Voici au autre, des trop rares billets, de ma très chère collaboratrice d’amour (c’est ma conjointe depuis plus de 15 ans) Bibitte Électrique, que vous pouvez désormais suivre aussi sur Twitter et Facbook.
Il est un peu tard, mais il n’est jamais trop tard :
Ai j’entendu cette phrase chantée par un crooner dans un piano-bar à une époque où ma défunte mère adorait s’y faire servir un café cochon (café flambé Irlandais ou Espagnol), après un somptueux repas pris dans un chic hôtel de la métropole? Côté musique, tout ce que je sais de ses goûts, c’est qu’elle était totalement envoutée par le style et la voix sulfureuse de Peggy Lee. Lorsque j’étais toute petite, pendant qu’elle préparait le souper, elle m’installait devant l’émission de Ti-Blanc Richard et de sa fille Michelle et il paraît que j’étais hypnotisée??? Plus tard, j’ai découvert American Band Stand, Jeunesse d’aujourd’hui, The Ed Sullivan Show, The Monkeys et autres émissions connexes. Dans le noir et blanc de ma maison, émergeait la couleur de la musique.
J’ai vu mon premier spectacle pop à la Place des Arts. Je crois que j’avais autour de 10 ans. Ma cousine m’avait amenée voir The Turtles. Plus impressionnant fut mon 2e spectacle. J’étais pensionnaire au couvent de Lachine, en secondaire II et j’avais demandé et obtenu une demande spéciale pour aller voir Led Zepelin au Forum de Montréal. Je ne sais toujours pas sous quelle pression de ma mère, les bonnes sœurs avaient accepté? Et j’ai assisté à un événement qui a définitivement ouvert mes horizons côté musical. Si mon souvenir est bon, le batteur John Bonham avait fait un solo d’environ 20 minutes, dont une partie avec ses mains. Je suis sortie de là trempée et passionnée. Au cours de la même période, je découvrais Hendrix. J’avais proposé à l’une de mes amies de cueillir des marguerites et des pissenlits pour les vendre aux automobilistes en échange de quelques écus (nous étions les précurseurs de nos « squeegees » actuels )… Littéralement, c’était l’époque « flower power » et on allait s’acheter des bonbons et de la liqueur, pour ensuite s’installer devant un poster psychédélique de Jimmy Hendrix, les haut-parleurs, dans le fond, collés sur nos oreilles. On essayait d’halluciner à jeun. À cette époque, le Billboard, nous informait des nouvelles sorties. Aujourd’hui, il y a tellement d’artistes à découvrir et à connaître qu’il est temps que je prenne ma retraite pour m’y consacrer davantage. Entretemps, revenons à nos moutons pour que je vous partage ma sélection 2009.
- Julie Doiron : L’album I can wonder what you did with your day. Comfort food, bio, techno, grano. Timide et expansif, comme son sourire.
- A Place to bury strangers : L’album Exploding Head. Rock shoegaze. Le volume au maximum, pour apprécier l’ampleur et la profondeur de l’exécution. À la fois « loud » exubérant, atmosphérique. On dit d’eux qu’ils sont « the loudest band in New York ».
- The XX : Album éponyme. Pop soul new wave. Désarmant de simplicité. Pour le beat minimaliste et sensuel.
- Micachu : Album Jewellery. Electro-pop punk. Un patenteuse au regard un tantinet espiègle et un croisement entre Carrot Top et Fifi Brin d’acier. Elle a fait ses études au Guildhall School of Music et a composé pour l’Orchestre Philarmonique de Londres. Cet album est produit par Matthew Hebert. Frais, dynamique, déroutant et dansant.
- Emiliana Torrini : Album Me and Armini. Pop folk d’été. Une belle voix Islandaise. Une des artistes que m’a fait découvrir Luc, de la boutique indépendante l’Oblique. J’en ai fait cadeau trois fois l’an dernier.
- Wilco. The Album. Rock. La clarté de l’esprit et de l’expression. Le spectacle de L’Olympia de février dernier, m’a fait suée, dans le bon sens du terme. Un de mes spectacles favoris de la dernière décennie. Généreux.
- Clues : Album éponyme. Indy-pop, Subtil, Ambitieux, Profond, Dérangeant, Envoutant. En première partie de leur dernier spectacle à La Salla Rossa, j’ai pu apprécier Braids, de Montréal. La parution de leur premier album sera à venir bientôt.
- Fred Fortin : Album Plastrer la Lune. Rock Country-folk. Parce qu’il est beau et en plus, il n’a pas la langue dans sa poche. À la fois incisif et tendre, poétique et ludique.
- Nosaj Thing : L’album Drift. Electro Expérimental Hip-hop. Beat sophistiqué. Nocturne. Je ne m’y connais pas beaucoup en musique électronique mais je m’y aventure à l’occasion. Un de mes albums préférés de l’an dernier était d’ailleurs l’album du groupe Flying Lotus.
- Normand Guilbeault ensemble : Hommage à Mingus. Torride. J’aime beaucoup le pianiste Normand Deveault, un passionné de son art.
et d’autres :
Article publié le Dimanche, 28 mars 2010 sous les rubriques Bibitte Électrique et Collaborateurs de ce blogue.
