Médias sociaux

Différents points de vues ou billets se rapportant ou expliquant ce que sont les médias sociaux.

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Quel est le profil d’un gestionnaire médias sociaux?

Quel est le profil d’un gestionnaire médias sociaux? C’est une question que l’on me pose dans les commentaires qui suivent mon billet : Pourquoi ça va vous prendre un gestionnaire des médias sociaux. C’est une question pertinente, mais ô combien difficile. Ce type de nouveau métier requiert plus un état d’esprit et des aptitudes qu’une formation spécifique qui n’existe pas encore de toute manière. D’ailleurs, c’est l’un des dilemmes de l’innovation. Personne n’est formé pour ça. Dans ma pratique, une chasseuse de tête m’a demandé mon avis pour engager une gestionnaire média sociaux pour une entreprise d’envergure internationale. J’ai évidemment prêché pour ma paroisse et suggéré l’embauche d’une finissante de la M.Sc. commerce électronique, qui avait aussi été gestionnaire de communauté d’une multinationale. Ce profil était décidément celui d’une gestionnaire. Par contre, pour une entreprise de grandeur moyenne, j’ai plutôt suggéré d’embaucher un finissant d’une école de journalisme ou de communication, qui avait une bonne plume, une bonne tête et qui avait un goût insatiable d’apprendre. Le résultat de cette sélection est plus que satisfaisant pour mon client.

D’ailleurs, il y a eu une obstination entre experts des médias sociaux quant au profil idéal pour ce genre de poste entre Steve Rubel et Jeremiah Owyang, tel qu’expliqué par Shel Holtz :

Steve believes the job will be extinct in short order:

Who should “manage” these sites? Is it the social media specialist or someone in PR with specific vertical sector expertise who also gets digital? My strong feeling is that it’s the latter.

Owyang—who held a social media manager position with a previous employer—disagrees:

While I agree that social media skills will eventually become a normal bullet point in nearly every marketing resume in the future, today, and (for) the foreseeable (future), we’re needed specializing for the following two reasons: 1) The specific duties are foreign to most other marketers 2) Online communities (like the support team) require a dedicated role.

L’analyse de monsieur Holtz est d’ailleurs très pertinente à ce propos. En gros il explique que dans les grandes entreprises, déjà il y a des communicateurs aux relations publiques (internes et externes aux investisseurs, au gouvernement ou aux clientèles), aux ressources humaines, au marketing et que souvent, ces gens ne se parlent même pas entre eux. Alors de là à ce qu’ils se mettent à gérer les médias sociaux qui englobent tous ces sous-groupes, il y a un pas de géant à faire et il se devra d’abord d’être fait par la haute direction. Pour ce qui est du détail de l’implantation d’une saine gestion des médias sociaux, c’est une affaire qui se règlera par la suite.

Il y a aussi toute la problématique du monitorage du Web. Est-ce que ça ferait partie des exigences de l’emploi d’un gestionnaire médias sociaux? Il y a donc encore plus de questions qu’il n’y a de réponses et de toute manière, lorsqu’on parle de nouvelles tactiques et de stratégies Web, la meilleure des visions est encore celle de ceux qui osent, qui expérimentent et qui apprennent sur le tas. D’ailleurs, ça me fait vraiment rigoler de voir ces soi-disant experts Twitter et médias-sociaux qui donnent des conseils sur comment avoir des milliers de Followers, alors qu’eux-mêmes n’en ont que quelques centaines…

MAJ
De plus, dans médias sociaux, il y a le mot social. La socialisation (dans le sens de communication bidirectionnelle, vraie, à valeur et à déconnage ajoutés) est l’un des éléments essentiels d’une saine communication, dans la vraie vie comme dans le Web…

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Pourquoi ça va vous prendre un gestionnaire des médias sociaux

Plusieurs informations confirment l’importance, pour les entreprises en général et les détaillants en ligne en particulier, de prendre place sur les médias sociaux et d’y dédier une on plusieurs ressources spécifiques pour ça. Tout d’abord, c’est Hitwise qui révèle dans les billets Online retailers receiving less traffic from paid search, but more from social networks et UK Internet users spending more time on social networks than shopping online on apprend que:

UK Internet users are spending less of their online time shopping and more time browsing online media. During March 2009, 8.6% of all UK Internet visits went to online retail websites and 9.8% to social networking websites.

