Les paradoxes de la CLASSE

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Bien que j’ai une mineure en relations industrielles de l’Université Laval, je ne comprends vraiment pas le fonctionnement de la Classe qui fait la promotion du grabuge un peu partout au Québec. Tout d’abord je m’explique mal que le porte-parole de la Classe, Gabriel Nadeau-Dubois, d’un souffle dit ne pas pouvoir condamner la violence parce qu’il n’est qu’un porte-parole et qu’il ne prend pas de décision et qu’en même temps il réclame un siège lors des négociations. Il me semble (et je suis sans doute dans le champ) que pour négocier, ça prend quelqu’un qui a la latitude de le faire? Généralement, un porte-parole n’est pas le négociateur, à moins que dans les faits, il soit en mesure de prendre des décisions. Ce qui semble être le cas pour les deux autres groupe d’étudiants la FEUQ et la FECQ qui étonnamment eux, ont une équipe et des responsabilités avec des leaders clairement définis. Il est donc difficile pour le gouvernement de discuter avec une instance (la classe) qui n’a pas de leaders, dont on ne connaît pas l’équipe et dont le porte-parole dit n’être qu’un porte-parole et ne pas avoir de pouvoir et en même temps se réclame d’avoir au moins celui de négocier au nom de son groupe ?

Par ailleurs, sur le site de la Classe, on peut voir clairement des événements avec des épithètes comme « Action Locale : non nous ne resterons pas sage » « action de perturbation », « envahissons Westmount » ou « piquetage dur au Conservatoire de Montréal ». Encore une fois le très efficace porte-parole de la Classe disait hier que la Classe n’est pas responsable des événements qui sont mis sur son site. Ha bon ! Alors depuis quand le webmestre d’un site n’est-il plus responsable des contenus qui sont publiés sur un site, incluant les commentaires ? Est-ce que la classe fonctionne aussi en dehors des lois de responsabilité civile et criminelle dont est assujetti le reste des organisations du Québec ? Si un appel au meurtre, à faire exploser un édifice ou autre acte clairement criminel y était posté (j’exagère grandement ici pour illustrer le côté saugrenu des prétentions de la Classe) est-ce que la Classe laisserait ce contenu continuer d’apparaître au nom de la liberté d’expression ?

Il me semble que ça devient de plus en plus ridicule d’entendre un porte-parole parler des deux côtés de la bouche et se laver les mains en même temps des actions violentes des autres lorsque son organisation en gère les outils qui en font la promotion…

MAJ

La CLASSE fait-elle la promotion et est-elle une structure valorisant l’anarchisme ? Je pose la question et il me semble que poser la question est y répondre. Et vous vous en pensez quoi ?

Dans Wikipédia:

L’anarchisme est une philosophie politique qui présente une vision d’une société humaine sans hiérarchie, et qui propose des stratégies pour y arriver, en renversant le système social habituel.
L’objectif principal de l’anarchisme est d’établir un ordre social sans dirigeant. Un ordre fondé sur la coopération volontaire, d’hommes et de femmes libres et conscients, qui ont pour but de favoriser un double épanouissement : celui de la société et celui de l’individu qui participe au premier.
À la source de toute philosophie anarchiste, on retrouve une volonté d’émancipation individuelle et/ou collective. L’amour de la liberté, profondément ancré chez les anarchistes, les conduit à lutter pour l’avènement d’une société plus juste, dans laquelle les libertés individuelles pourraient se développer harmonieusement et formeraient la base de l’organisation sociale et des relations économiques et politiques.
L’anarchisme est opposé à l’idée que le pouvoir coercitif et la domination soient nécessaires à la société et se bat pour une forme d’organisation sociale et économique libertaire, c’est-à-dire fondée sur la collaboration ou la coopération plutôt que lacoercition.
L’ennemi commun de tous les anarchistes est l’autorité, sous quelque forme qu’elle soit, l’État étant le principal ennemi des anarchistes :
l’institution qui s’attribue le monopole de la violence légale (guerres, violences policières), le droit de voler (impôt) et de s’approprier l’individu (conscription, service militaire).

P.-S. Hey oui, j’ai aussi une mineure en politique :-)

MAJ2

Mise à Jour

Je comprends que monsieur Gabriel Nadeau-Dubois n’est qu’un porte-parole et qu’il ne négocie pas, sur la place publique ou en privé. Il me reste tout de même certaines questions. Qui est la CLASSE? Qui dirige? Qui peut prendre des décisions?

Le porte-parole de la CLASSE est seulement un porte-parole
Le porte-parole n’est pas responsable des manifestations
Le porte-parole n’est pas responsable des actes de ses membres
Le porte-parole n’est pas responsable des décisions de ses membres
Ce n’est pas le rôle du porte-parole de contrôler son association
La CLasse n’est pas responsable des manifestations
La Classe n’est pas responsable de ses membres
La Classe n’est pas responsable de ses associations membres et leurs gestes.
La CLASSE ne contrôle pas les étudiants en manifestations
La CLASSE n’est pas responsable de son site Internet, c’est seulement un site Internet, ce n’est pas une preuve…
QUI QUI QUI est responsable de la CLASSE ?
Comment prôner être une association qui n’est responsable de RIEN ?

Finalement, comment un gouvernement peut-il négocier avec une organisation désincarnée qui n’est responsable de rien? Comment une organisation sans responsabilité peut-elle tout d’un coup parler au nom d’étudiants dont ils ne sont de toute evidence pas responsable ou tributaire non plus?

3e MAJ
Au fait il y a combien d’étudiants en grève déjà? Selon Radio-Canada il y avait 32 500 étudiants en grève pour 450 000 étudiants (en février) à la grandeur du Québec. De ces 32 500 étudiants en grève, on parle en réalité de leurs associations qui ont obtenu un vote de grève et on ne sait pas réellement à quel pourcentage ils l’ont obtenu. Des chiffres plus récents de Le Devoir parle de 176 000 étudiants maintenant en grève. Conclusion, on parle du tier des étudiants qui “seraient” en grève et foutent le trouble à la grandeur du Québec. Par ailleurs, dans les dernières semaines, j’ai donné des conférences à McGill (devant une salle pleine), j’ai été invitée par les Jeux de la comm ou des étudiants de toutes les universités francophones étaient représentés. Je me demande maintenant de quelle représentativité se réclament les grévistes?

Probablement qu’encore une fois, on ne pourra pas répondre à cette question parce qu’on “n’est pas responsable” de ceux qui n’appuient pas la grève, puisque de toute façon, on n’est pas non plus responsable de ceux qui l’appuient. Après ça on viendra me parler de représentativité, de démocratie et tutti quanti…

4e MAJ

Chez Patrick Lagacé: La CLASSE et sa vision d’une « négociation »

Négocier, ce n’est pas exiger. C’est du troc. C’est transiger.

Ce qu’on lit là, c’est le contraire d’une négo. Pour le vase clos de la militance de la CLASSE, peut-être que c’est simplement l’expression de convictions en acier trempé. Mais pour la moyenne des ours, c’est de la mauvaise foi crasse, j’en ai bien peur.

