Economie des affaires électroniques

Commentaires ou articles sur différents aspects de l’économie du commerce électronique.

Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Edito sans question Marketing Internet Medias et Internet Technologies Internet

Le P2P, Bit Torrent et la polémique

Avant que je ne jase de P2P faisons une petite mise au point. Je n’ai pas de problèmes avec les sujets qui soulèvent la polémique, mais dans les commentaires, vous avez le droit de ne pas être d’accord, mais votre désaccord doit se manifester dans les limites de ma politique éditoriale de blogue sinon ils seront coupés. Pourquoi je vous parle de ça? C’est que ce week-end, j’ai mis un statut dans ma page Facebook qui a enflammé un débat. Celui de « pour ou contre l’échange de fichiers ayant des droits d’auteur » :

Vais devoir apprendre Bit Torrent pour télécharger la saison 5 de Lost

Puis le feu s’est mis aux poudres.
Petite mise en contexte.
Je suis une grande admiratrice de Lost. J’ai payé la location des DVD des 4 premières saisons en entier. Nous sommes maintenant à la cinquième saison qui est visible à la télévision gratuitement chaque semaine. D’ailleurs, le télédifuseur local, CTV, rend disponible gratuitement les épisodes 505 à 508, mais les épisodes 501 à 504 ne sont pas disponibles en ligne au Canada. Tous les épisodes de cette saison seront de nouveaux disponibles en DVD l’automne prochain. Donc qu’elles sont mes options pour écouter les épisodes manquants :

1. Je peux me trouver un copain qui a enregistré tous les épisodes de cette année et qui est assez gentil pour me prêter ses copies DVD personnelles. Ce geste est tout à fait légal.
2. Je peux aller sur un site d’échange P2P et télécharger les épisodes manquant en HD et les écouter dès maintenant. Ce geste est illégal.
3. Je peux déjouer le système de sécurité du site de la chaîne ABC et faire croire que mon PC regarde les épisodes depuis le territoire américain alors qu’il est en fait en territoire canadien. Ce stratagème masque mon adresse IP et me permet de naviguer de manière anonyme. Ce geste entre dans une zone grise réglementaire.
4. Je peux attendre plusieurs mois afin que les épisodes soient de nouveau disponibles à mon centre de location DVD local. Ce geste est tout à fait légal, mais je devrai attendre plusieurs mois avant de poursuivre cette série pour laquelle j’ai déjà payé le gros prix et pour laquelle j’ai déjà fait amplement de promo gratuite dans mes statuts Facebook et Twitter.

Je dois aussi mentionner que dans mon statut je dis que je dois apprendre le mécanisme de téléchargement Bit Torrent. Je ne sous-entends pas que je suis une dinosaure, juste que par principe, je préfère payer pour mes contenus que de les télécharger gratuitement via le Web. Je n’utilise plus de réseaux POSTE-À-POSTE depuis l’époque glorieuse de Napster. Pourquoi je préfère payer? Tout simplement parce que ces réseaux d’échanges contiennent beaucoup de virus, que les fichiers échangés sont souvent de piètre qualité audio et vidéo, qu’ils coûtent un bras et une jambe en bande passante et prennent une éternité à se télécharger. Ma réflexion est aussi celle que se fait une grande majorité de consommateurs. Bref, ce week-end, j’ai peut-être commis un acte qu’on dit illégal. J’ai peut-être téléchargé et écouté les séries 501 à 504 et ai peut-être déjà effacé ces fichiers de mon ordi. Ai-je peut-être eu de la difficulté à dormir? Non peut-être pas du tout. Je ne me sens peut-être pas plus coupable que si un pote m’avait prêté son enregistrement DVD de l’émission depuis sa télévision. Aurais-je préféré avoir l’opportunité de payer pour voir ces épisodes? Ho que oui. Ai-je nui à l’industrie? Non puisqu’à partir de maintenant je vais écouter le reste des émissions à partir du site de CTV et de la télévision et que je vais me farcir leur pub avec grand plaisir (Ok comme j’ai un enregistreur numérique personnel, je vais faire « fast foward » lors des publicités). Donc cette petite situation qui m’est personnelle illustre un grand dilemme et un manque d’adaptation de l’industrie de la télévision en ligne. Cette industrie devrait être plus à l’écoute des consommateurs et rendre disponibles les émissions selon leurs besoins. D’ailleurs, l’un de mes nouveaux clients est un producteur de série télévision qui est déjà largement disponible sur YouTube contre son gré. Mon conseil est de demander à YouTube de retirer toutes les vidéos de son entreprise qui s’y trouvent et de lui-même, se faire une page YouTube et d’y télécharger l’entièreté de son corpus, en basse résolution, de rediriger les auditeurs vers le site de son entreprise ou sont disponibles, moyennant paiement, les mêmes vidéos an HD et avec une qualité audio irréprochable. Je suis certaine que ça va faire un tabac.
Avant de me tirer des pierres, de me traiter de voleuse ou de manque d’éthique, sachez que plusieurs études démontrent hors de tout doute que le partage de fichiers, au lieu de nuire aux industries du disque, ou de la TV, a dans les faits un impact sur la croissance des ventes :
The Effect of File Sharing on Record Sales An Empirical Analysis Felix Oberholzer-Gee et Koleman Strumpf, Harvard Business School, UNC Chapel
Impatient TV viewers turn to BitTorrent
Dutch government study finds file sharing positive
The Impact of Music Downloads and P2P File-Sharing on the Purchase of Music: A Study for Industry Canada

The report, prepared by University of London researchers, Birgitte Andersen and Marion Frenz, found that music downloads have a positive effect on music purchases among Canadian downloaders but that there is no effect taken over the entire population aged 15 and over.

