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Le mythe de la « neutralité journalistique » et pourquoi ça a toujours été une création de l’esprit

Je viens tout juste de me « pogner » sur LinkedIn avec un journaliste à propos de mon statut :

Aux chroniqueurs et journalistes, vous devez chercher à comprendre, valoriser les points de vue différents, mais juger, prendre des positions, dévaloriser et stigmatiser a des conséquences sociales dont vous êtes responsables…

Avant de reproduire ici le débat, j’aimerais expliquer pourquoi la « neutralité journalistique » ça a toujours été une création de l’esprit et de la bullshit. Prenons les deux exemples de titre :

Israël avance sur le Liban et Le Liban envahit par Israël. À première vue, les deux titres sont équivalents. Mais en y regardant de plus près, le premier titre peut laisser supposé qu’Israël répond à une agression tandis que le deuxième, qu’Israël est l’agresseur.

Prenons aussi cet autre exemple d’un verre qui contient 50% d’eau. Un journaliste pourra dire que le verre est à moitié plein ou qu’il est à moitié vide. L’un sera optimiste et l’autre pessimiste. Pourtant, les deux journalistes qui feraient ces tournures de phrases se réclameraient de la neutralité journalistique. Vous comprenez donc qu’on ne peut réellement jamais prétendre à cette neutralité et qu’à chaque ligne d’un texte, consciemment ou inconsciemment, l’information qui nous est présentée est souvent biaisée strictement dans la formule qui sera utilisée même, si objectivement, le verre contient 50% d’eau.

Voici donc le débat avec le journaliste :

Luc Archambault

Je crois, madame, que vous faites erreur, en mélangeant les rôles de journaliste et de chroniqueur. Un journaliste doit rapporter les faits, aussi objectivement que possible, soit. Mais un chroniqueur se doit de prendre position, de donner son opinion personnelle. C’est sur la force de son argumentation qu’il est jugé. Si sa pertinence est vague ou irresponsable, c’est au public à s’en plaindre et à l’équipe éditoriale de le rappeler à l’ordre, voire de le congédier. Il est trop facile de blâmer les « médias » pour les excès de violence. Il est beaucoup plus facile de pointer du doigt les Cassandres de ce monde plutôt que ceux à qui profitent la montée de cette violence, ie les politiciens, les magnats de l’information, les fabricants d’arme, les histrions de la sécurité mur-à-mur, et tous ceux qui veulent brimer la liberté d’expression. Si les fous furieux passent au travers des mailles du système limitant l’acquisition d’armes, peut-être faudrait-il revoir ce système… et non dénoncer en coup d’épée dans l’eau ceux qui s’attaquent à la médiocrité ambiante. Je suis parfaitement conscient que le milieu médiatique comporte son lot d’imbéciles, mais de là à proposer un bâillon sur la libre expression, c’est de la folie pure…

Michelle Blanc

Luc Archambault un verre a 50% d’eau. Ceci est un fait. Maintenant si le journaliste dit qu’il est à moitié plein, déjà c’est une prise de position éditoriale basée sur un fait. La soi-disant « neutralité journalistique » est commode pour faire oublier les biais éditoriaux qui pullulent dans les médias et les préjugés qu’ils alimentent. À titre d’exemple, l’article http://www.journaldemontreal.com/2017/01/25/la-saaq-interdit-a-des-employes-de-dire-monsieur-ou-madame présente en sous-titre, une plainte sur 22 millions. Dans les faits, il y a eu une plainte à St-Hyacinthe donc le nombre de plaintes de St-Hyacinthe devrait être mis en relation. Or on prend plutôt le nombre de plaintes provinciales et on la met en sous-titre. Par ailleurs, on associe l’idée « qu’un individu » se fait dire « monsieur » et que la SAAQ va désormais interdire de dire monsieur et madame pour toute la population du Québec. Or, on ne mentionne pas que l’individu s’est fait dire monsieur 3 fois et que la troisième fois, elle a exigé des excuses. « L’individu » n’a jamais exigé qu’on cesse de dire « monsieur madame » à la grandeur du Québec et elle c’était fait mépriser par le préposé de la SAAQ. Prenant pour du « cash » les affirmations du JdeM (qui ont été démentis par la SAAQ) tous les chroniqueurs du même journal et de plusieurs autres ont monté en mousse que les trans exagéraient en faisant des demandes sans cesse qui sont plus loufoques les unes que les autres. Il me semble que c’est là même l’exemple d’un média qui « rapporte les faits » en jouant avec en tabarnak…

