Retour sur le webothon Haiti

Ce billet est une reproduction intégrale de Retour sur le webothon Haïti publié chez Fontaine de pierres par Sacha Declomesnil et il est republié ici avec la permission de l’auteur que je remercie pour sa pespicacité.

Le dimanche 21 février se tenait le webothon Haiti, un évènement organisé par Michelle Blancen vue de venir en aide à Haiti et de parler de médias sociaux dans la sphère humanitaire.

Le résumé de l’opération, les capsules vidéo et le programme complet se trouvent ici.

Le webothon était une première à plusieurs niveaux et une innovation remarquable dans le domaine de la philanthropie 2.0. J’ai donc voulu en savoir plus sur les attentes et les résultats des principaux intéressés. J’ai interrogé certains des participant que je connaissais. Leurs réponses m’incitent à penser que nous verrons avant longtemps d’autres webothon pour d’autres causes.
D’abord et avant tout, contrairement à ce que le nom de webothon avait pu me laisser penser, il ne s’agissait absolument pas d’un téléthon sur le web. Comme me le précisait Michelle au téléphone, l’idée n’était pas de se péter les bretelles sur les montants donnés, ni de jouer à battre des records de donations… ce que j’ai effectivement toujours trouvé assez malsain à la télé. Par ailleurs, le webothon était entièrement bénévole, aucun participant n’a été rémunéré, et aucun argent n’a transité par eux: les dons étaient directement redirigés vers les via http://haiti.guignoleeduweb.org/ aux organismes choisis:

Le webothon jouait sur la force du web, soit la création d’hyperliens. Or, si on cherche aujourd’hui webothon sur google, on tombe sur plus de 28 000 résultats. Pour un mot qui n’existait pas le mois dernier, c’est un premier joli succés…

Par ailleurs, Marisa Curcio d’Oxfam Québec m’a bien précisé que l’objectif premier de sa participation n’était pas forcément le montants des dons au cours de la journée mais plutôt de sensibiliser les ONG aux médias sociaux et surtout de venir faire partager l’expérience en nouveaux médias d’Oxfam. Le webothon n’aura certes eu que peu d’impact sur la fréquentation du site d’Oxfam, par contre, il est difficile de mesurer l’influence de la journée puisque tout le contenu est encore consultable - et consulté - sur Ustream (ce qui est un autre avantage par rapport au traditionnel téléthon télévisé).

C’est dans cette optique qu’il faut comprendre la philosophie de Michelle Blanc quand elle dit que « Donnez un poisson et vous nourrissez quelqu’un pour un jour, montrez-lui à pêcher et vous le nourrissez pour la vie ».

Le webothon se voulait donc avant tout une tribune pour parler d’Haiti et faire en sorte que les médias sociaux soient utilisés plus fréquemment et de manière plus pertinente en période de crise par les organismes caritatifs.

Par ailleurs, d’un point de vue plus technologique, Philippe Martin     me faisait remarquer qu’une chaine de télé faisait ainsi pour la première fois l’expérience de la diffusion sur le web. En effet si l’évènement se tenait dans les bureaux de la chaine de télé Vox, sa diffusion avait lieu exclusivement sur Ustream, en utilisant également Skype afin de réunir des intervenants issus de plusieurs continents. Je retiens que mettre les moyens de la télé pour diffuser sur le web est une avenue que l’on commence à peine à explorer et je trouve passionnant de constater que c’est la philanthropie qui permets d’ouvrir cette voix.

Je me suis également demandé, et je m’en suis ouvert en toute transparence à Michelle, si au delà de la pertinence de l’opération, on ne parlait pas seulement à un groupe d’initiés: les afficionados des médias sociaux, qui sont déjà des convaincus.
Il est difficile de prévoir l’impact du webothon sur le traitement des prochaines crises par les ONG et impossible de mesurer son impact sur le taux de pénétration des médias sociaux au sein des ONG au cours de la prochaine année. Toutefois, je crois que Michelle a raison d’être optimiste à ce sujet puisqu’elle me signalait que la Vice-consul d’haiti l’avait contactée dés le lendemain du webothon pour un colloque, ce qui illustrait bien que l’on était déjà sorti du cercle des initiés.

Alors finalement le webothon, un succés?
- Au regard de l’importance de la discussion sur le web, assurément, rendu là, on peut même parler de buzz.
- En terme de levée de fonds, pas terrible certes, mais si on considère que ce qui a été accompli est un travail d’éducation, et que les ONG seront désormais mieux outillées pour lever des fonds sur le web, il y a lieu d’être optimiste et de ne pas attacher trop d’importance à ce critère, du moins à court terme.
- Enfin, troisième point, qui dépasse de loin le seul cadre de la philanthropie, si le webothon a permis de faciliter la diffusion par des chaines TV de contenu sur le web, c’est un pas en avant non négligeable pour toute l’industrie.

Bilan des courses: un succés oui, et une innovation qui dépasse largement le cadre de la philanthropie. Je ne serai pas étonné d’assister à d’autres webothons dans un avenir rapproché. Peut-être même, on peut bien réver, un webothon multi-causes, qui parviendra à ressouder les pots cassés lors de la polémique du téléthon…

