Pourquoi je choisis le Parti Québécois et ma réflexion politique

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C’est ce matin que Bernard Drainville, chroniqueur politique sur différentes plateformes, a sorti la nouvelle de mes discussions avec le Parti Québécois.

 

Via RT@drainvillepm

Nouvelle (sources dignes de confiance):

La militante #LGBTQ bien connue et spécialiste du numérique @MichelleBlanc en réflexion pour être candidate du Parti Québécois dans la circonscription de Bertrand OU Mercier. Discussions en cours. Pas encore de décision définitive. #PolQc

 

 

Alors je confirme que c’est vrai.

 

Pourquoi la politique ?

 

Ça fait maintenant dix ans que je milite pour un plan numérique pour le Québec. Il y a 6 ans, d’autres spécialistes du web et moi-même, avons publié un Rapport d’étonnement dans lequel on se scandalisait de notre retard numérique. Il y a quatre ans, lors du forum des idées pour le Québec, je sonnais sérieusement les cloches de Philippe Couillard, dans l’espoir qu’il se réveille et qu’il enclenche la révolution numérique au Québec. Force est de constater qu’après tous ces efforts, bien peu de choses ont avancé. Je me rends compte que d’être gérante d’estrade ne sera jamais comme de jouer sur la glace. Alors j’ai décidé de plonger.

Pourquoi le Parti Québécois

 

Il y a un an, Jean-François Lisée m’a demandée si je songeais à faire un jour de la politique et si je voulais me présenter sous sa bannière. Je suis partie à rire et lui ai dit « t’es-tu fou? ». Au même moment, un de mes clients et amis me demande d’accepter qu’il donne mes coordonnées à Michel St-Louis, recruteur de la CAQ. J’ai discuté avec lui et lui ai donné sensiblement la même réponse.

 

Un an plus tard, j’ai pris connaissance de la soi-disante « stratégie numérique » du Parti Libéral et des millions garochées à gauche et à droite, sans cohérence et j’étais scandalisée. Cet hiver, j’ai fait coup sur coup une conférence chez Expedia puis chez Desjardins Lab dont le sujet était « utiliser la différence comme levier d’innovation » j’y disais entre autre qu’à ma mort, ce ne sera pas le cash que j’aurai fait ou mes succès professionnels que j’aurai en tête. Ce sera le fait que d’avoir parlé de ma transition, a sauvé des vies. Et que je serai très fière de ça.

 

C’est drôle à dire mais des fois, on dit des choses qui par la suite viennent nous hanter. C’est donc pour le numérique et pour les droits humains que je suis maintenant prête à faire le saut. J’ai donc contacté de nouveau et le PQ et la CAQ.

 

Je suis comme tous les québécois

 

Comme chacun des québécois je me pose la question PQ ou CAQ? Ma réflexion est en ce sens le même cheminement que se fera chaque électeur d’ici les élections. J’ai donc laissé savoir et à la CAQ et au PQ que mon intérêt était de nouveau renouvelé pour discuter d’un saut en politique. Pour la CAQ, plusieurs amis, relations d’affaires et même un de mes cousins, sont branchés sur les décisionnels du parti. Pour le PQ, j’ai écrit directement à Jean-François Lisée. Monsieur Lisée m’a invité à venir prendre un verre chez lui et sa première question, « Michelle qu’elle serait tes trois priorités pour le numérique ? ». Pour la CAQ, on m’a fait savoir qu’on se questionnait sur « Michelle Blanc est-elle capable de suivre la ligne du parti ? » Disons que le fossé entre les deux approches est énorme. J’en comprends que le PQ veut savoir comment je peux faire avancer le Québec et que la CAQ veut savoir si je peux me la fermer et faire la plante verte du chef.

