Le « social selling » attractif, c’est de la socialisation numérique et c’est d’être humain

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Sur chacun de mes médias sociaux, j’ai des profils sociaux démographiques différents, donc des possibilités de lead différentes. Sur Twitter, ce sont surtout des influenceurs (dans le sens pré-Instagram, C’est à dire des journalistes, des communicants et des gens qui créent des contenus hors Twitter à la grandeur du web) , sur Facebook ce sont des femmes 40 à 60 ans, sur LinkedIn principalement des hommes et des gens d’affaires, sur Instagram, surtout des femmes et sur SlideShare, des geeks et des gens d’affaires.

Mais les ventes ne viennent jamais du même endroit ou pour les mêmes raisons. Par exemple, sur LinkedIn on parle beaucoup de social selling. Hootsuite définit le social selling ainsi :

Le social selling est l’art d’utiliser les réseaux sociaux pour trouver des prospects, interagir avec eux, les comprendre et les accompagner. Il s’agit d’un moyen moderne de nouer des relations significatives avec des clients potentiels, tout en faisant en sorte que vous et votre marque constituiez leur premier choix, et que vous deveniez leur interlocuteur naturel lorsqu’ils seront prêts à acheter.

Le social selling consiste simplement à utiliser les outils que sont les médias sociaux pour développer des stratégies consistant à nouer des relations, ce que les professionnels de la vente les plus avisés ont toujours mis au cœur de leurs priorités.

Le social selling serait donc une sorte de « push marketing » en utilisant les médias sociaux. Je ne fais donc pas personnellement de « social selling ». j’ai toujours plutôt valorisé le « pull marketing » et le marketing de contenus. C’est donc ce que j’appellerais du “social selling attractif”.

Quelques exemples de « social selling » attractif :

Je voulais m’acheter un « pick-up ». J’en ai parlé sur mes présences sociales. J’ai alors reçu un message de André Pelletier, un vendeur d’automobiles très actif sur Facebook et Twitter, à partager des recettes culinaires. Contrairement à la sagesse populaire, il ne fait pas de narcissisme corporatif et au lieu que de ne parler que de ses voitures, il est très avenant et partage sa vie de tous les jours et sa passion qui est de faire de la cuisine. Il est « humain quoi ». Mais de toute évidence, tout le monde sait qu’il vend des voitures. Or, après mon statut disant que je me cherche un véhicule, cinq personnes lui ont envoyé un message privé l’avisant que j’étais une cliente potentielle. Il m’envoya donc un message pour m’informer qu’il pourrait m’aider et c’est de lui que j’ai acheté mon véhicule.

Ce qui fit réagir Patrick Barrabe sur Twitter.

exemple de social selling 1
exemple de social selling 2

Dernièrement, un agriculteur millionnaire qui vient de partir une start-up dans un tout autre domaine me téléphone pour mes conseils numériques et marketing. Lors de notre première conversation il me dit que c’est sa conjointe qui l’a incité à me téléphoner. Elle est convaincue que je suis la meilleure pour l’aider et pourtant, elle n’a aucun intérêt ni pour mes contenus à propos du numérique ou du marketing internet. Ce qu’elle adore ce sont tous mes autres contenus. Ce n’est d’ailleurs vraiment pas la première fois que la conjointe d’un décisionnel important , lui signifie qu’il ou elle, doit travailler avec moi.

Un autre de mes récents clients, président d’une firme de logiciel et d’équipement d’affichage, est devenu client parce qu’il adore les photos de mon lac et qu’il aimerait acheter autour de celui-ci et devenir l’un de mes voisins. Cependant, cette personne suit mes contenus à propos du numérique et des médias sociaux depuis des années. C’est pourtant une discussion privée à propos de la vie autour de mon lac qui l,a incité à me donner le mandat de coacher son équipe marketing.

Tout ça pour vous dire que d’être humain, que de sortir un peu de sa ligne éditoriale strictement basée sur ses produits et services, que de partager ses passions, et que de répondre aux gens qui nous interpellent même si à première vue ils ne semblent pas faire partie « de notre public cible », peut faire une grande différence sur un chiffre d’affaires. On ne sait vraiment jamais à qui l’on parle et quel est le réseau de cette personne. On ne sait jamais non plus à quel point des « inconnus » peuvent nous vouloir du bien et nous aider sans même qu’on en soit conscient. C’est donc pourquoi ce que l’on nomme « la socialisation » se transpose tout à fait sur le web et que ceux qui ne font que de « pitcher » constamment, passent sans doute à côté d’occasions de ventes incroyables, qui se déploieront pour eux et même malgré eux…

Dans Wikipedia :

« D’une part, la socialisation n’est pas exclusivement un processus unidirectionnel. Les interactions sont des actions réciproques porteuses d’influences mutuelles entre les êtres sociaux. À la faveur de ces interactions se construisent, se confortent, se défont et se reconfigurent des manières d’être ensemble, des modes de coexistence, mais aussi des systèmes d’attitudes. La socialisation apparaît donc comme un processus d’interaction entre un individu et son environnement. »

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Commentaires

  1. Isabelle Quentin

    Merci, Michelle. Tes exemples sont percutants et permettent au lecteur de se placer dans les rôle de clients ou d’offrants. Ils nous rappellent que lorsque nous sommes clients, c’est à la personne que nous faisons confiance, et que pour cela elle doit s’afficher. C’est d’autant plus vrai à travers nos écrans!

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