Aucun rapport : c’est peut-être formidable, la démocratie directe, le refus global d’une quelconque autorité. Peut-être qu’à l’intérieur de la CLASSE, c’est un mode d’interaction idéal qui comble les membres et les « instances » de bonheur. Mais pour interagir avec le monde extérieur, c’est de la bouillie pour les chats. Pour le monde réel, c’est loin d’être commode. C’est pas sérieux.

je l’ai écrit, je l’ai dit cent fois : rien ne pouvait justifier, ces derniers mois, même avant la grève, le refus de Québec de négocier avec les associations étudiantes. Mais pour la CLASSE, quand je lis ces mises en candidatures, quand je lis les justifications de Gabriel Nadeau-Dubois, je me dis qu’à la place de Line Beauchamp, pas sûr que j’aurais envie de négocier avec des gens qui a) n’ont pas de mandat de négocier b) confondent les verbes exiger et négocier c) ont parfois même comme valeur de ne pas négocier d) clament avoir pour valeur de ne pas s’asseoir avec des gens du ministère de l’Éducation.

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Commentaires

  1. Ben

    Michelle, tu fais erreur, GND ne négociait pas avec le gouvernement. C’était 2 ou 3 autres personnes de la CLASSE…

  2. Michel Vandal

    Tu exprimes exactement ce que je pense sur le sujet Michelle. La ministre a eu raison de rompre les négociations avec la CLASSE qui semble jouer sur tous les tableaux sans en prendre la responsabilité!!!

  3. L-A

    Il est peut-être pertinent de comprendre également que contrairement à la FEUQ ou la FECQ, la CLASSE n’a absolument aucune hiérarchie au sein de sa coalition. Ils ne sont tous que des représentants.

  4. Sébastien Carrillo

    GND n’était pas à la table des négociations, il n’a pas eu le mandat pour ça et je ne crois pas qu’il l’aurait voulu.

    Il faut se pencher sur le principe de la démocratie directe pour comprendre comment fonctionne la classe. La première fois que j’y ai été initié c’est à une AG d’Occupy Montreal à laquelle j’ai assisté. Il n’y a pas de président d’assemblée. Tout le monde peut apporter un ordre du jour et amener son point. Ensuite tout le monde vote pour savoir si on débat du point et sur les autres points qui sont amenés.

    Étonnamment, parfois ça s’embourbe, mais plus souvent qu’autrement ça fonctionne et on obtient des décisions consensuelles.

    C’est une méthode qui sera de plus en plus utilisée grâce aux médias sociaux, et une prémisse qui le démontre bien c’est doodle pour organiser des rencontres. Avant on avait un organisateur qui disait il y a une réunion tel jour à telle heure. Maintenant, on propose des dates, tout le monde « vote » sur sa date, et celle qui a le plus de succès l’emporte. On démocratise l’organisation de la réunion et l’organisateur accepte de perdre le contrôle de l’agenda. C’est le même principe qui s’applique dans une organisation horizontale.

    Sur un autre point, il est très injuste dans la communication du gouvernement de mettre l’emphase sur GND. Les choix de son organisation sont questionnables, mais il joue parfaitement son rôle de porte parole et ne parle jamais de ses propres positions. Je le trouve exemplaire pour ça. Aussi, l’apparition qu’il a faite à « Nous » était une apparition où il exposait son point de vue en tant que GND et non en tant que porte parole de la classe. L’amalgame est trop facile et le gouvernement s’en sert. Il ne faut pas tomber dans le panneau.

    Quant aux violences dans les manifestations, c’est le rôle des policiers d’arrêter les casseurs, pas celui des étudiants. La seule chose que les étudiants pourraient faire pour les contrôler c’est de ne pas manifester, ce qui n’est pas une option. Pourquoi les policiers attendent la casse, déclarent illégale la manif et arrêtent le monde au lieu de s’intégrer dans la manif pour la protéger. Leur attitude est celle de confrontation, pas de contrôle de l’ordre (et je ne suis pas pour les violences, que ce soit dit).

    Finalement, cette mini révolution nous mène à nous interroger sur le contre pouvoir. Un gouvernement ne devrait pas, sous prétexte de majorité, avoir le champ libre pour tout et n’importe quoi sans qu’aucun pouvoir ne puisse s’opposer à lui. La démocratie ne devrait pas se jouer seulement une fois tous les 5 ans. Imaginez un gouvernement majoritaire d’extrême droite ou d’extrême gauche! Bref, la démocratie va mal, surtout quand les outils de communication sont utilisés à mauvais escient!

  5. Alain Michaud

    La CLASSE fait la promotion de la démocratie directe et l’anarchie, i.e. l’absence de hiérarchie qu’elle rejette sous toutes ses formes, d’où son aversion à négocier et le choix de ses 4 représentants à la table de négociation qui sont cotre toute forme de négociation. Le seul mandat qu’ils acceptent du congrès, c’est de s’opposer à toute proposition qui n’embrasserait pas intégralement leurs revendications. Partant du principe que leurs regroupements d’étudiants se sont prononcés sur leurs exigences, ils en font l’addition et prennent les moyens pour l’obtenir.

    Pas évident de négocier avec une telle organisation. D’autant que si une ouverture est faite par le gouvernement, les représentants de la CLASSE sont obligés de retourner devant les étudiants à chaque virgule avant de dire oui à la table de négo.

    La démocratie directe et l’anarchie sont de belles théories qui n’ont jamais marché nulle part dans un grand groupe parce que c’est trop lourd. il existe plusieurs biais qui empêchent cette théorie utopique de fonctionner: les lobbies, les forts en gueule, les manipulateurs, le manque d’information n’en sont que quelques exemples de biais qui viennent fausser les choix des adeptes de cette fumisterie. On a qu’à observer quelle part est faite à ceux qui ne partage pas l’opinion dominante dans ces organisations, pour constater que t’as intérêt à penser comme les ténors de l’organisation.

    On vit dans une société démocratique représentative où on élit un député aux 4 ou 5 ans. Entre les élections, lorsqu’une politique déplaît à une majorité de la population, on a le droit de manifester son désaccord même par la résistance passive et par la désobéissance civile, étant entendu qu’on vit dans une société de droit et qu’on devra assumer les conséquences de désobéir aux ordres, aux lois et aux règlements. Le grand dérangement provoqué vise à faire reculer le gouvernement. Par la non-violence, la désobéissance civile et la résistance passive Ghandi a réussi à libérer son peuple, même s’il a dû faire des années de prison pour défendre ses idées. Il n’en est devenu que plus grand aux yeux de son peuple. Les étudiants auraient beaucoup à apprendre de l’exemple indien. La casse ne réglera rien, elle fait plutôt la bonne fortune de M. Charest qui capitalise sur les casseurs et se justifie ainsi d’adopter une ligne dure alors que l’appel au calme et aux discussions sont la seule voie pour trouver une issue à ce conflit.

    Je m’inquiète de la fracture sociale qui s’installe entre les jeunes et les plus vieux. Une société en santé a besoin de tout son monde.

    Alain Michaud
    Pointe-aux-Trembles

  6. Alexandre Cayla

    Deux points sur la CLASSE. D’abord, la CLASSE a nommé un comité de négociation, ce n’est donc pas GND qui négocie.