Merci aux potes Facebook de m’avoir indiqué ces études.

MAJ
La situation du P2P est semblable au mythe de l’Hydre de Lerne et la question qui se pose, laquelle de ses têtes est celle qui est immortelle?

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Blogues d'affaires Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques Innovation Marketing 2.0 Marketing des univers virtuels Marketing Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique Tourisme en ligne Web 2.0

Le Web 2.0 chez les organisations

Je vous ai maintes fois parlé de mon client DessinsDrummond qui est un exemple reconnu d’utilisation Web 2.0 dans le secteur du commerce de détail. J’ai maintenant le plaisir de vous annoncer que très prochainement, mon client Tourisme Mauricie mettra en ligne (sous peu) un bijou de site Web et d’applications Web 2.0 dans le secteur touristique. Mais ces jours-ci, je travaille sur l’utilisation Web 2.0 dans les secteurs médical, associatif et même bancaire. Voici donc quelques signets qui pourraient aider ceux qui aimeraient étendre les bienfaits de cette philosophie communicationnelle à différents secteurs d’activités économiques. Parce que le Web 2.0, au-delà du pâté chinois (mash-up) de technologies Web qu’il contient, est d’abord et avant tout une question d’ouverture à ses différents publics et d’ouverture aux dialogues dans un esprit de transparence.
Le Web 2.0 médical
Cet automne, Toronto aura la chance d’accueillir le Medecine2.0 Congress : Web 2.0 in Health and medecine. Afin de s’y préparer, vous pouvez lire How web 2.0 is changing medecine.
Web 2.0 examples in medicine

Application Website Purpose
Bloglines
www.bloglines.com RSS reader
Citizendium
www.citizendium.org/ Expert wiki
Connotea
www.connotea.org Online reference organiser
Del.icio.us
http://del.icio.us Website tagging
Flickr
www.flickr.com/ Photo sharing
Ganfyd
http://www.flickr.com/ Medical wiki
Google blogsearch
http://blogsearch.google.ca Blog searches
Google health
www.google.com/coop/topics/Health Create your own search tool
MedWorm
http://medworm.com/ RSS aggregator
SlideShare
http://slideshare.net Slide sharing
Wikipedia
http://en.wikipedia.org/wiki/ All purpose wiki
YouTube
www.youtube.com/ Video snippets

D’ailleurs, pour suivre un peu l’actualité Médicale Web 2.0 vous pouvez toujours visiter le wiki francophone Medecine 2.0 ou encore naviguer au travers des Top 50 health 2.0 blogs.

Le Web 2.0 bancaire
L’un des secteurs d’activités qui a toujours innové en ligne et qui est l’un des plus actifs au niveau transactionnel est certainement l’industrie des services financiers et des banques. Lorsque l’on sait le coût des mots-clés Adwords associés aux services financiers, on n’est pas surpris d’apprendre que le blogue http://www.bankaholic.com/ a été vendu pour la modique somme de $15 millions de dollars. C’est que le Web 2.0, comme je l’ai expliqué dans le chapitre bloguer pour vendre(PDF) du livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires, permet de facilement atteindre les premiers rangs des résultats de Google et que ça vaut son pesant d’or. De plus, comme l’explique Capitaine Commerce dans son billet Banques et médias sociaux: quelles leçons ?

• Les clients communautaires demeurent clients 50% plus longtemps que les autres
• 43% de visites sur les forums évitent l’ouverture d’un contact “” »plus lourd” »” dans les relations de support
• Les utilisateurs communautés dépensent 54% plus que les autres
• Le support via le web coûte 20 x moins cher que les supports classiques (téléphone, courrier, magasin)
• Les utilisateurs communautaires préfèrent les forums aux contacts mail ou téléphone

Ce sont donc quelques-uns des arguments qui peuvent inciter les banques à faire le virage d’ouverture 2.0. Plusieurs d’entre elles sont déjà dans le bain et se retrouvent lors de BarcampBank afin d’échanger et d’apprendre des collègues innovants. Je vous invite aussi à suivre l’évolution Web 2.0 de ce secteur sur The Bankwatch (je vous invite à y lire How to Web 2.0 your bank) ou encore sur Netbanker.

