M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Blogue Blogues d'affaires Marketing de contenu

Le blogue et le marketing de contenu, plus pertinent que jamais

Je l’ai écrit souvent et je risque de l’écrire encore. La facilité donne rarement des résultats probants et malheureusement pour eux, les blogues sont loin d’être faciles. Les médias sociaux ont près de 20 ans et le blogue, y est toujours l’un des éléments les plus pertinents. Les BBS, Netscape, friendster, MySpace et bien d’autres réalités de ces médias ont évolués ou sont disparus, mais les blogues eux, sont toujours là. C’est que depuis 15 ans, nous avons maintenant Facebook. Facebook a été la pire meilleure chose à arriver aux médias sociaux dans la vague du Web2.0. C’est qu’il a donné à la population le moyen de s’exprimer facilement en ligne avec ses bienfaits et ses malheureux problèmes de trivialisation des contenus, de dérapage des « fake news » et autres théories du complot et d’intimidation. Facebook a aussi donné aux entrepreneurs l’illusion de la facilité du marketing en ligne et de l’acquisition de client. Tout le monde connait Facebook et d’y être, fera sonner le téléphone. Mais ce n’est pas parce que quelqu’un se peigne en se levant le matin que ça fait de lui un coiffeur. Ainsi, une panoplie de nouveaux experts ont tôt fait de vendre de la création de contenus Facebook et de gestion de communauté devant révolutionner le marketing. Trop d’entreprises se sont engouffrées dans ce leurre et y ont malheureusement perdu leurs temps. Je ne reprendrai pas ici les nombreux problèmes associés à ce constat, en ayant largement déjà discuté dans ce blogue dans ma catégorie Facebook. Et encore une fois, je ne remets pas en question la pertinence des contenus payants et de la publicité Facebook. Je parle ici de la portée naturelle des contenus Facebook.

Mais pour en revenir au blogue, vous serez peut-être surpris d’apprendre que la durée de vie d’un contenu blogue est de très loin supérieure à la durée de vie de tout autre médias sociaux. En effet, comme le présente l’article 21 Ways to Extend the Life of Your Content [INFOGRAPHIC], un billet de blogue a une durée de vie de 2 ans comparativement à un statut Twitter (18 minutes), Facebook (5 heures), Instagram (21 heures) ou LinkedIn (24 heures).

Durée de vue du contenu

Cette statistique est loin d’être la seule qui est très favorable au blogue. L’article 2019 Upcoming Blog Trends présente entre autres que (traduit et adapté librement en fonction de mon expérience):

-Près de la moitié des internautes lisent les blogues
-55% des entreprises américaines considèrent le blogue comme l’une de leurs priorités marketing en 2018 et que cette tendance continue pour 2019
-qu’étant donné le phénomène des « Fake News » et des drames Facebook, que la confiance est de plus en plus recherchée et que les blogueurs continueront de s’efforcer d’offrir cette confiance
-Que le concept de « storytelling » devient de plus en plus important et qu’il sera intéressant d’observer comment les blogueurs s’adapteront à cette tendance lourde
-Que la vidéo est en vogue puisqu’il est prédit qu’ils seront derrière 85% du trafic des moteurs de recherche en 2019 et que le « live » devient lui aussi de plus en plus important (et ces formats sont adaptables au blogue)
-2019 sera aussi l’année où il faudra focaliser sur les contenus de niches et sur les contenus personnalisés pour vos publics cibles.

C’est d’ailleurs en 2008 que le gourou Seth Godin disait que le Marketing de contenu est le seul marketing qu’il reste “Content Marketing is the Only Marketing Left”. Il s’avère que le blogue, en conjonction avec les autres médias sociaux, mais tout en étant le point central, se révèle l’outil de prédilection pour mettre en place ce marketing de contenu. D’ailleurs depuis que je blogue (j’ai commencé en 2003), bien des médias sociaux ont disparu, d’autres disparaitront (dont Google + en avril 2019) et certains perdront de leurs éclats (dont Facebook qui est de plus en plus délaissé par les jeunes). Le blogue reste difficile parce qu’il demande de s’y astreindre, mais comme le phare dans la tempête, il est toujours là, fier et droit, et risque d’y être encore pour un méchant bon bout de temps…

Pour poursuivre votre réflexion, vous pourriez aussi aimer naviguer dans mes catégories blogue, blogue d’affaires ou marketing de contenu. Ma catégorie, à titre de conférencière, couvre elle aussi très largement ces sujets et vous pourrez y trouver de nombreuses présentations didactiques.

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Marketing 2.0 Marketing Internet marketing mobile Médias sociaux

#Bellcause surtout pour Bell et un peu pour la santé mentale

Je ne sais pas qui est le génie du marketing numérique qui a songé à #Bellcause pour la cause mais disons qu’il a frappé dans le mille en sacréfice. Bell donne $0,05 par interaction en ligne ou par texte pour la santé mentale. Comprenez que j’appuie sans équivoque la cause de la santé mentale et j’ai déjà moi-même donnez de mon temps pour divers organismes en santé mentale. Quelquefois je l’ai fait à titre de personnalité publique dans des vidéos et d’autres fois, à titre de consultante de manière pro-bono, sans en parler à personne. L’un de mes frères étant schizophrène, cette cause me touche tout particulièrement. Je donne aussi régulièrement de mon temps, de mon argent et de ma visibilité pour les LGBT dont je fais partie. Je ne cherche pas de remerciement en disant ça mais j’attire l’attention sur le fait qu’il y a beaucoup de manières d’aider les causes sans nécessairement en tirer des bénéfices directs simultanément. C’est manifestement ce que fait Bell avec son initiative #BellCause.

À titre indicatif, on apprend d’Energie 94,3FM que

#BELLCAUSE: 1 milliard d’interactions et un nouveau record

On apprend aussi que

2019 a été l’année de tous les records pour #BellCause. En plus de générer un record de 7,2 M$, l’évènement a franchi le cap du milliard d’interactions depuis sa création en 2011.

145 millions d’interactions ont été effectuées dans la journée d’hier partout au Canada par téléphone, texto et sur le web pour abolir les tabous sur la maladie mentale. La mobilisation sur les médias sociaux sur Twitter, Facebook, Instagram et Snapchat a atteint 27 477 153, en hausse de 13 %. Le mot clic #BellLetsTalk a été le plus populaire sur Twitter au Canada et dans le monde entier. Chaque interaction générait 5 cents pour la cause de la santé mentale.

Or, sur Twitter dans l’article How much does it cost to advertise on Facebook, Twitter, Linkedin and Youtube? On apprend qu’une seule interaction (dans un contexte publicitaire) coûte entre $.50 – $4.00 par interaction. Si on supposait que toutes les 27 477 153 interactions se passaient strictement sur Twitter, il en aurait couté $1 373 857,65 à Bell selon le plus bas coût par interaction et $109 908 612 selon le coût le plus élevé. Maintenant, rappelons que des personnalités publiques participent aux tournages et au partage de ces contenus sans cachets, que les usagers qui textent, payeront tout de même leurs données qu’ils disséminent pour que Bell donne $0,05 par texto et que si on faisait strictement la mesure du coût des interactions sur les médias sociaux, le 7,2M$ est le deal du siècle alors qu’au lieu des 27 477 153 interactions sociales de 2019, on parle plutôt d’un milliard d’interactions depuis 2011 pour la modique somme de $100M. Il y a des annonceurs du Superbowl qui doivent se dire qu’ils se font fourrer solides et que le 7,2M$ en don est un méchant deal marketing …

Notez aussi que le coût d’une interaction est beaucoup plus élevé qu’une publicité que l’on voit sans jamais interagir. Une interaction est beaucoup plus dispendieuses et nous les consommateurs à la bonne conscience le faisons très allègrement.

MAJ
C’est comme un multimillionnaire que je ne nommerai pas qui donne 10M$ et fait plein de sparages et de capital de sympathie avec ça. C’est l’équivalent de moi qui donne un $10 et qui s’attend à recevoir une médaille. Bell est cheap et les gens sont dupes…

MAJ2
Et les questions qui tuent: Est-ce que le 7,2M$ est perçu comme don de charité et déductible des impôts pour une plus grosse portion que si c’était ce que c’est, c’est à dire une dépense de pub? Et à qui exactement vont ces 7,2M$ et dans quelle proportion?

MAJ3
Notez aussi que le hashtag est #BellCause et non #Santémentale. Et en anglais #Bellletstalk. Nous savons tous qu’il s’agit de santé mentale. n’empêche que le slogan reste #BellCause ce qui sous-entene qu,avec Bell on jase. Ce qui est d’adon pour une entreprise de télécommunication et que Bell est donc fin, ils ont une cause. Ça ne dit strictement rien dans le slogan de la santé mentale… un autre coup génial de pub… disons.

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cyberintimidation Edito sans question Gestion de crise Medias et Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web

Caroline Neron, l’effet Streisand et le backlash médiatique, mérité ou pas

Il devient difficile d’être une personnalité publique en ces temps de sensationnalisme média, de lynchage médias sociaux et de mise en exergue des actualités dans les résultats naturels des moteurs de recherches. Le travail de relations publiques en cette ère hyper connectée devient un chemin du combattant périlleux.