Le Webothon-Haïti L’intégrale et retour sur l’expérience

Hier après-midi, le dimanche 21 février 2010, des studios de VOXTV à Montréal, avait lieu le Webothon-Haiti. Cette expérience télévisuelle/Web/médias sociaux a permis de faire interagir sur le même plateau des invités qui dialoguaient avec nous, des quatre coins de la planète et des internautes qui réagissaient via les médias sociaux. Le contenu de ce dialogue international sur les médias sociaux, s’il avait été payant, aurait sans doute coûté plusieurs centaines de dollars par auditeurs. Il vous est rendu disponible gratuitement via des outils Web et les gens qui ont fourni leur expertise et leur temps, l’on fait gracieusement afin de permettre une levée de fonds pour venir en aide à Haïti. Si vous aimez ce contenu et qu’il vous apprend quelque chose, n’hésitez pas à visiter http://haiti.guignoleeduweb.org/  et à cliquer sur l’un des nombreux hyperliens menant vers les pages transactionnelles d’organismes aidant Haïti et qui se trouvent dans la barre latérale de droite de ce blogue.
Mon analyse du Webothon-Haiti
Je suis de toute évidence très biaisée pour analyser le Webothon-Haiti étant donné que j’en suis l’instigatrice. Je peux cependant vous partager mon grand bonheur d’avoir participé et mis sur pied cette folie expérimentale et très fière et des nombreux collaborateurs qui ont participé à cet effort. Déjà ce matin, madame Junia Barreau, la vice-consule d’Haïti qui était aussi de notre Webothon, m’écrivait pour me dire qu’elle a l’intention de se servir des médias sociaux pour diffuser à la diaspora haïtienne, un colloque sur Haïti qui se tiendra prochainement à Montréal. J’ai aussi reçu de nombreux témoignages d’auditeurs de ce Webothon qui étaient enchantés de la qualité des interventions de nos différents panellistes et qui se sont empressés de faire un don à l’un des organismes que nous parrainons avec cette initiative. Je sais que cette première expérience d’un amalgame télévision / Web fera des petits dans plusieurs médias traditionnels et je sais aussi que les nombreux apprentissages tirés de ce riche contenu qu’est le Webothon, aidera aussi plusieurs organisations à enfin entreprendre un virage médias sociaux. J’ose espérer qu’ils auront aussi une pensée pour Haïti et qu’ils participeront activement à sa reconstruction et au partage des savoirs et informations permettant aux Haïtiens de reprendre une vie productive, heureuse et normale le plus rapidement possible. Encore une fois UN GROS MERCI à tous ceux ayant rendu cette folie possible.

Comme le disait sur le plateau du Webothon-Haiti, notre invité Martin Lessard :

Les réseaux sociaux permettent de revenir en arrière et d’apprendre”

Dans cet esprit de trace numérique et de pérennité des données que permet le web, voici donc l’intégrale de l’expérience télévision/Web/médias sociaux.

  • Animation: Michelle Blanc et Philippe Fehmiu
  • Collaborateurs: Carla Beauvais, Claude Malaison
  • Production et réalisation: VOXTV
  • Webdiffusion et animation Web: Christian Aubry
  • Première heure: mise en contexte et théorie des média sociaux

    Avec: Fred Cavazza, Cyrille De Lasteyrie et Martin Lessard.

    Deuxième heure Médias sociaux et ONG  et gouvernement,

    Avec Denis Coderre, Junia Barreau, Marisa Curcio, Jon Husband, Claude Malaison et Myriam Fehmiu.

    Troisième heure Médias sociaux et journalisme

    Avec Bruno Guglielminetti, Damien Van Achter, Clothilde Le Coz et Carla Beauvais.

    4e heure Comment faire les médias sociaux

    Avec Stéphane d’Amours, Pierre Côté, Philippe Martin et Christian Aubry.

    Conférencière Les grandes tendances du WEB 2.0

    Je serai conférencière pour mon premier Webinaire, demain, jeudi le 11 février pour LesAffaires.com. De parler en direct de mon bureau, à un auditoire Web, sera une expérience nouvelle pour moi. J’ai déjà fait une conférence via Skype pour un public qui était à Varsovie (c’était d’ailleurs étrange de parler en anglais et d’être traduit en polonais) ou encore participé (toujours via Skype) à plusieurs plateaux de télévision pour Techtoc.tv à Paris (ici et ici), mais j’avais le loisir de voir les gens dans la salle et de recevoir leur question via les micros et l’animateur qui était dans la salle. De faire ça sous format Webinaire, ce sera une première. (Ce sera donc une belle pratique pour le Webothon Haiti de dimanche le 21 février)Vous pouvez encore réserver des billets sur le site de Les Affaires. Pour la conférence Les grandes tendances du WEB 2.0, je partagerais la vedette avec les potes Martin Lessard et Guillaume Brunet. Comme cela est maintenant une habitude, vous pouvez déjà consulter notre présentation commune Les meilleures astuces pour conquérir les médias sociaux.

    Webothon médias sociaux pour aider Haïti

    J’ai contacté plusieurs personnes pour mettre sur pied un Webothon Médias sociaux, dans le but de lever des fonds pour venir en aide à Haïti. Mais ce webothon se veut aussi une expérience médias sociaux et éducative. Ça devrait avoir lieu le dimanche 21 février de 12 :00 à 16 :00 heure de Montréal et de 18 :00 à 22 :00 heure de Paris et de Bruxelles. Ça se fera sur une plateforme dans le genre de celle de Ustream, à une URL à être déterminé. On y discutera entre autres de comment les médias sociaux peuvent venir en aide aux ONG et au gouvernements en temps de crises et de catastrophes majeures. On parlera de comment le travail journalistique est maintenant transformé par l’apport des médias sociaux et de comment les médias sociaux sont maintenant une nouvelle donne, dans l’univers médiatique, philanthropique et organisationnel de nos sociétés. Les copains Bruno Guglielminetti (Radio-Canada), Damien Van Achter (RTBF), Philippe Martin (Fabrique de blogue), Claude Malaison, Martin Lessard, Philippe Fehmiu (CECI, LeLab Voxtv, Radio-Canada) et Pierre Côté (RealtimeRealite)ont déjà accepté d’y participer et je vous invite ici à me faire vos suggestions de sujets, de collaboration ou de technologies pour que cet événement Web permette d’amasser le plus de fric possible pour les Haitiens, tout en servant de lieu de partage Web2.0, de ce que les médias sociaux peuvent maintenant faire pour nos sociétés.

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    Ont accepté de participer aussi Mateusz Kukulka (attaché de presse et ancien journaliste Belgique) et Jon Husband (Wirearchy, Vancouver).