Les associations Web 2.0
Très peu de choses semblent écrites sur les Associations 2.0 et cela est d’autant plus surprenant que les associations sont en déclin partout dans le monde et que le gros responsable de ce déclin est justement le Web et le Web 2.0. Les motivations les plus importantes pour se joindre à une association sont souvent de faire du réseautage et d’acquérir de la connaissance. Or, il est maintenant très facile de combler ces deux besoins gratuitement via le Web. C’est donc à mon avis l’une des épées de Damoclès qui plane au-dessus du monde associatif et c’est ce qui me surprend de ne trouver que très peu de choses au sujet des associations et du Web 2.0. D’ailleurs, sur ce sujet, Seth Godin était très ironique ce week-end. Dans Beware of trade guilds maintaining the status quo :

Whenever a trade association raises the barricades and tries to lobby their way into maintaining the status quo, they are doing their members a disservice. Instead of spending time and insight and effort reinventing what they do and organizing for a better future, the members are lulled into a sense of security that somehow, somehow, the future will be just like today.
The key takeaway isn’t that the lobbying doesn’t work (though it usually doesn’t). The problem is that the lobbying takes your attention away from the changes you can actually control and implement. Simple example: why doesn’t the NYSRA have a staff of unofficial inspectors who help their members get an A when the real inspector comes around? Why didn’t the RIAA help the record industry figure out how to transform into an industry that would embrace and leverage file sharing?
You don’t have to like change to take advantage of it.

Mais pour les associations qui auraient une vision positive de l’avenir et qui voudraient l’embrasser, je suggère de relire mes billets Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques parti 1 et parti 2 ou encore de suivre les conseils de schipul.com :

1. Allow your members to create and post relevant articles

2. Record your meetings, speakers at conference events or training seminars and podcast / vodcast them on your site

3. Start an association blog using active members of your association as authors

4. Open a rating or commenting system for your Web site content

5. Shoot and share event photos

6. Incorporate a wiki for collaboration purposes

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Le classement de mes 25 célébrités Web du Québec

[caption id="" align="alignnone" width="375" caption="Source: Christian Côté, photographe officiel de l'émission Christiane Charette de la Société Radio-Canada"]Source: Christian Côté, photographe officiel de lémission Christiane Charette de la Société Radio-Canada[/caption]

La semaine dernière, le recherchiste de Christiane Charrette me demande si je veux participer à la création d’une liste des célébrités du Web québécois (sur la base de celle de Forbes) et venir en discuter en ondes avec Bruno Guglielminetti et Dominic Arpin. Juste à voir le grenouillage et l’effervescence que cette liste, qui n’est pas encore en ligne, a causé dans la blogosphère, on se rend vite compte que les listes, on s’en fout, mais qu’il faut être dedans. C’est pourquoi je me sens dans l’eau chaude avec cette histoire, que je sais que je vais faire des malheureux parmi mes amis et mes clients (et même mes ennemis parce que oui, à bitcher sur une base régulière, je m’en suis fait quelques-uns), mais je ne suis pas une femme qui a froid aux yeux et je plonge dans l’eau bouillante, qui je l’espère aura des bubulles afin de me détendre un peu. Cette liste est plus nominative que par décroissance et je me suis inspirée librement de l’esprit de la liste de Forbes. Donc dans ma liste il n’y a pas de personnes qui étaient populaires avant leur arrivée sur le Web (exit les journalistes médiatiques), ce n’est pas une liste « has been revival » comme le dit si bien Sylvain Grandmaison, ou de « wanna be » qui s’en viennent, il n’y a pas non plus de gestionnaires ou d’entrepreneurs Web, qui ne sont pas eux-mêmes sur le Web, donc exit les capitaines ou lieutenants d’industries. De plus, ceux qui ont des blogues, mais des profils Facebook ou Twitter inexistants ou fermés n’aident pas leur cause. Vous pourrez donc me crier des noms par la suite, ou encore faire une chaîne de listes de noms comme le suggère Crapule et ce à quoi je réponds : Les chaînes? Mais c’est sadique! Moi je ne veux pas être enchaînée…

