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90% des entreprises canadiennes utilisent les médias sociaux = bullshit

Un sondage de Léger Marketing, commandité par SAS titrait dernièrement Quatre-vingt-dix pour cent des entreprises canadiennes utilisent les médias sociaux avec le sous-titre Plus de cadres du secteur public que du privé affirment qu’il s’agit du principal outil de communication avec le public.
Une journaliste de Radio-Canada, Marjorie April me téléphone donc pour discuter de ce sondage. Comme je lui démontre que c’est de la « bullshit » (de la grosse merde pour les potes d’outre-Atlantique), et que c’est une fille intelligente, elle fait tout de même son topo, mais nous parlons plutôt de comment certaines entreprises canadiennes s’en servent intelligemment. Mais si nous revenons au communiqué de presse « trop sexy pour être vrai », nous comprenons que le titre est l’addition de ce constat :

Un cadre sur six considère que les médias sociaux constituent le principal moyen dont leur organisation dispose pour attirer l’attention du public sur leur marque; tandis que 31 % affirment que ceux-ci jouent un rôle de premier plan et 43 %, un rôle limité

Ce qui est censé faire 90% des entreprises canadiennes. Allô la terre? Tout d’abord, ces chiffres parlent de « cadres » et non d’entreprises. Ensuite, si je dis que les médias sociaux « jouent un rôle limité », par quelle extrapolation fallacieuse suis-je en train de dire que je les utilise? C’est un peu comme de dire que je suis chrétienne et qu’on titre que je vais à la messe.

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Commerce électronique: mythes Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux

Old Spice, le culte marketing et les retombées d’affaires

C’est lors d’une rencontre avec les employés d’un client (qui sont designer) que j’ai pour la première fois entendu parler du phénomène Old Spice. Le Globe and Mail titrait The cult of Old Spice, TheStar How Old Spice campaign changed social media et ainsi de suite avec les actualités. On peut donc conclure que même si Old Spice ne vend pas de produits, ils ont eu des retombés de relations publiques mirobolantes. Hey, ils ont même gagné le grand prix du Lion d’or de la publicité à Canne.
Cependant, comme le révèle l’article Old Spice Revisited: Lessons and Cautions for Small Business de Small Business Trends, les ventes ont chute de 7%, malgré des coupons promotionnels d’achat « achetez-en un et obtenez-en un gratuitement »! Peut-être que sans le battage publicitaire, les ventes de Old Spice seraient plus merdiques encore, mais peut-être aussi que cette campagne n’aura été bénéfique que pour l’agence qui l’a créé? Quoi qu’il en soit, il est toujours bon de ne pas perdre de vue ce qui devrait être l’un des buts de tout investissement publicitaire et média sociaux, influer sur les ventes. Je vous laisse donc sur cette conclusion de l’auteur de l’article, Stephen Denny.

There’s nothing wrong with spending money on video aimed at viral success. Go ahead. It might work. And there are many, many people who will tell you how to go down this path. But the real point of spending money at all in business is to get more business, so ensure – regardless of what you’re promised – that everything you do is pointed towards converting that casual viewer into a buyer.
The secret of many successful advertising campaigns is that they can be leveraged in-store or online.
(…)
The campaign ran for six months, and the brand experienced a 7 percent volume decline, with a spike driven by coupons. It lagged many of its competitors in the category. And yet, the campaign is held up as a paragon of marketing genius. Careful there; that’s dangerous talk.
Let’s learn from this “case study” – the good, the bad and the hopelessly overblown – and use it as a cautionary tale to grow our own success stories.

Pour remettre les choses en perspective ici, c’est bien de gagner des Boomerangs, mais est-ce que ça a réellement affecté le bottom Line?

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Facebook = vous n’êtes pas chez vous!

