M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Medias et Internet Médias sociaux Outils et références Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging

Obstination à propos de la crédibilité des sources et de Twitter

Il m’arrive de reprendre des commentaires de ce blogue et d’en faire des billets. C’est la 2e fois que j’ai une obstination avec Marc Desjardins que je juge pertinente au point d’en faire un billet. À quand ton blogue cher Marc?
Comme suite à mon billet La question de la crédibilité des sources, voici le fil de notre discussion :

Marc Desjardins

Ta démonstration, par contre, prouve qu’à certains égards, Twitter n’est absolument pas novateur et original, particulièrement en ce qui a trait, justement, à l’accès au scoop pour le journaliste. Il n’est, ni plus ni moins, qu’une redondance du téléphone ou de la messagerie texte qui sert au citoyen pour signaler un événement qu’il croit digne de faire la nouvelle. Il n’est ni plus efficace, ni plus immédiat. Comme Twitter ne pourra jamais distiller efficacement la nouvelle (la limitation à si peu de caractères et la nécessité pour quelqu’un de suivre une ou l’autre source), il est franchement limité à ce simple rôle d’accessoire supplémentaire et, je trouve, un peu redondant.

Pour ce qui est de la possibilité de diffuser directement, à ceux et celles qui cherchent de l’information, des scoops, il est peu crédible puisque tout le monde ne peut pas suivre tout le monde. Il devient alors une sorte de téléphone arabe technologique qui fait rebondir l’info d’une source à une autre avant de vraiment infuser la toile. Dans ce sens, il y avait déjà des outils bien plus efficaces pour faire ça sur le Web. De plus, je doute que le citoyen avide de scoop vérifie la source comme devrait le faire le journaliste.

Pour ce qui est de se servir de Twitter Grader ou Technorati pour démontrer une crédibilité, j’ai un doute. Ces outils mesurent la popularité mais il y a très longtemps que j’ai cessé de mesurer la crédibilité par le succès ou la popularité.

Je commence à croire que la popularité grandissante de Twitter risque de lui nuire à plus ou moins court terme. Après tout, pour que l’outil soit vraiment efficace, il faut suivre et être suivi et on finit rapidement, en collectionnant les contacts, à être inondé de sources et surtout de messages très souvent d’une futilité navrante. On en arrive à ne plus avoir le temps de lire. J’aime bien utiliser Twitter pour lire les commentaires extrêmement fréquents de stars comme Lily Allen ou Stephen Fry, à l’humour certain et surtout faisant partie de la sphère du potin nécessaire de par leur statut. Par contre, je trouve qu’il faut beaucoup de vanité pour passer sa vie à croire que chaque état d’âme que l’on a est intéressant pour tout un chacun.

Malheureusement, des penseur(e)s articulé(e)s du Web et des nouveaux médias comme toi, il y en a fort peu mais trop de gens qui savent à peine écrire engluent un médium qui devrait peut-être se réarticuler pour acquérir toute sa pertinence

Michelle Blanc

Marc, Marc, Marc
Technorati tout comme TwitterGrader sont des mesures d’influence bien plus que de popularité. Ils mesurent l’interaction notamment en termes de backlinks d’où l’influence qui peut servir de benchmark à la crédibilité. Je connais des blogues très populaires qui sont nuls dans Technorati. De plus, Twitter n’est pas l’apanage de rien du tout, juste un autre outil qui se rajoute à de nombreuses sources Web et hors Web. Oui c’est un téléphone arabe qui permet entre autres d’avoir des photos de l’avion qui flotte sur la Hudson River avant qu’un média n’ait le temps et les ressources disponibles pour prendre la même photo par exemple. Pour Mumbaï, ça a été tellement efficace que les autorités policières avaient peur que ça ne serve d’outil de prédiction des activités de celle-ci auprès des terroristes. Les journalistes devront apprendre à composer et à évaluer les diverses sources et les sources elles-mêmes publient, souvent en se foutant que les médias les reprennent. C’est aux médias à faire leur job et à être à l’écoute et à valider. Ils peuvent aussi s’en passer et ne reprendre que ce que CNN, AFP et Reuter eux prennent sur Twitter…

Marc Desjardins

Michelle,
J’ai encore beaucoup de difficulté à considérer une mesure d’influence comme une mesure de crédibilité. Mesurer des backlinks, c’est une autre manière de quantifier une popularité disons plus active, mais de là à en faire une pondération qualitative plutôt que différement quantitative, il y a un gros pas.

