Innovation

Commentaires ou articles sur des technologies, processus ou entreprises innovantes.

Blogues d'affaires Code-source libre Facebook Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Tourisme en ligne Twitter ou le microblogging Web 2.0

Tourisme Mauricie à l’ère du Web 2.0

Que voulez-vous, mes clients qui ont le courage de la communication bidirectionnelle, de l’authenticité, qui choisissent le code source ouvert (qui écoutent et mettent en pratique mes conseils, finalement) deviennent très souvent des clients chouchous. C’est ce que j’ai le grand plaisir de vous annoncer avec le nouveau site de Tourisme Mauricie et avec leur présence sur les médias sociaux. Ça fait déjà plus d’un an que la formidable équipe de Tourisme Mauricie travaille sur le projet et c’est aujourd’hui (en fait, ça fait déjà quelques jours mais c’est aujourd’hui que je vous en parle) que l’ensemble très Web 2.0 de la présence de Tourisme Mauricie est maintenant en ligne. Je suis très, très fière d’avoir humblement participé à la mise en ligne de ce site qui deviendra l’étalon-échelle de ce que peut être un site touristique Web 2.0…
Voici d’ailleurs les détails du communiqué de presse qui sera d’abord diffusé sur Twitter et Facebook, envoyé aux blogueurs, puis communiqué à la presse (ils sont même Web 2.0 dans les relations publiques, c’est tout dire…).

Shawinigan, le 14 avril 2009 – Afin de se positionner aux premières places des stratégies Internet actuelles en tourisme, Tourisme Mauricie présente sa toute nouvelle plateforme Web intégrant le nouveau portail de l’association, ainsi qu’un blogue répondant aux nouvelles tendances communicationnelles des consommateurs. Jumelée à ces nouveaux outils, une stratégie de positionnement, de référencement et d’indexation dans les moteurs de recherche permettra à Tourisme Mauricie de maximiser le rendement de ces nouveaux outils dans l’univers Web.

S’assurer que l’internaute nous trouve

L’Internet joue un rôle essentiel dans le processus d’achat de produits touristiques par les consommateurs. « Selon les données les plus récentes du Réseau de veille en tourisme, 75 % des voyageurs branchés magasinent sur le Web avant de procéder à leurs achats. Aussi, ils sont de plus en plus nombreux à rechercher des avis des autres voyageurs afin de consolider leurs décisions. L’intégration d’un blogue sur le nouveau portail répond directement à cette tendance. Il est donc vital d’être le plus près possible des consommateurs quand ils magasinent leurs vacances sur le Web » souligne madame Laurent, directrice marketing. Elle ajoute : « Notre portail Web se veut par conséquent pratique, efficace et bien référencé afin de faciliter les recherches des futurs voyageurs sur Internet. Pour ce faire, nous nous sommes entourés de conseillers et fournisseurs qui figurent parmi les meilleurs, soit madame Michelle Blanc (M. Sc. commerce électronique et consultante en marketing Internet) pour la stratégie, et toute l’équipe d’ADN Communication pour la conception et l’implantation des tactiques d’optimisation sur les moteurs de recherche ».

La vision de Michelle Blanc pour Tourisme Mauricie

« La philosophie derrière tourismemauricie.org en est une d’ouverture à la communauté élargie, aux touristes et au monde, et est encapsulée en ce que nous appelons communément le Web 2.0. Le site mettra donc en valeur les attraits des membres de Tourisme Mauricie, mais aussi toutes les autres facettes touristiques, culturelles, naturelles, humaines de ce que la Mauricie a à offrir, et ce, en permettant la discussion bidirectionnelle avec les internautes. Si ça existe en Mauricie, le site en parlera éventuellement… » Pour soutenir cette approche du Web, on peut déjà retrouver Tourisme Mauricie depuis quelques temps sur des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter et autres.

Maximiser la force du nombre

« Suite aux recommandations expertes de madame Michelle Blanc, ainsi qu’au travail de sensibilisation de l’équipe marketing de notre organisme, nous n’avons pas eu d’autres choix que de conclure que la stratégie Internet de Tourisme Mauricie était désuète et non-adaptée aux nouvelles réalités de l’environnement Web » mentionne monsieur Lacerte, président du conseil d’administration. « Il nous est apparu évident que Tourisme Mauricie avait besoin d’une véritable plateforme Internet, capable de bien représenter l’ensemble de nos produits reposant sur plus de 515 membres. Nous sommes donc confiants que ce nouveau portail régional assurera aux entreprises membres de l’association, ainsi qu’à toute la Mauricie touristique, une présence Web efficace, tout en maximisant la force du nombre » ajoute-t-il.

En complément d’information, je vous invite aussi à lire Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques partie 1 et partie 2 et, pour les geeks, vous serez probablement surpris d’apprendre que le site au complet et le blogue en sous domaine sont montés à partir de la plate-forme WordpressMU.

Tourisme Mauricie à l’ère du Web 2.0 Lire la suite »

Gouvernement électronique Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Web 2.0

IBM fait l’éloge de la convergence médiatique

Bon, il semble que je ne sois pas la seule à parler de convergence? Il semble qu’IBM s’y mette aussi. C’est-ce qu’il appert dans un nouveau document (merci à Yasha Sekhavat de m’avoir mis sur la piste dans Twitter) Beyond advertising: Choosing a strategic path to the digital consumer. Ils y dressent un portrait assez clair de la voie à suivre en ces temps difficiles pour certains, et déterminants pour d’autres :

Today, the distinctions between advertising and marketing have blurred, as new forms of communication combine the ROI-characteristics of direct marketing with the brand characteristics of traditional advertising. With digital consumers increasingly in control of their media experience and advertisers shifting their spend to more interactive, measurable formats, companies must move beyond traditional advertising to combine granularity of targeting and measurement with cross-platform integration. To adapt and succeed – especially in the current economic environment – content owners, media distributors and agencies need to build a new set of capabilities now: cross-platform innovation, greater insights, open collaboration and digital processes.