    Ensuite, tenir à jour un calendrier sur des événements à venir n’est pas la même chose qu’une incitation à la violence. Rapporter qu’une « OSTIE de grosse manifestation » aura lieu n’est pas illégal. Je ne comprends pas pourquoi la CLASSE devrait être tenue responsable des actes qui sont posés durant l’événement. À cet égard, les médias qui ont rapporté cette information. Par exemple, au bulletin de 18h, en disant qu’une « OSTIE de grosse manifestation » aura lieu à 20h à la place Émilie-Gamelin devrait aussi être inculpés.

  7. Alexandre Cayla

    Finalement, la CLASSE dénonce explicitement la violence qui menace la vie humaine. Ils ne s’opposent pas à la désobéissance civile, c’est leur choix. Cela ne veut pas dire, par contre, qu’ils sont pour la casse. La désobéissance civile, ce sont les SIT-IN, les mâches impromptues, les blocages (des autoroutes, des édifices), etc.

  8. Michelle Blanc

    À Sébastien bien des syndicats ont justement des services d’ordre interne pour éviter les débordements et être par la suite accusé de faire du grabuge et tout comme toi, je m’inquiète de cette fracture sociale.

    À Alexandre la désobéissance civile c’est déjà du grabuge. Si ce sont des sit-ins à l’entrée du pont Jacques-Cartier moi je trouve ça cool. Mais ce n’est pas ce qui se fait. Par ailleurs, le mode de gouvernance « ‘anarchique » que promeut la CLASSE, fait aussi parti des actions qu’elle met en place. Difficile après ça de se distancier d’être des anarchistes. Par ailleurs, il ne faut pas confondre rapporter la nouvelle et faire la promotion de la violence. Ce n’est pas parce qu’il y avait des journalistes au Vietnam qu’ils tiraient sur les gens. CVe n’est pas parce que les médias parlent de la violence lors des manifestations (sans doute trop souvent je te l’accorde) que ce sont eux qui permettent induement d’en faire la promotion sur leur sites web.

  9. Lise Ravary

    Excellent commentaire madame ! Bottom line, comme on dit, c est GND refuse d en appeler au calme. Une position eloquente.

  10. sylvie l drapeau

    J’ai lu la première phrase et tout de suite, déception. Gabriel Nadeau ne fait pas la promotion du grabuge. En partant, vous ne comprenez pas madame. Je m’attendais à juste un peu mieux de votre part.

    En passant, belle photo.

  11. André L

    Michel, J’aime beaucoup tes billets colorés, mais celui-ci je n’ai d’autre choix que de te dire que tu aurais du t’informer plus. La promotion du grabuge ou guerre de comm entre le gouvernement et nos enfants?? À toi de voir. Peut-être est-ce parce que je suis beaucoup l’actualité à ce sujet, mais je ne comprends pas ton raisonnement.

    Je t’invite à faire tes devoirs sur l’acquisition de droits sociaux ainsi que sur le fait que la ministre vient d’écarter du débat la Classe qui représente 50% des étudiants en grève.

    Pas d’accord, mais sans rancune

    André

  12. Jane

    Je suis vraiment déçue de votre billet. Je GND n’a pas à supporter le poids des nombreuses associations étudiantes sur son dos. C’est un être humain comme vous et moi et il ne fait que répéter ce qui à été dit dans les AG et à « médiatiser » les mandats obtenus par ceux-ci. Par contre, je vous invite formellement à venir assister aux AG de la faculté de communication de l’UQAM. Vous détiendrez d’une meilleure information, puisque vous serez sur place et vous y comprendrez que GND n’a absolument rien à voir à ce que les milliers d’étudiants qui font partie de la CLASSE votent aux AG. Il ne peut donc pas prendre sur le dos des actions faites par des gens qui ne font pas nécessairement partie de la CLASSE et de toute manière, GND n’est pas un père, mais bien un porte-parole. Je crois que vous connaissez déjà la définition du mot et vous êtes capable d’en déduire que porte-parole ne signifie pas qu’il est négociateur. Parce que de toute manière, vous savez aussi bien que moi que GND ne faisait pas partie des négociateurs. Laissez-le tranquille. Il est facile d’attaquer les gens, ne le savez-vous pas bien?

  13. Elisabeth P.

    Désolé, je ne suis pas d’accord avec toi Michèle. Il y a énormément de désinformation dans les médias traditionnels vs les médias sociaux et je crois que ce serait un sujet bcp plus intéressant à aborder. Tu as surement dû voir les coupures de journaux qui se contredisait, les débats télévisés, la radio qui présente une version souvent complètement différente de la réalité que l’on peut constater sur les vidéos filmés en direct et les photos. Voici un exemple de média traditionnel qui manipule l’information : http://www.fm93.com/audioplayer.php?mp3=130606 vs ce vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=EdQvqsEYBO4 Oufff… pas évident…

  14. Stef

    GND n’est que le porte-parole. L’équipe de negociation ne l’inclure pas!!! Une petite mise à jour est-elle prévue???

  15. J

    Je suis déçue de découvrir une analyse à sens unique du conflit étudiant. Le citoyen moyen, voire un citoyen qui suit le dossier par bribes et manque d’information, aurait pu arriver aux mêmes conclusions. Vous connaissant comme une grande spécialiste des stratégies de communication, je suis étonnée de constater que vous arrivez à de telles déductions biaisées… Je me serais attendue à plus de rigueur intellectuelle d’une personne détenant autant de diplômes! Ceci étant dit, certains y trouveront assurément leur compte. Pour ma part, c’est partie remise.

  16. Trilling Clémence

    Comme j’ai lu que vous ne « caviarder » pas dans votre livre, c’est bon de pouvoir s’exprimer librement sur votre site!!! (Line Beauchamp caviarde comme pas possible!).
    Ce que je crois, c’est que la « condamnation » (l’apanage d’un juge) de la violence n’est surtout pas le sujet mais fait jaser sur le web ou ailleurs. Vous êtes tombée dans le panneau!
    Je crois aussi, c’est que le mode de démocratie directe de la CLASSE est déroutant car nous ne sommes pas familier avec, on préfère se faire dire quoi faire, c’est plus rassurant. Je crois que ce mode de démocratie est l’avenir, tout comme nos jeunes. Déçue que quelqu’un qui a un pouvoir médiatique comme vous ne croit plus en eux!

  17. christophe catherine

    Je ne comprend toujours pas.

    On diabolise la CLASSE , on les mets responsable de tout les maux mais toute les images montrent la police en train d’attaquer les étudiants et de les asperger de poivre, de même que les journalistes.

    Le gouvernement critique la violence mais demande a la police de frapper sur tout ce qui bouge.

    Le problème est que le gouvernement ne veut pas négocier et prendra tout les prétextes qu’il aura pour ca.

  18. Mathieu Bédard

    Je suis franchement déçu de votre billet Michelle. Tes positions de centre-droite économique sont connues, mais je m’attendais à plus de rigueur intellectuelle, à plus de recul. Vraiment déçu.

  19. Stef

    Charmante Michelle! Maintenant que tu as fait le tour de ça que n’est pas la clASSE, il me semble qu’un portrait de la démocratie directe serait intéressant, juste pour ne pas rester sur l’idée que la démocratie aux 4 ans comme on la connait n’est pas la seule avenue (et je ne dis pas que c le modèle à privilegier mais que c un modèle au moins aussi valide que la pseudo démocratie qui nous est offerte!!!)