 

Puis je vais voir le site de chaque parti. Au PQ j’y découvre une richesse de réflexion à propos du numérique et à la CAQ, un vide sidéral. À la CAQ il y a de nombreuses déclaration « du chef » à l’emporte-pièce, mais à part le Projet St-Laurent, autour duquel semble graviter l’ensemble de la vision Caquiste, vraiment pas grand-chose. Par ailleurs, on me dit aussi que « le chef » approuve chaque candidature et qu’il n’y a pas vraiment d’investiture ou même de compétition entre des candidats. Je comprends donc que la CAQ est le parti d’un seul homme, qui dicte le reste de sa vision et de son parti au gré de son humeur du jour. J’ai encore en mémoire la réaction de monsieur Legault aux questions des journalistes à son candidat Chassin à propos de la privatisation d’Hydro-Québec, de la SAQ et de sa vision de la gestion de l’offre de l’UPA. Avant même que monsieur Chassin puisse répondre, monsieur Legault s’est avancé en déclarant « j’ai discuté avec monsieur Chassin et il s’est rallié à ma position ». En d’autres mots, ferme ta gueule c’est moi le boss.

 

Je connais ça un peu la castration 🙂 alors disons que si je vais en politique, ce ne sera pas pour me faire taire lors de ma toute première intervention. D’ailleurs ce qui est chiant au PQ et ce pourquoi je ne peux pas encore confirmer dans quel comté je me présenterais est que justement, c’est un vrai parti politique et pas le fantasme d’un seul homme, que les instances y sont nombreuses et qu’un système démocratique y est instauré, que oui les gens au PQ ont la réputation de « se déchirer » mais que justement, c’est parce que c’est ça aussi la vraie démocratie.

 

Tout ça pour dire que ma réflexion a évolué durant ces rencontres et discussions, que si je vais en politique c’est pour vraiment changer les choses et pour identifier les inepties que j’y rencontrerai (tout en étant assez lucide pour respecter les dossiers secret et confidentiel comme je le fait déjà pour mes dossiers clients. Dans la vie on peut focaliser sur ce qu’on ne peut pas dire ou focaliser sur ce qu’on peut dire et il y a pas mal plus de choses à dire que le contraire).

 

J’imagine que les Québécois, tout comme moi, auront l’été  pour observer et le PQ et la CAQ et que comme moi, ils réaliseront que bien que monsieur Legault soit sympathique, il n’a pas de réel programme, que si le malheur voulait qu’il meure dans les mois après son élection (comme c’est arrivé à un certain Jack Layton), qu’ils voteraient pour une image plutôt que pour une substance et que le seul choix démocratique et pragmatique pour réellement faire avancer le Québec et opérer le « changement » dont tout le monde parle que tout le monde veut, c’est le Parti Québecois et très probablement aussi l’éventuelle candidate Michelle Blanc…

J’ai aussi partagé ça sur mes médias sociaux

Observation: À ma connaissance, si jamais je me présente et que je suis élue à l’Assemblée Nationale, je serais la 1re techno geek, badass, grande gueule médias sociaux, trans à siéger au Québec. Ça déboulonnerais un brin 

 

Et voici ma vision pour le Québec pour laquelle je vais me battre bec et ongle au PQ. Mais étant démocrate, je sais que certaines de mes idées ne passeront pas mais je me promets de batailler pour ça…

Projet de société pour le Québec ? Vers une révolution éconumérique tranquille… 

 

MAJ

Question de tuer les rumeurs dans l’oeuf, jamais je n’ai été approchée par le PLQ et même si ça avait été le cas, je ne suis pas libérale, j’ai voté oui aux deux référendums et je suis foncièrement nationaliste. Je l’ai toujours été. Pour l’anecdote, en 1980 le défilé de la défaite référendaire commença sur St-Denis pour se rendre au centre Paul Sauvé. il y avait une Pinto bleu qui ouvrait le cortège. La Pinto c’était la mienne et j’y était en uniforme du Collège militaire Royal de St-Jean avec trois autres élèves-officiers…

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Commentaires

  1. Mycyhelle L. Champagne

    Bonjour, Mme Blanc,
    Je souhaite de tout coeur que vous vous présentiez en vue de la prochaine élection pour le PQ. J’espère que le Québec aura la bonne nouvelle de vous voir en politique!