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    Loïc Le Meur (Paris, San Francisco), Multilink (Service internet en Haïti) et Carla Beauvais (InsideDisaster.com) seront aussi des nôtres. Christian Aubry accepte volontiers d’être le geek en chef de l’événement.

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    Le copain FredCavazza (Paris) confirme aussi sa participation comme intervenant. Je suis aussi en discussion avec d’autres joueurs avisés d’importances. Le projet avance dans une très très bonne direction. Wouhouhou

    Internet Haïti – Les retombées positives d’un simple billet

    Hier je mettais en ligne le billet Primeur : Haïti : Comment Internet est-il encore possible depuis Port-au-Prince. Déjà, cet humble billet fait bouger des choses positives pour Haïti comme en témoigne ce nouveau courriel de Stéphane, le directeur marketing de Multilink.

    Bonjour Michelle,

    Encore mes états d’âme pour te dire comment le petit kayak est maintenant devenu un grand train de solidarité pour maintenir Internet en Haiti.

    Comme je t’expliquais hier, Internet est actuellement aussi vital que l’eau et l’électricité en Haiti.

    Le posting que tu as fais sur ton blogue hier a fait réagir Mathieu Turbide du Journal de Montréal, qui a fait réagir la plus haute direction de Québécor / Videotron qui aide actuellement Reporters Sans Frontière et qui fait que Multilink aidera le centre de presse de Reporters sans Frontière

    Autre résultats dans toutes cette chaîne fractale: Pierre Coté (Real-Time Réalité) avec l’aide de PBS Frontline World ont fait réagir la plus haute direction de Google et  Youtube qui aide actuellement Multilink Haiti à trouver des volontaires ingénieurs de réseaux et de les transporter en Haiti.

    @+

    Stef

    Morale de cette histoire :
    Vous pouvez aider Haïti de l’endroit où vous êtes déjà. Il n’est pas nécessairement obligatoire de s’y rendre et d’engorger le petit aéroport qui a bien plus besoin d’être utilisé pour accueillir les médecins, ressources spécialisées et équipement nécessaires aux opérations urgentes de support à la population. Vous pouvez aussi faire des reportages sur Haïti via l’extérieur, avec l’aide des ressources locale déjà présente, sans engorger inutilement le théâtre des opérations.
    Réflexion média 2.0
    Au lieu d’envoyer des centaines, voire des milliers de journalistes de différents médias sur les lieux, pourquoi ne pas développer une coopération intermédia (voire transmédia) et limiter au maximum le nombre de journalistes sur les lieux et partager ceux qui y sont déjà entre différents médias (dans l’esprit de collaboration des médias sociaux notamment)?

    Soirée des Grands Communicateurs : Les médias sociaux… et puis après?

    Ce soir, j’ai le plaisir de donner une conférence (et le mot donner prend ici tout son sens puisque très rarement j’accepte de donner une conférence sans cachet ce qui sera le cas ce soir) à la Soirée des Grands Communicateurs organisée par La Toile des Communicateurs (Coop) et Teluq (L’Université à distance de l’UQAM). C’est déjà malheureusement complet, mais je crois qu’il y a encore quelques places de disponibles en visionnement « live » sur Internet. Voici comment on présente ma conférence :

    En plus de chercher des informations sur Internet et de consulter sa boîte courriel, l’internaute avisé commente et s’exprime sur les blogues, affiche son profil sur Facebook, publie ses vidéos sur Youtube, partage sa musique sur MySpace et trouve un travail par le biais de LinkedIn. Cependant, savons-nous utiliser ces outils comme il se doit?
    Pour Michelle Blanc, qui sera des nôtres aux « Grands Communicateurs » le 16 décembre prochain, les médias sociaux n’ont plus de secrets. Cofondatrice et présidente de Yulbiz.org, un mouvement international regroupant les gens d’affaires intéressés par les blogues et les blogueurs, celle qui est titulaire d’un des plus influents blogues francophones à travers le monde, michelleblanc.com, et qui a été nommée la 3e femme la plus influente des médias sociaux canadiens, nous éclairera sur les outils des médias sociaux et répondra aux préoccupations qui émergent face à l’utilisation de ces outils de communication.
    Au menu de cette soirée qui s’annonce fort enrichissante :
    • Qu’est-ce que les médias sociaux?
    • De la paranoïa du contrôle du message
    • Un peu de « socio-démo-géo-fonctionnel »
    • Planifier une stratégie de médias sociaux
    Selon Michelle Blanc, « le roi des médias sociaux est, et reste toujours, le blogue. Une présence média social requiert cependant que vous soyez aussi sur ces autres faire-valoir et créateurs de conversations et de trafic que sont Facebook, Twitter, YouTube (ou Dailymotion pour les copains français), Flickr, LinkedIn (ou Viadeo), MySpace et les nombreux autres médias sociaux qui correspondent à vos publics cibles. Mais comment planifier votre entrée dans cet univers aux multiples facettes et en constante évolution? »

    Voici donc ma présentation

     

     

    P.-S. J’accepte de donner des conférences gratuites seulement une ou deux fois par année. Je le fais pour des institutions d’enseignements ou pour des mouvements comme les « Camp » (par exemple le PodCamp de cet automne), qui sont bénévoles, qui ne font pas d’argent avec ça, que je connais déjà ou qui ont vraiment le tour de m’amadouer. Si vous êtes une chambre de commerce, un organisme sans but lucratif ou une entreprise, c’est bien dommage, mais je vais vous facturer pour mes services.

    MAJ

    Voici quelques rétroactions de ma conférence :
    Conférence de Michelle Blanc

    Conférence de Michelle Blanc: les médias sociaux… et puis après?

