Marketing 2.0

Articles se rapportant au concept du Web 2.0

Commerce de détail en ligne Marketing 2.0 marketing mobile Médias sociaux

Qu’est-ce que le marketing viral?

Qu’est-ce que le marketing viral? Comment faire du marketing viral? Je veux une vidéo virale! C’est une question qu’on vient de me poser au téléphone et qui est très courante chez certains entrepreneurs. On veut faire du viral. Avant de vous faire un portrait de ce qu’est le marketing viral, je vous dirais ceci. Demander du « viral » c’est comme d’aller voir un réalisateur de film et lui dire : je veux un oscar. Le viral est donc le résultat escompté d’une foule de tactiques marketings possibles. Mais il est présomptueux de demander ou de vendre du viral. On peut toutefois l’espérer.
Quelles sont les techniques utilisées pour obtenir un effet viral? Les méthodes sont nombreuses et font souvent appels au marketing internet tel que (dans Wikipedia) :

  • Internet Search Engines & Blogs
  • Target Marketing Web Services
  • Social Media Interconnectivity
  • Industry specific organization contributions
  • Television & Radio
  • Multiple forms of Print and Direct Marketing
  • SEO Web Development
  • Customer Participation & Polling services
  • Outbound/Inbound Call Center Services
  • Mobile SmartPhone Integration

VMS target marketing is based on three important principals:
1. Social Profile Gathering
2. Proximity Market Analysis
3. Real-Time Key word Density Analysis
By applying these three important disciplines to an advertising model, a VMS company is able to match a client with their targeted customers at a cost effective advantage.

Mais à la base de toutes campagnes qui aura peut-être un effet monstre, c’est LA bonne idée ou LE bon concept qui se rependra comme une trainée de poudre. Si vous manquez d’imagination, vous pouvez certainement vous inspirer des autres et adapter ici ce qui a fonctionné ailleurs. Par exemple, l’agence Pheromone a adapté avec succès la campagne d’abord générée utilisateur de Madmen sur Twitter (sept. 2008), pour la rendre générer agence pour le Théatre du Nouveau monde avec Molière sur Twitter (décembre 2009). Par contre, si cela a déjà été fait ailleurs ad nauseam comme les fameux Lip dub par exemple, je ne suis pas certaine que ça va avoir un impact positif. Ça pourrait même être tout le contraire.

En guise de lecture additionnelle :

Quatre raisons pourquoi votre marketing médias sociaux est poche

Old Spice, le culte marketing et les retombées d’affaires

Certaines entreprises culturelles peuvent en montrer en matière de marketing 2.0

Le marketing viral, de buzz, de bouche à oreille et le média librement généré par le consommateur

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Facebook Marketing 2.0 Médias sociaux Relations publiques Internet

Médisance et règlements de comptes sur les médias sociaux

De plus en plus, des organisations viennent me consulter pour savoir comment gérer la médisance sur les médias sociaux. C’est une zone grise difficile à gérer pour les entreprises de même que pour les individus. Pour nous aider dans cette tâche il y a bien entendu le tableau des processus de réponses de la US Air Force dont j’ai parlé dans le billet US Air Force, Vos enjeux de relations publiques 2.0 peuvent difficilement être pires que les leurs, il y a les différents outils de monitorage et d’évaluation de l’influence dont j’ai parlé maintes fois dans ce blogue, de même que les poursuites possibles si la médisance traversait la subjective ligne de la diffamation. Mais il y a aussi les répercussions de l’inaction ou de l’action à soupeser dans la balance.

Il y a quelques semaines, une organisation nationale me consultait afin de savoir comment elle devait réagir à un ancien fournisseur qui les accusait de tous les maux sur twitter et Facebook, parce que l’organisation n’avait pas renouvelé son contrat. Après une analyse minutieuse de la situation, je suggérais de rencontrer le fournisseur et de ne pas réagir sur les médias sociaux. C’est que des fois, s’il y a un problème de déceler sur ceux-ci, de réagir d’une manière ou d’une autre sur les médias sociaux, risque de faire aggraver le problème et de le signaler à une foule d’autres intervenants qui ne sont pas du tout au courant du problème. Pour votre info, je viens tout juste de discuter avec cette organisation. Ils ont rencontré le fournisseur, celui-ci a admis avoir dépassé les bornes et l’affaire est classée.
Observation :

