Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Facebook Médias sociaux Nathalie Petrowski Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging

Robert Lepage et les médias sociaux

[caption id="" align="alignnone" width="375" caption="Photo originale de Nathalie Rivard"]Photo originale de Nathalie Rivard[/caption]

Hier je devais faire un billet sur Le Cirque du Soleil (dévoilement, j’ai fait une conférence privée sur les médias sociaux au président du Cirque du Soleil M. Daniel Lamarre et à ses vice-présidents l’été dernier. Ils sont donc mes clients.). C’est que j’y ai été invitée au même titre que les journalistes culturels cette semaine, pour la conférence de presse qu’ils donnaient pour le tout nouveau spectacle Totem, monté par le Grand Robert Lepage. Les événements d’hier  et mon billet Nathalie Petrowski, Nathalie Petrowski, Nathalie Petrowski, ont donc remis ce billet à plus tard. C’est que contrairement à madame Petrowski, moi je ne suis pas payée pour écrire ici. Je le fais par plaisir et par soucis marketing d’auto-promotion. Ce n’est pas pareil. Toujours est-il que j’eus l’insigne honneur d’interviewer monsieur Robert Lepage à propos de sa pratique médias sociaux. Tout le monde n’est certainement pas obligé d’y être et c’est très bien ainsi. D’ailleurs, la copine Geneviève Lefebvre écrivait sur son mur Facebook (elle me pardonnera de la citer ici) :

J’ai trouvé très rafraîchissant un Robert Lepage en entrevue avec Michelle Blanc qui avoue candidement sa totale absence de désir d’être sur les médias sociaux. Vive la différence!

(…)

ce à quoi répondait Christian Aubry (qui me pardonnera aussi de la citer ici)

Excellente conclusion, Geneviève. Et j’aime bien le fait que Michelle, « gourou » du Web 2.0 s’il en est, nous présente ce point de vue divergent sans agressivité, voire même avec respect et bienveillance. Ça aussi, c’est très cool.

et Geneviève Lefebvre de rétorquer

C’est exactement ce que j’ai aimé de leur rencontre! 🙂 Il n’y a pas de « bonnes » ou de « mauvaises » réponses. Il y a les individus qui doivent respecter leur nature, c’est tout! Bon samedi à toi, très agréable intervention de ta part.

Quel contraste avec la crise d’urticaire de Nathalie Petrowski!

Jugez-en par vous-même…

Robert Lepage à propos de Twitter, Facebook et blogue
envoyé par MichelleBlanc. – Découvrez plus de vidéos créatives.

Robert Lepage et les médias sociaux Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Edito sans question Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux Nathalie Petrowski Personnel et peut-être même hors sujet Stratégies de commerce électronique Twitter ou le microblogging Web 2.0

Nathalie Petrowski, Nathalie Petrowski, Nathalie Petrowski,

Mon titre aurait pu se lire Nathalie, Nathalie, Nathalie, dans le sens de découragement personnalisé. Sauf qu’on ne se connait pas et qu’il est vraiment efficace de mettre trois fois le nom Nathalie Petrowski dans mon titre parce que lorsqu’on cherchera son nom, ce billet sera sur la première page de Google et que ce sera bon pour mon trafic (c’est ce qu’on appelle de l’écriture optimisée pour le Web et si vous fouillez consciencieusement, vous en trouverez l’explication dans mon blogue) et qu’en plus, ça va donner une leçon de marketing Web à la grande dame de la « bitcherie » traditionnelle.
Dans l’espace de 24 heures, j’ai eu une deuxième menace de mort et je me fais « bitcher » par Nathalie Petrowski dans La Presse. Je suis donc officiellement entrée dans la constellation des « veudettes »! Wouhouhou, que j’en suis heureuse! Je ne me peux pu! C’est l’aboutissement de toute une vie (ou sa fin proche, c’est selon…). Mes nombreux autres accomplissements qui sont à mon tableau d’autopromotion officielle et intitulé, à juste titre, « honneurs » dans ma page Bio et profil professionnels, ne sont donc rien à côté de ces preuves désormais irréfutables de ma réussite.
J’ai eu un dernier mois particulièrement difficile. Des menaces de mort à gérer, des mandats à livrer, des enjeux familiaux dont je vous épargne le détail et bien d’autres aléas de la vie qui sont personnels et professionnels. Concernant les menaces de mort, l’affaire est sous enquête et voilà que de nouveaux éléments se sont ajoutés hier soir. Disons que je n’ai donc pas toute ma tête pour être fraiche et disponible, pour répondre au ramassis de clichés que me sert madame Nathalie Petrowski dans sa chronique du jour, Gazouillis de placoteux. Mais il faut ce qu’il faut et je vais faire une Foglia de moi-même (en référence à la guerre Foglia-Bombardier, Madame B. contre Foglia : enfin, une bonne polémique ! chez Jean-François Lisée) et répondre aux impressions non documentées de la gente dame que je remercie chaleureusement de faire de moi « la papesse de la communauté Web du Québec ». Que d’honneurs!
Voici donc un extrait des propos de celle qui n’a elle-même, « au grand jamais », fait de l’autopromotion.

Quant au public que Bissonnette qualifie de «gazouillant et de placoteux», elle a tort de se montrer aussi condescendante à son égard, mais raison de remettre en cause sa représentativité. Si les placoteux sont représentatifs, c’est d’abord d’eux-mêmes, puis d’une infime partie de la population et de l’opinion publique. En plus, beaucoup de ces placoteux entretiennent eux-mêmes un blogue, une page Facebook et un compte Twitter. Ils se répondent les uns les autres dans un dialogue en circuit fermé qui finit par tourner en rond, quand il ne se mue pas en insupportable soupe autopromotionnelle.

