Quels sont les types de mots-clés que vous devez rechercher dans une stratégie de référencement?

Cela fait déjà une couple de clients qui me demandent comment faire eux-mêmes leurs analyses de mots-clés. Voici donc, au bénéfice de tous, les grandes lignes de ce qu’il faut chercher dans différents outils de mots-clés. J’ai moi-même un penchant pour LongTailPro (qui est payant). Mais il existe une panoplie d’autres outils pour se faire et vous pouvez aussi utiliser Google keyword planner (en y mettant votre carte de crédit comme si vous alliez y faire une campagne Addwords, mais sans faire cette campagne et dépenser votre argent). Si vous me lisez depuis un bout, vous savez sans doute que je valorise grandement le marketing de contenus. Ce marketing a donc besoin de ces mots-clés pour déterminer les contenus que nous devrons valoriser et mettre en place.

Quels mots-clés chercher?

De toute évidence vous chercherez les produits et services que vous vendez. Vous chercherez aussi leurs différents synonymes et variantes. À titre d’exemple, si vous êtes propriétaires d’une résidence pour personnes âgées, vous devez réaliser que vos consommateurs auront une panoplie de termes pour identifier de telles résidences sur les moteurs de recherches. Ça pourrait être par exemple
• résidence du 3e âge,
• foyer pour personnes âgées
• résidence pour vieilles personnes
• habitation du 3e âge
• hébergement personne agée autonome
• maison de retraite et ainsi de suite
une fois cette étape de recherche effectuée et validée, vous devrez aussi vous intéresser aux problèmes auxquels vos produits et services répondent. Il faut comprendre que le consommateur cherchera souvent son problème, plutôt que la solution. S’il connaissait la solution il la chercherait directement, mais souvent, ce n’est pas le cas,

À titre d’exemple, si j’étais mécanicien, je chercherais les problèmes que je pourrais résoudre comme par exemple

•Transmission défectueuse
•bruits de transmission
•freins qui grincent
•voiture qui ne part pas, mais qui a toujours de l’électricité
Et autres problèmes mécaniques courants (et les différentes manières de les exprimer)

Aussi, il ne faut pas négliger non plus les services additionnels que notre entreprise peut offrir. Je discutais avec un gros concessionnaire et lui faisait remarquer que si nous cherchions le mot pneu, suivie de la marque qu’il vend, il n’apparaissait nulle part. pourtant, la vente de pneu et le service mécanique est l’une des activités très payantes pour un concessionnaire. Pourtant, très peu d’entre eux réalisent que ces activités dont ils tirent grands profits, sont absentes de leurs présences numériques. Autre constat, plusieurs bannières immobilières mettent d’énormes efforts pour attirer les acheteurs de maisons. Mais très peu d’entre eux ne semblent s’intéresser aux vendeurs de maisons. Ce sont pourtant eux qui seront à la base même de l’inventaire qu’ils doivent monter pour pouvoir vendre des maisons.

Une stratégie de mots-clés n’est donc pas uniquement la recherche des mots qui représentent le plus les produits et services que vous vendez. Mais c’est aussi d’avoir une vision plus holistique de ce que vous consommateurs veulent et comment ils chercheront l’information pour arriver sur vos propriétés web…

Rich snippet, schema, https et autres baguettes magiques du référencement

Depuis 15 ans déjà, j’observe l’évolution du référencement (SEO Search Engine optimization) de sites web, j’ai fait de nombreuses analyses, j’ai formé des gens à ces techniques, mais étant une généraliste, je me réfère aussi à plus spécialiste que moi pour des questions très techniques. Ainsi, le pote et sous-traitant occasionnel, Eric Baillargeon, me parle de ces baguettes magiques depuis un bout déjà.

Je vous invite à lire ses billets Les résultats zéro s’étoffent dans Google et 5 tactiques de référencement local.

Mais pour revenir à mon sujet, qu’est-ce que les Rich snippet et le Schema? Selon definitions-marketing.com.

