M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Facebook Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis

Le Lab VOXtv Chronique Pourquoi Facebook est une formidable base de données

Pour ma quatrième chronique, à l’émission LeLab, je discute avec Philippe Fehmiu de : Pourquoi Facebook est une formidable base de données ?

J’ai couvert le sujet de cette chronique dans mon billet : Facebook versus Google dans le contexte de l’achat de Friendfeed, qui lui-même fait référence à l’article de Wired Great Wall of Facebook: The Social Network’s Plan to Dominate the Internet — and Keep Google Out. J’avais aussi déjà donné une entrevue à propos de la commissaire à la vie privée et de Facebook dans le billet Entrevues sur la protection des renseignements personnels, le vol d’identité et le Web Stardom.

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Médias sociaux Statistiques de ce blogue Twitter ou le microblogging

Twopcharts, nouveau classement anti Twitter-snob et la liste des tops Twitter du Québec

Twopcharts avait fait un classement de soi-disant Top twiterreurs (moi je n’ai pas l’expression gazouilleurs ou gazouillis qui fait trop moumoune), dont je parlais dans un billet Twopcharts est de la merde et sur Twitter, suivre ou ne pas suivre? Telle est la question. Par la suite je récidivais avec cet autre billet : Twitter, comment suivre des milliers d’usagers et les Twittersnobs. Or, les créateurs de Twopcharts, n’étant pas de complets imbéciles, ont reconnu de facto que leur algorithme n’était peut-être pas l’invention la plus lumineuse de ce nouveau siècle. Ils ont donc fait une « Twop liste » de leur Twopcharts, qu’ils appellent judicieusement « Le Twop-500 du Twop-1000 » et qu’ils expliquent dans le billet de leur blogue The Twop list of the French Twop-1000. On peut y lire, ce qui m’apparaissait comme une évidence :

(…) I took the population of Tweeters that I track for the French language Twop-1000, which are at this moment all tweeters with more than 375 followers, and checked who they followed in the same population of most followed Tweeters. As with the Dutch list, the French list gave some interesting insights. It showed that number 1 in the list, CanadiensMTL is hardly followed by the Twop-1000, while MichelleBlanc, thaunay and frenchweb move from lower positions all the way to the top.
Another interesting point I found was that #1, pressecitron, who is #2 in the Twop-1000 is followed by only 43% of the Twop-1000. My assumption would have been that a much higher percentage of tweeters would follow the top tweeters.

Anyway, given that there is some criticism on the way the Twop-1000 is calculated, I think this list gives a nice view on top Tweeters from a different angle. An angle however that can also be easily criticed. (…)

En effet, tout classement est de la merde. Même si je suis la première, ou la dernière. C’est une vue très artificielle de l’esprit, qui satisfait l’ego et qui met en évidence qu’une infime partie de l’ensemble plus complexe des relations que peuvent entretenir les individus sur les médias sociaux. Quantité n’égale pas qualité et la qualité elle-même est un sujet hautement discutable et portant à interprétation en fonction de l’ouverture ou des œillères que l’on veut bien se mettre. J’ai d’ailleurs dernièrement dit au pote Martin Ouellette de Provokat, qui mettait dans l’un de ses billets, en doute les critères de rentabilités dans l’évaluation d’un autre concours, Les Boomerangs (dont j’ai aussi souvent parlé en dérision dans mon blogue) :

Moi j’aime bien les prix et les honneurs qu’on gagne sans savoir qu’on était en compétition. Mais ce genre de scénario est rare et il a lui-même ses manquements.

