Le paradoxe des blogues d’affaires chez les fortunes 500

C’est via l’article d’eMarketer Correlating Social Media Success with Marketer Usage que j’ai pris connaissance du plus récent rapport de the University of Massachusetts Dartmouth Center for Marketing Research, The 2011 Inc. 500 Social Media Update: Blogging Declines As Newer Tools Rule (PDF). Ironiquement, on y constate que le blogue est de moins en moins utilisé par les entreprises fortunes 500 mais que paradoxalement, c’est le deuxième outil le plus efficace de tous les médias sociaux.

When asked if the use of social media has been successful for their business, the overwhelming response for almost every tool is that it has been. More than 80% of companies rated tools as successful with the exception of Foursquare (68%) and MySpace (0%). The tools rated most successful are message boards/bulletin boards. Ironically, blogging is rated as successful by 92% of those who utilize this tool at the same time we see a decline in the adoption of blogging by 13%.

L’explication qu’en donne eMarketer est intéressante :

The research could suggest that marketers are abandoning techniques that work. However, it could also be a sign that marketers who have mastered these techniques are sticking with them, while those that have seen less success in these areas are pulling back from their efforts. Those marketers who continue to blog are likely the ones who have seen the most blogging success, for example, while those who found blogging’s return on investment too low have likely moved on.

In addition, the overwhelming popularity of Facebook among marketers means that those with less social media marketing experience or sophistication are likely using it, perhaps pushing success rates down.

En effet, bloguer est difficile et faire un concours bidon sur Facebook est très facile. Cliquez j’aime sur une cochonnerie et invitez 10 de vos amis pour la gagner, est une tactique courante sur Facebook. Cette tactique donne l’impression que vous êtes efficace, car vous pouvez ainsi vous faire croire que vous avez « un gros bassin de clients loyaux ». D’ailleurs dans un autre article d’eMarketer, Does ‘Liking’ a Brand Drive User Loyalty? on peut lire :

According to a study from the Ehrenberg-Bass Institute, an Australia-based marketing think tank, just 1% of fans of the biggest brands on Facebook engage with the brands on the site. The Ehrenberg-Bass Institute study looked at Facebook metrics for the top 200 brands, and through an examination of activities such as “likes,” comments, posts and shares, the research group found nothing substantial to link a brand’s Facebook presence with loyalty.

Limited consumer engagement with brands on Facebook suggests there may be a disconnect between the reasons why consumers actually “like” a brand and the reasons brands think consumers are “liking” their page.

L’explication de ce 1% se trouve peut-être au point 8 d’un autre article de TheBrandBuilder: 10 things you still need to know about social media / social business.

8. Social media should not be managed by Marketing anymore than your phones should be managed by Sales. 41% of social media directors are marketing professionals while only 1% are customer service professionals. Would you care to guess as to why it is that only 1% of social media programs seem to be yielding actual results (and I mean business measurables, not just web measurables) while the rest are just making noise and turning anecdotal BS into “case studies?”

Ces activités médias sociaux qui ne sont pas sous votre brand et les efforts invisibles

Il est important d’avoir une présence Web forte (comme je le dis souvent idéalement avec au moins un blogue) et diversifiée sur plusieurs plates-formes telles que Facebook, Twitter, YouTube et autre. Mais il est aussi important d’être de ces autres plateformes dans lequel notre « brand » est dilué, mais qui font figure d’autorité dans notre marché, et surtout, d’y observer ce qu’on dit de notre brand. Ce sont des activités médias sociaux qui sont difficilement « justifiables » devant un conseil de direction, pour lesquels il est très difficile de mesurer un retour sur l’investissement et qui prend énormément de temps.

Je vais vous illustrer ceci en vous donnant l’exemple d’une association touristique régionale (j’en ai quelques-unes dans mes clients). Idéalement, les ATR auront une présence forte et diversifiée sur plusieurs médias sociaux. L’an dernier je m’étais d’ailleurs mis à la tâche de mesurer leurs efforts respectifs dans mon billet Classement comparatif de la présence médias sociaux des Associations touristiques régionales . Par contre ce classement ne prenait aucunement en considération la présence de ces ATR et de leurs membres sur certains des plus importants médias sociaux touristique que sont TripAdvisor, GoogleMap ou Wikipedia. Sans y faire une autopromotion qui n’est vraiment pas bien vue des internautes et des sites, est-ce que les informations de nature encyclopédiques de votre destination y sont? Est-ce que les points d’intérêts y sont géolocalisés avec un bref descriptif? Est-ce que les ressources pouvant aider positivement le voyageur y sont répertoriées?

C’est le genre de questions, d’effort et de mise à jour qui est certainement bénéfique pour une instance et les membres d’une ATR. Cela doit aussi être fait selon les règles, pratiques et coutumes de chacun des outils et très souvent, cela sera fait bénévolement par des internautes bienveillants qui aiment votre destination. Mais cela peut aussi être fait par vos organisations. Malheureusement, ça prend des gens pour le faire, ils sont payés et il est difficile de justifier qu’on a mis des ressources là-dessus. Il en va de même pour tout type d’organisations qui ont tous, dans leurs secteurs respectifs, des sites « d’autorités » qui se doivent d’être mis à jour ou pour lesquels vous pouvez suggérer des contenus, sans que ce ne soit chez vous que ça se passe. Des fois c’est ce genre « d’efforts qui semblent invisibles » qui fera la différence entre le succès (ou non) d’une destination, qu’elle soit touristique, organisationnelle ou web…

Les médias sociaux toujours en croissance malgré que Facebook décline et twitter plafonne

C’est en lisant Facebook fatigue is spreading but social media is on the rise, says Internet study de TheNextWeb, qu’on prend connaissance de certains éléments du GlobalWebIndex ($3500 si vous avez les moyens de l’acheter), qui est sans doute l’une des plus importantes études longitudinales du comportement des internautes au niveau planétaire. On y apprend que Facebook poursuit sa saturation et même sa décroissance dans les marché qui l’ont d’abord mis sur la map.

More importantly across the three waves of research in 2011, Facebook users globally have reduced the frequency of key Facebook activities including sending digital presents, searching for new contacts or sending message to friends.
The latest data shows Facebook Fatigue is spreading in the US from the early adopters who it identified as “disengaging” in the GWI.5 report. Declines in social networking activity such as messaging friends fell 12% over the six waves of research, searching for new contacts fell 17% and joining a group 19% among all Facebook users in the US.

Déjà cet été, dans l’article Facebook Sees Big Traffic Drops in US and Canada as It Nears 700 Million Users Worldwide, on avait observé cette tendance à la baisse chez les plus jeunes adeptes de Facebook. À ce moment, on disait que ce n’était que la fin des classes qui avait fait se désengager les jeunes de Facebook. Un peu plus tard, on a plus justement observé que les jeunes n’aiment pas être sur le même média social que celui de leur maman et grand-maman. Par contre, Facebook semble toujours en expansion dans ses nouveaux marchés que sont le Brésil, la Chine, L’Inde et l’Indonésie.