  1. Mon premier choix est une personnalité collective. Elle s’inscrit dans la philosophie de partage du Web, elle est gratuite et elle permet de briser le mythe des gens qui croient que le Web isole les individus. Il s’agit donc de l’esprit de la communauté geek/web de Montréal qui a permis l’éclosion de Yulblog, Yulbiz, Podcamp, PodMtl, Girl Geek Diner, CaseCamp, 3rdTuesday, Montreal Entrepreneur Breakfast, Urler.tv, Pecha-Kucha, Creacamp, Twestival, GuignoléeDuWeb, Île sans-fil, W3Québec, Communautique et de bien d’autres événements et organismes.
  2. Austin Hill, Ange financier, fondateur d’Akoha, de Zero knowledge et philanthrope notoire. Facebookeur et Twittereur. De renommée mondiale anglophone.
  3. Caroline Allard, Mère indigne, exvisu, Grand prix littéraire Archambault et personnalité Elle-France et en primeur (que j’ai entendu à travers les branches) une série Web télé sera adaptée à partir de son premier livre et un deuxième sera publié sous peu. Avide Facebookeuse et Twittereuse elle a fait entrer le blogue dans la littérature. De renommée mondiale francophone.
  4. Mitch Joel, Blogueur émérite et la première personnalité Big Idea Chair et l’homme le plus influent des médias sociaux canadiens, Facebookeur et Twittereur émérite, de renommée internationale anglophone.
  5. Harry Wakefield de Mocoloco.com, cofondateur de Praized et philanthopre de PechaKucha. Son blogue est de renommée internationale anglophone.
  6. Genevieve Lefebvre Chroniques Blonde, ChezJules.TV, avide Facebookeuse et Twittereuse, chroniqueuse pigiste et chroniqueuse radio qui démystifie les blogues.
  7. Martine Gingras de Banlieusardise, le Mom’s blog numéro un du Québec Facebookeuse et Twittereuse.
  8. Benoit Descary le blogueur techno geek le plus connu de la francophonie hors Québec. Avide twittereur.
  9. Martin Ouellette de Provokat. Le premier blogueur publicitaire du Québec et le roi de la pub virale canadienne. C’est aussi un grand conférencier qui dépucelle à grand coup d’images, la pub traditionnelle endormie du Québec.
  10. M-C Turgeon Pionnière des médias sociaux, blogue, balado, Web 3D, organisatrice de Creacamp et innovante artistique Internet à plusieurs égards.
  11. Julien Smith Pionnier du Webcast au Québec et blogueur et twittereur d’influence internationale (anglophone), il est présentement en train d’écrire un livre sur les médias sociaux avec l’une des vedettes du blogue américain, Chris Brogan.
  12. Philippe Martin de N’ayezpaspeur, cofondateur de Yulbiz, collaborateur de l’effort de veille journalistique Aaaliens, collaborateur de Twittlife et l’un des plus influents Twittereur québécois.
  13. Mario Asselin le blogueur pédagogique le plus connu au Québec et ayant un rayonnement international.
  14. Vincent Gautrais l’un des premiers blogueurs prof d’université du Québec et le blogueur légal le plus influent ici. Une sommité mondiale en droit des TI qui se prononce souvent sur le droit des blogues, du vol d’identité et des diverses clauses touchant les aspects légaux du Web. Très sollicité par les médias et donne plusieurs conférences spécialisées.
  15. Claude Malaison monsieur Entreprise 2.0 et intranet du Québec. Avide Twitereur et facebookeur. Auteur de nombreux ouvrages sur le Web et conférencier de réputation internationale (dans la francophonie). Il est aussi le directeur des contenus de Webcom, l’un des événements internationaux Web le plus prestigieux du Québec. Il recrute les plus éminentes personnalités du Web afin qu’elles viennent nous éclairer de leur sagesse lors de son événement.
  16. Martin Lessard Le théoricien et le philosophe du Web et des technos. Son blogue jouit d’une réputation internationale et il est souvent demandé à titre d’expert par les médias ou de conférencier par des organisations voulant comprendre davantage l’internet et ses impacts sur la société.
  17. Kim Vallée l’une des blogeuses les plus lues hors Québec. Elle blogue en anglais, mais c’est une franco. C’est aussi une avide twittereuse qui est particulièrement branchée sur la twittosphère et bloguosphère féminine de la planète.
  18. Carl-Frédéric De Celles blogueur, Facebookeur et twittereur et proprio d’IxMedia, inventeur de buzz.tv et très influent à Montréal, à partir de Québec.
  19. Guillaume Brunet, blogueur, initiateur du blogue de l’APCM, de la régie publicitaire des blogueurs, gestionnaire de nombreux médias sociaux de niche, jury de nombreux prix marketing et conférencier de renom.
  20. Sylvain Carle un pionnier du blogue au Québec et du mouvement « open source ». Cofondateur de Praized et Twittereur émérite.
  21. Michelle Sullivan, blogueuse et avide Twittereuse. Elle a mis les relations publiques à l’ère du blogue.
  22. Michel Baudet avec Têtesaclaque, il a engendré une armée de copycat qui rêvent tous de son succès.
  23. Patrice Guy Martin, rédacteur de direction informatique, blogueur, il développe le concept de Twitt journalistique live.
  24. Isabelle Le blogue culinaire numéro un du Québec.
  25. Denis Boudreau Blogueur et chef de file des standards Web au W3Québec.

Avant de me tirer des tomates, songez qu’il y a encore beaucoup plus de gens influents qui ne font pas partie de cette trop courte liste et que c’est la preuve que notre blogosphère, twittosphère et Facebooksphère est bien vivante et présente sur la toile et que c’est tout à notre honneur en tant que petit peuple dans cet océan Web.

MAJ
L’intégrale de l’entrevue à Christiane Charrette (MP3)
La liste conjointe des 10 personnalités Web du Québec
La liste des 25 personnalités Web de Bruno Guglielminetti

MAJ 2
Cette liste a été reprise par
Branchez-vous
Sympatico/MSN
Infopresse

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À titre de conférencière Economie des affaires électroniques Edito sans question Etudes en commerce électroniques Gouvernement électronique Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet politique et internet Technologies Internet

Techno et innovations, les gestionnaires ne voient pas le lien

Pour quelqu’un comme moi, qui baigne dans la techno et l’innovation à cœur d’année, il m’apparaît inconcevable de savoir que la grande majorité des gestionnaires ne voient pas le rapport entre les deux. C’est ce qu’on peut apprendre d’une étude de PriceWaterHouseCoopers, An executive view of IT governance, via l’Atelier.fr. D’ailleurs selon l’Atelier :

Plus d’un tiers des cadres aborde régulièrement des questions des nouvelles technologies en réunion. Pourtant, une grande majorité ne discerne pas encore l’impact réel de ces dernières sur l’innovation et la compétitivité de leur entreprise. Près de neuf cadres sur dix apprécient l’usage de nouvelles technologies dans leur entreprise. Mais plus de la moitié estime que ces mêmes solutions ne peuvent pas être considérées comme des moteurs de l’innovation. (…)
« Dans le climat économique actuel, les entreprises devraient rechercher des utilisations innovantes des technologies de l’information susceptibles d’accroître la valeur », explique John Thorp, du comité de gouvernance des technologies à l’ITGI. L’une des raisons invoquées est que selon les personnes interrogées, plus de 40 % des entreprises ne mesurent pas la valeur des investissements TIC.