  • Ce fournisseur en lavant son linge sale en public ne s’est certainement pas attiré de nouveaux clients. Des clients qui pouvaient trouver ses produits ou services intéressants seront désormais sur leur garde, de peur qu’une fois le mandat complété, il se mette à leur faire aussi un procès d’intention.
  • Tous les gens qui sont entrés dans la discussion sans avoir eu les deux côtés de la médaille ont aussi été identifiés par l’organisation comme étant de potentiels adversaires de relations publiques. Il sera très difficile pour eux dans le futur, d’avoir la confiance de cette organisation et faire affaire avec elle.
  • C’est toujours « cool » de médire sur le perron de l’église. C’est humain, ça défoule, on se sent fort et courageux. Mais sur le web, nos écrits restent et le dommage pourrait être des fois plus grand pour celui qui fait de la médisance que pour celui qui en est victime.
  • La ligne est mince parfois entre de la médisance et de la diffamation. Vous pourriez être victime de poursuites ou perdre votre emploi si vous dites n’importe quoi à propos d’une organisation ou d’une personne sur le Web. Le délai de prescription pour une poursuite légale en diffamation est beaucoup plus long que le délai de réaction (ou non) aux conneries que vous pourriez dire.
  • Je crois fermement à la loi du karma et lorsque tu fais du mal, ça te revient toujours et pas nécessairement de celui à qui tu a fait du tord.

Observation personnelle. Je suis moi-même une marque et c’est encore plus difficile à gérer étant donné que les émotions sont fortes et que lorsque je suis témoin de médisance envers ma marque, c’est de moi aussi qu’il s’agit. Avec la sortie de Les médias sociaux 101, j’ai été témoin de nombreux coups bas et à cause d’une promesse de ne pas réagir que j’ai faite au directeur communication de l’éditeur, je n’ai nullement réagi à ces nombreux coups bas dont j’ai été victime. Ça aura sans doute été l’une des grandes leçons d’humilité et de relations publiques que j’ai faites durant la dernière année…

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Démocratie en ligne Gouvernement électronique Marketing 2.0 Médias sociaux politique et internet Vote électronique

La pétition en ligne pour la démission de Jean Charest, observations

Cette semaine, une pétition en ligne pour la démission du premier ministre du Québec, Jean Charest fait un tabac. Vous pouvez même suivre l’évolution du nombre de signataires (jusqu’au 15 février 2011) en temps réel. Cette pétition ne fera sans doute pas tomber le gouvernement (pas plus qu’une pétition papier d’ailleurs) mais elle illustre parfaitement le raz le bol de la population et est certainement un signal fort militant pour la démocratie électronique. Nous avons eu de malheureux exemples de votations électroniques au Québec à cause de l’utilisation de technologies dont j’avais prédis l’échec, à priori, dans un billet World e-voting experiment benchmark. Mais l’engouement pour cette pétition en ligne, signale aussi la facilité avec laquelle les citoyens peuvent maintenant s’exprimer. On comprendra que dans un cadre de votation, le système sécuritaire se devra tout de même d’être plus rigoureux (lire mon billet précédent), mais ça démontre que lorsque les gens ont accès à un canal d’expression populaire accessible, ils l’utiliseront massivement. Ça prouve aussi la puissance, dans un contexte politique, des médias sociaux. On notera que cette pétition a été propulsée sur le Web par Amir Khadir, de Québec Solidaire. Que j’ai déjà fait observer ici l’efficacité de son parti sur Twitter et que cette offensive « médias sociaux » venant d’un député et d’un parti somme toute marginal, donnera peut-être le signal que les médias sociaux et les initiatives Web politiques peuvent faire des remous importants dans les médias dits, traditionnels. Ce sera un cas de politique web, fascinant à observer dans les prochaines semaines…
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Blogues d'affaires Facebook Marketing 2.0 Medias et Internet Médias sociaux Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique Web 2.0

US Air Force, Vos enjeux de relations publiques 2.0 peuvent difficilement être pires que les leurs

Imaginez le bombardement d’une école ou d’un hôpital accidentellement. Imaginez la mort d’alliés sous les balles amis de la US Air Force. Imaginez la propagande continuelle d’organisations terroristes et de pays ennemis. Imaginez aussi les pressions continuelles de groupes pacifistes, de gauchistes, de mères éplorées antiguerres et de groupes et groupuscules politiques adverses à vos actions. On peut difficilement trouver pire scénario de relations publiques tumultueuses à gérer. Vos crises de relations publiques corporatives à côté de ça peuvent sembler bien insignifiantes. Elles peuvent toutefois, dans certains cas, être vraiment dramatiques et mettre votre entreprise en péril. On se souviendra par exemple de la crise de la listériose chez Maple Leaf Foods que j’avais documentée dans mon billet Maple Leaf Foods et la listeria, ce que j’aurais fait de plus. J’y notais qu’ils avaient réagi exactement comme l’approche de gestion de crise traditionnelle en relation publique le suggérait. Mais les temps ont changé et l’ère du web ne laisse plus de place à ce genre de réaction qui jadis était gagnante. Je faisais remarquer que :

