M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Marketing 2.0 Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Outils et références Technologies Internet

BrandYourself intéressant, mais pas de miracles en vue

Je viens de terminer une visite et la mise à jour d’un profil BrandYourself. L’idée derrière ce site est de permettre à un individu qui ne connaît rien du référencement, de mettre en avant des sites parlant positivement de lui dans les résultats de Google, afin de faire reculer dans l’index, les résultats qui sont négatifs ou qui sont plutôt ceux de l’un de nos homonymes.

Le gros avantage de cet outil est de faire prendre conscience à l’usager de l’importance d’être présent sur plusieurs sites de médias sociaux, comme moyen de favoriser un meilleur positionnement de son nom dans les résultats de Google. BrandYourself.com permet aussi à l’usager de comprendre certaines des règles de base d’un bon référencement personnel.

Malheureusement, comme l’indique BrandYourself lui-même, il n’y a pas de garanties. La raison en est simple, il est impossible pour BrandYourself de garantir les résultats de Google (comme ne peut le garantir non plus un spécialiste du référencement) parce qu’il y a trop de facteurs à prendre en considération, dont la popularité et le nombre de gens qui ont le même non que vous, mais aussi parce qu’aucune technologie ne peut prétendre influer directement sur Google. D’ailleurs, si vous avez la malchance de vous nommer Michel Tremblay (par exemple, le nom du célèbre écrivain québécois qui est de surcroit le mix du prénom et du nom le plus commun au Québec), vous aurez besoin en plus de BrandYourself, d’un référencement positif qui prendra plusieurs années et hyperliens externes, avant de détrôner celui qui est reconnu sur la scène mondiale (et dans Google) comme étant LE Michel Tremblay (vous aurez d’ailleurs le même problème si vous vous appelez Michelle Blanc ou même Michel Leblanc 🙂 ).

En fait l’astuce de BrandYourself est de créer en sous-domaine (comme par exemple http://michelleblanc.brandyourself.com/)un site avec votre nom et prénom et à vous inciter à partager cette URL (contenant les hyperliens menant vers les résultats que vous souhaitez) sur les différentes plates-formes médias sociaux que vous avez déjà. C’est toujours bon d’avoir une page contenant VOS HYPERLIENS DE CHOIX, de plus à votre nom, mais comme je le dis quelquefois, ce n’est pas de la « rocket science » et ça ne fera certainement pas de miracles, à moins que vous ne soyez réellement nul en référencement et que vous ayez un nom et prénom que pratiquement personne d’autre que vous ne possédiez. Entre-temps, ma grosse compétition Google sera le vin mousseux cheap de Washington le Ste-Michelle Blanc de Blanc (notez qu’avec ce dernier hyperlien, je viens encore d’améliorer ma cause face à Google hehehe) …

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Être encrassé dans le statu quo

J’ai eu un client la semaine dernière, qui est malheureusement encrassé dans le statu quo. Je dis client, mais en fait il n’est pas client. Je n’ai fait qu’une heure de consultation avec lui et disons que la chimie n’y était vraiment pas.

Voici la triste histoire

Lors de la consultation avec le PDG d’un magazine dont les ventes sont en chute libre, je parle de nombreux exemples d’entreprises qui ont réalisé que l’argent était aussi dans les produits dérivés de la création intellectuelle plutôt que dans la création intellectuelle elle-même. Je lui mentionne que son volumineux catalogue n’est pas en ligne et qu’il dort sur plusieurs décennies d’archives qui si elles étaient en ligne, pourraient générer différentes possibilités de revenus en pub, mais surtout en produit dérivé. Je l’invite à se questionner sur différents produits dérivés qu’il pourrait développer. Je parle par exemple d’Infopresse qui fait de nombreuses conférences (et un produit dérivé qui semble être plutôt rentable) et dont les archives sont maintenant en ligne. Je parle de Têtes à claques qui en plus de faire de l’argent avec la pub sur son site, fait aussi de l’argent avec la pub sur YouTube, a des contrats de publicité au Québec, en France et aux États-Unis, a des ringtones, des jeux interactifs, des DVD et une foule d’autres initiatives payantes découlant de ses contenus. Je parle de Gapingvoid qui de son contenu, a tiré des livres, des éditions limitées (petits et grands formats), cartes de souhaits et commandes spéciales, fait des conférences, des cartes sur mesure et est devenu le CEO d’une compagnie de vin pour laquelle il a longtemps été le publicitaire. Je parle du cas LaFraise, qui en 2006, vendait pour 1 350 000 d’Euros de t-shirt en ligne pour l’année, à partir d’un blogue. Finalement je parle de mon propre cas et de comment j’ai développé une série de produits dérivés de mes contenus. Je le brasse et lui donne de nombreux autres exemples. La conversation se termine sur quelques blagues.
Le lendemain je reçois cet échange de courriel