C’est surtout la dernière portion que j’aime, c’est-à-dire l’innovation multiplateforme, le focus raffiné, la collaboration ouverte et les processus numériques. Humm, me semble que ça pourrait même être bien pour nos gouvernements? Quoi qu’il en soit, le tableau suivant identifie bien ce qui pourrait être le prochain cheval de bataille de toute une nouvelle génération de marketeurs et de gestionnaires, le marketing consommateur centrique. Après tout, ça fait déjà un bout que c’est le client qui est boss, non?

[caption id="" align="alignnone" width="443" caption="Le marketing consommateur centrique"]le marketing consommateur centrique[/caption]

Mais pourquoi cela n’a pas encore été opérationnalisé par nos médias (et nos gouvernements) jusqu’à présent? Des explications d’IBM, la fracture entre les silos opérationnels me semble la plus importante.

Yet content owners, media distributors and agencies have not sufficiently responded to these changes, partly due to significant hurdles. Investment decisions are being hindered by new format uncertainty; the lack of cross-industry standards across formats, processes and especially metrics; and significant internal challenges including siloed operating models that limit delivery of cross-platform campaigns and a « data glut » that fails to provide real insight.

IBM fait l’éloge de la convergence médiatique Lire la suite »

Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux statistiques des affaires électroniques Stratégies de commerce électronique Web 2.0

Pourquoi il ne faut pas couper dans les budgets de recherche marketing

En ces temps incertains, un article qui tombe juste à point d’eMarketer explique pourquoi il ne faut pas couper dans les budgets de recherche marketing. J’ajouterai qu’il ne faut pas couper non plus dans les budgets marketing tout court. La fonction marketing en est une de stimulation des marchés et il me semble que c’est lorsque ça va mal qu’il faut justement le plus stimuler le marché. Vous pouvez aussi stimuler l’imagination des gestionnaires marketing et essayer de nouvelles choses, notamment sur le Web. C’est un peu l’idée de Goeff Ramsay dans Why Now Is Not a Good Time to Slash Your Market Research Budget.

  • With the economy clouding the future, why throw away your flashlight when it could shine on intriguing consumer insights, hot technology trends and market opportunities?
  • Market research can help you preserve budgets, projects and even people.
  • Prepare for better times ahead.
    “The reality today is that we are all driving in fog, and no one really knows if the fog will lift in one year, two years or more.”
    —David Jones, global CEO, Euro RSCG, in Advertising Age, February 16, 2009

D’ailleurs, dans le tableau suivant, on remarque que les gestionnaires marketing Internet s’éloignent de la pub pour s’inscrire de plus en plus dans la conversation et c’est tant mieux…

Pourquoi il ne faut pas couper dans les budgets de recherche marketing Lire la suite »

Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Innovation Marketing 2.0 Medias et Internet Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Web 2.0

Attali et l’argumentation pour le téléchargement gratuit

Ce que j’aime d’Attali est entre autres la pertinence des images qu’il utilise pour démontrer son point de vue. Ses arguments en faveur du téléchargement gratuit sont d’ailleurs particulièrement éloquents dans l’article Jacques Attali répond aux artistes du Slate-fr. On peut entre autres y lire :

Quand la radio est apparue, bien des artistes refusèrent d’y parler, ou de laisser leurs disques y passer, de peur de perdre des spectateurs pour leurs concerts. Puis ils comprirent que la gratuité de la radio créait de la demande pour leur musique. De même, la télévision, longtemps vue comme un ennemi du cinéma, en est aujourd’hui le premier agent de promotion. Et, comme la radio est une des premières sources de financement de la musique, la télévision est en France la première source de financement du cinéma. Radio et télévision ont même profondément influencé la nature du geste créateur.

Et il fait aussi l’éloge de la modification des modèles d’affaires (sujet dont j’ai bien souvent discuté, mais avec beaucoup moins d’efficacité) comme suite à la grande diffusion qu’offre le téléchargement gratuit. Il y explique que :

La gratuité d’un service pour le consommateur n’entraîne pas nécessairement celle du travail de celui qui le fournit.
Le projet de loi (Hadopi) ne vise qu’à freiner le développement d’Internet pour préserver le profit des majors.
La licence globale peut fournir des recettes nouvelles significatives pour les auteurs, les interprètes, les cinéastes.
La licence globale accélérera aussi une modification très profonde et très positive du mode d’organisation des métiers de l’art.

Je vous recommande donc fortement cet article et vous suggère de le faire lire à vos potes de l’ADISQ, de l’UDA, de la FPJQ (ils auraient peut-être à apprendre d’Atalli en terme d’ouverture) et aux autres copains qui ne voient pas encore les changements inéluctables qui arrivent…

Attali et l’argumentation pour le téléchargement gratuit Lire la suite »

Blogues d'affaires Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques Innovation Marketing 2.0 Marketing des univers virtuels Marketing Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique Tourisme en ligne Web 2.0