Je ne me suis pas impliquée dans ce qu’on pourrait appeler le « scandale Caroline Néron ». J’ai lu en diagonale la couverture de presse négative qui lui a été faite comme suite à son entreprise qui se place sous la protection de la Loi sur la faillite, je n’écoutais pas l’émission Les Dragons à laquelle elle participait et je n’ai pas vu son passage à Tout le monde en parle d’hier soir.

Je note cependant que, de plus en plus, il m’apparait que les médias aiment « personnaliser les manchettes » et que les affres des autres, font vendre. Pour cette deuxième assertion, ce n’est pas nouveau. Les médias ont toujours fait leurs profits et leurs clics et leurs choux gras des malheurs humains. Mais, je perçois une certaine aggravation de la « hargne médiatique » que j’associerai à l’explosion des chroniqueurs et des « faiseurs d’opinions » qui pullulent maintenant dans nos médias. Jadis, les opinions ne se lisaient pratiquement qu’à l’éditorial. Le reste des nouvelles médiatiques se résumaient aux faits et le journaliste se devait de garder une certaine objectivité et de donner les deux côtés d’une médaille (alors qu’ironiquement, l’épaisseur d’une médaille est en soi un troisième point de vue). Or depuis 2000, avec l’apparition des stations de nouvelles en continu et en 2005, l’époque de la guerre journaliste/blogueurs, les médias ont instauré leurs propres blogues, quelques années plus tard, leurs pages Facebook (avec pratiquement aucune modération de commentaires) et les chroniqueurs ont commencé à être démultipliés dans les médias et les stations de nouvelles en continu. J’ai moi-même été chroniqueuse au feu Canal Argent, dans le Journal Les Affaires, avec Isabelle Maréchal et à l’émission LeLab de feu, Canal Vox. Cependant, je chroniquais à propos de la technologie et pas à propos des acteurs de cette industrie. J’observe aussi que maintenant, même les journalistes, ont commencé à émettre des opinions à même les nouvelles.

Un autre phénomène qui transforme les médias est le titrage. De tout temps, les titres ont été faits par des titreurs et non par le journaliste qui a écrit l’article. J’observe (et je suis sans doute biaisée) que les titres disent souvent le contraire de ce que l’article présente, mais qu’ils sont désormais très efficaces pour attirer le clic. Par ailleurs, comme je l’expliquais dans mon billet Gestion proactive de crise médias sociaux et gestion de l’image, depuis le cas Barilla, les moteurs de recherches ajoutent de l’eau au moulin des médias.

si un terme de recherche particulier a une croissance fulgurante à un moment donné et que la section Actualité avec ce même terme de recherche s’adonne aussi à avoir une croissance anormale, c’est très probablement que ce terme de recherches est « d’actualité » et que la boîte d’actualité devrait apparaître dans les résultats naturels de l’engin de recherche.

Résultat Naturel de Google pour une recherche Caroline Néron

Résultat Actualité sur Google pour une recherche Caroline Néron

Moi-même, si je vous parle de ce cas aujourd’hui, c’est qu’il est hautement médiatisé, hautement présent sur les médias sociaux et comme nous venons de le voir, hautement présent aussi sur les moteurs de recherches. Le fait somme toute anodin de départ, une entreprise de vente au détail qui est en difficulté financière, devient un sujet de discussion sans fin qui se nourrit lui-même. C’est ce que l’on nomme « l’effet Streisand ».

Madame Néron était une vedette, son entreprise est en difficulté financière, elle donnait des conseils à l’émission Les Dragons, était-elle une bonne entrepreneure, a-t-elle pris les bonnes décisions, sait-elle se défendre des attaques, devait-elle se défendre, les Dragons sont-ils des mentors à suivre et patati et patata… Pourtant, la précarité des entreprises de ventes au détail est loin d’être un phénomène exceptionnel. Pas plus que les difficultés financières d’une (ou d’un ) entrepreneure. Pourtant, depuis une semaine on titre, on commente et on analyse ce cas de toutes les facettes imaginables.

Je suis triste pour madame Néron qui est la victime de ces cabales, je suis triste pour les médias dont la mission « d’information » me semble de plus en plus arbitraire, sensationnaliste et destructrice et je suis triste pour les technos qui participent, amplifient et stigmatisent à outrance ces dérives maintenant sociétales. On dit que les médias sociaux sont des égouts à ciel ouvert. J’observe par contre que ces égouts sont maintenant alimentés par toute une constellation d’acteurs qui auraient dû plutôt informer et faire grandir nos sociétés…

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Le DGEQ, la protection des données personnelles et les tactiques douteuses de Québec Solidaire

Cette semaine, dans l’article de La Presse, Les partis politiques mettent vos données personnelles à risque, selon le DGEQ, on pouvait lire :

Dans son rapport, rendu quelques mois plus tard, Me Reid évoque pour la première fois le risque que des pertes, des vols ou des accès non autorisés aux banques de données des partis exposent les données personnelles des millions de Québécois qui y sont fichés.

« Les partis politiques ne peuvent tenir pour acquis qu’ils sont à l’abri des cybermenaces contre le processus démocratique. Nous sommes préoccupés par cet enjeu et nous souhaitons agir d’une manière proactive afin de prévenir les conséquences sur la vie privée des électeurs. »

– Pierre Reid, directeur général des élections

Le DGEQ a certainement raison de s’inquiéter des risques d’intrusion et ou de vol des données personnelles des québécois que peuvent détenir les partis politiques. J’ajouterais à cette inquiétude, celle de l’obtention de la permission d’utilisation des données personnelles par les partis. Toutes les organisations se doivent d’obtenir, de documenter et de sécuriser de telles permissions sauf, les partis politiques. D’ailleurs, Vincent Marissal de Québec Solidaire souhaite un encadrement strict des partis politiques mais s’inquiète plutôt de pouvoir garder « la possibilité d’entrer en contact avec les gens ».

Le député de Québec solidaire Vincent Marissal a abondé dans le même sens. Il souhaite encadrer les partis « de la manière la plus solide possible ». Il a cependant souligné un autre passage du rapport du DGEQ, qui reconnaît leurs besoins particuliers.

« Il faut garder un équilibre pour assurer que nous soyons capables, comme parti politique, d’entrer en contact avec les gens, y compris pour faire de la sollicitation, y compris pour les inviter à des événements », a-t-il dit.

Je comprends monsieur Marissal de s’inquiéter de mettre en péril « le contact avec les gens de son parti ». Et pour cause, Québec Solidaire est champion du marketing électoral douteux. En effet, cette organisation politique, plutôt que de réellement proposer des législations et autres actions politiques qui ont réellement un impact sur la vie des citoyens durant les mandats de ses élus, privilégie les fameuses pétitions. Or, ces pétitions serviront d’outil de propagande électorale subséquente. Québec Solidaire profites de « trous dans la loi » sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE) afin de spammer les électeurs en période électorale et ce, sans avoir eu la délicatesse d’obtenir leurs consentements préalables pour recevoir leurs publicité/propagande électorale car il s’avère que les associations et partis politiques sont exempts de la loi. Est-ce illégal ? Non ce n’est l’est pas. Est-ce éthique ? J’ai de gros doutes là-dessus.

Comme vous pouvez le voir dans cet exemple récent de PÉTITION POUR UNE ASSURANCE DENTAIRE PUBLIQUE, on demande aux gens leurs nom, prénom, courriel, téléphone, code postal et signature. On omet volontairement par contre de leur demander la permission d’utiliser ces données. Ça deviendra très utile en période électoral pour spammer les électeurs.

Étonnamment, lors de la dernière campagne électorale, plusieurs personnes de Mercier m’ont averti avoir reçu des messages SMS de Québec Solidaire durant les élections, sans pour autant avoir jamais signé l’une de leurs très nombreuses pétitions. Il faut savoir que de moins en moins de gens ont un téléphone filaire et qu’ils sont plutôt des usagers de mobiles. Or, pour avoir ces numéros de téléphones, il faut soit faire une pétition, soit acheter des listes de numéros de cellulaires par code postale. Or ces listes sont interdites au Canada, mais peuvent aisément être acheté aux États-Unis. Il est donc aisé de soupçonner que c’est ce qu’a fait Québec Solidaire pour être capable de rejoindre des électeurs qui n’ont jamais signé leurs pétitions. J’ai donc fait une autre plainte officielle au DGEQ. La réponse des porte-paroles de l’organisme est sans équivoque. Nous ne pouvons rien faire pour ce cas précis, allez voir ailleurs… Voici la réponse officielle du DGEQ.

Il est aussi bon de rappeler que Québec Solidaire a aussi profité des listes de données personnelles d’Option nationale (encore une fois sans l’autorisation des gens qui avaient fournis leurs informations à option nationale) de même que les listes de l’initiative Faut qu’on se parle.

Comme quoi, la réflexion du DGEQ sur les données personnelles que détiennent les partis politiques devrait sans doute inclure aussi une réflexion sur la nécessaire obtention de permission par les électeurs, d’utiliser ces mêmes données …

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Le USA Cloud act et les problèmes d’intégrité et de confidentialité des données des Québécois

Déjà, avec le USA Patriot Act, plusieurs gestionnaires qui ont à cœur la confidentialité des données personnelles et encore plus stratégiquement, la protection des secrets industriels et d’affaires choisissaient d’héberger les serveurs des organisations et entreprises au Canada, afin de limiter les ponctions extérieures à ces mêmes données. Mais avec le Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act, mieux connu sous le nom de USA Cloud Act, les questions deviennent plus troublantes. Il a été largement documenté que nos lois de protection des données personnelles ne nous protègent pas de l’intrusion possible et effective du gouvernement américain. C’était d’ailleurs l’un des points que j’avais mis de l’avant dans le Plan numérique du Parti Québécois, lors de la dernière élection. J’y parlais de souveraineté numérique.

