Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

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Un plan numérique pour le Québec pour éviter de se faire fourrer par les TELCOs

Je lis une très bonne nouvelle ce matin dans la presse dans l’article Un recours se dessine contre Bell, Telus et Rogers. On peut y lire

Selon le document déposé à la Cour supérieure du Québec, les tarifs d’itinérance internationale pratiqués par Bell et Rogers étaient de 30,24$ le Mb en 2010. C’est presque le triple du tarif moyen de 10,56$ pratiqué dans les 34 pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

(…)Au Québec, Fido offre un gigaoctet (l’équivalent de 1024 Mb) pour 12,50$ et, en France, le groupe Orange facture 12,82$ pour la même somme de données. En ajoutant un «généreux» pourcentage de 20% pour la facturation, on arrive à un prix de 30,38$ le gigaoctet, indique la requête.

Or, en appliquant les prix facturés par Fido pour l’itinérance en France, un utilisateur devrait payer… 31 948$ pour un gigaoctet! Mille fois trop cher, en d’autres mots. «L’écart est tellement monumental que cela démontre que le défendeur a agi de mauvaise foi et profité des consommateurs», peut-on lire.

C’est sensiblement le même type d’arnaque que nous vivions au Québec avec l’électricité il y a de ça plusieurs décennies telles que je l’expliquais dans mon billet La corrélation entre l’électricité et le numérique pour le développement économique du Québec de demain.

La domination des grands monopoles régionaux, « le trust de l’électricité », sera cependant contestée dans l’opinion publique. Cette contestation donnera lieu à une enquête publique, l’implantation d’organismes de surveillance et mènera en 1944 à la nationalisation de la MLH&P et à la création d’une société publique, Hydro-Québec, avec l’adoption de la loi 17, créant la Commission hydroélectrique de Québec.

Un plan numérique pour le Québec devrait entre autres se pencher sur les infrastructures cellulaires et numériques afin qu’elle permette un sain développement de l’économie numérique et donne accès aux citoyens à ces infrastructures à un prix juste, honnête et compétitif.

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La gangrène des TI au gouvernement du Québec et son impact sur notre développement économique

Ce matin mon #jeudiconfession sur les médias sociaux était celui-ci

#JeudiConfession très hâte que l’UPAC et la commission Charbonneau se penchent sur les magouilles TI au Québec pour qu’on songe à un #PlanQc

En fait, les TI (pour technologies de l’information) coûtent si cher et sont si inefficaces dans certains cas au gouvernement du Québec, qu’ils gangrènent l’idée même d’un plan numérique pour le Québec. Les TI sont devenues une « patate chaude » autant pour les fonctionnaires, que pour les élus. Rien ne bouge et il semble que rien ne bougera non plus puisque seule la mention des mots « Technologie de l’information » donne des boutons et actionne un frein majeur. C’est que les TI sont une « dépense », une « spirale de coûts sans fin » et la meilleure façon de se brûler les ailes. Le statu quo est donc la norme et la meilleure manière de « ne pas se planter ».

Aussi, les technologies de l’information ne sont que des outils. Le numérique c’est beaucoup plus que ça. Le numérique c’est l’économie du XXIe siècle, ce sont des revenus, une augmentation de l’efficacité, une réduction des dépenses, une manière d’adapter notre économie et nos secteurs économiques aux bouleversements majeurs qui modifient pratiquement tous les aspects de la société. Mais ici, c’est une grosse patate chaude avec laquelle on est certainement mieux de se tenir loin.