Le Web 2.0 chez les organisations

Je vous ai maintes fois parlé de mon client DessinsDrummond qui est un exemple reconnu d’utilisation Web 2.0 dans le secteur du commerce de détail. J’ai maintenant le plaisir de vous annoncer que très prochainement, mon client Tourisme Mauricie mettra en ligne (sous peu) un bijou de site Web et d’applications Web 2.0 dans le secteur touristique. Mais ces jours-ci, je travaille sur l’utilisation Web 2.0 dans les secteurs médical, associatif et même bancaire. Voici donc quelques signets qui pourraient aider ceux qui aimeraient étendre les bienfaits de cette philosophie communicationnelle à différents secteurs d’activités économiques. Parce que le Web 2.0, au-delà du pâté chinois (mash-up) de technologies Web qu’il contient, est d’abord et avant tout une question d’ouverture à ses différents publics et d’ouverture aux dialogues dans un esprit de transparence.
Le Web 2.0 médical
Cet automne, Toronto aura la chance d’accueillir le Medecine2.0 Congress : Web 2.0 in Health and medecine. Afin de s’y préparer, vous pouvez lire How web 2.0 is changing medecine.
Web 2.0 examples in medicine

Application Website Purpose
Bloglines
www.bloglines.com RSS reader
Citizendium
www.citizendium.org/ Expert wiki
Connotea
www.connotea.org Online reference organiser
Del.icio.us
http://del.icio.us Website tagging
Flickr
www.flickr.com/ Photo sharing
Ganfyd
http://www.flickr.com/ Medical wiki
Google blogsearch
http://blogsearch.google.ca Blog searches
Google health
www.google.com/coop/topics/Health Create your own search tool
MedWorm
http://medworm.com/ RSS aggregator
SlideShare
http://slideshare.net Slide sharing
Wikipedia
http://en.wikipedia.org/wiki/ All purpose wiki
YouTube
www.youtube.com/ Video snippets

D’ailleurs, pour suivre un peu l’actualité Médicale Web 2.0 vous pouvez toujours visiter le wiki francophone Medecine 2.0 ou encore naviguer au travers des Top 50 health 2.0 blogs.

Le Web 2.0 bancaire
L’un des secteurs d’activités qui a toujours innové en ligne et qui est l’un des plus actifs au niveau transactionnel est certainement l’industrie des services financiers et des banques. Lorsque l’on sait le coût des mots-clés Adwords associés aux services financiers, on n’est pas surpris d’apprendre que le blogue http://www.bankaholic.com/ a été vendu pour la modique somme de $15 millions de dollars. C’est que le Web 2.0, comme je l’ai expliqué dans le chapitre bloguer pour vendre(PDF) du livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires, permet de facilement atteindre les premiers rangs des résultats de Google et que ça vaut son pesant d’or. De plus, comme l’explique Capitaine Commerce dans son billet Banques et médias sociaux: quelles leçons ?

• Les clients communautaires demeurent clients 50% plus longtemps que les autres
• 43% de visites sur les forums évitent l’ouverture d’un contact “” »plus lourd” »” dans les relations de support
• Les utilisateurs communautés dépensent 54% plus que les autres
• Le support via le web coûte 20 x moins cher que les supports classiques (téléphone, courrier, magasin)
• Les utilisateurs communautaires préfèrent les forums aux contacts mail ou téléphone

Ce sont donc quelques-uns des arguments qui peuvent inciter les banques à faire le virage d’ouverture 2.0. Plusieurs d’entre elles sont déjà dans le bain et se retrouvent lors de BarcampBank afin d’échanger et d’apprendre des collègues innovants. Je vous invite aussi à suivre l’évolution Web 2.0 de ce secteur sur The Bankwatch (je vous invite à y lire How to Web 2.0 your bank) ou encore sur Netbanker.

Les associations Web 2.0
Très peu de choses semblent écrites sur les Associations 2.0 et cela est d’autant plus surprenant que les associations sont en déclin partout dans le monde et que le gros responsable de ce déclin est justement le Web et le Web 2.0. Les motivations les plus importantes pour se joindre à une association sont souvent de faire du réseautage et d’acquérir de la connaissance. Or, il est maintenant très facile de combler ces deux besoins gratuitement via le Web. C’est donc à mon avis l’une des épées de Damoclès qui plane au-dessus du monde associatif et c’est ce qui me surprend de ne trouver que très peu de choses au sujet des associations et du Web 2.0. D’ailleurs, sur ce sujet, Seth Godin était très ironique ce week-end. Dans Beware of trade guilds maintaining the status quo :

Whenever a trade association raises the barricades and tries to lobby their way into maintaining the status quo, they are doing their members a disservice. Instead of spending time and insight and effort reinventing what they do and organizing for a better future, the members are lulled into a sense of security that somehow, somehow, the future will be just like today.
The key takeaway isn’t that the lobbying doesn’t work (though it usually doesn’t). The problem is that the lobbying takes your attention away from the changes you can actually control and implement. Simple example: why doesn’t the NYSRA have a staff of unofficial inspectors who help their members get an A when the real inspector comes around? Why didn’t the RIAA help the record industry figure out how to transform into an industry that would embrace and leverage file sharing?
You don’t have to like change to take advantage of it.

Mais pour les associations qui auraient une vision positive de l’avenir et qui voudraient l’embrasser, je suggère de relire mes billets Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques parti 1 et parti 2 ou encore de suivre les conseils de schipul.com :

1. Allow your members to create and post relevant articles

2. Record your meetings, speakers at conference events or training seminars and podcast / vodcast them on your site

3. Start an association blog using active members of your association as authors

4. Open a rating or commenting system for your Web site content

5. Shoot and share event photos

6. Incorporate a wiki for collaboration purposes

Le Web 2.0 chez les organisations Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Edito sans question Innovation Medias et Internet Stratégies de commerce électronique Web 2.0

La crise appréhendée des journaux au Québec

Voici mon point de vue très biaisé de la crise appréhendée des journaux au Québec. Tout d’abord, une disclosure.