Allo
Un correctif suite a l’info que tu m’as dit : 15$ / M :
la réalité c’est 4-6$/ M
(pour 1 million de pages vues : ca veut dire 50K$/an au lieu de 150K$)
Pas mal moins viable, me semble…
non?

YZZ Media nous dit:

1- Si le client veut etre annoncé directement sur le site, : 15-22$ du CPM MOINS 40% de commission
(tres peu pour XXX )

2- Si non, il ont des groupe moins cher.. mais l’annonceur ne peut pas cibler un pourcentage de sa campagne précisément sur le site qu’il veut… dans ce cas on parle de: 7-10$ le CPM
MOINS 40% de commission = 4-6$/ M

Je réponds

c’est si tu passe par eux au lieu de les vendre toi-même et c’est le prix par bandeau. S’il y en a trois dans ta page tu multiplie par trois

Il rétorque

Tu me disais que tete a Claque fait du cash .

REPONSE : FAUX !

1- On a pas le choix de passer par une régie pub , car PEU de monde veut uniquement notre site . DONC la vente en bouquet (package de plusieurs sites ) est un incontournable.

2- je viens de reparler a YYZ
J’avais mal saisie: Le CPM se vend 2- 6 $ brut en bouquet . DONC ca me donne une moyenne de 2,40$ /Mille
BREF:
3 pub / page , vendu en CPM et PPC, tu sais comment il donne? 2700$ pour 1 millions de pages vue

Tete a Claque a 3 Million de pages vue donc 85 000$ / an PAS PLUS !!
(On est loin du 300 000$ que je comptais hier !)

A ca j’extrapole :
-Rajoute a ca la vente directe 50 000$ et qu’il paye un vendeur 50 000$ pour ca (car y en a pu qui veulent travailler en bas de ca ) donc j’ajoute : 0$

-j’enleve les frais de productions : 50000$/an

GRAND PROFIT TOTAL ANNUEL : 35 000$

W O W !!

Je vois pas le Klendike…

Pour te donner mon mandat , j ai une question: sur quelle modele économique on doit se basé alors?

Je réponds

je doute de ces chiffres et en prenant les tiens, si tu ajoutes à la pub sur son site, celle de Youtube, contrat de pub US, France, ringtone, jeux interactifs, app iPhone et j’en passe, ça commence à faire du bidou. Mais tu es TELLEMENT convaincu qu’il n’y a rien à faire que ta conviction est sans doute la bonne. Oublie mes honoraires et bonne chance…

Il rétorque

Tu doutes des chiffres provenant d un vendeur qui par définition vend sa salade embellie?

Je t engage pour changer mes convictions. La 1er étape est de me donner des outils ( livres , cas à succès , références …) pour me bâtir une vision.
Les produits dérivés décrits ici :
Les stats demontre que 90% des apps iPhone sont pas rentable.
Ça oblige à investir sur 20 apps et avoir dépenser 100k $ pour avoir 1-2 qui lève. C est une business à haut risque

Pu prendre mes références pour faire mes revenus prévisionnels?

Je ne suis pas négatif. J ai cumulé des expériences non concluantes. Dirige moi.

Je réponds

une de mes chums a travaillé pour TAC au moment ou il faisait 2,5M par année (ça a duré 5 ans)

Il rétorque

Je veux un modèle possible
Pas un modèle d exception.

C est comme mettre un livre en marché. La probabilité de faire un best seller est de 5%

Je réponds

Combien d’heures tu veux que je passe là-dessus?