Hier, un client m’écrit en panique que sa page organisationnelle a été « flushé » de Facebook, sans préavis ou explication autre que ce message :

Hello,

The Page (XXXX) has had its publishing rights blocked because it violates our Pages Terms of Use. Amongst other things, Facebook restricts the publishing rights of Pages that impersonate other entities, represent generic concepts, spam users, or otherwise violate our Terms of Use. These policies are designed to ensure Facebook remains a safe, secure and trusted environment for all users. If you have any questions or concerns, you can visit the Terms applicable to Facebook Pages at http://www.facebook.com/terms_pages.php.

The Facebook Team

En discutant avec un autre client et en racontant qu’un client a eu sa page bani de Facebook (sans le nommer) mon client m’informe qu’il a eu la visite d’un représentant commercial de Facebook qui les a avisé qu’il n’était pas permis de faire un concours sur Facebook, à moins d’y acheter de la publicité. On peut comprendre cette interprétation de Facebook en lisant dans les termes de Facebook :

7. If you collect user information on your Page, Section 9 of this Statement also applies to you.

et

9. You may not establish terms beyond those set forth in this Statement to govern the posting of content by users on a Page you administer, except you may disclose they types of content you will remove from your Page and grounds for which you may ban a user from accessing the Page.

En clair, chez Facebook vous n’êtes pas chez vous. Vous êtes chez Facebook. En outre, une grosse portion de Facebook est fermée au reste du Web. Facebook est comme un nouveau Web parallèle. Donc si vous avez 5000 membres de votre page corporative et que seulement 10% lisent ce que vous y écrivez, vous ne parlez en fait qu’à 500 personnes. En comparaison avec un blogue disons, le contenu que vous y mettrez sera lui accessible à l’ensemble des internautes. C’est une méchante différence. Comprenez bien que je ne dévalorise pas la présence d’entreprise sur Facebook, bien au contraire. Je m’efforce plutôt d’indiquer que Facebook se doit d’être dans l’arsenal d’une présence média sociaux mais qu’il ne sera probablement pas le fer de lance d’une stratégie et qu’à moins que vous n’achetiez de la pub sur Facebook, que vous ayez déjà une masse critique importante d’usager (comme pour un syndicat ou un ordre professionnel ou un CEGEP par exemple), ou un brand très fort (comme Nike ou Starbuck), une page organisationnelle ne fera peut-être pas les miracles que vous vous attendez. En outre, les termes d’utilisation de Facebook peuvent et risquent de changer sans préavis. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à plusieurs animateurs radio de stations communautaires de Montréal qui ont vu leur blogue MySpace disparaître du jour au lendemain parce que MySpace venait de changer ses conditions d’utilisation.

MAJ

Je vous invite aussi à lire ou à relire mon billet: La folie des entreprises avec Facebook

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Quatre raisons pourquoi votre marketing médias sociaux est poche

C’est via les twitts de @PTChoquette, @sgrandmaison et @davefleet que j’ai pris connaissance du billet de Dave Fleet, Four Reasons Your Social Media Marketing Campaign Sucks. Il y structure plusieurs conseils que je donne ici depuis un bon bout déjà. Il observe que les campagnes poche (traduction et adaptation libre):

– Sont souvent basées sur des prémisses à court terme et les médias sociaux sont plus adaptés pour le long terme

– Ce peuvent être des campagnes qui ne reposent sur aucune présence Web continue

– et ce sont des campagnes unidirectionnelles avec aucun dialogue bidirectionnel avec ce qui peut être perçu comme un auditoire plutôt que comme des interlocuteurs.

J’ajouterai à ça qu’il faut se monter une communauté avant d’en avoir besoin. Faire le contraire est souvent contre-productif, onéreux et même potentiellement dommageable pour la marque.

Il observe aussi que

1. Ça prend du temps et de l’argent pour bâtir une communauté. Ça vient souvent en contradiction avec des « campagnes » qui se veulent définies dans un court laps de temps et avec des objectifs de conversion précis.

2. Que certaines organisations « scrap » les efforts qu’ils mettent dans la création d’une communauté une fois que la campagne est terminée. C’est un peu le syndrome de nos partis politiques qui ne ‘jasent’ avec l’électorat que durant une campagne électorale et les oublis le reste du temps.