Le « rich snippet » ou extrait enrichi est un descriptif de page apparaissant dans les pages de résultats de Google qui est enrichi par rapport au snippet classique qui ne comprend généralement que 2 lignes. 

Au moment de l’écriture de cet article, le rich snippet est essentiellement utilisé par Google pour présenter des avis consommateurs, des définitions, des données relatives à l’adresse d’un entreprise, des données relatives à un individu, des concerts ou des recettes de cuisine. Les types de contenus affichés sous formes de rich snippet ont cependant tendance à s’étendre et on les désigne généralement sous le terme de données structurées.

Pour bénéficier d’un rich snippet dans les SERP Google, une page web doit le plus souvent être optimisée par le biais du balisage de données structurées.

Donc, le « rich snippet » permet de mieux se positionner dans les résultats des moteurs de recherche. En fait, ça pourra même vous permettre que dans ses résultats, on voie plus de vos informations. Le « schema » quant à lui est, est une structure permettant de classifier les données structurées. Il y a une foule de schema (par exemple XML Schema) mais lorsqu’on parle de schema en corrélation avec les rich snippets et le référencement, on fait plutôt référence à Schema.org, qui est un effort particulier regroupant les principaux moteurs de recherches (Google, Bing, Yandex et Yahoo) pour standardiser (pour eux-=même et les webmasters) le code associé à une structure de donnée pour le web, les courriels.

Les avantages d’utiliser la structure de données de Schema.org sont nombreux. Comme les moteurs de recherches eux-mêmes sont les instigateurs de ce système, vous faciliterez leur vie et risquez d’en tirer de nombreux bénéfices, dont ceux d’augmenter la visibilité de votre site dans les résultats de recherche (en termes de position et d’espace dans les résultats) puisque les extraits affichés dans les résultats occuperont plus de lignes avec des détails comme le prix, heures d’ouvertures, avis de consommateurs et autre. Ces informations peuvent aussi augmenter le taux de conversion en augmentant la crédibilité de vos produits et services aux yeux des consommateurs.

HTTPS

Depuis quelques mois, Google pénalise fortement les sites qui ne sont pas sécurisés avec HTTPS. Il arrive souvent que lorsque vous recevez un hyperlien dans Google Chrome et que vous cliquiez dessus, on vous indique que le site qui y est associé n’est peut-être pas sécurisé. Il en est de même à partir de votre mobile et d’une foule de services médias sociaux. Il est donc maintenant impératif de modifier chez votre hébergeur, les paramètres de sécurité, d’acquérir un certificat SSL et de passer au HTTPS. Vous pouvez visiter le tutoriel de Moz pour débuter votre transfert vers https.

Le web et les techniques de référencement n’étant pas coulé dans le béton, il est primordial de faire évoluer ses présences web au gré des dieux « moteurs de recherches » et leurs dernières innovations (visant à améliorer l’expérience utilisateur et favoriser le web sécuritaire) sont donc à prendre très au sérieux et requiert de s’adapter puisqu’ils sont des portes d’entrée majeures vers vos sites et vers votre prospérité…

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Nous ne sommes pas tous égaux devant Google et les arnaques de référencement

Quelques arnaques de référencement

Il m’arrive d’entendre à la radio la pub d’un fournisseur de référencement qui se vante que 97 % de ses clients arrivent sur la 1re page de Google. La pub ne dit cependant pas pour quelle requête. La semaine dernière, lors de mes ateliers avec le CEGEP de Sherbrooke, j’ai aussi rencontré une femme d’affaires qui me dit qu’elle payait l’un de ses fournisseurs pour qu’il fasse des « vagues de référencement ». Comme après 15 ans de consultation web je n’ai jamais entendu ce terme je lui demande:

Mais qu’est-ce qu’une vague de référencement?
Elle ne sait pas
Qu’est-ce qui est référencé?
Elle ne sait pas non plus
Pour quelle requête êtes-vous mieux positionné?
Aucune idée
Comment vos statistiques ont-elles augmenté?