Luc Archambault

La première victime de tout fasciste est justement cette ‘liberté d’expression’ celle sur laquelle vous crachez si allègrement… et bien cette même liberté vous permet (ainsi qu’à moi) de postillonner un lot de bêtises qui ne devraient sûrement pas exister dans l’arène publique, mais réseaux sociaux obligent… la démocratie en marche vers le nivellement par le bas, au lieu de s’élever vers un monde meilleur. C’est sûrement pour cette raison que David Goldberger, un avocat de l’ACLU (American Civil Liberties Union), a défendu un groupe de néonazis dans la cause « National Socialist Party v. Skokie (1977) »… pas pour les idéaux de ces fascistes, mais bien pour la seule liberté d’expression.

Michelle Blanc

Luc Archambaultà quel endroit déjà ai-je demandé « un bâillon sur la libre expression » ???

Luc Archambault

Michelle Blanc Pour vous, le Journal de Montréal est un exemple à suivre en terme de journalisme? Une feuille de chou qui se vautre dans les nouvelles de chiens écrasés et de porte-voix de l’empire Péladeau, c’est du sérieux à vos yeux? Ben bravo. La discussion est close. Aussi bien prendre les nouvelles de V au même titre que celles de PBS. Ou considérer que les articles du Der Stürmer ou du Völkischer Beobachter étaient à prendre pour du cash.

Michelle Blanc

Luc Archambault j’aurais pu citer d’autres médias, mais bon, vous avez vos propres perceptions dont celle que je demande « un bâillon sur la libre expression »…

P.S. Un des livres que je garde précieusement et qui décortique admirablement bien cette « bullshit » est :
MacLean, Eleanor, Between the lines, How to detect bias and propaganda in the news and everyday life. Publ. Deveric Development Education. (1981) ISBN 0-9690919-0-7

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Droit et Internet Edito sans question

La Classé, Rima Elkouri et comment détruire le mythe de la perturbation

Dans son article de LaPresse Le festival du faux débat, Rima Elkouri parle du mythe de la Classé.

Quant à la CLASSE, elle a beau avoir refusé de rencontrer Gilbert Rozon (elle l’accuse d’ingérence, de mener une campagne de salissage et considère que le seul interlocuteur devrait être le gouvernement), cela ne la rend pas coupable par association. Le gouvernement a présenté comme une menace la malheureuse phrase montée en épingle «on va vous l’organiser, votre Grand Prix», lancée par un représentant de la CLASSE lors de négociations très tendues avec la ministre Michelle Courchesne. Gabriel Nadeau-Dubois reconnaît qu’il s’agissait d’une déclaration maladroite dans un contexte où les esprits s’échauffaient de part et d’autre. «Une erreur», il l’admet. Mais pas une menace. Sauf peut-être aux yeux de ceux qui ont intérêt à y voir une menace.
Gabriel Nadeau-Dubois a clairement dit qu’aucune perturbation des festivals n’était prévue. Il a aussi clairement dénoncé les menaces dont a été victime Gilbert Rozon dans les médias sociaux. Il a répété que l’intention de la CLASSE est de demeurer visible et d’informer les gens et non de mettre en péril la participation ou la sécurité de quiconque. Que veut-on de plus? Que la CLASSE dénonce les orages violents qui pourraient perturber les festivals?

Oui vous avez raison madame Elkouri la Classé n’est pas responsable des violences qui surgissent dans certaines manifestations. Gabriel Nadeau-Dubois n’est qu’un porte-parole. Il n’est pas la Classé et il n’est pas responsable des agissements de ses membres. Oui monsieur Gabriel Nadeau-Dubois et la CLASSE ne veulent qu’ “informer les gens et non mettre en péril la participation ou la sécurité de quiconque”.

Fast Forward ou comment grâce à la CLASSE je ne peux prédire les “perturbations (voire les violence)” des jours à venir à Montréal.
La CLASSE n’est responsable de rien. Elle ne l’a jamais été. Elle n’est pas non plus responsable de sa page Calendrier des événements sur son site. Elle le dit d’ailleurs clairement dans son paragraphe:

Pour ajouter un événement au calendrier, veuillez faire parvenir les informations essentielles (nom de l’événement, date, heure, lieu, courte description) à l’adresse courriel webmestre@asse-solidarite.qc.ca
Ce calendrier est une plate-forme ouverte servant à publiciser l’ensemble des événements organisés dans le cadre de la lutte étudiante. Les événements et les propos tenus sur ce calendrier ne sont pas nécessairement appuyés par le CLASSE.