Si nous remplaçons TIC par le Web, le problème est le même. D’ailleurs souvent les PME innovent plus et sont plus efficaces sur Internet parce qu’ils peuvent justement ne pas avoir à se démêler avec tout le « red tape » des grosses organisations et les guerres de clochers des différentes fonctions de gestion des organisations. Je dis souvent que les entreprises auront le Web de la fonction d’affaires qui le contrôle. OK, j’admets que ça va être gros ce que je vais dire là, mais si ce sont les communications qui gèrent le Web, il va y avoir bien du bla-bla et pas de résultats, si ce sont les TI, il va y avoir une grosse infrastructure qui restera vide, ce c’est le marketing, ça risque d’être un site Flash avec un concept « flyé » qui ne vend rien et ainsi de suite. Mon point de vue est que le Web devrait être une fonction séparée des autres et qui devrait jouir de l’apport de toutes les fonctions de l’entreprise puisque que le Web peut très bien aider les ressources humaines, les ventes, la production, la finance ou l’approvisionnement. De plus, le web devrait avoir un siège à la haute direction et prendre part aux orientations stratégiques de l’entreprise. Vous pourriez remplacer le Web par les TIC et ce serait un peu semblable ou gestionnaire par politiciens et vous auriez sensiblement le même constat. C’est pourquoi les petits partis politiques qui n’ont pas les moyens de se faire fourrer par les grosses agences sont plus efficaces sur le Web que les gros partis politiques et que bien des PME engrangent plus de profits Web que des multinationales qui sont pourtant dans le même secteur qu’eux. Donc, allez-y, vous pouvez maintenant me tirer des tomates, mais juste avant, prenez la peine de lire les recommandations de PriceWaterHouseCoopers…

The key messages to be taken away from this survey by executive management:
• Take ownership of IT governance and assume overall accountability over IT
• Make the CIO reporting line as direct as possible to the top executive decision body
• Pay more attention to the potential for innovation IT can offer
• Start measuring the value IT brings (or does not bring) to the enterprise
• Use external advisors as the most effective source of knowledge and guidance in relation to IT governance

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10 conseils pour aider les médias à devenir numérique

La FPJQ (Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec) a beau être de l’ère paléolithique dans ses réactions de primate non évolué, d’autres organismes plus innovants se posent de sérieuses questions quant à l’avenir des journaux et suggèrent des pistes positives pour traverser le raz de marée que la presse traverse partout dans le monde. Pas besoin de rappeler que le New York Times va maintenant vendre de la pub sur sa page frontispice ou que le Christian Science Monitor ne sera plus que numérique ou que les ventes de pub pour la presse écrite continuent leur décroissance.

Consider the plight of newspapers, whose collective revenues will plummet nearly 16% in 2009, after an even more brutal 16.4% decline in 2008, according to eMarketer.

Toujours est-il que le Nieman Fondation For Journalism at Harvard, dans son Nieman Report, publie To Prepare for the Future, Skip the Present (déniché via un Twitt de Jeff Mignon). Dans ce papier lumineux qui est aussi pertinent pour la presse écrite que pour bien d’autres industries, on peut lire:

‘… today’s obsession with saving newspapers has meant that, for the most part, media companies have failed to plan adequately for tomorrow’s digital future.’
“Burn baby, burn.” These are the unforgettable words of a top-ranking Yellowstone National Park ecologist as fire ripped through the park’s forests in the summer of 1988. Few people cared that Don Despain’s words were taken out of context. The remark was used to pour scorn on the supposed devil-may-care approach of the National Park Service, which favored allowing natural fires to burn off accumulations of undergrowth in order to facilitate forest renewal.

L’auteur, Edward Roussel, fait donc ses dix recommandations pour s’adapter au tsunami qu’on ne cesse de voir arriver. Je vous les traduis librement ici.