Fin de la discussion

Morale de l’histoire

17 courriels avec le PDG, 4 avec l’employé et 3 twitts pour une heure de consultation qui ne sera jamais payé. Mon pif et mon expérience me disaient que ce client était une perte de temps et un vampire d’énergie. C’est un client qui veut avoir raison. Il ne veut pas entrevoir de solutions, de remettre en question son modèle d’affaires (qu’il avoue lui-même être en déroute) et s’interroger sérieusement sur différentes avenues de commercialisation de son actif intellectuel. Non, il veut le moins cher pour le maximum de résultat en s’efforçant de mettre en boîte plutôt que de tenter de comprendre et d’innover pour sa propre survie. Je n’ai certes pas toutes les réponses et on s’entend que pour une heure, il a eu matière à réflexion en maudit. Je ne parle pas ici d’une analyse d’impact, d’une analyse du modèle de revenu, d’analyse de marché, de focus group ou autres. Je parle strictement d’une heure de consultation bien remplie et de trop d’énergies pour gérer ce qui vient autour. Aucun consultant n’a toutes les réponses, mais un bon consultant a de bonnes questions, de bons exemples et avec bin du temps de consultation, pourra arriver avec des analyses chiffrés. Mais dans tous les cas, si le client lui-même ne semble plus croire en son produit et en ses potentialités, ce n’est certainement pas le consultant qui y croira à sa place. En outre, en 2007, strictement avec la pub sur son site français, Tête à claques faisait 200 000$ de profits par mois. Je répète aussi qu’en plus de ces PROFITS sur Wikipedia, on parle d’une émission de TV en anglais, d’un autre site bilingue, de DVD, de publicités, de jeux vidéos et j’en passe. Oui Têtes à claques est une exception de réussite de la web tv mondiale. Mais plusieurs autres créateurs ont aussi compris que de décliner son œuvre sur plusieurs plates-formes est une manière d’attirer de nouvelles sources de revenus, que ce soit dans divers champs d’activités. La dégringolade de ses revenus est certainement due à la débandade générale du monde de l’édition et des médias dont plusieurs se cherchent un modèle d’affaires. Mais la question qui tue et que je ne lui ai pas posée : Est-ce que vos contenus sont encore pertinents et avez-vous réellement jeté la serviette? Êtes-vous prêt à essayer quelque chose de différent de vos compétiteurs?

L’autre morale de cette histoire

Ces nombreux exemples en étant publiés ici, réveilleront peut-être d’autres entrepreneurs et leur fera réaliser que les concepts de versionning, de bundling et que les produits dérivés sont une source ADDITIONELLE de revenus et que ces concepts sont certainement à méditer…

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Médias sociaux pinterest

Pinterest, le spam publicitaire poche a commencé + du trafic ? Vraiment ?

Pinterest, le réseau sur lequel on expose les photos de ce que l’on aime (du scrapbooking virtuel) en visitant divers sites Web lors de notre navigation (à partir d’un bouton Pin It installé sur la barre de notre navigateur) commence déjà à être pollué de spam. Généralement, les images qui sont pinner sur Pinterest font partie de ce qu’un usager ou une collectivité trouve beau. Des visages d’acteurs (trices), des paysages, des fleurs, de l’architecture, de bons petits plats et ceatera. Le « beau » en question est d’ailleurs l’une des limites du système, pour tout ce qui n’est pas par essence beau. Si vous êtes un vendeur de chauffe-eau par exemple, pas certain que vos produits récoltent la cotte des usagers Pinterest. Mais ne vous en faites pas ! Il existe des solutions laides et le spam qui en plus de vous attirer du trafic (j’y reviendrai), risque d’enlaidir passablement le paysage « pinterestien ». Faites comme H&M, et incitez les gens à recevoir un rabais-surprise s’ils cliquent sur votre bandeau publicitaire. Succès garanti auprès des coureurs d’aubaines qui foisonnent aussi sur Pinterest (comme ailleurs). Pas certaine cependant que votre image de marque redore son blason auprès des amateurs d’esthétisme avec ce genre de stratagème, mais si ça clique, pourquoi s’en priver ?