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Après un premier billet de la fin 2008, voici une deuxième rétrospective musicale de Bibitte Électrique (qui incidemment est l’amour de ma vie).
Un sourire chaque jour c’est contagieux (espérons que ça nous épargne d’une autre contagion qui fait les manchettes). Un petit billet pour vous partager mes deux albums préférés de ce début d’année et autres écoutes qui m’ont intéressées, amusées, inspirées provenant d’artistes que je connais déjà ou que je découvre.
Je viens de faire connaissance avec une autre Bibitte Électrique. Elle s’appelle Mica Levi et je crois déduire qu’elle fait partie de la même famille que Carrot Top et Fifi Brin d’Acier. Une patenteuse qui m’apparaît avoir un regard un tantinet espiègle. Elle vient de faire paraître son premier album Jewellery, sous le nom de Micachu et produit par Matthew Herbert. Elle est accompagnée sur certaines pièces, de ses musiciens, The Shapes. Débordant de fraicheur, dynamique, amusant, dansant, déroutant, j’aime toutes les pièces. C’est original à souhait. Mon autre coup de cœur va à Julie Doiron et son album : I can wonder what you did with your day. C’est du « comfort food » bio, techno grano. Lorsque je l’ai croisée récemment lors de son spectacle au Il Motor et que je lui ai dit le bien qu’elle me fait, elle est devenue toute lumineuse, affichant un sourire timide et expansif, comme sa musique.
Autres écoutes :
• Land of Kush et l’album Against the day (projet de Sam Shaladi). Trente musiciens, influence arabo-égyptienne, free-jazz, pop-rock psychédélique. Inspiré du livre du même titre que l’album, de Thomas Pynchon. Chaotique, lumineux, sensuel, vibrant. Ça m’a rappeler à certains moments, Lounge Lizzards et leur album Live in Berlin (1991, volume II) que j’écoute passionnément et qui me transporte à chaque fois.
• PJ Harvey & John Parrish et l’album A Woman A Man Walked By. La première pièce de l’album, Blach Heatred Love, m’a donné l’impression que j’allais avoir le même plaisir à écouter cet album que celui que j’ai ressenti lorsque j’ai entendu Stories from the city stories from the sea, parut en 2000, de Harvey. Mais tel ne fut pas le cas. Plusieurs pièces sont intéressantes mais parfois trop agressantes à mon goût.
• Je découvre présentement Malakaï et l’album Ugly side of love de Bristol sous l’égide de G. Barrow, de Portishead. C’est du rock garage, psychédélique, années 60-70, trip-hop, dubstep.
• Un autre que je découvre Leif Vollebekk et son album Inland. C’est un folk intime, chaud, superbe voix, artiste que m’a fait découvrir le proprio de la boutique l’Oblique. Il donnera un concert intime à la boutique durant la première fin de semaine de mai.
• L’album éponyme, A Place to bury strangers. Du bon psychédélique shoegaze (Le son des shoegazers est effectivement dominé par les sons de guitares rythmiques traités avec beaucoup d’effets, tels que la distorsion et la fuzz. Les voix sont souvent un peu en retrait. Tiré de Wikipedia).
• Pour le titre et la pochette de CD, la palme de l’originalité va à Carl Éric Hudon, pour l’album Contre le tien ananas bongo love.
Comme plusieurs d’entre vous je vais écouter prochainement les grosses pointures telles que Patrick Watson, Lhassa et Leloup. J’ai aussi récemment découvert Géraldine et les bi-cloutier. Pour les pièces Enrole-toi dans mes bras et Sold-out capitaliste. Le plus surprenant d’elle est qu’elle est serveuse au Laika et que Michelle aime bien la surnommer « mon lutin » à cause de son air frétillant. Je suis allé voir Hommage à Charles Mingus (Normand Guilbeault ensemble) au Dièze Onze. Ils vont faire paraître leur nouvel album au début mai. C’était « tight » et torride.
P.-S. Un petit mot pour vous dire que Michelle et moi allons fêter notre 15 anniversaire cette semaine. Je suis tellement heureuse d’avoir choisi de rester ouverte à vivre l’expérience de la métamorphose de Michelle. De voire la personne que j’aime devenir de plus en plus épanouie, rayonnante, encore plus belle et plus drôle et de découvrir en moi, tout le potentiel de me donner accès à vivre une aventure à travers laquelle je m’épanouie aussi, m’amène à rendre hommage à la vie, à l’amour et à l’ouverture à soi et à l’autre dans le respect de l’un et l’autre. Merci de tout mon cœur pour tout le support que vous nous donnez à Michelle et moi.
Bibitte…
Article publié le Dimanche, 26 avril 2009 sous les rubriques Bibitte Électrique et Collaborateurs de ce blogue.
