M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Edito sans question Gouvernement électronique politique et internet

Au gouvernement du Québec, on est écolo ou on ne l’est pas?

Voici un billet qui va faire plaisir à la copine journaliste écolo Cecile Gladel puisque je la taquine, comme je taquine mes copains écolos, gogochistes, roses, yogistes et environnementalistes et sur la gâchette du sauvons la planète via l’écologie, la politique, la pensée religieuse, philosophique ou autre (autre clin d’œil à mon copain Christian Aubry). Mais c’est via un statut Facebook d’un pote (dont je conserve l’anonymat pour ne pas le mettre dans l’embarras avant la décision de l’appel d’offres auquel il répond) que ça ma refrappé de nouveau. Comme vous vous en doutez, bien que je récupère et fais mon gros possible pour être politiquement écolo, je me fous un peu de toutes ces histoires. Sauf que je me rappelle il y a quelques années, d’avoir reçu une demande de soumission du Ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec. On y demandait d’envoyer la soumission imprimée en 3 copies sur du papier recyclé à 65%. Or je fis le tour de 6 papeteries ou librairies pour trouver du fameux papier recyclé à 65%. Ça me faisait vraiment chier parce que je n’y trouvais que du papier recyclé à 25%. Puis je me dis,

« mais c’est quoi leur problème? Pourquoi ne demandent-ils pas tout simplement des soumissions en PDF barrés avec l’horodateur du service de courriels du Ministère comme tampon officiel? »

Ne s’agit-il pas du Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec après tout? Mais comme depuis belle lurette je ne remplis plus de demandes d’appels d’offres (puisqu’humblement vous voulez travailler avec moi ou pas et que je n’ai plus le goût de remplir des formulaires jusqu’à la fin des temps), je ne peux vous confirmer si cette pratique du siècle dernier est encore en vogue. Mais j’ai comme une grosse intuition que oui. D’ailleurs, mon copain en question me répond sur facebook :

Mieux que ça, Recyc-Québec demandait sa soumission de 40 pages en 4 copies papier l’autre jour… (à la question: pouvons-nous la faire parvenir en PDF, la réponse a été « oui, mais seulement si vous l’envoyez papier également! »

Hey les Boyz de la forêt et de la conservation, peut-être qu’il serait temps de réellement mettre en pratique le concept de réduction du papier dans vos organismes?

Au gouvernement du Québec, on est écolo ou on ne l’est pas? Lire la suite »

Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Innovation Marketing 2.0 Medias et Internet Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Web 2.0

Attali et l’argumentation pour le téléchargement gratuit

Ce que j’aime d’Attali est entre autres la pertinence des images qu’il utilise pour démontrer son point de vue. Ses arguments en faveur du téléchargement gratuit sont d’ailleurs particulièrement éloquents dans l’article Jacques Attali répond aux artistes du Slate-fr. On peut entre autres y lire :

Quand la radio est apparue, bien des artistes refusèrent d’y parler, ou de laisser leurs disques y passer, de peur de perdre des spectateurs pour leurs concerts. Puis ils comprirent que la gratuité de la radio créait de la demande pour leur musique. De même, la télévision, longtemps vue comme un ennemi du cinéma, en est aujourd’hui le premier agent de promotion. Et, comme la radio est une des premières sources de financement de la musique, la télévision est en France la première source de financement du cinéma. Radio et télévision ont même profondément influencé la nature du geste créateur.

Et il fait aussi l’éloge de la modification des modèles d’affaires (sujet dont j’ai bien souvent discuté, mais avec beaucoup moins d’efficacité) comme suite à la grande diffusion qu’offre le téléchargement gratuit. Il y explique que :

La gratuité d’un service pour le consommateur n’entraîne pas nécessairement celle du travail de celui qui le fournit.
Le projet de loi (Hadopi) ne vise qu’à freiner le développement d’Internet pour préserver le profit des majors.
La licence globale peut fournir des recettes nouvelles significatives pour les auteurs, les interprètes, les cinéastes.
La licence globale accélérera aussi une modification très profonde et très positive du mode d’organisation des métiers de l’art.