La bonne nouvelle est que dans son bilan de fin d’année, le commissaire de l’Unité permanente anticorruption (l’UPAC), Robert Lafrenière a déclaré

« La corruption ne concerne pas que le milieu de la construction, et notre champ d’intervention est vaste. Nos enquêtes nous mènent vers des milieux tout aussi variés que l’informatique, le milieu de la santé, le Plan Nord et les infrastructures. » — Robert Lafrenière

Déjà de faire le ménage, aiderait grandement à assainir l’air vicié qui affecte tout ce secteur primordial pour notre économie. Dans mon billet Les scandales TI aux gouvernements du Québec et du Canada, tentative d’explication, je développais comment la sclérose affectait ce secteur :

Les fuck-up TI sont peut-être associés sans doute à du graissage de patte éhonté, mais aussi à une approche d’intégration qui rend les projets impossible à livrer et créent une spirale inflationniste ingérable.
(…)
En réponse à ces défis, les Web Services offrent les solutions suivantes :
• La simplicité : Les Web Services réduisent la complexité des branchements tout en rendant la tâche plus facile aux nouveaux participants. Cela se fait en ne créant la fonctionnalité qu’une seule fois plutôt qu’en obligeants tous les participants à reproduire la fonctionnalité à chacun des bouts (comme avec l’architecture client/serveur);
• Composante logicielle légèrement couplée : L’architecture modulaire des Web Services, combinée au faible couplage des interfaces associées, permet l’utilisation et la réutilisation de services qui peuvent facilement être recombinées à différents autres modules;
• Hétérogénéité : Les Web Services permettent d’ignorer l’hétérogénéité entre les différentes applications et modules. En effet, ils décrivent comment transmettre un message (standardisé) entre deux applications, sans imposant comment construire ce message;
• Ouverture : Les Web Services permettent de réduire les inquiétudes liées aux différents «lock-in» que les entreprises subissent des fournisseurs informatiques. Ils permettent aussi de tirer une valeur économique supplémentaire des infrastructures informatiques existantes et des plates formes ouvertes tel que l’Internet

Mais si j’étais un haut fonctionnaire et que par malheur je devais donner un contrat informatique, est-ce que je prendrais une chance avec une petite firme informatique utilisant le développement AGILE, les web services ou de code source ouvert ou j’irais plutôt avec l’une des firmes à trois lettres? Si le projet est un fiasco avec une petite firme, je perdrais peut-être ma job ou je serais rétrogradée, mais avec une firme d’importance à 3 lettres, « qui aurait pu prédire que le projet ne fonctionnerait pas? » Le choix devient donc évident. Qui plus est, si je suis un haut fonctionnaire qui octroie un projet de plusieurs dizaines, voire centaines de millions et que tout d’un coup je me retrouve par magie V-P chez l’une des firmes à qui le contrat a été octroyé, c’est ce que l’on nomme la mobilité corporative et c’est « business as usual ».

Le problème avec les TI c’est que c’est compliqué, que souvent les décisionnels n’ont pas les compétences pour comprendre ou faire des choix éclairés et que ceux qui conseillent, sont aussi ceux qui font. Le dernier rapport du vérificateur général du Québec était d’ailleurs assez troublant à cet effet. De même qu’un article de LaPresse de 2010 qui explique comment une firme, R3D, est passée d’un montant 2 million en contrats gouvernementaux en 2003-2005 à 84 millions en 2005-2010. C’est ce qu’on appelle de la croissance phénoménale. Et dire que ce n’est que la pointe de l’iceberg.

Entretemps, Bill Clinton qui n’est probablement pas l’ex-politicien le plus numérique de la planète, s’insurge de la lenteur de la largeur de bande de son pays comparativement à celle de la Corée.

Surrounded by next generation flexible displays and the next big tech toys at the 2013 International Consumer Electronics Show, former President Bill Clinton made this observation: South Korea is now number one in the world for computer download speeds, and the U.S. has fallen to number 15. “Our speeds are one-fourth of theirs, and we have fallen off the map,” Clinton said.

For the uninitiated, the former president is referring to the fact that there are few to no American communities that are hubs of the kind of world-leading bandwidth sufficient to drive next-generation innovation in our economy. He’s referring to the fact that, though international studies differ, the United States does not enjoy bandwidth that is nearly as fast as our peer countries. He’s referring to the fact that, for the first time since American ingenuity birthed the commercial Internet, we do not have a single national wireline provider with plans to deploy a better, faster and bigger network. For most Americans, five years from now, the best network available to them will be the same network they have today. As a result, the best networks — along with the innovations and economic power they enable — will live in other countries as well.

