Pourquoi nos entreprises sont-elles en retard sur le Web?

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Pourquoi nos entreprises sont-elles en retard sur le Web? C’est le thème d’une discussion que j’ai eue avec le journaliste Renaud Edouard-Baraud de l’Atelier (une société BNP Paribas) lors du dernier Webcom Montréal. J’y explique mon interprétation du retard des entreprises du Québec en matière d’adoption positive du Web, des médias sociaux et du blogue. Notre discussion a été beaucoup plus étendue que ce que vous voyez mais monsieur Edouard-Baraud aimait bien que nous discutions de ça étant donné mon « statement » « Ça fait plusieurs fois que je dis que le Québec est en retard avec l’adoption des technologies de l’information, mon estimation est d’environ 2 ans. » que j’ai encore fait dans mon dernier billet, c’était un angle très intéressant pour un journaliste qui se respecte. Comme il le dit lui-même :

Michelle ne m’a pas raconté que les misères du e-commerce à Montréal, mais c’est ce que j’ai conservé de notre entrevue.
Je garde le reste au chaud, pour le mixer avec certaines parties de mon entretien avec Carl Charest.

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Commentaires

  1. Sylvain Grand'Maison

    Avec ce retard de 2 ans, est-ce que ça veux dire qu’on peux prédire les tendances de demain dans l’adoption de la technologie au Québec, simplement en observant actuellement ce qui se passe dans le monde? :-)

  2. Michelle Blanc

    On peut en effet prédire les tendances positives et les conneries que nos entreprises feront et ça se vérifie heureusement et malheureusement…

  3. Cédric

    Tout ceci est tellement vrai… Merci en tout cas de ton implication et du travail grand public que tu fais dans la vulgarisation de tout cela…

  4. Briac

    Hey michelle j’ai une question:
    J’aime bien la notion de « continuel » pour le web. Y’a de nouvelles technologies, d’autres qui évoluent (cf Flash :P ), une myriade d’options pis ça demande effectivement de gros efforts (de la part des stratèges comme des executants).
    D’où mon interrogation: pourquoi ça paie pas? J’veux dire, y’a de l’argent en masse dans la prod télé par exemple, pis autant dans le software, mais mettons que tu vas faire du web, budgets poches, pis c’est long et couteux, pis pas gratifiant (à part des prix & concours à la con, mais on s’entends, ils sont pas terribles les prix en générale… sans citer de noms héhé)

    Bref,à propos de l’aspect économique du « retard », pourquoi est ce que ce medium est financièrement ingrat?

  5. Marc Gauthier

    C’est vrai que l’on était en avance en 2001. Je me souviens que l’on regardait la France de haut et on riait de l’emprise que le Minitel avait toujours sur eux aux dépens d’Internet. Sauf qu’ils se sont donné un coup de pied au cul et ça leur a permis d’avancer. Ici, au Québec, le problème, c’est que l’on se trouve bon. On se trouve tellement avant-gardiste. On va jusqu’à dire qu’on a un modèle « québécois ». Bullshit. Faut regarder ce qui se fait ailleurs et ça, c’est beaucoup plus loin que son nombril. Quand tu connais ton problème, il est plus facile de le régler. Si tu es en retard, fais plus d’effort pour combler tes lacunes. Et n’attends surtout pas que l’État le fasse pour toi…

  6. Pierre

    C’est une évidence.
    en 2001, je montais des échanges scolaires franco-québécois et les seuls qui étaient branchés c’était nous. Depuis, on a l’air tarlas pas mal.

  7. Josée

    @briac (pourquoi est ce que ce medium est financièrement ingrat?)
    Une piste de réponse, pour ce qui est des entreprises:

    Les responsables marketing ne comprennent pas les nouveaux usages du web (ou tentent de les exploiter à l’intérieur du modèle d’affaires traditionnel). Le web n’est qu’un élément du projet: un contenant.