Or, le sujet de ce matin à l’émission de Christiane Charrette était : Les meilleurs « twitteurs » du Québec. Je ne pouvais donc pas manquer ça. Le copain Dominic Arpin qui y était, avait déjà mis en ligne sa liste Twitter : le top 10 franco du Québec et mes préférés, dans laquelle il me situait à la première place de son palmarès populaire (mais pas dans ses préféré). Mais c’est sous la verve de Bruno Guglielminetti que j’ai été vraiment touchée (Chronique à l’émission de Christiane Charrette version audio 20 :02min). Il a décrit mes twitts avec une gentillesse et une délicatesse qui me fit réellement rougir. Un merci donc tout spécial à monsieur Guglielminetti avec qui je voulais prendre un verre, mais dans ces circonstances, une bouteille serait sans doute plus appropriée… Ouf…
Pour revenir à la question des tops twittereurs du Québec. Qui sont-ils? Et bien, ils sont ceux qui vous apportent quelque chose. Ça peut-être des infos, du divertissement, de l’humanité ou quoi que ce soit d’autre que vous avez envie d’échanger. Cette liste variera donc énormément d’un individu ou d’une entreprise à l’autre. On s’entend cependant que dans un contexte d’affaires , le nombre devient tout de même important parce que vous ne pourrez pas payer quelqu’un avec un salaire annuel pour « jaser » avec 200 personnes. Or donc que que… selon le deuxième classement les Twop de Twopcharts, les tops 10 Twittereurs qui écrivent du Québec seraient (et je me suis peut-être trompée):

  1. http://twitter.com/MichelleBlanc
  2. http://twitter.com/bdescary
  3. http://twitter.com/PhilippeMartin
  4. http://twitter.com/vincentabry
  5. http://twitter.com/embruns
  6. http://twitter.com/ZeLaurent
  7. http://twitter.com/vezart
  8. http://twitter.com/DominicArpin
  9. http://twitter.com/martinlessard
  10. http://twitter.com/Emergent007

Mais si vous n’aimez pas mon classement bidon (parce qu’ils le sont tous), il y a celui du pote Dominic Arpin, il y a la page de l’émission de Christiane Charrette, il y a celui que je considère encore plus bidon de Mario Asselin (et qu’il s’égosille à en faire la promo sur les commentaires de Dominic ) et ceux de nombreux autres outils de classement tels que ceux dont j’avais déjà parlé dans mon billet de mars dernier Le phénomène Twitter à Montréal.

MAJ

Réflexion a posteriori : Faut pas se prendre trop au sérieux

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Personnel et peut-être même hors sujet recette Yulbiz

Mes adresses épicuriennes pour faire de la bonne bouffe

L’autre soir, lors de l’après-Yulbiz, je discutais avec les potes Pierre Bouchard, Philippe Martin, Étienne Chabot et Pierre Bellerose de bonne bouffe, d’agapes et de mes bonnes adresses pour trouver des ingrédients hors pair. C’est alors qu’ils me suggérèrent d’en faire un billet, que voici. Ce sont mes lieux, jusqu’ici secrets, me permettant d’épater mes convives lors de célébrations de plus en plus éparses (je travaille trop).
Le meilleur jambon : Porc meilleur au Marché Jean-Talon, dans la nouvelle partie, du côté nord est. Acheter le jambon sous vide, le sortir de l’emballage et l’envelopper de papier aluminium et le mettre au four à 350 F pour trois heures. Après ce temps, il va s’effilocher facilement. Le couper en quatre et le congeler pour utilisation ultérieure ou s’empiffrer tout de suite avec ce délice.
Le meilleur jarret d’agneau : Boucherie Capitole Marché Jean-Talon
Les meilleures boucheries en ville : Chez Bélanger au 2e étage du Marché Atwater ou Slovenia sur St-Laurent au nord de Prince-Arthur. Je suggère aussi de faire un détour sur St-Viateur au Latina qui font les meilleures boulettes de veau au porcini en ville. Ils en vendent d’ailleurs 500Kg par semaine.
La meilleure poissonnerie : L’un des secrets les mieux gardés de Montréal. Poissonnerie moderne sur Papineau au nord de Rachel, dans le fond du stationnement des bureaux. Ils vendent surtout en gros, mais sur les heures régulières la semaine, ils vendent aussi au détail dans le fond du stationnement… Fermé le week-end.
Le meilleur poulet rôti : Chez Romados sur Rachel
La meilleure sélection de produits fins : La vieille Europe sur St-Laurent
Les meilleurs pâtés au Québec : le Bœuf à table à Beloeil. En diagonale de la caisse populaire. Leur pâtés de campagnes, bourguignons, crème de foie de volaille sont à tomber sur le cul.
Pour le fromage « crotones piquante », (à râper généreusement sur les pâtes si vous aimez piquant), Marché Milano sur St-Laurent. Allez-y aussi pour les olives farcies aux anchois, pour le café, les huiles ou le balsamique blanc (excellent sur une salade de tomates) ou pour la variété de spécialités italiennes, dont les pâtes Martelli.
La meilleure fromagerie : L’échoppe des fromages à St-Lambert (ils ont aussi les meilleures sandwichs).
Les sushis au chocolat : Chez Bissonette sur le boulevard du Séminaire à St-Jean.
Vous aussi avez sans doute de bonnes adresses qui vous aimeriez partager? De plus, si vous vous demandez ce que peut bien venir faire ce billet dans mon blogue, la réponse se trouve dans le billet : Mais que peut bien venir faire une recette dans un blogue marketing Internet?