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Comment fidéliser les clients et en faire des ambassadeurs de marque grâce aux médias sociaux

Il y a un an, je devais faire une escale de 20 heures à Paris et je cherchais avec l’aide de ma communauté sur Twitter, quel hôtel choisir pour ce très court séjour. On me suggéra plusieurs endroits et finalement j’optai pour le Sheraton Paris Charles-de-Gaule. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’entrai dans ma chambre, d’y trouver un mot personnel du directeur général de l’hôtel, accompagné d’un flacon de parfum et d’un savon Hermès pour me remercier d’avoir twitté ma venue chez eux. Ça m’avait fait plaisir de le faire gratuitement, malgré le fait que je facture jusqu’à 1000 $ pour un seul twitt.

Cet épisode, somme toute banal, illustre le pouvoir du sain monitorage médias sociaux et de l’impact possible d’une petite attention envers un internaute, qui deviendra par la suite, un ambassadeur de la marque. La preuve en étant que je vous en parle spécifiquement encore ce matin.

C’est d’ailleurs le propos d’un récent article de Harvard Business Review Social Media Can Play a Role in Business Process Management.

In the effort to build up the process organization, companies can use community-building software or blogs to solicit input from stakeholders to gather information that can be used to improve internal- or external-facing processes. As such, this use of digital channels can become part of the process of process management. One example: KLM Royal Dutch Airlines ran a social media campaign that identified passengers who were friends with KLM on social media channels, such as Twitter, Facebook, etc. Those friends were surprised at the airport with a small, personalized gift based on information obtained from their social media use. This use of social media helped the airline improve its customer relations process for the social media friends with measurable online results.

L’exemple très éloquent de KLM Royal Dutch Airlines dont parle HBR est tiré du blogue brendanhughes.ie et de son billet KLM Surprise – Spreading Happiness dans lequel un excellent vidéo explicatif de KLM, illustre la simplicité et l’efficacité du stratagème.

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Un plan « big data » pour le développement économique du Québec

Encore ce matin, le journal Le Monde parle du « Big Data » et de pourquoi la France se fait damer le pion à ce chapitre par les Américains. Dans l’article Les données, puissance du futur, les auteurs Stéphane Grumbach et Stéphane Frénot ont quelques éléments qui ajoutent de l’eau au moulin d’un plan numérique pour le Québec que bien d’autres personnes et moi-même alimentons depuis un certain temps. Par exemple, on peut y lire

Il nous est aussi difficile d’imaginer les évolutions de la société de l’information qu’il l’était de prévoir au milieu du XIXe siècle les possibilités permises par l’électricité.

Les données constituent les briques de base de la société de l’information. Leur quantité est en croissance exponentielle. Alors que la loi de Moore, prédisant le doublement de la capacité de calcul des ordinateurs tous les dix-huit mois, touche à sa fin, les données semblent avoir usurpé à leur profit cette prédiction.

Désormais qualifiées de Big Data dans le monde anglo-saxon, elles représentent déjà des masses considérables pour lesquelles on recourt à de nouvelles mesures.

L’infrastructure physique de la société de l’information, les systèmes de télécommunications, les centres de stockage et de traitement des données, les nouveaux services en ligne, constituent des secteurs industriels qui connaissent une croissance inégalée.

Les centres de données consommeront bientôt autant d’électricité qu’un pays comme la France.

Les données en elles-mêmes offrent un potentiel extraordinaire que l’on commence à exploiter. Elles permettent de générer des connaissances, qui étaient soit hors d’atteinte, soit inexistantes, parce que hors du domaine du pensable.

(…)Dans un autre registre, le cabinet de consultants McKinsey estime le potentiel économique annuel du Big Data pour le système de santé américain à 300 milliards de dollars, soit 1 000 dollars par habitant et par an !