  1. Ajuster le focus. L’internet permet de trouver des infos sur une foule de sujets. Spécialisez-vous et couvrez vos sujets en profondeur au lieu de vous étendre et de parler de tout.
  2. Branchez-vous aux réseaux. Si vous ne pouvez compétitionner avec ce qui se fait de mieux sur le Web, hyperliez-les. Les médias doivent se voir comme participant à une chaîne de contenus au lieu d’une destination finale. Les journalistes deviendront des filtres qui ont de l’influence et ajoute de la profondeur aux contenus. Le futur du journalisme est de vendre de l’expertise pas du contenu.
  3. Les « deadlines » satisfont les éditeurs, pas les lecteurs. Les nouvelles sont sur un continuum et c’est important de s’adapter au trafic du Web. N’oubliez pas qu’il ne s’agit pas de faire de la primeur, AFP et Reuters le font très bien, mais plutôt d’ajouter de la valeur et de trouver les angles, d’échanger avec l’auditoire et d’ajouter du multimédia.
  4. L’explosion des blogues et des médias sociaux ont créé une culture dans laquelle le consommateur s’attend qu’ils soient inclus dans le traitement de la nouvelle. Ceux qui ne savent pas s’adapter à cette réalité seront perçus comme des organisations de second rang. Créez des fonctionnalités, permettez à vos lecteurs d’interagir, de partager des nouvelles, critiquez les services locaux comme les restaurants et les hôtels et débutez les discussions et les débats.
  5. Le pouvoir est en bas et non en haut. Les journalistes sur le terrain sont les plus prêts de vos lecteurs. Ils sont donc les mieux placés pour nourrir les communautés Web. Observez ceux qui ont le plus de courrier et ils seront probablement dans un sujet précis comme le jardinage ou les conseils maternels plutôt que sur le sport ou la politique.
  6. Adoptez le multimédia. Formez vos rédacteurs à utiliser la vidéo, les galeries de photos, les graphiques et la cartographie pour compléter leurs histoires. Une histoire sur un soldat au front en Afghanistan se raconte mieux avec une carte, des photos et avec évidemment du texte.
  7. Valorisez les structures peu coûteuses. 75% des coûts de la presse écrite n’ont rien à voir avec le contenu éditorial. Ce sont les coûts de transport, d’impression, et cetera. Dans un univers numérique, il existe une opportunité de remettre ces coûts en question et de sous-traiter à l’externe les expertises non nécessaires à la création de contenus. Si vos vendeurs ne savent pas comment vendre de la pub numérique, sous-traiter à Google ou à une firme de placement publicitaire Web.
  8. Investissez sur le Web. Votre site Web a besoin d’investissements avant qu’il ne rapporte. Les grands services comme les chemins de fer ou le téléphone ont pris des années avant d’être rentables. N’espérez pas que vos pertes publicitaires papier retrouvent leur contrepartie Web instantanément.
  9. Brassez la cage de vos gestionnaires. L’un des plus gros obstacles à la planification du changement est les gestionnaires seniors qui ont la nostalgie du passé. S’ils ne sont pas passionnés pour le futur numérique, ils auront beaucoup de difficulté à le matérialiser.
  10. Expérimentez. Nous vivons une époque passionnante de l’histoire des médias. C’est une période permettant l’amalgame de la télédiffusion, du texte et des médias sociaux. N’ayez pas peur de l’échec et osez de nouveaux projets. Observez ce qui marche et construisez sur vos succès.

Still, the dominant newspapers have a huge advantage over start-up news operations: They are trusted brands at a time when the proliferation of news sources has made trust a premium for readers and advertisers alike. That’s a good springboard for success. But time is running out.

MAJ
Ça ne va pas trop bien pour le New York Times qui pourrait fermer selon TheAtlantic.com dans l’article End Times (via un twitt de Claude Malaison). On peut y lire :

But what if the old media dies much more quickly? What if a hurricane comes along and obliterates the dunes entirely? Specifically, what if TheNew York Times goes out of business—like, this May?
It’s certainly plausible. Earnings reports released by the New York Times Company in October indicate that drastic measures will have to be taken over the next five months or the paper will default on some $400million in debt. With more than $1billion in debt already on the books, only $46million in cash reserves as of October, and no clear way to tap into the capital markets (the company’s debt was recently reduced to junk status), the paper’s future doesn’t look good.

L’auteur ajoute aussi:

In December, the Fitch Ratings service, which monitors the health of media companies, predicted a widespread newspaper die-off: “Fitch believes more newspapers and news¬paper groups will default, be shut down and be liquidated in 2009 and several cities could go without a daily print newspaper by 2010.”

Times they are changing…

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Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques statistiques des affaires électroniques

Américanisation du commerce de détail en ligne canadien

L’américanisation du commerce de détail en ligne canadien n’est pas un sujet nouveau. Déjà en 2005, j’avais l’intuition que c’est ce qui se passait et dans le billet Assistons-nous à l’Américanisation du tourisme en ligne au Canada ? je sonnais déjà une première alarme. Puis, l’indice du commerce électronique nous dévoilait au cours de la dernière année que les Québécois dépensaient chaque mois entre 30 et 60% du montant global de leurs achats en lignes, hors du canada. Mais voici qu’eMarketer, via des statistiques de Statistiques Canada, nous confirme qu’entre 2005 et 2007, les dépenses en lignes des Canadiens qui se font à l’extérieur du pays sont passées de 37.3% à 44.3%. Qui plus est, les détaillants en ligne américains courtisent ouvertement les consommateurs québécois. Ainsi, dans eMarketer on peut lire :

Seeing an opportunity to offset slowing online sales at home, some US online retailers have targeted the Canadian e-commerce market. One approach is to launch a Canadian Website. Another is to allow cross-border purchases. Either way, several retailers executed in time for the holiday season.
(…)
Other US-based retailers that already sell to consumers in Canada are beefing up their offerings. In October 2008, Amazon launched a new electronics store on its Canadian Website. Until that time, Amazon had sold mostly books and music on its Canadian site and did not allow products to ship across the border from its US site.

