Je n’ai moi-même pas encore eu le temps d’en faire le tour et de me faire une appréciation du document, mais c’est avec plaisir que je vous le mets en ligne dans sa version intégrale.
Rapport Gautrin Gouverner ensemble Comment le Web 2.0 améliorera-t-il les services aux citoyens?
Par Henri-François Gautrin, député de Verdun et leader parlementaire adjoint du gouvernement
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Bien que j’ai une mineure en relations industrielles de l’Université Laval, je ne comprends vraiment pas le fonctionnement de la Classe qui fait la promotion du grabuge un peu partout au Québec. Tout d’abord je m’explique mal que le porte-parole de la Classe, Gabriel Nadeau-Dubois, d’un souffle dit ne pas pouvoir condamner la violence parce qu’il n’est qu’un porte-parole et qu’il ne prend pas de décision et qu’en même temps il réclame un siège lors des négociations. Il me semble (et je suis sans doute dans le champ) que pour négocier, ça prend quelqu’un qui a la latitude de le faire? Généralement, un porte-parole n’est pas le négociateur, à moins que dans les faits, il soit en mesure de prendre des décisions. Ce qui semble être le cas pour les deux autres groupe d’étudiants la FEUQ et la FECQ qui étonnamment eux, ont une équipe et des responsabilités avec des leaders clairement définis. Il est donc difficile pour le gouvernement de discuter avec une instance (la classe) qui n’a pas de leaders, dont on ne connaît pas l’équipe et dont le porte-parole dit n’être qu’un porte-parole et ne pas avoir de pouvoir et en même temps se réclame d’avoir au moins celui de négocier au nom de son groupe ?
Par ailleurs, sur le site de la Classe, on peut voir clairement des événements avec des épithètes comme « Action Locale : non nous ne resterons pas sage » « action de perturbation », « envahissons Westmount » ou « piquetage dur au Conservatoire de Montréal ». Encore une fois le très efficace porte-parole de la Classe disait hier que la Classe n’est pas responsable des événements qui sont mis sur son site. Ha bon ! Alors depuis quand le webmestre d’un site n’est-il plus responsable des contenus qui sont publiés sur un site, incluant les commentaires ? Est-ce que la classe fonctionne aussi en dehors des lois de responsabilité civile et criminelle dont est assujetti le reste des organisations du Québec ? Si un appel au meurtre, à faire exploser un édifice ou autre acte clairement criminel y était posté (j’exagère grandement ici pour illustrer le côté saugrenu des prétentions de la Classe) est-ce que la Classe laisserait ce contenu continuer d’apparaître au nom de la liberté d’expression ?
Il me semble que ça devient de plus en plus ridicule d’entendre un porte-parole parler des deux côtés de la bouche et se laver les mains en même temps des actions violentes des autres lorsque son organisation en gère les outils qui en font la promotion…
MAJ
La CLASSE fait-elle la promotion et est-elle une structure valorisant l’anarchisme ? Je pose la question et il me semble que poser la question est y répondre. Et vous vous en pensez quoi ?
L’anarchisme est une philosophie politique qui présente une vision d’une société humaine sans hiérarchie, et qui propose des stratégies pour y arriver, en renversant le système social habituel.
L’objectif principal de l’anarchisme est d’établir un ordre social sans dirigeant. Un ordre fondé sur la coopération volontaire, d’hommes et de femmes libres et conscients, qui ont pour but de favoriser un double épanouissement : celui de la société et celui de l’individu qui participe au premier.
À la source de toute philosophie anarchiste, on retrouve une volonté d’émancipation individuelle et/ou collective. L’amour de la liberté, profondément ancré chez les anarchistes, les conduit à lutter pour l’avènement d’une société plus juste, dans laquelle les libertés individuelles pourraient se développer harmonieusement et formeraient la base de l’organisation sociale et des relations économiques et politiques.
L’anarchisme est opposé à l’idée que le pouvoir coercitif et la domination soient nécessaires à la société et se bat pour une forme d’organisation sociale et économique libertaire, c’est-à-dire fondée sur la collaboration ou la coopération plutôt que lacoercition.