Pour s’en convaincre, il suffit d’aller sur le site de Michelle Blanc, la papesse de la communauté web au Québec. Jeudi, le premier élément sur son site était une invitation à aller la voir livrer sa 22e chronique à l’émission de télé LeLab, suivie d’une invitation à relire et à revoir ses sept derniers billets, suivi, trois éléments plus bas, d’une autre invitation à aller la voir livrer sa 21e chronique à l’émission LeLab. Si seulement Michelle Blanc était la seule, mais l’autoplogue compulsive est la norme parmi les placoteux. Lisez-moi, regardez-moi, écoutez-moi. Moi, moi, moi… Ce nombrilisme extrême, à mon avis, est bien plus déplorable que le placotage, le gazouillis ou la dispersion.

Alors, allons-y donc pour le contexte. Le blogue que vous lisez présentement s’appelle Michelle Blanc. Il me semble que c’est déjà un indice clair que vous entrez dans l’antre de l’autopromo de moi-même. J’ai d’ailleurs déjà écrit le chapitre « bloguer pour vendre » (PDF) du livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires. Il me semble, humblement (et en faisant de l’autopromo) que ça doit déjà donner un indice de la nature de ce que l’on peut y trouver. Mais pour éclairer les lanternes de ceux qui semblent croire qu’ils sont ici dans un quelconque environnement littéraire, journalistique ou autre, que c’est clairement un « organe » d’auto-promotion, voué à la mission de vendre du Michelle Blanc. Cela étant dit, j’ose humblement croire que dans les plus de 2000 billets qu’on trouve ici, il y a matière à parler d’autres choses que de mon petit moi. D’ailleurs, les éditions LaPresse, qui sont associés au journal pour lequel madame Petrowski travaille, se sont battues bec et ongles, pour en tirer un livre (avec Québec Amérique, Éditions Transcontinental et Libre Expression) qui sera plutôt publié chez Libre Expression. Faut croire que d’autres personnes voient dans mon blogue matière à publier. D’ailleurs, hier soir, lors d’un souper, une admiratrice (oui, oui, oui, j’ai des admirateurs et encore une plogue qui s’en vient), était toute fière de me dire que dans plusieurs de ses cours de marketing à HEC Montréal, on enseignait du Michelle Blanc! Je n’en cru pas mes oreilles. Les HEC feraient l’apologie de ma petite personne? Je me pose donc la question à savoir si madame Petrowski est elle-même discuté dans les départements de littérature avec son chef-d’œuvre Maman Last call (qu’elle n’a certainement jamais plogué où que ce soit)?
Pour revenir spécifiquement au billet d’autoplogue dont parle Nathalie Petrowski, décortiquons-le donc un peu. Ce billet est : Le Lab VOXtv – Chronique : Usurpation d’identité, Twittersnob, domaineurs et autres fléaux.
Madame Nathalie Petrowski en dit :

(…)Jeudi, le premier élément sur son site était une invitation à aller la voir livrer sa 22e chronique à l’émission de télé LeLab, suivie d’une invitation à relire et à revoir ses sept derniers billets

Une petite correction s’impose donc. Ma chronique de l’émission le Lab parlait Usurpation d’identité, Twittersnob, domaineurs et autres fléaux. Elle ne parlait vraiment pas de moi. De plus, les hyperliens étaient des contenus spécifiques qui traitaient de ces sujets et non pas mes derniers sept billets. Si elle avait pris la peine de cliquer dessus, elle se serait rendu compte qu’effectivement, je n’y parlais pas de moi. Il est vrai cependant que je suis dans la vidéo, que j’ai écrit ces billets et que je plogue cette chronique dans mon blogue. Pour le reste, est-ce vraiment de l’auto-promotion? Cela est une question de point de vue sans doute.
Poursuivons donc. Madame Nathalie Petrowski (oui je sais, je répète souvent le nom de Madame Nathalie Petrowski, mais c’est l’une des manières de m’assurer que lorsqu’on cherche son nom sur le Web que cette page continue d’apparaître contrairement aux nombreux articles qu’elle a écrits pour La Presse qui sont eux retirés du Web quelques semaines après leur parution, pour être mis en vente par CD-ROM SNI, ce qui va à l’encontre du référencement et de la puissance des archives que permet justement un positionnement Web efficace. Mais là je digresse et je parle de marketing Internet des médias et cela est certainement contre la ligne éditoriale d’autopromotion que madame Nathalie Petrowski me prête) dit aussi :

(…)l’ex-directrice du Devoir et de la Grande Bibliothèque s’est surpassée en chargeant à fond de train contre «la frénésie d’hyperactivité web» et contre ces journalistes qui se dispersent dans des pages Facebook, dans des blogues ou sur Twitter.
(…)Je croyais que la riposte, le lendemain sur le web, serait cinglante. Il n’en fut rien. Ou bien les twitterers, les facebookiens et leur communauté de placoteux dormaient au gaz. Ou bien, gênés de s’en prendre à une interlocutrice aussi crédible, ils ont préféré regarder ailleurs et faire comme si la critique de Bissonnette à leur endroit n’avait jamais existé.

Donc je me permets ici de faire un petit cours de citation à madame Nathalie Petrowski. Tout d’abord, j’ai mis un hyperlien dans mon texte. Ce que de toute évidence elle ne fait pas. Deuxio, j’ai mis un (…) pour indiquer qu’il y a des bouts de textes de la citation qui manque et que cette citation est justement tirée hors contexte. Ce que madame Nathalie Petrowski ne fait pas non plus. Je suis retournée à ce qu’en dit le devoir, sous la plume du journaliste Antoine Robitaille, dans son article Huitième Journée du livre politique – Lise Bissonnette pourfend gazouillis et placotages et je vous donne la citation, le nom du journaliste, du média, du titre de l’article et de l’hyperlien (soit dit en passant, sa collègue Nathalie Collard elle a eu la délicatesse de mettre un hyperlien dans son texte Lise Bissonnette et les gazouillis) :

(…)Mais la plupart du temps, déplore-t-elle, les reporters se dispersent «sur de multiples plateformes»: participation à des émissions de radio et de télé, ou alors entretien d’une «page Facebook», d’une «ligne Twitter», quand ils ne rédigent pas des blogues! (…)