  2. Richard Fortier

    Bravo Michel de ta réflexion sur l’avenir du Québec qui stagne avec un parti pourri, les libéraux. Moi si j’étais dans ton compté, je voterais pour toi. Tu as une vision pour le Québec. Je suis gay aussi, souverainiste depuis l’âge de 15 ans. Depuis que les libéraux sont au pouvoir ils travaillent à sa perte. Je te donne un exemple, pour la vente de la marijuana, nous n’avons que 2 producteurs approuvés par Santé Canada, en Ontario, ils ont 40 producteurs agréés. De plus, un ontarien a acheter des terres au Québec et un albertains pour venir produire au Québec à cause des coûts bas d’électricité. Les libéraux n’ont rien fait pour qu’on fasse de l’argent nous aussi avec la vente de la mari. Là on va se faire voler sous notre nez. Je suis tanné du Québec chambranlant économiquement. De plus, ils refusent que les gens aient droits de se faire pousser 4 plants par foyer. Tanné de vivre dans un pays de répressions constantes et je parle du Québec. Je t’encourage Michelle à foncer et brasser les vieux qui rêvent à leur retraite dorée que nous n’auront pas.

  3. Michel Roberge

    Allez y, présentez vous. Le Québec a besoin de personnes comme vous pour ébranler les colonnes du temple. Seule déception : vous ne vous présenterez malheureusement pas dans ma circonscription électorale, celle du p’tit gros des Classels, ministre jovialiste de l’Éducation.

  4. Marc Pelletier

    Je suis avec vous. Quelle belle acquisition du PQ😊

  5. Alain

    Si vous présenter en politique est de tenter de diminuer les autres pour se croure supérieure. ……le PQ est définitivement votre avenue…..

  6. Richard Lapointe

    Bravo Michelle. Ça prend une bonne dose de courage et d’énergie pour s’engager ainsi et je parle d’expérience. Pour ce qui est du choix du parti, j’apprécie beaucoup ta brève analyse et je suis convaincu que tu as fait le bon choix. Ce ne sera pas facile tous les jours, tu t’en doutes un peu, mais tu n’est pas seule ;-)!! Bonne route et bonne campagne!

  7. Pierre Longpre

    Bon matin Michelle

    Tu n’es pas la seule à voir affirmé “si je vais en politique c’est pour vraiment changer les choses et pour identifier les inepties que j’y rencontrerai (tout en étant assez lucide pour respecter les dossiers secret et confidentiel…”

    La réalité comporte deux éléments. 1) Si tu souhaites changer les choses, ta lucidité doit tenir compte de “l’état”. C’est l’état qui contrôle les choses. 2) Élue, tu dois faire un trait sur ta liberté.

    En terminant, je te souhaite sincèrement de vivre une grande expérience avec le choix que tu feras de te lancer en politique. Et si au contraire tu choisis de contribuer en restant une citoyenne impliquée et dédiée, je t’appuie. Car c’est là je crois où tu pourras en accomplir davantage, bien au-delà du service en politique.

    Pierre

  8. Marc-André Le Tourneux

    Allez-y!
    Pourquoi pas dans Ste-Marie-St-Jacques ??? 🙂
    Histoire de remettre la monnaie de la pièce…
    Vivement le PQ
    Bonne Chance!

  9. Thomas

    Vous écrivez “Comme chacun des québécois je me pose la question PQ ou CAQ?”… Vous y allez fort sur la généralisation. Les médias manipulent la population avec ce genre de titre. En ce qui me concerne, ce sera QS mais je vous souhaite très sincèrement bonne chance, choisir le PQ plutôt que la CAQ me parait effectivement avisé.

  10. Nicole Boyer

    Allez-y, j’ai confiance en vous. Et surtout, il faut continuer votre franc-parler.

  11. Nicole Boyer

    Allez-y, J’ai confiance en vous. Vous avez toujours fait preuve d’authenticité.