En fait, c’est ce que je reproche à beaucoup de nos processus d’analyse qui ne mesurent que les anciens paramètres marketing soit l’influence, le rayonnement ou les vecteurs démographiques. À une époque où on invoque le long tail et les marchés de niche pour justifier l’approche micro économique du Web et du Web 2,0, c’est contradictoire. En plus, c’est complètement antithétique à l’approche de l’information qui elle demande la crédibilité, l’analyse et l’objectivité.

En plus, il est bizarre de voir comment on évoque Twitter comme s’il s’agissait d’une plateforme ou d’un médium alors qu’il n’est qu’un réseau de plus, un regroupement différent des mêmes joueurs, utilisant les mêmes outils et le même médium qu’auparavant.

Beaucoup de gens peuvent se passer une information rapidement ainsi, mais ça ne sera jamais un médium de masse, celui qui pousse l’info à des joueurs passifs, comme la télé. Étant donné que nous avons à coeur de créer une masse critique active et non passive, il faut se méfier de croire que les évangélistes et les early adopters constituent la majorité.

Michelle Blanc

Les évangélistes et les early adopters ne sont pas la majorité certes, mais ils sont la 2e source la plus influente de Web après les médias trad. Aussi, je suis d’accord avec toi qu’influence et crédibilité ne sont pas synonymes. Mais l’influence induit tout de même une certaine crédibilité qui se doit d’être vérifiée. D’ailleurs, il y a 1000 ans les savants qui disaient que la terre était plate étaient jugés très crédibles à l’époque. Cette notion de crédibilité elle-même s’inscrit donc dans une mouvance. Mais il ne faut pas s’empêcher pour autant de tout rejeter et s’empêcher de donner une certaine crédibilité “suspicieuse peut-être” aux diverses sources que l’on peut rencontrer sur son passage sur le Web ou ailleurs… D’ailleurs, la crédibilité est aussi affaire de consensus et les backlinks, c’est aussi une forme de consensus.

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Blogue Blogues d'affaires Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Référents Twitter ou le microblogging Web 2.0

Twitter et Facebook, de bons générateurs de trafic

Aujourd’hui était une journée régulière (c’est-à-dire une journée lors de laquelle je n’ai pas été médiatisée outre mesure). Je me suis donc mise à calculer l’apport de Twitter et de Facebook à mon trafic. J’ai été étonnée de découvrir que Twitter draine 12.5% et Facebook 6.3% de mon trafic direct (lire ici que cela ne tient pas compte de mes lecteurs via les fils RSS ou des lecteurs de Feedblitz par exemple) calculé à partir de mon interface Mybloglog. Il va de soi que je ne fais pas que de l’autopromo sur Twitter et Facebook et que si tel était le cas, ces stats seraient probablement en chute libre parce que personne n’aime se faire pousser des contenus d’autopromo. Mais des contenus autopromo qui sont dilués via une foule d’autres contenus, tel que j’en parlais dans un récent billet, ça semble être une source de trafic non négligeable. Dans mon cas particulier, il faut dire que Twitter est assez ciblé pour mon genre de lectorat. Je vais donc continuer d’observer ça et vous arriver un de ces jours avec données plus substantielles…

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À titre de conférencière Medias et Internet Médias sociaux

Conférence sur « Et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal? »

Je serais conférencier (lire ici conférencière, mais ce n’est pas mauvais que j’écrive conférencier puisque c’est le mot-clé que les gens cherchent dans Google. L’un des désavantages d’être femme ). Mardi prochain le 17 mars à 18 h au Daylight Factory (1030 rue Alexandre à Montréal, tout près du centre-ville, métro Square-Victoria). Ma conférence : « Et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal? » sera gratuite (profitez-en c’est rare une de mes conférences gratuite) et elle sera présentée dans le cadre des événements 3eMardi.