  20. sylvain-beaudin

    Bonjour (ou bonsoir)Je n’ai pas suivi asiduemment le déroulement de cette manifestation, mais j’ai lu tout ce qui est ici, et par curiosité j’ai été voir le calendrier des événements de la classe pour cette hr ci…… »"Ce jeudi soir, soyons nombreux, soyons imposants et SUROUT pacifique. Car on ne veut pas d’un état policier, oh non, nous voulons un égalité social, un accès/droit à l’éducation illimité. »"
    http://www.bloquonslahausse.com/calendrier/…………..

  21. Renée Nolet

    Madame Blanc,

    Je vous ai lue plus nuancée, mieux documentée, plus critique et davantage capable de vous élever au-dessus de la mêlée. Le fonctionnement de la CLASSE peut paraître étrange, voire discutable, mais c’est le sien. Le porte-parole n’a pas le mandat d’un président et doit focaliser sur son rôle, uniquement son rôle, qui n’est pas celui de décider ni de négocier. Ce fait était établi bien avant que la Ministre ne commence à se vautrer dans son jeu ridicule de sémantique. Un minimum de lecture vous aurait permis de comprendre ce fonctionnement, certes complexe, lourd et inefficace, mais rigoureusement démocratique. Il peut déplaire, mais prêter de telles intentions au jeune GND est injuste et injustifiable. Vos commentaires me déçoivent et m’irritent. Je ne vous lirai plus de la même façon.

  22. Julie D.

    C’est facile de pointer du doigt la violence matérielle. C’est visible et très concret. C’est rassurant de pouvoir blâmer quelque chose de tangible.

    Par contre, il est plus difficile de parler d’une autre forme de violence qui est pourtant beaucoup plus malfaisante : la violence psychologique. Invisible et très abstraite. Mais qui marque profondément l’individu.

    C’est celle-ci qu’utilise Jean Charest lorsqu’il ignore les étudiants(pendant 10 semaines les étudiants qui ont manifestés très pacifiquement), les méprise (en rigolant à leur sujet, en les tabassant par les forces policières, en rejetant la CLASSE qui représente 50% des étudiants en grève) et restreint l’accessibilité à l’éducation pour les générations à venir. Les savoirs sont notre héritage culturel, notre bien commun. C’est ce qui fait notre humanité. Ce n’est pas une marchandise monnayable.

    Alors quand je pense à la vitrine éclatée de la succursale bancaire dont son président fait environ 2,3 millions en salaire annuel (sans compter les primes et les fonds de pensions) je trouve ça un peu platte, sans plus. Et c’est avec étonnement que je constate combien les gens s’en préoccupe, au point même d’en oublier complètement une violence beaucoup plus criante.

    Bravo Charest! Un autre tour de manipulation de réussi!

  23. France

    Julie D. …J’adore ton commentaire!

  24. Dave

    Bonjour Michelle,
    Je tiens à signifier mon désaccord avec votre billet. J’ai l’habitude de vous lire et je peux avancer sans douter que non seulement je crois que vous êtes une femme intelligente, mais je sais que vous l’êtes. Vous avez l’habitude d’être mieux documenté que ça. Votre billet ainsi que les mises à jour partent un peu dans toutes les directions, mais puisque vous avez étudié en politique, je crois que le concept de démocratie directe ne devrait pas vous échapper aussi facilement. La démocratie directe, ça implique que les décisions partent du bAs vers le haut, et non l’inverse. En conséquences, non seulement GND n’a pas l’autorité pour recommander aux membres de la classe de prendre position, mais ce sont plutôt les membres eux-mêmes, réunis en congrès chaque fin de semaine, qui mandatent GND. Il est inutile de répéter ce qui a déjà été dit, mais si même quelqu’un comme vous n’a pas compris ou peut-être pas fait l’effort de comprendre cela, quid de la majorité de la population?

    On vit actuellement un moment historique dont l’enjeu est littéralement évacué au profit de la personnalisation du débat. SVP ne tombez pas dans le panneau!

  25. Caro

    Et bien ce billet et les commentaires m’auront enfin permis d’en apprendre un peu plus sur le fonctionnement particulier de cette association. Merci de prendre le temps d’expliquer en termes clairs et succincts. Je crois que nos jeunes ont le courage de poursuivre leurs convictions, de mettre à l’épreuve leurs modes de fonctionnement … n’est ce pas que nous avons fait la même chose. Il est sain qu’ils tentent, qu’ils osent.

  26. François B

    Merci Julie D pour cet élan de lucidité. Ça manque atrocement dans les débats qui sont détournés vers la violence (perpétrée par des casseurs professionnels qui se placent en tête… En tout cas, c’est ce que le chef de police a fait valoir)et vers un jeune de 21 ans dont on conteste le statut et le mode de fonctionnement de l’association qu’il représente, prétexte idéal pour l’exclure. Tous réclament un dialogue, mais le gouvernement fait la sourde oreille parce que ça fait son affaire de détourner le débat des vrais enjeux et des vrais problèmes de gouvernance en général.

  27. Dimitri

    Bravo pour votre article, très informatif. De plus en plus, les choses se précisent ou je devrais dire se confirment car depuis le début, je sentais que le débat était autre que l’augmentation pour certains representants etudiants. Maintenant, après avoir écouté 93fm et lu tous les articles, c’est clair !

  28. caro

    C’est facile de condamner des gestes de violence quand on reste silencieux quand 200 000 personnes manifestent pacifiquement dans les rues de Montréal le même jour. Ça aurait dont été compliqué de s’asseoir avec les leaders dès le début et de discuter tout simplement. Pas nécessairement négocier, juste s’asseoir pour jaser.

    C’est clair que le gouvernement utilise les manifestations étudiantes pour se faire du capital politique en vue des prochaines élections. Si le gouvernement devait plier, qu’est-ce que les gens qui votent normalement pour le PLQ penseraient? Ils risqueraient de perdre leurs fidèles électeurs alors qu’ils ont un taux d’insatisfaction frôlant les 75%. C’est tellement plus simple pour eux d’attendre que la pression monte et que la bouteille éclate pour ainsi prouver aux gens qu’ils avaient raison de ne pas négocier avec des étudiants violents. Et même si la CLASSE condamnait explicitement les actes de violence, qu’est-ce que ça ferait? Même si je suis contre la violence, je dois quand même admettre qu’il y aura toujours quelques téméraires qui vont essayer de dépasser de plus en plus les limites.

    Qu’on soit pour ou contre la hausse, il faut bien admettre que jamais le gouvernement de Jean Charest n’a tenu tête aussi longtemps. Il doit bien y avoir une raison électorale dans tout ça.

    Moi aussi je suis déçue. Parce qu’au-delà de la casse, il y a de belles actions qui se font. À L’UQAM il y a des journaux qui sont publiés chaque semaine et qui permettent aux étudiants de pouvoir pratiquer ce qu’ils ont appris dans leur cours de journalisme et s’initier à la publication. L’autre jour, il y avait un espace de création ouvert à toute la population. En passant dans le coin de Concordia il y a un mois, il y avait un carnaval dans la rue. Ce sont toutes des initiatives qu’on ne parle jamais. On a beau être contre, il faut quand même souligner le travail accompli. Il n’y a pas que de la casse.