3. Les médias sociaux sont des médias «Mérités » plutôt que des médias « payés ». Une bonne description de la différence entre médias « mérités » et médias « payés » nous est offerte par Forrester dans le tableau ci-joint. L’idée maitresse est que vous devez « mériter » le média (média social) plutôt que de tenter de l’acheter. Vous y mettrez de l’argent tout de même parce que les ressources ne sont pas gratuites, mais les abonnés/interlocuteurs y viendront parce qu’ils vous trouvent pertinent:

4. Les campagnes unidirectionnelles ont peu de chance d’atteindre une masse critique (à moins que vous ne faites un « stunt » si efficace qu’il devienne viral à l’exemple de la campagne Dove Evolution). Vous êtes décidément mieux d’y aller progressivement, d’être bidirectionnel et d’avoir des objectifs à moyen et long terme.

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Comment faire une liste de blogueurs et de twittereurs à inviter à vos événements de presse?

C’est une question qui m’est souvent posée par mes clients et qui l’a été aussi après que j’eu dévoilé en avoir fait une pour mon client Zoofest :

Termine une liste de blogueurs et twittereurs qui seront invités par Zoofest. Si vous recevez une invitation soyez pas surpris…

Tout d’abord, vous devez identifier la niche à laquelle vous vous attaquez. Supposons que ce soit la niche marketing internet. Identifiez qui sont les gros joueurs que vous connaissez déjà (c’est votre niche après tout) ou encore utilisez des listages de blogueurs par catégorie comme Toutlemondeenblogue ou Wikio. Le premier blogueur sur cette liste aura très probablement un défileur (ou encore une liste d’amis aussi apellé « blogroll »). Ce seront des gens à considérer. Vous pouvez aussi faire une recherche dans Google ou googleblog, avec les mots-clés que vous jugez opportun et vous suivez les blogueurs de défileur en défileur. Vous devriez idéalement avoir aussi une idée de l’auditoire de ces blogueurs. Les listages comme Wikio ou Toutlemondeenblogue vous donnent déjà une bonne idée de ça. Mais vous pourriez aussi vous servir de sites comme Alexa ou Wookank pour valider qu’ils aient un certain auditoire. Comme vous devriez déjà avoir une idée de votre propre trafic, en comparant les résultats de votre site à ceux des blogueurs, vous devriez avoir un ordre de grandeur adéquat. Quoi que si vous travaillez pour une firme de communication traditionnelle et que votre site est fait en Flash, cette comparaison pourra être très désavantageuse tel que je l’ai déjà démontré dans mes billets the proof is in the pudding I et II. Assurez-vous aussi que ces blogueurs sont dans votre zone géographique ou encore qu’ils pourront ou voudrons se déplacer pour entendre ce que vous pourriez avoir à leur dire. J’ai déjà « bitchez » après ces relationnistes de Paris qui ne cessent de m’emmerder avec leurs lancements, alors que je suis à Montréal. N’oubliez pas non plus, dans votre communiqué de presse, d’agir tel que je le suggérais dans mon billet Communiqués de presse optimisés et

Afin d’être réellement efficace dans vos communications aux blogueurs, vous devriez écrire un courriel personnalisé à chacun d’eux. Au préalable, prenez le temps de lire leurs billets précédents pour trouver l’angle communicationnel que vous leur présenterez. N’incluez pas votre communiqué à ce courriel, mais indiquez l’hyperlien ou le blogueur pourra le trouver.