La saga ‘Médias traditionnels vs Web’ a été portée à mon attention pour la première fois en 1998. Alors étudiante au baccalauréat en journalisme, j’écoutais avec un brin de scepticisme mes professeurs et collègues disserter sur l’emprise de l’Internet (avec un grand I) sur mon futur boulot.
Dix ans plus tard, le sujet est toujours d’actualité (et ma carrière a bifurqué). Le web a connu une évolution exponentielle depuis. Est-il une menace pour les médias traditionnels? Ou plutôt un complément qui décuple leur portée?
La situation du Journal de Montréal, du Globe & Mail, du New York Times et autres médias traditionnels démontre comment les médias sociaux ont métamorphosé la culture de consommation des médias. Les journalistes, évidemment, mais aussi les professionnels des relations publiques, du marketing et de la publicité, entre autres, doivent composer au quotidien avec cette récente réalité.

Je n’y aborderai donc pas la question épineuse et qui ne m’intéresse pas de toute manière, du lock-out des employés du Journal de Montréal. J’y parlerai plutôt, dans un monde idyllique, de ce que je ferais si c’était moi la patronne du Journal de Montréal (notez ici l’effet très marketing et titillant des gens de 3eMardi qui ont choisi le titre) ou de tout autre journal de la province (et pourquoi pas, du pays). Ce sera une conférence sans présentation PowerPoint et autres artifices. Je discuterai avec les convives présents de divers billets que j’ai écrits sur le sujet dont :
La question de la crédibilité des sources
Le P2P, Bit Torrent et la polémique
À propos des changements du travail journalistique

La crise appréhendée des journaux au Québec
Évolution de l’utilisation des médias au Canada
Entrevue sur l’avenir des médias radiophoniques communautaires face à l’internet

À propos de l’expérience CNN/Facebook
Et surtout de
10 conseils pour aider les médias à devenir numérique
Puis de
La FPJQ et les fabricants de fouets, même combat

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Blogue Commerce électronique: mythes Medias et Internet Médias sociaux Twitter ou le microblogging

La question de la crédibilité des sources

Hier je discutais avec une journaliste à propos de Twitter en lui disant qu’il avait déjà été calculé que la vélocité des informations sur Twitter dépassait celle des médias traditionnels de plus ou moins trois heures. Puis elle me posa LA question que se posent TOUS les journalistes par rapport aux infos qui viennent du Web.

Mais comment pouvons-nous vérifier la crédibilité de la source?

Ma réponse :

Mais comme vous l’avez toujours fait! En plus, maintenant vous avez des outils pour vous aider dans votre job. S’il s’agit d’une source Twitter par exemple, vous pouvez visiter son profil, puis son site, puis valider celui-ci à l’aide de Technorati ou encore utiliser Twitter.grader pour valider la source Twitter ou encore une panoplie d’autres outils qu’il serait trop long à exposer par téléphone. Dans le pire des cas, vous faites comme vous l’avez toujours fait avant, vous téléphonez à cette source…

C’est drôle comment le Web semble effrayer les journalistes et qu’ils en perdent leurs référents habituels?

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Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Relations publiques Internet statistiques des affaires électroniques Twitter ou le microblogging

Profil sociodémographique des usagers de Twitter

C’est encore une fois Pew Internet qui nous offre un profil sociodémographique des usagers de Twitter (PDF) chez nos voisins américains. Dans le document, nous pouvons noter les différents usages de Twitter (qui sont un peu similaires à ce que j’avais décrit comme ma propre utilisation et dans mon billet Twitter, le nouveau fil de presse?).

As with many technologies, enthusiastic users have used Twitter for more than just answering the question, “What are you doing?” Twitter has been used to help organize and disseminate information during major events like the 2008 California wildfires, the recent American elections, the Mumbai massacre and even the January 2009 crash of US Airways flight 1549 into the Hudson River. Janis Krum, a passenger on a ferry that rushed to the scene, took a photo of the plane with a cell phone and sent it out via his Twitter feed. Twitter and other status updates have also been used for many other purposes including the airing of complaints against companies, sharing ideas, forwarding interesting material, documenting events, conversing and flirting.