Malheureusement l’article ne donne aucune donnée spécifique à Twitter autre que de mentionner :

The GWI data also shows the massive growth of Google+, indicating that a massive 22% of social network users now have active profiles – peaking in India at 49%. However, it also points to fatigue in Facebook usage and stalling Twitter growth.

Dans lequel nous pouvons noter que la croissance de Google+ ne fait que commencer. L’auteur souligne aussi la dominance de Google comme intersection du contrôle de l’information sur le Web

The GlobalWeb Index reports shows that Google has cemented its position as the “world’s biggest controller of information” and is starting to dominate all access points to the internet.

Its core search product reaches more than 85% of global Internet users every month (up from 76.1% in GWI.1). Even in countries where local search competitors are strong, Google has still gained traction. In Russia, it now has 82% monthly reach compared to more than 90% for local competitor Yandex.

Finalement, les médias sociaux continuent leur croissance d’usage même si le blogue aussi semble avoir atteint un point de limite :

The latest fieldwork took place in November 2011, and it has revealed that social networking is still the fastest-growing active social media behaviour online, increasing from 36% of global Internet users in GWI.1, to 59% managing their profile on a monthly basis by the end of 2011. This is followed by updating a microblog (e.g. Twitter), which increased from 13% to 24%, and uploading video which increased from 21% to 27%. Monthly ‘forum’ contribution declined significantly from 38% to 32%, between GWI.5 and GWI.6 while blog-writing stagnated at 27%.

La conclusion de l’article illustre que contrairement à l’adage populaire, le Web ne devient pas une plate-forme globale, mais il devient plutôt plusieurs centres culturels spécifiques

“This creates a more localised Internet, where each market has a different behaviour type, relationship with brands and attitudes towards the role of the Internet,” he continues. “The concept that the Internet would drive a singular global culture is false. Brands and content producers will need ever more localised strategies.”

Le clou final aux paranos des enjeux de relations publiques sur les médias sociaux

La semaine dernière, en jasant avec des collègues « consultants médias sociaux » en France, la critique facile des délicats enjeux de relations publiques sur les médias sociaux dans un contexte réglementaire refit surface. C’est le genre d’argument qu’on me présente sporadiquement et pour lequel « mes collègues » juste un peu moins expérimentés restent souvent bouche bée. C’est d’ailleurs aussi l’argument « marteau » dont aiment se servir les tenants du statu quo.

On ne peut être sur les médias sociaux parce que « patati et patata » !

Remplacer ici « patati et patata » par
-nous sommes dans une industrie très réglementée,
-nous sommes dans un environnement gouvernemental légiféré,
-nous avons des secrets industriels, de production, d’affaires très importants,
-on ne peut faire confiance à nos employés
-nos compétiteurs nous surveillent
-1001 autres excuses prouvant hors de tous doutes qu’on ne peut et ne devrait rien faire sur les médias sociaux.

C’est alors que je raconte mon petit laïus aux potes Français qui n’en revenait tout simplement pas à tel point qu’ils me demandent de l’emprunter à leur tour pour clouer le bec à leurs propres emmerdeurs anti médias sociaux.

Tout d’abord je leur dis qu’il est parfois important de faire dire ces choses par un consultant externe puisque souvent les patrons préfèrent se faire clouer le bec par quelqu’un de l’externe que par quelqu’un de l’interne (notez ici que je prêche pour ma paroisse et que si toutefois vous utilisez ma phrase-choc et qu’elle fonctionne, il ne vous est pas interdit de m’envoyer un chèque de remerciement hehehe).

Ma réponse béton

Imaginez une organisation qui fonctionne dans un contexte réglementaire et dont certains règlements peuvent même inclure « la peine de mort ». Cette organisation met aussi le feu par accident à des hôpitaux bondés de gens qui y meurent dans d’atroces souffrances. Cette organisation fait aussi exploser par mégarde des écoles avec des centaines d’enfants. La tête des membres de cette organisation est mise à prix, elle est détestée à la grandeur de la planète et elle blesse, tue et handicape souvent ses propres partenaires. Croyez-vous que vos enjeux de relations publiques ou que votre contexte réglementaire peuvent être pire que ça ?

La réponse est de toute évidence non.

Alors (comme j’en ai déjà parlé ici) sachez que cette organisation est la US Air Force et que ses membres, je dis bien tous ses membres allant du simple soldat au général, ont été formé et habilité à prendre tous part et être actifs sur les médias sociaux.

Oui il y aura toujours des contextes réglementaires et des choses dont on ne peut parler. D’ailleurs, à ce propos, un excellent document du CEFRIO rédigé par le sympathique prof de droit Pierre Trudel Gérer les enjeux et risques juridiques du Web 2.0. (PDF) vient d’être mis en ligne. Il faut donc être toujours conscient des limites de ce qu’on peut ou ne peut pas dire en ligne. Mais il ne faut surtout pas se servir des enjeux et des risques comme d’un bouclier pour le statu quo. Il y a toujours des choses qui se doivent de ne pas être partagé, mais il y en a souvent beaucoup plus qui peuvent l’être. D’ailleurs ce document se découpe judicieusement via cette démarche

Situer les responsabilités : Identifier qui fait quoi et qui répond de ce qui se passe lors d’une activité se déroulant sur internet.

Identifier les risques : pour cela, il faut partir des activités se déroulant sur internet sous les auspices de l’organisme ou de l’organisation.

Évaluer les risques : Une telle évaluation tiens compte aussi bien des caractéristiques de l’activité que du fonctionnement ou de la configuration des outils internet utilisés

Identifier et mettre en place les mesures et politiques qui permettent une prise en charge appropriée des risques

Comme l’a observé la US Air Force, le réel risque des médias sociaux est de ne pas y être et de laisser toute la place à la propagande adverse ☺

Comment les médias sociaux m’ont aidée à trouver mon chien et sa bouffe, pour le reste de ses jours…

Charlotte la goldendoodle

Charlotte la goldendoodle

C’est en soupant avec des potes en fin de semaine et en discutant avec Claude Malaison qu’est venue l’idée de ce billet (en fait c’est plutôt à la demande expresse de Claude que je m’exécute). Depuis plusieurs années, j’avais le goût d’avoir un chien. En fait, depuis ma transition et ma prise d’hormones féminines, j’avais ce besoin maternel qui s’exprimait de plus en plus fort et l’adoption d’un chien semblait être un dyachilon convenable.

Je pensais acheter ou adopter un petit chien dans le genre shit su. Étant grande fan de Charlie Brown et de Snoopy, tranquillement mon intérêt divergeait vers un beagle. J’en parle sur les médias sociaux et très rapidement on m’indique que beagle vient du mot « beugler » et en fait, le beagle est le seul chien qui en plus de japper constamment est aussi capable de hurler comme les loups. Habitant le centre-ville et ayant plein de voisins, cette race de chien ne semblait pas très opportune. On me suggère sur les médias sociaux de m’intéresser à une nouvelle race qu’on nomme goldendoodle. Je fouille sur internet, découvre pleins de photos de cette race et est subjuguée par la description qu’on en fait dans wikipedia.