Doter le Québec de ses propres « fermes » de serveurs gouvernementaux, afin d’assurer sa pleine souveraineté en matière de données publiques gouvernementales.

À l’heure actuelle, il est impossible pour le gouvernement du Québec de garantir que les données sensibles des Québécois (information fiscale, de santé et autres) sont hébergées en infonuagique sur des serveurs québécois, ou selon les standards des lois québécoises.

Quelle est la controverse du Cloud Act?

(Traduit librement de ServerCloudCanada) Les autorités américaines peuvent désormais, grâce au Cloud Act, obtenir un subpoena obligeant les entreprises d’infonuagique américaines, à dévoiler aux autorités les données qu’ils requièrent. Cela s’applique à tous fournisseurs d’infonuagique américain qu’ils soient en sol américain ou dans d’autres juridictions comme disons, le Canada. Ainsi, le gouvernement américain s’arroge le droit d’accaparer des données dans des juridictions étrangères même si ces requêtes peuvent contrevenir aux lois de ces autres juridictions.

On peut donc en comprendre que même si les serveurs d’infonuagiques sont en sol canadien, ça n’aura aucune importance sur la protection des données qui sont hébergées chez des fournisseurs d’origines américaines. Qui plus est, il est même possible que les gouvernements et les propriétaires des données qui seront saisies par le gouvernement américain ne soient pas informés de ladite saisie comme le laisse entendre un article de The Verge, citant de nombreuses organisations de protection de la vie privée américaines.

A number of nonprofit groups oppose the bill on privacy grounds, including the American Civil Liberties Union, Electronic Frontier Foundation, Amnesty International, and the Open Technology Institute. The harshest criticism focuses on the new powers granted to the attorney general, who can enter into agreements with foreign countries unilaterally. Those agreements could potentially circumvent the protections of US courts. The act also wouldn’t require users or local governments to be notified when a data request is made, making meaningful oversight significantly harder.

Nonobstant cette nouvelle loi américaine, j’avais déjà fait état de la coercition de certains services de sécurité américains envers des entreprises d’hébergement canadiens dans mon billet Le chantage des services secrets américains pour contraindre les entreprises canadiennes à coopérer. Nos données sont donc de plus en plus en danger d’être scrutées, sans notre accord et c’est pourquoi il m’apparait judicieux, que les gouvernements du Québec et du Canada se dotent de leurs propres serveurs de données afin de protéger les données sensibles des Québécois et des Canadiens. C’est d’ailleurs le récent article L’identité des acheteurs de pot à risque L’adresse IP des Québécois qui consultent le site web de la SQDC passe par la Californie qui m’a mis la puce à l’oreille.

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Classdojo, vie privée et dangers potentiels de cet outil

Je n’avais jamais entendu parler de ClassDojo avant de recevoir le téléphone d’un parent (qui s’adonne aussi à être développeur) qui voulait savoir ce que je pensais de cet outil et des questions de vie privée qui y sont associées. Je l’ai informé de mon ignorance à propos de cette application et l’ai invité à m’envoyer un courriel avec plus de détails (ce courriel est en fin de billet). Entretemps, j’ai partagé ce statut sur mes présences sociales.

 

Un parent me téléphone, inquiet pour la vie privée de son enfant de 9 ans, dont le professeur use abondamment de l’application Classdojo.com. Vous en pensez quoi ?

 

Les réponses que j’ai reçues sont majoritairement favorables mais je demeure perplexe quant à l’outil et son utilisation. D’ailleurs, en discutant de ça avec mon amour, elle me dit que lors de sa dernière visite chez le dentiste, la technicienne lui en dit le plus grand bien et qu’elle était ravie d’avoir des nouvelles de sa fille de 7 ans aux heures, grâce à l’application. Déjà il y avait un certain malaise. Mais c’est en lisant certaines critiques que le malaise devient encore plus grand. Certains parents me disent être enchantés de pouvoir communiquer directement avec le professeur et ils n’y voient que du positif. Alors déjà je me demande pourquoi ne pouvaient-ils pas communiquer avec le professeur avant cette application ? Est-ce que le numérique viendrait suppléer à une communication déficiente ? Par ailleurs, cette application sert aussi à classer les comportements en positif et négatif. Est-ce que les professeurs ont désormais intégré le principe du Ratemyteacher ou du Ratemydoctor qui semblaient pourtant avoir été tant décrié? Ou sont-ils finalement capables d’apprécier le « classement » des comportements et appréciation des élèves tout en refusant le même type de système pour eux-mêmes (les paramètres notation publiques ou privées semblent être à la prérogative des professeurs)? Quant à moi, après une visite sur le site, mon inquiétude réside vraiment du côté des questions de la vie privée et de celles des enfants en bas âge de surcroit.

 

Vie Privée

 

L’application ClassDojo a bien une politique de vie privée, mais elle est strictement en anglais. On y dit que les professeurs doivent recevoir le consentement parental, qu’ils ont de nombreux sceaux certifiant la sécurité de l’application et qu’ils sont conformes à la RGPD européenne. Par contre, je n’ai pas trouvé comment ils s’assurent du consentement parental des parents eux-mêmes et je me questionne à savoir ce que peut bien penser le commissaire à la vie privée du Canada de ce genre d’application?

 

Modèle d’affaires

 

Le modèle d’affaires de CalssDojo en est un de freemium. C’est à dire que vous avez un éventail de fonctionnalités gratuitement en utilisant le site, mais si vous voulez élargir les fonctionnalités de l’application, cela devient payant. Un peu comme le fait Linkedin par exemple. Or, nous savons déjà depuis un bout, que si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit. D’ailleurs certains commentateurs dans mes médias sociaux sont  rapides à rappeler que les parents partagent déjà les photos de leurs enfants dans Facebook, alors pourquoi en faire tout un plat avec Classdojo? D’abord peut-être parce que ce n’est pas tous les parents qui font cela et que s’ils le font, c’est leur propre décision. D’ailleurs moi-même j’ai partagé les photos de petit-fils sur mon Facebook, mais je l’ai fait avec l’accord de ses parents, personne ne connait son nom de famille ou la ville dans laquelle il a grandi et j’ai maintenant cessé de le faire puisqu’en grandissant, il devient reconnaissable et que je me dois maintenant de maintenir sa vie privée.

 

Les critiques

 

De nombreuses critiques de cette application sont maintenant disponible sur le Web. Sur Wikipedia on peut lire :

 

In 2017, The London School of Economics, Parenting for a Digital Future , published a series of ethical, legal and mental health concerns related to the rapid growth of ClassDojo’s use in the classroom. In the article, Faculty of Social Sciences at the University of Stirling, Ben Williamson and Alasdair Rutherford, write about the possible conflict that the ClassDojo Company could encounter as a private for-profit company collecting and storing sensitive student behavior data. They ask if parents are being fully informed about what the ClassDojo Company intends to do with the collected student data [38]. Likewise, Williamson and Rutherford warn of a scenario where the ClassDojo Company could be sold for the data it collects and stores[38].

Williamson and Rutherford also explore the possible negative impact ClassDojo could impose on the classroom environment where they claim ClassDojo essentially acts as a classroom social media application where students face constant competition for teacher awarded ClassDojo behavior points[38]. They question whether the classroom time teachers spend on data input could potentially reduce critical face-to-face interaction between teachers and students[38]. They also warn of the possible negative impact the application can have on children’s mental health potentially creating a distressed classroom climate where student behavior is individualized to dojo points discounting larger social and environmental influences on behavior[38].

Williamson and Rutherford write that they believe when considering the serious concerns of student data protection and mental health, it is time for teachers and parents to have a transparent conversation regarding use of ClassDojo in the classroom [38].

 

Et je vous suggère de lire aussi le billet 6 reasons to reject ClassDojo

 

Voici le courriel du parent qui m’a informé de cette application:

 

Bonsoir Mme Blanc!

Merci d’avoir prit quelques minutes de votre temps pour m’écouter! J’ai vu que vous aviez publié sur Facebook à ce sujet, et j’aimerais d’abord apporté quelques précisions. À l’école de mon fiston, aucune permission ne nous a été demandé pour inscrire mon fils sur ClassDojo. Également, nous avions refusé l’an dernier que notre fils soit prit en photo, et que celles-ci puissent être utilisé par l’école. Nous avons refusé également cette année cette permission. Ça ne semble pas arrêter le prof de mon fils à notre connaissance. D’ailleurs, lorsque questionné à ce sujet, il m’a dit que je devais lui prouver qu’il ne pouvait pas ce servir de cet outil. J’ai été insulté de me faire dire ça, puisque je sais qu’une administration publique doit pouvoir justifier ses actions, et non l’inverse.

