M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Médias sociaux Twitter ou le microblogging Web 2.0

Le « n’importe quoi » sur Twitter et dans les études à son propos

Hier j’ai écrit le billet Questions réponses à propos de Twitter et le premier commentaire à son propos disait ceci :

“En fait, Twitter est une rivière d’information qui coule constamment. Il ne faut pas essayer de boire la rivière, mais plutôt de boire de celle-ci.”
Très jolie comparaison !
Et ça serait bien que certains évitent de la polluer aussi, mais ça malheureusement, on n’y peut pas grand chose…

C’est un peu le point de vue d’une étude de Pear analytics Twitter study, August 2009 (PDF), reprise ce matin par eMarketer. On y découvre que 40.55% de ce qui s’y véhicule est de la « Total pointless bable », ce qu’on peut traduire par du « n’importe quoi » ou encore « de la pollution ».
Je vais me permettre de répondre à ce que je considère être « des inepties ». Dans mon billet d’hier, j’expliquais que Twitter est un peu comme le fumoir des entreprises. Vous imaginez-vous entrer dans un lieu comme ça et dire à quelqu’un : ne me parle pas de ta soirée au cinéma d’hier, c’est de la pollution, ne me dis pas que tu es découragé que ton cellulaire te coûte trop cher avec Bell Canada ou je me fous que le canal de télévision TQS change de nom parce que ces informations sont de la pollution? Tout d’abord, vous seriez perçu comme quelqu’un ayant peu de tact et qui ne comprend pas le sens d’une « conversation », qui se doit d’aller du pertinent au badinage, à la réflexion ou à l’information de première qualité. Ces exemples de n’importe quoi peuvent devenir des sources très importantes d’informations clients pour le producteur du film dont on parle, Bell Canada ou encore TQS. Ces informations sont pourtant classées comme du « Total pointless bable ». Dans les médias sociaux, comme dans la vie, il faut un peu respirer par le nez, reconnaître que le badinage fait parti d’une saine communication et qu’au travers ce qui semble être du « n’importe quoi », des informations d’affaires et personnelles pertinentes peuvent être extraites. J’irai peut-être voir le film qu’on dit qui est si bon et j’y songerai peut-être à deux fois avant de signer mon téléphone cellulaire avec Bell Canada. Quant à l’étude de Pear analytics, je vais peut-être la considérer comme du « pointless bable »…

MAJ
Petite réflexion supplémentaire : LE succès de la télévision américaine de la dernière décennie était Seinfeld, qu’il décrivait lui-même comme « a show about nothing »…

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Twitter ou le microblogging

Questions réponses à propos de Twitter

La copine Gina Desjardins qui est journaliste (dont c’était l’anniversaire hier, gros bisou Gina) me pose quatre questions à propos de Twitter, pour un article qu’elle prépare. Les voici, avec mes réponses :

À qui ça s’adresse? (qui peut y trouver son compte?)

Contrairement à plusieurs autres médias sociaux, Twitter attire plus les 25-45 ans qui composent 64% de ses utilisateurs. D’ailleurs, Twitter attire particulièrement le 2e groupe le plus influent du Web après les médias traditionnels, c’est-à-dire les super geeks et les super blogueurs, qui s’inspirent des informations qui y circulent pour composer les billets de leurs blogues, qui seront par la suite repris par les médias traditionnels.

-À quoi ça sert?

On dit que Facebook est, pour qui on connaît tandis que Twitter est, pour ce que l’on connaît. Pour faire une image, Twitter est un peu comme les anciennes salles de fumeurs des entreprises. Beaucoup d’informations informelles y circulent et beaucoup de primeurs y sont dévoilées. Tout comme pour les anciens fumoirs, la pertinence des informations que vous en tirez est directement proportionnelle aux nombres d’amis et à la pertinence de ceux-ci. Et, tout comme pour le fumoir, lorsque vous n’y êtes pas, les informations vont continuer de circuler mais les informations cruciales risquent fortement d’être répétées encore et encore. Sur Twitter, nous appelons ça le mécanisme de Retwitt. En fait, Twitter est une rivière d’informations qui coule constamment. Il ne faut pas essayer de boire la rivière, mais plutôt de boire de celles-ci.