Petite mise au point personnelle, je n’utilise pas Twitter à des fins de drague :-). Pew dresse aussi le portrait sociodémo des usagers américains

Twitter and similar services have been most avidly embraced by young adults. Nearly one in five (19%) online adults ages 18 to 24 have ever used Twitter and its ilk, as have 20% of online adults 25 to 34. Use of these services drops off steadily after age 35 with 10% of 35 to 44 year olds and 5% of 45 to 54 year olds using Twitter. The decline is even more stark among older internet users; 4% of 55-64 year olds and 2% of those 65 and older use Twitter.

Twitter est directement relié à l’utilisation d’autres médias sociaux ce qui confirme la thèse que les utilisateurs précoces de cette technologie sont le 2e groupe le plus influent du Web après les médias traditionnels, c’est-à-dire les supergeeks et les superblogueurs:

(…)The use of Twitter is highly intertwined with the use of other social media; both blogging and social network use increase the likelihood that an individual also uses Twitter. Adults who use online social networks are much more likely to say that they have used Twitter or some other service to update their status and read the status updates of others.

Finalement, Pew remarque aussi que l’âge médian de Twitter est plus élevé que celui des utilisateurs de MySpace et Facebook.

(…)As noted above, Twitter users are overwhelmingly young. However, unlike the majority of other applications with a similarly large percentage of youth, Twitter use is not dominated by the youngest of young adults. Indeed, the median age of a Twitter user is 31. In comparison, the median age of a MySpace user is 27, Facebook user is 26 and LinkedIn user is 40.

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Personnel et peut-être même hors sujet

Ma lettre de motivation pour être accepté à la Maîtrise

Lors de mon dernier billet L’importance du rêve, je parlais de la lettre de motivation que j’écrivis et qui me permit, malgré mes faibles notes, d’être admise au programme de Maîtrise en commerce électronique. Une commentatrice, Ingrid, aimerait bien la voir cette fameuse lettre. Donc la voici (notez qu’à l’époque j’étais encore un homme, ce qui n’est plus le cas, de toute évidence…)

Le vendredi 13 juillet 2001

Monsieur Peter G.Kropf
Directeur du programme
Monsieur Gilbert Babin
Co-directeur du programme
Monsieur Vincent Gautrais
Co-directeur du programme
Comité de sélection de la Maîtrise ès Sciences en commerce électronique
École des Hautes Études Commerciales
3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine
Montréal (Québec) H3T 2A7

Objet : Candidature de Michel Leblanc

Permettez-moi de vous remercier pour l’attention que vous porterez à ma candidature. À l’analyse de mon dossier, vous remarquerez la complémentarité de mes expériences professionnelles, aptitudes et champs de compétence avec le programme de Maîtrise ès Science en commerce électronique avec spécialisation gestion. Vous serez satisfait des nombreuses références d’employeurs ou de clients bien servis. Par contre, vous serez hésitant en voyant ma moyenne de 3.6 sur 5 et en remarquant le nombre d’années manquant entre mes études et le marché du travail. Permettez-moi de vous les expliquer.

Les années 80 ont été pour moi une période particulièrement turbulente où je travaillais dans les bars la nuit et où j’étudiais le jour. Cette période a été marquée par divers abus qui ont eu pour résultat de ralentir ma progression intellectuelle et professionnelle. Les années 90 ont été tout autre. Elles ont été une suite de défis professionnels, intellectuels et technologiques qu’aujourd’hui je suis fier d’avoir accomplis.

J’aimerais que dans votre sagesse et qu’avec votre aide, les années 2000 puissent me permettre d’atteindre de nouveaux défis et me permette de participer positivement à l’émergence de ces nouveaux marchés qui attendent l’envol du commerce électronique.

J’espère que vous pourrez, à l’étude de mon dossier, saisir toute la volonté d’apprendre et de réussir, toute la créativité, toute la détermination et toute l’intelligence qui m’ont permis de relever avec brio plusieurs des défis auxquels j’ai été confronté et qui me permettront de finir parmi les meilleurs de votre classe 2001-2002 pour finalement devenir un agent positif des changements que nos entreprises auront à envisager sur la route du commerce électronique.