  12. Michele Larouche

    Vous avez bien compris le jeu politique de la CAQ, le pouvoir que Legault resse réserve. Votre analyse est très intéressante et et coïncide avec ma pensée. Je vous souhaite la réussite et heureuse de vous voir défendre les politiques du PQ.

  13. ginette larocque

    Une grande décision car le monde politique n a plus aussi bonne presse qu avant. Je suis pequiste depuis toujours et je suis contente que ce soit le parti que vous désirez représenter. Vous serez un atout pour le parti. Merci de votre implication pour le mieux être de la communauté.

  14. J Georges Laporte

    Vous avez très bien décrit ce qu’est la CAQ.
    Vous seriez la bienvenue au PQ et vos
    implications passées nous montre que
    vous êtes capable de defendre vos idées.
    Bravo et bievenu dans la famille du PQ.

  15. Al Paul

    Bienvenue

  16. Éric neron

    Bravo madame vous exactement du type de candidates requises au PQ
    Pas un plante de plastique comme au CAQ et P’Q

  17. Ilias

    Felicitation pour cette décision… j’ai une allergie des gens qui critique constamment les gouvernements mais qui n’osent pas s’impliquer un peu. Je suis quand même curieux comment une personne comme vous qui a une belle franchise va surfé un monde aussi ‘politically correct’ 😉 J’espère que vous allez nous donner vos impressions au courant de votre expérience.

  18. Luc Roy

    Aller en politique c’est perdre son droit de parole. Faux! On accepte plus tôt d’exprimer son droit de parole à l’intérieur d’un cadre structuré. Croyez en mon expérience à l’intérieur d’un gouvernement péquiste vous aurez l’occasion de jouer sur la glace mais à l’intérieur d’une équipe nécessitant une discipline de respect et de solidarité des autres membres.

  19. Anonyme

    Bravo Madame Michelle,
    Votre description de votre choix est claire et votre analyse versus M. Legault est exact. Votre détermination est une marque de réussite pour votre carrière politique. Je vous appuierais dans votre comté. BONNE CHANCE

  20. murielle allain

    Vous avez toute mon admiration et mon appui. Le Québec a besoin de gens comme vous Michelle !

  21. Luc Poésson

    Pourquoi pas Québec Solidaire ? Pourquoi autant d’aversion envers ce parti ? Qu’est ce que les gens ont tant à le répudier? C’est comme ce monsieur Taillefer qui se dit progressiste et part avec le parti le plus destructeur des garanties sociales. Il me semble avoir entendu par les rumeurs que vous étiez pour vous présenter pour la CAQ, mais vous avez finalement choisi le PQ. Vous trouvez pas ça un peu manque de consistance politique et confusions de principes qui sont à l’opposé ?

  22. Michelle Blanc

    Les rumeurs m’envoyaient dans tous les partis. Il ne faut pas s’en faire avec ça. maintenant, concernant la CAQ, c’est eux qui m’ont rejoint il y a un an. Je leur ai juste fait savoir que j’avais de l’intérêt à entendre ce qu’ils avaient à dire. Leur programme et ce qu’ils m’ont fait savoir ne “fitait” vraiment pas avec moi. pour QS, je n’ai aucune affinité avec ce parti que je trouve néanmoins nécessaire dans le paysage politique. Je suis pro-charte, anti violence et anti CLAC et résolument souverainiste alors, ce parti qui gruge le PQ n’est vraiment pas pour moi. D’ailleurs je suis à gauche pour certaines choses et à droite pour d’autres. Le PQ me convient donc très bien…