Je vous recommande donc fortement cet article et vous suggère de le faire lire à vos potes de l’ADISQ, de l’UDA, de la FPJQ (ils auraient peut-être à apprendre d’Atalli en terme d’ouverture) et aux autres copains qui ne voient pas encore les changements inéluctables qui arrivent…

Attali et l’argumentation pour le téléchargement gratuit Lire la suite »

Technologies Internet Twitter ou le microblogging

Twitter, pour ceux qui sont contre ou qui se questionnent

Seuls les fous ne changent pas d’idée et moi-même, je me suis déjà inscrite en faux contre Twitter. C’était en mars 2007 dans mon billet Twitter, c’est pour les Twitt. Ça me fait donc rigoler de lire les commentaires de certains journalistes et observateurs qui se posent aujourd’hui la même question et se font les mêmes remarques… deux ans plus tard. Feront-ils comme moi le chemin inverse pour enfin comprendre les réelles utilités de Twitter ? Eux seuls peuvent répondre. Entre-temps, je vous invite à visiter mes archives de ma catégorie Twitter ou le microblogging et à remonter dans le temps pour comprendre mon changement de perception. Ça me fait sourire de lire ce que je lis ces jours-ci dans la presse et ça me confirme que nous sommes (lire ici le Québec) deux ans en retard sur ce qui se passe sur le Web et sur nos questionnements par rapport à lui…

Twitter, pour ceux qui sont contre ou qui se questionnent Lire la suite »

Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging

Ces entreprises qui m’énervent sur Twitter

Je n’aime pas les entreprises qui sont sur Twitter et qui ne font que du « broadcast » et qui n’ont pas la décence élémentaire de suivre les gens qui leur font l’honneur de les « follower » sur Twitter. On est bidirectionnel (et on répond à ceux qui nous interpellent) ou on ne l’est pas et de toute manière si une nouvelle fondamentale, comme ce que pourrait mettre en ligne CNN sur Twitter circule, elle sera retwittée par d’autres et de toute manière il y a de fortes chances que la nouvelle sorte sur Twitter avant l’un des grands médias. Alors moi je les boycotte, à moins qu’ils n’utilisent Twitter convenablement et avec respect pour les usagers. Je suis assez bombardée de médias et de pubs à longueur de journée sans en plus m’offrir en appâts à leur broadcast irrespectueux…

Ces entreprises qui m’énervent sur Twitter Lire la suite »

Etudes en commerce électroniques Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Outils et références statistiques des affaires électroniques Stratégies de commerce électronique

Comparatif par industrie de l’efficacité des sites Web

À chaque année, j’aime bien prendre connaissance du Internet Standards Assessment Report (PDF) et observer à quel point certaines industries sont efficaces sur le Web tandis que d’autres, sont vraiment médiocres. C’est ainsi qu’année après année (comme je le disais lors de ma conférence sur l’avenir des médias) je suis surprise d’observer que des industries qui devraient être très efficaces en ligne, comme les journaux en ligne ou les relations publiques, sont plus poches, que l’industrie de la construction, ce qui me semble encore inconcevable. Mais enfin, le ISAR comme on l’appelle, se décrit comme suit :

Our data is taken from a dozen years of judging Web sites during our annual WebAward competition. Since 1997, we have used a quantitative methodology that, over time, has allowed us to establish clear benchmarks for a significant number of industries. Our judges have reviewed 15,017 sites to date which is the basis for this report.
(…)
Entries are judged on the following seven criteria on a scale of 0-10 points:
o Design
o Innovation
o Content
o Technology
o Interactivity
o Copywriting
o Ease of use
LES RÉSULTATS