In the 1990s,[2] breeders in both North America and Australia began crossing golden retrievers with standard poodles.[1] The original purpose of the cross was to attempt to develop guide dogs suitable for visually impaired individuals with allergies.
(…)
Goldendoodles are generally intelligent, affable, trainable, very human oriented, yet friendly toward other dogs. It is very important that you start training early, or, as they say, You Can’t Teach An Old Dog New Tricks. They are high energy dogs, much like their parent breeds.

Je me mets donc à chercher comment je peux me procurer un tel chien et par chance, je tombe sur une l’annonce kijiji d’une dame qui après avoir attendu 1 an pour avoir Charlotte, une petite goldendoodle femelle de 2 mois, est aux prises avec un mari qui vient tout juste de faire une hernie discale, est sur la morphine et ne peu plus travailler. Elle doit donc se départir de Charlotte pour plutôt s’occuper de son mari maintenant alité. Je prends donc rendez-vous avec la dame, tombe en amour avec Charlotte et l’achète pour une fraction de ce que la dame l’a payé 2 semaines auparavant.

Étant très fière de Charlotte et voulant m’amuser un peu, je lui fais une page Facebook et un blogue. Le premier mois d’existence de son blogue, il obtient 1800 pages vues, un manufacturier de nourriture pour chien (Oven Baked Tradition pour ne pas le nommer) choisi Charlotte comme l’une des pinups de sa marque et lui fournit la nourriture gratuitement, Charlotte reçoit du parfum pour chien et même qu’une massothérapeute canine veut la masser gratuitement.

Comme quoi sans les médias sociaux je n’aurais pas la chance d’avoir cette amie qui a changé ma vie. Aussi, je n’avais aucun objectif en mettant en ligne le blogue Charlotte ma vie de goldendoodle autre que celui de m’amuser. À ma grande surprise, il est maintenant générateur de retombées d’affaires. J’utilise d’ailleurs désormais cet exemple lors de conférences médias sociaux et disant aux gens d’affaires :

-Si vous croyez être moins intéressant que ma chienne sur les médias sociaux, ça ne va pas bien pour vous…

Le push et le pull marketing expliqué par le karaté et le judo

Dans sa plus simple expression le push marketing est la publicité traditionnelle et le pull marketing est d’attirer les clients par le bouche à oreille, via par exemple les blogues, les twitts et autres médias sociaux. Mais c’est dans un un récent billet du blogue de Harvard Business Review Business Needs More Judo, Less Karate, que l’analogie marketing/Judo et karaté prend tout son sens.


Restaurant type one: Imagine yourself wandering the streets of a new city. You could be on Ocean Drive in South Beach, or Piazza Navona in Rome. You’re thinking about dinner, and you come across a restaurant conveniently located on a busy stretch of street. Outside, it displays its panoply of meal choices in wax replica splendor, or “freshly cooked” under Saran wrap. On the sidewalk, an aspiring tan model flanks a manager-host, who wears a loud tie to go with the even louder voice he uses to solicit passersby. “Would you like to come in and eat ‘world famous x’? Or maybe try the daily cocktail special?”

Restaurant type two: You want to have a couple of special dinners during your travels so you’ve done some careful research prior to your trip. You find out about a restaurant that’s somewhat out-of-the-way, does not take reservations, has humble décor, and is only open for dinner five nights a week. None of that deters you. Your foodie friends recommended it — “amazing artisanal, local dishes,” they say. Pete Wells wrote something nice about it in The New York Times. Your favorite restaurant blogs concur.

Where would you rather eat? More to the point, if you have a business, which would you rather be?
Type one represents what marketers call “push.” Type two is “pull.” Push marketing uses advertising (billboards, spam, direct mailings, banners, cold calls, and similar techniques) to hunt for the customer. In contrast, pull marketing bets on product quality and its ability to create awareness and eventually a brand that will lure and keep customers.

One is a bullhorn, the other a magnet. Or, as I like to say, one is karate and one is judo.

Par ailleurs, l’auteur note qu’en affaire, vous n’avez pas le choix de faire un judicieux mix des deux approches. C’est d’ailleurs ce qu’on appelle mix-marketing (j’en parlais d’ailleurs dans mon billet Vivement le « mix marketing » incluant le « mix media » et la « convergence marketing »). Il note aussi cependant que l’approche pull push est limitée dans le temps. Vous arrêtez de payer la pub et elle disparaît. L’approche pull demande quant à elle un investissement et une implication sur une longue période de temps. Je dis d’ailleurs souvent que les médias sociaux c’est un investissement à moyen/long terme pour des retombées à moyen/long terme aussi. Cependant, votre positionnement lui restera sur le Web un bon bout de temps. Ce qui est construit ne disparaitra pas instantanément.

Here are the three possible outcomes of business karate:
a) It works because the product or deal really is that good. This is a best-case, but not common scenario; you have the right to push and shout.
b) It feels like it works short term, but creates long-term disappointment. There is an expectation gap that gets discovered over time, leading eventually to customer defection.
c) It triggers defensive mechanisms. As one investor in my VC firm has told me, “A yellow light always goes off in my head when someone is pitching hard. I don’t want to be sold something.”
That is the irony of it, and why business judo can be more effective — especially when you have something authentic, good, or purposeful. People don’t mind buying, but they don’t want to be sold. In a similar fashion, regarding product design or presentation of information, people prefer intuitive self-discovery over complex how-to instruction.

This is the real judo counterweight to understand. We are by nature predisposed to want, to desire, to deal, to buy. Yet while we don’t mind being gently guided there, we are wired for mostly for self-control. The key principle in the judo of business is to create and allow the conditions for people to make your goal their own conclusion.

Bien évidemment l’auteur de cet article utilise l’image du pull marketing/judo dans un contexte plus général d’affaires, mais je trouve qu’il s’adapte parfaitement au marketing de pull qu’on peut exercer avec une présence efficace médias sociaux. D’ailleurs je vous fais remarquer que dans mon site, il n’est écrit à aucun endroit spécifique une liste détaillée de mes services. Je peux dire que je suis bonne dans tel ou tel service ou encore je peux le prouver. Si la preuve est faite, il n’est pas nécessaire de renchérir. Les clients sont assez intelligents pour comprendre en masse et ils comprennent tellement bien que ma business est florissante.

Je terminerai en vous racontant une anecdote. Un peu avant les fêtes, je me suis mise aux enchères sur ce blogue. Simultanément, une grosse agence de pub me demande de me mettre aux enchères au profit des 24hrdeTremblants. Ils me photographient avec un pro, mettent des ressources sur le projet, créent un site et vont chercher plusieurs personnalités connues qui offrent aussi quelque chose. Pour cet effort de l’agence de pub, l’enchère comprenant 2 heures de consultation avec moi, mes livres sur les médias sociaux (101 et 201) et un plat de sauce Ragu Bolognaise et ma marinade à steak BBQ web 2.0 va chercher $300. Sur mon blogue, avec un billet, quelques twitts et status Facebook le même lot s’envole pour $1350…

Le blogue fait avancer la pensée économique selon The Economist et le journalisme selon Nick Kristof du NYT

Tandis que pour une Nième fois, un média se demande si le blogue est mort (ça se passait hier sur la radio de Radio-Canada), des institutions que je considère un peu plus sérieuse, The Economist et Nick Kristof du New York Times (dans Forbes) considèrent eux est qu’il est bien en vie et contribue positivement à l’avancement de la pensée.