(…) lorsque les gens cherchent listeria dans Google, Maple Leaf n’y est pas. Si on cherche Mapel Leaf, ce sont les actualités qui nous sont présentées en premier, sans qu’il soit possible de voir les nouvelles venant de Maple Leaf. Qui plus est, les mots clés Listeria et Maple Leaf ont été achetés « Merchant Law Group LLP » qui sollicite des signatures pour faire un recours collectif contre la compagnie. Maple Leaf elle-même n’est pas présente. Étant à l’ère du web, les méthodes de gestion de crises traditionnelles, auraient avantage à être mise à jour et à positionner convenablement le message de l’entreprise dans Google et dans les autres outils de recherches Web.

Dans mon billet La US Air Force fournit des outils pour les blogueurs d’affaires, je partageais l’excellent tableau du flux des réponses à offrir lors d’un commentaire sur un blogue d’affaires et je soulignais que :

Il n’est pas nouveau que les forces armées sont souvent prises comme modèle des méthodes de gestion d’entreprise.

[caption id="" align="alignnone" width="600" caption="Flux des réponses à offrir lors d'un commentaire sur un blogue d'affaires"]Flux des réponses à offrir lors dun commentaire sur un blogue daffaires[/caption]

Je vous rappelle donc que comme l’indique le graphique suivant, la US Air Force a pris conscience que l’opinion publique se forge à l’intersection des médias de masse et des médias personnels que sont les médias sociaux et que c’est le terreau de prédilection pour la propagande ennemie.

La US Air Force se doit donc de ne pas se mettre la tête dans le sable et de réagir aux attaques de relations publiques, là où les enjeux et messages potentiellement contraires se trouvent, c’est-à-dire sur les médias sociaux. Ils ont donc décidé d’outiller les membres de l’aviation américaine avec une politique communicationnelle médias sociaux clairs, ils ont formé leur personnel à ces fins et pris littéralement d’assaut les médias sociaux que sont Facebook, YouTube, Twitter, Flickr et les blogues avec une multitude de présences Web qui sont recensés sur le site http://www.af.mil/socialmedia.asp . Ils ont aussi exprimé la politique média social avec ces points :

  • No Classified Info
  • Replace Error With Fact ,Not Argument
  • Admit Mistakes
  • Use Your Best Judgment
  • Avoid The Offensive
  • Avoid Copyright
  • Trademarks – Don’t Breach
  • Don’t Violate Privacy
  • Avoid Endorsements
  • No Impersonations
  • Use Disclaimers
  • Stay In Your Lane
  • Link

Que l’on retrouve dans l’excellent document Social media and the Air Force (PDF). Avec vos gros enjeux de relations publiques beaucoup moins graves que ceux d’une organisation comme la US Air Force, vous vous attendez quoi pour être aussi des médias sociaux?

MAJ

En conclusion, le 10e point de leur chapitre TOP 10 TIPS FOR SOCIAL MEDIA :

THE ENEMY IS ENGAGED

The enemy is engaged in this battlespace and you must engage there as well.

MAJ 2

N’imaginez pas que les autres divisions militaires américaines soient en reste. Vous pouvez visiter les diverses présences médias sociaux de :

US Department of Defense http://www.defense.gov/registeredsites/socialmediasites.aspx

l’Armée américaine http://www.army.mil/Media/socialmedia/

Les Marines http://www.usmc.mil/usmc/Pages/SocialMedia.aspx

La Navy http://www.navy.mil/media/smd.asp

Homeland Security http://www.dhs.gov/xabout/gc_1238684422624.shtm

US Coast Guard http://coastguard.dodlive.mil/index.php/2009/07/official-coast-guard-social-media/

National Guard http://www.arng.army.mil/News/Lists/National%20Guard%20Social%20Media/AllItems.aspx

FBI http://www.fbi.gov/news/stories/2009/may/socialmedia_051509

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Les médias sociaux dans l’entreprise

Il semble que les médias sociaux dans l’entreprise soit le sujet du jour. En effet, Tendance.com met en ligne un graphique tiré de l’étude de econsultancy qui dévoile que

Investment in social media
Even though 83% of companies (compared to 86% in 2009) expect social media spending to increase over the next year, the actual amount being spent is still very modest in real terms.
What is holding back investment?
In some cases, social media activity has failed to meet expectations or has been discontinued because of a failure to establish appropriate metrics to measure success.
Lack of integration within business
Another issue which has become apparent this year is the difficult many companies are having integrating activities relating to social media with other parts of their business.
Some 40% of companies say they have “experimented with social media but have not done much”, while just over a third say they have done an “average amount”.
Direct traffic is still regarded as the most important metric for assessing social media activity.
45% of responding companies don?t have any internal policies or guidelines for the use of social media.