L’ennemi commun de tous les anarchistes est l’autorité, sous quelque forme qu’elle soit, l’État étant le principal ennemi des anarchistes :
l’institution qui s’attribue le monopole de la violence légale (guerres, violences policières), le droit de voler (impôt) et de s’approprier l’individu (conscription, service militaire).
P.-S. Hey oui, j’ai aussi une mineure en politique
MAJ2
Mise à Jour
Je comprends que monsieur Gabriel Nadeau-Dubois n’est qu’un porte-parole et qu’il ne négocie pas, sur la place publique ou en privé. Il me reste tout de même certaines questions. Qui est la CLASSE? Qui dirige? Qui peut prendre des décisions?
Le porte-parole de la CLASSE est seulement un porte-parole
Le porte-parole n’est pas responsable des manifestations
Le porte-parole n’est pas responsable des actes de ses membres
Le porte-parole n’est pas responsable des décisions de ses membres
Ce n’est pas le rôle du porte-parole de contrôler son association
La CLasse n’est pas responsable des manifestations
La Classe n’est pas responsable de ses membres
La Classe n’est pas responsable de ses associations membres et leurs gestes.
La CLASSE ne contrôle pas les étudiants en manifestations
La CLASSE n’est pas responsable de son site Internet, c’est seulement un site Internet, ce n’est pas une preuve…
QUI QUI QUI est responsable de la CLASSE ?
Comment prôner être une association qui n’est responsable de RIEN ?
Finalement, comment un gouvernement peut-il négocier avec une organisation désincarnée qui n’est responsable de rien? Comment une organisation sans responsabilité peut-elle tout d’un coup parler au nom d’étudiants dont ils ne sont de toute evidence pas responsable ou tributaire non plus?
3e MAJ
Au fait il y a combien d’étudiants en grève déjà? Selon Radio-Canada il y avait 32 500 étudiants en grève pour 450 000 étudiants (en février) à la grandeur du Québec. De ces 32 500 étudiants en grève, on parle en réalité de leurs associations qui ont obtenu un vote de grève et on ne sait pas réellement à quel pourcentage ils l’ont obtenu. Des chiffres plus récents de Le Devoir parle de 176 000 étudiants maintenant en grève. Conclusion, on parle du tier des étudiants qui “seraient” en grève et foutent le trouble à la grandeur du Québec. Par ailleurs, dans les dernières semaines, j’ai donné des conférences à McGill (devant une salle pleine), j’ai été invitée par les Jeux de la comm ou des étudiants de toutes les universités francophones étaient représentés. Je me demande maintenant de quelle représentativité se réclament les grévistes?
Probablement qu’encore une fois, on ne pourra pas répondre à cette question parce qu’on “n’est pas responsable” de ceux qui n’appuient pas la grève, puisque de toute façon, on n’est pas non plus responsable de ceux qui l’appuient. Après ça on viendra me parler de représentativité, de démocratie et tutti quanti…
Négocier, ce n’est pas exiger. C’est du troc. C’est transiger.
Ce qu’on lit là, c’est le contraire d’une négo. Pour le vase clos de la militance de la CLASSE, peut-être que c’est simplement l’expression de convictions en acier trempé. Mais pour la moyenne des ours, c’est de la mauvaise foi crasse, j’en ai bien peur.
Aucun rapport : c’est peut-être formidable, la démocratie directe, le refus global d’une quelconque autorité. Peut-être qu’à l’intérieur de la CLASSE, c’est un mode d’interaction idéal qui comble les membres et les « instances » de bonheur. Mais pour interagir avec le monde extérieur, c’est de la bouillie pour les chats. Pour le monde réel, c’est loin d’être commode. C’est pas sérieux.
je l’ai écrit, je l’ai dit cent fois : rien ne pouvait justifier, ces derniers mois, même avant la grève, le refus de Québec de négocier avec les associations étudiantes. Mais pour la CLASSE, quand je lis ces mises en candidatures, quand je lis les justifications de Gabriel Nadeau-Dubois, je me dis qu’à la place de Line Beauchamp, pas sûr que j’aurais envie de négocier avec des gens qui a) n’ont pas de mandat de négocier b) confondent les verbes exiger et négocier c) ont parfois même comme valeur de ne pas négocier d) clament avoir pour valeur de ne pas s’asseoir avec des gens du ministère de l’Éducation.
