Ça fait déjà plusieurs années que j’observe l’évolution de l’économie numérique canadienne. Mon triste constat se confirme encore ce matin avec le dernier article d’eMarketer US Retailers Help Boost Canadian Ecommerce.
L’analyste et président d’eMarketer Jeffrey Grau est optimiste:
“Retail ecommerce in Canada is late blooming compared with the US,” said Jeffrey Grau, eMarketer senior analyst and author of the new report “Canada Retail Ecommerce Forecast: Measured Growth Ahead.” “But there are reasons for optimism. Online buyers in Canada are extending their purchases beyond travel services, books and event tickets to home electronics, apparel, luxury items and even bulky packaged goods like diapers.”
Il a raison. On observe une demande croissante des internautes canadiens pour acheter des produits en ligne et une diversité quant aux types de produits recherchés par les canadiens. Ce qui m’inquiète surtout (ce qui m’a toujours inquiétée en fait) est l’américanisation de notre économie numérique comme ce second passage le démontre clairement.
A large portion of consumers’ online spending is conducted with establishments outside of Canada, mostly in the US. Statistics Canada reported in 2010 that foreign retail websites accounted for 39.7% of online spending in 2009, down from 44.3% two years earlier. Given the continued popularity of cross-border shopping, Statistics Canada’s 2011 survey will likely show again that foreign sites still account for a large share of online spending. Online shoppers in Canada are drawn to US websites because they typically offer better product selection and lower prices for some items. And many US retailers have a separate Canadian presence, meaning these statistics understate the influence of US firms in the Canadian ecommerce market.
Donc si je résume, près de 40% de notre économie numérique s’en va aux É.-U. et ce chiffre ne représente qu’une portion de la réalité puisque beaucoup du 60 % restant vont dans les coffres d’entreprises américaines qui ont simplement ouvert une contrepartie d’affaires ici. C’est donc PITOYABLE, il me semble que ça devrait encore une fois militer pour plan numérique canadien ou québécois? À l’approche d’élections fédérales et ou provinciales, il me semble que ce sera à vous, journalistes, consommateurs et chefs d’entreprise, à pousser dans le cul de nos dirigeants politiques, pour qu’enfin ils se diguidinent avec ce dossier économique qui n’en fini plus de s’engluer dans le manque d’intérêt le plus total….
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La question de comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux et une question récurrente qui ne me semble pas si compliquée que ça, mais qui intrigue beaucoup de mes clients. Je donne souvent l’exemple de Lululemon que je trouve très positif comme approche de contenus (non ils ne sont pas clients, je n’ai jamais travaillé avec eux et je suis aussi capable de valoriser des entreprises sans pour autant faire de frics avec eux). Lululemon vend des vêtements de Yoga haut de gamme. Mais sur Twitter et Facebook, leur blogue et Flickr, ils parlent :
-de yoga
-de course
-de danse
-d’exercice physique
-de nutrition
-de leurs employés, philosophie, culture, organisations
-de voyages, de cours, de lieu pour faire du yoga, danse, exercice.
Ils ne font pas que de parler de leurs produits, mais lorsqu’ils en parlent, le taux de clic doit être assez impressionnant. Ils ont compris que s’ils ne faisaient que de parler de leurs pantalons en lycra ça n’intéresserait personne. Mais en parlant du « sujet » pour lequel les pantalons de lycra peuvent servir, ils intéressent les gens, ont différents points de discussions et de contacts avec eux, bref, qu’ils sont cools, informés et passionnés par leur produit et ce qui l’entoure.
