELCOs

La gangrène des TI au gouvernement du Québec et son impact sur notre développement économique

Un plan « big data » pour le développement économique du Québec

Un plan numérique pour le Québec, entre autres pour éviter de se faire fourrer collectivement

Les gagnants et les perdants de l’économie numérique

Les étonnés et le rapport d’étonnement

Un plan numérique pour le Québec devrait-il faire une place au logiciel libre ?

Le gouvernement du Québec poursuivi pour avoir ignoré le logiciel libre

Le gouvernement du Québec , une succursale de Microsoft?

1.4G$ de dépense temporaire du gouvernement du Québec pour des licences Microsoft Lire la suite »

Blogues d'affaires Commerce de détail en ligne Commerce électronique: mythes Moteurs de recherche et référencement de sites Web politique et internet Technologies Internet

WordPress, est-ce réellement solide pour de gros sites web?

J’ai un client qui est en train de mettre sur pied un site web international dans le domaine de la beauté. Les prévisions sont qu’à terme, plusieurs dizaines, voire centaines de milliers de visiteurs, navigueront sur celui-ci chaque jour. Or dans le processus d’analyse des besoins avec ce client, je lui parle de Wordpress comme d’une plate-forme possible pour son site web. Or, un fournisseur technologique lui fait valoir que Wordpress ce n’est que pour de petits blogues et qu’il ne pourra pas accueillir un flot de visiteurs très élevé. Mon client me raconte donc les dires de ce fournisseur. De toute évidence je sursaute et suis surprise d’une telle perception.

 

Il est évident que Wordpress a d’abord été connu et reconnu comme la plate-forme de blogue la plus utilisé dans le monde. Mais encore peu de gens savent que c’est aussi un très, mais là vraiment très robuste CMS (content management system). C’est d’ailleurs une plate-forme utilisée par des entreprises telles que (Via la Fabrique de blogues)

 

Médias
– CNN
– New York Times
– Le Monde
– La Presse
– CBS
– Time
– Owni
– L’actualité
– ONF
– TED
– The bangor Daily News
– The New York Observer
– Radio Okapi
– Radio Canada
– Wall Street Journal
– Wired
– TechCrunch
– GigaOm
– BoingBoing
– Forbes

Entreprises
– Ebay
– Flickr
– Yahoo!
– Ford
– Sony
– GE
– Samsung
– UPS
– VW
– GM
– Moment Factory

Éducation
– HEC Montréal
– CSDM
– Mc Gill
– MIT
– Harvard
– Cornell
– Berkeley

 

Disons que si cette plate-forme n’est pas capable de prendre un gros flot de visiteurs, certaines des plus grosses propriétés web de la planète sont dans le gros trouble. Dans son billet, la Fabrique de blogs parle aussi de Some of the world’s biggest brands and industries rely on WordPress.com. Disons que ça devrait mettre un bouchon définitif sur la trappe des incrédules. Par ailleurs, on se souviendra que le site web de l’Assemblée nationale avait couté 3,5 millions. Louis Durocher d’Orenoque, spécialiste en référencement avait analysé le site (PDF) lui donnant une note de 68%. Hormis le fait que « 3.5 millions c’est de la grosse argent en mautadit », il me semble que si le gouvernement avait choisi Wordpress comme plate-forme, plutôt que la technologie propriétaire de la firme NStein, en plus de faire potentiellement des économies substantielles, le score de référencement aurait sans doute été encore plus performant, Wordpress étant reconnue comme l’une des plates-formes les plus perméables aux engins de recherches. Vous pouvez d’ailleurs visiter la page dédiée aux sites gouvernementaux qui sont sous Wordpress.

 

Finalement, vous serez sans doute surpris d’apprendre que selon W3techs.com, Wordpress a maintenant 54.7% des parts de marchés mondiales.

 

MAJ

Comme on me le mentionne en commentaire, Wordpress a aussi un service VIP pour ses clients qui demandent un service encore plus robuste. Voici encore une autre liste de ses prestigieux usagers dont CNN http://vip.wordpress.com/clients/

WordPress, est-ce réellement solide pour de gros sites web? Lire la suite »

politique et internet

Le Sommet sur l’enseignement supérieur et son absence de vision

Dans mon billet Les paradoxes néfastes d’une enquête sur la collusion/corruption en TI au Québec j’avais ce paragraphe sans doute prophétique:

Il est dommage, triste et inquiétant qu’on ait maintenant peur de ces technologies qui sont pourtant à la fois notre planche de salut économique et sociétale pour la société du savoir dans laquelle nous évoluons. D’ailleurs, à ce que je sache, les états généraux de l’éducation ne touchent en rien la question du numérique dans les débats qui s’y font. Pourtant, il y a fort à parier que d’ici 10 ans, la désintermédiation des connaissances se fera certainement via le Web (elle se le fait déjà) et il est fort probable que pour faire des études universitaires, il ne soit plus nécessaire de se retrouver physiquement sur un campus. Pourquoi aller à l’Université du Québec à Chicoutimi si je peux graduer de Harvard en restant chez moi? Juste un exemple, parmi tant d’autres, des enjeux auxquels il me semble que collectivement nous devrions réfléchir…

Or hier, dans LaPresse, il y avait cette opinion de Pierre Simard professeur à l’ENAP Enjeux d’un autre temps

Alors que le Québec n’en finit plus de débattre de gratuité, de gel ou d’indexation de ses droits de scolarité, les grandes universités du monde regardent vers l’avenir.