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Steve Rubel, mon entrevue lors de MIXX-Canada

Ce matin j’avais la chance d’être invitée à l’événement MIXX-Canada organisé par IABC et d’interviewer le célèbre Steve Rubel, bien connu dans le monde de la techno et des relations publiques innovantes. Monsieur Rubel est senior vice-président de l’agence Edelman et l’auteur du non moins célèbre blogue Micropersuasion, que j’ai eu l’honneur de citer à de nombreuses reprises dans ce blogue. Le rencontrer était donc pour moi un privilège et un honneur et j’en remercie IABC pour ça. Aussi, cet entretien s’est déroulé en anglais et j’y prenais des notes en français. N’étant pas sténographe ou journaliste, mes notes sont un aide-mémoire m’aidant à me souvenir de notre conversation et elles ne reflètent certainement pas le verbatim exact de monsieur Rubel.

Moi

Vous aviez l’un des blogues les plus influents de la planète (micropersuasion) et vous l’avez laissé tomber pour utiliser la plate-forme Posterous, sous votre nom, Steve Rubel. Pourquoi avez-vous fait cela?

Steve Rubel

Vous devez comprendre qu’avec la prolifération des médias sociaux et des outils Web ça devient de plus en plus difficile à gérer tout ça. En plus, je suis continuellement sur la route maintenant. J’aime aussi partager des images, des fichiers audio et vidéos et je n’écris plus de longs billets comme avant. J’aime utiliser mon I-phone pour être en contact avec le monde et mes textes sont maintenant plus courts. Aussi, j’aime la possibilité de syndiquer mon contenu sur le média social que je trouve le ou les plus appropriés. Des fois je vais envoyer vers Twitter et Facebook, d’autres fois ce sera vers Flickr et Twitter et ainsi de suite. Avec Posterous, je peux facilement choisir les destinations à partir de mes courriels. Aussi c’est le meilleur des deux mondes entre un texte beaucoup plus long d’un blogue et celui beaucoup plus court d’un twitter.

Moi

Oui, mais Friendfeed était déjà un Hub, non?

Steve Rubel

Oui, mais Friendfeed est un hub de destination, pas d’expédition vers d’autres endroits : ce qu’offre Posterous. De plus, avec l’achat récent de Friendfeed par Facebook, on a un peu perdu l’intérêt. Friendfeed risque fortement d’être intégré à Facebook. D’ailleurs, je suis curieux de savoir ce qui va se passer avec Facebook. Est-ce que ça va devenir un autre AOL? Mon expérience me dit qu’un média social vit difficilement plus de trois ans. Alors, on verra.

Moi

Mais vous aviez l’un des blogues les plus influents de la planète. Croyez-vous qu’en terme de référencement ça va être une perte pour vous? Il est certain que vous avez un brand fort et que si on vous cherche on va vous trouver. Mais si on cherche votre contenu est-ce que ça va sortir aussi fort avec Posterous qu’avec votre blogue? Suggéreriez-vous ça à un de vos clients?