Dans l’article Heterodox economics, Marginal revolutionaries : The crisis and the blogosphere have opened mainstream economics up to new attack on peut lire :

(…)Economics, perhaps more than any other discipline, has taken to blogs with gusto. Mainstream figures such as Paul Krugman and Greg Mankiw have commanded large online audiences for years, audiences which include many of their peers. But the crisis has made the academic establishment fractious and vulnerable. Highly credentialed economists now publicly mock each other’s ignorance and foolishness. That has created an opening for the less decorated members of the guild, and the truly peripheral. In the blogosphere anywhere can be, as the title of Mr Mosler’s blog has it, “The Center of the Universe”.

(…)Mr Sumner’s blog not only revealed his market monetarism to the world at large (“I cannot go anywhere in the world of economics…without hearing his name,” says Mr Cowen). It also drew together like-minded economists, many of them at small schools some distance from the centre of the economic universe, who did not realise there were other people thinking the same way they did. They had no institutional home, no critical mass. The blogs provided one. Lars Christensen, an economist at a Danish bank who came up with the name “market monetarism”, says it is the first economic school of thought to be born in the blogosphere, with post, counter-post and comment threads replacing the intramural exchanges of more established venues.

Dans l’autre article Economics blogs, A less dismal debate : Blogs are blamed for cheapening debate in some fields. Yet they have enriched economics on peut lire :

Previous publishing revolutions, such as the advent of printing, prompted similar concerns about trivialisation and extremism. But whatever you think about the impact of blogging on political, scientific or religious debate, it is hard to argue that the internet has cheapened the global conversation about economics. On the contrary, it has improved it…

The back-and-forth between bloggers resembles the informal chats, in university hallways and coffee rooms, that have always stimulated economic research, argues Paul Krugman, a Nobel-prizewinning economist who blogs at the New York Times. But moving the conversation online means that far more people can take part. Admittedly, for every lost prophet there is a crank who is simply lost. Yet despite the low barriers to entry, blogs do impose some intellectual standards. Errors of fact or logic are spotted, ridiculed and corrected. Areas of disagreement are highlighted and sometimes even narrowed. Some of the best contributors do not even have blogs of their own, serving instead as referees, leaving thoughtful comments on other people’s sites and often criss-crossing party lines.

This debate is not always polite. But was it ever? The arguments between John Maynard Keynes and Friedrich Hayek in the 1930s, some of them published in academic journals, were not notable for their tact. One observer likened their exchanges to the brawling of “Kilkenny cats”. Both men, one suspects, would have relished taking their battle online.

Et finalement dans Blogs Marginal revolutionaries l’auteur conclut par :

The economics blogosphere, timely as ever, has provided a nice illustrative example in recent weeks, in the form of an ongoing debate on the nature of sovereign debt burdens and the implications of Ricardian equivalence for fiscal policy. Nick Rowe helpfully collects many of the relevant links here. The discussion is not always polite. It is interesting and enlightening, however. And it disciplines participating thinkers in a way that few other mediums manage.

Il n’y a donc pas de place à l’imagination, les blogues sur l’économie ne sont pas toujours polis et quelquefois impertinents, mais ils permettent de discipliner la pensée des participants comme aucun autre médium ne sait le faire. Qui plus est, la blogosphère a amélioré la science économique.

But whatever you think about the impact of blogging on political, scientific or religious debate, it is hard to argue that the internet has cheapened the global conversation about economics. On the contrary, it has improved it…

Sur le front des médias traditionnels, on peut lire dans Fastcompany The New York Times’s Nick Kristof On Journalism In A Digital World And The Age Of Activism

Nicholas Kristof has been writing for The New York Times for more than a quarter century and has appeared on that paper’s op-ed page since 2001, often penning articles about the struggles of people in distant parts of the world. He has even been dubbed the “moral conscience” of his generation of journalists. Less well known is his role as an innovator in journalism. In 2003, he became the first blogger for The New York Times website. Ever since then, Kristof has been a pioneer among journalists in the digital world. He’s active on Twitter and Facebook. In 2012, he even plans to venture into online gaming.

(…)Is this a revolutionary shift in journalism or a more natural progression?
In some ways, it’s just an adaptation of traditional journalistic approaches. I used to call a bunch of experts about who I should interview in Haiti. I still do that, but now I also send inquires through social media. That change feels incremental. We’re moving from a format where we “proclaimed the news” to the world on a fixed schedule to one where we converse with the world on a 24/7 basis. That does feel like a significant change. I don’t think what we do 20 years from now will look much like what we’re doing today. I don’t think op-ed columnists will be limited to two 780-word columns a week.

(…)Is there a more problematic side with the journalism in the digital age? Do you worry that citizen journalism diminishes overall credibility, for instance?
I think that there will always be a hierarchy of credibility. We in the media have historically been gatekeepers. Now I think that’s largely lost, and that’s a disadvantage. But having people shooting videos everywhere provides a useful level of accountability. A lot of people including me were really taken aback by the videos of police violence during Occupy Wall Street. A decade ago nobody would have known about that because there wouldn’t have been a reporter there and even if someone did write about it, it wouldn’t have been that dramatic. Likewise in Syria, widespread video does provide some constraint on a government if it knows that if it massacres people, there will be video of that. They may still decide to massacre people, but it raises the price.

Entretemps, ici on se demande si le blogue est mort et plusieurs journalistes « badtripent » sur l’arrivée du Huffington Post Québec. D’ailleurs ça me fait rire de voir des personnalités influentes se ruer chez le Huffington Post ou pire encore, chez Voir (pour faire des billets payants c’est à dire à 5 $ du 1000 pages vues, la belle affaire) tandis que d’autres (notamment plusieurs copains blogueurs d’affaires), plus intelligents ou stratégiques sans doute, se font payer convenablement pour écrire sur d’autres plates-formes médiatiques. D’ailleurs, quelques journalistes pigistes m’ont confié avoir été capables de négocier des tarifs à la hausse avec leur média actuel pour qu’ils n’aillent pas chez le Huffington Post gratuitement. Des fois le gratuit c’est payant pour d’autres, des fois l’animal mort renaît de ses soi-disant cendres et des fois, la peur du changement est pire que la saine tentative d’enfourcher la bête …

MAJ
La dernière discussion médiatique de la mort des blogues au Québec remonte (dans mon blogue et de mémoire) en août 2008. J’en parlais dans mon billet Le phénomène blogue tirerait à sa fin?