C’est un peu la même réflexion que doit se faire une entreprise, quelle qu’elle soit, afin de trouver sa niche éditoriale. Vos produits et services répondent à quel besoin? Ils règlent quels problèmes? Quels sont les produits complémentaires à ce que vous vendez? Quels sont les sites d’intérêts, blogues, experts de votre secteur avec qui vous pourriez être en contact, que vous pourriez citer (vous avez un droit de citation qui est celui de prendre un court extrait et de le mettre en contexte. Ce n’est pas un droit de copier-coller.), avec qui vous pourriez collaborer ou de qui vous pourriez vous inspirer? En fait, comment pourriez-vous parler de vos produits et services sans parler de vos produits et services? Là est la question! Vous remarquerez aussi sans doute que dans mon blogue, il n’y a pas de pages produits et services. Pourtant mon blogue et mes différentes présences Web sont mes seuls éléments de vente puisque je ne suis pas dans les pages jaunes et que je ne fais de pub à nulle part. Pourtant, mes affaires vont bien et le téléphone et les courriels de clients entrent sur une base régulière. Je parle suffisamment de stratégie Web, de marketing internet, de médias sociaux, de référencement et autres sujets (qui sont en fait mon offre de service) pour ne pas avoir à développer davantage une page statique répétant ad nauseam ce que je peux faire pour un client. Vous pouvez dire que vous êtes bon et que vous connaissez le sujet (ou les sujets qui entourent vos produits ou services) ou encore vous pouvez le prouver en en parlant jusqu’à la fin des temps…
MAJ
Dans ce billet j’ai oublié de noter que le genre de politique éditoriale dont je parle en est une très utile pour faire de l’acquisition et de la rétention de clients (marketing pull). Il va de soi qu’une foule d’objectifs d’affaires différents et/ou de publics auxquels on s’adresse peuvent venir enrichir et diversifier sensiblement une ligne éditoriale. À titre d’exemple, mon client André Nollet, Directeur général de Tourisme Mauricie, a un blogue dont l’un des objectifs est de faire avancer la réflexion de gestion touristique et d’enjeux de son industrie auprès des membres de sont association touristique régionale, de ses pairs des autres ATR et du Ministère du Tourisme du Québec. Bien que son blogue ne serve pas tant que ça directement son site corporatif, il fait avancer de manière très directe ses nombreux dossiers politiques internes et externes. Il me confie même qu’à chacun de ses billets il a beaucoup plus de courriels et de commentaires « off the record », que de commentaires directement dans son blogue. Il existe donc une variété infinie de combinaisons éditoriales possibles, mais il m’apparaît cependant clair qu’il faut faire l’effort de ne pas strictement parler de ses produits et services. Il y a tant d’autres choses possibles à dire…
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Immanquablement, lorsque j’ai un nouveau client, je peux facilement jauger sa connaissance (ou méconnaissance) du Web et l’emprise que les « agences de pub, comm., graphique, etceatera) ont sur lieu par l’insistance qu’il met dans la question « Je veux un bôôôôôôôôô site web ». Il ne me demande pas je veux un site web efficace, je veux des retombés d’affaires, comment faire pour acquérir des clients sur le Web, non l’insistance du questionnement se fait surtout sur « mon site va-t-il être beau? ».
C’est une question tellement répétitive et classique que ça me fait souvent sourire. Je réponds souvent par la boutade, si vous devez choisir entre un restaurant qui est beau et un restaurant qui est bon lequel préférez-vous? Ils me répondent inévitablement le restaurant qui est bon. Le Web c’est la même chose. Idéalement on veut manger dans un restaurant qui est bon ET qui est beau, mais si on doit choisir, le bon l’emportera haut la main. Mais avec bien des clients, avant qu‘on n’entre dans le pourquoi du comment, c’est plutôt le beau qui les fascine, qui les enthousiasme, qui les fait triper.
J’ai un client qui fait affaire avec une grosse agence de communication américaine. Il me montre le document de 40 pages que l’agence a préparé pour le nouveau site Web de mon client. Du blabla bien intéressant, du beau en « veux-tu en vla », on y parle même du « concept du site Web ». Cependant, à aucun endroit on ne parle de technologie utilisée!!! Aucune ligne sur le langage de programmation, le type de base de données, d’interface d’administration, de retombées d’affaires, d’objectifs d’affaires, de propriété du code source ou autres formalités “qui donnent mal à la tête”.
Parlant de restaurant, ça me fait penser à l’un de mes clients qui a déjà eu l’obsession du beau, mais qui a finalement compris que son investissement se devait d’être pas mal plus que juste ça. Son site est en ligne depuis quelques semaines et vous savez quoi, il est particulièrement beau aussi. Il s’agit de LaPiazzetta.ca et bien que la mise en place complète de la stratégie en ligne ne sera complétée que dans plusieurs mois encore, déjà je suis fière de ce site parce que oui il est beau, mais surtout, parce qu’il sera d’une efficacité redoutable (réalisé par La Fabrique de blogue).