Steve Rubel

J’avais un blogue avec un PageRank de 7 mais, comme je vous l’ai expliqué, c’est maintenant plus commode pour moi d’être avec Posterous parce que je suis énormément sur la route. Oui je le conseillerais à un client. Je ne pense pas que mon référencement sera affecté par mon utilisation de Posterous. Toutes les archives de mon blogue sont d’ailleurs encore en ligne.

Moi

(Ici je suis en désaccord avec monsieur Rubel (son Pagerank de Micropersuasion était de 7 et celui de son Posterous est maintenant de 3, étant donné sa prestance sur Twitter et sa renommée mondiale, ça ne fait pas une grosse différence sur son lectorat et éventuellement Google va augmenter sa cote, mais pour quelqu’un qui débute ou pour quelqu’un qui n’est pas une vedette internationale, je continue de croire qu’un blogue reste « la panacée » des médias sociaux et qu’un outil comme Posterous peut-être un faire-valoir et un « spoke » d’importance (rayon) (l’expression qu’il aime bien) mais que le blogue devrait être le hub (moyeu) d’une présence Web efficace).
Avec tous les changements que vivent maintenant les agences de relations publiques qui poussent les communiqués de presses que personne ne lit, quel changement voyez-vous poindre à l’horizon.

Steve Rubel

Mais le monde de la finance est encore très friand de communiqués. Les conseillers financiers les lisent encore.

Moi

Dernièrement, Boston Consulting Group mettait en ligne le rapport The CMO’s Dilemna. En gros, on se rend compte que le mass marketing ne fonctionne plus vraiment et que le marketing de niche ne rejoint pas la masse. Que pensez-vous de ça?

Steve Rubel

Je n’ai pas lu ce rapport. Vous pouvez me l’envoyer? (Ce qui fut fait après notre entretien). Mais comme vous savez, la communication de masse est tributaire de l’économie de marché de masse. Cette économie a souffert et il est normal que la communication qui en est issue souffre aussi.

Moi

Avec ces changements et avec les médias sociaux qui, croyez-vous, va être à même de gérer ça?

Steve Rubel

Je crois que d’ici 5 à 10 ans ce sera les gens de PR qui vont contrôler le marketing. Les consommateurs n’ont plus confiance à la publicité, ils ont besoin qu’on s’adresse à eux et les gens de PR ont l’habitude et les habiletés pour ça. Les technos offrent de plus en plus d’opportunités d’entrer en communication directe avec le consommateur et il y a aussi toute la question de la collaboration qui s’installe avec eux. Ce sont définitivement des champs d’expertise de relations publiques.

Moi

Dites-vous ça souvent aux gens de marketing?

Steve Rubel

Jamais, à moins qu’ils ne me posent la question 🙂

Moi

Je vois de plus en plus le Web comme une fonction d’affaires égale à celle traditionnelle de la finance, des communications, du marketing, de la production, et cetera. Êtes-vous d’accord avec ça?

Steve Rubel

C’est intéressant, je n’y ai jamais vraiment songé. Mais je dirais que ça va dépendre du secteur d’activité et que ça pourrait changer grandement d’un secteur à l’autre. Mais ça mérite réflexion…

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Vivement le « mix marketing » incluant le « mix media » et la « convergence marketing »

Petite mise au point. Je suis décidément pro marketing Internet et pro médias sociaux. Ça ne veut cependant pas dire que je sois anti-pub traditionnelle et anti-relations publiques. Ces secteurs d’activités traditionnels sont en crise certes, mais ils sont toujours une pertinence (j’en parlais dans mon billet Le dilemme des gestionnaires en marketing). D’ailleurs, ils en auront toujours une. La différence sera dans le poids qu’ils auront dans le « mix media » qui demeurera indispensable. Plus le temps va avancer, plus le pourcentage des dépenses accordées à chaque média va varier, en fonction des objectifs d’affaires qui sous-tendent une opération marketing ou de relations publiques. Je suis aussi une promotrice de la convergence médiatique et de son corolaire, la convergence marketing. Plus les canaux de communications (marketing ou médiatiques) sont intégrés et plus on se sert de l’un pour pousser vers l’autre et que l’on mesure ce que l’on fait, plus les résultats seront pertinents. Nous devrons aussi utiliser le levier des médias sociaux pour augmenter et monitorer ces résultats…