-Qu’est-ce qui le rend pertinent par rapport aux autres réseaux sociaux?

Twitter est facile d’utilisation et il est pertinent si vous l’êtes vous-même et si vos contacts sont des gens qui le sont aussi. Tout comme dans la vie, il est bon de parler au je, tu, il, nous, vous, ils. Ceux qui ne parlent continuellement qu’au JE deviennent vite ceux avec qui on n’a pas envie de dialoguer. Twitter est donc un outil de partage et de dialogue de choses sérieuses et moins sérieuses. Comme dans la vraie vie finalement…

-Règles de base : à faire et ne pas faire

Comme pour plusieurs médias sociaux, l’expérimentation est toujours en cours et les usages sont en évolution constante. Il est cependant de mise, lorsqu’on s’ouvre un compte Twitter, de le garnir d’une photo, de mettre une description et de déjà y mettre quelques twitt avant de « follower » les autres, si on espère qu’ils nous follow à leur tour. Il est aussi de moins en moins apprécié par la communauté de se faire envoyer des messages de bienvenue à caractère autopromotionnel ou pire, de nature commerciale. Il faut savoir attirer les clients (si on l’utilise à des fins commerciales) plutôt que de les envahir avec ses grosses bottines. Il est aussi coutume de donner le crédit à ceux dont on prend les twitts (en indiquant RT ou Retwitting) et de mettre un @ lorsqu’on s’adresse à quelqu’un en public ou qu’on parle de celui-ci. Finalement, si votre discussion avec quelqu’un prend plus que deux twitt ou n’est pas adressée à la galerie, il est généralement mieux de se servir de la messagerie interne que l’on nomme DM (pour Direct message).

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Le JE, TU, IL des médias sociaux

Dans le vocable « médias sociaux », il y a le mot « sociaux » pour social. En société, comme lors d’une conversation, on utilise le je, tu, il, nous, vous, ils. Les gens avec qui on converse et qui n’utilisent que le je, nous tombent rapidement sur le gros nerf. Il en est de même avec les médias sociaux. L’autopromo et le je, se doivent d’être dilués à travers de nombreux tu et il. Pour les entreprises, le nous est l’équivalent. On s’en fout. Lorsqu’on parle de médias conversationnels, il est impératif qu’il y ait conversation…

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La passion et les coûts marketing

Souvent, lorsque je rencontre de nouveaux clients, je leur demande s’ils sont passionnés par ce qu’ils font. S’ils me répondent oui, je dis tant mieux, parce que ça va vous coûter moins cher de marketing. Sinon, je leur dis que c’est dommage, mais que ce n’est pas désespéré, que ça va simplement leur coûter plus cher. La raison en est simple. Je l’ai d’ailleurs déjà expliqué dans mon chapitre Bloguer pour vendre (PDF) de Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires. Mais avec les médias sociaux, la passion va accélérer le processus. En gros, si vous êtes passionné, sur le Web ça se sent et les gens auront intuitivement confiance en vous. Mais en plus, comme vous êtes passionné, vous pourrez discourir de votre passion sur un blogue, mais aussi sur les médias sociaux et pour faire ça, c’est une question (justement) de passion bien plus que de budget. Vous pourrez ainsi jouir des nombreux ROI d’un blogue (retour sur investissement) et accélérer son effet et ses retombées avec les médias sociaux, tout simplement. Mais si vous n’avez pas la flamme, il y a évidemment les campagnes Adwords et autres artifices qui peuvent suppléer, mais vous devrez continuellement alimenter ceux-ci de vos capitaux, au lieu de votre jus de cerveau. Il n’y a pas de miracle. C’est la passion, ou l’argent et, idéalement, les deux…

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Les médias sociaux : la révolution est à nos portes

Les informations de qualité à propos du phénomène de l’heure (quoique ça fait déjà quelques années que j’en parle): les médias sociaux, se font légion. Ainsi, c’est sur les blogues de Katheline Jean-Pierre et Vincent Abry, que j’ai pris connaissance de l’excellente présentation de Karl Fisher : Social Media Revolution.
Quelques-unes de ses perles (traduites ici librement pour vous)