Madame Nathalie Petrowski n’en retient donc que « la frénésie d’hyperactivité web » et oublie complètement cette portion sur les « participations à des émissions de radio et de télé »? Humm, que c’est étrange et que ça semble faire l’affaire de madame Petrowski? Peut-être aussi que la blogosphère québécoise est lasse de ces guéguerres stériles qu’ont déjà fait ses collègues Franco Nuovo et Patrice-Guy Martin (il y a déjà quatre ans) avant d’eux-mêmes devenir blogueur et qui étaient des polémiques en retard sur les blogosphères Française et Américaine? Ce n’est qu’une hypothèse (sans doute teintée d’autoplogue)? Mesdames Bissonettes et Petrowski sont-elles de leur temps? Lisent-elles vraiment leurs collègues? Sont-elles dans une bulle hors du temps? Les gens de la blogosphère se doivent-ils de constamment répondre aux insignifiances que certains journalistes en mal de polémique soulèvent en retard du reste de la planète? À vous d’en juger. Pour moi ce débat est clos depuis déjà un sapré bon bout de temps et je pense que madame Petrowski est peut-être l’une des dernières dinosaures à ne pas savoir que cette guéguerre est morte et enterrée. D’ailleurs, dans ma politique éditoriale des commentaires (qui manque cruellement à plusieurs médias traditionnels) je dis spécifiquement :

• Les nouveaux commentaires à-propos de billets qui ont été publiés il y a plus de trois mois, même s’ils sont d’à-propos, peuvent ne pas être publiés. Personne n’est parfait et nos idées évoluent. Il est très possible que je ne sois plus du tout d’accord avec ce que j’ai écrit l’an passé. Le blogue est un médium instantané et la discussion des commentaires se doit de l’être aussi. Je suis prête à accorder un certain temps « de flottage », mais vous conviendrez avec moi que les commentaires sur des billets vieux de plus de trois mois, c’est comme de dialoguer avec moi et de me dire « je ne suis pas d’accord avec ce que tu as dit l’an passé »! Tu n’avais qu’à ne pas être d’accord l’an passé. Lis mon blogue régulièrement et commente selon ton gré, sur les sujets du moment.

Madame Petrowski (Nathalie de son prénom, c’est bon aussi d’alterner pour favoriser le référencement) dit aussi :

(…)Si les placoteux sont représentatifs, c’est d’abord d’eux-mêmes, puis d’une infime partie de la population et de l’opinion publique.

Ce qui m’amène à me poser la question. Mais de qui madame Nathalie Petrowski (le Bold ou l’italique c’est bien aussi pour le référencement) est-elle représentative? De la population en générale, de Paul Desmarais, de La Presse, des personnes en manque de visibilité Web (ça va certainement être réglé avec ce billet)?
Puis elle dit aussi :

(…)d’une communauté où l’on est tellement occupé à s’autocongratuler et à s’autopromouvoir qu’on ne prend jamais le temps de s’arrêter pour envisager ce que l’on fait, avec une distance critique et un certain recul.

Là je pense qu’elle parle certainement de plusieurs de ses collègues journalistes qui ne se citent qu’entre eux ou qui ne suivent sur Twitter que leurs congénères. Ce n’est certainement pas représentatif de ma propre twitosphère qui compte (au moment d’écrire ces lignes) 10,058 abonnées pour 8,375 abonnements. Disons que pour moi seule, ça fait une méchante grosse gang. Je soupçonne aussi que les blogueurs et twittereurs (je n’aime pas gazouillis qui fait péteux de brou) en général ont la compréhension qu’il faut donner et partager avec le plus de monde possible, pour devenir et être réellement pertinent et connecté sur le Web. J’ai même déjà écrit contre les Twittersnob dont plusieurs journalistes font parti.

Finalement, elle nous dévoile aussi ce petit bijou :

Si seulement Michelle Blanc était la seule, mais l’autoplogue compulsive est la norme parmi les placoteux. Lisez-moi, regardez-moi, écoutez-moi. Moi, moi, moi… Ce nombrilisme extrême, à mon avis, est bien plus déplorable que le placotage, le gazouillis ou la dispersion.

Je me demande ce qu’elle a bien pu lire dans les blogues, Twitter ou facebook? Comme ce sont des médias personnels, il est tout à fait normal que la personne qui s’exprime parle quelquefois au JE. C’est son médium à elle. Mais il est fortement recommandé de plutôt parler au Je, tu il, nous, vous, ils, comme je le mentionne dans mon billet (autre autoplogue).
En conclusion, il me fera grand plaisir de rencontrer madame Petrowski, en privé si elle a trop la trouille de ses opinions, ou en public, pour débattre avec elle de ses opinions passéistes, erronées et dans le champ…

MAJ

LE commentaire le plus pertinent que j’ai trouvé ici est celui de Christian Aubry (qui est d’ailleurs un ancien journaliste et mon ami, ça teinte certainement ses propos).:

C’est bizarre, cette soudaine agressivité de l’establishment médiatique montréalais. Il me semble que cela traduit un certain désarroi face à la « crise des médias » et au renversement de pouvoir provoqué par l’émergence du Web social.

Cela me rappelle une célèbre citation du Mahatma Gandhi : “First they ignore you, then they laugh at you, then they fight you, then you win.” ;~)

Nathalie Petrowski, Nathalie Petrowski, Nathalie Petrowski, Lire la suite »

Commerce de détail en ligne Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Facebook Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux statistiques des affaires électroniques Twitter ou le microblogging Web 2.0

RDI Économie, L’état du Web 2010 au Québec et la Netiquette

Hier soir j’ai encore eu le plaisir et l’honneur d’être invitée sur le plateau de l’excellent Gérald Fillion, à son émission à RDI En direct sur l’économie. Nous nous retrouvions pour parler du plus récent sondage du CEFRIO/Leger Marketing : Enquête NETendances 2009 – Les Québécois passent à la mobilité « intelligente ». J’y discute des chiffres très positifs présentés dans le sondage, mais aussi des chiffres qui n’y sont pas et qui font état de notre « haute vitesse » qui s’y on la compare au reste du monde, est plutôt très lente, et des entreprises québécoises qui tirent de la patte en matière d’adoption des technologies (tel que révélé dans l’étude du CEFIO NetPME) et de notre économie numérique qui chaque mois, voit de 30 à 60% des dépenses en ligne, sortir du pays.