D’autres réalisations récentes, de certains de mes clients, qui sont aussi d’abord efficaces et dont l’aspect esthétique répond à leurs besoins :
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C’est ma conjointe Bibitte Électrique qui dans l’un de ses statuts Facebook, en faisant la promotion de l’une de ses découvertes musicale, Dumbo Gets Mad – Elephants At The Door LP, me fait découvrir le service Paywithatweet.com. C’est sans doute la plus géniale invention de promotion (possiblement très utile dans l’industrie culturelle), que j’ai vue depuis très longtemps. Leur page décrit à qui cela pourrait être utile aux artistes, journalistes et éditeurs, auteurs, publicitaires, scientifiques et professionnels (vendez vos thèses ou documents didactiques et faites-vous de la promo), industrie du divertissement (vendez en avant première vos trailers) etc. Ça fait longtemps que je dis que l’argent n’est plus nécessairement dans la création intellectuelle, mais dans les produits dérivés de celle-ci. Voilà enfin un moyen technique de capitaliser sur « son don de propriété intellectuelle ».
P.-S. Notez que vous pouvez aussi payer avec un status Facebook mais l’entreprise s’appelle tout de même « payez avec un twitt ». Je pense que tout comme Klout, le nouvel étalon de l’influence sur le Web, ils ont compris que l’effet viral est plus important sur Twitter que sur Facebook…
P.-S. 2 Je crois bien que les potes de Misteur Valaire vont rapidement sauter dans le train de Paywithatweet (si ce n’est déjà fait)
P.-S.3 mon ancien billet : Attali et l’argumentation pour le téléchargement gratuit est certainement un bon complément de lecture
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Chaque client est différend et chaque environnement compétitif, a ses contraintes, ses enjeux, sa complexité et ses défis. Le référencement a longtemps été le fer de lance d’une présence Web efficace. On engageait quelqu’un qui faisait une analyse compétitive des mots-clés, optimisait le site pour qu’il soit visible aux moteurs de recherches, optimisait les balises dans le code d’une page et le tour était joué pour un certain temps. Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui. La raison est que bien des entreprises ont compris que le positionnement naturel, c’est comme le jardinage. C’est une activité marketing qui demande du temps, de l’investissement continuel, de l’amélioration continue. En clair, il faut produire des contenus sur une base régulière et acquérir des hyperliens externes continuellement. Le temps ou on optimisait un site et qu’on pût le laisser aller pour plusieurs semaines ou plusieurs mois est révolue (c’est évident que si vous êtes dans une superniche avec aucun compétiteur c’est une chose bien différente, quoi que si vous êtes dans cette super niche, est-ce que les gens vous chercheront vraiment? Tout ça pour vous rappeler qu’un blogue en sous-domaine d’un site Web, ça demeure un outil de gestion du référencement efficace et performant, pourvu que vous sachiez écrire pour le Web, que vous fassiez des commentaires sur d’autres blogues et que certains autres critères d’efficience Web soient mis en place. Vous pouvez d’ailleurs lire ou relire Bloguer pour vendre (PDF), mon chapitre du collectif Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires.
Les clients qui me téléphonent pour me demander « combien ça coûte pour référencer mon site Web » c’est comme s’ils me disaient je veux planter des fleurs dans un jardin, mais je n’ai vraiment pas le goût de sarcler, d’engraisser, d’arroser et d’entretenir… Dans ce cas, demandez plutôt combien ça coûte pour avoir un jardinier à temps plein…
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@Josée @Olivier Mais à quel endroit je parle de social shopping dans mon billet sur Groupon? Vous avez raison, ce n’est pas du social shopping
@Cedric des fois faire de la vulgarisation ça peut permettre d’expliquer simplement les choses pour que tout le monde comprenne. Mais juste pour toi, Groupon n’est pas suffisamment géolocalisé ou personnalisé en fonction des goûts du consommateur par exemple. D’offrir un rabais pour faire ajuster son vélo alors qu’il fait -20c dehors ce n’est pas des plus à-propos (ce qui sous-tend que le synchronisme promotionnel des offres est à revoir). Que Google mette cette promo en page frontispice et envoie 2000 personnes dans un resto de 20 places, je ne suis pas certaine que ça fasse avancer la promotion ce qui amène l’autre point, à qui s’adresse du côté marchand ce genre de site? À la PME de détails, aux gros détaillants à la GAP comme le suggère Techcrunch dans le commentaire du pote Étienne Chabot?
@Etienne, il me semble que j’ai clairement dit que c’était un avis de consommatrice. Mais à la lecture du commentaire que je viens de faire, tu comprendras que je ne suis pas non plus chaude à l’idée de ce type de site dans un contexte d’affaires.