Dans cette logique de non-responsabilité d’événements dont on fait la promotion, elle n’est pas non plus responsable des événements suivants:

Action locale: Perturbons le cocktail d’ouverture du Grand Prix!
Créé par julien.royal@gmail.com
Du 4 au 10 juin multiplions les interventions. Partout où ils iront, nous y serons ! Les manifs nocturnes iront déranger cette élite crasse, tous les soirs dans l’ouest du centre-ville. Pour débuter leur semaine d’activités, ils s’offrent un banquet où le billet pour partager une table avec un pilote coûte 25 000 $ ! Faisons de leur soirée « de prestige, de faste et de plaisir » notre « Grand Soir »!
(…)
La CLAC répond à l’appel des mouvements de contestation étudiants et participera à une semaine de perturbation économique pour promouvoir la grève sociale.
Fuck le Grand prix !

Action locale: Manif – Action féministe : Cassons leur party
Dans le cadre du Grand prix du Canada, allons cassons le party des clients de l’industrie du sexe!
Rendez-vous à 17h au Square-Philips (métro McGill) le samedi 9 juin pour perturber l’hôtel Sheraton, une des cibles privilégiées de ces crosseurs internationaux.
(…)
Cet appel à la perturbation est lancé par des féministes radicales montréalaises et des pro-féministes.

Action locale: Manif-Action Contre le Grand prix… des frais de scolarité
dim., 10 juin, 10:30 – 12:00
Lieu Quai de la ligne jaune au métro Berri-UQAM

Créé par julien.royal@gmail.com
Description Consigne importante: Ne montez pas dans le train avant le signal.
Action locale: Manifestation contre la Conférence de Montréal / Demonstration against the Conference of Montreal
lun., 11 juin, 08:30 – 11:30
Lieu Hilton Montréal Bonaventure
plan
Agenda Actions et événements à venir
Créé par julien.royal@gmail.com

Du 11 au 14 juin, Montréal sera l’hôte de la Conférence de Montréal sur le Forum économique international des Amériques. Organisé par la famille la plus puissante du Canada, la famille Desmarais et Power Corporation, ainsi que plusieurs autres élites, la conférence réunira près de 150 conférenciers de partout a travers le monde, représentant les banquiers, industriels, dirigeants d’entreprise, politiciens, recteurs universitaires, des fondateurs d’organisations internationales, et également la sommité des médias.. Il devrait y avoir environ 3000 participants et invités.

Julien Royal est membre de la CLASSE et a pose sa candidature au poste de Secrétaire à l’information de l’ASSÉ. Mais la CLASSE n’est pas responsable de l’association qui l’a fondé (l’ASSÉ) et elle n’est pas non plus responsable des membres de son executif.
La nouvelle porte parole de la CLASSE, Camille Robert, est aussi membre de la CLAC (Convergence des luttes anti-capitalistes). Ce n’est pas de la faute à la CLASSE si elle choisit une personne qui est aussi membre du groupe radical CLAC comme porte-parole et si elle fait la promotion des événements perturbateurs de la CLAC sur son propre site web. La CLASSE ni tout évéeànement perturbateurs, elle ne fait que de l’information. Associer la CLASSE à ses membres, aux organisations qui font la promotion de perturbations ou aux perturbations elles-mêmes n’est que de la démagogie et participe à la création d’un mythe. Par ailleurs, Gilbert Rozon et les organisateurs d’événements à Montréal souffrent sans doute de paranoïa, tout comme le maire de Montréal et son service de police.