Voici ce que j’ai trouvé qui peut aller contre l’utilisation de ClassDojo. D’abord, le ministère de l’Éducation a une politique sur la protection des renseignements personnels à l’école. Je considère que tout ce qui concerne mon fils est un renseignement personnel. L’utilisation de ClassDojo par le prof est selon ses dires pour des communications avec les parents, des points pour bonne conduite, et bien sûr des photos dans la classe. Cela contreviendrait aux points 2.2 (necessité) et 2.3 (usage justifié) à la page 10 du document SEC_protect-renseign-perso.pdf en pièce-jointe. Deuxièmement, avec l’aide d’un autre parent, j’ai trouvé l’article 70.1 dans la loi sur l’accès à l’information (en pièce-jointe). Brièvement, il ne permet pas à un organisme public de confier à un tier à l’extérieur du Québec des informations personnels si les dits renseignements ne bénéficieront pas de la même protection que celles prévue par la loi. Selon ce que j’en sais, la protection serait moindre sur ClassDojo, et donc ne passerait pas le test de cet article. Ce sont les 2 principaux arguments que je compte utilisé vis-à-vis du professeur et de l’école.

Je compte envoyer mon courriel d’ici la fin de la semaine au professeur et à la direction. Il est bien dans mon intention de mettre un terme à l’utilisation de cet outil. J’apprécie énormément de vouloir prendre un peu de votre temps pour regarder ce dossier.

En terminant, j’espère ne pas vous avoir paru trop maladroit au téléphone. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut discuter directement avec une personne médiatique qu’on admire.

Je vous remercie, et bonne fin de soirée!

 

LA PROTECTION DES RENSEIGNEMENTS PERSONNELS À L’ÉCOLE

LOI SUR L’ACCÈS AUX DOCUMENTS DES ORGANISMES PUBLICS ET SUR LA PROTECTION DES RENSEIGNEMENTS PERSONNELS

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Edito sans question Personnel et peut-être même hors sujet Plan numérique pour le québec politique et internet

Bilan de ma campagne électorale 2018, j’ai gagné mes élections :-)

conférence de presse pour le Plan numérique du Parti Québécois

Le tsunami du changement a affecté le Parti Québécois depuis sa droite et sa gauche. Je ne me souviens plus qui disait déjà, la souveraineté ce n’est ni à droite ni à gauche, mais en avant. (On me souffle dans mon écouteur qu’il s’agit de Bernard Landry. Respect.)

D’ailleurs, je me targuais de dire que moi j’étais plutôt de diagonale. Et si je me suis présentée en politique, c’était par conviction. Il est impératif que le Québec prenne un virage #RevolutionEcoNumerique, s’il ne veut pas rester dans le tiers-monde numérique dont il fait malheureusement maintenant partie depuis un bout déjà. Après 15 ans de militantisme pour l’avancement des technologies, mon objectif politique était donc qu’on parle ENFIN d’un plan numérique digne de ce nom, en campagne électorale. Cet objectif étant atteint, j’ai donc gagné mes élections. 🙂

D’ailleurs, une des plus grandes fiertés de ma campagne est cet éditorial paru dans le journal  LeSoleil, dont voici un extrait :

« L’entrée sur la scène politique de Michelle Blanc, pour le Parti québécois, explique aussi l’étendue de la plateforme (numérique) péquiste, la plus complète de tous les partis. Le parti qui formera le prochain gouvernement, si ce n’est pas le PQ, devrait s’en inspirer. »

J’ai aussi reçu de très nombreux commentaires tous plus gentils les uns que les autres, dont celui-ci de Bruno Boutot qui répondait à un statut de Sylvain Carle sur Facebook:

« À la suite de cette campagne, on ne peut échapper à rendre hommage à Michelle Blanc, comme le souligne Stéphane Guidoin: elle est allée au casse-pipe en sachant ce qui l’attendait et a été la seule (à ma connaissance) de tous les candidats à porter haut et fort le «Plan numérique du Québec» des «Treize étonnés» – et le «Plan Nerd». Aussi, François Bédard a raison de rappeler la nullité de nos journalistes sur la couverture de ce dossier. On ne manque pourtant pas de journalistes au minimum «curieux» du numérique, mais pour cette campagne, ils sont restés cachés. Aujourd’hui, on ne peut que souhaiter que tous les partis adoptent la plateforme portée par Michelle : le numérique dynamise tous les secteurs de façon exponentielle et ne devrait pas être partisan. »

Le paratonnerre à conneries

Si j’avais été élue, j’aurais accepté (contre l’avis de mon comptable) de couper mes revenus de moitié pour travailler 7 jours/semaine tout en me faisant vomir dessus à journée longue par les trolls et certains journalistes. Le résultat électoral me permettra donc de m’éviter ces supplices et de me redonner la pleine capacité de commenter comme bon me semble tous les sujets, au moment qui me convient, sans devoir minimiser ou même m’effacer pour le bien d’un parti, d’une course électorale ou de la nation.

J’ai lu énormément de calomnies à mon propos et comme vous l’avez sans doute remarqué, je suis restée stoïque devant ces attaques injustifiées et répétées. À un moment donné, je me suis même sentie partie prenante d’un épisode de Black Mirror, la célèbre série dystopique. C’est que des gens s’amusaient à prendre quelques lignes de mes 80 000 tweets et autres 2600 billets, à les sortir de leur contexte (parce que même un tweet a un contexte, que ce soit les tweets qui le précèdent, le suivent ou même la date et l’heure de sa publication qui témoignent de l’actualité générale de ce moment précis, on encore ce sont des réponses à une suite d’autres tweets) et même à les tronquer pour me faire dire n’importe quoi.

Je suis ainsi devenue (pour l’amusement de la galerie et mettant à profit certaines techniques de piège à clic médiatique « clickbait ») une soi-disante raciste, islamophobe, antisémite et même homophobe. Étant donné la course électorale et l’importance de ne pas faire d’ombre au parti (je suis une femme d’équipe), j’ai dû m’asseoir sur mes mains, fermer ma gueule et en prendre plein la face. De surcroit, contrairement au traitement normal d’une gestion de crise dite « habituelle », en période électorale la technique est de ne strictement rien dire et de laisser le chef gérer ça, afin de ne pas indument le laisser dévier de son agenda d’annonces.

Ça a été tough en criss, mais je suis restée de marbre devant toutes ces attaques.

Les deux derniers mois ont donc été enlevants et éprouvants à la fois. Ce fut une expérience des plus enrichissantes de rencontrer les citoyens du comté de #Mercier dans lequel je me présentais et de côtoyer chaque jour, de nombreux bénévoles qui m’ont grandement inspirée et ont démontré ce qu’est l’abnégation de soi pour une cause dans laquelle ils sont totalement investis. Jamais je n’oublierai leur dévouement. Je les remercie très sincèrement, et j’en profite aussi pour remercier mon chef Jean-François Lisée, mes collègues du Parti Québécois avec qui j’ai travaillé, la permanence nationale qui m’a été d’un grand support et féliciter mes collègues candidats et députés du Parti Québécois qui ont été élus. Je félicite aussi François Legault pour sa victoire éclatante. Je sais qu’il a à cœur le Québec et qu’il fera l’impossible pour le faire avancer davantage. Je félicite également au passage Ruba Ghazal de Québec Solidaire qui l’a emporté dans le comté de Mercier.

 

Dernière observation

Je n’étais pas encore investie que déjà on me présentait comme LA personne qui mettrait mon parti dans l’embarras. Pourtant, cette vision de ma personne est très « montréalocentriste ». Les médias indépendants, régionaux et internationaux ont continué, même durant cette campagne, à m’interviewer en profondeur et à me présenter comme l’experte du numérique que je suis. Mais pour les médias nationaux, je n’ai toujours été que la « candidate transsexuelle colorée qui nuirait à son parti ».Je remercie donc chaudement Bruno Guglielminetti (et son podcast), le journaliste Belge Mateusz Kukulka, la radio portugaise de Montréal, Radio-Beauce (et ici), Radio-Canada Trois-Rivières (tv), le Journal Le Canada Français (de St-Jean-sur-Richelieu), Stéphane Gendron à 98,9FM, EspressoJobs, le blogueur Patrice Leroux et tous ces autres petits médias ou médias régionaux pour leurs véritables entrevues de fond et pour le respect qu’ils m’ont démontré.

Je les remercie également parce qu’ils ont pris le temps de lire le Plan Numérique du Parti Québécois et de me poser des questions intelligentes à son propos. Ça me réchauffe le cœur.

Sagesse populaire

Quand on reçoit de la marde en pleine face, si on la ramasse pour la relancer, on se salit deux fois…

Épilogue

 

Je suis heureuse d’être à nouveau dans mon bois avec ma blonde et Charlotte, de retrouver mes clients et d’avoir le temps d’en rencontrer des nouveaux! Je continuerai d’être moi-même, telle que je l’ai toujours été. Celle qui vous partage autant sa vie, ses coups de gueule, que ses idées numériques! Parce que c’est aussi ça, avoir une présence positive sur le web en militant activement pour un plan numérique pour le Québec.

J’en profite en vous rappelant que je me suis lancée en politique pour que mon petit-fils ait un avenir, il en aura un.  Je vous le garanti. Et de surcroit c’est l’un des seuls vecteurs de croissance économique qui permet de sauver l’environnement (notamment grâce au télétravail).

Je continuerai à faire avancer mes idées pour que les générations subséquentes soient équipées pour affronter les prochaines décennies. À ma manière, pour votre plus grand plaisir. 😉

 

Peace.

J’vous aime!