Rendu là elle était rouge comme une tomate et me dit que c’est pourquoi ils venaient suivre mes ateliers.

La semaine dernière aussi, un autre entrepreneur me demanda conseil à propos de son contrat de 10 000 $ pour du référencement. Ses statistiques n’ont pas bougé et il pense bien s’être fait avoir. Je lui demande de m’envoyer le contrat de son fournisseur.

Son fournisseur lui facture donc :

  • Orientation stratégique 1,154.25 $
    • Planification
  • Création d’un blogue dans sa plateforme Drupal 5,130 $
  • Référencement payant 2,965 $
    • OPTIMISATION DE VOS CAMPAGNES
    • CONCEPTION ET PROGRAMMATION D’UNE PAGE D’ATTERRISSAGE
    • SUIVI ET OPTIMISATION
  • Référencement social 1,420 $
    • Ajouter des fonctionnalités sociales dans votre site Web
  • ACCOMPAGNEMENT STRATÉGIQUE 3,080 $

Pour un total de 13 749,25 $ + taxes, il va s’en dire. Mais ce fournisseur n’est vraiment pas dispendieux. Le taux horaire n’est que de 90 $ à 110 $ de l’heure…

Le document du fournisseur s’intitule OPTIMISATION ET ATTRACTION DE VOTRE SITE WEB. De surcroît, les activités de référencement payant n’incluent pas les budgets de placement de publicité à être payés à Google et Facebook.

Tout d’abord, le site au complet du client, s’il avait été fait à partir de WordPress, comme il n’est qu’informationnel, couterait très probablement le 5,130 $. Le plugiciel Sharethis que le fournisseur facture 1,420 $ prend un gros 5 minutes à intégrer dans WordPress et est déjà développé. Finalement, je ne vois rien dans cette proposition qui soit du référencement naturel. C’est pourtant la nette impression qu’a l’entrepreneur qui a payé pour ça. Les deux bras me tombent. Bien certainement qu’on parle de référencement payant (qui est en fait beaucoup plus du positionnement payant que du référencement, mais enfin…) et qu’on équipe le client avec des fonctionnalités sociales, mais la question qui tue, pourquoi cette entreprise qui a fait le site Web dès le départ, n’a pas installé tout ça dès le départ? Pourquoi lui facturer un 13K$ de plus, pour ce qui va de soit en lui faisant croire que c’est du référencement? Qui plus est, le blogue que l’entreprise a facturé 5000 $ à l’entrepreneur est hébergé chez WordPress.com (ce qui est gratuit) avec une adresse XYZ.wordpress.com qui redirige par la suite vers une URL complètement différente de celui du client. On s’entend que comme spécialiste de référencement, ou de la mise en place de WordPress.org, le fournisseur n’est pas un cent watts en plus d’être un crosseur…

Nous ne sommes pas tous égaux devant Google

Par ailleurs, en fonction de votre champ d’activités, vous ne serez vraiment pas égale à un autre entrepreneur qui travaille dans un autre domaine. Voici un exemple pour que vous compreniez de quoi je parle. Disons que vous êtes un détaillant de brassière. Au moment d’écrire ces lignes, il y a 435 000 résultats pour la requête brassiere et pour magasin de brassiere a montreal 38 600 résultats. Comparons ça maintenant à broches orthodontique 46 100 résultats ou encore manufacturier de broches orthodontique 11 200 résultats. Vous comprenez donc qu’avant même de débuter une réflexion référencement, l’un des entrepreneurs aura 10 fois plus de travail que l’autre, strictement parce qu’il offre un produit ou un service qui est dans un marché extrêmement cherché ou compétitif. Et là, ce n’est que le début du début. Si en plus, votre fournisseur nomme les onglets de votre site « produit », « service » ou « notre équipe », disons qu’avant qu’on trouve votre produit ou service spécifique, il risque d’y avoir du travail à faire. En terminant, l’autre qui se vante à la radio de classer 97 % de ses clients en première page, le fait sans doute avec le nom de commerce de ses clients. Si on ne vous trouve pas avec votre propre nom d’entreprise sur la première page, sans même avoir fait de référencement, il y a déjà un méchant problème. Aussi, si les gens vous trouvent avec votre nom, ce n’est pas de l’acquisition de client, c’est de la rétention. Si on vous cherche par votre nom, on vous connait déjà…