(…)GOOGLE SAIT PLUS DE CHOSES QUE L’INSEE SUR LA FRANCE

En ne construisant pas d’industrie du Web 2.0, elle s’est privée de l’accès à la ressource, y compris à celle provenant de son territoire. Pour des raisons historiques et politiques, l’Europe a peur des données. Elle voit dans la société de l’information une menace qu’il convient de circonscrire, et qui semble inhibertoute vraie ambition.

La faiblesse en données et en capacité de traitement de la donnée résulte d’une asymétrie d’information. L’économiste Joseph Stiglitz a montré les conséquences sur les marchés de cette asymétrie. Grâce à l’analyse des requêtes sur son moteur, Google sait, ou est en capacité de savoir, plus de choses que l’Insee sur la France.

Et l’argument dont le bas blesse

Nos pays sont condamnés à un rôle subalterne, à la protection illusoire d’industries, dont les modèles sont en pleine évolution, et que nous sommes incapables de réinventer.

Si nous revenons au Québec

Ces données qui ont besoin de centre de stockage et d’autant d’électricité qu’un pays comme la France auraient tout avantage à être exploité au Québec. Ces centres de données ont besoin de beaucoup d’électricité entre autres, pour refroidir les installations. Or ici il fait déjà froid et nous produirons bientôt plus d’électricité que nous en avons besoin. En outre, Google a déjà voulu s’installer ici, mais dans sa grande sagesse, le gouvernement libéral jugeait que ça ne créait pas assez d’emplois. Pourtant, il y a moins d’un mois, le Google Fiber a été installé à Kansas City et il permettra une bande passante de 1000 MBPS (alors qu’ici on est à 1,5MBPS) pour $70/mois. Disons qu’avec juste un peu plus de vision, ce serait peut-être Montréal plutôt que Kansas City, qui jouirait de cette avancée. D’ailleurs la comparaison des auteurs entre l’électricité et le numérique, est un comparaison que j’avais fait dans mon billet La corrélation entre l’électricité et le numérique pour le développement économique du Québec de demain. Mais le « hic » de ce billet et de la corrélation est de malheureusement entretenir le mythe de l’électricité (ou du numérique) comme « outil », plutôt que comme levier incontournable de l’économie (industrielle pour le XXe siècle et numérique pour le XXIe siècle). Mais si nous restons strictement dans ce mythe du numérique comme outil, il est sans doute utile de rappeler qu’en décembre dernier, BaselineMag présentait dans l’article Worldwide Demand for Data Centers Surges que:

  • Total annual investment in data centers has reached $105 billion, up 22% from 2011.
  • By 2013, data center investments will reach $120 billion.
  • Spending on facilities management and mechanical/electrical needs has grown by 22.5%.
  • Spending on IT equipment—including servers, storage, switches and routers—has grown 16.7%.
  • By 2013, the amount of real estate devoted to data centers will reach almost 38 million square yards.

Et dire que comme le mentionne Le Monde

Les données personnelles, tant celles produites par les usagers (textes, photos,vidéos, etc.) que celles générées par les systèmes que nous utilisons souvent à notre insu, sont au coeur de l’économie de la société de l’information, et donc de l’économie.
Les données sont devenues une ressource, peu différente des matières premières, comme le charbon ou le minerai de fer, et dont l’importance économique dépassera celle du pétrole. La comparaison avec le pétrole illustre une caractéristique essentielle de l’économie des données personnelles : la concentration.

(gros soupir ici) Peut-être aurons-nous la chance en 2013 de commencer à penser à un plan numérique pour le Québec. C’est du moins ce que je nous souhaite collectivement pour nous tous, mais surtout pour nos enfants et petits-enfants, afin qu’ils ne deviennent pas le tiers-monde de cette économie en pleine explosion…

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Personnel et peut-être même hors sujet

Merci 2012, ma revue personnelle de l’année

Merci à la providence de m’avoir comblée encore une fois cette année. J’ai pu jouir de la constance et de l’intensité de l’amour de ma conjointe Bibitte électrique. J’ai vécu des moments chaleureux et touchants avec mon petit-fils Liam. Ma chienne Charlotte a été une source de ravissement, d’exercice, de candeur et de sourires perpétuels. Notre fils, sa conjointe et mes amis ont aussi été très présents, intègres et perspicaces à me conseiller, me faire rire et partager avec moi cette année.