    Ensuite, pour en revenir aux accusations contre les associations étudiantes, laissez-moi vous dire que presque personne ne se présente pour être représentants et presque personne ne se présente dans les AG qui ne parlent pas de grève. Ça serait bien que les gens s’impliquent plus, qu’ils aient voter pour le gouvernement ou pour leur président d’association. J’espère que les gens vont avoir appris, avec les récents événements, l’importance de se prononcer et de voter.

  29. Christian Aubry

    Chère Michelle, ta vision conservatrice est quelque peu déconnectée de la réalité du monde actuel dans lequel des élites de moins en moins responsables s’accaparent de plus en plus de richesses, certes, mais soumis à un mouvement inverse et universel visant à ramener un peu d’ordre en brisant le désordre établi. Ce sera dur, ce sera tragique, je te l’accorde, mais cela arrivera.

    Personnellement, je trouve admirable la leçon de démocratie que la CLASSE a servie, la semaine dernière, au gouvernement du Québec. Celui-ci ne se serait sûrement pas gêné pour imposer à son peuple des décisions pour lesquelles il n’avait nullement été élu (tel que le Plan Nord, par exemple).

    La CLASSE respecte ses statuts et le principe de la démocratie directe. Après consultation de ses membres, ceux-ci ont démocratiquement élu un comité de négociation avec un mandat clair s’inscrivant dans des limites précises. Ainsi va la démocratie, opposée à l’oligarchie d’un gouvernement manipulateur, élu pour 5 ans par seulement 24% de la population qui, estime-t-il, lui a donné carte blanche. Ce qui est pour le moins injuste et très probablement faux.

    Enfin, je me permets de souligner une évidence qui aurait dû te sauter aux yeux. Ta description de l’anarchie aurait dû te rappeler certains principes inhérents aux technologies Internet et à ce Web 2.0 que tu aimes tant. Des acteurs intelligents et autonomes impliqués dans une organisation souple dont les éléments supérieurs servent et dynamisent la base. Le pouvoir à la périphérie, décentralisé.

    Malheureusement, le gouvernement ne partage pas ce point de vue et se livre ces jours-ci à une caricature non seulement stupide, mais abjecte car très visiblement manipulatrice. Je regrette qu’une personne au QI aussi astronomique que toi tombe dans le panneau.

  30. Jean-Francois

    Intéressant de voir la papesse du 2.0 critiquer une structure horizontale non-hiérarchique égalitaire basée sur la contribution égale de chaque membre :)

    Qui est responsable pour ce qui est écrit sur la page X, Y, Z ? Oh non! Anarchie!!

  31. Daniel Crête

    Moi ce que je retiens de toute cette crise, c’est l’incapacité et le manque d’aptitude du gouvernement à régler des crises. C’est pas les étudiants qui sont au pouvoir, ce sont les Libéraux. Hier, j’écoutais l’ancien ministre Jean Cournoyer dire à la radio que quand il y avait une crise à régler et qu’il avait réussi à asseoir toutes les parties à la même table, il ne laissait pas partir personne quite à les attacher à leur chaise (figure de style). C’est ce qu’aurait dû faire la ministre au lieu de jouer à la maitresse d’école. Ce gouvernement s’amuse à envenimer les choses davantage au lieu de les régler.

  32. Trilling Clémence

    un tiers des étudiants en grêve….gouvernement élu avec moins de 30% des voix qui se comporte en dictateur: la hausse des frais n’était pas dans leur programme….Représentativité????
    Michelle Blanc persiste et signe avec MAJ3….je note une pointe de jalousie envers des leaders étudiants intelligents, beaux et …jeunes. Ils peuvent donc se permettre d’avoir la tête et le coeur à la même place.
    Si cela vous dérange, les pertubations, désolé mais c’est le but. Personne n’a voulu la casse mais le but n’est pas non plus de déranger personne.

  33. Trilling Clémence

    Finalement, comment un gouvernement peut-il négocier avec une organisation désincarnée qui n’est responsable de rien?
    ou encore comment les étudiants peuvent discuter avec un gouvernement responsable de rien, surtout pas de la corruption de ses députés et de la violence de sa police…
    http://www.youtube.com/watch?v=agrbmgWe648&feature=share%27%2C%29

  34. Simon

    Je crois que la confusion vient notamment de la différence entre « anarchie » et « chaos » (je tiens ça de Normand Baillargeon). L’anarchie est un système qui est « anti-autorité », en ce sens qu’il ne reconnaît pas que l’État puisse prendre le monopole de certaines choses qu’on ne reconnaît pas au citoyen (ex: le droit de tuer, le droit de déclarer une grève illégale, le droit de récolter des impôts, etc.). Le chaos, c’est l’absence d’ordre social. Pour les étatistes, l’anarchie mène au chaos presque par définition, mais les principes anarchistes, notamment lorsqu’ils sont à une échelle micro (comme au sein d’un groupe de 100 000 personnes qui n’a pas à engager de police ou à offrir des services aux citoyens), et non à l’échelle de l’ensemble de la société, peut très bien fonctionner et ne pas mener au chaos. Ça ne veut pas dire que la CLASSE souhaite que la société entière soit anarchique.

  35. Josée Brunet

    Madame Blanc,

    Comme plusieurs vous l’ont mentionné, il y a beaucoup d’erreur dans vos affirmations. Cette crise se déroule tellement rapidement qu’elle peut être parfois difficile à suivre.

    Toutefois, je vous invite à vous informer davantage. Je vous recommande fortement cet autre point de vue de Michèle Ouimet dans La Presse de ce matin qui résume bien pourquoi GND n’avait pas,jusqu’à hier, condamné aussi fortement la violence. http://www.cyberpresse.ca/debats/chroniques/michele-ouimet/201204/26/01-4519416-le-mur.php

    Au fait, est-ce que l’on condamne tous les Libéraux d’être responsables la corruption?

    Et selon le raisonnement de plusieurs, une population qui a voté pour un gouvernement devrait se soumettre à toutes les décisions qu’il prend peu importe la rationnalité. C’est Monsieur Harper qui va être content.

  36. Claudine

    J’aime ton article, très informatif….le Gros Bon Sens.

  37. Philippe Wouters

    Donc Michelle,

    je comprends ton raisonnement, tu es responsable de tous les commentaires sur cette page web, Facebook est responsable de tous les propos tenus sur ses ses serveurs, Google est responsable de tous les sites Internet référencés sur ses serveurs….

    La logique ne fonctionne pas….

  38. Michelle Blanc

    Merci de vos nombreux commentaires

    Désolée d’avoir déçu certaines gens qui commentent ici. Ravie que cet humble billet ait à ce jour 69 twitt, 493 j’aime, 7 G+ et 5 partages LinkedIn. Faut croire que d’autres y voient de la pertinence. Par ailleurs, ce billet porte sur la Classe. Il ne porte pas sur Jean Charest et Pauline Marois qui tous deux tentent de se faire du capital électoraliste avec cette crise. Ce qui est tout à fait SCANDALEUX, d’un côté comme de l’autre. Il ne parle pas non plus de la CSN et de certains autres groupes d’intérêts qui sont derrière la CLASSE et qui tentent par tout les moyens de faire de cette grève étudiante « un printemps érable » et un mouvement qui serait « plus grand » que le simple fait de l’augmentation des frais de scolarité. Ils ont un intérêt tout autre à envenimer le débat et à déstabiliser le gouvernement. Par ailleurs, si vous lisez attentivement mon blogue, vous remarquerez sans doute que je suis rarement tendre avec les gouvernements et les partis, quels qu’ils soient, mais que je tente le plus possible dans mes analyses de rester apolitique (bien que je n’y arrive plus avec les conservateurs fédéraux sur qui j’ai « vargé » mainte fois).