MAJ
Conseil aux entrepreneurs qui ne connaissent rien au Web

Certaines personnes aiment se donner une aura de respectabilité en parlant en jargon aux clients ou même en s’inventant des expressions que seuls eux comprennent (comme vague de référencement). Si votre fournisseur ne peut pas vous expliquer en terme clair ce qu’il vous facture et les résultats escomptés, oubliez-le. Oui le Web regorge de termes techniques, mais un expert arrive facilement à simplifier tout ça. Aussi n’hésitez pas à vérifier les dires et à observer les présences web et les recommandations des fournisseurs éventuels. Ça me rappelle une dame qui allait donner une conférence « l’art d’être efficace sur Twitter » et elle n’avait que 300 personnes qui la suivaient sur son propre compte. Il me semble qu’il doit y avoir des lumières qui s’allument dans la tête d’un entrepreneur…

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La mort du référencement (death of SEO)

Le référencement tel qu’on l’a connu cette dernière décennie est mort et enterré. Pour vous en convaincre, cherchez « SEO’s death » et vous tomberez sur une impressionnante collection d’articles qui expliquent comment Hummingbird a tué le référencement. Vous trouverez aussi un article de Forbes qui illustre pourquoi le référencement ne sera jamais plus « une job de hit and run » mais une activité continue de création de contenu et de dissémination de celui-ci sur vos différentes propriétés médias sociales. Vous trouverez aussi une intéressante infographie de SearchEngineLand, qui explique sensiblement la même chose mais par son contraire, Infographic: The Death Of SEO, Failed Predictions Over The Years (vous trouverez cette infographie plus bas).

Ce qui complique encore plus la vie aux spécialistes du référencement est que l’outil de recherche de mots-clés de Google (Google keyword tool) a été remplacé par le planificateur de mots-clés de Google (Google keyword planner) qui comme le mentionne Searchengineland, a été reçu très tièdement par les spécialistes du référencement :

Lukewarm may be overstating it. If Twitter sentiment is any gauge, the SEM world has not exactly embraced Google’s new Keyword Planner, which as of yesterday officially replaces the Keyword Tool.

(…)Unlike the Keyword Tool, used by SEOs and PPC managers alike, users must login to an AdWords account to access the Planner. That’s just one of the grumbles heard around the Internet about the Keyword Planner. The Planner has no match type data for search volume (search volumes are displayed for exact match only), no device targeting, no local vs. global monthly searches, and the option to filter by “closely related” search terms is gone.

Heureusement, Bing voyant l’opportunité de séduire les référenceurs, offre maintenant son « Bing – Keyword Research Tool » (pour lequel vous devez avoir une adresse de courriel Microsoft afin d’y accéder).

Tout ça pour vous dire que le temps de la récréation du référencement et de l’utopie du positionnement facile avec quelques pages optimisées est tout çà fait mort et révolu. Cela était vrai depuis très longtemps déjà, (j’en parlais dans mon billet Le référencement, c’est comme le jardinage ) mais bien des clients ne réalisent toujours pas que le positionnement dans les moteurs de recherche est une tâche continue, ardue, qui demande une compréhension des moteurs de recherches et qui apporte des résultats à moyen/long terme, pour un investissement aussi à moyen long terme. Le référencement est mort, vive le marketing de contenu

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Référencement de sites à l’international

Comment référencer un site à l’international?