LA question qui tue:
Quand les détaillants canadiens vont-ils se réveiller et commencer à sérieusement desservir les besoins de leurs consommateurs en ligne et pourquoi pas, gruger des parts de marches à nos voisins du sud, comme eux-mêmes le font avec nos compatriotes?

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Rétrospective techno 2008

Cette année, en guise de rétrospective techno, j’ai accordé deux entrevues à des journalistes sur ce sujet précis. J’ai d’abord discuté avec Patricia Cloutier du journal LeSoleil qui a pondu l’article Les sites Internet qui ont marqué 2008. Puis, j’ai donné une entrevue audio pour la balado de fin d’année de Bruno Guglielminetti de Radio-Canada. Sa baladodiffusion est ici (MP3) et mon entrevue débute aux environs de 16min. 30 sec.

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Mes 20 billets coups de cœur de cette année

Comme dans les prochains jours je risque fortement d’être moins active sur mon blogue (sinon Bibitte va me tuer), je vous propose mes 20 billets coup de cœur (par ordre antéchronologique) de ce que j’ai écrit cette année. Vous remarquerez que ce sont presque tous des billets d’humeur et de réflexion et que mes billets plus techniques et statistiques n’y sont pas. C’est que je m’implique émotionnellement plus dans mes billets d’humeur. J’aime bien les autres, mais on ne peut pas tellement être personnel avec une statistique, quoique…

  • Mélancolie du Grand Antonio
  • La FPJQ et les fabricants de fouets, même combat
  • À propos « des vrais métiers »
  • La perte de contrôle salutaire
  • Le Président Barack Obama
  • Chier dans ses culottes
  • De la communication unidirectionnelle dogmatique à la communication multidirectionnelle égalitaire
  • La crise financière américaine pourrait aider le Web
  • Les partis politiques canadiens et les médias sociaux. Un concours de kékette
  • Culture en péril et démocratie périlleuse
  • Réponse à un expatrié qui renie ses origines
  • De l’utilité du blogue comme outil de catharsis
  • Le leurre du référencement des sites Flash
  • Pourquoi accepter des gens qu’on ne connaît pas sur Facebook? Prise 2
  • Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques
  • Minuit
  • Les compagnies sur Twitter et Twitter comme outil de marketing et de relations publiques
  • Du blogue et de la patate
  • La destruction virtuelle, une forme d’art … ou de besoin?
  • Je n’irai pas par quatre chemins.
  • Mes 20 billets coups de cœur de cette année Lire la suite »

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    La FPJQ et les fabricants de fouets, même combat

    C’est dans un livre sur la nouvelle économie de Nuela Beck que durant les années 90 je pris conscience que notre économie était en mutation et que ce changement affecterait bien des secteurs de l’économie du moment. Dans son livre, madame Beck donnait l’exemple des marchands de fouets du début du siècle. Toute une industrie reposait sur LE moyen de transport du 19e siècle, la carriole. Mais voilà que l’automobile venait d’être inventée et que des bien-pensants (ou plutôt des industriels ou leurs mercenaires idéologiques qui chiaient dans leur culotte), faisaient tout pour discréditer cette invention du diable et sauver les manufacturiers de fouets. C’est tellement romantique de fouetter gentiment son cheval et de rouler à une vitesse décente.
    Tout ça pour vous dire que la Fédération professionnelle des Journalistes du Québec (FPJQ) (j’ai comme un gros motton de quelque chose dans la gorge) vient de se doter d’une nouvelle résolution (gros roulement de tambour et clairon de trompettes) :

    Résolution du conseil d’administration pour l’assemblée générale du 7 décembre 2008

    Attendu:
    ? que les nouveaux moyens de communication comme Internet permettent aux citoyens, entreprises et groupes de pression d’avoir un accès facile à la place publique
    ? qu’il devient de plus en plus difficile pour le public de distinguer les journalistes professionnels des autres communicateurs
    ? que le respect des règles de déontologie est la seule chose qui distingue les journalistes professionnels des citoyens et autres communicateurs
    ? que l’information produite dans le respect des règles de déontologie des journalistes a davantage de valeur et de crédibilité
    ? que la FPJQ a intérêt à s’afficher comme un exemple et un leader des meilleures pratiques professionnelles
    ? que la FPJQ a intérêt à définir elle-même les balises de la pratique du journalisme professionnel plutôt que d’attendre que les pouvoirs publics ou d’autres instances le fassent à sa place
    ? que les règlements généraux de la FPJQ reconnaissent que «la fonction de journaliste repose sur la vérification des faits, la rigueur du traitement et le respect de l’éthique et de la déontologie».
    Il est proposé d’ajouter aux articles 2.01, 2.02 et 2.04 des Règlements généraux de la FPJQ un nouveau critère d’adhésion pour les membres:
    ? Pour devenir membre de la FPJQ, un journaliste, ou une entreprise de presse, doit prendre un engagement moral à respecter le Guide de déontologie de la FPJQ. Cet engagement sera requis au moment de l’adhésion et/ou de son renouvellement.