MAJ

C’est via un status Facebook de Christian Aubry que j’ai pris connaissance de l’article l’Agence Science Presse L’avenir est biaisé en faveur des blogues qui va en plein dans le sens de mon billet. On peut y lire :

(…) il est devenu difficile de nier le poids qu’a acquis un blogueur comme P.Z. Myers dans les débats sur le créationnisme, la crédibilité d’un Seth Mnookin dans celui sur la vaccination, l’influence d’un Revkin dans celui sur le climat, d’un Mooney dans celui sur la politisation de la science…

(…)Certains qui lisent ces lignes regrettent déjà de ne pas y être allé, d’autres sont peut-être sceptiques, et je leur donne raison. Si je recommande sans hésiter le congrès annuel de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS) à n’importe quel journaliste scientifique, avecScience Online, je suis mitigé. Les professionnels de la communication qui n’ont ni blogue ni twitter ni baladodiffusion, s’y sentiront en terre étrangère. Les scientifiques pour qui vulgariser se limite à une conférence de temps en temps ne sauront trop quoi y ramasser. Il faut croire en la vulgarisation, mais plus encore, il faut avoir envie d’expérimenter, ne serait-ce qu’en rédigeant un blogue. Et si on travaille du côté des médias, il faut avoir la conviction que le journalisme scientifique ne sera pas demain ce qu’il est aujourd’hui… et que ce n’est pas une mauvaise chose.

À propos des médias sociaux et des petits

Souvent, les gens semblent croire qu’étant rendus à me faire appeler « gourou, papesse, experte et autres sobriquets que les journalistes aiment bien », je ne travaille qu’avec les gros. C’est à demi vrai (ou à demi faux). Il est vrai que dans ma liste de clients il y a plusieurs fleurons de l’industrie québécoise, mais il y a aussi plusieurs illustres inconnus. D’ailleurs, il le sont beaucoup moins après qu’on ai travaillé ensemble.

Étonnamment, les petits (pour petites entreprises, voire micro-entreprises) et les moyennes entreprises réussissent souvent mieux en ligne que les grosses organisations. C’est qu’ils n’ont pas à gérer le « red tape » les guerres de budget, d’égo et de politicaillerie interne qui existent inévitable chez les grands. L’entrepreneur individuel ou le président d’une boîte de grosseur moyenne, lorsqu’ils décident d’aller dans une direction, généralement ils y vont. Je dis souvent que les médias sociaux ce n’est pas une question de budget ou de technologie, mais que c’est une question de philosophie communicationnelle (c’est d’ailleurs pourquoi même les petits peuvent se payer mes services).

Mais souvent, les gens sont incrédules et ils veulent des exemples. Je suis moi-même une micro-entreprise d’un seul individu, mais mon exemple ne parle pas parce que je suis une « veudette ». Pourtant, les gens oublient que c’est justement mon blogue et les médias sociaux qui ont fait de moi une personne connue. Même mes petits clients ont des réticences à raconter leur succès. C’est qu‘ils ne veulent pas eux non plus réveiller la concurrence qui dort encore au gaz. Ils ne veulent pas dans leur marché qui est quelquefois très compétitif, se retrouver à devoir travailler encore plus fort en positionnement web parce que tout d’un coup, quelqu’un s’aperçoit de la niche qu’ils occupent et du fric qu’ils font avec. Heureusement, quelques-uns osent écrire et dire haut et fort que ça a marché pour eux. Par exemple, mon client Allan Sutton, qui est accordeur de piano, partage certains aspects de son succès sur son blogue :

À la suite de mes rencontres avec Michelle Blanc, consultante en réseaux sociaux, j’ai choisi la formule Blog comme principale présence web de Piano Technique Montréal. Vous pouvez y lire des articles, vous y trouvez des photos, des extraits vidéos, des extraits sonores, et vous pouvez intervenir en commentant les articles ou en posant des questions. Ce que que vous y apprenez fait de vous un client plus avisé, et l’intérêt que vous y portez contribue au fait que le positionnement de l’entreprise soit excellent dans les résultats de recherche.

Je partage volontiers mon enthousiasme pour les réseaux sociaux, vecteur important de la prospérité de mon entreprise et de mes relations sociales. C’est donc grâce à mon blog que plusieurs de mes clients me trouvent. Grâce aux réseaux sociaux, je suis activement en lien avec des amis, des collègues, des fournisseurs, des inspirateurs, comme jamais auparavant, et j’aime ça ! La culture de générosité et de transparence qui y règne me plaît

Mais même lui, ne dis pas tout. Nous nous sommes rencontrés cet été par hasard sur une terrasse et il était extrêmement volubile quant à ses retombées d’affaires. Mais en ligne, il a une certaine réserve (très compréhensive) à partager des chiffres, des faits indubitables et des résultats concrets. Mais je pense que vous comprenez tout de même l’idée que les médias sociaux, c’est aussi pour les petits et que pour qui sait y faire, les retombés sonnantes et trébuchantes seront au rendez-vous,,,

Avis à mes détracteurs, La conversation, c’est de jaser…

Cette fin de semaine j’étais à l’émission de la radio de Radio-Canada, La Sphère, animée par Mathieu Dugal et il me posa la question qui tue (de mes détracteurs, les tabarnaks de jaloux). De parler de votre première vaginite, de vos recettes, de votre chien, ça dépasse l’information pertinente ? (l’entrevue est à partir de la 27e minute)

Bin oui justement, de parler d’autres choses ça fait parti d’une saine conversation. D’ailleurs on revient toujours avec quelques statuts Twitter choc, comme celui de ma vaginite, de ma blague d’un jeudi confession (sans mentionner que c’était une blague du 1ier avril), de mes recettes ou de mon chien. C’est gens là n’ont pas compris que comme dans la conversation hors web, celle du web se doit aussi d’être variée, diversifiée, venant de vos tripes et vivante. J’ai déjà expliqué qu‘à cause de la loi des grands nombres, je suis maintenant plus en mode broadcast que de réelle discussion, mais ça ne m’empêche pas de répondre à ceux qui m’interpellent (dans la mesure du possible) et surtout, d’être spontanée et diversifiée dans mes partages de contenus. D’ailleurs la question de mon blogue de Charlotte, fait maintenant partie du contenu de mes conférences et est une analyse de cas médias sociaux fascinante (elle a eu 13 000 pages vues lors du premier mois en ligne et oui, ce n’est qu’un chien). J’ai en outre valorisé les avantages stratégiques de savoir déconner, parler De l’importance du pâté chinois dans une stratégie médias sociaux, de l’importance de garder sa saveur linguistique régionale, d’aborder des sujets aussi sérieux que celui de la mort, De la transparence, de la mise en scène et de la perte de contrôle, et du narcissisme et de ma vaginite.

Mais la démagogie est forte et quelques twits sur 37 463 (au moment d’écrire ces lignes) serviront sans doute encore longtemps d’exemples à mes détracteurs, pour prouver que mes contenus, ce n’est pas de l’information pertinente…

Conclusion

Chers détracteurs

24 714 abonnés Twitter
5 000 abonnés à mon profil Facebook (dont 598 demandes en attentes et 404 abonnés)
3 186 fans de ma page Facebook
5 385 abonnés Google+
et des dizaines de milliers de lecteurs de mes blogues et de mes livres trouvent sans doute que ma diversité éditoriale est rafraichissante et que votre opinion sur la non-pertinence des mes propos, ils s’en “tabarnakent” aussi …

Les médias sociaux dans l’entreprise c’est « devenir soi-même un média »

J’arrive d’une réunion avec un client dont le client, une grosse organisation sectorielle nationale, veut être sur YouTube pour rejoindre les jeunes et a comme pour objectif d’atteindre 2 000 000 de vues en quelques semaines. Ils ont entre autres l’habitude d’investir 100 000 $ dans un encart publicitaire, à 2 000 000 d’exemplaires et pourquoi ne pas mettre cet argent sur YouTube pour atteindre le même public (et idéalement plus jeune).