Gérald Fillion – Le web en 2010
envoyé par radio-canada. – L'info video en direct.

Le communiqué du CEFRIO
Autres billets sur le sujet
Les sites web des entreprises québécoises sont d’une désuétude…

Les achats en ligne des Québécois qui sont faits hors du pays de 30 à 60% chaque mois

Moins de 10% du vol d’identité vient de l’internet

Par ailleurs, ce matin j’étais avec la très gentille Isabelle Maréchal au 98.5FM pour discuter de Netiquette.

Entrevue avec Isabelle Maréchal à propos de la Netiquete

RDI Économie, L’état du Web 2010 au Québec et la Netiquette Lire la suite »

Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux Twitter ou le microblogging Web 2.0

Le Lab VOXtv – Chronique : Usurpation d’identité, Twittersnob, domaineurs et autres fléaux

Pour ma vingt-deuxième chronique à l’émission LeLab, je discute avec Philippe Fehmiu de Usurpation d’identité, Twittersnob, domaineurs et autres fléaux. La voici donc :
Usurpation d’identité, Twittersnob, domaineurs et autres fléaux

Je vous invite aussi à revoir et à relire mes billets :
De l’usurpation d’identité sur les médias sociaux

De l’usurpation d’identité sur les médias sociaux II

Menace de mort néo-nazi

Ces organisations qui ne comprennent pas Twitter

Twitter, comment suivre des milliers d’usagers et les Twittersnobs

Les compagnies sur Twitter et Twitter comme outil de marketing et de relations publiques

Primeur : Des sites du gouvernement du Québec squattés par des domaineurs

Le Lab VOXtv – Chronique : Usurpation d’identité, Twittersnob, domaineurs et autres fléaux Lire la suite »

Commerce électronique: mythes Edito sans question politique et internet Technologies Internet Twitter ou le microblogging Web 2.0

Cyberespionnage, sécurité, vol d’identité, Web 2.0 et chasse aux sorcières

ujourd’hui a été mis à jour un rapport SHADOWS IN THE CLOUD: Investigating Cyber Espionage 2.0, un rapport conjoint de Information Warfare Monitor et Shadowserver Foundation. Ce rapport met à jour les tactiques d’espionnages à l’ère du Web 2.0. Il est capital et il illustre clairement le besoin d’éducation et de mise sur pied de politiques de sécurité informatiques. Leur conclusion est d’ailleurs éclairante quant aux besoins d’établir des politiques et des pratiques de sécurités claires et efficaces :

Finally, a major implication of the findings of Shadows in the Cloud relates to the evolution towards cloud computing, social networking and peer-to-peer networking technologies that characterize much of the global networked society today. These new modes of information storage and communication carry with them many conveniences and so now are fully integrated into personal life, business, government and social organization. But as shown in the Shadow investigation, these new platforms are also being used as vectors of malware propagation and command and control (Office of Privacy Commissioner of Canada 2010).

It is often said that dark clouds carry with them silver linings, but in this case the clouds contain within them a dark hidden core. As we document above, blog hosting sites, social networking forums and mail groups were turned into support structures and command and control systems for a malignant enterprise. The very same characteristics of those social networking and cloud platforms which make them so attractive to the legitimate user — reliability, distribution, redundancy and so forth — were what attracted our attackers to them in setting up their network. Clouds provide criminals and espionage networks with convenient cover, tiered defences, redundancy, cheap hosting and conveniently distributed command and control architectures. They also provide a stealthy and very powerful mode of infiltrating targets who have become accustomed to clicking on links and opening PDFs and other documents as naturally as opening an office door. What is required now is a much greater reflection on what it will take, in terms of personal computing, corporate responsibility and government policy, to acculturate a greater sensibility around cloud security.

Sur le site de Infowar monitor, on peut lire un commentaire qui m’interpelle particulièrement :

Is the cyber threat overblown?

Am I the only person — well, besides Glenn Greenwald and Kevin Poulson — who thinks the “cyber-warfare” business may be overblown? It’s clear the U.S. national security establishment is paying a lot more attention to the issue, and colleagues of mine — including some pretty serious and level-headed people — are increasingly worried by the danger of some sort of “cyber-Katrina.” I don’t dismiss it entirely, but this sure looks to me like a classic opportunity for threat-inflation.

Mind you, I’m not saying that there aren’t a lot of shenanigans going on in cyber-space, or that various forms of cyber-warfare don’t have military potential. So I’m not arguing for complete head-in-the-sand complacency. But here’s what makes me worry that the threat is being overstated.

Toute nouvelle technologie devient une porte d’entrée possible des cyberespions. La porte la plus facile à utiliser a toujours été et restera celle de l’humain et non pas celle des machines. Ce sont les usagers eux-mêmes qui représentent le plus grand risque. C’est vieux comme le monde et ça le restera pour les temps à venir. Ayant travaillé à Bell Canada, je suis au fait des risques d’intrusions que posaient les systèmes téléphoniques modernes. Ayant aussi fait une formation d’officier lors de mon passage au Collège Militaire Royal de St-Jean, lors de nos cours de géostratégie et d’histoire militaire, nous parlions du concept d’épée et de boucliers. Ce concept dit en gros que pour chaque épée qu’on développe, un bouclier peut être développé pour la contrer et vice-versa. Cette lutte épée vs bouclier est donc incessante depuis la nuit des temps et risque fortement de continuer. Comprenez bien que le débat sécuritaire est capital, mais il a aussi tendance à facilement dégénérer et à créer de fausses peurs qui justement servent à faire vivre l’industrie de la sécurité et de la paranoïa, nommément, celle de l’ISIQ dont j’ai maintes fois parlées ici et celle du Web 2.0 bashing et de la baloune du vol d’identité. Les derniers chiffres de Phonbuster parle d’une baisse constante du vol d’identité au canada et comme je l’ai maintes fois répété, le vol d’identité n’est pas un problème Web puisque 70% de ceux-ci se font dans votre récupération, vos déchets, par téléphone et dans votre boîte aux lettres.

