Gaping Void me fait rire souvent et là il frappe en plein dans le mille avec sa patente 2.0 (québécisme signifiant l’invention).
Puisque les gens d’InfoPresse véhiculent les lieux communs et présentent le Web 2.0 comme la panacée des médias sociaux, je me dis qu’un petit récapitulatif de ce qu’est le Web 2.0 est de mise. Le copain Étienne Denis qui est si gentil, posé et calme, pique une sainte colère à cet effet dans le blogue de l’AMM. Certes, les médias sociaux sont l’une des conséquences de ce que l’on appelle le Web 2.0 mais le Web 2.0 est autre chose. Pour moi, et pour plusieurs, ils sont plutôt encapsulés dans les sept critères énoncés par O’Reilley. J’en ai d’ailleurs déjà parlé en octobre 2005 dans mon billet Qu’est-ce que le web 2.0. J’en ai aussi parlé lors de l’événement de l’AMM de l’automne dernier et je remets en ligne la présentation PowerPoint Qu’est-ce que le Web 2.0(PDF). Je vous invite aussi à revisiter ma catégorie judicieusement intitulée Web 2.0!
Disclosure :
J’ai reçu un appel des gens d’Infopresse pour s’enquérir de ce qu’est le Web 2.0 (j’en discute tous les mois à Interlogiq), pour savoir si j’étais intéressé à être conférencier et pour savoir …
…qui pourraient être des gens intéressants à y présenter. Après avoir longuement discuté du sujet avec eux, je demande quels sont les cachets pour ce show. J’apprends que les conférenciers y vont gratos sauf pour une vedette internationale qui clôt la journée. Je révèle donc mes tarifs pour ce genre d’événement. On me fait savoir que c’est hors de question, mais je sais pertinemment bien que ces journées sont particulièrement courues des grosses boîtes de pubs et de productions Web de la métropole. Il est donc pertinent d’y être vu une fois de temps à autre pour soigner son marketing personnel (après ce billet je peux dire adieu à une autre invitation). J’accepte donc d’y aller gratos. Mais voilà qu’on me rappelle pour me demander d’animer une table ronde et pour définir ce qu’est le Web 2.0 en cinq minutes. J’explique alors que de définir le Web 2.0 en cinq minutes est illusoire et que je ne suis pas du genre à répéter les lieux communs et à présenter le Web 2.0 comme la panacée des médias sociaux. Je n’ai donc plus de nouvelles de l’événement!
Pour votre info cette journée qui affiche complet se vend pourtant $290/personne dans une salle pouvant compter facilement de 3 à 400 personnes. On parle donc d’un revenu brut entre $88 500 et $118 000. C’est donc plutôt lucratif pour une journée organisée plusieurs fois par mois, par une entreprise qui n’a pas à payer de conférenciers! Peut-être est-ce ça la source des insatisfactions? Dans tous les cas, c’est la source de ma frustration personnelle.
Nous sommes toujours ouverts à des commentaires qui nous permettent d’améliorer la qualité de nos produits. Pour une journée future, il nous fera plaisir de discuter avec quiconque dans le milieu sera intéressé à mieux approfondir le concept du Web 2.0, auquel nous consacrions cette semaine notre première journée, et sur lequel nous allons sûrement revenir.
Je crois tout de même important de rectifier les affirmations contenues sour la mention « disclosure »: nous avons échangé des idées avec Michel Leblanc, de la même façon que nous consultons, pour tous les thèmes que nous traitons, des joueurs éclairés dans le milieu. Mais c’est tout.
Chère Marie-Claude, c’est justement le « mais c’est tout » qui est blessant…
Cher Michel, je ne sais si tu es d’accord, mais la qualité des conférences est souvent inversement proportionnelle au prix demandé: plus c’est cher et moins c’est bon. Pour preuve, nous t’avons invité dans la maîtrise en commerce électronique et, que je sache, pas une piastre. En revanche, les étudiants sont encore sous le choc. Bel exemple non…
Vincent Gautrais.
Cré Vincent,
Pour vous autres ce sera gratis tout le temps. J’aime quelquefois donner de mon temps à des OSBL, des organismes à vocations éducatives et surtout à mon Alma Mater. Je suis ravi que les étudiants de la M.Sc. aient apprécié et c’était drôlement réciproque. Mais « donner de son temps » à une entreprise commerciale qui fait les gros sous avec le jus de cerveau des autres, je ne suis pas certain d’approuver. Il faut bien que je paye le loyer…
Gratos? Je suis surpris. Je pensais que ce genre d’événement était lucratif pour tous. À moins que ce soit des conférences où les profits sont remis à des organisations charitables?
Je dois être trop naïf ou trop jeune pour comprendre.
De plus, vous avez eu la décence de me payer un sacré bon repas après. Ce n’était donc pas totalement gratuit. D’ailleurs, le poster de ma face plus gros que le naturel a fait toute une impression sur mon épouse. Ça vaut de l’or!
Merci pour tes bons mots…
Shel Israel, la vedette internationale qui a clôt la journée, m’a affirmé avoir fait la conférence d’Infopresse gratuitement, seulement en échange de ses coûts (avion, hôtel, etc).
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