Parlant de génération de trafic, la question que je me pose est de savoir si Pinterest génère réellement du trafic. Je m’explique. Chaque fois que la photo prise d’un site web roule et est repinée sur Pinterest, cette photo qui est hébergée sur le serveur de son propriétaire, sera potentiellement comptabilisée dans les fichiers log de l’hébergeur comme une visite, alors qu’en fait cela n’en est absolument pas une. J’avais déjà expliqué ce phénomène, il y a plusieurs années, dans mon billet Le point sur les différences énormes entre les outils de statistiques. Donc lorsque je lis la « supposée influence de trafic » majeure de Pinterest, je me demande si Pinterest cré réellement de l’achalandage ou si plutôt ces données sont faussées par le fait que Pinterest « ping » sans arrêt des milliers de sites Web pour faire rouler ses boards avec des images qui sont hébergées ailleurs ?

Pollution visuelle de la pub poche de H&M

[caption id="" align="alignnone" width="595" caption="Spam de H&M sur Pinterest"]Spam de H&M sur Pinterest[/caption]

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Marketing 2.0 Medias et Internet Médias sociaux Référents Relations publiques Internet Stratégie d'affaires Twitter ou le microblogging

Les médias traditionnels (presse écrite) Twitter, hyperliens et la perte de crédibilité

Ce matin j’ai partagé le statut suivant :

Toujours navrant de constater à quel point les médias trad. ne font que du « push » sur les médias sociaux

J’ai pris l’exemple des comptes Twitter des grands groupes de presse au Québec, mais j’aurai pu aussi bien prendre celui des médias électroniques, que ceux de plusieurs journalistes.

https://twitter.com/#!/Jdemontreal
https://twitter.com/#!/LeDevoir
https://twitter.com/#!/LP_LaPresse
https://twitter.com/#!/mtlgazette
https://twitter.com/#!/la_lesaffaires

On peut y remarquer que les statuts de ces divers médias ne traitent presque exclusiment d’eux-mêmes. Ces médias ne font pas de RT (si ce n’est que de l’info de l’un de leurs propres journalistes ou pour une caution à leur endroit d’un membre de la plèbe), ils ne dialoguent avec personne et n’ont, somme toute, aucune interaction avec l’auditoire. ALLÔ LA COMMUNICATION ???

Ils sont les meilleurs et ils le montrent ! Ça me fait aussi songer à un article vu sur Gigaom cette semaine Is linking just polite, or is it a core value of journalism? C’est le même genre de constat. Les journalistes ne citent pas leurs sources (par hyperlien sur le Web ou en mentionnant un autre média) lorsqu’ils « dévoilent » la nouvelle. Ils ont rêvé à ça durant la nuit et au réveil, ils savaient par exemple que Apple a acheté une nouvelle entreprise !

Late last week, TechCrunch writer MG Siegler broke the news that Apple was buying an app-discovery service called Chomp — although he didn’t say where that news came from, just that it was a reliable source. The Wall Street Journalreported the same news several hours later, confirmed by an Apple source, but didn’t link to Siegler, who then wrote aprofanity-laced tirade criticizing the WSJ for its failure to include a link to him in its story (we at GigaOM, meanwhile, wrote about why the acquisition made sense for Apple, and credited TechCrunch with breaking the story).

Je connais une couple de journalistes technos qui dans leur blogue ou leur papier, ne disent jamais « j’ai lu ça dans tel article, blogue, forum » et j’ajoute MA perspective. Non, ça ne ferait sans doute pas sérieux et la science infuse fait sans doute partie du fameux code déontologique des journalistes. Quoi qu’il en soit, en cette ère de changement, ceux qui apprendront le plus vite à communiquer dans les deux sens et à reconnaître le crédit de la nouvelle par hyperlien, à qui de droit, sont ceux qui risquent le plus de devenir eux-mêmes des sources crédibles…

I’ve argued before that I think this failure to link is a crucial mistake that mainstream media outlets make, and also an issue of trust: since the Journal must know that at least some people saw the Siegler post, why not link to it? The only possible reason — apart from simply forgetting to do so — is that the paper would rather try to pretend that it was the first to know this information (and it also apparently has a policy of not linking if a WSJ reporter can independently confirm the news).
Is that the right way to operate online? I would argue that it is not, especially in an environment where trust matters more than so-called “scoops.” I think that is the kind of world we are operating in now, since the half-life of the scoop is so short. But if scoops don’t matter, then why should it matter if the WSJ credits Siegler or not? I think that failure to link decreases the trust readers have, because it suggests (or tries to imply) that the outlet in question came by the information independently when they did not.