Pour Twitter, c’est un peu le même processus de butinage de Twittereur à twittereur et cela se fait entre autres à partir des listes dont plusieurs twittereurs font parties et qui sont souvent classées par catégorie descriptives. Vous pouvez encore utiliser des outils comme Twitter.grader, Twopcharts ou une panoplie d’autres outils twitteriens et vous en avez une liste assez impressionnante chez Twitdom. Vous ne devriez sans doute pas négligé non plus un outil comme l’engin de recherche interne de twitter, puisque sous l’onglet « avancé » vous pourrez chercher des twittereurs par mots-clés et par distance en kilomètres d’un lieu géographique. Vous devrez valider dans tout les cas, que ces gens peuvent avoir un intérêt pour votre événement de RP, vous devrez les rejoindre par messagerie directe interne de Twitter (ce qui implique qu’ils doivent vous suivre) ou par l’adresse de courriel du site Web qu’ils mettent dans leur description ou encore par message public en dernier recours.
P.-S. Mon Némésis Simon Jodoin, juste après que j’eu envoyé le twitt qui est mentionné plus haut, lança sur Twitter :

Marcher=marcheur. Parler=parleur. Mentir=menteur. Danser=danseur. Skier=Skieur. Patiner=patineur. Fait que : Tweeter=tweeteur. #RéveilleBon

Je répondrais à ça que j’utilise Twittereur parce que le mot twitteur est trop proche de twitter pour qu’on voie réellement la différence, parce que la beauté avec les nouvelles expressions issues des nouvelles technologies est qu’elles permettent justement une certaine fantaisie et parce que moi ça me tente de dire twittereur et que de toute manière, l’Office de la langue française quant à elle, préfère microblogueur…

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Innovation Marketing 2.0 Marketing des univers virtuels Relations publiques Internet

Ces promotions-surprises qui permettent de valoriser les ambassadeurs

Il y a plusieurs années, Miller Lite avait lancé le jeu en ligne Miller Lite Virtual Racing. C’était un jeu de course automobile, en ligne et gratuit. Pour faire une course automobile, le joueur devait inviter ses amis à faire une course avec lui (aspect viral) et pour améliorer les performances de la voiture, si le joueur achetait une caisse de bière Miller, il trouvait des codes permettant d’activer des options du jeu et d’acheter de meilleurs pneus, d’engager de meilleurs pilotes, etc. Miller pouvait donc mesurer directement l’accroissement de ses ventes et l’associer à une initiative en ligne. Mais la beauté du système est que les joueurs devaient inviter leurs amis via des invitations courriels. Ils ne le savaient pas, mais les plus fervents ambassadeurs du jeu furent identifier et invité à un week-end de rêve et de devenir équipiers dans l’équipe NASCAR de Rusty Wallace.
Que croyez-vous que ces ambassadeurs firent lorsqu’ils retournèrent chez eux?

Hier soir était le lancement du dernier album Misteure Valaire. L’album est disponible en ligne (en version numérique) et les gens peuvent payer le prix qu’ils veulent pour celui-ci. Cependant, l’album était aussi en prévente et l’achat de l’album (au coût de $35) permettait d’être invité au lancement et ô surprise, les 270 premières personnes qui se procuraient l’album, étaient invités à un « after party » VIP avec les membres du groupe, avec un bar ouvert. Que croyez-vous que « ces fans finis » feront aujourd’hui maintenant qu’ils sont retournés chez eux?

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Permettre ou non l’utilisation de téléphones intelligents durant les spectacles?

La semaine dernière je reçois un jeune, « plutôt allumé », qui est le directeur général d’un festival. Il me demande si c’est une bonne idée de dire au début des spectacles qu’il présentera, quelque chose dans le genre de :

« Bienvenue à notre spectacle! Nous vous invitons à minimiser le son et la luminosité de vos téléphones intelligents et à prendre toutes les photos et les vidéos que vous voudrez. N’hésitez pas à partager celles-ci sur vos réseaux sociaux et à inciter vos amis à venir eux aussi voir les excellents artistes de notre festival. Bon spectacle! »

Je lui dis que je trouvais que c’était une maudite bonne idée. Il me rétorqua que contractuellement, le quart de ses artistes vont permettre ce genre de chose et les trois quarts vont s’y opposer. Il ajouta que les artistes ont peur de « bruler » leur spectacle si des gens partagent « leur punch » et que les gens voient le spectacle sur le Web. Que faire?