Et que:

(…) it is perhaps no surprise to see that the amount of traffic our Shopping and Classifies category receive from social networking websites increased from 5.2% in March 2008 to 7.1% in March 2009. A year ago online retailers received a similar amount of traffic from both social networks and webmail services (such as Hotmail, Yahoo! Mail and GoogleMail), but social networks now account for 58.3% more traffic than webmail providers.

Les médias sociaux deviennent donc une source non négligeable de trafic pour un site transactionnel. J’ai d’ailleurs déjà moi-même expérimenté cette croissance de mon trafic venant des médias sociaux tel que j’en parlais dans mon billet Twitter et Facebook, de bons générateurs de trafic.

Par ailleurs, j’ai déjà dit que le blogue reste LE king des médias sociaux et je vous ai déjà aussi parlé du ROI (sans jeu de mot) des médias sociaux et du blogue dans un contexte d’affaires. Mais de mauvaises langues sous-entendent que le blogue est sur son déclin. C’est plutôt tout le contraire que confirment de récents chiffres d’eMarketer dans l’article Blogging Has Come a Long Way, Baby.

“This blogging activity presents new opportunities for marketers to influence—and monitor—conversations that may be relevant to their businesses,” says Paul Verna, eMarketer senior analyst and author of the new report, The Blogosphere: A-Twitter with Activity. “These conversations will continue to happen with or without participation from marketers, but those who join in—whether through their own sites or through a brand presence on independent ones—will have a place at the table.”

Les chiffres de croissance du lectorat des blogues et des blogueurs eux-mêmes sont d’ailleurs assez convaincants pour fermer la gueule une fois pour toutes aux prophètes de malheur qui s’amusent à dire n’importe quoi comme le révèlent les graphiques d’eMarketer.

D’ailleurs, si vous avez encore des doutes sur la croissance phénoménale des médias sociaux, vous pouvez aussi lire une autre source sur le sujet. Il s’agit de Mashable et du billet The Web in Numbers: The Rise of Social Media.

En conclusion, sur Socialmediatoday, le billet A deeper internet path proving the importance of organic search and digital influence compared to advertising résume assez bien l’esprit efficace d’une présence d’affaires média social:

What’s more, consumers are shopping around more before buying, making ads placed on sites such as Google’s less valuable to marketers on a click-by-click basis. Google said the number of paid clicks in the quarter rose a healthy 17% from a year ago. « People are searching and clicking on ads as much as ever, » says Jeffrey Lindsay, senior analyst with Sanford Bernstein. « But it’s now taking 15 to 20 clicks vs. 10 to 15 clicks to sell something. » As a result, prices per click on search ads fell 13% in the first quarter from the fourth, Efficient Frontier says.
Beyond the business insights, what really matters is the fact that people need to find « true », valuable and relevant information. They face information, they compare. So as if you don’t provide great information, your ads will drive to reluctance and disrepect. Consumers learn how to figure out what is advertising, what is fake and what is worth.

N’étant pas très “politically correct”, je résume en disant aux entreprises (ce que je répète déjà ad nauseam) il faut chier du texte, encore et encore et il faut que ces textes soient pertinents et à valeur ajoutée.

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Le problème des artistes avec le Web

Les artistes ont de gros problèmes avec le Web. Tout d’abord, il y a la question épineuse des droits d’auteur. Cette question a maintes fois été couverte dans ce blogue mais jamais aussi bien que ne l’a fait Attali dont je parle dans le billet Attali et l’argumentation pour le téléchargement gratuit. Mais l’autre problème de beaucoup de catégories d’artistes, une fois qu’ils ont décidé d’y être, est d’y être convenablement. C’est que Google n’est pas très gentil avec les artistes. Ce n’est pas de sa faute mais il ne voit pas les bandes sonores, les vidéos, les peintures, les dessins et les plans. Pour qu’il puisse arriver à les voir, il faut un enrobage de textes, de textes et de textes (vous comprendrez ici que le Web est d’abord et avant tout un médium textuel) dans une architecture perméable aux engins de recherche (c’est-à-dire qui permet à Google de faire son travail) et ça prend aussi beaucoup, mais vraiment beaucoup d’hyperliens externes qui agissent comme des votes de confiance (signifiant à Google la pertinence du site en question) qui sont répartis à plusieurs endroits de votre site. C’est ce qu’on appelle le Deep linking percentage. Il faut donc que les internautes puissent hyperlier vos contenus textuels à différents endroits du site et ce, même si vous poussez du vidéo, des chansons ou des images. C’est pourquoi un blogue en sous domaine, par exemple, permet d’augmenter le nombre de pages d’un site et d’aller chercher ces fameux hyperliens.