C’est très intéressant comme perspective, mais il ne faut pas oublier qu’on parle ici d’entreprises américaines. Je soupçonne que chez nous, on est très loin de ce constat. Par ailleurs, Jeremiah Owyang de Web-strategist partage le billet Analysis: 2011 Corporate Social Strategy Will Focus on Corporate Website Integration qui inclut un intéressant graphique sur l’intégration des médias sociaux, toujours chez les entreprises américaines, mais qui ont plus de 1000 employés. Il hyperlies ce billet sur Roadmap: Integrating Social Technologies with your Corporate Website (Slides) qui fait état d’exemples américains probants, d’intégration des médias sociaux selon une matrice bénéfice/enjeux qu’il avait développée spécifiquement pour ça.

MAJ
C’est Éric Bisson, via un twitt, qui me partage un autre graphique intéressant. Celui de Flowtown, How Are Companies Leveraging Social Media?

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Commerce de détail en ligne Marketing 2.0 Médias sociaux Technologies Internet

L’évolution du CRM, le CRM social (ou la GRC sociale)

Le CRM pour Customer Relation management (GRC gestionnaire de la relation client) est souvent un logiciel, un très gros logiciel et/ou une philosophie de gestion clientèle. On y inclut généralement quatre grands principes :

  • connaissance du client ;
  • stratégie relationnelle ;
  • communication ;
  • proposition de valeur individualisée. (c’est-à-dire création d’offres individualisées)

Au niveau logiciel, l’outil open source qui a présentement la cote est l’outil SugarCRM, mais on parle maintenant aussi de Open CRX, WDGold lite et probablement d’une foule d’autres produits. SugarCRM se présente même comme le leader d’un nouveau concept qu’on nomme le Social CRM (ou CRM social ou GRC sociale, c’est selon). Je dois candidement avouer que je n’ai pas encore expérimenté par moi-même ce concept qui dans quelques années risque de révolutionner la commercialisation. C’est que maintenant, en plus de gérer les clients qui peuvent arriver de différents canaux marchants (types de points de vente comme en ligne, en magasin, au téléphone, en entrepôt, etc.), ils communiquent aussi depuis diverses plates-formes, web mobiles, médias sociaux, site web de l’entreprise, sites de partenaires, etc. Ça devient donc particulièrement difficile de reconnaître le client qui est toujours le même, malgré ses très nombreux points d’entrées. D’où l’idée et l’utilité de CRM social. Entretemps, je vous invite à lire le billet What is social CRM de SocialMediaExaminer, à regarder le graphique plus bas et à continuer avec moi d’en discuter et d’observer cette vision qui risque dans les prochaines années de s’implanter de plus en plus dans nos organisations.

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Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Edito sans question Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Web 2.0

Et si le web 2.0 faisait faillite? Et si la pub chiait dans son froc?

Ma vie est un feu roulant et bien souvent, je n’ai pas le temps de répondre à des pièces d’anthologie que je vois passer sur le Web. Les lumineux billets Et si le web 2.0 faisait faillite? et Et si le bazar web 2.0 finnissait par se dégonfler de François Roque (@imposture sur twitter et grand blogueur devant l’éternel depuis décembre 2009 avec la réclame : Si vous êtes fan de Web 2.o, twitter, Facebook et tous ces machins bidules, passez votre chemin… Bienvenue chez imposture – Rock – Réclame- Ciné- Rien…)) sur le blogue de Nicolas Borduas, grand patron de l’agence de pub TBWA/France en sont un exemple éloquent. Voici d’ailleurs quelques morceaux choisis :

Du billet Et si le web 2.0 faisait faillite?