Le plan numérique pour le Québec du Parti Québécois est encore ici et des réponses aux questions de blogueurs sur cette vision numériques sont aussi en ligne 

 

Bilan de ma campagne électorale 2018, j’ai gagné mes élections :-) Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

La vision numérique du Parti Québécois, réponse aux blogueurs William, Laberge et Rioux

Les blogueurs Yves William, Clément Laberge et Martine Rioux ont préparé des questions à propos du numérique à chacun des partis politiques.

RÉPONSES DU PARTI QUÉBÉCOIS

A – INNOVATION
L’innovation est au cœur des discussions lorsqu’on parle de l’avenir numérique. Tout le monde y est favorable.

Sauf que quand de nouvelles pratiques économiques émergent à la suite de certaines innovations, les pouvoirs publics peuvent se trouver rapidement démunis.

On a qu’à penser à la difficulté du gouvernement à se faire une opinion sur la meilleure stratégie à prendre face à Uber. La question est d’actualité, car le projet-pilote qui devait durer une année (et qui en a finalement pris deux) arrive à terme en octobre, tout juste après les élections.

Que proposez-vous pour que les beaux discours en faveur de l’innovation ne s’évanouissent pas chaque fois que l’innovation se transforme en très profonds et très rapides bouleversements sociaux ou industriels?

Réponse
Le Parti Québécois créera un conseil du numérique, qui sera notre « forum des sages » pour voir venir les bouleversements engendrés par la révolution numérique; il nous permettra d’y faire face de façon proactive.

Ce conseil serait obligatoirement consulté par les élus et ministères pour toute question concernant le développement numérique sur le territoire québécois. Nous créerons également un institut de recherche réunissant les plus grands cerveaux informatiques universitaires du Québec et de nombreux collaborateurs. Cet institut mettrait à la disposition de la communauté de chercheurs québécois une infrastructure de pointe pour accentuer la portée de leurs différentes expériences. Il reprendrait ainsi le modèle du Laboratoire en économie expérimentale du CIRANO (Laboratoires universitaires Bell) qui a été mis sur pied en 2000.

B- STRATÉGIE NUMÉRIQUE ET ADMINISTRATION PUBLIQUE
On entend beaucoup d’insatisfaction par rapport à la manière dont l’administration publique a intégré les technologies numériques jusqu’à présent. L’administration publique qui n’est pas particulièrement reconnue pour son agilité, sa transparence et son innovation. Est-ce justifié selon vous? Pourquoi? Quel geste faudra-t-il poser pour transformer le fonctionnement de l’État de manière à ce qu’il utilise plus efficacement le numérique?
[Question au PQ, à la CAQ et à QS]

Le gouvernement a déposé une stratégie numérique en décembre dernier. Ce document sera-t-il un point de départ pour votre action ou envisagez-vous déjà de mettre cette stratégie de côté pour établir de nouvelles orientations prioritaires? Le cas échéant, quelles seraient-elles?

[Question au PLQ]
Vous avez présenté la stratégie numérique en décembre. Comment évaluez-vous à stade l’atteinte de vos objectifs de transformation numérique? Comment comptez-vous aller plus loin si vous formez le prochain gouvernement?

Réponse
La nouvelle stratégie sera un point de départ. En plus des engagements cités à la première question, nous souhaitons obliger les grosses firmes informatiques qui obtiendront des contrats gouvernementaux à sous-traiter l’équivalent de 10 % des montants obtenus à des firmes de plus petite taille.

Nous souhaitons également mettre le Québec sur le chemin de l’identité numérique, en permettant à toute personne d’interagir avec l’État de manière totalement numérique, sans papiers.

On parle ici de l’architecture X-Road. Créée en Estonie, l’architecture X-Road permet aux services publics du pays de s’interconnecter afin d’échanger leurs données pour faciliter la vie des citoyens. Ce modèle a permis une coopération plus poussée entre les organisations publiques et a réduit l’utilisation du papier de façon importante. En prime, les employés de l’État peuvent désormais se concentrer sur les tâches qui nécessitent des interactions humaines. Il s’agira, pour nous, d’observer ce qui se fait partout sur la planète et de retenir les solutions qui s’appliquent le mieux chez nous.

Un gouvernement du Parti Québécois donnera la priorité au logiciel libre et aux standards ouverts de façon générale dans tous les projets numériques de l’État. Cette priorité peut être inscrite dans une loi et ses modalités d’application, précisées dans un décret.

C- ACCÈS À L’INFORMATION
C’est pas mal unanime: la loi d’accès à l’information, et les processus qui lui sont associés, sont de plus en plus désuets — et les plus récentes tentatives de mise à jour se sont soldées par un échec.

Dans ce contexte, ne serait-il pas plus simple de définir par une loi-cadre qui précise que que tous les documents produits par l’État québécois doivent être publics et accessibles sans restriction dans un délai raisonnable, à moins de justifications explicites? Et sinon, pourquoi?

En complément, y a-t-il un lien, de votre point de vue, entre la loi d’accès à l’information, une politique de données ouvertes et l’utilisation de logiciels à codes sources ouverts/libres par l’administration publique?

Réponse

Le Parti Québécois souhaite :

  • Adopter une politique généralisée de gouvernance et de données ouvertes, suivant le principe de « gouvernement ouvert  Autant que le permet la protection des renseignements personnels, rendre effectif un accès complet à l’information, à tous les niveaux de gouvernement, afin d’assurer la diffusion rapide et effective de l’information en la rendant accessible, compréhensible et utile aux citoyens;

  • Mettre sur pied une commission indépendante afin de rédiger une nouvelle loi d’accès, comme cela avait été le cas en 1982 lors de la rédaction de la présente loi, avec la commission Paré.

  • Le Parti Québécois souhaite nommer un ministre du Numérique; assisté du conseil du numérique, il aura pour mandats de se pencher sur ces questions et de leur trouver une réponse technologique et législative adéquate pour le développement harmonieux des données ouvertes. Par ailleurs, notre gouvernement s’assurera de développer une souveraineté des données publiques.

D- COMMERCE EN LIGNE
Le défi du commerce en ligne est complexe. Les difficultés actuelles ne tiennent pas seulement dans la timidité des commerçants locaux à faire le virage qui s’impose pour suivre leur clientèle. Le défi tient aussi à la concentration très forte dans le commerce en ligne dans les mains de quelques gros joueurs. Ex. 50% du commerce en ligne américain passe présentement par la plateforme Amazon.

Doit-on encourager en priorité la transformation numérique des commerçants par programmes d’accompagnement, de transfert de connaissances (et de compétences) avec un plus grand soutien financier?
ou
Doit-on plutôt encourager en priorité des solutions innovantes (privées ou publiques) qui misent sur la mutualisation de ressources et de services pour offrir aux commerçants des environnements logistiques qui les rendraient plus concurrentiels ?
ou
Doit-on au contraire laisser les entreprises s’adapter en fonction des forces du marché?

Réponse

Le Parti Québécois souhaite mettre fin à l’iniquité fiscale entre les entreprises québécoises et étrangères, en percevant les taxes sur le commerce électronique, pour les biens tangibles autant qu’intangibles.

Au cours des dernières années, il a été amplement question de délaisser la formule classique régissant les appels d’offres, c’est-à-dire celle qui récompense l’entreprise qui présente l’offre la plus basse. Le gouvernement du Parti Québécois croit qu’il faut introduire des critères qui récompensent l’innovation, dont les nouvelles technologies.

Le gouvernement du Parti Québécois croit que plus que jamais, il doit y avoir complémentarité entre les investisseurs privés et publics pour le financement des PME. Ainsi, lorsqu’une PME se voit refuser un prêt dans le secteur privé, le dossier devra automatiquement être soumis aux fonds d’investissement partenaires du gouvernement, comme les fonds de travailleurs et de développement régional, puis, ultimement, à Investissement Québec, qui a pour mission de rendre disponibles des capitaux dans les maillons de la chaîne de financement délaissés par le secteur bancaire. La réponse devra suivre rapidement, considérant que l’entrepreneur aura déjà fait les démarches nécessaires lors de sa demande à la banque ou à la caisse.

Ce renvoi sera automatique et obligatoire, dans la mesure où il sera désiré par l’entrepreneur. Un tel mécanisme a notamment fait ses preuves en Grande-Bretagne, par le biais de la British Business Bank.

E- CULTURE
Croyez-vous que le numérique sera globalement positif ou négatif pour les créateurs québécois? Il s’agit plutôt d’une menace ou d’une opportunité pour notre culture nationale?

Dans ce contexte, comment les nouvelles formes de diffusion des produits culturels reconfigurent-elles notre identité culturelle? Doit-on revoir notre façon de penser et définir notre culture nationale?

Faut-il modifier les systèmes sur lesquels s’appuient nos industries culturelles (quotas, subventions, crédits d’impôt, etc.) pour tenir compte de cette nouvelle réalité?

Réponse
Le Parti Québécois appuiera les initiatives de captation artistique du spectacle vivant, pour doter le Québec d’une mémoire numérique et de façon à pouvoir la diffuser sur de multiples plateformes, facilitant ainsi l’accès à la culture pour les classes défavorisées, les personnes à mobilité réduite et celles vivant dans les régions éloignées.

Un gouvernement du Parti Québécois :

  • Visera à ce que les sites de vente de contenu numérique, ainsi que ceux qui permettent la diffusion en continu, mettent davantage le contenu québécois en vitrine, par défaut, sur leur page d’accueil. Nous ciblons une proportion significative de créations québécoises et francophones, sans restreindre l’offre ni contraindre le consommateur. Il ne s’agit pas de quotas : le contenu des sites reste le même et le consommateur demeure libre d’acheter ce qui lui plaît.