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The Bill C-11 committee has just opened the clause-by-clause review of the copyright bill with 39 amendments on the table: 8 from the goverment, 17 from the NDP, and 14 from the Liberals.
(…)
Unfortunately, the digital lock provisions will also remain largely unchanged as the government is not proposing to link circumvention to copyright infringement (both the NDP and Liberals will put forward such amendments). The music and movie lobby are getting one of their demands as the enabler provision will be expanded from targeting sites « primarily designed » to enable infringement to providing a service primarily for the purpose of enabling acts of infringement. The CIMA demand for an even broader rule has been rejected as has calls to add statutory damages to the provision.
(…)
The government’s decision to leave the digital lock rules untouched is unsurprising but still a disappointment, since both opposition parties were clearly persuaded that such a change was needed. On the other hand, given the heavy lobbying by many groups demanding changes to fair dealing (all parties rejected calls for a new fair dealing test or limitations on education), user generated content (there were multiple calls for its removal), statutory damages (there were calls for unlimited damages), and Internet liability (there were calls for notice-and-takedown and subscriber disclosure requirements), the government’s proposed amendments are relatively modest.
The thousands of Canadians who spoke out may have had an effect as the bill could clearly have been made far worse. There is a need to remain vigilant, however, as the clause-by-clause review has just begun, more changes could still come, and the lobbying will not end until the bill receives royal assent. With that in mind – and with both opposition parties supporting sensible compromises on digital locks – there is still a need for Canadians to speak to their MPs and other elected officials.
Les conservateurs s’apprêtent à adopter une Loi sur le droit d’auteur imposant les dispositions de verrouillage les plus restrictives au monde. Ce projet de loi rendra illégale la copie d’un DVD afin que vous puissiez le visionner à l’aide de votre tablette – même si vous ne violez pas des droits d’auteur.
Si le projet de loi est adopté, sans être modifié, tout contournement deviendra un acte criminel, même si c’est pour utiliser du matériel que vous avez acheté légalement sur une autre plateforme.
Malgré les assurances des conservateurs, le projet de loi C-11 signifie que les consommateurs canadiens n’auront pas souvent le droit de prendre le matériel qu’ils ont acheté – comme des films ou de la musique – et de le transférer sur des appareils différents.
Les libéraux ont écouté les consommateurs canadiens, les éducateurs, les artistes, les créateurs, les innovateurs et les Canadiens ordinaires et ont agi avec transparence pour proposer des amendements équilibrés.
Avant d’être adopté, le projet de loi sera étudié, article par article, par un comité spécial. C’est à ce moment que nous proposerons des amendements au projet de loi C-11. Par contre, nous avons besoin de votre aide pour qu’ils fassent partie de la loi. Le moment est venu de défendre la création de lois justes et équilibrées.
Nous avons vu au cours des derniers mois, qu’ensemble, nous pouvons forcer le gouvernement conservateur à vous écouter. Dites au gouvernement conservateur qu’il ne devrait pas être illégal de contourner une serrure numérique pour un usage ne portant pas atteinte au droit d’auteur.
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Ce matin, je viens encore d’inventer un nouveau mot geek. J’ai créé un néologisme parce qu’il fallait que je parle de cette nouvelle réalité. J’aurais pu utiliser « épingler », « épingler sur Pinterest », « Pinterester » ou autre. Il est cependant clair que je n’aurais pas pu en discuter avec « L’Office de la langue française ». Pourquoi donc ? Tout simplement parce que je ne suis pas linguiste et que ces chers fonctionnaires de L’Office de la langue française ne discutent qu’avec des gens qui savent de quoi ils parlent en matière de langue, c’est à dire avec des linguistes. J’ai appris cela à mes dépens il y a déjà plusieurs années. Nous sommes à l’ère du Web 2.0, de l’externalisation de la collaboration, mais il semble que les praticiens d’un domaine de pointe comme disons « la technologie » qui est riche en nouvelle réalité que l’on se doit de communiquer, n’ont pas encore (à ma connaissance » de ressources pour déterminer rapidement comment on va nommer « ces nouvelles réalités ». Entre-temps, comme dans mon billet Le talon d’Achille de Pinterest, moi je vais parler de « pinnage ».