J’ai aussi, grâce à mes anciens et nouveaux clients, été en mesure de m’élever intellectuellement et de résoudre divers problèmes stratégiques et tactiques de commerce électronique, de médias sociaux et de gestion de crises que je n’avais pas encore eu la chance de résoudre. J’ai aussi été conférencière sur une foule de sujets spécialisés touchant le web et les médias sociaux et j’ai apprécié sortir de ma zone de confort pour traiter de sujets touchant des verticales comme la sécurité de l’information, les forces de police ou la monétisation des contenus en ligne.

Je suis en outre très fière de l’effort collectif de mes 12 potes étonnés et moi-même pour la production de notre Rapport d’étonnement qui commence à ébranler les colonnes du temple de l’inertie numérique au Québec. Je suis aussi particulièrement touchée de l’accueil du public et des critiques de ma biographie Un genre à part et de l’admirable écriture qu’en a fait Jacques Lanctôt.

Je me considère aussi privilégiée de vous avoir chers lecteurs de mon blogue et des différentes plates-formes médias sociaux sur lesquelles je sévis.

C’est grâce à vous tous que ma vie personnelle et professionnelle a été si remplie et trépidante cette année.

MERCI, MERCI ET MERCI ENCORE

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Personnel et peut-être même hors sujet

Adieu

Tout d’un coup que par un miracle Maya, demain soit la fin du monde, je prends le temps de vous dire adieu.

J’ai eu une vie extraordinaire, une vie de roman (d’ailleurs une portion importante de cette vie est racontée dans ma biographie Un genre à part) et je suis prête à mourir n’importe quand. Je n’ai pas peur de la mort. Je dirais même qu’elle me fascine. Je suis moumoune et terrorisée de la souffrance, mais pas de la mort. Je suis convaincue qu’on est mieux de l’autre côté. Je ne voulais d’ailleurs pas naître. Je suis née pendue. J’avais un double tour du cordon autour de mon cou et suis née avec des forceps pour me faire sortir du ventre de ma mère. Si le médecin n’avait pas été là, je serais morte à la naissance. C’est tout dire. Voilà donc une chose de réglée.

Quant à vous, j’ai aimé plusieurs d’entre vous et haïs certains. À ceux que j’ai aimés, je vous remercie de la gentillesse que vous avez exprimée à mon endroit au fil des ans. L’amitié est une valeur fondamentale pour moi et vous mes amis, avez été d’une aide précieuse pour la création de mon caractère et de ma personnalité et vous m’avez soutenu lors de ma traversée de plusieurs déserts. Je vous en remercie chaudement.

À ceux que j’ai haïs, je vous pardonne vos méchancetés. Je ne vous souhaite pas de mal dans l’au-delà ou ici bas (si jamais nous devions continuer de vivre après-demain). Je comprends aussi que vous n’êtes souvent pas responsables du mépris, de la méchanceté, du rejet ou de la mesquinerie que vous me démontrez. Je ne vous en tiens donc pas rigueur. Vos fuck-up vous appartiennent et c’est vous qui en portez le poids. Je vous souhaite de guérir de ce caca intérieur.

À mon amour et à mes amours, MERCI d’avoir été dans ma vie et de l’avoir égayé. J’ai eu la chance inestimable de connaître l’amour et l’amitié avec de grands A grâce à vous. Vous savez plus que quiconque comment je suis une bonne vivante, je vous assure que nous serons ensemble de bons morts. Je vous dis donc à très bientôt.

MERCI LA VIE

Tu as été pour moi exceptionnelle et si jamais nous crevons tous demain, quel voyage fantastique nous attends!