    Les responsables TI sont formés pour développer et gérer des technologies. Le web c’est applicatif; tout le reste n’est pas sérieux (lire: bon pour la pub, les geeks, les blogueurs, etc.).

    Les directions (incluant le services des finances) évaluent le potentiel des projets (le fameux business case) et approuvent les budgets de réalisation en vertu de principes comptables et commerciaux datant de 500 ans.

    Comment donner une valeur à ce qui nous apparaît accessoire, intangible ou risqué ?

  8. Jeff-TVQC

    je connais plusieurs entrepreneurs et il ne comprennent pas du tout le langage informatique et internet. Donc, parler de blogue et de médias sociaux encore moins!

    C’est pas évident expliquer à un entrepreneur pourquoi faire un blogue quand il ne sait même pas comment fonctionne un ordinateur!!

  9. Etienne Chabot

    @Josée
    J’aime bien ta piste de réponse donnée @briac sur le fait que le web est un medium financièrement ingrat. Par contre, tout en admettant le retard du Québec que Michelle évoque dans ce billet, j’envisage l’avenir du web avec un oeil bcp plus optimiste et ce essentiellement pour les mêmes raisons que tu évoques…

    On s’entend, ce n’est pas l’arrivée du web, du 2.0 des blogues qui va venir changer quoi que ce soit au gestionnaires TI et aux besoins des comptables à analyser des business cases avant de prendre une décision. Les gens de TI et les comptables vont demeurer. Leurs pratiques standards aussi.

    La solution se situe plus du côté des gens de marketing. Il faut que ces derniers adoptent une attitude de pionniers dans l’adoption de ces nouvelles pratiques et il n’a jamais été plus facile qu’aujourd’hui pour un gestionnaire marketing de naviguer et faire progresser ses idées.

    Au niveau TI: La plupart des stratégies web et web 2.0 (Réseaux sociaux, blogues, etc) peuvent être implantées sans avoir à « dealer » avec les gens de TI. On peut amorcer le virage web 2.0 sans avoir à jouer dans les systèmes informatiques.

    Au niveau de la finance et de la comptabilité, le sempiternel Business Case va demeurer et il faut composer avec. La bonne nouvelle est que contrairement à la plupart des tactiques de marketing traditionnelles, tout ce qui est entrepris sur le web est 100% mesurable. Il n’a jamais été aussi facile pour un marketer de faire un bsuiness case avec des hypothèses pas trop fluffy qu’un comptable aura de la difficulté à contre-argumenter.

    Donc, les règles de gestion et les comprtements des autres fonctions ne changeront pas. Pas contre si nous, en tant que marketers, changeons notre attitude, le virage vers de nouvelles pratiques web pourrait se prendre de manière beaucoup plus rapide que prévue.

    À voir les événements des dernières semaines dans le monde de la pub (BIXI-Morrow), je suis convaincu que le monde du marketing se divise en deux: Ceux qui ont adopté l’attitude 2.0 et ceux qui vont l’adopter!

  10. Nicolas Ritoux

    C’est curieux, moi j’ai quitté la France il y a 12 ans justement parce qu’Internet y était très « retard »… Et chaque fois que j’y retourne je le pense encore. Certainement, ils ont plein de niaiseries « front-end » qui bougent et qui brillent, mais pour ce qui est du « réflexe internet » des gens, au-delà de la consommation commerciale, pour participer et augmenter la productivité, dans la vie quotidienne, alors c’est eux qui sont en retard sur les Américains. Demander à un Français de parler d’Internet en général c’est comme demander à un Américain de parler de trains à grande vitesse. Chacun son avance…

    C’est facile de taper sur le Québec pour pousser sa cause commerciale, mais franchement je trouve qu’on est une société qui a 10 ans d’avance sur la France sur bien des points.

    En france l’internet est encore beaucoup vu comme un « push media » qui reflète bien la conception unilatérale de haut en bas et la stratification élitiste de leur société en entier. Ils nous refont le coup du minitel en plus coloré et brillant (le minitel, ils auraient pu inventer le courriel avec ça, mais au lieu de ça ils ont choisi d’en faire un canal unilatéral de haut en bas).