    Les incontournables des médias sociaux

    et surtout Grands Communicateurs - Michelle Blanc fait un tabac, le billet de la Teluq, organisatrice de l’événement. On peut y lire :

    Très très très pertinent et intéressant.
    Cinq étoiles!
    C’est au-delà de mes attentes!
    Génial! Bravo pour l’humour!
    Excellente conférencière. Michelle Blanc est extraordinaire, elle a une passion contagieuse!
    Conférence très intéressante et en prime, divertissante
    Ce que vous venez de lire, ce sont quelques échos, parmi les nombreux qui nous ont été transmis, après la soirée du 16 décembre dernier, à la suite du passage fort remarqué et apprécié de Michelle Blanc aux Grands Communicateurs

    Wow, ça fait ma journée :-)

    Forrester prédit la mort des agences de communication/pub désuètes

    Je viens tout juste de recevoir l’analyse de Forrester US Interactive Marketing Forecast, 2009 To 2014 Spend Will Reach Nearly $55 Billion As Interactive Cannibalizes Traditional Media, via un courriel d’Omniture. Le sommaire va comme suit :

    Interactive marketing will near $55 billion and represent 21% of all marketing spend in 2014 as marketers shift dollars away from traditional media and toward search marketing, display advertising, email marketing, social media, and mobile marketing. This cannibalization of traditional media will bring about a decline in overall advertising budgets, death to obsolete agencies, a publisher awakening, and a new identity for Yahoo!.

    Trois éléments de ce paragraphe me sautent aux yeux. Tout d’abord, la mort des agences de communication/pub désuètes. J’en ai déjà parlé maintes fois mais ça fait du bien de lire que Forrester est du même avis.

    Traditional agencies expire. We’ve hinted before that agencies that can’t transition from pushing out messages to nurturing customer connections aren’t long for this world. Agency readers, heed our warning. Services firms that lack data management, analytics, listening, social media execution, and strategy expertise will dry up. Likely fatalities? Havas’ Arnold and Interpublic Group’s Mullen will be relegated to creative and production work as interactive agencies like R/GA and Razorfish assume agency of record status across enterprise firms. This means that insights gained from interactive programs will also become more key to business strategy. Digital agency TM Organic expanded its influence at Chrysler Group and now informs product, sales, and media strategy by modeling expected sales per different media mixes for the auto manufacturer.

    Nous pouvons, sans être des devins, prédire qu’ici aussi, les agences “dites traditionnelles ” devront éventuellement changer leur fusil d’épaules et commencer à entreprendre le virage média social, monitorage et gestion des données et de la donnée fondamentale, celle de la conversation et du marketing de style « pull » plutôt que celui de type « push ». C’est donc un gros Wouhouhou pour les agences interactives.
    L’analyse de Forrester s’attarde aussi sur l’aspect média social de la nouvelle équation marketing interactif.

    Social media will see the steepest growth of any channel in our 2009 forecast: a 34% CAGR over the next five years as marketers invest to keep up with consumers’ increasingly social use of the Web. (…)
    More companies embrace social media. Social is growing into an established part of the interactive mix. Sixty-four percent of marketers already build social media applications and 22% more will by the end of 2009.(…)
    Marketers better understand the medium. Marketers will improve how they use social media to engage — not just reach — target audiences. (…)
    Social media matures. Social media types, tools, metrics, and benchmarks are still very much under development. This means that many new ways to apply social media to marketing will unfold between now and 2014. (…)

    Ça veut donc dire que les « capotés » comme moi et ma bande de « looser » qui évangélisent la plèbe à propos des médias sociaux (vous comprendrez qu’ici j’ironise une certaine perception qu’on peut entendre dans les agences trad.), seront de plus en plus en demande auprès des entreprises qui sont encore, ici, innovante. Mon agenda est d’ailleurs très bien rempli merci et celui des potes qui sont dans les blogues, les applications sociales et autres « gugus » Web 2.0 le sont aussi. Notre petit groupe d’entrepreneurs Web 2.0 ne semble pas trop morose les temps qui courent, malgré la récession qui semble faire très mal à d’autres.
    Finalement, la cerise sur le sunday, les applications marketing mobiles seront de plus en plus demandées. Cette année a réellement été l’année de la poussée des téléphones intelligents avec les Androïds et iPhone et les succès du Apple store et Androïd Market ne font qu’illustrer la direction inévitable que prendra le nouveau marketing hyperlocal, hyperpersonnalisé et géolocalisé. Mais ça illustre aussi la nouvelle frontière excitante que prend désormais le Web, qui sort enfin des ordinateurs pour entrer dans la vie de tous les jours (et les poches/sacoches) des usagers.

    Mobile remains one of the most anticipated, least adopted interactive channels in the mix. Sure, plenty of “cool” mobile programs exist: Sapient created a “spin the bottle” iPhone application for TheCoca-Cola Company. But complexity around metrics, marketer, content, and carrier relationships, plus limited consumer mobile data use, stifles mainstream mobile marketing adoption today. Marketers will prefer more established tools to mobile until mid-2011 when we anticipate postrecession adoption will escalate. What will contribute to mobile marketing’s 27% CAGR over the next five years.

    S’acheter une bonne conscience avec le Web

    L’an dernier, j’ai lancé l’idée d’une GuignoléeDuWeb.org dans mon billet Pour une guignolée des blogueurs. Cette idée a soulevé tellement d’enthousiasme qu’elle est de retour pour une 2e fois cette année. Or, monsieur Pierre Fraser, qui a pris l’habitude de m’envoyer des messages twitter pour que je parle de ses contenus (il a un peu le sens du marketing, mais n’imitez pas son geste, ça me ferais trop chier de devenir une twitter à spam) le refait encore ce matin avec son Twitt

    Guignolée de la conscience, le Web, @MichelleBlanc et bien d’autres http://ow.ly/HaTn

    Or, dans son billet, Guignolée de la conscience, le Web, @MichelleBlanc et bien d’autres, il n’a pas tout à fait tord.