(Vous pouvez sans doute lire entre les lignes une pointe d’ironie, mais la CLASSE n’est pas responsable non plus de l’ironie des autres, de ses membres ou des groupes extrémistes qui peuvent y être accidentellement associés. Je ne suis pas non plus responsable des contenus qui sont publiés dans ce blogue, de ce billet et des commentaires qui peuvent s’y ajouter. Tout ce qui est écrit ici n’a que l’objectif d’informer pacifiquement les camarades et la population en général. )

MAJ

Madame Camille Robert n’est pas une anarchiste, ni membre du L’Union Cummuniste Libertaire même si elle se présente ainsi lors du Salon du livre anarchiste de Montréal ou dans un article qu’elle signe pour l’ASSÉ. La présenter comme une anarchiste, une communiste ou une libertaire ne serait que propager vilement un mythe…

L’aliénation salariée : pour une critique anarchiste du travail (fr.)
13h-14h45, dimanche 22 mai
Salle 123 au CEDA

Le travail salarié n’a pas toujours été ; s’il apparaît aujourd’hui comme la seule manière d’exister, c’est qu’il a d’abord été instauré par la violence et la répression. Alors qu’il était dévalorisé dans pratiquement toutes les sociétés avant le 19e siècle, le travail s’est imposé en bouleversant toutes les formes de liens sociaux et de solidarités pré-capitalistes au nom du profit. Cet atelier retrace le parcours historique du travail salarié en examinant le cas plus spécifique du Québec.

Camille Robert, étudiante en Histoire, membre de l’Union Communiste Libertaire, militante du mouvement étudiant et syndical.

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Le mythe de « tout le monde a une voix sur les médias sociaux »

L’un des mythes qui me fait le plus rire est celui véhiculé par certains médias qui veut que « tout le monde ait une voix sur les médias sociaux » et que le discours en soit donc amoindri, disparate et donc sans importance si on le compare à la voix d’un illustre journaliste qui lui est drapé du sacro-saint code d’éthique journalistique.

Il est certainement vrai que l’avènement du web 2.0 permet entre autres à tous de s’exprimer sur le web sans avoir besoin d’un cours de génie informatique pour ce faire. D’ailleurs, j’ai souvent donné l’exemple de Thomas Martin qui à 9 ans avait déjà deux blogues (il a beaucoup grandi depuis). Par contre tous ne sont certainement pas égaux sur le Web et bien que tous aient la potentialité d’avoir une voix, beaucoup de ces voix font partie du web invisible. Par ailleurs, même les différents réseaux sociaux ne sont pas tous égaux entre eux. Certains ont plus de portée, d’impact et ils ont tous des mécanismes inhérents qui facilitent (ou non) la dilution ou la promotion des contenus qui y sont déposés. D’ailleurs, dans un autre billet, Et si le web 2.0 faisait faillite? Et si la pub chiait dans son froc? Je citais le pote Martin Lessard à propos de la soi-disant dilution des contenus sur le web.

Le problème de la dilution de l’information sur les nombreux flux a été expliqué de nombreuses fois plus intelligemment que moi par Martin Lessard, notamment dans son billet Johnny Haliday le cheval de Troie de Twitter

« Percolation de la qualité
Bien sûr, il reste à trier le bon grain de l’ivraie. Dans ce cas, les RT (« ReTweet », retransmission), autre convention, avant le nom d’un usager, qui indique que l’on a tout simplement retransmis (recopié) ce que la personne a écrit précédemment, est une façon de repérer les informations « importantes » (une forme d’éditorialisation a posteriori).
Un RT acquiert souvent l’aura d’une information « validée » (non pas au sens de vérité, mais au sens d’approuvé par son réseau) –tout le travail restant consiste à se monter un réseau fiable, on s’en reparler une autre fois — d’ici là, relisez le chapitre 3, Comment le carnet Web stimule la qualité, du célèbre billet de Sébastien Paquet… »

Concernant la portée, le nombre de Followers, abonnées, retweet, mentions ou commentaires, hyperliens externes dans les moteurs de recherches et bien d’autres facteurs encore contribueront (ou non) à l’impact, la rediffusion (notamment dans les médias de masse) et la capacité de faire passer un message sur les médias sociaux. Ce n’est pas parce que vous avez un compte twitter, un profil Facebook, un page YouTube, Google+, un blogue, un pseudo sur un forum ou un profil LinkedIn (ou autre) que ce que vous partagerez changera la société et ses perceptions. S’il n’y a que votre maman qui vous lit (quoique c’est déjà une bonne cote de confiance), votre manifestation pro ou contre « whatever » risque de passer dans le beurre.