C’est une question avec laquelle je jongle de plus en plus souvent avec divers clients et qui s’adonne à être l’un des récents billets de SearchEngineWatch. Leur conclusion est intéressante et valide, mais leur logique de comment référencer un site à l’international fait défaut. À preuve, la dernière ligne qui demande à ceux qui sont passés par là, de partager leur découverte.

While expanding one’s market is generally a good thing, what people often forget is that you still have to maintain what you have, so make sure you have the resources. Many wars have been lost simply by trying to fight them on too many fronts.

If you have just enough resources to dedicate to a successful SEO strategy in your own country, it doesn’t make sense to expand in that you’ll be drawing resources away from the strategy that’s keeping the lights on. You need to make sure it’s the right decision for your business and if it is, make sure that you’re picking the right strategies to maximize your odds of success in the shortest period of time.

For those of you in this process presently, good luck. And to those of you who’ve been there and done that – feel free to share your tales below.

Les problématiques

Comme vous le savez certainement, il n’existe pas qu’un seul Google. Seulement au Canada il y en a deux. Google.ca en français et en anglais. Google a donc des spécificités linguistiques et géolocalisées. Il existe très certainement des sites qui peuvent être multilingues. La problématique avec les sites multilingues est que souvent l’architecture des URLs privilégiera une langue au détriment des autres. Ainsi, si on est dans une langue, il est très possible que l’URL soit dans une autre. Aussi, souvent on prendra le premier répertoire (qui est déterminant en termes de référencement web) strictement pour identifier dans quelle version linguistique se trouve le contenu. Ce premier répertoire est donc perdu et inutilisé pour favoriser des URLs signifiantes et performantes. Il est très possible par contre d’identifier la langue en sous-domaine plutôt qu’en répertoire. Mais d’autres problématiques surgiront.

Quelques exemples de problématiques de sites multilingues.

Dans deux dossiers particuliers, l’un étant celui de DessinsDrummond qui opère à la grandeur de l’Amérique en trois langues, soit le français, l’anglais et l’espagnol. On pouvait observer que pour une requête dans un Google Linquistique particlulier avec une langue spécifique, disons l’espagnol, les résultats présentés étaient ceux d’une autre langue. La raison de cette confusion de langue au niveau de Google est que c’est l’ensemble d’un site qui est analysé et que si une langue en particulier a plus de contenus, qu’elle semble être la langue de référence principale et qu’elle est celle qui dans un pays donné a le plus d’hyperliens externes, c’est cette page qui sera présentée à l’internaute, indépendamment de la langue du navigateur de l’usager ou de l’interface Google qui est utilisée. DessinsDrummond avait ce problème récurent avec des requêtes en espagnol venant de la Californie et lorsque l’entreprise a développé un site strictement en espagnol avec un nom de domaine espagnol hébergé au Mexique, le problème fut réglé une fois pour toutes. Mon autre client dont je ne peux pas parler était en trois langues. L’interface francophone de ce site est celle qui a le plus de contenus, qui a le plus d’hyperliens et qui est la portion du site la plus visité. Ainsi, lors d’une requête en espagnol, fait de Google.mx, c’était l’interface francophone qui était présentée. Pas très pratique pour un unilingue espagnol. Je fis une étude exhaustive pour ce client et fit ma recommandation, mais l’agence de pub, qui était l’intermédiaire préférait faire de l’argent avec le demi-million de placement publicitaire que l’entreprise voulait dépenser pour faire connaitre le site au Mexique, plutôt que de régler le problème une fois pour toutes et permettre une référencement naturel du site de son client. Ayant signé une NDA pour ce mandat, je ne puis malheureusement aviser le client qu’il tirait son argent par la fenêtre…