Le hic avec ça est que oui, l’encart est imprimé à 2 000 000 d’exemplaires et est inséré dans des journaux à la grandeur du pays. Cependant, combien de gens lisent réellement cet encart ? On n’en a pas la moindre idée. Il n’y a pas de « call to action » de mesures de conversion ou quoi que ce soit. Cependant, on sait qu’on en imprime 2 000 000 pour 100 000 $.

C’est là que mon rôle de « briseur de rêves » débute. Je fais valoir que sur YouTube ou sur les autres médias sociaux, on sait réellement si quelqu’un fait une action, contrairement à l’imprimée. J’explique aussi que les médias sociaux c’est du moyen et long terme et qu’il faut « produire du contenu intéressant » sur une base régulière et qu’il faut dialoguer, monitorer, mesurer, recruter et former des gens pour ça et que les retombés, si on fait les bonnes affaires et avec un contenu pertinent, ne se feront pas connaître avant au moins 6 mois. Aouch ! Réveil brutal.

Le client me dit, comme ça il faut que l’on dise à mon client que nous devons devenir nous-mêmes un média ?

EURÊKA !

Mon client comprend les implications d’investissements de temps, d’argent et de ressources et il comprend aussi que ce type « d’activités communicationnelles » a une pérennité dans le temps que l’encart n’aura jamais. Il comprend de surcroit que ça a des implications même sur la mission et le mandat que son client lui donne et que ça aura même un impact sur la mission de son propre client. C’est le fun de travailler avec des gens intelligents qui comprennent vite, mais de faire bouger toute une organisation dans la direction des médias sociaux, c’est un peu plus que le souhait pieux (j’oserai même dire le rêve érotique ) de faire un clip qui sera viral au point d’obtenir 2 000 000 de vues sur YouTube…

Du média social aux affaires sociables, l’expérience d’IBM

Ça fait déjà un bon bout que se discute le fait que chaque entreprise peut finalement devenir son propre média et ne plus avoir à passer par le filtre des médias traditionnels pour interagir avec ses publics. Le blogue en particulier, est depuis belle lurette l’outil de prédilection pour s’adresser aux publics internes, externes et aux collaborateurs de l’organisation. Le « web » en tant que fonction potentielle de l’entreprise, trouve sa perspicacité maximale, si elle est en fait une « fonction de l’entreprise », au même titre que les ressources humaines, les relations publiques, le marketing, la production, les TI ou les finances. Malheureusement, trop souvent encore on handicape la pertinence du web en en faisant une sous-fonction de l’une des autres fonctions traditionnelles de l’entreprise, par exemple le marketing ou les TI. Dans ce cas, il est difficile d’avoir l’input des autres fonctions et de leur offrir des retombées d’affaires en conséquence.

C’est un peu le propos de l’article Move Over Social Media; Here Comes Social Business, qui traite du virage « social business d’IBM » tel qu’expliqué par Ethan McCarty, Senior Manager of Digital and Social Strategy at IBM.

Il dénote 7 observations (traduction et adaptation libre)

Les médias sociaux seront minimisés par l’impact des « affaires sociables »
(notez ici que je préfère le terme « affaires sociables » plutôt «qu’affaires sociales » qui serait sans doute la meilleure traduction de Social business, mais qui a une tout autre connotation ici). Bien que les médias sociaux aident déjà bien des entreprises à être plus centrées vers le client, ils ne sont utilisés modestement que par la fonction marketing. Les médias sociaux sont à la fois média, et société (les gens). Ils ont la potentialité de permettre la compréhension des interactions entre les différents publics (interne et externe) d’une organisation et d’en tirer des leçons qui modifieront tous les processus d’affaires de l’organisation.

Les gens font affaire avec des gens, pas des entreprises
L’une des notions fondamentales des « affaires sociables » est que les employés doivent être au cœur des stratégies numériques. Comme IBM ne vend plus de produits de consommation, l’expérience client avec IBM est d’abord et avant tout une expérience de relation avec un ou des employés. Cette expérience se passe de plus en plus en ligne et IBM a commencé à associer l’un de ses experts à , plusieurs des pages de contenus de leur site et cette initiative a révélé dans des focus groups, que ça augmentait sensiblement la confiance des clients face à IBM.
Vos employés doivent être des citoyens numériques aussi
Pour devenir une entreprise sociable, il faut reconnaître le besoin de formation et de coaching visant à rendre les employés de bons citoyens numériques eux-mêmes, à gérer leur propre réputation. IBM fournit même à ses employés des tableaux de gestion de leur réputation personnalisés, afin qu’ils visualisent l’impact de leurs propres interactions avec les autres différents acteurs. De bonnes conversations génèrent de bonnes affaires qui apportent de la valeur autant pour l’individu que pour l’organisation. (À ce propos, vous me permettrez une auto-promo pour vous rappeler que c’est l’un des sujets majeurs de mon prochain livre Les médias sociaux 201  )
Vous n’avez pas à bouffer tout l’éléphant des affaires sociables d’une seule bouchée.
IBM y est allé avec la stratégie des petits pas. Tout d’abord ils ont mis en place un wiki, servant à documenter les principes de l’organisation pour les affaires sociables. Puis, a développer un cours visant à outiller les employés pour qu’ils comprennent bien les médias sociaux et deviennent des citoyens numériques efficaces. L’initiative finale et majeure a été de mettre sur pied un « localisateur d’expertise » qui rejoint 3000 experts d’IBM à travers le monde.
Les affaires sociables sont aussi bonnes pour les affaires
Les mêmes outils et processus qui ont servi à mettre sur pied l’initiative « affaires sociables » d’IBM, sont maintenant mis à la disposition de la communauté. En vue d’honorer le 100e anniversaire d’IBM, l’entreprise a mandaté chacun des employés à fournir une journée complète de l’entreprise pour partager ses connaissances et expériences sur le site IBM100.com. Cette initiative permet aux employés de concrétiser l’expérimentation « des affaires sociables ».
Nous en avons assez des chaînes de courriels inutiles
La plupart des entreprises se fient aux courriels pour partager de l’information entre les employés, malgré les nombreuses embûches (et les coûts associés) qu’ils soulèvent. Ce sont des outils complètement antisociaux. IBM valorise plutôt l’utilisation des outils collaboratifs qui sont asynchrones, géographiquement dispersé et facilitant le travail d’équipe (songez aux blogues, wiki, Twitter, Google + (avec la téléconférence à plusieurs qu’ils nomment le hudle)).
C’est correct d’échouer, mais il faut le faire rapidement
Comme plusieurs initiatives affaires sociables risquent de ne pas fonctionner, il est important d’expérimenter plusieurs approches différentes simultanément et d’éliminer les échecs lorsqu’ils se présentent. C’est d’ailleurs l’un des nouveaux concepts de développement logiciel qu’on appelle la méthode agile. Ça ne sert à rien de planifier su 10 mois et de lancer une initiative, il est mieux de lancer rapidement et d’améliorer au fur et à mesure. Le localisateur d’expert n’a pris que 4 semaines à mettre en place puis les améliorations sont venues s’ajouter par la suite.