    Mon point de vue est très radical et généralisateur, mais c’est juste pour contre-balancer les attaques perpétuelles totalement injustes de Michelle contre la société québécoise qui est ultra branchée dans sa vie quotidienne, à commencer par ses universités, qui étaient déjà full internet il y a 12 ans quand je suis arrivé et que mon université française offrait un poste d’accès 56k sur réservation à 10,000 étudiants.

    Et je crois que le syndrome du patron qui se fait faxer ses courriels est encore très fort en France… :)

  11. Marc Desjardins

    Il ne faut jamais oublier un point crucial, la petitesse de notre marché pub/communications. En dehors de Sid Lee qui a su se positionner internationalement, la plupart de nos agences, soient-elles publicitaires ou marketing, vivent d’abord de clients qu’elles font rayonner dans un marché très petit et linguistiquement limité. Ce fut la belle révolution du monde de la pub des années ’70 que de développer une identité propre et des contenus qui n’étaient plus des adaptations de Toronto ou de Madison Avenue. Parallèlement, notre expertise s’est localisée avec notre clientèle, c’était légitime et important, particulièrement dans un contexte de diversité culturelle.

    Par contre, pour cette raison, la tarte budgétaire est bien plus petite que celle des agences mondiales. Une initiative Web 2,0 le moindrement complexe destinée à la Province de Québec coûte malheureusement presque le même prix qu’une destinée à une clientèle planétaire. Par contre, elle rapportera beaucoup moins, d’où la très grande difficulté de la rentabiliser.

    Les consultants et conseillers qui ne facturent que leurs visions et conseils à des entreprises qui feront ensuite directement et à l’interne le travail ont beaucoup plus de pertinence que des agences impliquant des équipes importantes, «justifiées» par les impératifs des médias traditionnels et du sacro-saint «brand». De même, les agences qui ont le bonheur d’exporter leur créativité à des gros clients internationaux pourront prospérer. Par contre, je ne vois pas comment une agence peut espérer rentabiliser une tactique Web 2,0 locale le moindrement compliquée.

    Je me souviens d’avoir chapeauté des budgets de e-communication dans les 6 chiffres pour des boîtes locales qui étaient partenaires avec Apple et vendaient partout dans le monde. Par contre, une société réputée en agro-alimentaire local n’a même pas le budget pour engager à temps plein quelqu’un de formé qui bloguerait pour elle et confie son formulaire de plaintes et commentaires à la réceptionniste. Dans le monde des arts, par exemple, les relationnistes à temps plein sont généralement payés entre 25,000$ et 35,000$ par an pour tout faire… C’est aussi la réalité du long tail…

    Le Web est planétaire mais notre industrie des communications est locale et principalement francophone… ne l’oublions jamais.

  12. Michelle Blanc

    @Nicolas
    Vous dites n’importe quoi. Moi je ne parle pas que d’impressions et que le Québec soit en retard, ça n’affecte pas ma business, au contraire. Si nous étions en avance, j’aurais peut-être même moins de job. Cependant, des indices externes comme ceux dont évoque Le Devoir de ce week-end et qui vient de l’Union Internationale des Communications ou encore les différents éléments présentés dans La lettre ouverte au premier ministre du Québec ou ceux du eReadiness Index du non moins sérieux The Economist, me donnent certainement raison. Avant de m’accuser de n’importe quoi, faites votre travail de journaliste (ce que vous êtes, je crois) et fouillez un peu plus la matière afin de valider si ce ne sont que des impressions que j’émets, ou si c’est un peu plus fondé. Aussi, relisez la mise en garde du journaliste qui dit lui-même « Michelle ne m’a pas raconté que les misères du e-commerce à Montréal, mais c’est ce que j’ai conservé de notre entrevue. »

  13. Etienne Chabot's Blog

    L’attitude 2.0 et l’impact sur votre marque…

    pourquoi il ne faut pas “gambler avec la transparence sur les médias sociaux? Votre marque en payera le prix à LT.
    ……

  14. Richard Gauthier

    On oublie souvent de souligner que le retard du Québec face aux vagues techno tient notamment de nos modes organisationnels.