Mes conseils pour les sites internationaux

Lorsque je rencontre des entreprises qui travaillent à l’international, j’essaie d’abord d’identifier le marché cible. Serait-ce le Canada ou les É.-U.? Si ce sont les É.-U., je privilégierai un hébergement en terre américaine. Ainsi, l’adresse IP du site sera en terre américaine et les requêtes Google faites en son sol auront préséance sur les sites hébergés au Canada. Je privilégie aussi les TLD locaux. Google préfère donner préséance aux contenus locaux plutôt qu’au contenu étranger. Finalement, pour la rédaction des contenus, il est aussi préférable d’utiliser une ressource du pays dans lequel on veut percer. Par exemple ça me fait toujours rire de lire le texte d’une entreprise qui se dit être au Québec et dont le contenu dira : Nous sommes fiers d’être sur Montréal. Tout de suite un québécois saura que le contenu a été rédigé par un Français et il risquera de perdre de l’intérêt pour la suite du contenu. L’inverse est aussi vrai pour un québécois qui rédigerait pour la France.

Finalement il est certainement possible d’assigner des métatags régionaux et linguistiques au sous-répertoires d’un site multilingue. Malheureusement il semble que Google ait encore bien de la difficulté à discriminer ces métatags et à positionner convenablement la portion d’un site dans la bonne langue et région linguistique pour une requête précise. Aussi, si vous voulez réellement pénétrer un marché hors de vos frontières, il est certainement judicieux d’y mettre les ressources financières, humaines et techniques qui maximiseront vos retombées d’affaires.

L’exception américaine à propos du Patriot Act

Justement ce matin je discutais avec un client qui a une présence continentale américaine. J’explique la logique des adresses IP et de l’hébergement US. Mais le VP TI me mentionne qu’il est très nerveux avec le Patriot Act et la possibilité que le gouvernement américain vienne pomper des renseignements confidentiels de l’entreprise. J’acquiesce et j’abonde tout à fait à ses craintes et je fais remarquer que pour la portion externe de leur présence Web, comme il n’y aura pas de données sensibles sur le site, ce n’est pas un enjeu. Par contre, pour la portion intranet qui elle peut contenir des infos sensibles et qui n’a pas besoin d’un référencement naturel puisqu’il sera caché derrière un pare-feu, de toute évidence il sera hébergé en sol canadien afin de minimiser les potentialités d’espionnage gouvernemental de leurs activités d’affaires. Ainsi, même s’il peut être très avantageux en terme de référencement de s’héberger aux É.-U., pour des infos sensibles et des secrets d’affaires, ce n’est probablement pas la décision la plus judicieuse et d’autres considérations pèseront plus dans la décision du lieu d’hébergement.

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Le référencement, c’est comme le jardinage

Google : les consignes d’analyses référencements à leurs employés

Google : les consignes d’analyses référencements à leurs employés

Depuis sa création, l’algorithme de Google est tenu secret. C’est comme la recette du Coke ou de la Caramilk. De l’externe, on a une bonne idée du contour de cet algorithme en analysant les résultats qu’il génère et en procédant par une ingénierie inversée. Mais cet algorithme change et il arrive que l’intervention humaine soit nécessaire afin de valider ou d’invalider des sites web qui viennent polluer par diverses tactiques de référencement frauduleux (des sites de spam quoi) les résultats de recherche. Il faut se souvenir que le modèle d’affaire de Google est basé sur la pertinence. Google vend de la pertinence.

Or, grâce à un billet de David Carle, Le guide de l’évaluateur Google coulé en ligne: Voici les critères de qualité de l’algorithme naturel, nous prenons connaissance de plusieurs critères jugés importants par Google. Ce document est en ligne (plus bas) et étrangement, il ne contient pas les premières pages. Mais ayant cliqué sur certains liens qui y figurent, cela semble être “’the real deal”.

La surprise majeure relevée dans le billet de Carl est qu’il semble que Google autorise le contenu dupliqué:

Page 25 – Google vous donne le droit de copier du contenu

Selon Google, vous pouvez copier du contenu, seulement si celui-ci est de qualité. Belle logique ici. Probablement que le contenu copié est responsable d’une grande partie des revenus Google AdSense, donc la raison pourquoi cette pratique est non-seulement tolérée, mais encouragée.