Je pense que la FPJQ est un groupe de retardataires réactionnaires. J’ai travaillé pour différentes composantes de l’Empire Quebecor comme on s’amuse à l’appeler. J’ai des entrées et des amitiés avec tous les grands groupes médias du Québec, j’ai écrit pour Branchez-vous, LesAffaires.com et été experte invitée régulière lors de la première année du canal Argent. Je connais aussi personnellement la plupart (pour ne pas dire tous) des journalistes technos du Québec et plusieurs de la France et de la Belgique. J’ai donc ce qu’on pourrait appeler une vision périphérique qui de plus est biaisée.

Je crois que la situation des médias écrits, nommément les journaux, n’est pas dramatique au Québec parce que comme pour le reste des phénomènes Web, nous sommes souvent deux ans en retard. Même nos chicanes blogueurs/journalistes se font avec un décalage du reste du monde. Ça nous offre l’avantage d’apprendre des erreurs des autres, mais disons que pour l’innovation, on repassera. La situation ici n’est pas dramatique non plus parce qu’ici, il y a une concentration de la presse et que de ce fait, les grands groupes retrouvent un peu de ce qu’ils perdent d’un média, dans une autre de leur propriété médiatique. Aussi, même les annonceurs sont en retard ici et ne songent pas encore à exploiter le plein potentiel que leur offre le Web et croient encore aux balivernes que leur racontent les grandes boîtes de création de pubs du Québec. Finalement, notre microcosme linguistique nous protège aussi et certains des médias locaux ont des revenus qui feraient rougir de jalousie bien des voisins américains.
Cela étant dit, il ne faut pas non plus être dupe et croire que les bouleversements majeurs qui affectent la presse mondiale nous épargneront de son grand nettoyage. Disons simplement que si la moitié des médias écrits américains risquent de disparaître cette année, l’hécatombe ne sera pas aussi dévastatrice de ce côté-ci de la frontière. N’empêche que la pression est forte et qu’elle le sera de plus en plus. J’écrivais que même ici, pour la première fois, les journaux ont perdu la place de la pénétration au profit du Web et que seules la radio et la télévision jouissent encore de la primauté sur ceux-ci. Mais les jeunes vieillissent et ils ne commenceront pas à faire ce qu’ils ne font pratiquement pas, c’est-à-dire lire les journaux. Et les vieux, vont éventuellement prendre leur retraite et c’est triste à dire, mais ils vont mourir et j’ai comme un gros doute que leurs ayants droit ne demanderont pas à ce qu’on paye un abonnement au journal préféré de son aïeul pour lui faire un plaisir d’outre-tombe. À moyen terme, ça ne regarde donc pas trop bien. En outre, les petites annonces classées qui ont longtemps été la vache à lait des quotidiens, ne s’en peuvent plus de mourir à petit feu devant les kijiji et craigslist de ce monde, et qui sont gratuits. C’est d’autant plus loufoque de savoir ça et de réaliser que la grève du Journal de Montréal et que les journalistes de l’un des journaux encore très rentables de nos médias, se battent pour sauver les jobs perdues d’avance de cette classe d’employés. Anyway, TOUT LES JOURNAUX NE MOURRONT PAS, ni les grandes marques d’ailleurs. Mais les pratiques journalistiques risquent de changer dramatiquement. J’ai d’ailleurs écrit un billet sur ce sujet précis. Tout comme la radio n’est pas morte avec l’arrivée de la TV, le journal ne va pas mourir avec l’arrivée du Web. Il va cependant se transformer de fond en comble et sa version papier risque de devenir de moins en moins pertinente et elle est déjà peu écologique et nous coûte une fortune en frais d’enfouissement et de récupération.
Mais les journalistes ont peur! Ils ont raison! Leur emploi va changer et qu’ils le veuillent ou non, ils se devront de baiser la main de cette maudite convergence qu’ils conspuent depuis si longtemps. Ici, nous n’avons qu’une simili convergence. Il y a bien certainement celle de Star Academie qui fait couler tellement d’encre, mais outre cette épisodique convergence, Quebecor ne converge pas encore. Je l’avais d’ailleurs noté et applaudi lors du seul exemple réel de convergence de l’EMPIRE qui avait eu lieu lors du fameux scandale des piscines contaminées à Montréal. Outre, ce fait et star ac, mais de quelle convergence parlons-nous? Il y a aussi cette convergence tacite, mais très efficace qui unit Gesca et Radio-Canada. Là on peut parler de convergence efficace et ils ne sont même pas du même groupe. Nous pourrions parler dans ce cas d’une convergence protectionniste et je ne me souviens pas d’avoir entendu aucun des journalistes qui y participent chialer là-dessus. Mais il m’en manque peut-être des bouts.
Mais c’est quoi notre problème avec la convergence?
Il y a bien celles de GE – NBC Universal, FOX – News Corporation, Walt Disney – ABC – ESPN, VIACOM – CBS – Paramount, AOL-Time Warner et les nombreuses tentacules de Sony. Mais ici il faut qu’on diabolise la convergence conglomératique? Imaginez que je n’ai même pas encore parlé de la convergence journaliste/média citoyen. Celle-là est la convergence d’entre toutes et ce sera celle qui sauvera notamment les petits. D’ailleurs, Pisani dit à ce propos (mais il dit peut-être n’importe quoi puisque c’est un journaliste/blogueur de Le Monde):

Si le journalisme de toujours se caractérise par la production d’informations, il semble clair qu’il ne trouve pas (encore) de modèle économique sur le web.
Mais si le journalisme organisé autour du web implique d’autres pratiques (l’essentiel étant l’expérience, les conversations) alors le modèle économique qu’il faut trouver est différent. C’est celui d’un journalisme dans lequel la production n’est qu’en partie assurée par les professionnels et qui se structure largement autour des liens, du partage, de la participation. Les modes d’opération incluent les algorithmes et l’ex-audience.
En même temps que nous nous interrogeons sur son rôle et ses fonctions sociales, c’est l’économie de ce journalisme là qu’il faudrait modéliser.