J’anticipe le plaisir de recevoir votre réponse et de peut-être avoir la chance de pouvoir jouir et apprendre de votre savoir. Veuillez recevoir Messieurs l’expression de mon profond respect.

Michel Leblanc

MAJ
Morale de cette histoire, il faut savoir capitaliser sur ses forces sans pour autant cacher ses faiblesses (qui sont de toute manière très évidentes). Vous pouvez aussi noter que déjà, sans l’avoir planifié, j’étais une personne avec ce que l’on pourrait appeler, une communication authentique, directe et franche. Ça m’a payée à l’époque et ça continue de le faire aujourd’hui…

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Personnel et peut-être même hors sujet

L’importance du rêve

On m’a souvent traitée de rêveuse. À l’époque je le prenais durement. Aujourd’hui je m’en réjouis. C’est que je sais maintenant que le rêve est la première étape de l’action. Pour accomplir quelque chose, il faut d’abord y penser, en avoir la vision. C’est le thème d’un récent billet de Seth Godin (pointé dans FB par Geneviève Lefebvre). Il y dit :

Frank Sinatra had it wrong. Your dream shouldn’t be impossible, but it sure helps if it’s improbable. Don’t choose your dreams based on what is certain to happen, choose them based on what’s likely to cause the change you want to occur around you.

Lorsque j’étais jeune, l’orienteur me dit que je devrais faire des cours de droit étant donné ma grande capacité de compréhension de textes, mes bonnes notes et ma grande gueule. Mais il me dit aussi que jamais je ne serais acceptée au Collège Militaire Royal. Par esprit de contradiction je me suis inscrite au Collège Militaire Royal et je fus acceptée. Au début de ma quarantaine, j’eus l’intuition que je devais faire partie du nouveau programme de la Maîtrise en commerce électronique de l’Université de Montréal/HEC Montréal. Mais je n’avais pas les notes qu’il fallait étant donné que lors de mon baccalauréat, j’étais un peu trop « sur le party ». Je me décidai donc à écrire la lettre de motivation de ma vie (elle me prit deux jours à rédiger). Je fus acceptée dans le programme à cause de cette lettre, malgré le fait que mes notes ne correspondaient pas aux normes minimales d’acceptation. J’eus aussi un jour la vision du plus grand spectacle vidéo sur écran géant au Canada. Je vendis, et produisis le Méga VidéoDanse Musique plus dans le cadre d’Expo-Québec. J’eus comme ça de nombreux rêves qu’on disait impossibles et ils se réalisèrent presque tous. C’était souvent des innovations qui n’avaient jamais été faites et j’eus la chance d’être entourée de gens qui n’avaient pas froid aux yeux, qui croyaient en mes « folleries » et qui m’aidaient à les réaliser. Je pourrais vous donner encore bien des exemples de rêves irréalistes que j’ai accomplis, mais vous comprenez le principe que la cristallisation d’une idée d’abord dans sa tête, est l’étape initiale à toutes réalisations dans la vraie vie. Je suis donc très fière d’être une rêveuse et j’encourage tout le monde à entretenir le rêve qui pousse à l’action et dans le pire des cas, le rêve vous permettra un moment de folie et la folie est souvent très saine en soi…

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Marketing 2.0 Médias sociaux Statistiques de ce blogue statistiques des affaires électroniques Twitter ou le microblogging

Le phénomène Twitter à Montréal

C’est grâce à Twitter.grader.com que l’on peut se rendre compte que (au moment d’écrire ces lignes) Montréal est la 38e ville qui Twitt le plus dans le monde et que le Canada est le 3e pays le plus important sur cet outil de microblogage. On peut aussi y découvrir les twittereurs les plus influents de Montreal et de Montréal (mais en regardant les « grade » on se rend compte que les twittereurs ayant indiqué Montreal sont un peu plus influents et que je suis invariablement dans le top 3 (je m’étouffe ici)). On peut donc conclure de ces statistiques que Twitter a une bonne vitalité dans notre ville et que de twitter en français (ce qui est mon cas), ne vous empêche pas d’avoir une armée de Followers.