  23. Luc Poésson

    Mais une charte Mme Blanc ne suppose t-elle pas qu’il n’y a qu’un type de Québec, celui des blancs québécois. Pourtant l’immigration fait partie du décor québécois maintenant. On ne peut plus le nier. Et la charte est dirigée envers une seule communauté, celle des arabes. Parce que entre vous et moi la communauté latino américaine n’en a pas besoin, ni la communauté asiatique, ni aucune autre. Ces dernières se sont très bien intégrées. Il va donc de soi qu’elle est vraiment dirigé vers une et seule communauté. D’autre part, qui a dit que QS était violent ? jus qu’à présent ils ont été très clean et agissent en toute légalité et à ce que je sache ils sont aussi souverainistes. Or, beaucoup disent que personne ne gruge le PQ, le PQ se gruge lui même avec ses positions vieux jeux. Personne ne les enterre, c’est plutôt le parti lui même qui est devenu un parti bourgeois et avec des politiques qui sont bien plus à droite que ce qu’elle présumait au début. Bref, je trouve étrange les raisons que vous invoquez, mais bon chacun à droit à ses positions politiques. Et comme dit le dicton cliché, on vit dans un pays libre. Au plaisir Mme Blanc!

  24. Michelle Blanc

    Je pense que vous avez oublié que GND a refusé de condamner les violences, que vous ne savez pas que la CLAC noyaute QS et votre avis sur la charte et tellement biaisé que j’en reviens pas. La charte est POUR la laïcité qui est la meilleure garantie de neutralité de l,état et ce POUr toutes les minorités et non CONTRE les minorités. Les Janettes dont je faisait partie comportait 20 femmes dont 8 musulmanes et 1 hassidique. On nous a fait pourtant passées pour des xénophobes. Faut pas croire tous ce qu,on dit et les musulmanes Janettes sont parties de leur pays d’origines entre-autre pour ne pas vivre les affres du voile islamique qu’on glorifie à QS.

  25. gaetan genest

    En manque de culture Québécoise , j’ai accueilli cette présentation avec un regain d’espoir pour une culture d’authenticité .
    Sois toi même et authentique .
    Bravo. Mon vote .

  26. Claude Simard

    Michelle est la seule parmi les transfuges politiques récents à qui le préfixe trans lui va naturellement sans qu’on se pose de questions.

  27. Claude Simard

    Michelle est la seule FACE aux transfuges politiques récents à qui le préfixe trans lui va naturellement sans qu’on se pose de questions.

  28. Marc-André Le Tourneux

    Je suis toujours surpris de voir à quel point on n’a pas compris ce que proposait la Charte. À quel point elle a été mal expliqué et le mord au dents que certains ont pris à son sujet. Dans une optique de laïcité, soit une séparation radicale entre gouvernements et religions. Un gouvernement neutre gérant la société de manière objective, sans aucun parti pris pour personne, faisant respecter ordre et loi. Oui, c’est l’islam qui a déclenché, disons qui a fait sentir l’importance de légiférer, d’installer des balises claires afin que le flots de nouveaux arrivants sachent clairement quels sont les moeurs à quel endroit ils s’installent. Cela n’empêche en rien la pratique des différentes religions, mais pas dans les postes reliés aux pouvoirs (ou dans l’enseignement), afin de conserver l’objectivité nécessaire à bien gérer cette société. Il était primordial et il l’est encore, d’installer des balises claires dès maintenant afin d’éviter toutes controverses qui pourraient se développer avec les années. Malheureusement c’est ce qui est entrain de faire, et la pleutrerie des règlements au cas par cas imposés cette semaine démontre bien qu’encore une fois on pelte les futurs problèmes dans l’décor et advienne que pourra. Il faut essayer de voir les choses globalement, sur le long terme, penser à demain dans le sens de 20, 30, 50 ans. Essayer d’imaginer et se demander à quoi ressemblera la société qu’on s’efforce de construire pour le futur. Et, petit aparté, en tant que Québécois francophone, j’estime que j’ai droit à mon identité tout autant que celle réclamée par les tenants de tous acabits religieux. Surtout qu’en toute abnégation et humilité de post peace-and-love, de nous sommes ben gentils et avenants et de pilez-nous-dessus-on-veut-pas-de-troubles, il restera toujours la réalité basique que quelqu’un la construit ce pays tant convoité, qu’il n’est pas apparu comme ça un matin issu d’une quelconque génération spontanée…!