Mais si nous revenons à la convergence médiatique classique, il y a cet exemple réussi (dans Nieman.harvard.edu) du Nordjyske newspaper fondé en 1767 au Danemark. L’initiative est venue de la base et a été supportée par l’un des syndicats reconnu comme étant l’un des plus difficiles et hargneux de ce pays. Comme le dit le rédacteur en chef (l’initiateur du projet et on était en 2002) :

« The problem is that everybody wants progress but nobody wants change, » I told them. « If we want to keep our jobs, we have to develop ourselves and the way we work with journalism. But the consequence of progress is change; we have to do something else than we are used to doing and that brings with it insecurity. We get through it together, if we dare. » I then told them that in 10 months our regional newspaper, now slipping into a deep crisis, would become the most ambitious media house in Europe. « It will be tough, » I reminded them, « but when we’ve made it, we’ll have a future in which it will be fun going to work every morning and a newspaper in which we will make good stories. »
(…) The goal is to do better stories. Making sharper priorities and using different media platforms to tell that part of the story at which that medium is best. And by sitting closely together in a newsroom without walls with colleagues with the same beats and interests, we can share ideas, sources, research and thereby produce more and improve the total quality of our work. »
(…)Ten months later nearly the entire staff had changed jobs, offices, deadlines, editors, tools and colleagues. As we launched a new, more focused newspaper and added a free commuter paper aimed at younger readers in the big cities, in our community we introduced a regional version of CNN « Headline News. » These instant updates as part of local TV-news became an instant success. Within six months from our launch, we had more paid subscribers to 24Nordjyske, our cable TV station that broadcasts regional new s 24 hours a day, than we had on our newspaper, which dates back to 1767.

Our 250 reporters—no, we didn’t fire anyone—are no longer organized into groups with the task to fill certain pages or sections in a newspaper. They work together in a matrix organization, all under the same editor in chief, and each with the same basic task of telling good stories to people in Northern Jutland using the media best suited to the telling.

Mettons que c’est un maudit bel exemple de ce que pourrait être la convergence d’hier, ailleurs, appliquée à demain, ici.
Entre-temps, on peut toujours continuer à conspuer les conglomérats, à bitcher sur les blogueurs, à ne pas citer ses sources et à vomir sur l’apport citoyen comme cela s’est fait tant de fois et avec tant d’éclat comme avec cette récente escarmouche entre Marissal et Lagacé rapportée par Canoe :

Dans sa chronique à Bazzo.tv, Vincent Marissal a aussi laissé entendre que plusieurs journalistes dans Internet -pas tous -font du «flash», des «sparages», du «tape-à-l’oeil» et qu’ils ont «le droit de fonctionner sous un autre registre», «à un niveau de qualité diluée».

La crise appréhendée des journaux au Québec Lire la suite »

Facebook Innovation Médias sociaux Twitter ou le microblogging Web 2.0

La réalité virtuelle renforce les réseaux plutôt que de les étendre

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de réalité virtuelle, de Second Life et de jeux multijoueurs. Mais ce n’est pas parce que je vous en parle moins que ces univers soient moins intéressants pour moi ou pour les nombreux chercheurs qui s’intéressent au phénomène. Ainsi, dans le toujours très pertinent l’Atelier, La réalité virtuelle n’étend pas nos réseaux, elle les renforce on apprend que :

Les participants à des univers numériques ne profitent pas de l’abolissement des distances : ils préfèrent interagir avec leurs voisins géographiques. Une leçon pour les multinationales? (…) La preuve viendrait du fait que les joueurs habitant à moins de dix kilomètres les uns des autres ont cinq fois plus chance d’être partenaires que ceux qui habitent à cent kilomètres. Cela remet-il en question l’intérêt des réseaux sociaux, wiki et autres blogs dans les entreprises multinationales ? (…) La proximité semble un atout pour la productivité des outils de travail de groupe. Ces derniers gardent pour autant des atouts supérieurs à ceux du simple courriel dans les cas de groupes de travail étendu.

Je confirme ces observations par le fait que bien que je sois très active sur des réseaux sociaux et plateformes diverses, que j’ai un bon lectorat et de bons amis dans la francophonie mondiale, mes clients viennent tout de même majoritairement du Québec. Mon réseau est donc étendu, mais il apparaît évident que la force de celui-ci agit surtout localement. Ça me fait donc bien plaisir de donner des entrevues à la radio de l’Alberta, mais je sais bien que ce sont mes clients d’ici qui saisiront cette visibilité et me feront confiance (si j’ai à l’avance demandé à ce qu’on numérise l’entrevue afin de pouvoir la partager avec eux).