    Nous sommes ici dans un pays de pme/tte, de succursales/franchises et d’organisations para- gouvernementales.

    Si dans les pme/tte, les entrepreneurs sont des control-freaks (ce qui n’est pas normal mais légitime — et très exténuant), dans les succursales/franchises, les décisions sont prises ailleurs. Les organisations gouvernementales sont quant à elles des murs de silence que seule la loi d’accès à l’information ou des machouettes peuvent ébranler.

    Comment s’étonner ensuite que les entreprises d’ici ne suivent pas la « cadence » web imposée par la technocratie californienne?

  15. Nicolas Ritoux

    Michelle, je me rends compte en me relisant que j’ai emprunté un ton un petit peu agressif, mais ce n’était vraiment pas contre toi. Je m’excuse si c’est ainsi que tu l’as intrerprété. C’est juste que dès qu’on parle de la France je ne contrôle plus ma passion (i.e. d’immigrant qui a tourné le dos à son pays d’origine et qui renie tout ce qui en provient).

    Pour ce qui est du contenu de mon intervention, je ne parlais pas à titre de journaliste mais à titre personnel, c’était une perception personnelle. Je continue à penser que d’un point de vue culturel, dans la vie de tous les jours, dans la psyché collective, l’Internet est beaucoup plus ancré dans les moeurs au Québec qu’en France. Maintenant, du point de vue des infrastructures et des efforts des acteurs majeurs de l’industrie, c’est autre chose, comme l’indiquent les sources que tu m’as indiquées et que je n’avais effectivement pas lues auparavant.

    On peut recommencer à se tutoyer maintenant? :)

  16. Chantal Beaupré

    Bonjour Michelle,

    Avant avoir fait ta connaissance en novembre 2008, j’ai débuté mon apprentissage du Web 2.0 avec des coachs essentiellement américains. J’ai ensuite tenté d’implanter leur savoir-faire ici, au Québec – en vain. Finalement, je n’ai eu d’autre choix que de finir par remarquer un certain retard entre nos voisins du Sud et notre belle Province!

    Jusqu’à tout récemment, je n’avais pu ni évaluer cet écart, ni expliquer les raisons de cet écart. Par contre, ton billet est venu répondre à mes nombreuses questions et ce, de manière très satisfaisante (et intéressante!).

    De même, un billet récemment publié par Claude Malaison, m’a permis de comprendre davantage la réalité actuelle concernant le retard de nos entreprises canadiennes sur le web. Pour ton profit – et ceux de tes nombreux lecteurs – c’est avec plaisir que je te partage le lien menant au billet concerné:

    http://emergenceweb.com/blog/?p=1704

    Amitiés,
    Chantal

  17. Patrick

    @Marc Desjardins faudrait au contraire peut-être arrêter de se donner l’excuse de la petitesse du marché, on aime se venter de notre créativité, ce devrait être possible de sortir du Québec, au besoin, pour trouver de plus gros marché si c’est ce que ça prend.

    Côté web de toute façon, ce sont rarement les grosses boîtes qui font l’innovation, beaucoup des choses que nous regardons en nous trouvant en retard ne sont pas faites par des gros aux US ou ailleurs mais bien par de petites boîtes dynamiques.

    Je reviens de quelques jours au Danemark, population de 5 millions, citoyens les plus heureux au monde, plein emploi, langue qu’ils sont seuls à utiliser et qui donc les isolent beaucoup plus que le Français, qui nous donne quand même accès au reste de la francophonie. Leur économie est aussi dépendante de multiples coop et 38% des employés le sont par le gouvernement, ce qui ne menerais pas, selon vos commentaires, à de l’innovation. Et pourtant, quel bel exemple pour le Québec sur à peut prêt tous les fronts.