Entretemps, je continuerai de vivre comme si ma mort arrive tantôt, tout à l’heure ou bien demain…

MAJ

Oubliez mes adieux. Le monde est encore là et la terre tourne encore dans le bon sens et l’apocalypse Maya n’a pas eu lieu. Alors à ceux que j’aime, on continuera d’avoir du fun ensemble et à ceux qui ne m’aiment pas, too bad, vous allez devoir encore m’endurer. Wouhouhou, que la vie est belle sur cette terre…

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Pourquoi, plus que jamais, le contenu est roi

C’est dans une présentation de Edelman Digital Six Social-Digital Trends for 2013, qu’on peut noter que sa première tendance numérique sociale pour 2013 est le contenu qui est roi.

The Content Economy Content may become your company’s most valuable asset in 2013. For years Google has been refining it’s algorithm cracking down on unsavory tactics that compromise the quality of search results. The algorithms are good enough now that the most compelling content dominates search results. Organizations must create compelling content to exploit this. Some already have, including companies like Coke and Intel, who launched groups focused purely on content. Separately, Facebook is making it’s own changes, forcing companies to rely on both creativity and spending (promoted posts) to ensure their content is seen and shared. Brands like Oreo may have unwittingly set the bar for content creation for other organizations by pioneering a form of « content marketing » putting out one piece of timely, relevant and highly creative content every day as part of a campaign. In 2013, content will not only be king, but queen, prince and jester, too.

Pour ma part, ça fait déjà des années que je considère que le contenu est roi et que je valorise entre autres le blogue, comme outil de positionnement, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, chaque jour, 16% des requêtes faites dans le moteur de recherche Google sont des requêtes inédites qui n’avaient jamais été faites auparavant. La seule façon de potentiellement se positionner pour ces nouvelles requêtes est de produire sur une base régulière, beaucoup de contenus. Il est bon aussi de suivre l’actualité et les grandes tendances de votre domaine et d’en parler dans vos contenus. Comme ça vous deviendrez peut-être vous même d’actualité, mais vous pourrez aussi avoir du contenu qui colle aux recherches d’aujourd’hui.

Prenez aussi conscience qu’en français, mais c’est vrai pour toutes les langues, il existe une très grande « variété lexicale » pour exprimer un besoin, un concept, une chose. À titre d’exemple, si vous cherchez une voiture, vous pourriez certainement en fonction de votre profil sociodémographique chercher une automobile, bagnole, char, auto, véhicule, berline, cabriolet, 4X4, VUS, tacot et autre. Il devient donc difficile d’optimiser un site web « statique » pour toutes ces requêtes imaginables. Qui plus est, ça ne fait pas sérieux de mettre en page d’accueil « char neuf et char usagé ». Il faut donc pour être visible avec ce genre de requêtes, user d’intelligence et d’astuces par exemple, de blaguer dans un contenu sur les différentes dénominations que peuvent prendre une voiture ou encore permettre des expressions particulières et même des fautes d’orthographe, de vos visiteurs dans les commentaires d’un blogue par exemple. Ainsi, si les gens font des fautes en vous écrivant, ils en feront peut-être aussi en vous cherchant.

Mais l’argument ULTIME de « pourquoi le contenu est roi », est qu’il vous met dans la tête de vos clients potentiels. Que vous parliez de votre entreprise, de votre sujet ou même que vous blaguiez avec votre communauté, l’important est qu’ils trouvent dans vos présences web une source intéressante de contenus qui leur donnera le goût de revenir, d’en parler et éventuellement de passer à l’acte. Il n’est pas important de parler au monde entier avec vos contenus, mais de parler à ceux qui ont un intérêt pour vos produits ou services.