Mix media (via définitions-marketing.com)

Optimisation du choix des médias utilisés pour une campagne publicitaire. Le choix se fait à partir des caractéristiques des médias (puissance, coûts, capacité de ciblage, efficacité publicitaire, cadre juridique…) et de leur capacité à répondre au meilleur coût aux objectifs de la campagne. Un mix media joue également sur les complémentarités et synergies qui existent entre différents médias.

Mix-marketing (via Wikipedia)

Le marketing-mix étendu
Même si le modèle « 4P » est une répartition arbitraire de l’analyse marketing, certains auteurs ajoutent d’autres dimensions comme le Client ou encore plus récemment le « P » de participation issus des techniques du Web 2.0 et plus particulièrement du Marketing 2.0. Des critiques sont aussi émises par d’autres experts qui considèrent que certains points de ce modèle ne concernent que les produits et services pour particuliers. (…)

La convergence des médias (pour comprendre ce que sera la convergence marketing)
Chez The Economist

Je vous invite à relire Le futur du marketing et de la pub

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LeLab VOXtv, chronique Pourquoi les artistes sont « poches » en ligne

Pour ma troisième chronique, à l’émission LeLab, je jase avec Philippe Fehmiu de : pourquoi les artistes ne comprennent pas le Web et comment ils peuvent faire pour y être plus efficaces?

J’ai d’ailleurs déjà amplement couvert ce sujet dans mon billet : Le problème des artistes avec le Web (comme quoi moi aussi j’ai besoin de mettre du « textuel »)…

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Economie des affaires électroniques Innovation Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux

Le dilemme des gestionnaires en marketing

La semaine dernière j’étais à la journée Infopresse, Rendez-vous Média (les Twitter de l’événement sont ici et gros merci à Infopresse de l’invitation). Les grandes agences et les patrons médias discutaient des enjeux auxquels font face leurs industries respectives. Dans les corridors (lors de ce type d’événement, c’est souvent là que les insights les plus lumineux se font) des gens disaient : « les médias et les agences ne sont pas dans l’action, ils sont plutôt dans la réaction ». Et moi je twittais « on dirait une grande messe du désespoir ». La couverture se tirait allègrement des médias aux agences et des agences aux médias. Ces deux types de joueurs sont actuellement à la croisée des chemins quant à leurs modèles d’affaires chambranlants (j’ose ici une expression politiquement incorrecte, ils sont dans le caca mou). Mais qu’en est-il de leurs clients communs (qui étaient largement absents lors de cette journée), le patron marketing? Il est dans un dilemme magistralement exposé dans un document du Boston Consulting Group, The CMO’s dilemna, Can you reach the masses without mass media? (PDF) (déniché sur le mur Facebook de Patricia Tessier). Ça se résume en gros par Les médias de masse ne rejoignent plus la masse et les médias de niche ne la rejoignent pas encore non plus. Nous sommes dans un écart majeur entre les deux. D’ailleurs, les médias de masse rejoignaient-ils réellement la masse? C’est une question à un million (le budget pub de grandes campagnes que l’on mesurait très difficilement de toute manière). Nous savons que le Web ne les rejoint pas encore vraiment. C’est facile à mesurer sur le Web. C’est même son grand désavantage lorsqu’on le compare aux médias de masse. Nous savons, par exemple, qu’une campagne Web fait agir 10 000 personnes qui cliquent sur un élément (donc qu’ils l’ont lu) mais 10 000 personnes n’est rien à comparer aux 500 000 personnes qui sont supposé avoir vu une campagne télé, par exemple. D’où l’écart et d’où la frilosité des gestionnaires marketing à investir dans un média social qui ne touche que si peu de personnes.
Dans ce panier de crabes, on peut même ajouter les agences de relations médias. Ces gens qui poussent et vendent des communiqués de presse. Si les journaux et médias trad ont de la misère, les journalistes vont-ils continuer de lire les communiqués de presse? D’ailleurs, les lisent-ils encore (au moment d’écrire ces lignes)?
Bien des questions qui restent encore sans réponse. Lorsqu’on se trouve dans une période charnière comme celle que nous vivons présentement, la meilleure tactique reste encore l’exploration et l’expérimentation. C’est d’ailleurs la conclusion de BCG :