  • Prendra les moyens requis pour que reviennent au Trésor québécois les sommes qui lui sont dues. Il s’agit d’une question de justice fiscale pour les contribuables québécois et d’équité pour les entreprises d’ici, qui perçoivent des taxes.

F- DÉMOCRATIE

Nous sommes face à un étrange paradoxe : celui d’une société instruite comme jamais dans l’Histoire, mais en pleine crise de confiance face au pouvoir politique et ses institutions. Cela, malgré tous les outils de communication et de réseautage à notre disposition.

Comment le numérique peut favoriser l’engagement et la participation positive des citoyens dans la vie démocratique?

Comment la transformation du fonctionnement de l’État peut-elle aider à réduire cette crise de confiance?

Réponse
Le Parti Québécois souhaite mettre en place des mécanismes de consultation réguliers de la population, autres que les commissions parlementaires; le numérique sera au centre des pistes de solution pouvant mener à de tels mécanismes de consultation.

G- ÉDUCATION

Un peu partout à travers le monde, on voit se multiplier de nouvelles institutions d’enseignement (principalement privées), de niveau collégial et universitaire.

Est-ce une bonne idée pour le Québec de répondre à cette tendance avec un service concurrent (type eCampus)? Pourquoi?
Et si, oui, quels devraient être les objectifs de ce service? Quelles priorités devraient guider son développement?

Réponse
Le Parti Québécois a pris l’engagement, dans son programme, de cultiver, chez les jeunes du secondaire et du collégial, un goût pour la science et les carrières scientifiques.

La qualité de l’éducation passe tout d’abord par un financement régulier, suffisant et prévisible du système d’éducation, ce que nous nous sommes engagés à fournir.

Au-delà d’un financement adéquat du système d’éducation, un gouvernement du Parti Québécois se concentrera sur le développement de partenariats entre les universités et les écoles primaires et secondaires. La présence d’étudiants universitaires dans nos écoles pour intéresser les jeunes à la science et aux études supérieures aura sans aucun doute des effets bénéfiques.

L’organisme Fusion Jeunesse a d’ailleurs des programmes très intéressants en ce domaine; nous pourrions nous en inspirer.

Le Parti Québécois est particulièrement sensible à l’importance de la science, de la recherche et de l’innovation dans la société du savoir dans laquelle nous évoluons. Il est important de souligner que le dernier gouvernement du Parti Québécois est l’auteur de la première politique nationale de la recherche et de l’innovation de l’histoire du Québec.

H. DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL

On parle peu de numérique et de développement régional, sauf en matière d’investissement pour l’emploi. Comment l’utilisation des technologies numériques peut-elle contribuer à soutenir et raffermir les économies régionales?

Réponse
Un des plus grands obstacles actuels au développement régional, c’est la faiblesse du réseau cellulaire et, surtout, l’absence d’Internet haute vitesse partout en région.

Plusieurs entreprises voudraient moderniser leur production, faire la transition vers le numérique, vendre en ligne, robotiser des chaînes de production, mais ne peuvent pas le faire parce qu’elles n’ont pas accès à un réseau Internet de qualité. Le numérique peut rendre les entreprises en région plus compétitives, plus modernes, et ouvrir des perspectives d’avenir intéressantes.

Concrètement, comment la mise en réseau d’informations, de ressources, de fournisseurs, de données, etc, pourrait créer de nouvelles opportunités économiques?

Si oui, de quelle façon croyez-vous pouvoir soutenir ce type d’innovation? Quel rôle le gouvernement devrait-il avoir dans l’initiation de projets structurants qui pourraient consolider les économies locales?

Réponse
D’abord, le gouvernement doit être la bougie d’allumage des projets entrepreneuriaux en région. Plus que jamais, il faut qu’Investissement Québec décentralise sa prise de décision vers les régions et assure une présence physique sur le territoire. Il faut aussi qu’Investissement Québec appuie des projets émergents en région et augmente du même coup sa part d’investissements plus risqués. En deuxième lieu, les CLD – dont le financement a été partiellement puis complètement aboli par les libéraux – jouaient un rôle fondamental dans la mise en réseau des entreprises en région. À notre arrivée au pouvoir, nous voulons renflouer les budgets avec un investissement de 71 M$.

Croyez-vous que le travail à distance et le travail autonome sont des alliés du développement régional? Si oui, comment proposez-vous d’agir pour soutenir le développement de ces nouvelles formes de main d’œuvre?

Réponse
Oui, nous croyons fortement au travail à distance. La preuve : nous avons proposé durant la campagne électorale que 200 000 personnes de plus puissent travailler de la maison d’ici 2025, autant dans la fonction publique que dans le secteur privé.

Par le biais d’un crédit d’impôt et la mise en place de ressources adaptées, dont des incitatifs financiers, nous allons accompagner les entreprises pour qu’elles s’engagent dans cette voie. Nous allons même donner aux entreprises 400 $ par télétravailleur, pour qu’elles s’équipent de la technologie nécessaire.

À terme, nous croyons que cette mesure sera bénéfique pour les régions, puisque les gens pourront habiter en région et avoir accès aux mêmes emplois qu’en ville. À l’inverse, des entreprises en région auront accès à de nouveaux bassins de ressources humaines.

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Plan numérique pour le québec politique et internet

Le plan numérique du Parti Québécois, trop fière de ces engagements

Les lecteurs de ce blogue savent déjà que depuis 15 ans, je me bat pour un plan numérique pour le Québec.

C’est donc avec enthousiasme que durant une partie de l’été, j’ai planché sur le plan numérique du Parti Québécois. J’y travaillais avec Mireille Jean (députée de Chicoutimi), Guy Amyot (chef de cabinet adjoint de Jean-François Lisée), le recherchiste de l’Assemblée nationale Jean-Philippe Rochette et le chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée. Sous la plume de l’éditorialiste Pierre Asselin de Le Soleil, on dit de ce plan :

(…) L’entrée sur la scène politique de Michelle Blanc, pour le Parti québécois, explique aussi l’étendue de la plateforme péquiste, la plus complète de tous les partis. Le parti qui formera le prochain gouvernement, si ce n’est pas le PQ, devrait s’en inspirer.

J’ai aussi discuté en profondeur de ce plan avec Bruno Guglielminetti dans son podcast.

 

Le voici donc dans son entièreté 🙂

Une révolution numérique Déployons notre fibre nationale

Le Québec se branche, mais à basse vitesse. D’autres nations, qui sont passées à la vitesse supérieure, en tirent déjà les bénéfices. C’est le temps pour nous d’agir et d’entreprendre résolument l’incontournable virage numérique. Le Québec aura enfin, du point de vue technologique, un visage du XXIe siècle.

Les programmes mis en place par le Parti libéral, que relaie la CAQ, ne sont certainement pas la solution pour passer à l’ère numérique au bénéfice des citoyens. Ils ne font que subventionner les compagnies de télécommunications pour qu’elles installent, aux frais des contribuables, une technologie sur le point d’être dépassée : relier au cuivre, plutôt qu’à la fibre optique, les maisons du Québec. Si on regarde plus loin que son nez, c’est clairement une erreur.

Le Parti Québécois, lui, propose une approche complètement différente :

Arrêter de subventionner. Commencer à investir. Et en recueillir les fruits.

Prénom
Prénom
Nom
Nom
Code Postal
Code Postal
Numéro de téléphone
Numéro de téléphone
Courriel
Courriel

J’appuie!
L’OCDE a indiqué les façons possibles d’y arriver :

Subventions directes (dans l’UE, aux États-Unis et au Chili, par exemple).
Subventions indirectes, comme des taux d’intérêts favorables ou des avantages fiscaux (Japon).
Partenariats public-privé (au Mexique; cette option est également envisagée en Italie).
Réseau public, construit avec des fonds publics (en Australie ou en Saskatchewan, par exemple), pouvant offrir l’usage de son réseau à des fournisseurs privés d’Internet.
Un gouvernement du Parti Québécois combinera ces éléments. Sous la direction d’un ministre responsable du Numérique, une filiale d’Investissement Québec (NumériQuébec) aura le mandat de créer un consortium d’investisseurs (le Consortium d’infrastructure numérique) visant à :

Compléter le branchement, en fibre optique, des parties du Québec qui n’ont encore aucun service, jusqu’aux résidences et aux entreprises.
Faire passer du cuivre à la fibre optique les branchements de toutes les résidences et de toutes entreprises du Québec.
Ceci dans un calendrier court. Si possible, d’ici la fin de 2022.
Si le territoire du Québec ne comportait aujourd’hui pas un centimètre de fibre optique, l’opération complète de branchement d’une telle qualité coûterait environ 3,5 G$. Or, selon la composition du consortium et la participation des sociétés privées, d’Hydro-Québec et des apports des MRC, des villes ou des régions qui souhaitent devenir propriétaires, la somme requise sera beaucoup moindre.

NumériQuébec puisera dans les fonds d’investissement actuels d’Investissement Québec et des investisseurs partenaires. Nous mettrons à disposition de NumériQuébec, dans le Plan québécois des infrastructures 2019-2023, une somme d’appoint de 240 M$.