Par ailleurs, ce n’est pas parce que 10 personnes vous twitte que vous êtes un dieu ou un imbécile et que vous voyez chacun de ces twitts, que ça changera votre vie. Par contre si c’est Oprah, Justin Bieber ou Lady Gaga qui le fait, attendez-vous à avoir bien des journalistes à votre porte la journée même…

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Les textos, twitts et le Web causent des problèmes d’orthographe aux jeunes, destruction de mythes tenaces

C’est grâce à une de mes lectrice avisée, que j’ai pris connaissance d’une allocution de monsieur David Crystal, l’un des plus éminents linguistes de la planète, qui détruit le mythe persistant que les sms, les twitts et l’écriture Web, diminuent les capacités littéraires et nuisent à la bonne orthographe des jeunes (bien que monsieur Crystal soit anglophone, ces observations valent certainement aussi pour le Français). Ces arguments sont :

  • Mythe 1 Les messages textes et twitter sont remplis d’abréviations. En fait, seulement 10% du contenu des messages sont des abréviations. D’ailleurs, 80% des messages textes sur le Web ne sont pas entre adolescents, mais plutôt entre adultes.
  • Mythe 2 Les nouvelles abréviations sont un langage codé d’adolescents. La plupart des abréviations utilisées dans les messages textes et twitter ont plus de cent ans d’existence. Par exemple, « C U Later » (pour à bientôt) était déjà utilisé par Lewis Caroll à l’époque victorienne. À cette époque, ils jouaient le soir à se divertir en faisant des jeux de mots abrégés. La reine Victoria elle-même utilisait ces abréviations.
  • Mythe 3 Les ados font disparaître des lettres dans l’orthographe de mots parce que simplement ils ne savent pas écrire. Les ados répondent parce que ça peut sauver de l’argent de texter avec moins de lettres, parce que c’est plus pratique et parce que c’est cool. La réflexion est donc que si vous enlevez des lettres parce que c’est cool, vous savez donc que vous enlevez ces lettres. Vous ne serez pas cool si vous ne savez pas le code. Donc vous savez de facto « le code ». En fait, ça prouve aussi que les meilleurs « texteurs » sont aussi des champions de l’autographe. Plusieurs recherches démontrent d’ailleurs que plus vous textez et plus vous commencez à texter jeune, pour votre niveau de littératie sera grand. Parce que souvent les adultes (et les parents) oublient que d’utiliser Twitter, les SMS et le Web, dans le fond ce qu’on fait est de lire et d’écrire.
  • Mythe 4 Les jeunes sont tellement inconscients de leurs erreurs d’orthographes lorsqu’ils écrivent les textos, qu’ils reproduisent ces erreurs dans leurs textes scolaires. Lorsqu’on demande aux professeurs s »’ils retrouvent ces abréviations dans les travaux de leurs étudiants, ils confirment que ce n’est pas le cas et si on le demande aux étudiants eux-mêmes, ils croient que vous blaguez ou que vous n’êtes pas sérieux.

Voici le message de l’une de mes lectrices (son nom est caviardé pour protéger son identité)

Mythes: twitter, texter a des effets pervers sur la qualité de la langue

Bonjour,

Bel et bien des mythes. Un linguiste britannique le démontre et si le sujet vous intéresse, voici une vidéo YouTube dans laquelle il explique (31 minutes).

David Crystal – Texts and Tweets: myths and realities

Il parle pour la langue anglaise. Mais j’ai tendance à penser que cela s’applique aussi au français. Je dis souvent que mes fils (16, 13 et 10 ans) sont tri ou quadrilingues : français, anglais, serbo-croate (pour mon plus grand) et… Twitt/Text. Ils en savent bien plus sur l’adjectif « K10 » que je ne l’aurais imaginé…

Toujours un plaisir de vous lire (ou vous voir dans les médias),

(caviardé)

PS: Je découvre une nouvelle photo de vous sur votre blog. Vous êtes s.u.p.e.r.b.e. !

L’allocution de monsieur David Crystal sur Youtube

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Qu’est-ce qu’un blogue et destruction de quelques mythes à son propos

Hier j’étais l’invitée d’Isabelle Maréchal au 98.5FM pour parler de blogues. J’y ai détruit certains mythes tenaces en plus d’expliquer ce qu’est un blogue. Je vous invite à écouter cette entrevue 17 :21 min (MP3). Pour en savoir plus sur le sujet du blogue, visitez ma catégorie Blogue, Blogue d’affaires, téléchargez mon chapitre Bloguer pour vendre (PDF) du livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires ou encore, visitez le copain Étienne Chabot qui écrit le très bon billet 5 types de billets pour un blogue en santé.
Je parle aussi de Yulblog (sur Facebook), de Yulbiz (sur Facebook), de Technorati, de Google blogsearch et de Toutlemondeenblogue.