Et si le Web 2.0 finissait par s’arrêter ? Fini, plus rien, pouf !…
Tous nos comptes Facebook, Twitter, Flickr & Co disparaissent, la majorité des blogs ferme, les «influents» perdent leur fond de commerce, les «amis» virtuels ne peuvent plus se RT, se poker, se DM…fini le tour du monde en moins de 30 secondes pour un scoop ou la vidéo d’un chat qui boit au robinet ! Bref, 200, 300, 400, 500 millions (?) de personnes morales et physiques privées de leurs joujoux ? Entre nous, ça nous reposerait un peu, non ? On prendrait le temps de lire, des livres avec des vraies pages qu’on tourne, d’écrire un peu plus de 140 signes, des phrases avec sujet verbe complément, de se voir plus souvent en vrai (IRL). Tout simplement, se retrouver dans un mode de communication «normal» entre animaux que nous sommes, essentiellement par regards, gestes, sourires…
(…)

Ces apprentis sorciers, et les financiers qui les accompagnent semblent oublier une règle basique du commerce : quand un service est gratuit, le «consommateur» n’a aucun scrupule à partir du jour au lendemain dès qu’il voit l’herbe plus verte ailleurs. C’est ce qui se passe avec Twitter, la nouvelle blague Interneto-financière du moment. Quel est le modèle financier de ce service où il n’y pas un gramme de pub visible ? Là aussi, mystère et boule de gomme… Alors est-ce qu’une bulle Web 2.0 peut exploser ?

(…)
L’illisibilité des modèles économiques de ces mastodontes de plâtre que sont Facebook, le moribond Myspace ou le gadget planétaire Twitter, ne serait-elle pas dans le fond causée par des symptômes similaires au financement impossible des retraites ? Trop d’utilisateurs et pas assez de cotisants. Les cotisants ? Le marché de la pub, tout simplement. Non seulement les investissements publicitaires globaux (tous médias confondus) ne sont pas extensibles à perte de vues (au mieux, quand il n’y a pas de crise, ils ne croissent que de quelques % par an), mais en plus il faudrait que les annonceurs procèdent à des transferts incroyables de la TV, la radio ou la presse vers l’Internet pour que ces sites puissent espérer équilibrer des services aux consommations et besoins exponentiels. Et imaginer que dans les années à venir autant de milliards seront investis dans les services actuels Web 2.0 tout en préservant les mêmes sommes dans la TV est une utopie totale. Un des deux médias sera forcément perdant. Or pour l’instant la TV offre aux annonceurs un cadre “cohérent” pour la pub, des audiences mesurées de façon précises et massives à un instant donné. La TV reste encore un grand lieu de rassemblement et de spectacle et à ce jour il n’y a rien de véritablement équivalent sur l’Internet.

Ça devient réellement loufoque surtout si on lit son dernier billet sur son propre blogue (écris presqu’un an plus tard), Rien. 51 #2 :

Monsieur Montebourg, vous avez raison, la programmation de TF1 est sans grand intérêt. Mais votre analyse aurait été également plus juste si dans votre panorama de l’abaissement intellectuel de et par la télévision vous aviez pris soin d’intégrer certaines inepties de M6 ou W9 et surtout les wagons de shows de telé-réalité stupides que nous déversent les chaînes du câble.

et dans son billet Rien. 51 #1 :

Je ne regarde quasiment plus la télé.

Et toc comme qui diraient les potes Français…

Dans le tome II de sa démonstration il est plus méthodique.

J’ai pensé à 4 facteurs de «contraction» et de «normalisation» du Web 2.0 :
1/ Le manque de temps
(…)une prolifération accrue des flux générés par encore plus de comptes Facebook ou Twitter, plus de sites communautaires intégrant les outils actuels (et à venir) de propagation, démultiplication et finalement de pollution. Malheureusement le temps consacré à la «consommation» de tous ces «flux» ne sera pas extensible. (…)
2/ La technologie.
Pas la technologie du Web 2.0. Non, le hardware. (…)Car, comme pour le iPhone, il y aura des protocoles et applications dédiées. Ces tablettes, Apple ou autres, vont introduire une capture supplémentaire de l’espace temps mais pour de la consommation de flux «formatés» et dérivés (payants…) des vieux médias et industries de la culture. Et moins pour consommer des flux d’informations plus sommaires (140 signes…), des vidéos médiocres, ou des blogs (vous êtes toujours là ?)…
3/ La dilution.
(…)Autrement dit sur les 300 millions de comptes Facebook combien sont des sources de qualités ou fiables ? Sur les 50 millions d’émetteurs Twitter combien postent des tweets intéressants, «originaux» ? Google commence à remonter les tweets dans ses réponses et il semblerait que les statuts Facebook apparaitront aussi. Comment alors savoir ce qui va être fiable, intéressant ou instructif dans tout ce bazar à croissance exponentielle ?
4/ L’argent.
Le quatrième facteur, fatal, lui, effet de l’enchainement des 3 précédents : trop de flux, manque de temps biologique et humain pour les traiter, émergence de solutions alternatives de qualité, report par petites touches vers d’autres émetteurs plus «formatés», manque de temps pour suivre les autres flux libres. Conséquence ? La faillite. Je l’ai exposée dans une autre note ici. Pour résumer, l’absence de modèle économique des poumons du web 2.0,(…)