  29. Annie

    Vous avez suscité mon intérêt jusqu’à ce que je lise “Comme chacun des québécois je me pose la question PQ ou CAQ?”… Ne non, pas chacun des Québécois, je vous assure. C’est un choix binaire qui ne se pose absolument pas chez moi et plein de gens de ma génération (en tout respect). Je préfère la démocratie, les valeurs d’inclusion et de solidarité de QS. Ceci dit bravo pour l’engagement et bonne chance!

  30. Marc-André Le Tourneux

    Je suis tout de même très heureux, et je tiens à vous le spécifier, que vous n’ayez pas opté pour QS. Un parti aux visées nobles et justes qui se doivent d’être soulignés, mais qui relèvent d’une profonde pensée utopique quant aux possibilités de réalisation d’un programme à mon avis aussi incompatible avec les réalités actuelles. Il faut le lire pour le croire, afin pour croire que l’on puisse penser défendre de telles idées dans le monde tout aussi imparfait soit-il, que l’on connait aujourd’hui. Québec Solidaire au pouvoir, ouf, avec un tel programme, re-ouf, le bordel s’installe au Québec et ce, dans le meilleur des cas et je n’ose pas imaginer dans le pire.

    Le problème avec ce parti qui à mon avis flotte dans une toile d’immaturité politique grossière, est qu’il se base sur une vision progressiste extrême inadaptable dans le modèle nord-américain (ou mondial) que l’on connait. On se demande à la lecture du programme, mais comment feront-ils ça? Comment feront-ils pour instaurer de telles mesures? Quelles seraient les conséquences économiques, les réactions des tiers concernés devant de tels objectifs, tiennent-ils compte, malgré ce qu’ils clament, des réalités du peuple (de tous dans le sens de tout le monde) qu’ils veulent représenter etc. On a beau avoir des idées progressistes on est surtout nombreux, et différents.

    Non, tout ceci relève du rêve et de l’utopie d’un monde parfait, du tout-le-monde-il-est-gentil qui malheureusement serait souhaitable dans nos rêves mais irréalisable dans la réalité. Il faut garder les deux pieds par terre, se relever les manches, et agir dans la mesure du possible à l’amélioration de notre société québécoise. Et peut-être tenter de faire comprendre que la solidarité commence par la réunion de tous, et non par la divergence sociale basée sur un modèle de société mais bel et bien convergence sur un modèle de nation. Dans cette optique le Parti Québécois, celui dont les réalisations ont re-modelées le Québec tel qu’on le connait aujourd’hui, a toujours travaillé dans une optique ou se juxtaposent progressisme et réalités économiques, un vrai parti social-démocrate responsable et conscient de son peuple. Ses réalisations sont nombreuses et importantes, on a le souvenir court au Québec, se souvient-on vraiment…

    Merci de croire en quelque chose de concret, de désirer vous impliquer et surtout de ne pas sombrer dans cette sorte de démagogie média-sociale où s’entremêlent idéologies émotives flottantes, ignorance et balivernes.

  31. danielle giroux

    bravo et félicitations, j’admire votre courage.

  32. Luc Poésson

    Marc André Le Tourneux: De quelle utopie vous parlez ? et pourquoi aussi incompatibles avec les réalités actuelles ? Et aussi quelle est la réalité actuelle ? Une toile d’immaturité grossière ? Je ne vois aucun chiffre et aucun fait dans votre raisonnement. Ce n’est que du discrédit à l’état pur, juste par frustration de ne pas avoir de créativité pour rêver. J’aime bien retrouver encore une fois la même argumentation monotone des désillusionnés de la vie. Et j’adore répondre à l’argument : mais d’oû vont-ils sortir de l’argent pour faire leur programme ? Eh bien mon bon monsieur je vous avise qu’ils vont prendre l’argent de la même trésorerie que le Parti Libéral et le PQ utilise pour frauder et manipuler le peuple québécois. Ne soyez pas dupe et naïf. soyez franc. Le PQ et les libéraux font chier tout le monde et on en a marre de se faire parasiter par ces deux parti et probablement par l’autre qui va entrer au pouvoir et qui est calqué exactement sur le même programme que le parti libéral. Je dirais plutôt que c’est la CALQ.