Bien des conneries ont été dites aujourd’hui par rapport à Twitter et aux autres technologies Web 2.0 cités dans ce rapport. J’aimerais juste ici répété ce qui est écrit noir sur blanc dans ce même rapport :

The attackers’ command and control infrastructure consists of three interrelated components. The first component consists of intermediaries that simply contain links, which can be updated, to command and control servers. During our investigation we found that such intermediaries included Twitter, Google Groups, Blogspot, Baidu Blogs, and blog.com. The attackers also used Yahoo! Mail accounts as a command and control component in order to send new malicious binaries to compromised computers. On at least one occasion the attackers also used Google Pages to host malware. To be clear, the attackers were misusing these systems, not exploiting any vulnerability in these platforms. In total, we found three Twitter accounts, five Yahoo! Mail accounts, twelve Google Groups, eight Blogspot blogs, nine Baidu blogs, one Google Sites and sixteen blogs on blog.com that were being used as part of the attacker’s infrastructure. The attackers simply created accounts on these services and used them as a mechanism to update compromised computers with new command and control server information. Even a vigilant network administrator looking for rogue connections exiting the network may overlook such connections as they are routine and generally considered to be safe web sites. The use of social networking platforms, blogs and other services offered by trusted companies allows the attackers to maintain control of compromised computers even if direct connections to the command and control servers are blocked at the firewall level. The compromised computers can simply be updated through these unblocked intermediaries to point to a new, as yet unknown, control server.

Cyberespionnage, sécurité, vol d’identité, Web 2.0 et chasse aux sorcières Lire la suite »

Gouvernement électronique politique et internet

Directrice des communications médias sociaux pour Stephen Harper, Premier ministre du Canada

Hier soir je reçois un téléphone de Stephen Harper, le premier ministre du Canada. C’était déjà une première pour moi. C’est que monsieur Harper me demande de devenir sa directrice des communications médias sociaux, pour lui-même et pour son gouvernement. Il veut aussi que j’assiste à certaines réunions à titre de conseillère spéciale économie numérique et politique des technologies de l’information pour le conseil privé. J’en suis flabbergastée. Sur le cul, sans mots. J’ai donc pris la route pour rejoindre ma Bibitte d’amour et en discuter avec elle. Je suis consciente que mon expertise en est une de pointe, que je peux certainement aider le premier ministre dans ses communications limpides avec les citoyens, que ma condition de transsexuelle aidera son gouvernement à se rapprocher des groupes de pression GLBT et qu’à l’instar de Nicolas Sarkozy qui s’était adjoint les services de Loïc Le Meur lors de sa campagne présidentielle, monsieur Harper reconnait que de travailler avec les meilleurs d’un domaine est certainement une voie positive. Après avoir dormi sur la question, je plonge et j’accepte ce défi de taille. J’ai longuement discuté avec monsieur Harper et lui ai fait part de ma vision d’une saine communication sociale qui se doit d’être bidirectionnelle, authentique, et directe. Il est tout à fait d’accord avec ces préceptes qu’il veut réellement mettre de l’avant. C’est pourquoi il m’a donné la permission de vous faire ce billet ce matin et de vous informer qu’un communiqué officiel sortira un peu plus tard aujourd’hui. Je vais entreprendre ce nouveau défi à temps partiel puisque je dois terminer des mandats en cours avec d’importants clients. Mais à partir du 1 juillet, je serai définitivement en poste, à temps plein, pour servir mon pays. J’ai aussi la permission de continuer ce blogue et de mettre en pratique pour moi-même, ce que je vais mettre en pratique pour monsieur Harper et son cabinet. En outre, monsieur Harper insiste pour que je développe une politique médias sociaux (incluant Facebook) qui soit ouverte mais sécuritaire, pour les membres du gouvernement et leurs attachés politique (le cas Leo Housakos a été une gifle pour monsieur Harper). Nous mettrons sur pieds plusieurs blogues (incluant une politique éditoriale des commentaires déclinés de celle de mon blogue et plus politiquement correcte), rafermiront le dialogue avec les citoyens via Twitter, et Facebook et utiliseront de façon innovante Flickr, YouTube, Slideshare, LinkedIn. Je sais que nous sommes le premier avril et que c’est un moment étrange pour sortir cette nouvelle mais les nouvelles arrivent lorsqu’elles arrivent et je n’y peux rien.

MAJ

Bin oui, c’est ma blague du premier avril. Comment certains auraient-ils pu croire que je lâcherais ma pratique de consultante et de conférencière que j’aime tant et qui me fait très bien vivre merci, pour aller faire tourner un ballon sur mon nez (sur un air bien connu) à Ottawa? Surtout pour travailler pour l’un des gouvernements les plus rétrogrades en matière de droits des Gais, lesbiennes, bisexuels et transsexuelles. D’un autre côté, c’est aussi vrai qu’avec les gaffes communicationnelles et médias sociaux qui s’accumulent du côté d’Ottawa, il est clair qu’ils ont besoin d’aide et que je suis en mesure de les mettre dans le droit chemin. Je le fais d’ailleurs pour plusieurs entreprises qui requièrent ma discrétion et je respecte tout à fait ce choix. Il; est vrai que si les concurrents savent que je suis consultante dans une organisation, ils sont sur les dents. Je remercie tout de même tous ceux qui m’ont souhaité bonne chance et qui ont cru en ce canular, mais j’aime trop mon indépendance pour la laisser aller pour si peu. De plus, je n’ai jamais affiché mes couleurs (quoiqu’il appert que je suis plus de droites, que de gauches disons) parce que j’aime trop fesser sur tous les partis politiques pour me peinturer dans le coin. Quoi qu’il en soit, j’ai bien ri de voir toute cette bouillabaisse lever ce matin et comme cette année le 1er avril coïncide avec le jeudi saint, vous trouverez sans doute la force de me pardonner

Cette « nouvelle » a aussi été reprise par LCN

Directrice des communications médias sociaux pour Stephen Harper, Premier ministre du Canada Lire la suite »

Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques Marketing 2.0 Médias sociaux Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging Web 2.0

Quelle pourrait être la valeur d’un twitt commandité?