Malheureusement, les artistes parlent souvent à d’autres artistes du Web qui croient encore aux vertus du Flash. J’ai déjà suffisamment vomi ici sur le Flash pour ne pas vous refaire encore une fois le même discours. Mais j’ai déjà aussi démontré avec mon exemple de Léonard de Vinci que le talent n’est pas tributaire du médium, voire d’une technologie. J’ai déjà aussi maintes fois parlé de l’un de mes clients chouchou, DessinsDrummond, qui est en fait un site Web, voire une architecture médias sociaux, qui justement rencontre les problèmes des artistes. Ils vendent des plans de maisons qui, tout comme les vidéos, les enregistrements sonores ou les peintures, sont aussi invisibles à Google. Mais que ça m’attriste de rencontrer des artistes qui n’ont pas encore compris ça!
À ce propos, on me demande si je veux bien interviewer une peintre de réputation internationale, à propos de sa présence Web et médias sociaux. Son site est tout en Flash, son blogue externe et non lié au site est sur Blogspot et patati et patata. Quelle tristesse…

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À Christiane Charette pour jaser de Susan Boyle et d’Oprah sur Twitter

C’est avec plaisir que ce matin j’étais à Christiane Charette pour jaser avec les journalistes Bruno Guglielminetti (qui est aussi réalisateur de l’émission) et Philippe Marcoux du phénomène Susan Boyle (dont j’ai brièvement discuté dans mon autre blogue, Femme 2.0) et de l’arrivée de la célébrissime Oprah sur Twitter. Les données les plus intéressantes sur Susan Boyle se trouvent évidemment sur la page Wikipedia anglo qui, incidemment, a reçu un nombre record de visites. Concernant l’effet Oprah sur Twitter, le blogueur Jeremyah Owyang, en a fait l’analyse sans doute la plus éclairée (mais que voulez-vous, c’est en anglais). Pour les p’tits nouveaux visiteurs, n’hésitez pas à fouiner dans les volumineuses archives de mon blogue ou à aller directement dans ma catégorie Twitter ou le microblogging, pour en savoir plus sur ce sujet.

L’entrevue complète chez madame Charette

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Je suis aussi très fière du nouveau mot que je crois avoir inventé « s’autopaparazziter » comme dans le cas où les vedettes deviennent leur propre paparazzi. Aussi, on m’a posé la question de ce que je pensais du nouveau blogue de Franco Nuovo et j’ai ramené cette histoire d’il y a 3 ans et, comme le mentionnait Bruno lors de l’interview, monsieur Nuovo a en effet fait son mea culpa. Mais il lui manque encore un blogroll. Espérons que ça viendra…

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Twitter : entrevue à certains médias

La semaine dernière la célèbre Oprah est devenue Twittereuse. Nous pouvons donc d’ores et déjà affirmer que Twitter sera mainstream. Mais ce n’était certainement pas le cas il y a un mois, disons. D’ailleurs, de récentes statitistiques de MarketingCharts disaient que c’était plutôt les gens d’âge moyen qui twittaient aux É-U que les jeunes :

“It is the 25-54 year old crowd that is actually driving the [Twitter] trend,” Radwanick said. “More specifically, 45-54 year olds are 36% more likely than average to visit Twitter, making them the highest indexing age group, followed by 25-34 year olds, who are 30% more likely.”

Ainsi donc, chez nous, la station de télévision plutôt “mainstream” TVA a fait un topo Twitter pour les nouvelles du soir. Ainsi, la journaliste Élizabeth Rancourt interviewe Mitsou Gélinas, Dominic Arpin et les copines Marie-Julie Gagnon, Gina Desjardins, Isabelle Gaumont et moi-même. Disons ici que c’est comme décevant d’accorder une entrevue à une journaliste TV et de n’apparaître dans son topo que quelques secondes et de ne pas être nommée dans la page qui en parle, car lorsque tu accordes une entrevue à un média, ton maigre salaire est la visibilité que c’est supposé te donner. Je vais donc me souvenir de madame Rancourt et sa prochaine demande (si jamais elle m’en fait une après ce billet), je vais mettre très clairement mes exigences de visibilité sur la table. Car j’aime passer dans les médias mais il y a tout de même un ratio temps accordé/visibilité qui se doit d’être positif.