    Contrairement à ce qui a été répété une couple de fois ici, je ne personnalise pas le débat. Le fait est que la CLASSE, organisation désincarnée, est représentée par un porte-parole et que ce porte-parole parle des deux côtés de la bouche. Je comprends par ailleurs que la CLASSE ait choisi une structure de démocratie ouverte et que cette structure engendre de nombreux types de problèmes dont l’un est le processus de prise de décision qui dans un contexte de crise, est d’une inefficacité flagrante. Je répète aussi que si la CLASSE fait la promo d’événements qui ne sont pas les siens sur son propre site web et que si ces événements tournent mal, ils ne peuvent par la suite se défendre que ce n’est pas eux qui en ont fait la promotion.

    Mon billet ne vise pas à résoudre « tous » les problèmes de la société et à faire une analyse causale qui de toute manière, remonterait à Adam et Ève. Oui mais la violence psychologique est du côté du gouvernement, oui mais les étudiants ne se sont pas assis à la table des négo lorsque c’était le temps, oui mais la police est violente, oui mais 160 manif en quelques mois ça les épuise, oui mais, oui mais, oui mais si nous n’avions pas eu la Révolution tranquille nous ne serions pas à discuter de frais de scolarité, oui mais si les Indiens avaient gagné nous ne serions pas en Amérique….

    À Philippe oui je suis responsable de tous les commentaires et non Facebook et Google ne sont pas responsables des contenus qui sont sur leurs plates-formes. Ce sont ceux qui les mettent ou les titulaires des pages qui le sont. Facebook et Google sont vus aux yeux de la loi dans la majeure partie du monde comme des ISP (Internet service provider) qui ne font que fournir les outils pour que les autres s’en servent. Je pense que ça pourrait vous éclairer.

    Finalement, je comprends que ce soit un débat émotif et que plusieurs s’emportent dans cette émotion. Je suis toutefois ravie de constater qu’ici, malgré que la majorité des commentaires soient contre mon point de vue, qu’il n’y a pas eu de débordement. Je vous en remercie…

  39. Michelle Blanc

    Ha autre point, comme je le mentionne dans ma 3e MAJ, il y a plus d’étudiants qui sont contre le grève (mais sans doute pour le gel des frais de scolarité) qu’il y a d’étudiants qui sont pour la grève. Les 2/3 des étudiants sont contre la grève. Je leur parle, je leur ai donné des conférences, ils sont mes voisins, j’ai été sur leurs campus (à McGill et à l’université Laval) et eux n’ont pas de « porte-parole » qui fait avancer leur point de vue…

  40. Christian Aubry

    > Il y a plus d’étudiants qui sont contre le grève (mais sans doute pour le gel des frais de scolarité) qu’il y a d’étudiants qui sont pour la grève.

    Bon point, Michelle. Il n’y a pas si longtemps, il y avait plus d’employés et de cadres contre les médias sociaux que d’employés et de cadres pour les médias sociaux. Que veux-tu ? Cela prend toujours des visionnaires :-)

    Ha, autres points.

    1) La Commission sur les frais de scolarité et l’accessibilité aux études Post-secondaires au Manitoba montre une autre voie (conservatrice) de gouvernance dans ce dossier: http://www.edu.gov.mb.ca/ael/docreports/ex_summary.fr.pdf

    2) Le véritable enjeu de société, et celui qui anime de nombreux membres de la CLASSE (dont ma fille de 19 ans), il faut bien l’admettre, ce n’est pas seulement le gel des frais de scolarité, c’est plutôt la gratuité scolaire (voir les conclusions de ce rapport de l’IREC: http://stream1.newswire.ca/media/2012/01/23/20120123_C6154_DOC_FR_9105.pdf).

    En laissant de côté cette avenue riche d’espoir pour certains et en imposant la hausse sans préparer l’opinion et sans table de concertation, avec une étude de maîtres et maîtresses d’école, le gouvernement recueille aujourd’hui ce qu’il a lui-même semé: l’incompréhension, le désordre et la souffrance. Désolé.

  41. P

    Mme Blanc je partage votre opinion et n’en reviens pas des endoctrinés qui vous disent d’aller faire vos devoir! Mais bon faut pas leur en vouloir la Classe n’est que le pantin des syndicats qui n’arrive pas à mobiliser leur propre troupe!

  42. Michelle Blanc

    via RT @Phlag
    @MichelleBlanc En réponse à la CLASSE http://www.supportonslahausse.com/

  43. Claude Lessard

    Michelle,

    J’ai eu une idée pour l’acronyme de la CRASSE :)

    «Coalition Rassembleuse des adultes scandalisés des scélérats d’étudiants»

  44. Vincent Godin-Filion

    Votre billet fait preuve d’un manque de compréhension flagrant de la structure politique de base de notre système. La négociation par représentant, c’est pas nouveau, et la responsabilisation d’un porte-parole fasse aux actions des individus qu’il représente est une idée odieuse! La CLASSE c’est des représentants démocratiques, ils sont porte-paroles de leurs membres. Non, ils ne sont pas responsables des actions des individus membres de leurs associations. Les individus sont responsables de leurs actes. Je ne saisie pas comment vous pouvez avoir une mineure en politique et ne pas être au fait d’informations aussi rudimentaires. À moins que vous ne soyez de mauvaise foi?

  45. Philippe Wouters

     » Facebook et Google sont vus aux yeux de la loi dans la majeure partie du monde comme des ISP (Internet service provider) qui ne font que fournir les outils pour que les autres s’en servent. Je pense que ça pourrait vous éclairer. »

    Pas tout le temps. Il n’y a d’ailleurs pas de cadre de loi bien défini à ce sujet.

  46. Les paradoxes de la CLASSE | Bienvenue! | %blog_URL%

    [...] Les paradoxes de la CLASSE [...]

  47. Catalina B

    Bonjour tout le monde! Bonjour Michelle! au risque de me glisser tard dans cet échange, je tenais simplement à commenter ta 3ième mise à jour à propos de la légitimité de représentation démocratique de la CLASSE =

    À titre de mise en perspective lorsqu’il est question de démocratie et de représentativité : Le gouvernement Charest a été élu en 2008 avec 42,08% des voix et un faible taux de participation de 57,33%. On peut donc conclure qu’un peu plus 75% de la population n’a PAS ÉLU ce gouvernement. Pour suivre ta logique, il serait légitime de demander de quelle représentativité le PLQ se réclame pour justifier leur entêtement et leur arrogance (mon opinion) dans le dossier de cette hausse. Toi et moi connaissons la réponse -car c’est ainsi que fonctionne notre démocratie – ils se réclament d’être au pouvoir. Tant qu’à moi, la CLASSE et l’ensemble des associations étudiantes jouissent du même pouvoir de représentation et d’une égale légitimité à l’échelle de la population étudiante.