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Costco : Devenir son propre média

Depuis un certain temps, nous (les spécialistes marketing internet) disons que les médias sociaux et les blogues en particulier permettent aux organisations (et aux individus) de devenir leur propre média. Pour ce faire, ils doivent développer une « storyline » (ou une grille éditoriale) et fournir des contenus qui ne sont pas qu’axés sur leur produit ou service, afin d’offrir une information à valeur ajoutée. Mais de toute évidence de devenir son propre média peut se faire de différentes manières. Dans mon billet Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux, je vous expliquais comment Lululemon avait admirablement bien réussi ce tour de force sur les médias sociaux. Le gros avantage des médias sociaux est qu’en plus d’entrer en communication directe avec la clientèle, vous pouvez aussi faire ce qu’on appelle du pull marketing (ou de l’acquisition de client sur le web).

Mais vous pouvez aussi sans doute faire la même chose avec des procédés plus traditionnels comme avec une newsletter (push marketing) en format papier ou virtuel. C’est ce que fait brillamment Costco avec son magazine ContactCostco. La plus récente édition parle de business, de culture, de sécurité en vélo, d’entretien ménager, de photographie, de technologie, d’épargne, de jardinage, d’écologie, de nutrition et de santé. Étonnant pour une entreprise de vente au détail ? Ce magazine parle aussi des produits qui sont en vente, mais est surtout très bien garni de publicités des différentes marques disponibles chez Costco avec une grille tarifaire à faire rougir plus d’une entreprise de presse. Costco semble définitivement être devenu son propre média.

Comme le mentionne la copine Karima-Catherine Goundiam dans son article Costco and social media: Where are they? Il ne semble en effet être nulle part? Par contre, malgré ce fait, Costco est l’entreprise la plus aimée par les consommateurs sur les médias sociaux (Social Media Users Love Costco but Hate Walmart). Un autre article souligne d’ailleurs que les médias sociaux ne sont pas la seule initiative permettant d’écouter le voix du consommateur en direct (Public Relations: Costco shows social media isn’t the only real time solution). Mais comme le mentionne dans une MAJ ((mise à jour) UPDATE: Social Media and Costco, Where are they?)), Costco fait donc du monitorage.

La morale de cette histoire est qu’avec ou sans les médias sociaux, la technologie permet maintenant aux organisations, quelle que soit leur taille, d’entrer en communication avec les consommateurs et que ce changement de paradigme (devenir soi-même un média) change et va changer bien des choses pour les organisations elles-mêmes, mais aussi pour ce qu’il est convenu d’appeler les « médias traditionnels ».

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pinterest politique et internet

Pinnage et l’Office de la langue française qui dort au gaz

Ce matin, je viens encore d’inventer un nouveau mot geek. J’ai créé un néologisme parce qu’il fallait que je parle de cette nouvelle réalité. J’aurais pu utiliser « épingler », « épingler sur Pinterest », « Pinterester » ou autre. Il est cependant clair que je n’aurais pas pu en discuter avec « L’Office de la langue française ». Pourquoi donc ? Tout simplement parce que je ne suis pas linguiste et que ces chers fonctionnaires de L’Office de la langue française ne discutent qu’avec des gens qui savent de quoi ils parlent en matière de langue, c’est à dire avec des linguistes. J’ai appris cela à mes dépens il y a déjà plusieurs années. Nous sommes à l’ère du Web 2.0, de l’externalisation de la collaboration, mais il semble que les praticiens d’un domaine de pointe comme disons « la technologie » qui est riche en nouvelle réalité que l’on se doit de communiquer, n’ont pas encore (à ma connaissance » de ressources pour déterminer rapidement comment on va nommer « ces nouvelles réalités ». Entre-temps, comme dans mon billet Le talon d’Achille de Pinterest, moi je vais parler de « pinnage ».