Ce soir, je remplissais ma portion du contrat dans ma mise aux enchères d’une valeur de 1123.48$ au profit de la Guignoleeduweb.org, et plus spécifiquement à Moisson Montréal, comme il est expliqué dans le commentaire d’Orangium, dans mon billet Michelle Blanc aux enchères. Or dans ma mise aux enchères, il était stipulé dans ma mise à jour #3 :

MAJ3
MichelleBlanc aux enchères: pour augmenter la valeur de l’enchère, je m’engage à faire billet spécial sur le vainqueur.

Éric (il est timide et ne veut que je parle de lui que par son prénom) me fait la commande spéciale de faire un billet sur la valeur commerciale d’un twitt commandité. Je m’exécute donc avec le plus grand des plaisirs (et je vous fais remarquer qu’en plus d’être généreux avec son don, Éric est une personne vraiment sympathique avec qui j’ai eu grand plaisir à passer mon 2 heures à jaser d’open source, de dot net, de modèles d’affaires, de passion et d’une foule d’autres choses). Voici donc sa (ou plutôt ses) questions :

« Quelle est la valeur monétaire d’un retweet par Michèle Blanc, Vincent Abry, Bruno Guglielminetti, ou Dominic Arpin ? »
donc :
– Combien demanderaient ils s’ils étaient sollicités par une entreprise pour faire un retweet sur un article précis, sur une base régulière. Est-ce qu’ils ont un code d’éthique personnelle contre ça ? Est-ce qu’ils l’ont déjà fait, ou ont déjà été approchés pour le faire..
Je m’occupe de questionner Michèle et Vincent. Je te laisse les 2 autres, s’ils acceptent de jouer le jeu.
– Combien vaut un retweet de ces gens ? C’est quoi les retombées ? un seul retweet par un de ces grands peut amener par la suite des dizaines voir des centaines de retweets par des plus petits.

Je sais que ça peut partir dans toutes plein de directions. J’aimerais une partie avec les 4 personnes, puis ensuite des stats. Peut être trouver des données sur d’autres grand twiteux anglo..

avec un peu de dérision sur tout ça. Moi ça me fait rire ce sujet.

Or donc que que… Voici ma réponse
Je n’ai aucune idée sur le fait que Bruno Guglielminetti ou Vincent Abry ou Dominic Arpin aient ou non déjà commandité des twitts ou des retwitts. Je crois cependant que la valeur d’un retwitt, serait moins élevée que celle d’un twitt. Pour la valeur d’un twitt, il est établi par http://bo.tweetsponso.fr/ que l’un de mes twitts, à vocation publicitaire, pourrait valoir 430€ (au moment d’écrire ces lignes). DominicArpin vaudrait 500€, Bruno Guglielminetti (via son compte RC_CarnetTechno) 290€ et VincentAbry 220€. Ces valeurs sont toutefois hautement spéculatives et comme pour l’évaluation municipale d’une propriété, il s’agit plus d’un ordre de grandeur qu’autre chose. Pour ce qui est de la valeur de retwitt, comme ça ne vient pas directement du twittereur lui-même, on peut supposer que cette valeur serait moindre que celle d’un twitt.
Concernant la question à propos de l’éthique, je suis d’avis que Twitt ou qu’un billet de blogue qui est commandité, se doit d’être clairement identifié comme tel. J’ai déjà fait des billets commandités, par exemple pour ce billet de Deloitte, Deloitte Concours Ma TMT, prédictions technos 2010

Dévoilement : Je suis très fière de faire partie du jury trié sur le volet qui jugera de vos prédictions et je facture avec grand plaisir Deloitte pour participer à leur effort des Prix TMT du Canada (et ils ne sont pas radins).

Je pourrais aussi faire des Twitter commandités en mentionnant le mot clé « commandite », ou sponsor comme l’a déjà fait le célèbre PerezHilton :

Sponsored: I love to mix bright colors with classic styles to shake things up! Tweet style tips to #gapstyletips to appear on CocoPerez.com!
http://twitter.com/PerezHilton/status/3561639693

On s’entend pour dire que nous ne sommes pas encore là au Québec, mais c’est une question de temps. Entretemps, il me fait toujours plaisir de gratuitement « licher » (lire ici faire une promo positive gratuite pour les potes d’outre-Atlantique) des entreprises qui ont le tour de me charmer, comme je le fais régulièrement pour le Laika, ou pour ce resto Bistro L’ardoise, comme je l’expliquais dans mon billet : De l’impact des médias sociaux en régions éloignées. Je fais remarquer aussi au passage que la FTC (Federal Trade Commision) a déjà suggéré des balises volontaires pour le bouche-à-oreille sur le Web :

Under the revised Guides, advertisements that feature a consumer and convey his or her experience with a product or service as typical when that is not the case will be required to clearly disclose the results that consumers can generally expect. In contrast to the 1980 version of the Guides – which allowed advertisers to describe unusual results in a testimonial as long as they included a disclaimer such as “results not typical” – the revised Guides no longer contain this safe harbor.
The revised Guides also add new examples to illustrate the long standing principle that “material connections” (sometimes payments or free products) between advertisers and endorsers – connections that consumers would not expect – must be disclosed. These examples address what constitutes an endorsement when the message is conveyed by bloggers or other “word-of-mouth” marketers. The revised Guides specify that while decisions will be reached on a case-by-case basis, the post of a blogger who receives cash or in-kind payment to review a product is considered an endorsement. Thus, bloggers who make an endorsement must disclose the material connections they share with the seller of the product or service. Likewise, if a company refers in an advertisement to the findings of a research organization that conducted research sponsored by the company, the advertisement must disclose the connection between the advertiser and the research organization. And a paid endorsement – like any other advertisement – is deceptive if it makes false or misleading claims.