Industry Overall
Movie 8.29
TV 8.27
Entertainment 8.17
Electronics 8.13
Political 8.11
Beverage 8.07
Computer: Hardware 8.03
Media 8.03
Leisure 7.94
Music 7.94
Automobile 7.87
Food Industry 7.84
Sports 7.80
Technology 7.79
Catalog 7.74
Events 7.74
Game Site 7.71
Consumer Goods 7.69
Family 7.69
Travel 7.67
Architecture 7.67
Fashion 7.67
Application Service Provider 7.64
Consulting 7.64
Advocacy 7.61
Hotel and Lodging 7.61
Retail 7.60
Investment 7.59
Regional 7.59
Diversified Business 7.59
Design 7.56
Other 7.54
Portal 7.54
Online Community 7.53
Bank 7.49
Pharmaceuticals 7.47
Arts 7.46
Mutual Fund 7.44
E-Zine 7.44
Financial Services 7.43
Toy & Hobby 7.43
Airline 7.41
Biotechnology 7.41
Energy 7.41
Interactive Services 7.39
General Interest 7.37
Average 7.37
Marketing 7.36
Medical 7.36
Advertising 7.34
Telecommunication 7.34
Shopping 7.31
Broadcasting 7.29
Health Care 7.29
B2B 7.27
Transportation 7.27
Non-Profit 7.26
Healthcare Provider 7.26
Photography 7.24
Publishing 7.24
Magazine 7.23
Manufacturing 7.21
Directory or Search Engine 7.20
News 7.20
Internet Service Provider 7.19
Construction 7.19
Computer: Software 7.16
Employment 7.16
School 7.16
Intranet 7.14
Public Relations 7.13
Insurance 7.11
Professional Services 7.11
Radio 7.11
Real Estate 7.09
Computer: Retailer 7.07
Education 7.07
Blog 7.04
International Business 7.04
Military 7.04
Restaurant 7.04
University 7.03
Small Business 7.01
Credit Union 7.00
Associations 6.99
Newspaper 6.97
Investor Relations 6.94
Medical Equipment 6.90
Home Building 6.87
Information Services 6.87
Government 6.86
Email 6.71
Faith-based 6.61
Legal 6.54
Auction 6.46
Institutional Services 5.77

Comparatif par industrie de l’efficacité des sites Web Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

Merci la vie! Demain c’est le printemps

Ces derniers jours, j’ai reçu de nombreuses gentillesses d’inconnus à qui je n’ai rien demandé. Par exemple, une admiratrice de mon apparition à TLMEP m’envoie son dernier CD accompagné d’une lettre très touchante. Ce matin, Hakicoma, un contact Twitter, m’envoie une très belle page d’accueil qu’il fit pour moi (que vous pouvez voir ici) comme ça, juste pour me faire plaisir. Aussi, hier soir j’étais conférencière pour les intervenants du Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale gaies et lesbiennes de Montréal (GRIS-Montréal) et tout à l’heure, je reçus l’une de plus belles lettres de reconnaissance de ma vie. Dans la rue, j’ai aussi reçu de nombreux sourires, des bonjours et de nombreuses petites gentillesses diverses. Je suis heureuse et demain à 07 :45 HE c’est le printemps. WOUHOUHOU…. Comme le suggère crise dans les médias et vous,
Qu’est-ce qui vous rend heureux?

Merci la vie! Demain c’est le printemps Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

À propos de la vélocité des sources non journalistiques

Lors de mon allocution sur l’avenir des médias de plus de 45 minutes et de la période de questions impromptue d’une demi-heure qui s’en suivit, j’ai commis une bourde. Un impair. Je me suis mal exprimée et j’ai blessé la fierté toute légitime du journaliste qui est heureux d’avoir fait un scoop. Comme je l’ai dit dans ma conférence, le fait journalistique est devenu une commodité (dans le sens que ça n’a plus de valeur) mais ce sont les analyses, les opinions, le journalisme d’enquête qui en ont. Ainsi, lors d’une question du journaliste Jean-François Coderre du Journal de Montréal (alias rueFrontenac le temps du lock-out) je fis une réponse qui n’eut pas l’heur de satisfaire Tristan Péloquin de Cyberpresse avec qui je dialogue dans mon blogue et sur le sien dans Cyberpresse. Voici le fil de nos échanges chez moi.
Tristan Péloquin

Juste quelques mots sur la discussion au sujet de Dawson. Dans le clip, Michelle, tu dis que, pendant la fusillade de Dawson, “l’information la plus pertinente et la plus à jour (pendant la tuerie) était sur Wikipedia”, alors que “Radio-Canada et Canoe étaient down”.

En tant que journaliste à La Presse qui a couvert l’événement, je crois être bien placé pour dire que tu as tort.