Les journalistes professionnels au Québec : Une société distincte

Au Québec, nous aimons faire les choses différemment. Très souvent cela est à notre grand avantage. D’autres fois, on se couvre simplement de ridicule. C’est le cas avec le Rapport du Groupe de travail sur le journalisme et l’état de l’info au Québec, qui est entériné par la Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (et ancienne journaliste) Christine St-Pierre, qui va de l’avant avec une consultation publique sur les recommandations de madame Dominique Payette (auteure du rapport).

Sur le site du ministère on peut lire :

Ces travaux ont permis de dégager les orientations proposées dans les champs de responsabilité relevant de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, pour donner suite aux recommandations du rapport de Mme Payette.

Les orientations retenues sont les suivantes :

  • la mise en place d’un nouveau modèle de régulation des médias québécois :
  • en s’appuyant sur l’adoption d’un statut de journaliste professionnel ;
  • en consolidant le Conseil de presse du Québec (CPQ) qui a pour mandat, à titre de tribunal d’honneur, de promouvoir le respect de normes éthiques en matière de droits et responsabilités des médias.

le soutien à la diversité des voix :

  • en confiant à Télé-Québec le mandat d’examiner la faisabilité d’un projet de réseautage de l’information régionale sur Internet avec l’appui des médias communautaires, coopératifs et indépendants ;
  • en actualisant le soutien de l’État aux médias communautaires présents dans les différentes régions du Québec.

Le hic

Comme le mentionne un de mes contacts Facebook sur mon profil perso :

Réglementer va créer un monopole qu’il sera plus facile de contrôler. Après le monopole des médias, maintenant des journalistes (dernier rempart contre les abus du pouvoir), il ne restera plus que le monopole de ma pensée à réglementer sur Facebook. Pauvre démocratie des oligarchies.

Quant à Mitch Joël dans son billet One Step Forward And Fifty Steps Back For Bloggers (And Society) :

(…) Do you like the way that journalists “serve the public interest”… and then there are “amateur Bloggers” (who don’t)? Bloggers and journalists no longer have a symbiotic relationship. Even those days are over. Blogging is journalism and journalism includes Blogging. Pushing this further: journalists simply can’t do their jobs without Bloggers anymore.

(…)Instead of putting an effort on who is and who isn’t a journalist, why not focus on where the audience is, how diverse the perspectives are and how to get the information more effectively disseminated to everyone? Especially when it sounds like taxpayers are footing the bill for this type of legislation (hard to believe, isn’t it?). If we want to get really raw here…

Why don’t we let the public decide what is credible media instead of letting those who are trying to control the message or those who are trying to hold on to their legacy instead of evolving?

Embarras international
Ce n’est déjà pas assez que la guéguerre journaliste vs blogueurs se fasse ici 6 ans en retard sur le reste de la planète, maintenant il nous faut faire la démonstration à la face des autres nations que nous ne comprenons pas les changements profonds que vit le journalisme (lire à ce propos mon billet La FPJQ et les fabricants de fouets, même combat). D’ailleurs le réputé Knight center for journalism in the Americas (The university of Texas at Austin) dans son article Quebec pushing forward with controversial proposal to define “professional” journalists observe :

Noting that the intention of the law would be to “distinguish those dedicated to ’serving the public interest’ from ‘amateur bloggers,’” a column in the National Post called the proposal “alarming,” saying that citizen journalists should be “encouraged, not chilled.” Further, the article pointed out that the phrase “serving the public interest” was in itself disturbing, potentially deterring journalists from being critical.

Another column in the National Post explained that the proposed regulation is based off a report from former journalist Dominique Payette who recommended that “professional” journalists be awarded certain access and privileges “in exchange for respecting certain yet-to-be-determined criteria.

The column concluded that “Canadian media and journalists should be in full-scale revolt against this state of affairs.”

Nous risquons donc d’être l’un des premiers états à avoir des journalistes « chiens de poche » à la solde du gouvernement  qui leur donne l’os de certains privilèges d’accès à l’information. Certains états embrassent les changements et valorisent l’innovation, ici il semble que nous valorisions plutôt le statu quo et le retour en arrière. Les nostalgiques de la Pravda applaudiront certainement l’audace avec laquelle « nous savons dresser ces vaillants journalistes »…

Vous pouvez aussi lire ou relire :

Le Lab VOXtv Chronique les changements que vivent présentement les médias ?

Baladodiffusion du colloque sur l’éthique des médias

Questionnement sur le code déontologique des journalistes membres de la FPJQ

Pour ces journalistes qui vomissent sur Twitter et sur les blogues

Webdiffusion de ma conférence sur l’avenir des médias

Conférence sur « Et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal? »

Le blogue, retour aux sources

C’est d’abord Hugh MacLeod dans son billet “Reclaim Blogging”: Why I’m giving up Twitter and Facebook puis le copain Mitch Joël dans Don’t Quit… Yet qui ont mis le doigt sur un bobo qui me ronge depuis un certain nombre de mois. Celui de « la dispersion médias sociaux ». En effet, je suis vraiment très active sur mon profil (s.v.p. pas de demandes sur mon profil, il est déjà plein) et ma page Facebook, sur mon compte Twitter, mon nouveau Google+, mon LinkedIn, mon yFrog, Flickr, Quora, Foursquare et.al. Je me dois d’utiliser et de comprendre chacun de ces outils (et les très nombreux autres que j’utilise aussi) afin de pouvoir en parler intelligemment. Ces nombreux profils de même que diverses obligations d’affaires, de stress inutiles (comme Jodoin par exemple), d’obligations personnelles et mon nouvel amour (Charlotte mon goldendoodle dont je vous partage des photos plus bas) grugent de mon temps (sans jeux de mots). Je blogue donc beaucoup moins que je n’avais l’habitude de le faire. Mais ça va changer. Je répète à tous mes clients que les médias sociaux sont des faires valoir et des outils de conversation qui doivent avoir entre autres comme objectif d’amener les gens vers votre propriété web principale (votre site ou idéalement votre blogue), mais cordonnier mal chaussé, j’avais oublié ce précepte CAPITAL pour moi-même. C’est primordial la conversation qu’on fait dans les médias sociaux. Mais c’est encore plus important d’avoir un chez-soi où on peut développer sa pensée critique, ses contenus, atteindre des objectifs d’affaires, mesurer et solidifier ses relations avec son lectorat premier. Ce lieu est mon blogue et je l’ai négligé.