  48. René

    Je suis d’accord avec Catalina B, si on regarde les chiffres des élections 2008, on se retrouve avec seulement 24% des Québécois, qui ont élu les libéraux. Mais c’est quand même eux qui nous représente, heureusement pour certains, malheureusement pour d’autres.

    Mais bon, je ne crois pas que miner la crédibilité, et la légitimité des regroupements étudiants, puisse faire avancé la cause de qui que ce soit.

    Je suis d’accord avec vous, que GND aurait pu prendre position contre la violence. Il est jeune vous savez, il apprend et à probablement peur d’être pris à contre pieds.
    La politique est un monde d’apparence nous le savons tous, personne ne regarde le problème, mais tous le monde s’attarde à ce qui l’entour. Vous n’avez qu’à voire les discourts présentement, on ne parle pas du fond du problème.
    On a déplacé le problème, maintenant on parle de la violence dans le conflit, la légitimité des regroupements étudiants, c’est maintenant ça le débat.
    Pour moi, c’est du tape à l’oeil, on redirige le débat, mais on ne parle pas du tout du fond du problème.

    Il faudrait recentralisé le débat, il me semble.
    1) Le gouvernement dit, qu’on doit haussé le coût de scolarité et le niveau de l’augmentation est élevé.
    2) Les étudiants disent, qu’il y a beaucoup de dépenses inutiles dans le domaine de l’éducation, et qu’on doit épurer les dépenses avant d’hausser les couts.

  49. Retour sur un conflit qui n’en finit plus | Le blogue de Pierre Duhamel

    [...] Michelle Blanc pose les bonnes questions sur le fonctionnement de la CLASSE. [...]

  50. Alain Duchesneau

    Faites attention tout le monde. La CLASSE, il se disent être un syndicat étudiant. C’est quoi un syndicat étudiant ?
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndicat_%C3%A9tudiant

    LIRE: Cette appellation n’a aucune valeur légale.
    Donc un syndicat étudiant, c’est une vue de l’esprit! Ça n’existe pas! Ces gens là nous mènent en bateau depuis maintenant 12 semaines.

  51. Simon

    Écrivain, entrepreneur, gestionnaire, président d’entreprise, artiste, auteur, scénariste, réalisateur… plein de concepts qui n’ont aucune valeur légale et qui ne sont pas des vues de l’esprit. Ce n’est pas avec des sophismes qu’on fait avancer la discussion.

  52. Alain Duchesneau

    Mon cher monsieur Simon, un écrivain est un écrivain parce qu’il écrit des livres qui sont publiés. Un scénariste est scénariste parce qu’il a appris son métier, son art, et qu’on fait appel à lui. Je ne vois pas en cela des vues de l’esprit.
    Supposons que dans ma rue, tous les résidents, on s’organise pour contrer la hausse des taxes. On est une grande rue, au moins 1000 résidents. On va voir le maire et on lui dit de baisser les taxes de tous les résidents de la ville. On s’appelle le Regroupement syndical des contribuables de la Ville. On a élu démocratiquement un porte-parole. Croyez-vous vraiment que pour ça, on ait un mandat clair et qu’on doivent écouter nos revendications parce qu’on bloque l’artère principale de la ville?

  53. Clémence Trilling

    Votre exemple est exellent!
    ce qui est important c’est de savoir pourquoi votre regroupement de citoyen fictif irait contrer cette hausse!
    imaginer que:
    - cette hausse soit abusive (plus du double)
    - qu’elle ne s’accompagne pas d’une augmentation de service
    -que votre maire soit corrompu
    - que d’autres options de meilleure gestion de l’argent public ne soit pas discutée…

    Dans ce cas oui, votre revendication seraient legitimes. Vous devriez être écouté!!!! si vous l’êtes pas, alors vous exercer des moyens de pression pacifique mais tout de même pertubateurs.C’est cette pertubation qui nous dérange, cela fait desordre, caprice etc…mais au dela des apparences, il faut écouter les revendications.

  54. Simon

    @ Alain

    Oui, je crois dans ce cas que vous devriez être écoutés. Cela dit, je ne disais pas que ces titres étaient des vues de l’esprit, je disais tout le contraire: que ce n’est pas le titre légal qui rend une chose existante ou non.

  55. Julie D.

    Excellente réplique!

    Je seconde Clémence

  56. Alain Duchesneau

    @ Clémence

    Si mon compte de taxe était gelé depuis 30 ans, et que c’est dans ma municipalité qu’il y avait le plus bas taux de taxe de la province, je me ferais une petite séance de réflexion personnelle et je comprendrais qu’il y ait un rattrapage à faire. Je comprendrais aussi pourquoi les rues de ma ville sont remplies de nid de poule.
    Bon, sur ce, bonne journée à tous!

  57. Clémence Trilling

    oui c’est cela…ce qui vous rends légitime c’est la revendication elle même. Le fait de bloquer la rue est un moyen pour se faire entendre et non une recherche de légitimité déja intrinsèque à la revendication!

  58. Simon

    Comme on dit, le problème, c’est que, suivant votre analogie, ce n’est pas la génération actuellement aux études qui n’a pas payé ses taxes, ce sont celles qui les précèdent. Ces mêmes générations qui « ne veulent pas qu’on leur refile la facture ».

  59. Trilling Clémence

    @alain duscheneau

    Je seconde @simon! dans votre exemple, il s’agit d’un seul et même individu!
    La logique du rattrapage est franchement limitée. Il faudrait que ceux qui ont eux une education plus acessible le fassent eux aussi. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a un moyen: l’impôt sur le revenu.
    L’équité entre générations est vraiment un faux argument! Ma grand-mere qui n’a eu le droit de vote qu’à 40 ans ne m’a jamais demandé d’y renoncer. Laissez vous donc être dérangé et dynamisé par cette jeunesse qui bouge et qui nous fait sortir de nos petites vies comfortables, de nos petits comptes de taxe!
    Je cite le devoir
    « C’est vraiment mal vieillir que de ne pas vouloir que les jeunes aient une meilleure vie que nous. Il faut toujours souhaiter que nos enfants nous dépassent »
    C’est ce que je souhaites pour les miens. Les nids de poule, si il y en a, c’est que l’argent déja existant est bien mal employé. Les problèmes réels soulevés sur les universités (et dans les autres institutions publiques) relevent bien plus de difficultés d’orientation stratégique, de vision, de gouvernance que financement pur et simple.

  60. Alain Duchesneau

    Comme dirait Jamil dans sa chanson :
    «Tu dis que si j’suis pas d’accord avec toi, c’est parce que j’ai pas compris…»

    @Clémence, bien sûr, simplement parce qu’on se met en groupe et qu’on revendique, c’est légitime. Bravo.

    @Simon, ne vous inquiétez pas comme ça, les générations précédentes font déjà leur part dans cette hausse de frais de scolarité, c’est eux qui paient la plus grande part de la hausse. Il me semble qu’après 12 semaines de grève, vous deviez être au courant, non?

    C’est moi ou il me semble que plus ça va, plus vos arguments sont faibles ? Ceci dit sans méchanceté.

  61. Simon

    @ Alain

    La hausse ne change rien à la part de ceux qui n’étudient plus, voyons donc. Elle ne concerne que les frais de scolarité, pas les impôts sur le revenu.