Dans un tout autre média, plus sérieux cette fois (via Conseil Web Social) c’est le magazine européen Amphitea qui, sous la plume de Laurence Peltier, publie Twitter :il court, il court, il gazouille (PDF gracieuseté de Conseil Web Social) et interroge les experts Laure Dessaux, Pascal Minguet, Vincent Berthelot et moi-même.

Pour en savoir plus à propos de Twitter, vous pouvez visiter ma catégorie Twitter ou le microblogging et un gros merci à Sophie-Hélène Leboeuf de Radio-Canada pour son topo Twitter plus que complet et dépassant quelque peu les lieux communs (et pour la gentillesse de ses hyperliens) dans Twitter, micro-blogging maxi-croissance.

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Tourisme Mauricie à l’ère du Web 2.0

Que voulez-vous, mes clients qui ont le courage de la communication bidirectionnelle, de l’authenticité, qui choisissent le code source ouvert (qui écoutent et mettent en pratique mes conseils, finalement) deviennent très souvent des clients chouchous. C’est ce que j’ai le grand plaisir de vous annoncer avec le nouveau site de Tourisme Mauricie et avec leur présence sur les médias sociaux. Ça fait déjà plus d’un an que la formidable équipe de Tourisme Mauricie travaille sur le projet et c’est aujourd’hui (en fait, ça fait déjà quelques jours mais c’est aujourd’hui que je vous en parle) que l’ensemble très Web 2.0 de la présence de Tourisme Mauricie est maintenant en ligne. Je suis très, très fière d’avoir humblement participé à la mise en ligne de ce site qui deviendra l’étalon-échelle de ce que peut être un site touristique Web 2.0…
Voici d’ailleurs les détails du communiqué de presse qui sera d’abord diffusé sur Twitter et Facebook, envoyé aux blogueurs, puis communiqué à la presse (ils sont même Web 2.0 dans les relations publiques, c’est tout dire…).

Shawinigan, le 14 avril 2009 – Afin de se positionner aux premières places des stratégies Internet actuelles en tourisme, Tourisme Mauricie présente sa toute nouvelle plateforme Web intégrant le nouveau portail de l’association, ainsi qu’un blogue répondant aux nouvelles tendances communicationnelles des consommateurs. Jumelée à ces nouveaux outils, une stratégie de positionnement, de référencement et d’indexation dans les moteurs de recherche permettra à Tourisme Mauricie de maximiser le rendement de ces nouveaux outils dans l’univers Web.

S’assurer que l’internaute nous trouve

L’Internet joue un rôle essentiel dans le processus d’achat de produits touristiques par les consommateurs. « Selon les données les plus récentes du Réseau de veille en tourisme, 75 % des voyageurs branchés magasinent sur le Web avant de procéder à leurs achats. Aussi, ils sont de plus en plus nombreux à rechercher des avis des autres voyageurs afin de consolider leurs décisions. L’intégration d’un blogue sur le nouveau portail répond directement à cette tendance. Il est donc vital d’être le plus près possible des consommateurs quand ils magasinent leurs vacances sur le Web » souligne madame Laurent, directrice marketing. Elle ajoute : « Notre portail Web se veut par conséquent pratique, efficace et bien référencé afin de faciliter les recherches des futurs voyageurs sur Internet. Pour ce faire, nous nous sommes entourés de conseillers et fournisseurs qui figurent parmi les meilleurs, soit madame Michelle Blanc (M. Sc. commerce électronique et consultante en marketing Internet) pour la stratégie, et toute l’équipe d’ADN Communication pour la conception et l’implantation des tactiques d’optimisation sur les moteurs de recherche ».

La vision de Michelle Blanc pour Tourisme Mauricie

« La philosophie derrière tourismemauricie.org en est une d’ouverture à la communauté élargie, aux touristes et au monde, et est encapsulée en ce que nous appelons communément le Web 2.0. Le site mettra donc en valeur les attraits des membres de Tourisme Mauricie, mais aussi toutes les autres facettes touristiques, culturelles, naturelles, humaines de ce que la Mauricie a à offrir, et ce, en permettant la discussion bidirectionnelle avec les internautes. Si ça existe en Mauricie, le site en parlera éventuellement… » Pour soutenir cette approche du Web, on peut déjà retrouver Tourisme Mauricie depuis quelques temps sur des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter et autres.