En résumé, monsieur Roque croit que ça ne va pas bien pour le Web 2.0. C’est drôle et tout à fait opportun pour moi, mais je pense exactement le contraire. J’admets volontiers que si j’avais écrit ce billet réponse au moment de la mise en ligne du premier billet (en janvier 2010) je n’aurais pas l’avantage du temps qui a passé, mais j’aurais très probablement le même sourire intérieur en lisant ça.

Mes arguments. Oui il y a eu enflure boursière des stars du Web 2.0. Oui il y a spéculation sur certaines « veudettes» du web 2.0, mais la spéculation a toujours existé et elle se fait aussi sur le dos de bien d’autres industries. Aussi, si on revient à la première bulle internet, on se gargarise de la déconfiture de plusieurs, mais c’est bien un de mes mentors Jacques Nantel qui rappelait à juste titre en 2001, que malgré la spéculation et le gros rire gras de ceux qui cassaient du sucre sur le dos des technos, que les prévisions de ventes en ligne exagérée de 1995, avaient toutes été largement dépassées en 2000 et 2001. Je rappelle aussi qu’on a déjà traité d’imbécile Rupert Murdoch d’avoir acheté MySpace pour $580M et qui dans l’année suivante s’entendit avec Google pour un petit contrat de pub de $900M…

Pour ce qui est des arguments suivants :

la question du manque de temps est vieille comme le monde. Voici d’ailleurs une couple de citations :

« Le manque de temps est le déguisement favori de la paresse. » (Grégoire Lacroix)
C’est le temps qui met au jour la vérité. » Citation de Ménandre ; Pensées morales, XXXI – IVe s. av. J.-C.

Mais plus sérieusement, il est vrai que les médias sociaux grugent du temps. Mais si on connaît les outils et les agrégateurs d’informations, on peut aisément trouver l’essentiel de l’information dont on a besoin. Comme je l’ai dit souvent (et c’est de plus en plus vrai) le web social est une rivière d’information. Il ne faut pas tenter de la boire on va s’y noyer. Il faut plutôt boire de celle-ci

La question de la technologie est intéressante. Oui il y a des guerres de standards et oui chacun des joueurs tente de se positionner et mon point de vue là-dessus est que justement comme Apple est très « contrôlant » dans ses stratégies, il risque de perdre au change.

Le problème de la dilution de l’information sur les nombreux flux a été expliqué de nombreuses fois plus intelligemment que moi par Martin Lessard, notamment dans son billet Johnny Haliday le cheval de Troie de Twitter

Percolation de la qualité
Bien sûr, il reste à trier le bon grain de l’ivraie. Dans ce cas, les RT (« ReTweet », retransmission), autre convention, avant le nom d’un usager, qui indique que l’on a tout simplement retransmis (recopié) ce que la personne a écrit précédemment, est une façon de repérer les informations « importantes » (une forme d’éditorialisation a posteriori).

Un RT acquiert souvent l’aura d’une information « validée » (non pas au sens de vérité, mais au sens d’approuvé par son réseau) –tout le travail restant consiste à se monter un réseau fiable, on s’en reparler une autre fois — d’ici là, relisez le chapitre 3, Comment le carnet Web stimule la qualité, du célèbre billet de Sébastien Paquet…

Finalement, le problème de l’argent semble aujourd’hui beaucoup plus en être un des agences traditionnelles dont fait parti monsieur Roque et le gentil blogueur Nicolas Borduas (boss de TBWA/France) qui héberge ses billets, que ceux de l’industrie du web 2.0. Pour s’en convaincre, voici une collection d’extraits, particulièrement éloquents, de la crise que traverse « les grandes agences de pub ».