Au lendemain de la fusillade, je publiais dans La Presse cet article intitulé “Dawson: la fusillade en direct sur Wikipedia” (http://tinyurl.com/exqys). J’y parle du fait qu’un étudiant de Concordia qui s’est retrouvé près de l’action a créé une page Wikipédia à peine quelques minutes après le début de l’événement. Je me souviens très bien avoir lu et relu l’article de Wikipedia sur Dawson alors que les événements se déroulaient. On y trouvait de l’information juste et pertinente. Dans l’article, j’ai décrits les faits qu’on y rapportait comme étant “d’une bonne rigueur factuelle”. Je me souviens qu’il y avait des erreurs.

Une chose est cependant certaine, on n’y trouvait AUCUNE INFORMATION INÉDITE que les médias traditionnels n’avaient pas encore rapportée. Wikipédia répétait, avec un certain retard mais avec un regard original de citoyen, ce que nous, des médias traditionnels, découvrions.

Quant aux photos qui avaient été mises en ligne sur Wikipedia, elles ne disaient pas grand-chose, sinon que des jeunes se trouvaient dans la rue face au Collège Dawson.

Autre détail important: c’est bel et bien La Presse et le Journal de Montréal qui ont révélé le nom du tueur. Pas Wikipédia. Dans la salle de rédaction de La Presse, on m’a transmis l’information vers 20 h. J’ai trouvé le blogue de Kimver Gill, avec l’aide de collègues, vers 21h.

Dans Wikipédia, l’entrée sur Kimver Gill date du lendemain, à 10h59. Elle est largement basée sur les six pages de contenu diffusées ce matin là dans La Presse et le JdeM !!!

Je suis le premier à tripper sur Twitter, Wikipedia et Facebook comme outils journalistiques. Mais de là à dire qu’ils sont plus efficaces que les médias traditionnels, il y a un pas que je ne suis pas prêt à faire.

Tristan Péloquin

L’article de La Presse, intitulé Dawson: la fusillade en direct sur Wikipedia, se trouve ici: http://tinyurl.com/detwx2

Michelle Blanc

Tristan
Dans le cas de l’avion sur la rivière Hudson, il est clair que la vélocité était du bord de Twitter. Dans le cas de Dawson, j’aurais dû spécifier que l’info était indisponible sur les sites des grands médias, mais qu’elle l’était sur Wikipedia, tel qu’en discute Éric Baillargeon ici et ici. Concernant les photos, elles ont été en ligne des 15:00hr le jour du drame, sur Flickr plutôt que Wikipedia et on commence à parler du site Web de l’assassin le lendemain à 07:30hr le matin du 14 sept. L’idée est que le scoop excite le journaliste, quelquefois le blogueur mais rarement le citoyen ordinaire au milieu d’un fait journalistique et que comme tu l’as déjà mentionné, les outils tels que Twitter, Flickr, les blogues, Wikipedia ou autres peuvent grandement aider le journaliste. Il est clair que la police donnera plus d’infos aux journalistes qu’au simple citoyen et c’est bin correct de même. Par contre, il arrive de plus en plus que le citoyen soit au milieu d’une histoire, qu’il la partage, avant même que le journaliste n’ait le temps de s’y rendre. C’était ça mon point dans le fond et cette idée, permet de faciliter le travail des journalistes à mon avis…

Tristan Péloquin

Michelle, désolé, je ne comprends pas, mais absolument pas ce que tu veux dire par: “Dans le cas de l’avion sur la rivière Hudson, il est clair que la vélocité était du bord de Twitter.”

Explique-moi ce concept de ésotérique de “vélocité”, que je ne comprends pas.

24 heures après l’amerrissage de l’avion dans la Hudson, 240 000 personnes avaient vu la photo du gars qui a soi-disant annoncé l’histoire sur Twitter. 240 000 personnes, contre combien de centaines de millions de personnes ont vu les images à la télé et sur les grands sites des médias ou même sur YouTube (grâce aux images provenant de grands médias). Combien de personnes ont appris l’histoire sur Twitter grâce à un lien menant vers le NYTimes ou n’importe quel autre site de journal ???

Twitter pas Twitter, les médias auraient amplement parlé de l’histoire. Si ça se trouve, les médias étaient au courant de l’histoire avant même que l’avion touche l’eau. Le fait qu’un gars ait publié la photo sur Twitter est intéressant, parce que ça permet à n’importe qui de se rapprocher un peu de l’histoire. Mais soyons honnêtes, les gens qui ont appris l’existence de l’incident par le post de Janis Krums sont RARISSIMES.