@IDDKO Je suis tout à fait d’accord avec vous
@Tous ce n’est pas parce que Techcrunch, Wall Street Journal ou autre bonze de l’analyse techno encensent une techno que je suis obligée d’être d’accord avec eux et il est vrai que l’on ne doit pas se fier à ses propres goûts pour aider une entreprise à faire de bons choix marketing. Cependant, je garde tout de même une certaine ouverture en disant dans le corps de mon billet “Pour une entreprise, Groupon peut avoir un certain intérêt”
@Valérie oui j’ai des préjugés et oui la danse de poteau est certainement une activité très exigeante au niveau physique. Mais ça reste de la danse de poteau qu’on fait maintenant passer pour une nouvelle forme de Taï-Chi. Oui le viagra permet à plusieurs hommes de rester « virils » plus longtemps, mais les pubs de viagra me font toujours rire et si on déguise ça comme un outil d’amélioration de l’unité conjugale, ça va être sans doute “cute” et “vrai” mais ça va me faire tout de même rire aux éclats. C’est comme le gars qui est laveur de vaisselle et qui se présente comme un opérateur de machine fixe…
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Groupon est l’une des nouvelles « darling » technos du moment. C’est une sorte de « publisac » électronique qui nous promet des économies, des offres, des surprises extraordinaire. Le problème avec Groupon est que dans une ville comme Montréal, de trouver 365 deals « super incitant » par année n’est pas une mince affaire. Que Montréal est une grande ville et que je ne la traverserai pas pour économiser $14 du $35 que coûte une mise au point de mon vélo, en plein mois de janvier et que déjà il y a une surabondance d’offres promotionnelles toutes soi-disant plus alléchante les unes que les autres (je parle ici en tant que consommatrice il va sans dire). Pour une entreprise, Groupon peut avoir un certain intérêt et permettre d’attirer de nouveaux clients et de se faire connaître, mais je n’ai malheureusement pas les détails de combien ça coûte.
MAJ 2
Grâce aux potes Facebook et Twitter, voici 2 autres offres d’aujourd’hui de compétiteurs de Groupon, qui montrent un peu le ridicule ou la redondance de ces modèles d’affaires.
Tout d’abord, Living Social Montréal offre un rabais substantiel de 50% à l’achat de crème glacé (je note pour les archives qu’il fait présentement -10c à Montréal)
Aussi, l’autre pertinent Tuango, qui offre un rabais pour des cours de « pole dancing » (cette fois-ci ce n’est pas moi qui fait des blagues avec la discipline du « pole fitness » comme il question dans les commentaires).
Mes conclusions :
Peut-être suis-je complètement biaisée dans mon analyse puisque je me laisse vilement être atteindre par mon opinion de consommatrice plutôt que par une recherche de marché rigoureuse que je n’ai pas faite pour ce billet et que nous assisterons à la réouverture hivernale du bar à crème glacé du coin et je prédis que les centres de pole dancing, pole fitness, danse de poteau et poteau acrobatique deviendront bientôt peut-être aussi populaire que les salons de bronzage ou encore qu’ils feront fureur à la grandeur du Québec comme l’ont fait les mini-puts il y a 20 ans…
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Cette semaine je rencontrais un groupe de propriétaires de chaines de magasins et quelques-uns de leurs employés de la haute direction pour discuter de médias sociaux et de sites web transactionnels. L’un de ces propriétaires, était accompagné de sa fille, qui était très active dans les discussions et qui voulait prouver à son père que les médias sociaux seraient une avenue intéressante en terme de marketing internet et qu’il devait rediriger une portion de ses investissements publicitaires vers ceux-ci. Elle avait tout à fait raison et n’hésitait pas à parler de ROI et à questionner fréquemment mes assertions lors de cette présentation. J’aimais sa fougue, son énergie et sa volonté à comprendre et à ouvrir le chemin du renouveau commercial pour l’entreprise qu’elle héritera sans doute un jour. À la fin de la présentation, on me demanda de présenter quelques sites que je trouvais bien montés. Je présentai quelques exemples puis je parlais de DessinsDrummond en spécifiant que ce n’était peut-être pas un beau site, mais qu’il était d’une efficacité incomparable. C’est alors que cette jeune gestionnaire se cambra et m’affirma que jamais elle, à titre d’internaute, n’achèterait sur un site aussi laid. De toute évidence, elle piqua ma fierté d’avoir contribué à l’essor remarquable de DessinsDrummond.