Quelle pourrait être la valeur d’un twitt commandité? Lire la suite »

Innovation Marketing 2.0 Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux Technologies Internet Web 2.0 Web mobile

Le Lab VOXtv – Chronique : géolocalisation, médias sociaux et le phénomène « Foursquare »

Pour ma vingt-et-unième chronique à l’émission LeLab, je discute avec Philippe Fehmiu de Barack géolocalisation, médias sociaux et le phénomène « Foursquare ».: La voici donc :

Géolocalisation, médias sociaux et le phénomène « Foursquare »

Je vous invite aussi à revoir et à relire mes billets :
Foursquare, le futur des médias sociaux

Laika Montréal, déjà 10 ans

Ma Bibitte d’amour

Le Lab VOXtv – Chronique : géolocalisation, médias sociaux et le phénomène « Foursquare » Lire la suite »

Bibitte Électrique Collaborateurs de ce blogue

Bibitte Électrique : À propos de ma rétrospective musicale 2009

Voici au autre, des trop rares billets, de ma très chère collaboratrice d’amour (c’est ma conjointe depuis plus de 15 ans) Bibitte Électrique, que vous pouvez désormais suivre aussi sur Twitter et Facbook.

Il est un peu tard, mais il n’est jamais trop tard :
Ai j’entendu cette phrase chantée par un crooner dans un piano-bar à une époque où ma défunte mère adorait s’y faire servir un café cochon (café flambé Irlandais ou Espagnol), après un somptueux repas pris dans un chic hôtel de la métropole? Côté musique, tout ce que je sais de ses goûts, c’est qu’elle était totalement envoutée par le style et la voix sulfureuse de Peggy Lee. Lorsque j’étais toute petite, pendant qu’elle préparait le souper, elle m’installait devant l’émission de Ti-Blanc Richard et de sa fille Michelle et il paraît que j’étais hypnotisée??? Plus tard, j’ai découvert American Band Stand, Jeunesse d’aujourd’hui, The Ed Sullivan Show, The Monkeys et autres émissions connexes. Dans le noir et blanc de ma maison, émergeait la couleur de la musique.

J’ai vu mon premier spectacle pop à la Place des Arts. Je crois que j’avais autour de 10 ans. Ma cousine m’avait amenée voir The Turtles. Plus impressionnant fut mon 2e spectacle. J’étais pensionnaire au couvent de Lachine, en secondaire II et j’avais demandé et obtenu une demande spéciale pour aller voir Led Zepelin au Forum de Montréal. Je ne sais toujours pas sous quelle pression de ma mère, les bonnes sœurs avaient accepté? Et j’ai assisté à un événement qui a définitivement ouvert mes horizons côté musical. Si mon souvenir est bon, le batteur John Bonham avait fait un solo d’environ 20 minutes, dont une partie avec ses mains. Je suis sortie de là trempée et passionnée. Au cours de la même période, je découvrais Hendrix. J’avais proposé à l’une de mes amies de cueillir des marguerites et des pissenlits pour les vendre aux automobilistes en échange de quelques écus (nous étions les précurseurs de nos « squeegees » actuels )… Littéralement, c’était l’époque « flower power » et on allait s’acheter des bonbons et de la liqueur, pour ensuite s’installer devant un poster psychédélique de Jimmy Hendrix, les haut-parleurs, dans le fond, collés sur nos oreilles. On essayait d’halluciner à jeun. À cette époque, le Billboard, nous informait des nouvelles sorties. Aujourd’hui, il y a tellement d’artistes à découvrir et à connaître qu’il est temps que je prenne ma retraite pour m’y consacrer davantage. Entretemps, revenons à nos moutons pour que je vous partage ma sélection 2009.

  • Julie Doiron : L’album I can wonder what you did with your day. Comfort food, bio, techno, grano. Timide et expansif, comme son sourire.
  • A Place to bury strangers : L’album Exploding Head. Rock shoegaze. Le volume au maximum, pour apprécier l’ampleur et la profondeur de l’exécution. À la fois « loud » exubérant, atmosphérique. On dit d’eux qu’ils sont « the loudest band in New York ».
  • The XX : Album éponyme. Pop soul new wave. Désarmant de simplicité. Pour le beat minimaliste et sensuel.
  • Micachu : Album Jewellery. Electro-pop punk. Un patenteuse au regard un tantinet espiègle et un croisement entre Carrot Top et Fifi Brin d’acier. Elle a fait ses études au Guildhall School of Music et a composé pour l’Orchestre Philarmonique de Londres. Cet album est produit par Matthew Hebert. Frais, dynamique, déroutant et dansant.
  • Emiliana Torrini : Album Me and Armini. Pop folk d’été. Une belle voix Islandaise. Une des artistes que m’a fait découvrir Luc, de la boutique indépendante l’Oblique. J’en ai fait cadeau trois fois l’an dernier.
  • Wilco. The Album. Rock. La clarté de l’esprit et de l’expression. Le spectacle de L’Olympia de février dernier, m’a fait suée, dans le bon sens du terme. Un de mes spectacles favoris de la dernière décennie. Généreux.
  • Clues : Album éponyme. Indy-pop, Subtil, Ambitieux, Profond, Dérangeant, Envoutant. En première partie de leur dernier spectacle à La Salla Rossa, j’ai pu apprécier Braids, de Montréal. La parution de leur premier album sera à venir bientôt.
  • Fred Fortin : Album Plastrer la Lune. Rock Country-folk. Parce qu’il est beau et en plus, il n’a pas la langue dans sa poche. À la fois incisif et tendre, poétique et ludique.
  • Nosaj Thing : L’album Drift. Electro Expérimental Hip-hop. Beat sophistiqué. Nocturne. Je ne m’y connais pas beaucoup en musique électronique mais je m’y aventure à l’occasion. Un de mes albums préférés de l’an dernier était d’ailleurs l’album du groupe Flying Lotus.
  • Normand Guilbeault ensemble : Hommage à Mingus. Torride. J’aime beaucoup le pianiste Normand Deveault, un passionné de son art.

et d’autres :

Bibitte Électrique : À propos de ma rétrospective musicale 2009 Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

Menace de mort néo-nazi

Hier j’ai passé une journée des plus angoissantes. C’est que j’ai découvert grâce à divers mécanismes de monitorage de mon brand, que je suis la cible de menace de mort fait sur un site YouTube, faisant l’apologie du néo-nazisme et d’Hitler. J’ai fait un rapport de police en matinée puisque des menaces de mort, directe m’avaient été faites sur un autre site Web, en commentaire à une mention de ma personne.