    Quant à la force des arguments, ça dépend de l’importance qu’on accorde à certaines valeurs et à d’autres. Votre commentaire, méchant ou non, était gratuit et m’apparaît comme un sophisme pour détourner la discussion de fond.

  62. Patrice

    @Alain,

    De votre commentaire:
    //@Simon, ne vous inquiétez pas comme ça, les générations précédentes font déjà leur part dans cette hausse de frais de scolarité, c’est eux qui paient la plus grande part de la hausse. Il me semble qu’après 12 semaines de grève, vous deviez être au courant, non?//

    Il me semble que votre raisonnement sonne faux. De quelle façon ils paient la plus grande part de la hausse? Vos arguments devraient être fondés. Ce serai vrai si une taxe spéciale ciblerait les personnes avec un diplôme académique. Or, ce n’est pas le cas.

    @Alain, insulter les gens en affirmant que les arguments sont faibles ne vous feront pas gagner le débat, au contraire.

  63. Alain Duchesneau

    Si je vous ai offensé, veuillez m’excuser. En même temps, dire que je fais dans le sophisme, c’est aussi très insultant, pour 2 raisons. 1) Supposer que je c’est mon intention de faire dans le sophisme, c’est me prêter une volonté malicieuse, ce qui n’est pas le cas et 2) c’est trop facile de répondre par des «vos propos sont fallacieux!», parce qu’il n’y a rien à répondre à ça.

    Pour ce qui est de mon raisonnement, il est basé sur une information que vous devriez tous connaitre. Si on vous a récuré le cerveau et bloqué votre sens critique dans vos manifestations nocturnes, ce n’est pas mon problème mais le vôtre. (ceci dit, je n’ai rien contre les manifestations, si elles sont pacifiques). Alors voici le document officiel du gouvernement:
    http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2011-2012/fr/documents/Education.pdf
    Page 17, point 2.0.
    Du 850 millions en argent neuf injecté dans les universités, plus de la moitié proviennent du gouvernement. Ça c’est nos taxes et impôt. On ne sait pas encore si ça va nous être pris sous forme de hausse des impôts ou taxes spéciales, mais si c’est pas le cas, on va réduire nécessairement dans d’autres programmes, et du coup, on va réduire des services.
    Et pour finir, affirmer qu’on augmente les frais de scolarité de 80%, ça à mon avis c’est trompeur. Parce que cette hausse serait étalée sur 7 ans. Et en général un BAC c’est 2 ou 3 ans. Si tu en prends 7 pour finir tes études, est-ce que tu mérites qu’on te fasse payer seulement 15 ou 17% des coûts? Pas sûr…
    Sur ce, je retourne travailler. J’ai des impôts à payer.

  64. Simon

    L’étudiant qui entre dans 7 ans paiera son année 82% de plus que la dernière année universitaire, laquelle est déjà 30% plus chère qu’en 2007.

    Mon cerveau est récuré, merci, j’en ai assez. C’est probablement aussi mon absence de sens critique qui me fait déduire que vous êtes malicieux ou de mauvaise foi en traitant mon cerveau de la sorte.

  65. Patrice

    @Alain,

    Ridicule de te lire.

    // »Pour ce qui est de mon raisonnement, il est basé sur une information que vous devriez tous connaitre ».//

    Eh bien! Moi aussi, mon raisonnement est basé sur des informations que tu devrais connaître, et pourtant je ne t’insulte pas. Tu dois comprendre que ta vision n’est pas forcément partagée par tout le monde, même si tu trouves ton jugement juste.

  66. Alain Duchesneau

    @Patrice
    Et quelles sont-elles ces informations?

    @MIchelle Blanc
    Désolé pour cette discussion qui semble s’éterniser…

  67. David Morin

    Bonjour Michelle,

    Gabriel Nadeau-Dubois n’est pas « le » porte-parole de la CLASSE. Il est co-porte-parole, avec Jeanne Reynolds.

    Détail important, mais je suis sur que vous saviez déjà tout ça…

  68. Saïvann Carignan

    Moi aussi je reste estomaqué par ce billet!

    GND transmet le message de son association, il n’est pas responsable du message véhiculé, mais il est responsable de le véhiculer.

    Les membres dirigent l’association de A à Z, donc chaque membre est individuellement responsable de ses actions.

    Le webmestre véhicule des informations sur des manifestations mais personne ne peut prédire leur tournure, donc il n’est pas complice.

    La CLASSE a voté démocratiquement des négociateurs, lesquels ont des mandats précis à accomplir. Ce sont des « employés » qui ont des comptes à rendre à leur association. Comme les porte-paroles.

    Besoin de plus d’explication? Moi j’ai immédiatement compris, sur la base de la logique la plus élémentaire. Et à l’inverse je ne comprend pas encore cette pseudo démocratie sous laquelle nous nous trouvons malgré des années tant elle est chaotique.

    La démocratie directe est une organisation fascinante. Extrêmement consensuelle et juste, et plus longue à mettre en oeuvre. C’est un peu comme.. réfléchir avant d’agir ;-)

  69. Christian Aubry

    @Saïvann qui a écrit: « je ne comprend pas encore cette pseudo démocratie sous laquelle nous nous trouvons malgré des années tant elle est chaotique. »

    Pour ma part, je crois que cette « pseudo-démocratie », comme vous dites, est une alternative apparemment pacifique à la guerre et à la destruction physique que les peuples, manoeuvrés par leurs élites, subissaient autrefois. C’est pourquoi elle véhicule encore de nombreux concepts et une organisation générale calqués sur la logique guerrière: des « troupes » qui « s’affrontent » pour « remporter des victoires » sur ces champs de « batailles électorales » que sont les comtés et les circonscriptions.

    La loi y est encore celle du plus fort, les perdants étant marginalisés, à peine autorisés à soumettre des doléances, rien n’indiquant toutefois qu’ils soient écoutés.

    La « vraie démocratie » reste une utopie qu’il nous appartient de bâtir. Elle est fondée non sur l’affrontement et la victoire unilatérale, mais sur la confrontation des idées, le dialogue, l’acceptation des contradictions, la négociation et l’élaboration patiente de solutions consensuelles, fermes mais fragiles. L’ONU est, en partie, une vraie démocratie, bien que le pouvoir extrême du Conseil de sécurité le dénature de façon cinglante.

    Au final, je pense que tout est question ici de culture et d’éducation. Pendant des millénaires, l’humanité a vécu sous le joug de la force, de la peur et de la destruction. Il lui faudrait rompre avec cette culture, mais cela prendra certainement pas mal de temps. probablement assez pour que l’irréparable se soit produit aux niveaux de l’environnement, du climat, des ressources naturelles et, par voie de conséquence directe, de l’économie et de la paix sociale.

    Ceci dit, il y a des raisons d’espérer car la crise majeure qui nous attend bouleversera toutes les cartes et forcera l’humanité à « basculer » en très peu de temps d’une culture de mort à une culture de survie… ou bien à disparaître, ce que nous ne souhaitons pas. C’est la raison pour laquelle les efforts, les souffrances et les prises de consciences actuelles ne sont pas vaines. Patience et lucidité vigilante font mieux que force ni que rage :-)