Petite pause pour vous expliquer que l’architecture d’un site qui inclut de nombreux hyperliens signifiants (c’est-à-dire avec des mots clés probants pour le domaine en dessous desquels il y a un hyperlien menant vers une page avec des contenus textuels ayant été soigneusement étudiés pour accroitre la possibilité d’apparaître dans les résultats de recherches) n’est peut-être pas une solution architecturale nécessaire pour tous secteurs d’activités. En effet, si vous êtes dans un secteur peu compétitif du Web, vous avez peut-être moins besoin d’optimiser votre site pour avoir une chance d’apparaître dans les moteurs de recherche. En outre, si vous avez un site de nature informationnelle, plusieurs autres questions vont se poser. Vous pouvez d’ailleurs déjà vous donner une idée préliminaire de la compétitivité Web de votre secteur économique et relisant mon billet Comparatif par industrie de l’efficacité des sites Web.
Mais si je reviens à la question du beau pour les sites transactionnels, je rappellerai ce billet Est-ce que le « beau » design est important en ligne? qui relate une expérience assez éloquente d’un design très léché versus celui un peu plus grossier. Mais la réponse que j’ai donnée était de comparer le site de DessinsDrummond à celui de Zappos. Pour votre information, Zappos est somme toute semblable à DessinsDrummond en termes de mots-clés et de navigation. Zappos est dans un secteur extrêmement compétitif et a réalisé l’exploit (que l’on croyait impossible) de vendre des chaussures en ligne (c’est-à-dire sans que les gens les essayent avant d’acheter). Je rappelle aussi que Zappos vient d’être acheté pour 1.2 milliard (par Amazon, un autre site Web laid) et que les ventes en ligne de zappos en 2009 étaient de 1 milliard. Je vous informe aussi que les ventes deDessinsDrummond sont maintenant tributaires du Web à 90 %. Pour des sites qu’on juge généralement laids, moi je trouve ça plutôt intéressant. La question que je posais à cette jeune gestionnaire est-ce que vous voulez un site transactionnel pour flatter votre égo ou pour faire du cash?
J’aime dire de temps à autre que le plus grand designer du millénaire était sans doute Léonard de Vinci et qu’il utilisait le fusain et la feuille blanche. Tout ça pour démontrer que le design n’est pas tributaire du médium, en l’occurrence Flash, avec lequel les designers aiment expérimenter.
Je vous invite aussi à visiter le site transactionnel d’un autre de mes clients (qui lui est beaucoup plus beau) http://www.massageemporium.com/.
Pour continuer la réflexion, vous pouvez lire ou relire les billets :
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En vertu de la Loi visant l’élimination des pourriels sur les réseaux Internet et sans fil, le CRTC pourrait imposer des sanctions administratives pécuniaires (SAP) pouvant atteindre 1 million de dollars pour les particuliers qui enfreignent la Loi, et 10 millions de dollars pour les entreprises fautives. Le Bureau de la concurrence du Canada, par le truchement d’une demande au Tribunal de la concurrence, pourrait imposer des SAP en vertu du régime en place de SAP prévu dans la Loi sur la concurrence. Ce régime permet des sanctions pouvant aller jusqu’à 750 000 $ pour les particuliers et jusqu’à 1 million de dollars pour les infractions subséquentes. Il prévoit aussi des sanctions pouvant aller jusqu’à 10 millions de dollars pour les entreprises, et jusqu’à 15 millions de dollars, en cas de récidive. Le Commissariat à la protection de la vie privée utiliserait ses outils et son cadre d’application de la loi actuels pour exécuter les dispositions de cette législation. Le projet de loi prévoit aussi accroître les pouvoirs du Commissaire à la vie privée, afin de lui permettre de coopérer avec ses homologues étrangers et d’échanger des renseignements, en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.
Le projet de loi prévoit également un droit privé d’action, qui s’inspire d’une législation américaine. Ainsi, les consommateurs et les entreprises pourraient intenter une poursuite civile contre quiconque enfreint la Loi. L’approche proposée, qui fait preuve de neutralité en matière de technologie traite toutes les formes de messages électroniques de la même façon. De la sorte, le projet de loi s’appliquerait également aux messages textes non sollicités, ou pourriels par téléphone cellulaire, qui seraient alors considérés comme une forme de message électronique commercial non sollicité.
Les compagnies devront demander de façon claire aux consommateurs dont ils collectent les informations s’ils désirent recevoir, à l’avenir, des courriels concernant leurs produits. Tous les messages envoyés par la suite devront contenir un passage expliquant aux destinataires la façon de se désabonner de la liste d’envoi. Si les entreprises confient leur marketing à une autre compagnie, elles devront s’assurer que celle-ci respectera la nouvelle loi.