La réalité virtuelle renforce les réseaux plutôt que de les étendre Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Code-source libre Economie des affaires électroniques Facebook Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux Twitter ou le microblogging Web 2.0 Yulbiz Yulblog

Le classement de mes 25 célébrités Web du Québec

[caption id="" align="alignnone" width="375" caption="Source: Christian Côté, photographe officiel de l'émission Christiane Charette de la Société Radio-Canada"]Source: Christian Côté, photographe officiel de lémission Christiane Charette de la Société Radio-Canada[/caption]

La semaine dernière, le recherchiste de Christiane Charrette me demande si je veux participer à la création d’une liste des célébrités du Web québécois (sur la base de celle de Forbes) et venir en discuter en ondes avec Bruno Guglielminetti et Dominic Arpin. Juste à voir le grenouillage et l’effervescence que cette liste, qui n’est pas encore en ligne, a causé dans la blogosphère, on se rend vite compte que les listes, on s’en fout, mais qu’il faut être dedans. C’est pourquoi je me sens dans l’eau chaude avec cette histoire, que je sais que je vais faire des malheureux parmi mes amis et mes clients (et même mes ennemis parce que oui, à bitcher sur une base régulière, je m’en suis fait quelques-uns), mais je ne suis pas une femme qui a froid aux yeux et je plonge dans l’eau bouillante, qui je l’espère aura des bubulles afin de me détendre un peu. Cette liste est plus nominative que par décroissance et je me suis inspirée librement de l’esprit de la liste de Forbes. Donc dans ma liste il n’y a pas de personnes qui étaient populaires avant leur arrivée sur le Web (exit les journalistes médiatiques), ce n’est pas une liste « has been revival » comme le dit si bien Sylvain Grandmaison, ou de « wanna be » qui s’en viennent, il n’y a pas non plus de gestionnaires ou d’entrepreneurs Web, qui ne sont pas eux-mêmes sur le Web, donc exit les capitaines ou lieutenants d’industries. De plus, ceux qui ont des blogues, mais des profils Facebook ou Twitter inexistants ou fermés n’aident pas leur cause. Vous pourrez donc me crier des noms par la suite, ou encore faire une chaîne de listes de noms comme le suggère Crapule et ce à quoi je réponds : Les chaînes? Mais c’est sadique! Moi je ne veux pas être enchaînée…

  1. Mon premier choix est une personnalité collective. Elle s’inscrit dans la philosophie de partage du Web, elle est gratuite et elle permet de briser le mythe des gens qui croient que le Web isole les individus. Il s’agit donc de l’esprit de la communauté geek/web de Montréal qui a permis l’éclosion de Yulblog, Yulbiz, Podcamp, PodMtl, Girl Geek Diner, CaseCamp, 3rdTuesday, Montreal Entrepreneur Breakfast, Urler.tv, Pecha-Kucha, Creacamp, Twestival, GuignoléeDuWeb, Île sans-fil, W3Québec, Communautique et de bien d’autres événements et organismes.
  2. Austin Hill, Ange financier, fondateur d’Akoha, de Zero knowledge et philanthrope notoire. Facebookeur et Twittereur. De renommée mondiale anglophone.
  3. Caroline Allard, Mère indigne, exvisu, Grand prix littéraire Archambault et personnalité Elle-France et en primeur (que j’ai entendu à travers les branches) une série Web télé sera adaptée à partir de son premier livre et un deuxième sera publié sous peu. Avide Facebookeuse et Twittereuse elle a fait entrer le blogue dans la littérature. De renommée mondiale francophone.
  4. Mitch Joel, Blogueur émérite et la première personnalité Big Idea Chair et l’homme le plus influent des médias sociaux canadiens, Facebookeur et Twittereur émérite, de renommée internationale anglophone.
  5. Harry Wakefield de Mocoloco.com, cofondateur de Praized et philanthopre de PechaKucha. Son blogue est de renommée internationale anglophone.
  6. Genevieve Lefebvre Chroniques Blonde, ChezJules.TV, avide Facebookeuse et Twittereuse, chroniqueuse pigiste et chroniqueuse radio qui démystifie les blogues.
  7. Martine Gingras de Banlieusardise, le Mom’s blog numéro un du Québec Facebookeuse et Twittereuse.
  8. Benoit Descary le blogueur techno geek le plus connu de la francophonie hors Québec. Avide twittereur.
  9. Martin Ouellette de Provokat. Le premier blogueur publicitaire du Québec et le roi de la pub virale canadienne. C’est aussi un grand conférencier qui dépucelle à grand coup d’images, la pub traditionnelle endormie du Québec.
  10. M-C Turgeon Pionnière des médias sociaux, blogue, balado, Web 3D, organisatrice de Creacamp et innovante artistique Internet à plusieurs égards.
  11. Julien Smith Pionnier du Webcast au Québec et blogueur et twittereur d’influence internationale (anglophone), il est présentement en train d’écrire un livre sur les médias sociaux avec l’une des vedettes du blogue américain, Chris Brogan.
  12. Philippe Martin de N’ayezpaspeur, cofondateur de Yulbiz, collaborateur de l’effort de veille journalistique Aaaliens, collaborateur de Twittlife et l’un des plus influents Twittereur québécois.
  13. Mario Asselin le blogueur pédagogique le plus connu au Québec et ayant un rayonnement international.
  14. Vincent Gautrais l’un des premiers blogueurs prof d’université du Québec et le blogueur légal le plus influent ici. Une sommité mondiale en droit des TI qui se prononce souvent sur le droit des blogues, du vol d’identité et des diverses clauses touchant les aspects légaux du Web. Très sollicité par les médias et donne plusieurs conférences spécialisées.
  15. Claude Malaison monsieur Entreprise 2.0 et intranet du Québec. Avide Twitereur et facebookeur. Auteur de nombreux ouvrages sur le Web et conférencier de réputation internationale (dans la francophonie). Il est aussi le directeur des contenus de Webcom, l’un des événements internationaux Web le plus prestigieux du Québec. Il recrute les plus éminentes personnalités du Web afin qu’elles viennent nous éclairer de leur sagesse lors de son événement.
  16. Martin Lessard Le théoricien et le philosophe du Web et des technos. Son blogue jouit d’une réputation internationale et il est souvent demandé à titre d’expert par les médias ou de conférencier par des organisations voulant comprendre davantage l’internet et ses impacts sur la société.
  17. Kim Vallée l’une des blogeuses les plus lues hors Québec. Elle blogue en anglais, mais c’est une franco. C’est aussi une avide twittereuse qui est particulièrement branchée sur la twittosphère et bloguosphère féminine de la planète.
  18. Carl-Frédéric De Celles blogueur, Facebookeur et twittereur et proprio d’IxMedia, inventeur de buzz.tv et très influent à Montréal, à partir de Québec.
  19. Guillaume Brunet, blogueur, initiateur du blogue de l’APCM, de la régie publicitaire des blogueurs, gestionnaire de nombreux médias sociaux de niche, jury de nombreux prix marketing et conférencier de renom.
  20. Sylvain Carle un pionnier du blogue au Québec et du mouvement « open source ». Cofondateur de Praized et Twittereur émérite.
  21. Michelle Sullivan, blogueuse et avide Twittereuse. Elle a mis les relations publiques à l’ère du blogue.
  22. Michel Baudet avec Têtesaclaque, il a engendré une armée de copycat qui rêvent tous de son succès.
  23. Patrice Guy Martin, rédacteur de direction informatique, blogueur, il développe le concept de Twitt journalistique live.
  24. Isabelle Le blogue culinaire numéro un du Québec.
  25. Denis Boudreau Blogueur et chef de file des standards Web au W3Québec.