Vélocité = 0. C’est une histoire cute à raconter dans le journal du lendemain; un point de vu inédit sur l’accident. That’s it, qui, au surplus, concerne la saveur du mois qu’est actuellement Twitter pour les médias.

Tu dis aussi: “Dans le cas de Dawson, j’aurais dû spécifier que l’info était indisponible sur les sites des grands médias, mais qu’elle l’était sur Wikipedia, tel qu’en discute Éric Baillargeon ici et ici”. Sorry, mais c’est du pipeau. Tous les sites – Rad-Can, Canoe, Cyberpresse – avaient l’histoire en ligne, ne serait-ce qu’une dépêche mentionnant qu’un tireur était à Dawson, 10 minutes après qu’elle ait éclatée. J’en sais quelque chose: c’est moi qui updatait l’histoire en direct pour Cyberpresse. Cyberpresse a planté vers 18h seulement !!!! Et que les autres sites aient planté une minute ou deux ne veut pas dire qu’ils étaient hors jeu.

J’ajoute humblement que Dawson s’est produit en 2006. Sur le Web, aussi bien dire que ça fait 100 ans. Les photos des photographes des médias, autrement plus pertinentes que celles affichées sur Flickr (si on compare tout ce qui s’est trouvé sur Wikipedia à ceci (http://tinyurl.com/dx5wkk), par exemple), ont dû se retrouver en ligne une heure après le début de l’événement. Lors du passage de Barack Obama à Ottawa, elles étaient sur Cyberpresse 30 secondes après avoir été prises.

Tu ajoutes: “Il arrive de plus en plus que le citoyen soit au milieu d’une histoire, qu’il la partage, avant même que le journaliste n’ait le temps de s’y rendre.” Ça a toujours existé. Dans notre langage, on appelle ça des sources ou des témoins. Qu’ils mettent l’info en ligne, qu’ils nous refilent une photo, ou qu’ils nous la disent de vive-voix, c’est pour nous la même chose. C’est une source d’information.

Michelle Blanc

Lorsque je parle de vélocité (dans le sens de rapidité) de Twitter (pour la rivière Hudson) je me réfère Techcrunch, à News.com.au, à editorsweblog.org et Nielson–online.com. Pour la vélocité de Twitter durant d’autres événements il y a aussi MediaWarch de l’AFP, Mediashift de PBS, Techcrunch, à mon propre billet Twitter le nouveau fil de presse?
Bin finalement, on dit la même chose. Le Web devient une source, l’information factuelle n’as plus de valeur et c’est la valeur ajoutée, la réflexion, l’analyse et l’opinion qui en ont. Pis le reste de la conférence (avant la période de questions pour laquelle il est toujours difficile de se préparer) c’est justement de ça que je parlais…

À propos de la vélocité des sources non journalistiques Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Statistiques de ce blogue

Nouveau classement des blogues francophones mondiaux

Mon ego en prend un coup. C’est que dans le nouveau classement des blogues francophones mondiaux mis en ligne par Blogoner.fr, je ne suis (au moment d’écrire ces lignes) qu’à la 24e place mondiale (OK, OK je blague et je suis bien contente de ma position gnagnagna). Dans le courriel d’infos qu’ils me font parvenir, ils se décrivent comme suit :

Spécialisé dans la blogosphère, Blogonet (http://blogonet.fr) propose un classement mensuel des blogs francophones, un moteur de recherche spécialisé ainsi qu’un Digg-Like, vous permettant de mettre en avant les meilleurs articles.

Vous pouvez d’ores et déjà retrouver le classement de Mars à cette adresse :
http://blogonet.fr/topblogs/index.html

Très complet, ce Top Blogs prend en compte de nombreux critères, pour garantir un résultat proche de la réalité :
– le nombre et la qualité des commentaires laissés par les internautes, sur le blog de l’auteur
– le nombre et la qualité des liens qui pointent vers le blog
– les votes et commentaires postés par les membres Blogonet
Tous ces critères tiennent compte de l’interactivité avec le lecteur. En effet, l’intérêt des internautes vis-à-vis des articles publiés semble refléter au mieux la qualité et l’influence d’un blog.