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Les 10 mythes des médias sociaux

Dans le iMediaConnection d’aujourd’hui, l’article Top 10 social media misconceptions, brise certains des mythes qui entourent les médias sociaux. Je vous suggère fortement d’aller lire l’article, mais aux fins de mon propre archivage, voici une traduction libre, et adaptée, de ces 10 mythes, avec mes commentaires personnels.

Une campagne médias sociaux doit s’attaquer à Facebook et MySpace.

  • Il ne faut pas oublier que ce ne sont pas les 2 seuls sites de médias sociaux et que de grands groupes sociodémographiques n’y vont tout simplement pas. Ils utilisent plutôt Hi5, Orkut ou autre chose. Il y a aussi des sites comme Flickr, YouTube ou Dailymotion (le YouTube Français) qui doivent être considérés.

Les médias sociaux produisent du trafic de piètre qualité.

  • Si tel est le cas, c’est que le public cible a mal été défini et rejoint.

Vous pouvez réutiliser des contenus déjà existants (comme les communiqués de presse) pour garnir vos contenus médias-sociaux

  • Vous devriez plutôt adapter vos contenus spécifiquement pour le public cible que vous voulez atteindre. D’ailleurs, il existe aussi des communiqués de presse optimisés pour les engins de recherches. C’est l’une des nouvelles armes des spécialistes du référencement (comme moi par exemple).

Afin de se faire taguer dans un site comme Digg ou Delicious ou Wikio (pour le marché francophone) il faut amadouer les utilisateurs intensifs

  • De se faire identifier comme un expert dans votre champ d’activité n’arrive pas du jour au lendemain. Soyez patient, pertinent et travaillez vos contenus et le miracle se produira.

Arriver sur la première page de Digg ou Wikio (pour le marché francophone) prend beaucoup de chance.

  • Si vous votez pour les autres, si vous faites partie d’une communauté comme Yulbiz, Yulblog, Girl Power 3.0 ou autre, si vous commentez souvent sur les blogues des autres, vous augmentez vos chances qu’on vote pour vous un de ces jours…

Il est possible d’arriver à contrôler toutes les activités de votre marque sur tous les médias sociaux.

  • D’être efficace, pertinent et réaliste quant aux médias sociaux, requiert d’accepter une perte de contrôle de votre image de marque. Il est évident que l’on ne sera pas toujours d’accord avec vous et qu’on va parler de vous en positif et en négatif. Voyez cela comme un focus group en temps réel, que vous ne payez pas

toutes les marques peuvent bénéficier de l’optimisation des médias sociaux (SMO, Social Media Optimization)

  • Comme dans toutes activités d’affaires Web, le pourquoi est plus important que le quoi. Ayez un objectif d’affaires clair et soyez certain de pouvoir offrir des informations pertinentes, pratiques et utiles ou un divertissement intéressant, sinon peu de gens feront l’effort de lire ce que vous avez à dire

mesurer l’impact des médias sociaux est impossible.

  • Les outils de mesures statistiques peuvent très facilement monitorer le trafic qui vous vient de vos présences médias sociaux.

L’optimisation des médias sociaux et le référencement sont distincts et séparés

  • Le référencement et l’optimisation des médias sociaux vont de pair. Vous pourrez mesurer les clics qui viennent de vos présences médias sociaux et ils pourront augmenter vos hyperliens externes qui à leur tour, améliorent votre positionnement dans les moteurs de recherches. Les médias sociaux sont donc une tactique de plus dans l’arsenal efficace d’une stratégie Web plus globale.

Le point 10 n’existe pas mais c’est plus facile d’être repéré et hyperlié à l’externe avec une liste de 10 éléments qu’avec une liste de 9.

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Blogue Blogues d'affaires Commerce électronique : articles Commerce électronique: mythes Marketing Internet Stratégies de commerce électronique

Blogues d’entreprises, mythes et réalités

De plus en plus souvent, je suis invité à titre de consultant ou de conférencier, pour expliquer ce qu’est l’utilisation des blogues dans un contexte d’entreprise. Invariablement, je sens que mes interlocuteurs saisissent la portée marketing indéniable du médium tout en craignant l’ouverture et les possibles retombés négatives que ce genre de communication bidirectionnelle peut engendrer. J’essaierais ici de démonter les possibles bienfaits d’une telle utilisation technologique, tout en répondant aux craintes qu’elles soulèvent.

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