Avant de me tirer des tomates, songez qu’il y a encore beaucoup plus de gens influents qui ne font pas partie de cette trop courte liste et que c’est la preuve que notre blogosphère, twittosphère et Facebooksphère est bien vivante et présente sur la toile et que c’est tout à notre honneur en tant que petit peuple dans cet océan Web.

MAJ
L’intégrale de l’entrevue à Christiane Charrette (MP3)
La liste conjointe des 10 personnalités Web du Québec
La liste des 25 personnalités Web de Bruno Guglielminetti

MAJ 2
Cette liste a été reprise par
Branchez-vous
Sympatico/MSN
Infopresse

Le classement de mes 25 célébrités Web du Québec Lire la suite »

À titre de conférencière Economie des affaires électroniques Edito sans question Etudes en commerce électroniques Gouvernement électronique Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet politique et internet Technologies Internet

Techno et innovations, les gestionnaires ne voient pas le lien

Pour quelqu’un comme moi, qui baigne dans la techno et l’innovation à cœur d’année, il m’apparaît inconcevable de savoir que la grande majorité des gestionnaires ne voient pas le rapport entre les deux. C’est ce qu’on peut apprendre d’une étude de PriceWaterHouseCoopers, An executive view of IT governance, via l’Atelier.fr. D’ailleurs selon l’Atelier :

Plus d’un tiers des cadres aborde régulièrement des questions des nouvelles technologies en réunion. Pourtant, une grande majorité ne discerne pas encore l’impact réel de ces dernières sur l’innovation et la compétitivité de leur entreprise. Près de neuf cadres sur dix apprécient l’usage de nouvelles technologies dans leur entreprise. Mais plus de la moitié estime que ces mêmes solutions ne peuvent pas être considérées comme des moteurs de l’innovation. (…)
« Dans le climat économique actuel, les entreprises devraient rechercher des utilisations innovantes des technologies de l’information susceptibles d’accroître la valeur », explique John Thorp, du comité de gouvernance des technologies à l’ITGI. L’une des raisons invoquées est que selon les personnes interrogées, plus de 40 % des entreprises ne mesurent pas la valeur des investissements TIC.

Si nous remplaçons TIC par le Web, le problème est le même. D’ailleurs souvent les PME innovent plus et sont plus efficaces sur Internet parce qu’ils peuvent justement ne pas avoir à se démêler avec tout le « red tape » des grosses organisations et les guerres de clochers des différentes fonctions de gestion des organisations. Je dis souvent que les entreprises auront le Web de la fonction d’affaires qui le contrôle. OK, j’admets que ça va être gros ce que je vais dire là, mais si ce sont les communications qui gèrent le Web, il va y avoir bien du bla-bla et pas de résultats, si ce sont les TI, il va y avoir une grosse infrastructure qui restera vide, ce c’est le marketing, ça risque d’être un site Flash avec un concept « flyé » qui ne vend rien et ainsi de suite. Mon point de vue est que le Web devrait être une fonction séparée des autres et qui devrait jouir de l’apport de toutes les fonctions de l’entreprise puisque que le Web peut très bien aider les ressources humaines, les ventes, la production, la finance ou l’approvisionnement. De plus, le web devrait avoir un siège à la haute direction et prendre part aux orientations stratégiques de l’entreprise. Vous pourriez remplacer le Web par les TIC et ce serait un peu semblable ou gestionnaire par politiciens et vous auriez sensiblement le même constat. C’est pourquoi les petits partis politiques qui n’ont pas les moyens de se faire fourrer par les grosses agences sont plus efficaces sur le Web que les gros partis politiques et que bien des PME engrangent plus de profits Web que des multinationales qui sont pourtant dans le même secteur qu’eux. Donc, allez-y, vous pouvez maintenant me tirer des tomates, mais juste avant, prenez la peine de lire les recommandations de PriceWaterHouseCoopers…

The key messages to be taken away from this survey by executive management:
• Take ownership of IT governance and assume overall accountability over IT
• Make the CIO reporting line as direct as possible to the top executive decision body
• Pay more attention to the potential for innovation IT can offer
• Start measuring the value IT brings (or does not bring) to the enterprise
• Use external advisors as the most effective source of knowledge and guidance in relation to IT governance

Techno et innovations, les gestionnaires ne voient pas le lien Lire la suite »

Facebook Innovation Medias et Internet Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Twitter ou le microblogging Web 2.0

À propos de l’expérience CNN/Facebook

Comme suite à mon billet Obama, le Web 2.0 par la grande porte, en commentaire, Martine Lizotte me pose la question suivante :

Michelle,

Avec du ’social event micro-blogging’ comme on a vu hier avec CNN/FB, crois-tu que c’est la fin de Twitter? Du moins du Twitter que l’on connait présentement?