    Dès que le mois de décembre se pointe, notre conscience nous souffle à l’oreille qu’il faut bien l’entretenir. À l’heure de l’egocasting où nous n’en finissons plus de nous faire plaisir en consommant tous les contenus que nous voulons, sans compter que nous diffusons tout ce que nous voulons sur nos blogues, Facebook, Youtube et Twitter afin de gratifier encore plus notre ego pour fin de reconnaissance personnelle, voilà que les laissés pour compte de la société, ceux qui n’ont pas accès à tous nos bonheurs et plaisirs, viennent rappeler à l’ordre notre conscience.

    Donc la GuignoléeDuWeb serait un mécanisme de soulagement de la conscience? Mais il a raison. C’est même tout à fait ça. Et puis après?
    Je lisais dernièrement que l’invention du Walkman est arrivée parce que le grand patron de SONY, étant amateur de musique et de course, voulait pouvoir faire son jogging sans avoir à traîner un ghetto-blaster, qui était la seule alternative à ce moment. Il ordonna à ses ingénieurs de lui trouver une solution et ainsi est né le Walkman qui est en fait l’ancêtre du iPod et du iPhone actuel. Comme quoi, la nécessité est parfois source d’inspiration et d’innovation et qu’un besoin egotistique peut aider la masse.

    Pour revenir à la GuignooléeDuWeb, elle est en fait une réponse à un problème que j’ai vécu l’an dernier, résultant de mon passage à Tout Le Monde En Parle et que j’ai exprimé dans un premier billet : Aider les autres grâce au Web

    Depuis dimanche, je ne vous apprends rien, mais ma vie a changé. Je suis entre autres sollicitée par de nombreuses organisations caritatives qui veulent du conseil Web gratuit. Ça me crève le cœur de leur dire non parce que je suis déjà très impliquée dans (…)
    Mais voulant faire profiter celles-ci de ma visibilité croissante et de permette un jumelage entre les organisations dans le besoin et des ressources stratégiques Web ayant le temps et le cœur d’aider des initiatives caritatives, je vous fais ce billet spécial pour vous et vous invite dans les commentaires à dire vos besoins ou à offrir vos services. Je me sentirais ainsi moins coupable de ne pas pouvoir me donner à tous et de ne pas encore être capable de me couper en quatre…

    J’étais donc submergée de demandes d’organismes de charités et je ne pouvais même pas réussir à répondre aux milliers de courriels et centaines de téléphones que mon passage à cette émission suscita. Ce fut un tel raz-de-marée que plusieurs mois plus tard, j’écrivais le billet L’authenticité et la transparence c’est de l’admettre aussi quand on se plante

    Les deux semaines qui ont suivi ont été catastrophiques pour ma business. J’ai en effet reçu une avalanche de courriels, commentaires, Twitt, messages Facebook et téléphones qui n’avaient rien à faire avec « la business » mais que je me devais de traiter.(…)
    Tout ça pour vous dire que j’ai accumulé un retard énorme et que deux de mes très bons clients furent victimes de ce concours de circonstances. J’avais déjà livré la moitié des livrables à ces clients. J’ai donc décidé de rembourser leur dépôt et de leur faire cadeau des livrables déjà donnés en m’excusant de ne pas pouvoir terminer leur mandat. C’est la seule fois de mon histoire de consultante qu’une telle chose m’arriva. J’en étais rendue à avoir de la difficulté à dormir. Mais, une situation « incontrôlable » peut arriver, mes clients n’avaient pas à en payer le prix et c’est pourquoi je leur fis cadeau de mes livrables déjà faits, avec mes excuses. Je me devais aussi de ne pas leur faire payer pour des frasques qui les atteignirent et pour lesquels ils n’ont aucun contrôle (…)

    De ces circonstances extraordinaires et de la pression de faire quelque chose alors que j’étais si sollicitée par des organismes de charité, est née LaGuignoléeDuWeb.org. J’en suis vraiment ravie, ça répond à un dilemme egotistique et je m’en fou. Je sais que ça fait du bien parce que l’une des intervenantes qui travaillaient dans l’un des organismes de charité que nous aidons m’a confirmé qu’ils avaient eu une croissance de leurs dons en ligne de décembre dernier, de 390%. De plus, comme c’est une œuvre altruiste, nous redirigeons les visiteurs directement sur les pages de dons des organismes concernés sans toucher un sou et sans même les avoir avisés que nous les aidions. Ne vous gênez donc pas non plus d’être egotistique à votre tour et d’aider des gens sans qu’ils ne le sachent. Ça vous fera du bien à votre égo, ça ne réglera pas tous les problèmes de la planète et il se peut même qu’on vous bitch parce que vous soulagez votre conscience. N’empêche que ça aidera certainement un paquet de gens et que ça pourrait peut-être faire une boule de neige qui grossira hors de votre contrôle…

    La peur de partager son expertise

    Une question récurrente est celle de la peur de partager son expertise en ligne. Si on perdait des mandats parce que les gens peuvent s’aider par eux même grâce à la richesse de notre contenu en ligne? J’entends ça presque chaque semaine. D’ailleurs, je me souviens de l’un de mes anciens patrons qui me disait lorsque je me trouvais devant une situation nouvelle : T’en fais pas, un livre a certainement déjà été écrit là-dessus, trouve-le et lit-le et tu seras moins niaiseuse. C’est un peu l’essence d’un courriel que je reçois durant le week-end :
    (certaines portions ont été caviardées pour respecter la confidentialité de mon interlocuteur)

    Bonjour Michelle Blanc,

    Je sollicite votre aide.

    J’ai eu vos coordonnées par XXXX. Il m’a dit que vous étiez une experte et une sommité dans le Web. Si vous aviez deux minutes pour m’orienter, je l’apprécierais au plus haut point.