Nouveau classement des blogues francophones mondiaux Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Code-source libre Economie des affaires électroniques Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Relations publiques Internet Second Life Stratégies de commerce électronique Web 2.0

Webdiffusion de ma conférence sur l’avenir des médias

Hier soir, dans le cadre des soirées 3emardi, je donnais la conférence « et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal ». En fait, je parlais de l’avenir du média écrit face aux bouleversements qu’emmène le Web. C’est grâce au copain Christian Aubry, lui-même ancien journaliste, que la captation de cette conférence fut rendue possible (gros merci Christian). Elle fut d’ailleurs diffusée en direct sur Ustream et des gens des 4 coins de la planète ont eu la chance de la regarder en direct et d’en jaser entre eux. D’ailleurs, j’aurais bien aimé prendre part à ces discussions, mais je ne peux pas encore me diviser en quatre (snif, snif). Je vous invite donc à l’écouter, à relire mon billet Conférence sur « Et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal? » puisque toutes les sources de ce que je dis dans cette conférence y sont (que voulez-vous, moi aussi je fais de la convergence et du recyclage de contenu. Ça doit être parce que je trouve ça écologique). Je vous invite aussi à visiter le billet de Christian Ma webdiffusion de Michelle Blanc sur l’avenir des médias au Third Tuesday Montréal, puisque celui-ci contient de nombreuses autres sources d’information complémentaire. Bonne écoute et bonne lecture…

MAJ
Voici maintenant la webdiffusion de la période de questions de ma conférence:

MAJ 2
L’exemple de la tuerie de Dawson sur Wikipedia
L’exemple de l’ouverture de Cisco dans mon billet Les e-communautés pour répondre à des objectifs d’affaires

Webdiffusion de ma conférence sur l’avenir des médias Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Code-source libre Commerce électronique: mythes Marketing 2.0 Marketing Internet Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Web 2.0