• 96% des Generation Y sont sur les médias sociaux
• Les médias sociaux remplacent désormais la pornographie comme activité #1 du Web
• 80% des entreprises utilisent LinkedIn comme source primaire de recrutement
• Boston College ne fournit plus d’adresse de courriel aux nouveaux étudiants puisque les gens de la génération Y et Z considèrent le courriel comme dépassé
• 25% des résultats de recherche des 20 plus grandes marques mondiales sont liés aux médias sociaux
• 35% des ventes d’Amazon sont maintenant sur Kindle
• Nous ne cherchons plus pour les nouvelles, les nouvelles nous trouvent (via les copains des médias sociaux et ce sera la même chose pour les produits et services)
• Toutes les sources de ces citations peuvent aussi être trouvées sur Socialnomics

Ces différentes informations sont aussi recoupées dans la dernière présentation de Universal McCann Power to the People, social media Tracker (déniché chez Éric Baillargeon).

View more documents from Olivier.mermet.

Par ailleurs, on apprend aussi (via un twitt de Benoît Grenier) dans le rapport 2009 Digital readiness report Essential Online Public Relations and Marketing Skills que pour les grandes entreprises de PR mondiales, les habiletés médias sociaux sont maintenant aussi importantes que les habiletés de PR traditionnelles :

When searching for prospective candidates, knowledge of social media is almost as important as traditional media relations skills.
• Among those responsible for hiring PR and marketing employees, 82% of respondents said mainstream media relations expertise was either important or very important. But over 80% said knowledge of social networks is either important or very important. Nearly 77% said knowledge of blogging, podcasting and RSS is either important or very important. And almost 72% said an understanding of micro-blogging services like Twitter are either important or very important.
• Other new media communications skills that hiring decision makers found important or very important are search engine optimization (62%), email outreach (56%), web content management (52%) and social bookmarking (51%).
• Hiring decision makers recognize the importance of social media in organizational communications. To meet the needs of internal and external communications today’s organizations, public relations or marketing job seekers need to develop a comprehensive portfolio of digital communications skills.
• 18% of hiring decision makers have no interest at all in traditional public relations skills, signalling a shift from a mainstream media relations-focused approach.

Les médias sociaux sont-ils toujours une mode? Peut-être bien que oui, mais contrairement à Pepsi qui fait maintenant la promotion de son Twitter sur ses canettes (via un twitt de Mickael Bentz), encore trop d’entreprises ne sont pas à la mode…

Vous aimerez peut-être aussi lire ou relire mon billet : Planifier une stratégie médias sociaux, visiter ma catégorie Médias sociaux ou encore prendre rendez-vous avec moi pour une consultation ou une conférence spécifique à ce sujet (hehehe)

MAJ
Petit rappel historique, l’ancêtre des médias sociaux s’appelait les e-communautés. J’en parlais en 2005 Les e-communautés pour répondre à des objectifs d’affaires.

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RDI en direct sur l’économie, entrevue à propos des médias sociaux et réflexion

Hier soir j’ai eu le privilège d’être interviewée par le très professionnel et humain Gérald Fillion, lors de son émission RDI en direct sur l’économie. J’y parlais avec grand plaisir de médias sociaux. Vous trouverez plus bas le clip de cet entretien qui se retrouve aussi sur le Carnet Techno de Bruno Guglielminetti. Je suis vraiment, mais là vraiment, contente de cette entrevue et du timing de celle-ci. Je vous explique. C’est que je suis très médiatisée comme experte du marketing Internet et des stratégies Web depuis maintenant plusieurs années. J’ai même été experte invitée au Canal Argent où j’y parlais de Web, une fois par mois, durant une demi-heure, juste avant qu’ils ne décident de ne faire que de l’information financière continue il y a trois ans. Mais, depuis mon coming out, quoique régulièrement, les médias écrits et la radio requièrent mon expertise, pour la télévision, mes passages ont toujours fait référence à ma condition de transsexuelle comme sujet médiatique. Comprenez que j’accepte d’y aller et de parler de cette condition encore peu connue. Je suis d’ailleurs la présidente d’honneur des célébrations de la fierté de Montréal qui débutent cette semaine et plusieurs autres passages spécifiques sur le sujet GLBTA (Gai, lesbienne, bisexuel, transsexuelle et alliés) sont déjà programmés. Mais de passer à l’émission de monsieur Fillion, comme experte, sans qu’il ne soit question ou qu’on ne fasse allusion à ma condition, avalise ma féminité et normalise le fait qu’une transsexuelle puisse avoir quelque chose à dire d’autre que de parler strictement de cette condition qui est très loin de me définir. Ça permet en outre d’ouvrir un peu plus les perspectives des gens sur ce qui est ma passion et de les habituer à voir une transsexuelle dans un contexte non péjoratif, caricatural ou stigmatisant. Il faut comprendre que les trans ont une méchante pente à remonter et que comme les gais, les minorités visibles et les femmes il y a plusieurs années, ils et elles ont besoin de représentations médiatiques positives et, en cette semaine de la fierté, ça me rend très très heureuse.