    Voici les faits et ma question:

    J’ai parti ma compagnie en formation XXXX. J’ai 30 ans d’expérience en XXXX, ou j’ai fait des programmes sur XXXX pour cumuler des statistiques et beaucoup de formation auprès des nouveaux employés des tous les départements. On m’a conseillé à plusieurs reprises de me faire un blog et /ou un Newsletter. Je me suis enfin décidée de me moderniser. (J’ai 53 ans et je suis analphabète du Web et oui ca existe encore!)

    Mon idée,
    • j’utilisais le Newsletter pour donner une fois par mois des trucs et astuces de XXXX.
    • Dans mon blogue, je jasais des problèmes vécus par mes clients et des trucs de XXXX: exemple comment faire de la collection, comment agir face au retour de produit défectueux, éviter la faillite parce qu’on a pas prévu l’argent qu’on devait au gouvernement. Soit un peu de conseil de gestion de base. Si les sujets sont plus complexe, je ferais affaires avec des experts pour pouvoir exprimé leur idées et les référer sur leur site.
    • Je me suis faire dire que si je jasais de ces problèmes-là dans mon blogue, je m’enlevais de la notoriété, que ce n’était pas dans mes cordes puisque j’offre des services de formation en XXXX et non conseil en XXXX. Par contre je me suis fait dire aussi par le constructeur de mon site que l’idée était très bonne et que je serais plus visible puisque des sites sur Internet pour des trucs de XXXX, il y en avait plein par contre moins sur les autres sujets discutés.

    Alors j’ai besoin de l’avis d’un expert et XXXX m’a dit que vous étiez l’experte en cette matière.

    Je vous remercie à l’avance de prendre le temps de me lire et de me donner vos commentaires
    Passer une agréable journée

    Ma réponse :

    La réponse à votre question est : tout ce que vous voulez savoir est déjà écrit dans mon blogue. Pourtant, vous m’écrivez pour le savoir plutôt que de le chercher vous-même. Il en sera de même pour les infos que vous pourriez mettre en ligne. Les gens ne vous liront pas, ils vous appelleront plutôt…
    Bonne chance

    Si La Presse n’existait pas? Gros rire gras

    Je viens tout juste de recevoir ce courriel :

    Si La Presse n’existait pas…
    Chers blogueurs,

    Dans le cadre de la négociation en cours à La Presse, nous vous envoyons la vidéo suivante. N’hésitez pas à la diffuser!

    http://www.youtube.com/watch?v=XWNIryDCMBE


    Le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP)
    Affilié à la FNC / CSN
    Tél.: 514-840-4705
    ou 514-285-7378
    www.lestip.org

    C’est comme plus fort que moi. Je pouffe de rire. Pourquoi je me fends en quatre? Je ne suis certes pas insensible aux angoisses des journalistes. Mais leur tactique est d’une « pochitude ». Tout d’abord, Le Lip dub Si La Presse n’existait pas… sans lip dub, n’est pas des plus original. C’est déjà « has been ». Deuxio, mais quel courriel désespérant! Pas de personnalisation, pas de mise en situation, pas de contexte. Le syndicat des journalistes prend-il les blogueurs pour des courroies de transmission? Eux-mêmes, s’ils recevaient ce genre de courriel (en en étant pas l’émetteur) le prendraient-ils en considération? Sommes-nous si obnubilés par leur sort que nous partirons à la course pour les sauver? Combien de journalistes de LaPresse sont déjà allés rencontrer les blogueurs (outre Patrick Lagacé et Tristan Péloquin), lisent leurs blogues, les commentent ou les suivent sur Twitter? Combien d’autres journalistes ont vomi sur la plèbe des blogeurs? Répondre à ces questions est déjà un début de réflexion. En outre, je ne suis pas reconnue pour être la plus ardente défenseure de positions syndicales ou journalistiques et j’ai maintes fois “pogné les nerfs” pour des relations publiques aux blogueurs, médiocres. J’ai déjà écrit des billets comme :
    Communiqués de presse optimisés

    Le dilemme des gestionnaires en marketing

    Les 10 mythes des médias sociaux

    Avanquest Software, comment polluposter et être con en même temps

    Réflexion sur la nature échangiste blogue journalisme groupe médias relationnistes

    Ou encore,
    Pôvre boîte de relation publique

    Faut croire qu’ils ne lisent pas les blogues qu’ils pollupostent indûment avec leur mièvre message? Mais si jamais ils lisent ce billet (puisque je vais l’optimiser pour Google, et encore un autre Si LaPresse n’existait pas?), je vais les inviter à lire aussi L’information ne s’est jamais mieux portée dans LeDevoir :

    La crise? Quelle crise? demande de très loin le grand reporter Andreas Kluth, qui travaille pour l’excellent magazine The Economist depuis 1997. «Il n’y a pas de crise médias, dit le fauteur de trouble, joint par téléphone en Californie. Évidemment qu’une part de l’industrie de l’information se meurt. En ce sens, il y a effectivement une grande crise pour les propriétaires des médias qui voient fondre leurs profits. Il y a aussi une crise pour les journalistes qui voient disparaître leurs emplois. Mais pour le reste de la société, est-ce une crise pour autant? Non, non et non.»

    (…)«Personnellement, je n’ai jamais été aussi bien informé par des sources de plus en plus diversifiées, confie-t-il. Mieux encore: je consomme maintenant une information de très grande qualité qui n’est plus seulement produite par des journalistes.»
    (…)«Ce sont les journalistes eux-mêmes qui parlent de la crise des médias et en font tout un plat, poursuit le pourfendeur des clichés. Je le redis: du point de vue de tous les autres citoyens, cette crise n’existe pas. Ce n’est même pas vrai que certains sujets ne sont plus bien couverts. Au contraire. Pensez à tous ces blogues et ces sites tenus par les universitaires, les politiciens, les groupes de pression. Ils fourmillent d’informations qui ne demandent qu’à être prises.»