Maximiser la force du nombre

« Suite aux recommandations expertes de madame Michelle Blanc, ainsi qu’au travail de sensibilisation de l’équipe marketing de notre organisme, nous n’avons pas eu d’autres choix que de conclure que la stratégie Internet de Tourisme Mauricie était désuète et non-adaptée aux nouvelles réalités de l’environnement Web » mentionne monsieur Lacerte, président du conseil d’administration. « Il nous est apparu évident que Tourisme Mauricie avait besoin d’une véritable plateforme Internet, capable de bien représenter l’ensemble de nos produits reposant sur plus de 515 membres. Nous sommes donc confiants que ce nouveau portail régional assurera aux entreprises membres de l’association, ainsi qu’à toute la Mauricie touristique, une présence Web efficace, tout en maximisant la force du nombre » ajoute-t-il.

En complément d’information, je vous invite aussi à lire Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques partie 1 et partie 2 et, pour les geeks, vous serez probablement surpris d’apprendre que le site au complet et le blogue en sous domaine sont montés à partir de la plate-forme WordpressMU.

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Medias et Internet Médias sociaux

Reportage sur le journalisme citoyen

C’est le jeune reporter étudiant Mathieu Papillon de CHOQ-FM, la radio étudiante de l’UQAM qui a eu la bonne idée de faire un reportage radio sur le journalisme citoyen. Pour son entrevue, il a interviewé David Champagne, rédacteur en chef Web TVA/LCN, François Bourque président de l’organisation des plus innovantes, la FPJQ (je m’étouffe ici) et votre humble bloggeuse. AVERTISSEMENT : Je ne sais pas si Monsieur Papillon est membre de la FPJQ alors son reportage a peut-être été truqué, il n’a sans doute pas d’éthique et il a peut-être même imité la voix de François Bourque pour son reportage…

Journalisme Citoyen (MP3) 6 min.

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Gouvernement électronique Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Web 2.0

IBM fait l’éloge de la convergence médiatique

Bon, il semble que je ne sois pas la seule à parler de convergence? Il semble qu’IBM s’y mette aussi. C’est-ce qu’il appert dans un nouveau document (merci à Yasha Sekhavat de m’avoir mis sur la piste dans Twitter) Beyond advertising: Choosing a strategic path to the digital consumer. Ils y dressent un portrait assez clair de la voie à suivre en ces temps difficiles pour certains, et déterminants pour d’autres :

Today, the distinctions between advertising and marketing have blurred, as new forms of communication combine the ROI-characteristics of direct marketing with the brand characteristics of traditional advertising. With digital consumers increasingly in control of their media experience and advertisers shifting their spend to more interactive, measurable formats, companies must move beyond traditional advertising to combine granularity of targeting and measurement with cross-platform integration. To adapt and succeed – especially in the current economic environment – content owners, media distributors and agencies need to build a new set of capabilities now: cross-platform innovation, greater insights, open collaboration and digital processes.

C’est surtout la dernière portion que j’aime, c’est-à-dire l’innovation multiplateforme, le focus raffiné, la collaboration ouverte et les processus numériques. Humm, me semble que ça pourrait même être bien pour nos gouvernements? Quoi qu’il en soit, le tableau suivant identifie bien ce qui pourrait être le prochain cheval de bataille de toute une nouvelle génération de marketeurs et de gestionnaires, le marketing consommateur centrique. Après tout, ça fait déjà un bout que c’est le client qui est boss, non?

[caption id="" align="alignnone" width="443" caption="Le marketing consommateur centrique"]le marketing consommateur centrique[/caption]

Mais pourquoi cela n’a pas encore été opérationnalisé par nos médias (et nos gouvernements) jusqu’à présent? Des explications d’IBM, la fracture entre les silos opérationnels me semble la plus importante.

Yet content owners, media distributors and agencies have not sufficiently responded to these changes, partly due to significant hurdles. Investment decisions are being hindered by new format uncertainty; the lack of cross-industry standards across formats, processes and especially metrics; and significant internal challenges including siloed operating models that limit delivery of cross-platform campaigns and a « data glut » that fails to provide real insight.

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Google Trends doit se tromper? À moins que ce ne soit Netendances?

Est-ce que Google Trends est dans le champ? Je vous explique pourquoi je me pose cette question. C’est qu’hier soir, une cliente importante m’envoie un message Facebook :

Qu’avez-vous pensé de cet article de Fabien Delisle qui présente les résultats NETendances publié par le CEFRIO ?