None of us can fully answer these questions until advertisers, agencies, and media companies collectively recognize that the crisis in mass media is a marketing challenge, too. Advertisers need better support from agencies to take advantage of the opportunities that arise. Large advertisers themselves should consider developing select in-house capabilities in the same way that built corporate-development and strategic-planning strengths at the end of the last century. Finally, traditional media companies need to develop sustainable business models that directly address these fundamental shifts in spending, and they need to figure out how they can maintain their relevance in a world that is moving away from them.
The missing pieces in this jigsaw puzzle are integrated marketing solutions that take advantage of all available channels and the support of media companies and agencies in putting these solutions in place. Advertisers, agencies and media companies are in this together.

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LeLab VOXtv, chronique Twitter explication et l’impact sur les médias

Pour ma deuxième chronique à l’émission LeLab, je jase avec Philippe Fehmiu de Twitter, la nouvelle coqueluche de l’heure. J’en profite aussi pour expliquer son impact sur les médias traditionnels. Pour en savoir plus sur Twitter, n’hésitez pas à visiter ma catégorie Twitter et le microblogging.

Durant cette entrevue je parlais de vélocité des sources journalistiques, de Twittlife et de Facebook lors des « balls » de l’élection du président Obama.

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Personnel et peut-être même hors sujet

On me bitche

Dernièrement, en plus de mon troll habituel, Olivier de Kebawe.com, un nouveau fauteur de troubles est venu me faire chier dans les commentaires de mon blogue. J’ai une politique éditoriale des commentaires et les commentaires de monsieur Eric Géne (alias Généric peut-être) sont vraiment limites (surtout le premier), mais je l’ai laissé paraître tout de même. D’abord, j’ai eu une semaine passablement mouvementée la semaine dernière. De gros clients à rencontrer et des livrables d’importance à livrer, un membre de ma famille qui est opéré en catastrophe pour le cancer et un autre qui est testé pour ça, puis la mort dramatique d’une bonne copine. J’avais donc la tête pas mal occupée. En plus, on me fait l’honneur de trouver que je fais partie des 100 femmes qui marquent le Québec et quoi que j’ai l’air vantarde comme ça, j’ai de la difficulté à recevoir et c’est plus fort que moi, je diminue souvent ces éloges qu’on me fait. Ça me ramène sur le plancher des vaches de savoir qu’on me critique et qu’on n’est pas en adoration devant moi. Ça me permet de rester les deux pieds sur terre et j’ai aussi encore beaucoup à apprendre et je me dois d’être alerte et de continuer de tenter de m’améliorer. Pour toutes ces raisons, j’ai donc laissé ce commentaire passer. Le voici d’ailleurs :

Ce site n’est-il pas déjà sujet à un placement média sans retenue?
Celui du produit « Michelle Blanc ». . ., présenté sous toutes ses coutures et avec son pédigrée tartiné à la limite de l’overdose.
Peu de contenu, beaucoup de chialage et une quantité colossale de brosse à faire relire l’égo de la dame !
Alors même, une Rolls Roy passerait inaperçu dans ce dédale de superlatifs.

