De ma transparence

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Pierre Côté qui fait parti de mes connaissances Facebook, se surprend et se régale (dans un petit vidéo) de mes différents statuts Facebook  qui documentent mes expériences personnelles liées à ma condition. Il questionne le pourquoi d’une telle transparence.


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Voici ma réponse :

Salut Pierre

Merci de ton topo. C'est vrai que c'est thérapeutique pour moi et peut-être un peu impudique. Mais comme tu le mentionnes, ce ne sont que les connaissances approuvées sur mon profil Facebook qui ont accès à mes pensées/statut, puisque mon profil est verrouillé et qu'il faut que j'autorise au préalable, les gens, pour qu'ils aient accès à mes statuts. Ainsi, il y a une gradation du dévoilement de mon intimité, dans Facebook, Twitter, mon blogue personnel et celui spécifique à ma condition de transsexuelle. D’ailleurs, je n’avais pas vraiment le choix de dévoiler ma condition au grand jour puisque mon brand était ma personne et qu’un changement de sexe ne passe pas inaperçu. En outre, j’ai toujours été promotrice de la communication authentique et transparente sur le Web, je me devais donc d’être conséquente avec moi-même lorsque mon drame est survenu. Je suis plus ouverte dans des lieux Web qui sont un peu plus fermés (comme Facebook et Twitter) parce qu’effectivement, c’est un peu mon groupe de soutiens virtuels, que ça me fait du bien et que ça documente ce que je vis et que ça pourra servir un jour ou l’autre, si jamais je décide d’écrire un livre, de faire un documentaire ou quoi que ce soit. De plus, ça aide aussi les autres personnes (un homme sur 30 000 et une femme sur 50 000) qui sont aussi aux prises avec la réalité de la dysphorie d’identité de genre…

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Commentaires

  1. J-F Dubé

    Je suis content de voir que tu le prends bien comme ça mais moi il y a quelque chose qui me dérange beaucoup dans son commentaire et c’est la manière dont il traite les gens la vie des gens, comme si ce n’était que du simple contenu internet ne servant qu’a divertir les « auditeurs » voyeurs. Ça sent le sarcas-ME à plein nez…

    J’ai vu dans ce vidéo un être qui semble très tordu, prêt à vendre sa mère pour en faire un « show Truman ». C’est mon opinion et tant mieux si ça me perturbe plus que toi Michelle, parce que à voir ta bonne humeur des derniers jours, c’est sans doute la dernière chose que je te souhaite, un perturbateur.

    Amicalement,

    J-F

  2. Michelle Blanc

    Moi ce qui me dérangeait est la façon dont il prononçait mon nom et lorsqu’il parle de moi au masculin. Pour le reste, j’ose croire qu’il n’est pas aussi bas que tu le perçoives et j’espère que tout cela n’est que perception. Dans tous les cas, il y a certainement une partie de voyeurisme de la part des lecteurs et d’exhibitionnisme de ma part. Mais ça fait partie de la « game » et je peux vivre avec. Je soigne mon image de marque et j’ai déjà refusé des reportages de Dernière Heure et de Mongrain, justement à cause du voyeurisme possible. Cependant, la condition qui m’affecte est très peu connue des gens en général et lorsqu’on en parle, ce sont souvent avec sensationnalisme et en terme dérogatoire. Je sais aussi que la certaine médiatisation dont je suis partie prenante (mes blogues, FB, Twitter, LaPresse, Arcand et bientôt LesAffaires et Marketing Mag) aide énormément les gens comme moi et démystifie un peu cette condition qui en a bien besoin. J’essaie aussi, autant que faire se peut, de prouver par la démonstration qu’on peut être transsexuelle et avoir une vie sociale et professionnelle digne, qu’on n’a pas nécessairement besoin de changer de nom, de job, de ville ou de se suicider pour gérer ça et qu’on peut conserver les respects de beaucoup de gens.