(Suspect) gros pute 2 months ago
(Complice) @(Suspect) Une shemale lol 2 months ago
(suspect) i know xD OMG !!! kill her ! xD hmm him lol hahah 2 months ago

Puis, de fil en aiguille, je me rends compte que le suspect en question avait écrit sur son propre site il y a 21 heures :

(suspect) he is a bitch and a transvestite !! i think i have a plan for him ! hahaha i will laugh and some thousand of people too

et une journée avant

(suspect) totally not! cause… i agree people who hate Hitler they are not bright. but… they are completely fool if they say that. cause people like this shit on my back ground. are with  » antifascist  » groups cause only stupid like them accept, : transvestite,homosexual….. suck of course  (interlocuteur) suck the cock of michelle ! like the lesbian one  » (interlocuteur)

Ce qui est troublant de cette histoire, est que le jeune a fait de son canal YouTube, une relique à ma personne, comme vous pouvez en jugez pas la capture d’écran plus bas Il fait aussi l’apologie de la solution totale des Panzer, des armes et qu’il écrit dans son profil.

i’m not for all kind of homosexuality, but i prefer lesbian than fucking gay like: varangainae . so i prefer that site. look how nazis are not gay !


Disons que j’ai déjà eu de nombreux courriels haineux dont un particulier qui me souhaitait que mon chirurgien pratiquant mon intervention de changement de sexe, manque son coup. Mais un cas d’une telle intention meurtrière et d’une telle intensité envers ma personne, ne m’était jamais arrivé auparavant.
J’ai donc utilisé mes ressources pour trouver ce détraqué, le traquer à mon tour, ramasser les preuves qui serviront à une enquête criminelle, ou à une poursuite au civil. L’un de mes contacts, qui ironiquement est aussi transsexuelle, a fait avec lui du social hacking et l’a mené dans un traquenard Web.
Pourquoi je vous parle de ça ce matin? Tout d’abord parce que je me dois de rassurer les gens que j’ai inquiétés hier sur Twitter et Facebook. Parce que l’homophobie et la transphobie existent encore dans notre société et qu’il faut que ça se sache.  Parce que finalement, après discussion avec plusieurs personnes étant impliqué dans ce genre de dossier, étant donné que ma vie ne semble pas en danger iminent, qu’il n’y a pas eu de manifestation physique claire, les policiers n’ont pas les ressources nécessaires pour traiter ce genre de dossier et qu’ils sont plus prompts à mettre ces ressources pour les enquêtes de pornographie infantile ou pour résoudre les crimes déjà commis que pour ceux dont le dessein n’est pas encore accompli.
En conclusion, je sors de cet événement meurtri psychologiquement, inquiète de ma sécurité et consciente plus que jamais que d’avoir été ouverte et médiatisée comme transsexuelle, a fait de moi une cible pour plusieurs détraqués mentaux qui courent dans les rues. Ce qui me rassure toutefois est que j’ai eu une formation militaire, que je sais me défendre et que je n’ai jamais perdu mon sang froid…
MAJ
Avec l’aide de mon amie, nous avons été capables de retracer l’un des trois profils Facebook de ce désaxé mental. À la lecture de sa description, on peut facilement comprendre que ce suspect a besoin d’une aide psychologique assez urgente (c’est le moins qu’on puisse dire). Le hic est que les services de police n’ont peut-être pas la même définition que moi de ce que peut être une urgence. Il me semble qu’après Dawson et Polytechnique, ça aurait été bien qu’une escouade « anti crackpot du Web » ait été mise sur place…

MAJ2

Le 6 mai dernier, un individu a comparu en cour pour répondre à des accusations criminelles de menace de mort à mon endroit. C’est quelqu’un de la couronne nord, il a avoué son crime lors de l’interrogatoire de l’excellent sergent-détective du SPVM qui était affecté à mon dossier. Comme c’est la première offense de cet individu, il risque fortement d’avoir des travaux communautaires comme sentence, mais il aura tout de même un casier judiciaire. Il devrait retourner en cour un début juillet pour les représentations sur sentence et autres formalités légales. Lorsque je discuterai avec le procureur de la couronne, je demanderai à ce que la sentence de travaux communautaire (si c’est le cas) soit faite auprès de l’une des nombreuses organisations gaies de Montréal. Ainsi, cette personne sera forcée de côtoyer des gais et il se rendra probablement compte que ce sont des gens somme tout ordinaire, de bon aloi et que les préjugés qu’il avait à leur encontre ne sont certainement pas fondés. Je vais aussi insister auprès du procureur pour que l’accusé ait un suivi psychologique. Quoi qu’il en soit, je suis très reconnaissante du professionnalisme et de la célérité des interventions du SPVM et je vais dormir plus confortablement désormais. Comme je le disais dans mon billet/chronique Le Lab VOXtv – Chronique : tatouage numérique, identité numérique, déconnage et connerie sur le web, on peut certainement dire n’importe quoi sur le Web, même anonymement mais les preuves restent et elles peuvent entraîner des conséquences.

P.-S. Le sergent-détective qui a travaillé sur le dossier m’a demandé de ne pas partager les techniques et astuces utilisés afin de retracer le criminel. C’est que ces informations pourraient servir d’autres connards. Je comprends très bien cette requête du SPVM et je vais donc me retenir de l’expliquer ici.

Menace de mort néo-nazi Lire la suite »

BLOGROLL

Les blogues que j'estime
Les copains
Les copines
Les organisations auxquelles je participe
Mes autres présences Web
Mes clients (liste partielle)
Retour en haut