Le Consortium d’infrastructure numérique invitera Hydro-Québec à se joindre à l’aventure, question de mettre à profit ses infrastructures de fibre optique et de distribution (voir plus bas). Il en sera ainsi pour toute autre compagnie de télécommunications active sur le territoire québécois, la Caisse de dépôt et placement du Québec, et d’autres investisseurs institutionnels québécois; quiconque souhaite prendre le train du virage numérique du Québec avec nous sera le bienvenu!

La solution la plus économe, c’est de réunir ces entreprises autour d’une infrastructure commune; dans ce cas, elles devront se partager la propriété et les revenus générés. Les compagnies de télécommunication pourraient cependant préférer maintenir leur infrastructure en propre, faisant du consortium un concurrent. Ce sera possible, et ça existe déjà : dans certaines MRC, les réseaux de fibre existent en double.

Dans tous les lieux où la fibre optique n’est pas déjà installée, NumériQuébec privilégiera la prise en charge de l’opération par les MRC, les villes ou les régions. D’ailleurs, plusieurs expériences concluantes sont déjà en cours. La volonté politique locale de brancher les citoyens est forte. L’efficacité est au rendez-vous. Et la propriété du réseau de fibre génère une nouvelle source de revenu stable pour les MRC, ce qui n’est pas négligeable.

Dans le scénario de NumériQuébec, les MRC et les villes pourront décider d’être des partenaires principaux, des copropriétaires, ou de laisser NumériQuébec se charger de l’opération avec ses propres partenaires privés. La pleine indépendance, quoi!

Un investissement payant pour tous

L’International Telecom Union a réalisé une analyse comparative de l’impact économique de la fibre optique jusqu’aux résidences (FTTH) dans plusieurs pays. Elle conclut que le PIB national d’une société industrielle, comme l’est le Québec, croît de 0,25 % par année chaque fois que 10 % de son territoire jouit de cette couverture1 (voir le tableau à la fin). Une couverture de 100 %, telle que nous la proposons, permettrait donc une croissance, à terme, d’au moins 2,5 % du PIB annuel, ce qui est colossal.

En outre, l’OCDE et une récente étude d’Industrie Canada confirment qu’un investissement en FTTH génère, à court terme, un rendement économique de 300 %. D’ailleurs, Industrie Canada estime que l’investissement de 1 G$ sur 2 ans consenti en fibre optique réelle (et non en cuivre) par Bell Canada à Toronto a le potentiel de générer 19 000 emplois par année et d’ajouter 3 G$ au PIB du Canada sur 2 ans2.

La place d’Hydro-Québec

Pour brancher tout le Québec, Hydro-Québec (HQ) peut et doit être mise à profit.

Le réseau actuel : Une étude récente établit que le réseau actuel de fibre optique d’HQ permettrait de brancher au moins 20 000 ménages supplémentaires.
Augmenter la capacité du réseau d’HQ : Il est tout à fait possible d’augmenter la capacité actuelle du réseau de fibre optique d’HQ pour le compléter là où c’est nécessaire. Encore une fois, des coopératives ou les MRC concernées auraient ensuite la responsabilité de prolonger le réseau « jusqu’au bout des rangs ».
La distribution locale : La non-disponibilité des poteaux des compagnies privées pour brancher les résidences à la fibre optique est un problème constant. Pour l’instant, HQ ne met pas non plus ses poteaux à disposition de la fibre. Si elle faisait partie du Consortium, HQ pourrait donc offrir cette possibilité, ce qui faciliterait beaucoup la tâche de tout le monde.

Assurer une couverture cellulaire partout au Québec

Nous sommes à la veille du passage au 5G, une technologie qui permettra entre autres l’avènement des voitures autonomes et de nombreuses avancées pour le télétravail, la télémédecine, etc. Un univers de possibilités nouvelles est à nos portes, en somme.

NumériQuébec mettra à profit le consortium qu’elle souhaite former avec les compagnies de télécommunications pour compléter la couverture de la totalité des régions du Québec, et ce, en partenariat avec celles-ci. Tous se partageront à la fois l’investissement et le rendement.

Avec la technologie actuelle, l’objectif « couverture 100 % » sera atteint dans un court délai. Puis, la venue du 5G permettra un rebrassage des cartes, dans lequel NumériQuébec pourra jouer un rôle clé, pour aiguillonner ou compléter l’équité régionale dans la couverture téléphonique cellulaire.

NOS ENGAGEMENTS POUR UNE VÉRITABLE RÉVOLUTION NUMÉRIQUE

Mettre le Québec sur le chemin de l’identité numérique, en permettant à toute personne d’interagir avec l’État de manière totalement numérique, sans papiers.
On parle ici de l’architecture X-Road. Créée en Estonie, l’architecture X-Road permet aux services publics du pays de s’interconnecter afin d’échanger leurs données pour faciliter la vie des citoyens. Ce modèle a permis une coopération plus poussée entre les organisations publiques et a réduit l’utilisation du papier de façon importante. En prime, les employés de l’État peuvent désormais se concentrer sur les tâches qui nécessitent des interactions humaines. Il s’agira, pour nous, d’observer ce qui se fait partout sur la planète et de retenir les solutions qui s’appliquent le mieux chez nous.

Coût : 28 M$ au cadre financier sur 4 ans : 8 M$ les trois premières années et 4 M$ la quatrième année.

Créer un conseil national du numérique, qui serait formé de représentants reconnus de l’ensemble des secteurs d’activité et de la société civile.
Il serait obligatoirement consulté par les élus et ministères pour toute question concernant le développement numérique sur le territoire québécois.

Coût : nul.

Se doter d’une véritable politique de développement du logiciel libre
Un gouvernement du Parti Québécois donnera la priorité au logiciel libre et aux standards ouverts de façon générale dans tous les projets numériques de l’État. Cette priorité peut être inscrite dans une loi et ses modalités d’application, précisées dans un décret.

Il adoptera des principes, une norme et un manuel pour la conception et le design des services publics numériques. Pour constituer son expertise interne et contrôler sa dépendance à l’externe, l’État québécois doit s’inspirer des méthodes qui ont fonctionné, comme au Royaume-Uni (gov.uk).

Il formalisera et documentera le processus de contribution de l’État aux communautés de logiciel libre en adoptant une politique de contribution de l’État aux logiciels libres, à l’instar des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et, plus récemment, de la Ville de Montréal.

Coût : nul.

Mettre en œuvre un grand chantier de numérisation des produits intelligents développés et manufacturés par les entreprises québécoises, et appuyer d’autres secteurs prioritaires que sont :
L’État sans papiers, le logiciel libre, la télémédecine, les consultations médicales à distance, l’agriculture robotisée et les avancées de la biométrie animale à distance, le commerce et la culture en ligne, l’apprentissage de masse à distance (MOOC Multiple Open Online Courses), le télétravail et toutes les innovations qu’apporte le numérique pour chacune des dimensions sociétales, économiques et ministérielles. Le secteur manufacturier passera en premier, mais les autres seront analysés pour déterminer l’ordre de priorité et les efforts financiers qui leur seront accordés.

Plus précisément, ce chantier :

favorisera l’idéation de la numérisation des produits québécois traditionnels, en rapprochant trois secteurs forts du Québec (les manufacturiers, les experts en technologies numériques et les agents de brevets).
offrira un programme de soutien financier pour l’étude de faisabilité d’une idée porteuse.
offrira un programme de soutien financier pour la réalisation de projets pilotes (crédit d’impôt).

De plus, un gouvernement du Parti Québécois favorisera la cueillette de données publiques, qu’il pourra ensuite rendre disponibles aux entrepreneurs technologiques. Ainsi, il permettra le développement de nouvelles applications numériques au service des citoyens.

Coût : Le gouvernement du Québec a mis 825 M$ à la disposition des entreprises, à même les fonds propres d’Investissement Québec et du Fonds du développement économique, afin de soutenir le secteur manufacturier innovant sur l’ensemble du territoire québécois. Nous réaménagerons une partie de ces budgets pour donner la priorité à cette mesure.

En matière de « chaînes de blocs », adopter une stratégie favorisant le développement de l’économie québécoise.
Cette stratégie sera basée sur les quatre principes suivants :

Respecter la capacité énergétique du Québec.
Favoriser le plus possible les PME québécoises.
Faire le plus possible avec la marge de manœuvre disponible, c’est-à-dire maximiser les retombées pour le Québec (profits d’HQ, retombées scientifiques, emplois, etc.).
Respecter l’autonomie des distributeurs d’électricité locaux (Sherbrooke, BaieComeau…).
Coût : nul.

Doter le Québec de ses propres « fermes » de serveurs gouvernementaux, afin d’assurer sa pleine souveraineté en matière de données publiques gouvernementales.
À l’heure actuelle, il est impossible pour le gouvernement du Québec de garantir que les données sensibles des Québécois (information fiscale, de santé et autres) sont hébergées en infonuagique sur des serveurs québécois, ou selon les standards des lois québécoises.

Coût : nul.

Créer un institut de recherche réunissant les plus grands cerveaux informatiques universitaires du Québec et de nombreux collaborateurs.
Cet institut mettrait à la
disposition de la communauté de chercheurs québécois une infrastructure de pointe pour accentuer la portée de leurs différentes expériences. Il reprendrait ainsi le modèle du Laboratoire en économie expérimentale du CIRANO (Laboratoires universitaires Bell), qui a été mis sur pied en 2000.

Coût : 2 M$ dans la 3e année; 4 M$ dans la 4e année.