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The proof is in the pudding II

MAJ
Pour faire suite à mon précédent billet The proof is in the pudding, où je m’amusais à comparer diverses statistiques de mon site à celles de grosses boîtes web du Québec et ayant découvert l’outil d’évaluation monétaire d’un site Web http://bizinformation.org . j’aimerais compléter ici la valeur que donne cet outil aux sites de ces entreprises qui elles-mêmes, vendent souvent des sites à leurs clients pour plusieurs centaines de milliers ou même, millions de dollars.

Fjordinteractif.com valeur de $6,181.70 (US)

marketel.com valeur de $13,286.90 (US)

sidlee.com valeur de $103,842.80 (US)

Nurun.com valeur de $146,412.20 (US)

Michelleblanc.com valeur de $255,204.83 (US)

Comme le dit l’expression américaine: Makes me go hummmmmmmmmmmmmm…?

MAJ
Je me confesse. Je suis juste un petit peu baveuse…

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Facebook versus Google dans le contexte de l’achat de Friendfeed

Via de nombreuses sources dont, Techcrunch, nous venons d’apprendre que Facebook fera l’acquisition de Friendfeed. C’est une information qui peut paraître anodine aux non-initiés. Pour ceux qui connaissent Friendfeed et qui ont lu un récent article de Wired Great Wall of Facebook: The Social Network’s Plan to Dominate the Internet — and Keep Google Out, cela apparaît comme l‘élément clé d’une stratégie de pénétration et de domination éventuelle du Web, prodigieuse et vraiment très futée. Friendfeed est un agrégateur d’informations personnelles qui est disséminé via les médias sociaux. Ainsi, sur Friendfeed qui n’est pas encore très populaire (sauf pour les geeks comme moi, voici d’ailleurs mon adresse friendfeed: http://friendfeed.com/blanc ), sur le même profil on peut retrouver les twitts, les statuts Facebook, les photos Flickr, vidéos Youtube, les billets de mes différents blogues et une myriade d’informations qui sont encore, pour la plupart, invisibles à Google. À terme, lorsque Friendfeed sera développé à son maximum, ça pourrait être un équivalent de Facebook encore plus puissant que celui-ci. Il était donc crucial pour Facebook de sécuriser ses données pour lui seul surtout à la lumière des paragraphes suivants, tirés de l’article de Wired :

To understand Facebook’s challenge to Google, consider my friend and neighbor Wayne, a PhD in computer science from UC Berkeley and a veteran of many big-time programming jobs. I know a lot about him because we are friends. I know even more because we are Facebook friends. On his online profile, I not only find the standard personal-blog-type information—his birthday, address, résumé, and pictures of his wife, son, and step-kids. I also discover that he likes to make beer, that he had dinner at one of my favorite restaurants last week, and that he likes to watch cartoons. Indeed, he has posted something about his life almost every day for the past two months—wondering whether his son’s Little League game will get rained out, asking his friends what the impeller in his central heating unit does.
But if I type Wayne’s name into Google, I learn very little. I am directed to an old personal Web site, with links that have almost all expired, and a collection of computer-science papers he has written over the years. That’s about it.
Hardly any of Wayne’s Facebook information turns up on a Google search, because all of it, along with similar details about the other 200 million Facebook users, exists on the social network’s roughly 40,000 servers. Together, this data comprises a mammoth amount of activity, almost a second Internet. By Facebook’s estimates, every month users share 4 billion pieces of information—news stories, status updates, birthday wishes, and so on. They also upload 850 million photos and 8 million videos. But anyone wanting to access that stuff must go through Facebook; the social network treats it all as proprietary data, largely shielding it from Google’s crawlers. Except for the mostly cursory information that users choose to make public, what happens on Facebook’s servers stays on Facebook’s servers. That represents a massive and fast-growing blind spot for Google, whose long-stated goal is to « organize the world’s information. »

Watch out Google, here comes Facebook…

MAJ
Scobleizer, l’ancien blogueur évangéliste de Microsoft va dans le même sens que mon analyse dans son billet Oh, FriendFeed is now Facebook’s “official” R&D department!