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Ça fait déjà des mois que je fatigue Bibitte pour qu’elle s’ouvre un blogue et y déferle sa passion pour la musique émergente. Mais que voulez-vous, elle n’a le courriel que depuis hier. Comme moi ma passion c’est la techno, elle c’est la musique. Elle m’entraîne d’ailleurs dans ces endroits sombres tels que la Salla Rossa, Le divan Orange, la Caza Del Popollo, le Zoo Bizarre et autres places de show émergents et weird à la fois. Moi je me fou de la musique mais je suis tellement contente de voir son sourire dans son visage et observer ses déhanchements fabuleux lorsqu’elle est dans l’un de ces tripots, que je la suis toujours avec le plus grand des entrains. C’est aussi pourquoi je suis si fière de lui faire une place dans mon blogue pour qu’elle commence à prendre le courage d’écrire afin que bientôt (je l’espère) elle puisse continuer son blogue. Voici donc un billet de ma nouvelle collaboratrice Bibitte électrique…
J’ai eu le plaisir de rencontrer cette année, quelques amis de Michelle, et d’avoir pu parler avec eux de ma passion pour la musique. Certains d’entres-eux ne cessent de m’encourager à partager mes goûts musicaux sur le web. Je viens tout juste d’acquérir mon premier ordi et je commence à peine à apprivoiser la bête. Ainsi, Michelle m’a offert cet espace pour avoir ma première communication avec vous sur le thème de mes albums favoris de 2008. Cette compilation 2008 n’est pas numérotée en ordre de préférence car chacun de ces albums, a occupé une première place, selon mes humeurs, mon goût du jour, l’ambiance (en solo, en groupe, en couple), dans mon char ou dans mon appartement. Pour ceux que ça intéresse, j’aimerais bien que vous contribuiez à ma compilation en y incluant un album qui vous a fait vibrer cette année.
- Nick cave and the Bad seeds: Dig, Lazarus, Dig!!!
- Un artiste de grand talent pour le beat et le verbe. Il me fait groover. À écouter dans son char, la pédale à fond, Ha si je pouvais rouler sans risques à vive allure! In my dreams… À écouter aussi, son projet Grinderman, un de mes 3 albums préférés de l’an passé. J’ai aussi eu le plaisir de le voir cette année en spectacle. Un grand artiste…
- Beck : Modern Guilt
- Pour toutes mes humeurs, à toutes les heures du jour. En solo, en gang, toutes générations confondues, le maître du collage, de la mosaïque musicale. Écoutez aussi son album Sea Change, un dimanche pluvieux.
- Parlovr : Parlovr
- Une récente découverte locale… J’adore
- Vampire Weekend : Vampire Weekend
- Festif, estival, plage sablonneuse, Margarita, frisbee. On ne se prend pas au sérieux et on fait de la maudite bonne musique.
- Deerhunter : Microcastle
- Plusieurs pièces dont Never stop, à la fois quelque chose qui me rappelle mes années 70 et très contemporain dans ses compositions et arrangements.
- Beast : Beast
- Ça te monte au ciel et ça te redescend dans le prélart dans le temps de le dire. Cette voix unique de Bonifassi (DJ Champion, Triplettes de Belleville) est puissante et elle va très bien avec la musique de Jan-Phi Goncalves. Couple bien assorti.
- The Notwist : The devil, you + me
- Quelque part entre le sommeil profond et le réveil nébuleux du matin. Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe allemand, à découvrir avec l’album Neon Golden (2002) à mon avis le meilleur, après l’album Shrink (1998).
- Duchess Says : Anthologie des 3 perchoirs
- Alors là, si tu n’es pas réveillé, tu va jumper. À prendre à la place du café extra-fort…
- Atmosphere : When life gives you lemon you paint that shit gold
- À mon avis, le meilleur titre d’album de l’année. J’ai écouté ça tout l’été et si nous avions été dans les années 60 je l’aurais écouté dans une Thunderbird décapotable, le top baissé…
- Neil Diamond : Home before dark
- Pour la voix, comme celle de Burton Cummings, des Guess Who et celle de Michel(le), en voie de disparition (snif, snif)
- Portishead : Third et Tricky : Knowle west boy
- Tous deux originaire de Bristol et de courant trip hop. Portishead en tête pour la recherche et la créativité, mixture de son industriel/forestière. Quant à Tricky, plus léger et accessible et quelques pièces qui se dansent bien au lit.
- Flying Lotus : L.A.
- Compilation de Ninja Tune : You don’t know-Ninja cut
- Pour satisfaire mes vibrations électroniques, je suis LA Bibitte électrique de Michelle après tout…
J’écoute aussi et je ne me lasse pas de :
Talking Heads, Neil Young, Les chiens et Monsieur Mono (Pleurer la mer morte), Curtis Mayfield, Grizzly Bear (Horn of plenty), Lounge Lizzard (Live Berlin 1991), Herbie Hancock (River- Joni letters), Traffic, Luna (defunt malheureusement), Chemical Brothers, Steely Dan, Patricia Barber, Cibo Matto (Stereo Type A), David Binney et bien d’autres encore…
Bonne année à tous et je vous souhaite un peu plus de sagesse, un peu plus de folie à vous de doser, au son de la musique qui vous inspire.
Bibitte
Article publié le Mercredi, 31 décembre 2008 sous les rubriques Bibitte Électrique, Collaborateurs de ce blogue et Personnel et peut-être même hors sujet.
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