    Bon, comme il arrive que je sois trop polémiste lorsque je me prononce sur ces questions je préfère encore laisser discourir d’autres personnes qui sont peut-être plus nuancées que moi. Comme par exemple, le journaliste/blogueur Narvic :

    Finissons-en : un blog est un format, pas un contenu ni un métier.
    Mais c’est un format interactif, qui permet au lecteur d’interpeller l’auteur. C’est un format libre, grâce au foisonnement des blogs : si on n’aime pas, on ne revient pas, il y a tant d’autres choses intéressantes ailleurs ! Si les lecteurs reviennent, c’est qu’on les a convaincus. Par ce qu’on met en rayon et dont ils sont seuls juges, et c’est un combat de tous les jours, car le lecteur est sans états d’âme avec les états d’âme des blogueurs.
    Et c’est une position autrement moins douillette que de se retrancher derrière une marque de médias qui s’impose à grand renfort de publicité, quand on est un journaliste de média bien protégé, qui ne sera jamais considéré comme pleinement responsable de ses écrits, contrairement aux blogueurs, qui sont leurs propres éditeurs, et qui en assument – pénalement – bien plus que les journalistes des médias… Et en plus, nos charmants législateurs veulent encore charger la barque au détriment des blogueurs, en veillant à ne surtout pas alourdir celle des journalistes traditionnels.
    Si la garantie déontologique, c’est d’assumer pleinement ce que l’on écrit, jusque devant le tribunal, alors les journalistes des médias pourront bien me dire tout ce qu’ils veulent : ma responsabilité ici, dans ce blog, est bien plus grande, que celle qu’ils ont jamais assumée dans leurs médias. Et en plus, il sont payés pour ça.

    Ou le journaliste/blogueur Bruno Boutot

    Juste pour préciser le contexte: je suis moi-même journaliste et je pense qu’être journaliste salarié n’est pas un défaut. 🙂 Ce n’est pas un défaut non plus d’être conscient de la tempête du Web qui s’abat sur l’industrie de la presse. Ce n’est pas un défaut d’avoir des craintes sur le futur de la profession: c’est une tempête. Je pense seulement que l’exclusion, ce réflexe de protection des acquis, n’est pas un remède approprié pour sortir de la tempête. Je crois que les regroupements, les interconnections, les intérêts communs sont plus efficaces dans ce cas-ci que l’isolement. 🙂

    (…)

    Le titre de « journaliste » n’est pas une passe magique qui permet d’avoir accès aux conférences de presse. Dans la plupart des cas, il ne suffit pas d’être journaliste pour entrer: il faut être invité. Les gens qui font des conférences de presse ont un message à transmettre. Ils n’invitent pas des gens qui ont « de l’éthique » mais des gens qui vont « transmettre leur message à leur public ». Les journalistes qui sont invités sont ceux dont le média a la possibilité de transmettre le message au bon public.
    (…)
    C’est tout. Ça suffit. C’est fini. Vous avez les clefs: un historique, des références, des chiffres et de la politesse. Encore une fois, si vous rejoignez un public que veut rejoindre les organisateurs de conférences de presse (y compris politiques) vous allez être invités partout. Pas de secret, pas de mystère, pas d’organisme qui vous donne une bénédiction magique. C’est simple: c’est de la mécanique de communications.
    Je ne pense pas que des gens comme Mario Asselin, Michelle Blanc, Philippe Martin et tant d’autres, même s’ils et elles écrivent dans des blogs, aient la moindre difficulté à se faire inviter à des conférences de presse: ils ont un historique, des références, des chiffres de fréquentation (et de multiplication si on peut montrer qu’on est lu et repris par des sites et des médias).
    Tout ça est une tempête dans un verre d’eau.

    Marchands de fouets et FPJQ même combat. Reste que des marchands de fouets se sont recyclés dans l’industrie des produits dérivés sado-maso. Ma grande question est de savoir en quoi la FPJQ va-t-elle se recycler ?

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    L’innovation la plus importante du XXe siècle était-elle le lave-vaisselle ou le Web?

    L’innovation la plus importante du XXe siècle était-elle le lave-vaisselle ou le Web? C’est une question philosophique qui a été soulevé lors d’un récent congrès sur le futur du secteur public de SITRA (l’agence de l’innovation finlandaise (encore un autre pays qui se donne les moyens de stimuler son économie numérique. Dire qu’ici, c’est un sujet qui semble encore échapper à nos politiciens boboches)) et rapporté dans Wikinomics. La vidéo de l’événement est ici.

    L’argumentaire (traduction libre)

    Don Tapscott argumente que la génération Net et que le Web 2.0 introduisent une série de changements fondamentaux qui modifieront la manière dont les gouvernements interagissent avec le citoyen. Les gouvernements modifieront la manière dont ils fournissent des services à la population et définissent les politiques, la manière dont ils structurent l’environnement de travail et comment de plus en plus les citoyens seront impliqués dans ces changements.

    Le Dr. Chang, quant à lui a une approche plus prudente et remarque que les idées les plus révolutionnaires et visibles ne sont souvent pas les agents de changements les plus percutants. Il donne pour exemple le lave-vaisselle qui selon lui est l’invention la plus révolutionnaire du XXe siècle puisqu’elle a permis de modifier les rôles et les tâches prédéterminées sexuellement et a facilité l’accès des femmes sur le marché du travail.
    Deux points de vue diamétralement opposés quoi…

    L’innovation la plus importante du XXe siècle était-elle le lave-vaisselle ou le Web? Lire la suite »

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