La blogosphère suscite moins d’intérêt
YouTube souffre aussi de la désaffection des Québécois
Les années se suivent et les tendances s’essoufflent dans le monde virtuel. Après l’engouement des dernières années, les blogues mais aussi les sites de partage de photos et de vidéos perdent de leur popularité au Québec. Quant aux sites de réseautage, comme Facebook, et au principe des wikis — ces espaces informatifs construits par et pour les internautes –, ils maintiennent encore timidement leur cote d’amour. Pour le moment, indiquent les résultats de l’enquête NETendances 2008, dévoilés hier.

La méthodologie(PDF) :
Dans le cadre du sondage Omnibus de Léger Marketing, l’enquête NETendances a interrogé au téléphone plus de 12 150 répondants adultes au cours de 2008, à raison d’un minimum de 1 000 Québécois par mois. Le taux de réponse moyen pour 2008 se chiffrait à 57,8%. Les résultats ont été pondérés pour assurer la représentativité de l’ensemble des adultes québécois. De façon générale, les résultats mensuels globaux (pour 1 000 répondants) sont affectés d’une marge d’erreur maximale de l’ordre de ±3,1 %, 19 fois sur 20.

On peut y lire :

À l’exception des wikis, dont la proportion de visiteurs a augmenté de près de 7 points de pourcentage en un an, la progression de l’utilisation des outils du Web 2.0 est en décroissance en 2008.

Or il existe un outil en ligne que l’on nomme Google Trends. J’y ai mis les termes Canoe (qui me sert ici d’étalon échelle), YouTube, Facebook, Wikipedia et finalement blogue. Le petit défaut de la patente est que le terme blogue est un terme générique et que les gens ne recherchent pas tellement le mot blogue si on compare à des brands comme Facebook ou Canoe par exemple. Mais enfin. J’avais juste l’intention de m’amuser. J’ai aussi fait cette recherche avec Google Trend, dans la région géographique spécifique du Québec. Les résultats me surprennent grandement. Surtout si on regarde dans le tableau suivant, les courbes spécifiques pour la période de 2008 qui est l’échantillonnage de NETendances. J’en conclus que très probablement Google Trends se trompe et que les sondages téléphoniques sont certainement plus justes. À moins qu’il n’y ait moins d’internautes québécois qui s’intéressaient aux médias sociaux en 2008, mais que ceux qui s’y intéressaient avaient une acuité qui dépasse l’entendement ? Une autre explication possible est que lorsqu’on demande aux gens s’ils vont sur un blogue, wiki, YouTube ou autre, qu’ils n’ont aucune idée que les textes qu’ils lisent, que les petits vidéos qu’ils regardent ou que les définitions qu’ils dénichent se retrouvent sur ce genre de site pour lesquels on les sonde ?

[caption id="" align="alignnone" width="580" caption="Google Trend pour Canoe, YouTuve, Facebook, Wikipedia et blogue au québec en 2008"]Google Trend pour Canoe, YouTuve, Facebook, Wikipedia et blogue au québec en 2008[/caption]

MAJ
La même recherche avec Google Insight (merci à Éric Baillargeon de la suggestion)

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Beau cours d’histoire de la pub, des journaux et des technos au Québec

Marc Desjardins est un bollé qui se sous-estime. Plusieurs fois j’ai repris les commentaires qu’il fait ici dans mon blogue pour en faire des billets. Je suis jalouse de sa pertinence. Alors voici son petit cours d’histoire de la pub, des journaux et des technos au Québec qu’il a fait en commentaire à mon billet Les changements que vivront les agences de pub et le marketing :

J’ai envie de nuancer un peu sur cet argument abondamment répandu du Web qui tue les agences de pub et les journaux. J’ai des doutes sur les relations causales qu’on met en jeu ici.

Oui, les agences de pub se meurent et oui les journaux se meurent aussi et re-oui que le Web prend une place prépondérante dans la vie des gens (quoiqu’il faudrait de temps en temps se questionner sur la foi que nous avons, évangélistes et propagandistes, en l’universalité de la pénétration du Web). Mais ce n’est pas la première ou la dernière fois que ça arrive.