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Personnel et peut-être même hors sujet

Michelle Blanc aux enchères, pour une 4e année

Pour une 4e année, je me mets aux enchères au profit de l’organisme venant en aide aux pauvres de votre choix.
Cette enchère inclut:

• Une période de deux heures avec moi au Laika Montréal. Je paye les Cosmo et vous pourrez en outre, faire de la consultation avec moi durant cette période. Mon tarif horaire (pour l’instant) est de $300 + tx. Donc pour deux heures de discussion avec un ou une couple de Cosmo et le sentiment d’avoir fait une bonne action, ça vaut sans doute une couple de piastres (surtout qu’en plus votre don de charité est déductible de vos impôts à 100 pour cent).
• Pour augmenter la valeur de l’enchère, je m’engage à faire un billet spécial sur le vainqueur, ainsi que 2 twitts. Il y a quelques années, un seul twitt commandité de ma part valait 500€ Euros (et à cette époque je n’avais que 5000 Followers, j’en ai maintenant 33 000) et un billet promo sur mon blogue qui se marchande à $1 500.
• J’offre aussi une copie dédicacé de Les médias sociaux 101 et 201, de ma bio Un genre à part, de même qu’un plat congelé de ma fameuse sauce Ragu Bolognese.
• Mes détracteurs peuvent aussi miser sur les enchères et choisir de me faire fermer la gueule (incluant le Web) durant 2hrs. Est-ce que mes détracteurs sont des cheaps? La réponse deviendra évidente le 21 décembre prochain

Cette enchère se terminera le 21 décembre à midi et les « bids » se doivent d’être dans les commentaires de ce blogue. Ainsi, vous pourrez juger de l’évolution de la cagnotte. Une preuve du don devra aussi être fournie afin de récolter le lot lors de la rencontre. Je suggère aussi aux autres potes qui sont actifs sur le web, de faire eux aussi une enchère.
Le vainqueur de l’enchère de l’an dernier était Systern qui a versé $1 350 au club des petits déjeuners du Québec.

MAJ

En vue d’inciter mes détracteurs qui sont de toute évidence des radins (puisque ça fait déjà quatre ans que je suis aux enchères) parce qu’ils n’ont jamais osé miser sur mon enchère, je décuple mon offre. Ainsi, si un détracteur mise sur l’enchère, je resterai muette dans la vie hors web, comme sur le web, pour une période de 20 heures consécutives. Ils pourront prendre un verre à mes frais au Laika, durant deux heures, sans que j’y sois. Ils recevront pas la poste, à l’endroit de leur choix, mes livres et ma sauce Ragu, qu’ils pourront par la suite brûler à leur guise. Finalement, je m’engage aussi à leur faire un billet et deux twitts très favorables, m’efforçant même à leur trouver des qualités.

Mais il est plus facile de bitcher à distance ou de se cacher derrière un pseudonyme que de réellement mettre du fric du même côté que ses convictions. Ne serait-ce que pour aider les plus démunis…

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Droit et Internet Economie des affaires électroniques politique et internet

Jean-François Lisée et John Baird sont sourds, muets et probablement aveugles aux droits numériques

La semaine dernière, il y a six jours, dans mon billet Conférence internationale de l’ONU sur la régulation d’internet, le Canada et le Québec y sont-ils? J’ai directement interpellé les ministres Jean-François Lisée et John Baird sur Twitter. Mes questions polies sont restées sans réponses. Il m’apparaît aujourd’hui clair que c’est parce que la réponse à ma question « est-ce que le Québec (ou le Canada) est présent à ce forum int’l de l’ONU sur la régulation d’internet ? « est très probablement négative.

Entretemps, heureusement d’autres nations et organisations s’occupent de nos droits, à notre place. Ainsi, Avaaz.org dans le billet/pétition ITU: Hands off our Internet! s’insurge.

As citizens of the world and Internet users, we call on you to reject any changes to current Internet regulations that would weaken or alter the free and open nature of the Internet, or give any government or body the ability to infringe on Internet users’ rights to free speech, free access to information or privacy. We also demand that any proposed changes to current international Internet regulations be publicly debated, and subject to citizen input and approval.