Cependant je vous invite à considérer que ce guide est rédigé pour les employés de Google qui feront sporadiquement des interventions humaines sur les résultats. Je ne suis vraiment pas certaine que pour l’algorithme qui continue de générer la grande majorité des résultats, la même logique s’applique…

Bonne longue lecture et ayez toujours en tête qu’il ne s’agit pas de l’algorithme de Google, mais bien d’un document pour les employés dont la tâche est de filtrer occasionnellement la merde qui s’infiltre dans les résultats de l’engin de recherche…

Le référencement, c’est comme le jardinage

Chaque client est différend et chaque environnement compétitif, a ses contraintes, ses enjeux, sa complexité et ses défis. Le référencement a longtemps été le fer de lance d’une présence Web efficace. On engageait quelqu’un qui faisait une analyse compétitive des mots-clés, optimisait le site pour qu’il soit visible aux moteurs de recherches, optimisait les balises dans le code d’une page et le tour était joué pour un certain temps. Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui. La raison est que bien des entreprises ont compris que le positionnement naturel, c’est comme le jardinage. C’est une activité marketing qui demande du temps, de l’investissement continuel, de l’amélioration continue. En clair, il faut produire des contenus sur une base régulière et acquérir des hyperliens externes continuellement. Le temps ou on optimisait un site et qu’on pût le laisser aller pour plusieurs semaines ou plusieurs mois est révolue (c’est évident que si vous êtes dans une superniche avec aucun compétiteur c’est une chose bien différente, quoi que si vous êtes dans cette super niche, est-ce que les gens vous chercheront vraiment? Tout ça pour vous rappeler qu’un blogue en sous-domaine d’un site Web, ça demeure un outil de gestion du référencement efficace et performant, pourvu que vous sachiez écrire pour le Web, que vous fassiez des commentaires sur d’autres blogues et que certains autres critères d’efficience Web soient mis en place. Vous pouvez d’ailleurs lire ou relire Bloguer pour vendre (PDF), mon chapitre du collectif Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires.
Les clients qui me téléphonent pour me demander « combien ça coûte pour référencer mon site Web » c’est comme s’ils me disaient je veux planter des fleurs dans un jardin, mais je n’ai vraiment pas le goût de sarcler, d’engraisser, d’arroser et d’entretenir… Dans ce cas, demandez plutôt combien ça coûte pour avoir un jardinier à temps plein…

Le leurre du référencement des sites Flash

Comme vous le savez déjà, je ne suis pas une grande fan des sites complètement montée en Flash. Je crois que Flash a son utilité si c’est un petit « frame » flash qui est dans un site HTML (ou mieux XHTML) et que l’application Flash a une utilité d’affaires qui répond à un objectif d’affaires. Mais voilà qu’Adobe s’entend avec Yahoo et Google pour que finalement, leur technologie qui était jusqu’alors invisible aux moteurs de recherches soit maintenant visible.

Pourquoi le référencement des sites Flash est un leurre?

Déjà il était possible de référencer techniquement un site en Flash. Pour ce faire, les développeurs faisaient une copie « fantôme » d’un site Flash en HTML. Le client payait donc pour deux sites au lieu d’un. Cette étape supplémentaire sera désormais inutile puisque les moteurs pourront voir les textes dans un site Flash, qui étaient invisibles jusqu’alors. Mais ce qui est possible techniquement est inutile et contreproductif dans la pratique. Pourquoi donc? Ce qui fait un bon référencement est un ensemble de facteurs dont les plus importants sont la qualité du contenu et sa mise à jour fréquente et le nombre d’hyperliens externes menant vers un site, qui agissent comme des votes de confiance. Plus vous avez d’hyperliens, plus vous devriez être pertinents et plus vous méritez d’apparaître dans les premiers résultats des engins de recherches. Or, la technologie Flash est une technologie dispendieuse qui ne permet pas de faire des mises à jour fréquentes à peu de frais. Donc, les clients qui achètent des sites en Flash ne le mettent à jour que très sporadiquement et ces sites perdent donc de la pertinence de jours en jours.