Je lui dis que premièrement, les sites de partage ont une longueur de temps maximum permettant le partage de fichier vidéo. Donc, si un spectacle dure 1,5 heure, pas plus de 3 à 5 minutes d’un spectacle pourront être téléchargées à la fois. De plus, si quelqu’un est vraiment adepte d’un spectacle, après trois captures vidéo, il risque fortement d’arrêter de filmer parce qu’il manquera tout le spectacle pour avoir fait des captures vidéo (comme je l’ai vécue personnellement lors de la première de Totem du Cirque du Soleil, mais avec la permission du Cirque, à titre de blogueuse invitée). De plus, les gens qui feront ça sont très certainement des leaders d’opinions et qu’ils risquent d’inciter plusieurs autres personnes à aller voir le spectacle. Qui plus est, supposons que l’un de ces clips est vu par un millier de personnes, il reste tout de même 7 686 068 personnes au Québec, qui ne l’auront pas vue. Ce sera donc une publicité gratuite qui risque plus de faire du bien que du tord aux artistes qui permettront ce genre de trucs. Je lui suggérai aussi (comme je l’avais fait pour le sous-ministre du tourisme à propos des aéroports du Québec) de mettre du wi-fi dans chacune de ses salles, avec une page d’accueil faisant la promo de ses propriétés médias sociaux. De plus, il pourra suivre les profils de navigation des spectateurs et d’ainsi recueillir la plus belle étude de marché internet qui soit…

MAJ

Pour ceux qui croient que ça peut déranger leur quiétude d’avoir quelqu’un qui prend des photos ou vidéos avec un téléphone intelligent à côté d’eux je répète :

Nous vous invitons à minimiser le son et la luminosité de vos téléphones intelligents et à prendre toutes les photos et les vidéos que vous voudrez.

De plus, on peut facilement prendre des photos et vidéos à la hauteur de l’épaule, ce qui n’obstrue nullement la vue des gens qui sont derrière. Il n’y a pas de flash dans un téléphone (sauf pour le nouveau Nexus de Google) et la sonnerie peut être coupe. Aussi, les organiseurs peuvent réserver une section spéciale dans la salle qui serait justement pour ceux qui veulent faire des captures d’un spectacle. Finalement, je répète ici le commentaire de Bruno Boutot :

Comme le répète souvent Cory Doctorow

(citation approx. de mémoire):

“Ce dont ont le plus besoin les artistes, ce n’est pas de copyright, c’est d’être connu.”

C’est aussi un des principes des “camps” et “unconferences”:

Tout participant est invité à diffuser le plus possible le contenu, à condition que ça ne dérange pas le déroulement de l’événement.

MAJ2

Voici le commentaire de Martin Durocher

Étant le directeur du Festival (Zoofest) dont Michelle parle, je constate que le débat lancé soulève les passions et génère de super bonnes idées ! Tant mieux, car c’est un sujet délicat à aborder et nous sommes à la recherche des meilleurs pistes pour promouvoir les artistes qui participent à Zoofest.

@Nadia : Et si on proposait aux gens de le faire dans le cadre d’une première média ? Dans une section réservée ”Médias Sociaux” ?

Ou, peut-être devrions-nous organiser un concours pour aller chercher les meilleurs talents du web pour venir partager leurs expériences ?

Mais qu’advient-il alors du simple spectateur qui veut parler d’un spectacle qu’il à adoré ? Les artistes peuvent-ils se passer de cette manne de nouveaux fans-promoteurs-avec-500-amis ?

Zoofest se veut un véritable laboratoire de création, de diffusion et de nouvelles idées. Les artistes qui ne veulent pas participer à l’expérience sont respectés à 100%. Ceux qui le font risquent de se retrouver avec beaucoup d’amis et de promoteurs improvisés !