Pour ce qui est de nos ministres Lisée et Baird, je comprends leur surdité/mutisme/aveuglement. Ils ont d’autres chats à fouetter comme de justifier le double salaire d’André Boisclair ou la position pro-israélienne du Canada dans le conflit israélo-palestinien. Que nous soyons les perdants de l’économie numérique dont la croissance pour les pays du G20 représente d’ici 2016 est de $4,2 billions (je rappelle ici qu’un billion c’est mille milliards), ce n’est vraiment pas de nos affaires…

Pour en savoir plus :

Cerf and Berners Lee Criticize ITU Conference (IT Pro Portal):
http://www.itproportal.com/2012/12/05/sir-tim-berners-lee-joins-criticism-of-un-internet-regulation-talks/#ixzz2EDlH06f5

ITU and Google face off at Dubai conference over future of the internet (Guardian):
http://www.guardian.co.uk/technology/2012/dec/03/telecoms-unitednations

Keep the Internet Open (New York Times):
http://www.nytimes.com/2012/05/25/opinion/keep-the-internet-open.html?_r=1&

Proposal for global regulation of web (Financial Times):
http://www.ft.com/intl/cms/s/0/1b114d8c-422e-11e2-bb3a-00144feabdc0.html#axzz2EdnmBAXI

Who controls the Internet? (Guardian):
http://www.guardian.co.uk/technology/2012/oct/17/who-rules-internet

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Personnel et peut-être même hors sujet

Facebook pour les entreprises, encore plus merdiques que ce que j’avais perçu

Ça fait déjà au moins trois ans que j’explique ici pourquoi Facebook est de la merde dans un contexte organisationnel ou que le F-commerce est un leure auquel les grands détaillants ne croient plus depuis belle lurette. Mais ce matin, grâce au pote Vincent Berthelot, je prends connaissance d’un article encore plus dévastateur. Chez Tekpersona, l’article Facebook is Waste of Time for Advertisers renfonce le clou encore plus profondément.

Déjà que les statuts des pages d’entreprises ne sont pratiquement plus visible des internautes, à moins que vous ne payiez grassement pour qu’ils le soient, les publicités sont quant à elle, d’une nullité à peine consommée. Vous savez déjà sans doute que le black Friday et que le cybermonday, les deux journées encerclant le week-end de l’Action de grâce américaine, sont la manne du cybercommerce aux États-Unis. D’ailleurs, cette manne a eu une croissance des ventes exceptionnelle cette année. Par contre le CTR (click tru rate) qui est le taux de clic par apparition d’une publicité chez Facebook ou ailleurs, est d’une insignifiance à peine consommée.

On this recent 2012 Black Friday, Online Sales grew 20.7% from last year. Online Sales on Cyber Monday grew by 30.3%. Those numbers represents HUGE growth in the Online space. Within those numbers however, Social Media overall was responsible for 0.34% of Online sales on Black Friday. Allow me rephrase this in case your glasses fogged over? Social Media was responsible for one third of 1% of Online sales on Black Friday. Do not despair however, because on the following Cyber Monday, Social Media represented a whopping 0.41% of Online sales, or less than half of 1% of overall Online sales.

Okay, so you say Social Media has not been around for a while and it will take time for Social Media to grow into a viable selling platform. Well, guess what, Bunkie? Those numbers I quoted above? For Black Friday, they represent a more than 35% DECREASE from last year. For Cyber Monday, the news is not as bad, but those numbers represent a more than 26% DECREASE from last year as well. It is an undeniable conclusion that sales via Social Media are in decline from already infinitesimal numbers, compared to other.

(…)Facebook claims 500M active users per month out of a total user base of over 1 Billion people. These numbers are the reason that so many businesses are attracted to place ads on Facebook. The potential for reaching this size of an audience rarely exists. By comparison, in 2011 Google averaged 4.7 Billion search queries…PER DAY. (math is hard)
The largest potential audience for persons with Commercial Intent is obviously resident at Google. So, why are more ads purchased on Facebook, than on Google? One reason: the so-called “Social Media Expert”.

En résumé, comme je l’ai souvent mentionné, l’idée n’est pas de jeter le bébé avec l’eau du bain et d’oublier complètement Facebook. L’idée est plutôt de mettre en perspective l’apport de Facebook versus les montants qu’on y investit en ressources financières et humaines et de réaliser que pour une présence web et média social efficace, les œufs du panier Facebook ne devraient sans doute pas être si nombreux que ça…

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