Les compagnies devront aussi éviter l’installation automatique de programmes sur l’ordinateur des personnes sans leur consentement. Cette disposition de loi vise à limiter la propagation de virus et logiciels malveillants.
Enfin, la loi rendra illégaux les courriels contenant de fausses informations concernant leur source. Cela vise à empêcher la distribution de courriels frauduleux.
Aux termes de l’article 9, nul ne peut, dans le cadre d’activités commerciales, installer ou faire installer un programme dans l’ordinateur d’une autre personne ou utiliser un programme ainsi installé pour faire envoyer un message électronique par cet ordinateur, sauf si la personne qui accomplit l’acte en question le fait avec le consentement exprès du propriétaire de l’ordinateur. (Le propriétaire doit aussi avoir la possibilité de retirer son consentement comme l’indique le par. 12(5).) Cette disposition vise principalement l’installation furtive ou clandestine de maliciels ou de logiciels espions, par exemple des programmes qui transforment les ordinateurs en « réseaux d’ordinateurs zombies » servant à relayer des pourriels sans l’autorisation du propriétaire des ordinateurs.
Concernant les adresses de courriel qui sont publiées sur un site Web d’entreprises
La définition de « consentement tacite » figurant au paragraphe 11(9) du projet de loi, qui encore une fois intègre des modifications apportées à l’ancien projet de loi, prévoit dorénavant une exception fondée sur la publication « bien en vue », notion empruntée à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande. Si le destinataire a publié bien en vue son adresse électronique, par exemple sur un site Web commercial, sans préciser qu’elle ne doit pas servir à recevoir des messages électroniques commerciaux non sollicités, l’adresse peut être utilisée pour des messages liés à son activité professionnelle ou à son entreprise commerciale (al. 11(9)b)). Cette exception s’applique aussi lorsque le destinataire a communiqué son adresse électronique à l’expéditeur sans aucune mention précisant qu’il ne veut pas recevoir de message électronique commercial non sollicité et que le message a un lien avec son activité professionnelle ou son entreprise commerciale (al. 11(9)c)). D’autres exceptions peuvent être prévues par règlement (al. 11(9)d)).
Ceux qui peuvent présumer un consentement tacite en raison d’une relation d’affaires doivent satisfaire à l’un des critères suivants (par. 11(10)) :
ils ont procédé à la vente, au louage ou au troc d’un produit, d’un bien, d’un service, d’un terrain ou d’un droit ou intérêt foncier au profit du destinataire du message dans les deux ans précédant l’envoi du message;
ils ont offert une possibilité d’affaires, d’investissement ou de jeu qui a été acceptée par le destinataire dans les deux ans précédents;
ils ont passé, avec le destinataire, pour une raison ou une autre, un contrat qui est toujours en vigueur ou qui est venu à échéance dans les deux ans précédents;
ils ont reçu une demande quelconque de renseignements du destinataire au cours des six mois précédents.
Pour l’application du projet de loi, tout acheteur d’une entreprise est réputé avoir hérité des relations d’affaires existantes (par. 11(12)).
Les entreprises qui peuvent se prévaloir de ce genre de relation sont les coopératives au sens de la Loi canadienne sur les coopératives, les coopératives au sens de la Loi sur les associations coopératives de crédit et toute organisation similaire constituée en personne morale sous le régime d’une loi fédérale ou provinciale (par. 11(11)).
Ceux qui peuvent présumer le consentement tacite en raison d’une relation privée doivent satisfaire aux critères suivants (par. 11(13)) :
le destinataire a fait un don ou un cadeau à l’expéditeur ou à son organisation au cours des deux ans précédant l’envoi du message et l’expéditeur ou son organisation est un organisme de bienfaisance enregistré, un parti politique, une organisation ou un candidat;
le destinataire a effectué du travail à titre de bénévole pour l’expéditeur ou son organisation ou a assisté à une réunion organisée par lui ou son organisation au cours des deux ans précédents et l’expéditeur ou son organisation est un organisme de bienfaisance enregistré, un parti politique, une organisation ou un candidat;
le destinataire a été abonné à l’organisation au cours des deux ans précédant l’envoi du message et celle-ci est
Je comprends à la lecture de ceci que vous devriez désormais protéger les courriels que vous publiez sur vos sites afin de ne pas devenir la proie légale des polluposteurs. Vous pouvez simplement mettre un avis accompagnant une liste de courriels, spécifiant qu’ils ne sont publiés que dans une optique de contact d’affaires et qu’ils ne doivent pas servir à recevoir des messages électroniques commerciaux non sollicités, encore plus efficaces, mettez vos adresses courriel avec un (at) au lieu du @ ou encore mettez vos adresses courriel en image sur vos sites au lieu de les mettre en code HTML.