Donc oui, mon blogue est le placement du produit Michelle Blanc. C’est même son titre et j’en ai fait la démonstration dans mon chapitre Bloguer pour vendre (PDF). Et je vends quoi? Je vends du Michelle Blanc. J’ose croire que dans mes quelque 2000 billets, il n’y a pas que de l’auto-promo et je suis très fière de la qualité des commentaires de mes lecteurs habituels. J’ai eu de belles discussions, engueulades, échanges et apprentissages avec eux. Oui, j’ai eu du succès et j’ai travaillé fort et je continue de travailler fort pour ça. Ça paye très bien et j’en suis fort aise. Maintenant, si mon blogue ne plait pas, il y a une solution vraiment, mais là vraiment très facile. Le Web est grand, allez y faire un tour ailleurs…

MAJ
À propos de la diffamation et du filtrage des commentaires dans les blogues, je réponds à ces questions dans cette portion de ma conférence à Podcamp Montréal le week-end dernier…

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Le business case du placement de produit sur un blogue

Le business case, du placement de produit sur un blogue, va énormément varier d’un blogueur à l’autre ou même d’un produit à l’autre. Il est donc difficile de faire un cas d’école pour tout. Cependant, comme pour le placement de produit dans une émission de télévision ou dans un film ou même, par extension, pour une commandite venant d’une vedette (et dans les blogues il y a des vedettes), il est avant tout question de match, de public cible, de « fit » entre la personnalité et le produit et de sous. Si une vedette endosse un produit dans un contexte de commandite ou de porte-parole, il y a un transfert ou association de la popularité du porte-parole avec celle du produit. Ainsi, si un champion international de plongeon est commandité par une compagnie de fast-food, on pourrait croire que ce champion aime bien manger là (même si ce n’est probablement pas le cas et qu’il a besoin de sa commandite pour payer son entraînement). Reste que l’association mentale se fera très probablement à des niveaux inconscients et que ça vaut de l’argent…
Pourquoi je vous parle de ça? C’est parce que j’ai mis en ligne le billet Pub de voiture sur mon blogue? Placement de produits, serait plus adéquat et qu’on me demande dans les commentaires de justifier le business case de ce que j’avance dans ce billet. Tout d’abord, comme c’est souvent le cas, il m’arrive de puiser dans mon expérience personnelle pour faire des billets. Dans ce cas-ci, on voulait faire de la pub de voiture sur mon blogue. Le CPM qu’on m’offrait était déjà en deçà de ce que j’ai déjà avec la pub actuelle et venant de LesAffaires.com. Aux fins de discussion, l’an dernier, lors de la défunte Régie des blogueurs d’affaires de transcontinentale, j’avais plus ou moins 800 $ de revenu publicitaires par mois. Ce montant correspond à la location d’une très grosse voiture pour un mois. Aussi, une pub d’un mois disparaît tout de suite une fois que j’enlève le code. Par contre, un billet écrit avec mes talents de référencement, se trouve en première page de Google pour un certain temps, et reste dans mes archives indéfiniment. De plus, un billet frappe plus l’imaginaire et risque plus d’influencer une décision d’achat qu’une publicité. Une série de billets, encore plus. Aussi, une voiture qui servirait d’outils de commandite dans le cadre d’une campagne de placement dans mon blogue, pourrait aussi être identifiée comme tel et fournir un support promotionnel additionnel dans la vraie vie. Aussi, dans mon cas particulier, mes présences Twitter et Facebook augmenteraient encore ce « package deal » qui pourrait être négocié avec un annonceur. Finalement, si on parle en plus d’une commandite (dans laquelle je deviens porte-parole) une campagne médias traditionnelle additionnelle pourrait sans doute être aussi jumelée à la campagne.
Un business case est donc très certainement crédible.
Pour les critiques
On me dit que j’y perdrais de ma crédibilité. Une commandite, un placement de produit et être porte-parole sont toutes des choses différentes qui peuvent fonctionner de manière concourante sans pour autant que je ne perde de crédibilité. Tout d’abord, il faut que j’accepte. Ce qui n’est pas chose faite (à preuve, j’ai refusé le placement de pub qu’on me proposait). Deuxièmement, on peut acheter du placement de produit sur mon blogue, mais on ne m’achète pas pour autant. Je vais aviser mes lecteurs que je suis payée pour tester un produit et que je vais donner mon opinion neutre là-dessus. Je l’ai toujours fait et je vais continuer de le faire. D’ailleurs, on s’insurge dans les commentaires que je veuille remplacer les journalistes automobiles. On oublie de noter que plusieurs d’entre eux sont déjà achetés par de nombreux voyages des compagnies automobiles comme l’a déjà, à juste titre fait remarquer, un chroniqueur automobile de Radio-Canada (dont j’oublie le nom, mes excuses) à Tout le monde en parle. Leur avis est en outre technique, le mien serait plus émotif et biaisé et ça serait présenté ainsi. Ça en enlèverait pas pour autant sa valeur et son potentiel d’influence sur les consommateurs. Je me souviens en outre d’une émission de télévision dans laquelle un chanteur populaire vantait les mérites de la Prius dans une discussion avec l’animateur. Je songe encore à cette marque à cause de ça (si je me souviens bien le chanteur était Claude Dubois). Finalement, on me parle d’impartialité alors que j’ai toujours été partiale. C’est d’ailleurs l’une de mes marques de commerce. Je dis ce que je pense et j’avoue d’emblée, mes biais.