Agency Report 2010: Sharpest revenue decline in 66 years
The Agency Report 2010, provides an annual industry overview. This years report ranks 883 U.S. advertising, marketing services, media and public relations agencies. Ad Age’s Bradley Johnson provides his analysis of this years report: Agency Report: Revenue Slumps 7.5%, Jobs at 16-Year Low
Some Report highlights:
• U.S. advertising/marketing-services firms in 2009 slashed 58,400 jobs, or 7.9% of positions, according to Ad Age Data Center’s analysis of Bureau of Labor Statistics data. Since the recession began in December 2007, these firms have cut 107,700 positions — one in seven jobs.
• Economists believe the recession ended late last summer. But it’s been a jobless recovery for agencies. U.S. ad agency employment in January 2010 slumped to its lowest level since 1994.
• The Big Four agency companies in 2009 collectively cut 23,229 jobs worldwide, or 8.6% of staff.
• Agency tumult in 2009 is immediately apparent in one score: jobs.
• 2009 revenue fall, worst drop on record for Agency Report. The sharpest revenue decline in the 66 years Ad Age has produced the Agency Report.

Advertising agency of record will pass in 2010. Because consumers have changed.
Ming Chan introduces his background as a silicon valley programmer who went into advertising. Gives a quick introduction video.
A difference since the days of the .COM crash. Prior to .COM crash, companies made things and hoped consumers would like it, and after the .COM crash companies make things they know that consumers want. They are able to listen in to consumers.
A look at the Pepsi Brand. adspend decreased. $142 million spend in 2006 dropped to $60 million in 2008. BBDO kicked out in 2008 (after 40+ years) and replaced with TBWA\Chiat. Pepsi Digital kicked out TBWA\Chiat.
Instead individual brands went to new agencies.
Pepsi Digital –> Huge (agency)
Gatorade –> VML
Sobe –> Firstborn
No more superbowl ads, instead a social media campaign.

When an economic sea-change descends on an industry, a successful response includes a heckuva lot more than adjusting the product line or adding a specialist in a vertical marketing function such as social networking. When prices decline, the successful competitor adjusts the entire business model to recognize and profit from the change. It would seem that a critical adjustment for agencies is to understand that the supply of « big ideas » is soaring and that clients may no longer be willing to pay tens or hundreds of thousands dollars for « Eureka! ». Further, perhaps those clients have decided to hire only those marketing agencies who are willing to get down in the dirt with them and contribute hugely to the sales and conversion processes.
My guess is that agencies will start to give away the creativity in order to sell the execution and measurement. To make this model profitable agencies will adjust overhead sharply downward and focus every ounce of executive brainpower on creating profits for the agency by creating new and better value for the client, focused on what the client is telling you it needs…better recognition and use of marketing technology and lower marketing labor costs.
When agencies stop peddling dinosaurs that’s when we’ll see the client/agency relationship improve.

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Usage des médias sociaux par industries, emplois, villes et entreprises américaines

C’est la firme américaine Netprospex qui rend disponible l’intéressante étude Fall 2010 Social Business Report, A comprehensive look at the use of social media by business people across the US (PDF) et qui me fait être jalousie qu’une analyse semblable ne soit pas disponible de ce côté de la frontière. J’ai tout de même l’intuition que quoique nous soyons grandement en retard sur les zaméricains quant à la rapidité d’adoption des médias sociaux dans nos industries, les proportions que nous trouvons chez eux, sont probablement semblables aux nôtres. Voici donc le classement des différents joueurs industriels par l’utilisation de leurs employés, des médias sociaux (ce qu’ils appellent le Net Prospex Social Index (NPSI)).

SOCIAL INDUSTRY RANKING
We first grouped employees into industry categories based on the industry of the company they work for, then took the average NPSI of the overall industry. Over 2 million contacts were analyzed out of the NetProspex business contact database.