Comment je Twitt?
Comme dans toutes choses, je crois que la diversité a sa place sur Twitter. Ainsi, j’y fais l’autopromo des billets de mon blogue, je retwits (c’est-à-dire que je rediffuse les informations que je trouve pertinentes des autres twittereurs), je dialogue avec ceux qui m’interpellent, je déconne (je vous ai déjà parlé de l’importance de savoir déconner), je partage mes états d’âme, je parle de la météo (un sujet toujours d’actualité) et surtout j’observe et j’apprends des autres. Twitter m’est devenue indispensable comme outil de veille à tel point que depuis que je l’utilise, je navigue beaucoup moins directement sur les blogues que j’aime. Mais j’en découvre une quantité d’autres que je ne connaissais pas. Aussi, comme je vous l’ai déjà dit, Twitter est une rivière d’informations de laquelle je m’abreuve. Je ne tente pas de boire la rivière au complet.

MAJ
Pourquoi je me fous de ceux qui cessent de me suivre sur Twitter et que je les flush illico? http://twitter.grader.com/history/michelleblanc Si quelqu’un juge que je ne suis pas pertinente pour lui, j’avalise le même raisonnement…
MAJ2
Il faut aussi comprendre qu’à partir de 1000 Follower, le ratio Follow/Follower est tenu en compte par Twitter et qu’il nous empêche de Follow les gens qui nous suivent si le ratio n’est pas positif, tel qu’expliqué ici. Pour flusher ceux qui ne me suivent plus, j’utilise l’application FriendorFollow.

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Blogue Blogues d'affaires Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis

Le Lab du Canal Vox, mon entrevue à propos des blogues

[caption id="" align="alignnone" width="155" caption="Entrevue de Michelle Blanc à l'émission Le Lab de Canal Vox"]Entrevue de Michelle Blanc à lémission Le Lab de Canal Vox[/caption]

C’est avec plaisir que j’ai accordé une entrevue à la journaliste Mélanie Paquette-Martin de l’émission Le Lab du Canal Vox, animée par Philippe Fehmiu. J’y parle de blogues, de la différence journaliste-blogueurs et évidemment de passion. Le tournage a été effectué à ma succursale de Laika, ou j’aime bien travailler de temps à autre.

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Le P2P, Bit Torrent et la polémique

Avant que je ne jase de P2P faisons une petite mise au point. Je n’ai pas de problèmes avec les sujets qui soulèvent la polémique, mais dans les commentaires, vous avez le droit de ne pas être d’accord, mais votre désaccord doit se manifester dans les limites de ma politique éditoriale de blogue sinon ils seront coupés. Pourquoi je vous parle de ça? C’est que ce week-end, j’ai mis un statut dans ma page Facebook qui a enflammé un débat. Celui de « pour ou contre l’échange de fichiers ayant des droits d’auteur » :

Vais devoir apprendre Bit Torrent pour télécharger la saison 5 de Lost

Puis le feu s’est mis aux poudres.
Petite mise en contexte.
Je suis une grande admiratrice de Lost. J’ai payé la location des DVD des 4 premières saisons en entier. Nous sommes maintenant à la cinquième saison qui est visible à la télévision gratuitement chaque semaine. D’ailleurs, le télédifuseur local, CTV, rend disponible gratuitement les épisodes 505 à 508, mais les épisodes 501 à 504 ne sont pas disponibles en ligne au Canada. Tous les épisodes de cette saison seront de nouveaux disponibles en DVD l’automne prochain. Donc qu’elles sont mes options pour écouter les épisodes manquants :