    Je n’ai pas une idée exacte de leur situation internet mais indépendamment de ce domaine particulier, ce pays, comme l’Islande, comme l’Irlande (avant la crise), comme la Norvège (ok, ils ont du gaz), comme la Finlande, nous offre un paquet de preuves que « size doesn’t matter », faut arrêter de voir comment ça se fait en France et aux US, de grand pays, et prendre notre inspiration ailleurs, dans des endroits plus similaires et qui, de toutes façon, nous offre en même temps de meilleurs exemples de développement durable et de gestion de l’environnement.

    (Et avant qu’on m’accuse de changer de domaine et de tout mélanger, rappelez-vous que tout est justement interconnecté et mélangé et que si ça se fait dans d’autres domaines, un domaine utilisant les technologies de l’information, si accessible, devrait pouvoir y parvenir aussi.)

  18. Cédric

    @Nicolas Ritoux : il y a une différence entre avoir quitté la France et la dénigrer sans motif… Je suis aussi un français au Québec et je vois bien le retard du Québec au niveau d’internet.

    1/ Accès internet : à 30 euros par mois l’offre internet-téléphone-télévision, sans limitation de bande passante, il n’y aucune commune mesure avec ce que l’on nous offre ici.

    2/ E-commerce, un domaine que j’affectionne. Il n’y aucune vraie concurrence sur ce marché. Pas de rueducommerce, cdiscount, venteprivee ou autre. Les acteurs sont la plupart des très gros qui n’y comprennent rien (canadian tire par exemple) et les pure player sont inexistants. Je veux bien croire que la concurrence avec les US sur le Net est féroce mais je pense qu’il y a tout de même de la place dans le marché québecois.

  19. Marc Desjardins

    @Patrick Je suis d’accord avec toi sur le modèle scandinave ou irlandais, des territoires où j’ai vécu et travaillé et que je cite constamment en exemple quand on parle de la petitesse du Québec. Malheureusement, c’est un peu comme comparer des bananes et des patates puisque ces pays ont implanté des structures administratives beaucoup plus novatrices que les nôtres, trouvant les moyens de fusionner une vision socialiste avec une économie de marché. Avant d’en arriver là, il va se passer des siècles au Québec… je doute en fait qu’on arrive jamais là.

    En plus, il y a malheureusement une démesure et une surenchère de la présence des agences et des contracteurs pub, Web, com au Québec, par rapport à notre clientèle. Per capita, il y a ici probablement 4 à 5 fois plus d’agences de tout acabit que dans les pays que tu mentionnes. Ils y ont des réglementations gouvernementales beaucoup plus sévères que les nôtres avant de donner le droit de former une entreprise. La multiplication des boîtes au Québec a également causé une augmentation du n’importe quoi, malheureusement.

    Par contre, quand tu parles que l’innovation vient des petites entreprises c’est un peu confondre certains paramètres. Ces fameuses petites entreprises ont, en général, bénéficié de sources importantes de capital de risque que nous n’avons pas ici et elles ont pu créer des choses sans se préoccuper de faire des revenus. Nous parlons ici du retard chez des agences qui sont en rapport client et revenus. Des agences qui doivent survivre et ont malheureusement rarement le temps de se préoccuper de créer pour créer… avec des clients qui leur poussent au cul pour le maximum de retour sur l’investissement.

    Si nous avons une priorité dans l’implantation du changement Web 2,0 ce n’est pas en tentant de faire l’éducation des agences mais bien plus celles des clients, de toute la culture des PME et des entreprises familiales conservatrices et, en général, convaincues qu’elles savent mieux que n’importe quel spécialiste en marketing ce dont elles ont besoin.

  20. Isabelle Limoges

    Objet: Petit témoignage : « Faire confiance à sa guru »

    Bonjour Michelle.

    Notre petit OSBL, dont je viens de prendre charge il y a à peine 2 semaines, se lance déjà sur le Web 2.0 ! En effet, j’ai déjà créé un compte Twitter (un gros 13 followers en 2 semaines!) et LinkedIn (22 membres durant la même période !). Pas de Facebook, pas le temps pour l’instant de réviser le site Internet (nous sommmes 3 permanentes).