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Stratégie d'affaires

Je n’ai pas besoin de croire en votre produit, service ou idée pour vous aider

Tant qu’à être dans la philosophie (comme avec mon dernier billet Les 2 versions de la même histoire et fermer sa gueule), voici un autre « point de vue » qu’il m’a été donné d’exprimer à quelques reprises durant ma pratique de consultante stratégique web». Un gestionnaire, proprio, V-P, conseiller politique ou petit entrepreneur me demande : Crois-tu en mon produit, service ou idée ?

Que je crois ou pas en ton produit, service ou idée, n’a pas d’importance. Je suis payée pour mon expertise, pas pour mon adhésion à ton truc. J’ai aidé des pharmaceutiques et ne suis pas propilule, j’ai aidé des entreprises de systèmes contrôlés et ne suis pas proarmement. C’est à vous de connaître et d’adhérer à votre produit, service ou idée et avec ma connaissance, on pourra le pousser le plus loin possible. Voilà !

Si vous avez besoin de quelqu’un qui est convaincu de votre affaire (quoiqu’il se peut que je le sois néanmoins), allez voir quelqu’un d’autre. C’est d’ailleurs plutôt un avantage de travailler avec quelqu’un qui offrira une opinion objective, sans être partie prenante de l’adhésion (on non) à vos affaires…

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Stratégie d'affaires

Les 2 versions de la même histoire et fermer sa gueule

La vie est ainsi faite, que le monde est petit. Vraiment petit. Je dirais même minuscule. J’ai un client qui est dans un secteur d’activité X et qui vient me consulter. J’ai un autre contact d’affaires avec qui je travaille pour un mandat Y. comme je respecte la confidentialité de mes clients, je ne parle que très rarement et avec la permission de mes clients, de mes mandats. Mais les deux contacts en question me parlent d’une histoire qu’ils ont eue avec un ancien partenaire d’affaires. Ils me racontent la même histoire, mais chacun de leur point de vue. Ils ne savent pas que je suis en contact avec « l’ancien partenaire d’affaires » dont ils me parlent. L’histoire est triste d’un point de vue ou de l’autre. Les deux sont tout à fait aigris de cette histoire et haïsse pour mourir l’autre « qui a fait une crosse ».

Il y a plusieurs années, au début de ma pratique de consultation j’avais demandé à l’un de mes mentors, ce qu’il pensait de travailler pour des entreprises compétitrices. Il m’avait répondu, tu sais, il n’y a que 19 secteurs économiques au Canada (11 au Québec si ma mémoire est bonne), si tu ne veux pas travailler pour des compétiteurs, tu ne pourras avoir plus de 19 clients. C’est même un avantage de travailler pour plusieurs joueurs d’un même secteur et au niveau de la consultation bien des consultants se sont fait une niche dans un secteur particulier, mais ce qui est primordial pour survivre, est de savoir fermer sa gueule et de ne pas parler de ce que tu sais de l’un, à l’autre. Il est important de respecter la confidentialité des mandats, des secrets des clients et des confidences, parce que ce que tu vends c’est d’abord ton cerveau, mais aussi « la confiance ».

Le monde est petit. Vraiment petit, je dirais même minuscule…

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Le talon d’Achille de Pinterest

Depuis quelques mois Pinterest est la nouvelle « darling » des médias sociaux.

Wikipedia

Pinterest is a pinboard-styled social photo sharing website. The service allows users to create and manage theme-based image collections. The site’s mission statement is to « connect everyone in the world through the ‘things’ they find interesting. » Pinterest is managed by Cold Brew Labs, a team based in Palo Alto, California. It is speculated that Pinterest is used more by women than men. The simplicity to share interest such as fashion and food caters to the demographic of women. Its current usage has made Pinterest a useful and rising tool for e-commerce. The continuation of its growth and reach partly depends on the help it gets from major social players