Ces fournisseurs Web qui font de l’arnaque

Ceci est un petit billet d’humeur qui reflète une certaine réalité que vivent mes clients ainsi que plusieurs entrepreneurs qui ne sont malheureusement pas au fait de ce qu’est réellement le Web.
Ma philosophie d’affaires
Cette philosophie est assez simple. J’aime bien que mes clients soient indépendants de mes services et qu’ils ne soient pas attachés à ceux-ci. S’ils reviennent me voir, c’est que je leur ai déjà prouvé que je pouvais les aider et qu’ils sont contents de me donner des heures de consultation de nouveau. Dans ce cas, je suppose aussi qu’ils seront très enclins à référer mes services à leurs amis et connaissances d’affaires et ça semble être le cas. J’aime aussi que mes clients aient la même liberté face à leurs autres fournisseurs Web et c’est pour ça que j’ai un fort penchant pour les CMS (Content Management System – Système de gestion des contenus) à code source ouvert, plutôt qu’une solution propriétaire. Ainsi, ils ne seront pas prisonniers d’un petit fournisseur qui pourrait décider le jour où ils ne travailleront plus ensemble (parce que le client décide de changer de fournisseur, parce que le fournisseur fait faillite, ferme ses portes ou quoi que ce soit) que la propriété de la techno lui appartient, laissant ainsi le client, sur le carreau avec son contenu, sans technologie de mise en ligne et sans les URL qui en découlent.
Ça arrive malheureusement très souvent ce genre de situation. Le hic avec ça est que le client peut perdre du jour au lendemain ses actifs Web qu’il a mis du temps et de l’argent à accumuler, c’est-à-dire ses hyperliens externes. Si on change de technologie sans avoir la collaboration du fournisseur précédent, il est très possible de perdre tous ses hyperliens. Aussi, si jamais le fournisseur précédent vous laissait l’accès au code source de son CMS propriétaire, vous devrez trouver quelqu’un qui aura le goût d’apprendre et de fouiller puis de travailler avec la cochonnerie d’un autre (ce qui n’est pas une mince affaire) puis vous devrez le payer juste pour le temps qu’il va prendre à apprendre ce logiciel généralement non documenté. À côté de ça, vous avez des Cadillac de CMS Open Source, qui sont très bien documentés, avec des fournisseurs potentiels aux quatre coins de la planète, une communauté de développeurs qui alimente continuellement les développements de ces outils et surtout « LA PROPRIÉTÉ » de ce que vous mettez en ligne via une licence GNU GPL.
Le pire avec les CMS propriétaires
Ce qui est réellement scandaleux avec plusieurs petits logiciels propriétaires est qu’ils sont en fait des logiciels à code source ouvert qui ont été trafiqués afin de faire croire qu’ils avaient été développés par une firme. C’est la plupart du temps un collage de code source libre qu’on maquille, puis qu’on vend ou qu’on loue (en directe contravention de la licence GNUGPL), en gardant la propriété du code source qui ne nous appartient pas, à des entreprises peu connaissantes, qu’on attache ainsi, comme des clients éternels. C’est le genre de situation dont j’informe systématiquement mes clients et que je tente le plus possible d’éviter.
Triste anecdote
L’un de mes clients qui a un gros brand et qui paye depuis 7 ans l’un de ces arnaqueurs décide d’opter pour une solution à code source ouvert. Nommément Drupal pour ne pas la nommer. Lorsqu’il va voir son fournisseur actuel pour l’aviser de ce changement, celui-ci lui dit
« Mais pourquoi changer de technologie? »
Le client de répondre :
« Mais c’est parce que je veux la propriété de mon code, je veux être libre de travailler avec qui je veux et je veux commencer à faire du Web 2.0 »
le fournisseur de répondre :
« Ha, mais le Web 2 y a rien là, nous sommes maintenant au Web 3 »
Sur ce, le client est bouche bée parce qu’il ne sait pas que le Web 3 est encore en discussion et qu’aucun spécialiste ne s’entend encore pour le définir concrètement. Tandis que le Web 2.0, même le néophyte commence déjà à avoir une bonne idée de ce que c’est. Quel crosseur! Mais il y a pire. Ce fournisseur facture le nom de domaine du brand de mon client depuis 7 ans. Lorsque le client demande d’avoir le contrôle de celui-ci et de faire les changements au registraire et lui donner l’accès du DNS, le fournisseur lui fait du chantage. « Laisse-moi contrôler les bannières sur ton site et vendre la pub durant 3 ans puis je te redonne ton nom de domaine»
. C’est le comble. Évidemment, le dossier légal de mon client est on ne peut plus clair, il va très certainement gagner devant l’ICANN le changement de gestionnaire du nom de domaine et reprendre le contrôle de son URL. Mais ce sont des procédures qui sont longues et entre-temps, le client risque de perdre tous ses hyperliens (son actif internet) qu’il a montés à coups de millions de dollars de pubs, durant toutes ces années (pour une question de $15 dollars d’enregistrement de nom de domaine par an). C’est évidemment entre les mains des avocats et la poursuite en dommages et intérêts qui pourrait s’ensuivre risque d’être plutôt salée. Ce ci est une (ou plusieurs) histoire(s) vraie (s) dont la morale est :

  • Assurez-vous d’être LE propriétaire de vos noms de domaines au registraire
  • Utilisez des technologies de mises en ligne dont vous êtres propriétaire et idéalement à code source ouvert
  • Travaillez avec des fournisseurs qui sont assez sûrs d’eux pour ne pas vous attacher à la gorge indûment
  • Trouvez un hébergeur vous-même et ayez l’hébergement à VOTRE nom.

MAJ
Autre argument bidon des fournisseurs de solutions propriétaires souvent avancé : « Mais vous ne pouvez pas prendre de logiciel à code source ouvert parce que ce n’est pas sécuritaire! »
À ce propos sachez que la gendarmerie Française est en code source ouvert et qu’elle déclare elle-même avoir fait des économies grâce à ça. Vous serez aussi sans doute curieux d’apprendre que la CIA et la NSA américaines sont aussi avec des logiciels à code source ouvert. Alors, l’argument de la sécurité a peut-être besoin d’un ti peu plus de travail…

Ces fournisseurs Web qui font de l’arnaque Lire la suite »

BLOGROLL

Les blogues que j'estime
Les copains
Les copines
Les organisations auxquelles je participe
Mes autres présences Web
Mes clients (liste partielle)
Retour en haut