1. Je peux me trouver un copain qui a enregistré tous les épisodes de cette année et qui est assez gentil pour me prêter ses copies DVD personnelles. Ce geste est tout à fait légal.
2. Je peux aller sur un site d’échange P2P et télécharger les épisodes manquant en HD et les écouter dès maintenant. Ce geste est illégal.
3. Je peux déjouer le système de sécurité du site de la chaîne ABC et faire croire que mon PC regarde les épisodes depuis le territoire américain alors qu’il est en fait en territoire canadien. Ce stratagème masque mon adresse IP et me permet de naviguer de manière anonyme. Ce geste entre dans une zone grise réglementaire.
4. Je peux attendre plusieurs mois afin que les épisodes soient de nouveau disponibles à mon centre de location DVD local. Ce geste est tout à fait légal, mais je devrai attendre plusieurs mois avant de poursuivre cette série pour laquelle j’ai déjà payé le gros prix et pour laquelle j’ai déjà fait amplement de promo gratuite dans mes statuts Facebook et Twitter.

Je dois aussi mentionner que dans mon statut je dis que je dois apprendre le mécanisme de téléchargement Bit Torrent. Je ne sous-entends pas que je suis une dinosaure, juste que par principe, je préfère payer pour mes contenus que de les télécharger gratuitement via le Web. Je n’utilise plus de réseaux POSTE-À-POSTE depuis l’époque glorieuse de Napster. Pourquoi je préfère payer? Tout simplement parce que ces réseaux d’échanges contiennent beaucoup de virus, que les fichiers échangés sont souvent de piètre qualité audio et vidéo, qu’ils coûtent un bras et une jambe en bande passante et prennent une éternité à se télécharger. Ma réflexion est aussi celle que se fait une grande majorité de consommateurs. Bref, ce week-end, j’ai peut-être commis un acte qu’on dit illégal. J’ai peut-être téléchargé et écouté les séries 501 à 504 et ai peut-être déjà effacé ces fichiers de mon ordi. Ai-je peut-être eu de la difficulté à dormir? Non peut-être pas du tout. Je ne me sens peut-être pas plus coupable que si un pote m’avait prêté son enregistrement DVD de l’émission depuis sa télévision. Aurais-je préféré avoir l’opportunité de payer pour voir ces épisodes? Ho que oui. Ai-je nui à l’industrie? Non puisqu’à partir de maintenant je vais écouter le reste des émissions à partir du site de CTV et de la télévision et que je vais me farcir leur pub avec grand plaisir (Ok comme j’ai un enregistreur numérique personnel, je vais faire « fast foward » lors des publicités). Donc cette petite situation qui m’est personnelle illustre un grand dilemme et un manque d’adaptation de l’industrie de la télévision en ligne. Cette industrie devrait être plus à l’écoute des consommateurs et rendre disponibles les émissions selon leurs besoins. D’ailleurs, l’un de mes nouveaux clients est un producteur de série télévision qui est déjà largement disponible sur YouTube contre son gré. Mon conseil est de demander à YouTube de retirer toutes les vidéos de son entreprise qui s’y trouvent et de lui-même, se faire une page YouTube et d’y télécharger l’entièreté de son corpus, en basse résolution, de rediriger les auditeurs vers le site de son entreprise ou sont disponibles, moyennant paiement, les mêmes vidéos an HD et avec une qualité audio irréprochable. Je suis certaine que ça va faire un tabac.
Avant de me tirer des pierres, de me traiter de voleuse ou de manque d’éthique, sachez que plusieurs études démontrent hors de tout doute que le partage de fichiers, au lieu de nuire aux industries du disque, ou de la TV, a dans les faits un impact sur la croissance des ventes :
The Effect of File Sharing on Record Sales An Empirical Analysis Felix Oberholzer-Gee et Koleman Strumpf, Harvard Business School, UNC Chapel
Impatient TV viewers turn to BitTorrent
Dutch government study finds file sharing positive
The Impact of Music Downloads and P2P File-Sharing on the Purchase of Music: A Study for Industry Canada

The report, prepared by University of London researchers, Birgitte Andersen and Marion Frenz, found that music downloads have a positive effect on music purchases among Canadian downloaders but that there is no effect taken over the entire population aged 15 and over.

Merci aux potes Facebook de m’avoir indiqué ces études.

MAJ
La situation du P2P est semblable au mythe de l’Hydre de Lerne et la question qui se pose, laquelle de ses têtes est celle qui est immortelle?

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