Comme le mentionne Mitch Joël, certains cesseront d’être sur Facebook (dont la croissance stagne et décline présentement Is Facebook Use Plateauing? [STUDY]) pour n’être que sur le nouveau Google+ et d’autres comme le fera MacLoed, ne capitaliseront plus que sur le blogue. Comme le dit une pub bien connue, la modération a bien meilleur goût. Pour ma part, je vais d’abord écrire ici, puis le temps qu’il me restera, servira à continuer d’entretenir mes différentes présences médias sociaux. Parce qu’à force de jaser, de converser et de blaguer avec les potes virtuels (ce qui est très important), j’en oubli maintenant l’essentiel qui est de dire « quelque chose », d’avoir ma voix (avec plus de 140 caractères) et d’articuler une pensée et ou un message qui a une certaine profondeur. Je retourne donc aux sources et j’ai comme l’intuition que ce n’est que l’amorce d’un mouvement qui se fera plus important…




Bloc Québécois et moumounitude médias sociaux

Ça fait longtemps que j’écris sur l’importance d’être présent sur les médias sociaux et les blogues en particulier, dans les moments heureux, mais aussi dans les moments difficiles d’une organisation. J’ai aussi de nombreuses fois été attristé de cette manie des partis politiques de faire une initiative Web au moment des élections et de tout faire disparaître le jour du vote. J’ai aussi parlé du pouvoir de catharsis des blogues, de leur utilité à des fins politique mais aussi à des fins organisationnelles. C’est avec surprise et incompréhension que je constate que le blogue du Bloc Québécois a fermé ses portes. On peut y lire ce billet laconique :

Au lendemain de l’élection

Publié par Le Blogueur Québécois le 3 mai 2011 à 14:42 Les commentaires sont fermés

Veuillez prendre note que nous avons désactivé ce blogue et qu’il ne sera plus possible de le commenter pour l’instant.

D’ici à notre prochain rendez-vous, nous comptons sur vous pour poursuivre le dialogue à travers les nombreux autres espaces mis à votre disposition sur la Toile.

Nous avons également désactivé la possibilité de commenter la page Facebook du Bloc Québécois. L’espace Twitter du Parti sera également muet pendant quelques temps.

On comprendra facilement que les espaces Twitter et Facebook de Gilles Duceppe n’ont plus raison d’être encore actifs sur La Toile. Ils seront donc désactivé jusqu’à ce que M. Duceppe en dispose selon ses besoins et projets futurs.

Merci énormément de votre compréhension.

Bonne route

Je me suis empressée de faire un statut Twitter et Facebook :

Observation: Le Bloc Québécois désactive son blogue http://bit.ly/lahERx = ils n’ont vraiment rien compris des médias sociaux

Les réactions ont été nombreuses et vive sur mes différentes plates-formes Web. J’aimerais ici vous faire part d’un dialogue que j’ai eu avec Pierre Châteauvert, Candidat officiel du Parti Québécois dans la circonscription de Jean-Lesage.

Observation: Un parti qui veut se reconstruire utilise ce qu’il a déjà au lieu de tout flusher et recommencer à zéro dans 4 ans #fail

http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/65827452324286464

@MichelleBlanc Inutile et insensible! En politique, ceux pour qui le respect signifie quelque chose, les laisseront tranquille!

http://twitter.com/#!/PierreChato/status/65841324296912897

@PierreChato au contraire, ce n’est pas lorsque le bateau coule qu’on oubli les passagers qui ont supportés durant des décénnies

http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/65865000270561282

@MichelleBlanc bin non. Avant toute chose, il faut réfléchir… Ce que ne fait pas twitter j’en conviens. Ça me déçoit d’ailleurs.

http://twitter.com/#!/PierreChato/status/65868152482967552

@MichelleBlanc mais le principal, c’est qu’il est question d’humains et après une épreuve pareille, ils ont droit à un peu de paix.

http://twitter.com/#!/PierreChato/status/65868326051647488

@MichelleBlanc pour connaitre la politique et avoir des amis de tous les côtés, pour avoir vécu ça, on sait que le repos et la paix signifie

http://twitter.com/#!/PierreChato/status/65868709574623232

@MichelleBlanc c’est de cela que je parle quand je réclame la paix pour eux. Laissez-les pleurer dans leur coin, tranquilles.

http://twitter.com/#!/PierreChato/status/65868978207195136

@MichelleBlanc ils en sortiront plus fort. Ceux qui oeuvrent en politique en respectant le monde, savent ce dont je parle.

http://twitter.com/#!/PierreChato/status/65869448954904576

@PierreChato et leur citoyens qui ont votés et donnés pour eux doivent comprendre aussi J’imagine?

http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/65870828864143360

@PierreChato ce sont les drames qui révèlent la force de caractère. Facile d’être accessible lorsque ça va bien.

http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/65871080765657088

@PierreChato Déjà qu’ils expriment cette peine et ce chagrin par écrit sur un blogue aurait un effet de catharsis pour eux + leur commettants

http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/65871343614300160

@PierreChato 1.8M$ pour 4 députés = les moyens d’écrire gratis dans un blogue qui est déjà en ligne au lieu de fermer http://bit.ly/kRn0mF

http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/65867892675186688

@MichelleBlanc que d’insensibilité! Ce monde n’est pas encore complètement inhumain… Je souhaite que l’on préserve les espaces d’humanité!

http://twitter.com/#!/PierreChato/status/65870815534645248

@PierreChato dommage votre discours de moumounnitude. Communication n’est vraiment pas synonyme d’inhumain, au contraire

http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/65872219263340544

@PierreChato J’ai moi-même traversé de très très grave crises et ne me suis jamais cachée. La communauté est entre autre là pour aider

http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/65872600127123457

@PierreChato Mais je comprends que vous aussi vous ne comprenez pas vraiment le blogue et ses nombreuses utilités = dommage aussi pour le PQ

http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/65872816171528192

@MichelleBlanc vous conviendrez que les gens du Bloc furent accessibles. Et les gens comprendront leur droit au calme.

http://twitter.com/#!/PierreChato/status/65875120777998336

@MichelleBlanc bin non encore une fois, je le comprends très bien. Mais je respecte le droit du monde… Ce sera un plaisir d’en discuter.

http://twitter.com/#!/PierreChato/status/65876305710813184

@MichelleBlanc une dernière remarque concernant ma moumounnitude: je serai toujours proche et je protègerai toujours ma famille et mes amis.

http://twitter.com/#!/PierreChato/status/65880496961368064

@PierreChato C’est tout à votre honneur

http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/65886591922601984

Afin de respecter la confidentialité des gens qui ont écrit sur mes murs Facebook, je ne reproduis ici que mes réponses à certaines interventions qui s’y trouvent :

Ils ont plein de bénévoles, de députés sans job et la plate-forme est déjà payé et en ligne. Ils ont juste un méchant manque de vision

Écrire dans un blogue collectif ne coûte rien et il est déjà payé. Ils auraient pu facilement parler de leurs émotions en ce moment, solidifier la base, montrer un peu de leur humanité et déception. Ça ne coûte rien c’est déjà payé…

Yo Pierre, les nombreux députés qui étaient au Bloc n’y étaient-ils que pour le cash? Ils n’ont plus rien à dire maintenant qu’ils n’ont plus de chèques? et tous ceux qui auront une pension à vie ils n’ont pas de temps à perdre avec ça?