    Ou encore dans le très récent billet Context is king du blogue AFP MediaWatch :

    (…) De plus en plus de journalistes développent, de gré ou de force, (la nécessité) de développer leur propre marque, de travailler sous leurs propres couleurs, seuls ou en petits groupes. Le journalisme de qualité n’est plus l’apanage de grands groupes de médias. De nouveaux acteurs inventent, avec facilité et jubilation, la grammaire des médias, des échanges, de la circulation de l’information de demain. Ils le font gratuitement, car le média est excitant et qu’il y a des places à prendre ! La révolution de l’information est terminée : chacun est devenu un média !

    Les médias traditionnels se retrouvent donc coincés entre les concurrences de millions d’acteurs individuels, et des géants aux ressources mille fois plus importantes qu’eux, qui entendent bien profiter de l’appétit du public pour l’information : après Google, Microsoft, Yahoo, Orange, AOL veulent être des mass media sociaux. Médias, informatique et telcos convergent.
    Et au lieu de travailler ensemble, ils restent « la tête dans le guidon », obsédés par l’urgence de leurs revenus à court terme, voire désormais, leur survie.

    En conclusion
    Je dis souvent qu’il faut se monter une communauté avant d’en avoir besoin. Lorsqu’on en a besoin, elle est là. Le contraire ne marche que très, très rarement. Bonne chance tout de même dans vos négos et dans vos rêves d’un paradis journalistique peut-être perdu… Entre-temps, changez de relationnistes syndicaux…

    MAJ
    C’est aussi totalement subjectif, mais Joe Dassin, n’est-ce pas aussi « has been »? Veulent-ils lancer la serviette et nous faire savoir qu’ils sont déjà définitivement morts? Veulent-ils que ce soit les « matantes qui ne bloguent pas » qui les sauvent?
    Finalement, mon titre devrait peut-être changer. Ce n’est plus un gros rire gras, mais un désespoir profond qui m’habite après avoir écouté ça. Un ennui insoutenable même… Je n’ai même pas été capable de l’écouter au complet, même après trois essais. C’est tout dire. S’ils voulaient remettre du pep dans leur négociation, c’est complètement raté…

    MAJ 2
    La question qui tue : Quels sont les journalistes (le comité syndical) de La Presse qui ont concocté cette connerie?

    Conférencière : Entreprise touristique et réseaux sociaux

    La semaine dernière, dans le cadre de l’événement les 24 heures du tourisme de Tourisme Mauricie, j’étais conférencière sur le sujet Entreprise touristique et réseaux sociaux – Le cas de Tourisme Mauricie. Voici la présentation que j’y ai faite.

    Conférencière Web social - outils, tendances et culture

    Mercredi prochain je serai conférencière à la Journée de l’informatique du Québec, du réseau Action TI (chapitre de Québec). Je sais, d’ores et déjà, que ma conférence de mercredi sera l’une des plus délicates de ma carrière. C’est que je suis informée que le programme de ce que je me propose de dire ne fait pas l’affaire de certains intervenants TI. On me suggère d’éviter des sujets, de formuler différemment, d’être dans « la tournure positive », de motiver les gens. Voici donc ce que je me propose de dire, tel que c’est déjà affiché sur le site d’Action TI :

    Lors de sa présentation, Madame Blanc explique que les marchés sont désormais des conversations auxquelles il faut prendre part. Elle explique aussi que les jeunes générations sont déjà dans la mouvance de cette communication bidirectionnelle asymétrique. D’ailleurs, le phénomène n’est pas nouveau. Il a juste plus d’ampleur. Déjà, en 1993, un grand manufacturier de solutions de télécommunications faisait le pari de la transparence sur ce qu’on appelait à l’époque les e-communautés (sur les forums) qui sont en fait les ancêtres des médias sociaux d’aujourd’hui. Cette transparence rapporta gros à ce manufacturier.

    Les médias sociaux sont une foule d’éléments fonctionnels différents et ils ont un impact qui varie en fonction de critères géographiques, sociodémographiques, de niches, d’utilités et/ou de fonctionnalités diverses. Pour interagir sur ceux-ci, la US Air Force s’est dressé un tableau du processus d’intervention de son organisation, en fonction des types de contenus possibles qu’ils peuvent y trouver.

    L’adoption par les organisations des médias sociaux ou même du Web efficace est plus une question de philosophie communicationnelle ou d’ouverture de contexte technologique. Le contexte socio-économique récent du développement des TI et des communications marketing au Québec n’a d’ailleurs pas aidé les entreprises et organisations à y recourir de façon positive et active. Finalement, la crainte des enjeux de sécurité est un faux problème dont on se sert pour épouvanter inutilement les gestionnaires. La compréhension de ces divers enjeux, problèmes et opportunités pourrait permettre d’ouvrir la voie du gouvernement et de l’entreprise de demain…

    À ce que vous pouvez lire, il me semble qu’il n’y a rien de bien méchant. Mais les susceptibilités TI sont grandes, la peur du changement et les enjeux réels de ces changements aussi. Je ne suis pas reconnue pour faire dans la dentelle (j’aime beaucoup mieux la porter) et j’ai déjà admis ne pas être diplomate (comme dans mon billet intitulé à juste titre, Je ne suis pas diplomate). Je suis cependant rassurée par l’appréciation que l’on fait généralement de mes conférences dont ce témoignage, du 30 octobre dernier, de monsieur Ghislain Carré, directeur groupe conseil et planificateur stratégique chez Cossette Communication-Marketing (Québec) et président (intérim) de la Socom.

    La conférence de Michelle dans le cadre des petits déjeuners « Grands conférenciers » de la Société des communicateurs (Québec) a été fortement appréciée des participants. Madame Blanc est une conférencière hors pair que les communicateurs en agence ou en entreprise auraient tous fortement intérêt à entendre. Le monde du Web 2.0 est une révolution de la communication; un grand dérangement qui remet en question les façons de faire traditionnelles des entreprises et des acteurs de la communication.

    C’est avec passion et conviction que Madame Blanc nous amène à prendre conscience et à nous remettre en question.