Si vous faites du marketing par courriel, documentez l’autorisation de recevoir des communications promotionnelles de vos clients en usant d’un double opt-in (c’est-à-dire en envoyant un courriel de validation que le client confirme de nouveau en cliquant sur un hyperlien avant de recevoir vos promotions). Mettez toujours un hyperlien de désabonnement dans le corps du message que vous envoyez à vos clients. Documentez les abonnements et les désabonnements de vos clients dans une base de données sécurisée qui pourra servir de preuve électronique en cas de poursuite. Ayez des titres clairs qui stipulent le contenu de vos messages. Ayez un contact client dans le corps du message qui est LA personne responsable de la base de donnée client et que le client peut joindre en cas de question. Rappelez-vous qu’un client qui est consentant à recevoir vos promotions vaut beaucoup plus qu’un client qui ne sait pas ni d’Ève ni d’Adam qui vous êtes et pourquoi vous l’écœurez avec vos promotions. Songez par exemple à Groupon qui fait un tabac avec son service de promotions par courriels justement parce que leurs clients sont ravis de recevoir leurs offres chaque jour.
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Qu’est-ce que le marketing viral? Comment faire du marketing viral? Je veux une vidéo virale! C’est une question qu’on vient de me poser au téléphone et qui est très courante chez certains entrepreneurs. On veut faire du viral. Avant de vous faire un portrait de ce qu’est le marketing viral, je vous dirais ceci. Demander du « viral » c’est comme d’aller voir un réalisateur de film et lui dire : je veux un oscar. Le viral est donc le résultat escompté d’une foule de tactiques marketings possibles. Mais il est présomptueux de demander ou de vendre du viral. On peut toutefois l’espérer.
Quelles sont les techniques utilisées pour obtenir un effet viral? Les méthodes sont nombreuses et font souvent appels au marketing internet tel que (dans Wikipedia) :
Internet Search Engines & Blogs
Target Marketing Web Services
Social Media Interconnectivity
Industry specific organization contributions
Television & Radio
Multiple forms of Print and Direct Marketing
SEO Web Development
Customer Participation & Polling services
Outbound/Inbound Call Center Services
Mobile SmartPhone Integration
VMS target marketing is based on three important principals:
1. Social Profile Gathering
2. Proximity Market Analysis
3. Real-Time Key word Density Analysis
By applying these three important disciplines to an advertising model, a VMS company is able to match a client with their targeted customers at a cost effective advantage.
Mais à la base de toutes campagnes qui aura peut-être un effet monstre, c’est LA bonne idée ou LE bon concept qui se rependra comme une trainée de poudre. Si vous manquez d’imagination, vous pouvez certainement vous inspirer des autres et adapter ici ce qui a fonctionné ailleurs. Par exemple, l’agence Pheromone a adapté avec succès la campagne d’abord générée utilisateur de Madmen sur Twitter (sept. 2008), pour la rendre générer agence pour le Théatre du Nouveau monde avec Molière sur Twitter (décembre 2009). Par contre, si cela a déjà été fait ailleurs ad nauseam comme les fameux Lip dub par exemple, je ne suis pas certaine que ça va avoir un impact positif. Ça pourrait même être tout le contraire.
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Le CRM pour Customer Relation management (GRC gestionnaire de la relation client) est souvent un logiciel, un très gros logiciel et/ou une philosophie de gestion clientèle. On y inclut généralement quatre grands principes :
connaissance du client ;
stratégie relationnelle ;
communication ;
proposition de valeur individualisée. (c’est-à-dire création d’offres individualisées)
Au niveau logiciel, l’outil open source qui a présentement la cote est l’outil SugarCRM, mais on parle maintenant aussi de Open CRX, WDGold lite et probablement d’une foule d’autres produits. SugarCRM se présente même comme le leader d’un nouveau concept qu’on nomme le Social CRM (ou CRM social ou GRC sociale, c’est selon). Je dois candidement avouer que je n’ai pas encore expérimenté par moi-même ce concept qui dans quelques années risque de révolutionner la commercialisation. C’est que maintenant, en plus de gérer les clients qui peuvent arriver de différents canaux marchants (types de points de vente comme en ligne, en magasin, au téléphone, en entrepôt, etc.), ils communiquent aussi depuis diverses plates-formes, web mobiles, médias sociaux, site web de l’entreprise, sites de partenaires, etc. Ça devient donc particulièrement difficile de reconnaître le client qui est toujours le même, malgré ses très nombreux points d’entrées. D’où l’idée et l’utilité de CRM social. Entretemps, je vous invite à lire le billet What is social CRM de SocialMediaExaminer, à regarder le graphique plus bas et à continuer avec moi d’en discuter et d’observer cette vision qui risque dans les prochaines années de s’implanter de plus en plus dans nos organisations.