This is Facebook firing a shot at Google, not at Twitter. Twitter is mere collateral damage but Facebook knows the real money in real time is in search. FriendFeed has real time search. Google does not (although it’s bootstrapping there very fast, some of my FriendFeed items are showing up in Google within seconds now). Facebook has 300 million users. FriendFeed and Twitter do not. Google has Wave coming, along with some other things this fall and that forced a shotgun marriage between FriendFeed and Facebook.

et une belle parodie de ces observations dans le clip Downfall — FriendFeed

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Le Canada est le tiers-monde des technos usager

C’est un article de Canoë haute vitesse Les Canadiens paient plus et obtiennent moins, qui remet à l’ordre du jour le retard du Canada en matière de technologie de l’information, de Web et de commerce électronique. On peut y lire :

Les Canadiens paient de 3,85 à 110,51$ US par megabit offert, la troisième pire échelle de prix. Les seuls pays qui font pire sont le Mexique et la Finlande.
Le prix moyen pour un megabit par seconde est de 12$ US dans l’ensemble de l’OCDE. La meilleure offre se trouve en Corée du Sud, où le megabit le plus cher se situe à 4,48$ US.
Le Canada fait aussi piètre figure en ce qui concerne la vitesse de téléchargement maximale dont profitent vraiment les abonnés. La moyenne est de 6,6 megaoctets par seconde, la cinquième pire de toutes. La Turquie se trouve dans les bas fonds avec 3,3 Mo. Le «trophée Speedy Gonzales» revient au Japon, où la moyenne est de… 92,8 Mo par seconde.

et comme le fait remarquer à juste titre sur un Twitt, Reda :

on pourrait rajouter à ça la téléphonie/cellulaire et la télé. On est une putaine de vache à lait pour ces cies.

En effet, les enregistreurs numériques personnels que nous offrent Bell Canada et Vidéotron sont des appareils de moyen ou bas de gamme et les téléphones cellulaires que nous avons ici sont du même ordre et à des prix exorbitants. En plus, étant donné la guerre de standards de téléphonie que se font nos entreprises de cellulaires, l’innovation des applications cellulaires se fait pour d’autres consommateurs ailleurs dans le monde étant donné qu’ici, le marché est fragmenté et plus d’être lilliputien.

C’est bien d’avoir le mot innovation dans nos discours politiques, ce serait mieux d’avoir des infrastructures et des prix à la consommation qui permettent réellement de la développer…

L’étude payante de l’OCDE, Broadband Growth and Policies in OECD Countries.

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Technologies Internet

Le talon d’Achille de l’informatique dans les nuages

Ce matin, nous avons un autre exemple éloquent du talon d’Achille de l’informatique dans les nuages (aussi connu sous le nom de cloud computing). Il s’agit de l’indisponibilité du service pour les utilisateurs. L’un des principes de base de la sécurité des services informatiques est ce qu’on appelle la redondance, c’est-à-dire les mécanismes de duplication et de relève, rendant possible la disponibilité des services lorsque un des éléments a une faille. Ce matin, Twitter et Facebook ont eu des problèmes majeurs et ne sont pas disponibles pour leurs utilisateurs. Même GoogleMail (Gmail) a déjà lui aussi connu des problèmes semblables. Disons que ces failles resteront dans la mémoire des gestionnaires TI comme étant des preuves de la faillibilité possible des logiciels SAAS (Software as a service) et que ça n’aide certes pas ceux-ci à reluquer positivement vers ce qui deviendra inéluctable dans quelques années : l’informatique dans les nuages. Mais peut-être sommes-nous réellement (ou le suis-je) … dans les nuages…

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