    Voici donc ma présentation et advienne que pourra…

    MAJ
    Vous apprécierez aussi sans doute de prendre connaissance de la présentation de Jennifer Bell, directrice à Visiblegovernment.ca qui s’intitule Benefits of Open Government Data

    SOCOM, conférencière sur les médias sociaux pour professionnels de la communication

    Demain je serai conférencière lors d’un petit-déjeuner de la SOCOM (société des communicateurs, chapitre de Québec) à Québec. Cet événement affiche complet depuis un bon moment déjà mais, pour ceux qui n’y seront pas, je vous laisse regarder ma présentation qui s’intitule Le WEB 2.0, pauvre de vous! Susceptibles s’abstenir. J’y discute de :

    • Pourquoi êtes-vous poche en WEB 2.0 ?
    • Les trois piliers d’une présence WEB efficace
    • Philosophie communicationnelle
    • Qu’est-ce que les médias sociaux ?
    • Présentation de contextes d’utilisation - bonnes et mauvaises pratiques
    • Vers où la parade s’en va !

    Ego inc. : réponse aux détracteurs et le « Personal Branding » : ce n’est pas nouveau

    Dans Le Devoir de ce matin, l’article de Stéphane Baillargeon Ego inc. fait réagir. Le pote Dominic Arpin et moi-même y sommes cités. Du côté des réactions à cet article on peut lire des âneries intellectuelles comme :

    (…)On parle maintenant de la mise en marché des journalistes. Foutaise. Exit l’indépendance journaliste. On ne peut plus parler d’indépendance journalistique quand l’objectif de cette démarche est d’abord de plaire à un public pour s’en mettre plein les poches. La vérité dérange, enrage parfois, révolte souvent mais elle est rarement plaisante. Si l’objectif de la personne qui fait du journalisme est de plaire au public alors il y a une énorme confusion des genres et je ne pense pas qu’on puisse parler encore parler d’indépendance journalistique. On peut parler de communicateur privé, d’entertainer, mais pas de journaliste. (…)

    Voilà bien la mentalité qui se répand comme le mal de la peste. Chacun pour soi comme si nous habitions tous sur une île déserte, tout seul chacun sur notre île. Ça fait dur en crisse.

    Quel discours ennuyant!Quelle récupération marchande de la parole! À se nourrir de l’obsession du paraître, on oublie le profond respect dû à la parole mesurée, informée, patiente! Allez bavards, marchands, bruiteurs, butineurs, répandez vos insignifiances sur la toile de Babel…

    Bon, à ce que je sache, ces commentaires sont tous sur la toile et pas sur le papier. J’en conclu donc que c’est « pour plaire au public », que ces commentaires « Ça fait dur en crisse » et que ces commentaires sont faits par « des bavards, marchands, bruiteurs, butineurs, (…) qui répandent leur insignifiance sur la toile de Babel…»

    Plus sérieusement, le « Personal Branding » dont il est question ici, n’est pas nouveau. Des noms comme Marx, Freud, Picasso, Chanel, Christ, De Beauvoir, Sartre, Hegel et.al ça vous dit quelque chose ? Ce ne sont pourtant pas des journalistes à ce que je sache et le Web n’existait pas à leur époque. Le « Personal Branding » est donc vieux comme les hommes. J’avais d’ailleurs dit ça au journaliste. Je lui ai aussi parlé de Foglia qui n’est pas sur les médias sociaux (ça il en a parlé). Pour répondre à ces connards qui réagissent à tort et à travers, je me cite de nouveau (de l’article de monsieur Baillargeon):

    «Le Personal Branding, c’est du mixmarketing avec les mêmes variables : le produit, son prix, sa distribution, sa promotion, explique la spécialiste du marketing Internet Michelle Blanc. Le branding, c’est de la célébrité sous un autre nom. Cette renommée est fournie par les autres et, les nouveaux médias, permettent de multiplier les chances d’entrer en contact.»

    Mme Blanc, elle-même une «marque» réputée dans son milieu spécialisé, confie avoir reçu en consultation «plusieurs journalistes québécois» intéressés par leur propre mise en marché. «Des éditorialistes en particulier, parce qu’ils sont inquiets, dit la consultante, en gardant les noms de ses célèbres clients pour elle. Je leur ai dit que l’éditorial et la chronique font encore vendre. Je leur ai dit que s’ils avaient une opinion forte, ils n’avaient pas à craindre. Le fait journalistique en lui-même n’a plus de valeur. L’enquête en a, le reportage de proximité aussi, et puis la réflexion, la valeur ajoutée, quoi.»

    Patrick Lagacé ou Richard Martineau l’ont compris: ils surchroniquent, ils omnicommentent, ils überbloguent, sur tout et n’importe quoi. «Ces gens ont optimisé leur marque», dit encore Mme Blanc. Elle explique alors que si un journaliste a besoin de deux sources pour confirmer une nouvelle, son milieu en réclame trois pour authentifier une réputation. «Il faut trois sources en marketing pour confirmer une décision d’achat dans l’esprit du consommateur. Dans ce cas, un journaliste de marque devra passer dans le journal, avoir sa chronique à la télé et son blogue, par exemple.»

    Bref, «la crédibilité est fournie par les autres». Un média en donne et un réseau en donne beaucoup. Foglia était une vedette et un nom bien avant l’invention du Web. Pierre Bruneau et Bernard Derome aussi. Seulement, les nouvelles technologies multiplient les occasions de se vendre, comme le savon à barbe.

    Maintenant, à la critique que je (ou qu’un journaliste blogueur) n’écris que ce qui plait au public pour m’en mettre plein les poches, ce ne sont très probablement pas des gens qui me lisent ou qui lisent Lagacé, Arpin, Blanchette ou plusieurs autres qui ont su harnacher le pouvoir de la communication bidirectionnelle…

    En lecture complémentaire, je vous invite à relire mon billet : Journaliste vs blogueurs