Les ventes de billets finales devraient nous donner une bonne indication sur la valeur de cette initiative qui, je l’avoue, change les moeurs et soulève autant d’inquiétudes que de possibilités…

C’est carrément un débat à suivre !

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Cirque du Soleil, première et médias sociaux

L’été dernier, j’ai été embauchée par Le Cirque du Soleil, pour donner une conférence privée à son président, monsieur Daniel Lamarre, et tous ses vice-présidents, réunis lors de leur réunion mensuelle. J’y ai parlé entre autres de médias sociaux et de l’importance de ceux-ci dans une optique de relations publiques. Un an plus tard, Le Cirque du Soleil lance le spectacle Totem, de Robert Lepage, et fait une place importante aux blogueurs, lors de la conférence de presse et de la première, qui avait lieu hier soir. Je trouve ça très positif pour le Cirque de même que pour les médias sociaux. Les médias sociaux ne remplaceront jamais les journalistes et comme je l’ai mentionné maintes fois, je ne vois pas de guerre entre les journalistes et les médias sociaux. J’y vois plutôt une complémentarité et une collaboration possible. Comme l’a noté le journaliste blogueur Dominic Arpin :

Bravo au Cirque du Soleil pour son ouverture face aux médias sociaux. Preuve à l’appui. #totem http://yfrog.com/2f4blj

Cette « première » risque d’avoir un effet d’entraînement positif sur l’ensemble des communications d’entreprises et c’est tant mieux.
Pour ce qui est du spectacle lui-même, vous en avez une idée en lisant mes divers status Twitter :

Le show Totem du Cirque du Soleil va débuter = wouhouhou
http://twitter.com/MichelleBlanc/status/13036568565
1iere portion de Totem http://twitpic.com/1j7sr1
http://twitter.com/MichelleBlanc/status/13036947373
3e portion de #Totem http://twitpic.com/1j7v51
http://twitter.com/MichelleBlanc/status/13037418225
4e portion de #totem http://twitpic.com/1j7wbl
http://twitter.com/MichelleBlanc/status/13037637415
Les asiatiques sur monocycles a#totem sont trop cute et bonne
http://twitter.com/MichelleBlanc/status/13037890554
Photo #totem jonglerie http://twitpic.com/1j816o
http://twitter.com/MichelleBlanc/status/13038580180
Photo jonglerie 2 #totem http://twitpic.com/1j83vz
http://twitter.com/MichelleBlanc/status/13039113614
Acrobates #totem http://twitpic.com/1j856q
http://twitter.com/MichelleBlanc/status/13039371430
Entracte de #totem et jusqu’à présent : WOW quel spectacle et la foule qui grippe sur le CH en même temps
http://twitter.com/MichelleBlanc/status/13041472685
Les clowns #totem http://twitpic.com/1j8il2
http://twitter.com/MichelleBlanc/status/13041953968
Show son Lumière jonglerie #totem http://twitpic.com/1j8np7
http://twitter.com/MichelleBlanc/status/13042891422
Que dire de #totem? Lepage les artistes costumes éclairage musique scenographie tout etait parfait et merveilleux
http://twitter.com/MichelleBlanc/status/13045455291

Notez que toutes ces photos ont été prises et mise en ligne depuis mon téléphone iPhone 3GS, via les applications Twitbird et Twitpic.
En complément d’information, je vous invite aussi à relire mon billet : Robert Lepage et les médias sociaux

MAJ
Voici des extraits vidéo du spectacle, pris lors de la conférence de presse, avec mon iPhone.

Cirque du Soleil, Totem, extrait du spectacle no. 1
envoyé par MichelleBlanc. – Découvrez plus de vidéos créatives.


Cirque du Soleil, Totem, extrait du spectacle no. 2
envoyé par MichelleBlanc. – Découvrez plus de vidéos créatives.


Cirque du Soleil, Totem, extrait du spectacle no. 3
envoyé par MichelleBlanc. – Découvrez plus de vidéos créatives.

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Les médias sociaux, tactique versus stratégie?