Le site est clairement intéressant pour les usagers et pour les organisations à plusieurs égards. Mais il comporte aussi « un gros risque » à son modèle d’affaires. Mais avant de vous l’illustrer, je soulique que Pinterest est avantageux dans un contexte d’affaires et de vente au détail (comme en discute Benoît Descary dans son billet Utiliser Pinterest dans un contexte d’affaires : 9 astuces ou copyblogger 56 Ways to Market Your Business on Pinterest), dans un contexte culturel puisque déjà les acteurs de cinéma, de théâtre, les sculpteurs, les architectes, peintres, grand chef cuisinier (et marmitons), écrivains et autres industries culturelles ayant des images associées à leur art (photos ou vidéo) sont déjà des vedettes de ce réseau et pour l’industrie touristique puisque les photos des lieux touristiques sont déjà très prisées par les usagers (plus de détails dans l’article Pinterest for tourism: the best thing since vanilla?).

Mais il s’avère que le point fort de Pinterest, le partage de photos et de vidéos que l’on « pin » à partir de sites Web divers, est aussi son talon d’Achile. Je m’explique. Si vous êtes une organisation qui utilise Pinterest pour vous faire du trafic, c’est intéressant et ça peut certainement être rentable. Par contre, si vous êtes le titulaire de droits d’auteurs sur une œuvre, que vous la partagiez sur votre site web, mais que vous en conserviez tous les droits d’utilisation, il n’est pas évident que vous voyez d’un bon œil qu’un usager partage cette œuvre sur Pinterest en la « pinant ». Qui plus est, pour faire circuler les photos sur Pinterest, qui sont hébergé sur le serveur du propriétaire de la photo ou du vidéo qui circule ainsi, Pinterest gruge des ressources (trafic, bande passante, ressources serveur et autre) qui ne lui appartient pas et qu’il n’est pas certain qu’elle en a eu les droits. Ce sera donc des enjeux d’affaires, légaux et technologiques qui risquent de faire les manchettes dans les prochains mois… (voir l’article de PaidContent : Pinterest: Is It A Facebook Or A Grokster?)

MAJ

Comme quoi je n’étais pas dans le champ tant que ça, ce matin je lis la nouvelle Flickr disables Pinterest pins on copyrighted images (exclusive) sur VentureBeat. Outre la nouvelle que Flickr rend indisponible le « pinnage » des photos protégées par droit d’auteurs de son site, on peut y lire entre autres comment Pinterest à son tour tente de minimiser les dégâts et poursuites éventuelles :

To protect itself from copyright lawsuits, and appease disgruntled photographers and publishers, the young social media company introduced a snippet of code Monday that website owners can now add to their sites to prevent unwanted pinning. If a person on Pinterest attempts to share something from a site with that code in place, she will see a message that reads: “This site doesn’t allow pinning to Pinterest. Please contact the owner with any questions. Thanks for visiting!”

Le problème avec ça est que Pinterest offre aux éditeurs de sites de rendre Pinterest inactif sur leur propriété, mais en réalité le « fardeau » de la protection des droits (mon avis non juridique) revient en fait aux usagers et à Pinterest lui-même. C’est un peu comme MegaUpload qui soulignait l’importance de ne pas partager des œuvres protégées, mais dont le proprio est maintenant en taule…

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Médias sociaux

Retombées d’affaires des médias sociaux pour une artiste

Le week-end dernier j’étais à Ottawa, à la galerie SAW pour parler de médias sociaux aux artistes des quatre coins du Canada francophone qui y étaient (je vous en parlais d’ailleurs dans mon r.cebt billet La culture et le choc des cultures numériques). Ils seront sans doute heureux de lire le témoignage suivant, d’une photographe, qui vient de m’écrire dans LinkedIn. Je crois que l’étude de cas est assez « parlante » ?

Chantal Fournier has sent you a message.
Date: 2/23/2012
Subject: Vive la REINE du marketing et du réseautage web!

—————————————
Ma très chère Michelle …..

Je prends sérieusement le temps de t’écrire mon histoire pour te dire que ce que tu écris, c’est loin d’être de la merde et qu’après avoir longuement lu divers articles que tu as publiés, je peux t’assurer que TU L’AS L’AFFAIRE … !!