Obliger les grosses firmes informatiques qui obtiendront des contrats gouvernementaux à soustraiter l’équivalent de 10 % des montants obtenus à des firmes de plus petite taille.
Les 10 plus importants contractants en TI du gouvernement du Québec se sont partagé 782 M$ en contrats, du 1er avril au 31 décembre 2017. Les deux plus importants sont Société Conseil Groupe LGS, qui est une filiale d’IBM, et IBM Canada. À eux seuls, ils ont obtenu 536 M$.

Coût : nul.

Nommer un ministre responsable du Numérique
Afin de coordonner l’élaboration et l’application de cette politique numérique, qui implique plusieurs ministères et organismes gouvernementaux, il faudra nommer un ministre responsable du Numérique.

Coût : nul.

Le plan numérique du Parti Québécois, trop fière de ces engagements Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

SLAV La « trans » que tu aimes définir en moi est le « noir » que tu n’aimes pas que je te reflète. Une discussion positive avec Fabrice Nguena

SLAV a fait remuer beaucoup d’émotions cette semaine. Mais parce que je vais en politique, on a tenté de me faire comprendre que je ne devrais pas m’impliquer dans ce débat sociétal. Ce serait même dangereux pour mon élection éventuelle. Mon avis est tout autre. S’il y a un lieu de débat essentiel, il me semble que c’est celui de la politique et très certainement aussi, celui de l’art. Or si je vais en politique, c’est aussi pour être moi-même. Pas pour être celle que certains amis, abonnés ou médias aimeraient que je sois. Je tiens à être élue pour mes idées et pour ma personnalité, telles qu’elles sont.

 

De plus, je suis auteure, poète, actrice (membre permanente de l’UDA) et j’ai écrit et joué sur les planches de La Licorne, qui s’adonne à être justement dans la circonscription pour laquelle je me présente, un conte de Noël sur la transidentité. J’ai donc, il me semble, de bonnes raisons d’être touchée et de réagir au sujet de la censure du spectacle SLAV.

 

Depuis un certain nombre de jours, je partage différents textes sur les médias sociaux, qui sont tous anti-censure. Ce n’est pas que je suis insensible aux demandes de la communauté afro-québécoise et des différentes minorités pour une croissance de leur visibilité dans nos arts et nos médias. C’est même tout le contraire. Avant mon changement de sexe, j’avais une présence médiatique soutenue, qui s’est tarie peu à peu après mes transformations. J’ai eu de nombreuses menaces de mort et je vis avec le mépris et les insultes sur une base régulière. Je comprends donc tout à fait les enjeux de la discrimination disons . Mais, je suis aussi profondément humaniste et démocrate.

 

(notez ici que les échanges médias sociaux sont par nature rapides et parfois émotifs. Des coquilles sont donc possibles dans les textes ici-bas et par soucis de transparence, ils ne sont pas corrigés).

 

J’appuie à 200% l’inclusion des différentes communautés culturelles dans l’espace médiatique et culturel québécois et j’abhorre la censure et les tactiques de guérillas que vous valorisez. Chacun ses principes… et triste constat… #PolQc

 

 

D’ailleurs, à la suite de mon statut ci-haut, une autre amie Facebook « racisée » (je trouve ce mot très racialiste et c’est triste en maudit qu’on en soit revenu à se parler par antagonisme racial) me disait :

 

Carla Beauvais Privé Michelle Blanc Ton 200% Il prendra tout son sens lorsque cet enjeux sera débattu et que l’on t’entendra défendre l’inclusion! Je n’ai à présent jamais lu un commentaire de ta part dans ce sens. Et pour la guérilla ça
Serait la plus discrète que j’aurais vu ! Autant on reproche aux uns d’utiliser un vocabulaire qui dérange autant on devrait avoir la décence de ne pas tomber dans la même rhétorique abusive.

 

Michelle Blanc Sans doute parce que tu ne participe pas à Média Mosaïque dont c’est la vocation, pour qui j’ai fait une conférence gratuite et qui m’ont aussi honoré

 

 

Voici donc un échange que j’ai eu avec le copain Facebook Fabrice Ngena. Nos points de vue étaient opposés. Ils le sont probablement toujours. Mais au moins, on se parle…

 

https://www.facebook.com/michelleblanc/posts/10155406220731576

 

 

 

Michelle Blanc

?À lire pour comprendre et peut-être guérir un peu… Puis-je poser une question? https://www.7jourssurterre.com/…/Puis-je-poser-une-question

 

Fabrice Nguena

Toute minorité doit se battre pour exister, que leur dignité soit respectée et leurs autres aussi. Noirs, trans, femmes, etc….. ça pourrait vous faire voir les choses vous un autre angle

Les trans en colère !

http://tetu.com/2018/07/05/scarlett-johannson-homme-trans/

 

Michelle Blanc tout le contraire

 

Michelle Blanc voici ce que j,écrivais hier 

https://www.facebook.com/michelleblanc/posts/10155403769511576

 

 

Michelle Blanc

#

SLAV

Certains crient à l’injustice parce que Scarlett Johansson ne devrait pas jouer un personnage transgenre. Moi j’ai préféré écrire et jouer un conte sur la transidentité sur les planches de Théâtre La Licorne et Théâtre de La Manufacture On peut s’indigner ou on peut faire…

https://www.huffingtonpost.fr/2018/07/05/scarlett-johansson-repond-a-ceux-qui-trouvent-quelle-ne-devrait-pas-jouer-un-personnage-transgenre_a_23475052/

 

Michelle Blanc on peut se poser en éternelle victime ou on peut changer les choses et changer le monde…

 

Pierre Gauthier

Michelle Blanc Tellement!

 

Fabrice Nguena ·

Toute minorité doit se battre pour exister, que leur dignité soit respectée et leurs autres aussi. Noirs, trans, femmes, etc….. ça pourrait vous faire voir les choses.

Simone de Beauvoir par exemple s’est fait traitée de tous les noms d’oiseaux parce que exigeait l’égalité.

C’est la même chose que chaque minorité exige.
Ça n’enlève rien à la majorité.

 

Michelle Blanc

je suis de toute évidence pour les droits humains que je réclame haut et fort. Je suis contre la nouvelle ségrégation idéologique qui nous ramène à la race et qui prétend que nous sommes tous différents en niant notre humanité commune. Je suis trans dans tes yeux et dans les yeux de trop de gens et je laisse dire parce que je sais que ça sauve des vies. mais je suis avant tout femme. La « trans » que tu aime définir en moi est le « noir » que tu n’aime pas que je te reflète. Prend réellement le temps de lire le texte ci-haut avant de commenter. il y est dit  » êtes-vous en train de laisser entendre que, finalement, il y aurait bel et bien une différence entre nous? Que nos relations avaient, en fin de compte, raison de ne se résumer qu’à un rapport de force idéologique? »

 

Michelle Blanc Je suis, je fais et par mon exemple positif, j’ose croire que j’inspire un peu et que je montre qu’on peut être un peu différente dans l’oeil de l’autre, et digne…

 

Michelle Blanc Ça ne m’empêche pas de réclamer des droits mais sans jamais tenter de castrer les autres… surtout sans jamais me scandaliser lors d,une première que je n,ai même jamais vue

Fabrice Nguena

Idem pour moi
Chacun à sa façon

 

Michelle Blanc

et je trouve triste que certains afro-québécois se laissent instrumentaliser par une extrême gauche idéologique racialiste qui en bout de compte, fomente les dissension raciales au lieu de les adoucir…

 

Fabrice Nguena

Mon idéologie est simple : l’humanité est une et indivisible, ça s’étend jusqu’à dans la dignité humaine qui doit être elle aussi une et indivisible.??

 

Fabrice Nguena

Bonne soirée 
Amicalement vôtre

 

Michelle Blanc

Fabrice Nguena la bise Fabrice et on en parlera face à face un de ces 4

 

 

Siegfried Hulot C’est formidable ! Quelques échanges courtois pour arriver à la conclusion qu’il serait si facile d’être d’accord

 

Fabrice Nguena

Du dialogue ou la discussion jaillit la lumière

 

Marianne Grateful

Se reconnaître humain d’abord est l’essence de la Paix En lisant l’article et vos échanges j’ai espoir en l’humanité en harmonie et à l’écoute de chacun ???

 

MAJ

«Lorsque l’anarchiste réclame, dans une belle indignation, le « droit », la « justice », les « droits égaux », il se trouve sous la pression de sa propre inculture qui l’empêche de comprendre pourquoi au fond il souffre — en quoi il est pauvre en vie… Il y a en lui un instinct de causalité qui le pousse à raisonner: il faut que ce soit la faute à quelqu’un s’il se trouve mal à l’aise… Cette « belle indignation » lui fait déjà du bien par elle-même, c’est un vrai plaisir pour un pauvre type de pouvoir injurier: il y trouve une petite ivresse de puissance. DÉJÀ LA PLAINTE, RIEN QUE LE FAIT DE SE PLAINDRE PEUT DONNER À LA VIE UN ATTRAIT QUI LA REND SUPPORTABLE: dans toute plainte il y a une dose raffinée de vengeance, on reproche son malaise, dans certains cas même sa bassesse, comme une injustice, comme un privilège inique, à ceux qui se trouvent dans d’autres conditions. « Puisque je suis une canaille tu dois en être une aussi »: c’est avec cette logique qu’on fait les révolutions.» — Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau, §34

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