C’est un billet de Toprankblog, Social Media Strategy Before Tactics, qui remet au gout du jour cette question existentielle récurrente. Doit-on aller se faire une présence Facebook, Twitter, blogue, Flickr et autre ou prendre le temps de planifier notre entrée sur ces médias? C’est la question que pose l’auteur à 40 spécialistes américains des médias sociaux. Tous sont d’accord pour dire qu’il faut idéalement avoir des objectifs d’affaires et un plan précis avant de commencer une présence média social, si on la veut efficace. Tous, sauf Guy Kawasaki qui dit :

“Social-media strategy” is over-rated if not a downright oxymoron. The goal is to do more business. Social-media is a means to that end. Maybe you’ll use it to establish warm and fuzzy communal feelings. Maybe you’ll sell excess inventory. Don’t focus on some kind of high-level strategy because no one really knows how to use social media yet. Focus on tactics: Get more followers, make them happy, promote your stuff to them every once in a while. That’s all you need to know about strategy right now.

Monsieur Kawasaki a raison en ce sens que l’expérimentation a toujours court et que les usages ne sont pas encore coulés dans le béton. Il présume aussi que toutes les entreprises veulent « faire plus de business ». Par contre, il me semble (comme le croient tous les autres répondants, qu’il existe bien d’autres objectifs d’affaires potentiels à une présence médias sociaux. Aussi, en fonction de la compétitivité d’un secteur donné, une présence média social pourrait être plus ou moins intensive, afin d’obtenir des résultats. D’ailleurs, Sergio Balegno de Marketing Sherpa, rappelle que les retombées d’une stratégie claire sont l’efficacité de l’atteinte d’objectifs, comme le démontre le tableau suivant.


Je vous invite à relire :
Planifier une stratégie médias sociaux

La folie des entreprises avec Facebook
Ces drôles d’entreprises qui “veulent des médias sociaux”

Les médias sociaux, tactique versus stratégie? Lire la suite »

Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques Marketing 2.0 Médias sociaux Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging Web 2.0

Quelle pourrait être la valeur d’un twitt commandité?

Ce soir, je remplissais ma portion du contrat dans ma mise aux enchères d’une valeur de 1123.48$ au profit de la Guignoleeduweb.org, et plus spécifiquement à Moisson Montréal, comme il est expliqué dans le commentaire d’Orangium, dans mon billet Michelle Blanc aux enchères. Or dans ma mise aux enchères, il était stipulé dans ma mise à jour #3 :

MAJ3
MichelleBlanc aux enchères: pour augmenter la valeur de l’enchère, je m’engage à faire billet spécial sur le vainqueur.

Éric (il est timide et ne veut que je parle de lui que par son prénom) me fait la commande spéciale de faire un billet sur la valeur commerciale d’un twitt commandité. Je m’exécute donc avec le plus grand des plaisirs (et je vous fais remarquer qu’en plus d’être généreux avec son don, Éric est une personne vraiment sympathique avec qui j’ai eu grand plaisir à passer mon 2 heures à jaser d’open source, de dot net, de modèles d’affaires, de passion et d’une foule d’autres choses). Voici donc sa (ou plutôt ses) questions :

« Quelle est la valeur monétaire d’un retweet par Michèle Blanc, Vincent Abry, Bruno Guglielminetti, ou Dominic Arpin ? »
donc :
– Combien demanderaient ils s’ils étaient sollicités par une entreprise pour faire un retweet sur un article précis, sur une base régulière. Est-ce qu’ils ont un code d’éthique personnelle contre ça ? Est-ce qu’ils l’ont déjà fait, ou ont déjà été approchés pour le faire..
Je m’occupe de questionner Michèle et Vincent. Je te laisse les 2 autres, s’ils acceptent de jouer le jeu.
– Combien vaut un retweet de ces gens ? C’est quoi les retombées ? un seul retweet par un de ces grands peut amener par la suite des dizaines voir des centaines de retweets par des plus petits.