To make a long story short …

Depuis les 6 derniers mois, je bosse comme une malade pour me faire connaître en tant que photographe pas très populaire mais tout de même bonne – du moins je crois, sans que mon égo éclate. Bref, je ne peux désormais compter le nombre d’heures que j’ai passé et que je passe encore aujourd’hui sur le web à tenter de me faire connaître et reconnaître mon travail : retouche de mes photos exclusives, téléchargements interminables un peu partout, activation de e-réseaux, liens entre les réseaux pour augmenter ma visibilité, recherche de concours de photographies, pubs-marketing…. et j’en passe.

Après avoir lu et ri sur « Facebook c’est de la merde » (drôle mais ô combien véridique), j’ai vite réalisé que j’ai tellement bien fait d’agrandir mon réseau ailleurs justement à défaut de ne m’en tenir qu’à ma page FAN Facebook qui m’a pris 6 mois avant d’atteindre 85 fans – quel exploit! (rire jaune). Et tout cela, sans parler de ma page perso qui ne mène professionnellement parlant nulle part, surtout quand ton groupe « d’amis » parle constamment, entre autre, de foutues tartes aux pommes et de leur odeur délectable dans la maison. (Who cares!!! J’suis pas là pour faire des critiques d’art culinaire). J’ai ainsi rapidement apprivoisé d’autres réseaux tels que LinkedIn, Twitter, Flickr, 500 px, Google+, Zenfolio et Cie. Ces derniers sont considérablement plus professionnels, gratuits – ou pratiquement – d’autant plus que les fans et suiveux abondent… de vrais intéressés quoi!

Tout cela pour te dire que … BANG! … c’est le 22 février (chiffre maître en passant) que le premier miracle s’est produit juste après le Mardi Gras et le début du Carême. (C’est assuré qu’ici, je ne carêmerai pas professionnellement).

En gros, ce matin-là, 8h00, un proprio de stock de photos me contacte pour me dire qu’il a découvert mon travail via Flickr et me demande gentiment, par le biais d’un courriel personnalisé qui prouve qu’il a bien vus mes « bests shots », de contribuer avec de sérieux droits de photographies et un pourcentage des recettes dépassant très largement mes attentes, directement dans mes poches, pour les ventes en ligne. De plus, après lui avoir fait une proposition à propos d’un contexte de vente unique de stockage de photos, il a trouvé mon idée tellement géniale qu’il l’a mise en application sur son site! SUPER … next …

Et ça continue … Même soir, 20h30, je reçois un courriel d’un magazine en ligne « Musée Magazine » établi à New York qui mise sur la visibilité des photographes émergents ayant un potentiel en art photographique. Et bien, l’une de mes 5 photos envoyées a été retenue sur plus de 5000 reçues au total. Tout cela, après avoir activement fait de la recherche via Twitter et les liens mentionnés en ligne. C’est payant finalement tout cela! NOT BAD AT ALL! … next …

Un peu plus tard ce soir-là, vers 21h30, je reçois un autre courriel cette fois-ci du magazine en ligne « Seven by Five Mag » me disant avoir vu mon travail sur Flickr (Oui bien sûr … mais ils connaissaient certes d’autres magazines aussi … ça aide le e-réseautage). Bref, ils m’ont offert de faire … tiens-toi bien … de petites chroniques sur l’art photographique et de publier quelques photos par mois! J’en reviens toujours pas! Tout cela parce qu’ils sont TOMBÉS également sur 2 de mes tweets sur le traitement de photos que je préconisais et ainsi de suite. L’histoire est plus longue mais je m’arrête ici en insistant sur le fait que ce succès est arrivé quelque temps après tes recommandations. ;o)

En bout de ligne … ce fut l’une de mes meilleures journées depuis le début 2012. Merci infiniment Michelle de m’avoir lue … Vive tes livres, tes tweets et ton blog!
Oui, sérieusement, tu es la Reine du Marketing | réseautage sur le web, une auteure qui sait exactement de quoi elle parle! Et j’attends le premier qui ose écrire le contraire dans le détour! Il ne faut juste pas oublier que expertise + recommandations riment avec réaction + action… les cadeaux ne tombent pas du Ciel.

J’t’adore! Bisouxx

Retombées d’affaires des médias sociaux pour une artiste Lire la suite »

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