En conclusion, je suis en discussion avec bien des entreprises sur un tas de choses, y compris des placements de produits, porte-parole et autre et les choix que je ferai ou pas, seront dictés par des considérations financières, de relations publiques, du bon sens et du fit possible. Le point de mon billet et du précédent est que la pub n’est plus vraiment regardé ni à la télévision (sauf encore pour les chaînes de nouvelles continue et de météo parce difficilement pré-enregistrable avec mon enregistreur numérique personnel), ni dans les journaux et encore moins sur les panneaux routiers, il m’apparait donc de plus en plus probable et même souhaitable que la pub se transpose désormais dans les blogues, tv, médias sociaux et autres, avec des formes plus originales et adaptées.
Pour les insultes qui étaient aussi en commentaire dans mon billet précédent, je vais y revenir plus tard…

MAJ
Je vous rappelle que je suis régulièrement invitée (gratos) pour assister à des événements de toutes sortes (valant de quelques centaines à un millier de dollars) et principalement techno, pour que j’en parle ici, ou dans Twitter, si le cœur m’en dit. Je le fais souvent de bonne grâce parce que j‘ai le goût d’y aller et que ce qui s’y trouve est intéressant. Par ailleurs, cet été, on m’a offert, sans que je ne demande quoi que ce soit, toute une gamme de produits d’entretien capillaire, après que j’ai mentionné dans Twitter, avoir bien hâte de pouvoir me laver les cheveux. J’ai essayé le produit en question et me suis empressée de dire à quel point mes cheveux étaient maintenant plus beaux (ce qui est vrai). J’en ai parlé dans Facebook et Twitter et plusieurs copines (et moi-même) achetons maintenant ce produit. Le placement de produit peut donc prendre plusieurs formes. Dans Facebook, je parle aussi souvent des designers québécois. Je le fais parce que j’ai le goût de le faire et que j’aime les fringues. N’empêche que depuis, plein de designers se sont mis copains avec moi et plusieurs aimeraient maintenant que je parle de leurs produits. J’ai été présidente d’honneur des Célébrations de la fierté de Montréal et ce que je portais lors de la parade de la fierté était aussi commandité. Ça a été mentionné dans le site de l’organisation et c’est ce que je portais ce week-end lors de ma conférence à PodCamp. L’idée de placement de produits n’est donc pas si « flyée » que ça. C’est juste qu’on en parle peut-être pas assez et que ça ne fait peut-être pas beaucoup de fric aux agences de pubs. Mais moi j’aime bien briser les mythes et parler d’innovations et de manière différente de faire les choses…

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