  33. Marc-André Le Tourneux

    Mon cher M. Poésson,

    Vous pouvez rêver tant que vous le voudrez, ça reste votre droit le plus strict. Mais quand ce rêve relève d’une utopie archi usée et testée négativement depuis 60 ans je crois que je vais vous y laisser. L’avenir et surtout la solution n’est pas là, le système économique régnant a besoin d’une réforme salutaire on est d’accord mais Québec Solidaire n’y répond en rien en terme de solutions efficaces et pragmatiques. Quand on a rien d’autres à proposer qu’étatisations à outrances et belles paroles progressiste sans jamais faire acte de faisabilité on reste à mon avis dans le rêve adolescent. Soit celui de crier son indignité suite à la découverte toute récente mais encore embryonnaire de ce qu’est une société occidentale organisée du 21e siècle. Et contrairement à ce que vous semblez penser, non, je ne suis pas de ceux qui pensent que leurs promesses irréalisables ne relèvent que d’une question d’argent. Non, ma critique est moins superficielle, je parle d’un programme irréalisable parce qu’impossible à intégrer dans le système actuel. Et quand on pose la question “Comment allez-vous faire ça?” pas un mot. Normal, c’est irréalisable, ça flotte dans ce flou utopique de revendications d’indignés qui sont justifiés j’en conviens encore une fois, mais inadaptables dans la société déjà organisé dans laquelle nous vivons.
    Ce n’est pas ce genre de solutions clichées que j’attend, mais quelque chose de concret, une réforme majeure relevant de la base, de l’humain, un capitalisme éthique et non une proposition qui sans ostracisme ne pourra jamais être viable.
    En ce qui concerne votre critique du PQ, je vois que l’on vous a bien lavé le cerveau. C’est la tactique encore primaire de QS, celle de dénigrer, d’ostraciser tous azimuts, que dis-je, de calomnier le seul parti qui a fait, qui a créé la fierté d’être québécois et qui a sorti le peuple québécois de son ignorance de lui-même. Je le sais j’étais là dès le début. Un parti qui a eu l’humilité de proposer une convergence systématiquement refusée par une gang de ti-cul immatures encore une fois incapable de comprendre le problème dans son ensemble dans sa globalité. Venez me parler de vieux parti qui ne cherche que le pouvoir, je suis entrain de vous parler de jeune qui agissent exactement de la même manière. QS n’a jamais compris l’importance de la stratégie, l’importance d’oublier son désir de pouvoir au nom d’une cause, le principe mathématique de faire front commun, préférant, encore une fois de diviser, de s’isoler en groupuscule pseudo révolutionnaire naïf. La pire plaie que le Québec a connu depuis les 20 dernières années. Sans eux nous aurions possiblement notre pays aujourd’hui et ils pourraient y rayonner en proposant leurs solutions leurs propositions de société. Le principe de chaque chose en son temps est trop compliqué, on préfère “staler” la situation et niaiser.

    Extraits du programme QS:

    “Afin de permettre le contrôle collectif et démocratique des principaux leviers économiques du Québec, Québec solidaire entend, à terme, dépasser le capitalisme. Il veut mettre en place un système économique et politique favorisant le bien commun, qui respecte davantage les communautés et les individus, qui permet de définir nous-mêmes les objectifs de nos vies et qui respecte l’environnement qui nous entoure. ”

    ” Afin de concurrencer les banques privées et ainsi fournir des services de proximité et abordables pour la population, il est proposé d’instituer une banque d’État, soit par la création d’une nouvelle institution, soit par la nationalisation partielle du système bancaire…”

    Je pourrais continuer, le programme de QS en regorge. C’est hallucinant, on dirait un manifeste étudiant marxiste-léniniste des années 60.

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