Rank Industry NPSI
1 Search Engines – Online Portals 98.74
2 Advertising & Marketing 63.93
3 Banking 63.44
4 Traditional Media (TV, Radio, Newspapers, Magazines) 55.11
5 Toys & Games 52.83
6 HR and Recruiting 52.66
7 IT 51.71
8 Software 47.07
9 Consumer Electronics 46.14
10 Retail Apparel 39.56
11 Credit Cards & Transaction Processing 39.27
12 Flowers 37.02
13 Telecommunications 36.73
14 Travel & Tourism 36.18
15 Cleaning Products 32.60
16 Department Stores & Superstores 32.52
17 Gambling & Gaming 30.78
18 Home Appliances 28.77
19 Biotechnology 27.10
20 Music 27.04
21 Airlines & Aviation 27.01
22 Beauty Care 25.68
23 Jewelry 23.36
24 Pet Products 23.05
25 Pharmaceuticals 22.83
26 Food & Beverage Brands 22.55
27 Amusement Parks & Attractions 22.36
28 Real Estate 21.83
29 Sporting & Recreational Equipment 21.23
30 Translation & Linguistic Services 20.61
31 Fitness & Dance Facilities 20.24
32 Medical Devices & Equipment 19.95
33 Photographic & Optical Equipment 19.43
34 Tobacco 17.50
35 Energy & Power 17.41
36 Auctions 17.35
37 Law Firms & Legal Services 17.30
38 Restaurants 17.26
39 Security Products & Services 17.25
40 Sports Teams & Leagues 15.67
41 Automobile 15.52
42 Insurance 15.30
43 Debt Collection 15.21
44 Hair Salons 15.19
45 Architecture, Engineering & Design 14.31
46 Museums & Art Galleries 14.27
47 Zoos & National Parks 13.96
48 Trucking, Moving & Storage 13.60
49 Laundry & Dry Cleaning Services 12.78
50 Funeral Homes & Funeral-Related Services 12.09

Quelques observations de NetProspex (traduction libre):

  • Les engins de recherches et les portails sont les plus actifs
  • Le secteur bancaire est plus actif sur les médias sociaux que les médias traditionnels
  • Le seul secteur « cols bleus » à faire la liste est l’industrie du déménagement et de l’entreposage
  • Les fabricants de tabac sont ceux qui ont le moins d’employés qui sont sur Twitter
  • Étrangement le secteur des jeux et jouets est plus actif sur les médias sociaux que celui des produits électroniques (#9), des détaillants mode (#10) et des bijouteries (#23)
  • Les parcs d’amusements (#28sont plus efficaces que les musés, les galeries (#47 et les zoos et parcs nationaux (#48)
  • Les technologies de l’information (#8) devancent l’industrie logicielle (#9)
  • Les maisons mortuaires ne twittent pas et ont le plus bas score de toutes les industries
  • L’industrie du voyage a près du double de fans Facebook que celle de la restauration
  • Le secteur médical est absent du classement et avait moins de la moitié du score du top 50

Notes personnelle

Cette étude est très intéressante puisqu’elle dresse un portrait sectoriel de l’utilisation du Web 2.0. Elle est aussi lumineuse lorsqu’on la met en relation avec l’autre indice du WebAward qui lui classe les sites Web 1.0 de ces mêmes secteurs industriels. L’étude de NetProspex offre aussi un classement par ville, par entreprise et par type d’emploi (voir le tableau plus bas).

Usage des médias sociaux par industries, emplois, villes et entreprises américaines Lire la suite »

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Les médias sociaux, c’est une affaire de temps

Je dis toujours à mes clients que les médias sociaux c’est un investissement à moyen et long terme pour des retombées à moyen et long termes aussi. Oui il peut y avoir des raccourcis. On appelle ça de la pub, pas des médias sociaux. Par exemple, on peut faire un méga concours sur son blogue, twitter et Facebook. Inscrivez-vous sur ma propriété et risquez la chance de gagner une cochonnerie de grande valeur. Vous aurez des résultats rapides. Les gens aiment généralement les cochonneries de grande valeur. Mais « la question qui tue », ces nouveaux « amis » seront-ils fidèles à votre marque? Seront-ils de bons ambassadeurs de celle-ci? Vont-ils s’intéresser à vos contenus une fois que le concours est terminé? Je ne le crois pas. Je dis aussi souvent à mes clients qu’en affaire il n’y a pas de magie et que lorsqu’il y a de la magie on appelle ça aussi de la prestidigitation (j’ai d’ailleurs toujours de la difficulté à prononcer ce mot-là) et qu’en fait on appelle ça aussi de l’illusion…

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Le Lab VOXtv Chronique : l’influence des applications mobiles dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration.

Pour cette nouvelle saison de l’émission LeLab sur la chaîne VOXtv avec l’excellent et toujours sympathique Philippe Fehmiu, je ne ferais que quelques apparitions sporadiques. Pour cette première sortie, je discute de l’influence des applications mobiles dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration.

Pour plus de renseignements sur les sujets discutés, je vous invite à télécharger l’application mobile Tripadvisor, pour iPhone ou pour Androïd.
Vous pouvez aussi revoir mes billets :
Le Lab VOXtv – Chronique : géolocalisation, médias sociaux et le phénomène « Foursquare »
Foursquare, le futur des médias sociaux

Le Lab VOXtv Chronique : l’influence des applications mobiles dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration. Lire la suite »

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