En 1980, alors que je dirigeais une publication en même temps que je faisais de la pub à la pige, on a commencé à annoncer, avec raison, la mort du magazine et le déclin des journaux, à cause de la présence importante de la télévision dans nos vies. C’était encore à l’âge d’or des Baby Boomers. Effectivement, de nombreuses publications sont mortes de leur belle mort et l’hécatombe a continué. Ont survécu les gens qui avaient compris l’émergence des marchés de niche (intérêts spécifiques ou marchés de luxe) et qui ont publié en conséquence. Oui oui… les marchés de niche, bien avant la théorie du long tail. En parallèle, d’autres éditeurs se sont lancés soit dans la gratuité, supportée par la vente publicitaire, ou encore dans la publication plus «human interest» et potineuse… Ça aussi, ça a marché. Pour les journaux qui mouraient, on n’a qu’à se rappeler du Jour, de Montréal-Matin ou de La Patrie juste pour la région métropolitaine… Il y en a eu des centaines aux USA. On parlait de crise majeure déjà.

En parallèle, les agences de pub qui n’étaient jusque là que des officines locales de Madison Avenue ou de Toronto et quelques rares joueurs autonomes, se sont développées à une vitesse fulgurante. La croissance du marché télévisuel y était pour beaucoup… ils pouvaient faire beaucoup de sous avec leur 15% de commission et une pratique démesurément friquée s’est développée. Il se passait la même chose partout dans le monde avec la régionalisation des marchés. Les agences locales comme les officines localisées se sont répandues comme des moisissures sur du pain rassis. Et on a fragmenté les spécialités, RP, marketing direct, promotion au point de vente… etc. Il était inévitable que le bateau allait un jour couler de par sa surcharge. Mais ça allait avec l’époque des junkbonds et de l’émergence d’un marché financier boursier plutôt que bancaire.

Et puis, à partir de 1990, la régionalisation a tellement pris d’ampleur que la tendance s’est renversée… Le marché des journaux a repris une place importante avec les publications régionales, les annonces classées et la presse gratuite. Les agences ont freaké, parce qu’avec leurs grosses structures financées par le 15% du temps média télé et radio, elles ne savaient pas comment faire de l’argent avec de la publicité régionale peu coûteuse. Beaucoup d’agences ont mordu la poussière, les plus grosses ont joué la carte du prestige. D’autres se sont retournées vers la manne des comptes gouvernementaux. C’était une crise importante. Ceux qui y ont survécu peuvent en parler. C’est à ce moment qu’on a vu naître les boîtes de création qui faisaient payer directement pour leurs services et, souvent, n’avaient même plus de services média. C’est aussi à ce moment qu’on a vu proliférer les services secondaires, non publicitaires, de marketing et de communications. Et tout ce beau monde ne se parlait pas, se bitchait à qui mieux-mieux et n’arrivait pas à fusionner les éléments de la chaine.

Puis, est arrivé la télé spécialisée… et la fragmentation inattendue de ces auditoires-là. Encore une fois, on entendit le cri de tout le monde aux abris et les essais de repêcher cet auditoires qui, au départ, ne généraient pas beaucoup de revenus. On a vu des disproportions dans les budgets demandés, du délire et en plus, on a commencé à entendre le discours prônant de devenir tous des «communicateurs» plutôt que des publicitaires, des gens de marketing ou des relationnistes. Mais d’autres agences souffraient et il y a eu beaucoup de dépôts de bilan.

Évidemment, tout le monde s’est mis à parler d’Internet comme de la prochaine voie. Tout le monde. Évidemment, les publicitaires, comme les clients et les entrepreneurs, ont vu le Web comme une immense vitrine pour ce qu’ils avaient à vendre. C’est complètement légitime puisque c’est comme ça que la chaîne commerciale capitaliste a toujours fonctionné. On pousse le message, on pousse la vente, on séduit et, si on a bien poussé, on encaisse. C’était un médium de diffusion de plus, et le public le voyait aussi comme ça.

Et puis, il s’est passé quelque chose de tout à fait inattendu. On s’est rendu compte qu’Internet, ça marchait dans les deux sens! On pouvait réaliser le fantasme du téléspectateur qui gueulait, dans les débuts de la télé, contre les acteurs qu’il détestait. Mais, cette fois, on pouvait l’entendre de l’autre côté de l’écran. On a commencé par faire des wet dreams de CRM, de Consumer Relationship Marketing… d’encore pousser un produit au consommateur, mais un par un, de le chatouiller directement et personnellement dans sa chambre à coucher.