Je sais que ça peut partir dans toutes plein de directions. J’aimerais une partie avec les 4 personnes, puis ensuite des stats. Peut être trouver des données sur d’autres grand twiteux anglo..

avec un peu de dérision sur tout ça. Moi ça me fait rire ce sujet.

Or donc que que… Voici ma réponse
Je n’ai aucune idée sur le fait que Bruno Guglielminetti ou Vincent Abry ou Dominic Arpin aient ou non déjà commandité des twitts ou des retwitts. Je crois cependant que la valeur d’un retwitt, serait moins élevée que celle d’un twitt. Pour la valeur d’un twitt, il est établi par http://bo.tweetsponso.fr/ que l’un de mes twitts, à vocation publicitaire, pourrait valoir 430€ (au moment d’écrire ces lignes). DominicArpin vaudrait 500€, Bruno Guglielminetti (via son compte RC_CarnetTechno) 290€ et VincentAbry 220€. Ces valeurs sont toutefois hautement spéculatives et comme pour l’évaluation municipale d’une propriété, il s’agit plus d’un ordre de grandeur qu’autre chose. Pour ce qui est de la valeur de retwitt, comme ça ne vient pas directement du twittereur lui-même, on peut supposer que cette valeur serait moindre que celle d’un twitt.
Concernant la question à propos de l’éthique, je suis d’avis que Twitt ou qu’un billet de blogue qui est commandité, se doit d’être clairement identifié comme tel. J’ai déjà fait des billets commandités, par exemple pour ce billet de Deloitte, Deloitte Concours Ma TMT, prédictions technos 2010

Dévoilement : Je suis très fière de faire partie du jury trié sur le volet qui jugera de vos prédictions et je facture avec grand plaisir Deloitte pour participer à leur effort des Prix TMT du Canada (et ils ne sont pas radins).

Je pourrais aussi faire des Twitter commandités en mentionnant le mot clé « commandite », ou sponsor comme l’a déjà fait le célèbre PerezHilton :

Sponsored: I love to mix bright colors with classic styles to shake things up! Tweet style tips to #gapstyletips to appear on CocoPerez.com!
http://twitter.com/PerezHilton/status/3561639693

On s’entend pour dire que nous ne sommes pas encore là au Québec, mais c’est une question de temps. Entretemps, il me fait toujours plaisir de gratuitement « licher » (lire ici faire une promo positive gratuite pour les potes d’outre-Atlantique) des entreprises qui ont le tour de me charmer, comme je le fais régulièrement pour le Laika, ou pour ce resto Bistro L’ardoise, comme je l’expliquais dans mon billet : De l’impact des médias sociaux en régions éloignées. Je fais remarquer aussi au passage que la FTC (Federal Trade Commision) a déjà suggéré des balises volontaires pour le bouche-à-oreille sur le Web :

Under the revised Guides, advertisements that feature a consumer and convey his or her experience with a product or service as typical when that is not the case will be required to clearly disclose the results that consumers can generally expect. In contrast to the 1980 version of the Guides – which allowed advertisers to describe unusual results in a testimonial as long as they included a disclaimer such as “results not typical” – the revised Guides no longer contain this safe harbor.
The revised Guides also add new examples to illustrate the long standing principle that “material connections” (sometimes payments or free products) between advertisers and endorsers – connections that consumers would not expect – must be disclosed. These examples address what constitutes an endorsement when the message is conveyed by bloggers or other “word-of-mouth” marketers. The revised Guides specify that while decisions will be reached on a case-by-case basis, the post of a blogger who receives cash or in-kind payment to review a product is considered an endorsement. Thus, bloggers who make an endorsement must disclose the material connections they share with the seller of the product or service. Likewise, if a company refers in an advertisement to the findings of a research organization that conducted research sponsored by the company, the advertisement must disclose the connection between the advertiser and the research organization. And a paid endorsement – like any other advertisement – is deceptive if it makes false or misleading claims.

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