Personnellement, je trouve Twitter sympa et utile dans certains cas mais de ce que j’en observe, Twitter répond à 2 besoins qui sont (et seront) assouvis par d’autres outils technologiques de l’information et des communication (TIC). Dans le premier cas, un outil existant et dans le 2e cas, un outil qu’on a découvert (du moins pour la ‘masse’ — disons ‘adoptants précoces’ dont je fais partie — par opposition aux ‘innovateur’ comme toi qui connaissaient l’existance de l’expérience du RTBF) hier avec #ObamaCNN/FB:

Permier besoin des utilisateurs de Twitter:
Partage d’informations, de liens, d’idées sur un sujet/thème. Et à ce niveau, les groupes de discussions répondaient déjà à ce besoin. Cependant, je crois que ces derniers n’ont pas évolués à leur point d’efficacité à cause de nouveaux joueurs entrants qui ont pris la place grâce, entre autres, à l’effet de nouveauté qu’ils ont apporté… Mais, par exemple, s’il y avait (peut-être il y a déjà) une centrale efficace gestion/recherche de goupes de discussion (un ‘Google discussion’) par sujet avec comme lecteurs/générateurs d’information, des ‘amis’ ou ‘contacts’ et l’ajout de Fils RSS, rendrait les groupes de discussions (micro-blogging) plus attrayants. Je crois que FB perd peut-être une opportunité de ce côté, les ‘groupes’ que l’on y forme pourraient être porteurs de discussion plus dynamiques et efficaces…Enfin…. Et pourquoi pas du micro-blogging en plus du ’statut’ ?

Deuxième besoin des utilisateurs de Twitter:
Échanger en direct sur un événement…#Mumbai, #Élections, #crash Hudson (quoi que les premières images de l’événement proviennent d’un Twit)… et dans ce cas, le concept de CNN/FB a répondu à ce besoin. Il serait par contre encore plus sympa, pour ‘ralentir’ le rythme des updates de statuts ‘d’étrangers’, de pouvoir sélectionner ces ‘étrangers’ selon leur provenance ou profil socio-démographiques question de lire ceux qui sont comme nous, ou au contraire, ceux qui ne le sont pas…

Qu’en penses-tu???

Est-ce la fin de Twitter? À moins que Twitter s’associe à certains médias trad. pour concurrencer le partenariat CNN/FB qui semble lancé? En fait, ma question devrait être : Est-ce la fin du Twitter ‘traditionnel’? Qu’elle est la valeur ajouté de Twitter par rapport à ce qu’on a déjà comme outil TIC?

Aussi, tant qu’à y être et à te poser des questions… crois-tu que le mariage entre les deux joueurs (CNN/FB) est pour la vie où les concubins seront ‘fidèle’ ou est-ce une union ‘libre’ où FB pourra (et voudra) s’associer à d’autres médias?

Un peu compliqué (et long!) comme question/réflexion…désolée! Ce qui explique probablement pourquoi je ne suis pas bonne au micro-blogging (ni même au blogging)!!! Merci!

Martine

Voici ma réponse :

Chère Martine, merci pour ton long commentaire qui comporte de nombreuses questions. Il est en effet clair que le conglomérat d’occasion, CNN/FB a ouvert une brèche dans ce que pourrait être la télévision interactive et communautaire de demain. Il est aussi évident que comme les médias sociaux sont souvent nichés et qu’ils sous-tendent des profils sociaux démographiques différents, il en est et en sera de même des outils de mocroblogging comme Twitter ou comme ce qu’offre la fonctionnalité des statuts de Facebook. Cependant, en Amérique du Sud, dans certaines régions d’Europe, en Afrique ou en Asie, Facebook n’a qu’une très faible pénétration. Il y a donc beaucoup de place pour des joueurs régionaux. Les forums comme lieu d’échanges ont aussi perdu beaucoup de plumes au cours des dernières années. Finalement, Twitter tire son intérêt principalement à cause de l’influence de ses utilisateurs qui sont les super geeks/blogueurs, soit le 2e groupe le plus influent du Web après les médias traditionnels. Twitter reste donc encore, un lieu très pertinent pour savoir ce qui se trame sur le Web et pour influer sur les influenceurs de premiers plans. Comme c’est le cas depuis un certain nombre d’années déjà, les joueurs Web 2.0 continueront de nous surprendre, d’insuffler de plus en plus d’interaction entre les usagers et de créer des mash-ups (que moi j’aime bien appeler pâté chinois) qui vont encore repousser plus loin nos perceptions des médias traditionnels, des médias sociaux et de l’interaction humaine sur le Web…
C’est donc une réponse plus philosophique que pratique finalement…

À propos de l’expérience CNN/Facebook Lire la suite »

BLOGROLL

Les blogues que j'estime
Les copains
Les copines
Les organisations auxquelles je participe
Mes autres présences Web
Mes clients (liste partielle)
Retour en haut