À partir du moment qu’ils sont mis en ligne, ils n’ont pas la chance de commencer à être considérés par les engins de recherches que déjà la dégringolade commence. De plus, lorsque vous naviguez dans un site en Flash, l’URL ne change pas, elle ne contient pas de mots-clés (ce qui est un autre avantage considérable en terme de positionnement dans les moteurs de recherches) et il est pratiquement impossible pour un visiteur externe d’y faire un hyperlien spécifique. Or, comme nous venons de le voir, le nombre d’hyperliens externes est l’un des critères majeurs d’un positionnement adéquat dans les engins de recherches. En résumé, même si les engins de recherches arrivent enfin à voir le contenu d’un site Flash, jamais ils n’arriveront à la cheville d’un site HTML qui est mis à jour fréquemment et qui jouit d’un nombre d’hyperliens externes raisonnables. Mais ça va permettre aux « Flasheux » de continuer de faire des « trips de concepts » d’agences et de faire du fric supplémentaire en vendant de la bannière et des campagnes AdWords pour que finalement quelqu’un sache que ce site Web existe…

Les spécialistes du référencement (SEO) se font calomnier par des gourous

Dans ClickZ, l’article Chicken Soup for the SEO Soul, récapitule de récentes controverses à l’encontre des spécialistes du référencement.

The SEO (define) industry recently suffered yet another online media drubbing. When we're not being compared to bovine excrement by Jason Calacanis or to used car salesmen by Jeremy Schoemaker, reputable publications such as "Business Week" publish blogs posts that greatly oversimplify offerings from our diverse industry.

If you aren't familiar with this particular storyline, here's a brief recap to help you connect the dot-coms:
Calacanis has been feuding with the SEO industry for quite some time. It began during a public discussion when Calacanis declared all SEO to be "bullsh*t" and all SEO professionals to be "snake-oil salesmen." Highly reputable SEO expert Neil Patel, author of "ProNet Advertising," offered to increase Calcanis's blog traffic 10-20 percent in under 30 days using completely ethical practices to prove no snakes were oiled to produce results. The upshot: a 21 percent increase in search engine referrals, with implementation of a mere 10 percent of Patel's recommendations.

Schoemaker delineated why 95 percent of SEO experts are lower than the lowest life forms. He did, however, go on to provided solid advice about what to look for in a reputable SEO expert.

C’est vrai que dans cette industrie il y a plusieurs vendeurs de cochonneries qui peuvent, dans certains cas, rendre votre positionnement dans les moteurs de recherches, pire que ce que vous aviez avant de travailler avec eux. J’ai déjà vu plusieurs histoires d’horreurs et ce n’est pas facile pour un client de savoir qui dit vrai de qui dit n’importe quoi. Je répète encore ici l’idée de l’une des personnes qui assistaient à une récente conférence, de mettre sur pied un système de classement des boîtes Web et d’y inclure une catégorie spécifique RÉFÉRENCEMENT.

Mais entre-temps, vous pouvez toujours relire mes billets :

Comment ne pas se faire avoir par certains spécialistes du référencement
RÉFÉRENCEMENT : Le coût de se tromper !

Un roi du référencement noir en prison

L’un des vilains rois du référencement noir (black hat SEO, c'est-à-dire l’utilisation de tactiques contraires à la politique aux webmestres des moteurs de recherches comme Google par exemple) est en prison. J’ai déjà écrit Comment ne pas se faire avoir par certains spécialistes du référencement et RÉFÉRENCEMENT : Le coût de se tromper ! Disons que Matt Marlon le CEO de Traffic Power, était passé maître dans l’art d’escroquer les entreprises en leur faisant miroiter des positionnements dans les résultats de google, qui finalement, les faisaient éjecter de ce prestigieux index. Il risque fort d’être moins dangereux pour les entreprises maintenant, mais d’autres se chargeront malheureusement de faire du référencement dangereux à sa place…

Via Matt Cutts