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(…) Facebook se doit d’être dans l’arsenal d’une présence média sociaux mais qu’il ne sera probablement pas le fer de lance d’une stratégie et qu’à moins que vous n’achetiez de la pub sur Facebook, que vous ayez déjà une masse critique importante d’usagers (comme pour un syndicat ou un ordre professionnel ou un CEGEP par exemple), ou un brand très fort (comme Nike ou Starbuck), une page organisationnelle ne fera peut-être pas les miracles que vous vous attendez. En outre, les termes d’utilisation de Facebook peuvent et risquent de changer sans préavis. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à plusieurs animateurs radio de stations communautaires de Montréal qui ont vu leur blogue MySpace disparaître du jour au lendemain parce que MySpace venait de changer ses conditions d’utilisation.
J’ai aussi déjà écrit La folie des entreprises avec Facebook et dans ma pratique, je répète souvent que Facebook, MySpace, LinkedIn ou autre Youtube (à part des cas d’exceptions) ne sont pas et ne doivent pas être « votre présence Web principale ». Voilà qu’hier, via un twitt de Bruno Guglielminetti, je découvre le billet Facebook: vos fans ne reverront jamais votre page sur Webketing.fr, qui vient ajouter de l’eau au moulin de ce que je vous répète déjà depuis un bon bout de temps.
(…)Pensez une seconde au nombre de pages auxquelles vous êtes abonnés. Avec les outils de suggestion et le développement des widgets, le nombre moyen de pages Liké par un membre de Facebook est en nette augmentation, fort à parier que vous soyez déjà fan de plus d’une centaine de pages. Maintenant, sur combien de ces pages êtes vous retourné une fois récemment? Aucune? Et bien c’est pareil pour tout le monde!
(…)99.5% des intéractions des fans sur une page (commentaires, « Like » sur un statut ou une photo..) se font via le News Feed, et en aucun cas directement depuis la page.
(…)L’algorythme utilisé par Facebook pour sélectionner les mises à jours qui apparaitront dans votre news feed est complexe, et on estime que moins de 0.5% de tous les statuts émis par votre communauté vont s’afficher dans le top news feed.
(…) on peut faire un méga concours sur son blogue, twitter et Facebook. Inscrivez-vous sur ma propriété et risquez la chance de gagner une cochonnerie de grande valeur. Vous aurez des résultats rapides. Les gens aiment généralement les cochonneries de grande valeur. Mais « la question qui tue », ces nouveaux « amis » seront-ils fidèles à votre marque? Seront-ils de bons ambassadeurs de celle-ci? Vont-ils s’intéresser à vos contenus une fois que le concours est terminé? Je ne le crois pas.
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Je dis toujours à mes clients que les médias sociaux c’est un investissement à moyen et long terme pour des retombées à moyen et long termes aussi. Oui il peut y avoir des raccourcis. On appelle ça de la pub, pas des médias sociaux. Par exemple, on peut faire un méga concours sur son blogue, twitter et Facebook. Inscrivez-vous sur ma propriété et risquez la chance de gagner une cochonnerie de grande valeur. Vous aurez des résultats rapides. Les gens aiment généralement les cochonneries de grande valeur. Mais « la question qui tue », ces nouveaux « amis » seront-ils fidèles à votre marque? Seront-ils de bons ambassadeurs de celle-ci? Vont-ils s’intéresser à vos contenus une fois que le concours est terminé? Je ne le crois pas. Je dis aussi souvent à mes clients qu’en affaire il n’y a pas de magie et que lorsqu’il y a de la magie on appelle ça aussi de la prestidigitation (j’ai d’ailleurs toujours de la difficulté à prononcer ce mot-là) et qu’en fait on appelle ça aussi de l’illusion…
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