Dans la récente édition du magazine The American Interest, Nathan Harden prédit la fin des universités américaines telles qu’on les a connues: l’éducation supérieure sera dorénavant de plus en plus accessible, de moins en moins coûteuse et plusieurs universités devront se résigner à fermer leurs portes. Il va même jusqu’à prédire que d’ici 10 ans, l’Université Harvard aura 10 millions d’étudiants. De la fiction? Pas du tout!

(…)Mieux encore, pendant que le gouvernement du Québec annonçait des coupes budgétaires et qu’il invitait nos universités à se serrer la ceinture, ces deux universités privées investissaient plus de 60 millions de dollars dans un organisme indépendant chargé d’observer les apprentissages et de raffiner les technologies.

Aujourd’hui, la concurrence est vive entre les grandes universités pour étendre leurs enseignements aux étudiants du monde entier. Le jour n’est pas loin où quiconque avec un peu de volonté et de talent pourra s’inscrire en ligne dans une université prestigieuse pour une fraction du coût en campus.

(…)La bonne nouvelle, c’est que toutes nos hésitations ne devraient pas nuire à l’accessibilité des jeunes Québécois à des formations universitaires de qualité: les grandes universités du monde s’en occupent. Seule la survie de nos universités est en jeu, mais ça, on ne le voit pas. La poutre dans l’oeil!

Et comme j’ai partagé cet article dans mon Facebook, on y a commenté et rapartagé le contenu et sur le mur d’Isabelle Dea, j’ai pu prendre connaisance de ceci:

About « MIT IDEAS GLOBAL CHALLENGE

We’re creating dialogue around innovation and social impact. We want to ignite conversations and discourse around development work, social enterprises, and public service. We desire many voices around innovation, current leaders bringing about a new tide in development work (foreign and local), and what’s happening at MIT.
We believe there is space for more dialogue about social impact – what’s working, what are the hurdles, what are the trends, who are the leaders, where is the support, what resources exist.
With this blog, we hope to start diverse conversation around the challenges that exist, the technologies and systems built to address those challenges, the leading dialogue around areas like Millennium Development Goals and share the trajectory ofIDEAS Global Challenge and the teams that enter.
Read, comment, and share — let’s get these conversations started!

Puis ceci

The MIT Challenge — Learning 4 Years in 12 Months (Without Taking Classes)


et finalement le résultat

The MIT Challenge is Complete

Pendant ce temps, l’ASSE est prête à reprendre du service et à user de ce qu’ils nomment “la diversité des tactiques”, les recteurs s’arrachent les cheveux pour boucler un budget déficitaire, le PQ vote contre ses propres positions et ses deux anciens chefs sèment les graines de la discorde.

Il ne semble pas qu’on se questionne sur la place de nos universités dans le monde, ou encore mieux, de la place de nos universités dans le monde numérique.

Encore une fois, il me semble que plutôt que de faire un sommet sur l’enseignement supérieur, il serait sans doute plus opportun d’en faire un sur le numérique et son impact majeur sur toutes les composantes de l’économie et de la société. Mais oui, je ne suis qu’une grande rêveuse….

MAJ

Ce qui me rassure à moitié est que la France aussi semble prendre du retard quant à l’importance du numérique pour l’éducation supérieure. Ayant mis des statuts Twitter, Facebook, LinkedIn et Google + pour faire la promo de ce billet, je reçu du pote Français Emmanuel Scotto, le twitt suivant:

@MichelleBlanc pour apporter de l’eau à ton moulin, et voir que le constat est le même ici aussi. Tout frais du jour: http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20130213.OBS8730/enseignement-a-distance-l-incroyable-fiasco-du-cned.html …
Enseignement à distance : l’incroyable fiasco du Cned
D’après la Cour des comptes, l’Education nationale a totalement raté la révolution de l’enseignement à distance, qui explose partout dans le monde. Le Centre national d’enseignement à distance a juste oublié de s’adapter à l’internet. Son pronostic vital semble engagé.

On peut y lire :

On croit rêver quand on découvre sous la plume de la Cour des Comptes que le Cned, le Centre national d’enseignement à distance, plus gros opérateur français de télé-enseignement (e-learning en anglais) est « un établissement inadapté à la formation en ligne ». Un euphémisme de technocrate pour dire que le Cned a tout simplement oublié de s’adapter à l’ère internet apparue il y a plus de 15 ans. Ou – pour être plus juste – que le ministère de l’Education nationale a oublié de développer cet outil, qui s’était installé, de façon très symbolique, au sein du parc du Futuroscope à Poitiers, dévolu aux nouvelles technologies high-tech.

Le rapport de la Cour des comptes donne l’impression d’une véritable Bérézina : entre 2000 et 2010, le Cned a vu le nombre de ses inscrits dégringoler de 400.000 à 200.000, alors que, selon le constat du Cned lui-même « le marché de la formation à distance est en croissance générale. » C’est, en fait, un marché en pleine explosion. Aux USA on appelle ça la révolution des Mooc : massive online open courses, l’arrivée massive de cours en ligne, dont certains gratuits. Certains sites comme Coursera sont suivis par 2,5 millions d’internautes. Pendant ce temps la Cour des compte constate que « la question du maintien de l’existence du Cned sous sa forme actuelle est posée ».

Je disais donc être rassurée à moitié. L’autre moitié elle est en tabarnak de s’apercevoir qu’eux (les Français) se rendent au moins compte (politiquement) de leur retard. Ce qui est très, très loin d’être le cas ici…

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