    Les clients de notre OSBL sont des entreprises de Lanaudière, dont une partie, je présume, résiste au Web 2.0., comme vous en discutez dans votre billet.

    Tout cela pour dire qu’il faut vraiment faire confiance à sa guru Michelle pour se lancer… car, parmi les milliers de choses à faire (incluant les justifications au conseil d’administration et aux bailleurs de fonds), il serait facile de laisser tomber les réseaux sociaux, surtout quand on n’est pas certain des techniques à implanter ni des résultats qui seront générés.

    Je comprends, toutefois, que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, et que nous établirons notre marque peu à peu. Histoire à suivre….

    Merci,

    Isabelle

    PS : Si j’ai bien compris votre philosophie, il ne faut pas utiliser les blogues pour se « ploguer » inopinément. C’est donc pour cela que j’ai résisté à la tentation de nommer notre organisme….

  21. Patrick

    @marc Intéressante réponse, si il y a des documents / articles en ligne qui expliquent les différences de structures administratives et réglementations gouvernementales que tu mentionne, j’aimerais bien pouvoir les lire. (http://i.never.nu/contact/, merci)

  22. Les universités face à la fracture numérique « BiblioFusion – Mettre en Fusion les passions de la “Communauté bibliothèque”

    […] et des communications. Une menace pour le développement du pays. » Michelle Blanc explique aussi pourquoi les entreprises sont en retard au Québec… Je pense que les universités doivent s’activer pour contribuer au […]

  23. Viktor

    @Nicolas: je voulais juste donner un point de vue différent de tes impressions vis-à-vis de la France en ce qui concerne Internet. Oui, le pays à eu du mal à s’y coller, entre autre bouffé par les monopoles. Mais tu y es parti au moment où ça décollait. Je ne cherche pas à savoir qui de la France ou du Québec est en avance sur le web (sujet trop vaste/vague d’ailleurs). Juste une constatation qui aura été le moteur pour arriver à 60% de la population française internaute today: aujourd’hui, un forfait internet en France, c’est 30Euros toute taxes comprises, modem et/ou routeur inclus. Et pour ce prix, tu as donc Internet (ADSL 8MB ou ADSL 2+ 20MB, débit ATM. Voir fibre 100MB), la télévision (une 30taine de chaines de base) et la téléphonie fixe à des conditions sans égal avec ce qui se fait au Québec (illimité national/international etc.). Les fournisseurs sont en ce moment même à la veille de sortir leurs forfaits « Four play », c’est à dire les 3 points cités plus hauts + la téléphonie mobile.

    Regarde le prix que ça prend pour un équivalent à Québec!!! Juste pour avoir les 3 services, sans parler des conditions d’usage (pas d’illimité dans la province etc), tu flirtes avec les 100$… Et toutes ces offres limitées en up/download!!! Ça doit faire 6 ans que ça ne se fait plus en France. Aucun FAI n’oserait encore en proposer!

    Je ne vante rien. Je dis simplement qu’Internet s’est démocratisé à mort en France ces dernières années car la technologie (DSL surtout et de plus en plus fibre today) et les prix ont gravement chutés. Ce n’est plus les entreprises qui ont tirées le marché (elles se sont gardées les doigts dans le cul pendant des années en France) mais bel et bien le monsieur tout-le-monde.

    PS: oui je suis chauvin lol mais pas n’importe comment!

  24. Québec en retard sur le monde!!! « Marketing sur internet

    […] le monde. Rattrapera-t-on ce retard et à quoi est-il dû ?! C’est en me promenant sur le blog de l’experte que j’ai trouvé une […]

  25. Tour du monde du règlement en ligne des litiges, 2è partie | Cyberdispute | Virginie Gaquière, Règlement en ligne des différends, Médiation, Québec, E-commerce, Interculturel

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