Malheureusement pour les pousseux, la masse de l’autre côté de l’écran était beaucoup plus grosse que les agences. Et elle parlait vraiment fort. On pouvait faire comme les Gouvernements et les grands financiers, s’asseoir sur son pouvoir et ne pas écouter ou on pouvait tendre l’oreille. Mais tendre l’oreille et donner la parole, c’est vraiment un changement socio-politique qui demande la foi plus que le sens des affaires.

Internet a démocratisé l’accès à l’information et à sa diffusion. Mais, au fond, il peut être utilisé de la manière qu’on le veut bien. Il y aura toujours des tas de gens qui voudront voir des belles images, des beaux vidéos mais qui n’auront pas envie d’intervenir. Par contre, ceux et celles qui veulent intervenir peuvent le faire.

Mais, ce qui est particulier, c’est qu’Internet est devenu un canal de gratuité démesuré. Tous les intangibles, comme l’information, la connaissance, la découverte, que des entrepreneurs pouvaient vendre autrefois, sont disponibles gratuitement. Ça aussi, ça change la transaction sérieusement. Ce n’est pas une révolution médiatique, c’est une révolution sociale.

Les journaux ont une solution de survie. Ils doivent trouver le moyen de conserver leur influence et leur pertinence en se diffusant en ligne plutôt que sur le papier. Ils ont les moyens, les compétences et l’expertise pour le faire. Cette influence, cette capacité à se faire entendre et à être crédible, il sera relativement simple de trouver le moyen de la vendre aux annonceurs et d’en redéfinir de nouveaux modes de financement. Ce ne sera pas simple, mais c’est faisable. En passant, la majeure partie du revenu publicitaire des journaux et magazines n’est pas la vente de copies mais dans les revenus publicitaires et collatéraux.

Par contre, pour les publicitaire, le recyclage est presque impensable. Comment voulez-vous qu’ils deviennent crédibles et influents alors qu’ils ont passé leur vie à vendre de l’air chaud, de l’hyperbole et de la manipulation? Pourquoi un internaute se raccrocherait à la proposition publicitaire alors qu’il peut connaître les multiples vérités qui se rattachent à un service ou à un produit? C’est impossible.

C’est pourquoi je ne crois pas que les publicitaires pourront se recycler en praticiens du Web efficaces, ça demanderait qu’ils renient tout ce qu’ils ont appris, tout ce qu’il savent faire.

La nouvelle race des communicateurs Web est en train de naître, elle est fondamentalement différente, elle est un peu rebelle, elle sait écouter et dire, découvrir et partager. En plus, elle y prend plaisir, elle a des convictions et des principes. Elle devra faire comprendre au client qu’elle ne peut plus VENDRE son produit. Elle peut accroître sa notoriété en l’associant à des initiatives qui, intrinsèquement, attireront les Internautes mais qui seront indépendantes du produit. On devra contextualiser ce qu’il y a à vendre et permettre à l’auditoire de se faire une idée propre.

Malheureusement, le dialogue personnalisé, l’écoute profonde, c’est très peu rentable pour les produits de consommation de masse. Les coûts reliés à une opération de ce genre deviennent astronomiques avec la croissance d’un auditoire puisqu’il n’y a pas d’économie d’échelle à faire comme pour un message publicitaire qui voit ses coûts baisser en le divisant par ses millions d’auditeurs. La réalité de la rentabilité de nos processus n’est pas encore assez évaluée. Oh, les petites initiatives, les organisations plus sociales profitent de la personnalisation du dialogue. Mais comment voulez-vous que Coca-Cola parle individuellement à chacun de ses millions de consommateurs? Déjà, beaucoup d’initiatives Web 2,0 ont été requestionnées par les clients qui y ont investi des sommes gigantesques qui ne se reflètent pas dans les revenus.

C’est une réflexion qu’on doit faire urgemment si on veut que nos pratiques ne restent pas cantonnées aux niches où nous avons du succès. Évidemment, ça n’arrivera pas demain, mais inévitablement, et surtout en période de crise économique, ça finira par arriver.

Et, parallèlement, je crois que les agences publicitaires sont là pour rester. Il y en aura moins, elles se cantonneront aux plus gros comptes, aux campagnes qui peuvent encore avoir de l’efficacité dans les médias de masse. On finira juste par accepter qu’un publicitaire n’est pas un créateur Web et vice-versa… et on acceptera aussi qu’un blogueur n’est pas un journaliste et qu’un journaliste n’est pas un blogueur… et nous naviguerons professionnellement sur nos planètes parallèles…

Beau cours d’histoire de la pub, des journaux et des technos au Québec Lire la suite »

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