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Je reçois un courriel de Charmaine Borg, Députée NPD de Terrebonne-Blainville à propos de laloi C-30, Loi sur l’accès légal, que se propose de faire passer le gouvernement conservateur. Je vous met en copie une portion du courriel de madame Borg mais juste avant, je vous exprime pourquoi je suis contre cette loi et que je suis tout à fait d’accord avec madame Borg.
Pourquoi je suis contre C-30, Loi sur l’accès légal
Les policiers n’ont pas besoin de plus de loi pour espionner dans nos courriels et sur le Web. Ce dont ils ont besoin est plus de moyens et de la formation pour utiliser adéquatement les outils et techniques de monitorage dans l’encadrement législatif actuel. Les plupart des corps policiers, des enquêteurs et des policiers n’ont même pas accès aux médias sociaux de leurs postes de travail. Pire encore, les procureurs de la couronne n’ont pas non plus accès à ces outils de base. Je sais de quoi je parle puisque juste cette année, je suis témoin à charge et victime de deux suspects de harcèlement et de menaces de mort Internet (dont un a déjà plaidé coupable et a été condamné et un autre toujours en attente de son procès criminel). J’ai donc eu à gérer ces situations avec les forces de l’ordre et la couronne et à monter les preuves pour qu’ils puissent faire leur travail, preuves qu’ils devaient consulter, de cafés internet ou de leur poste de travail personnel à la maison. Le SCANDALE IL EST LÀ, point à la ligne.
Le courriel de madame Borg :
Madame Blanc,
Il me fait plaisir de vous envoyer aujourd’hui ce courriel afin de faire le suivi concernant le dépôt du projet de loi C-30, soit la Loi sur l’accès légal.
Suite au dépôt du projet de loi par le gouvernement conservateur, trois députés du NPD – Jasbir Sandhu, porte-parole en matière de sécurité publique, Charlie Angus, porte-parole sur les enjeux numériques, et moi-même, en tant que députée québécoise qui siège sur le Comité de la justice et des droits de la personne – ont tenu une conférence de presse pour dénoncer ce projet de loi intrusif et coûteux.
Vous trouverez ci-joint le lien de la conférence de presse (malheureusement, la version anglaise de CBC est la seule disponible pour l’instant) : http://www.youtube.com/watch?v=UwXSGSLNBis
À cet effet, ma position est la suivante :
· Je suis en accord avec un renforcement des outils légaux permettant aux policiers de mieux combattre la cybercriminalité, Mais cela ne doit pas se faire au dépend des droits de la personne et doit respecter la vie privée des Canadiens;
· L’enquête des données personnelles doit être faite à l’appui de preuves incriminantes et sous mandat légal, comme c’est le cas présentement;
· Je propose en ce sens l’instauration d’une entité de supervision judiciaire indépendante et obligatoire, qui n’est pas inclue dans le projet de loi actuel;
· Le NPD se positionne également contre les mesures qui entraîneraient l’augmentation des frais de service internet aux citoyens.
Devant l’importance de cet enjeu, je vous encourage à suivre l’évolution de ce projet de loi et de mettre en branle votre propre campagne de sensibilisation afin de sensibiliser les Québécoises et les Québécois. Malgré les efforts très importants de plusieurs acteurs, il y a actuellement un manque crucial d’information publique à ce sujet au Québec. Dans la poursuite de nos intérêts communs, nous devons tous s’unir pour diffuser l’information sur ce projet de loi afin de sensibiliser les Québécoises et Québécois à cet enjeu.
(…)
Je vous remercie de votre collaboration, et n’hésitez pas à communiquer avec mon bureau parlementaire pour plus d’informations ou pour toute question. J’espère sincèrement que nous travaillerons ensemble pour la protection et le respect des droits des Canadiennes et Canadiens contre l’intrusion dans leurs vies privées.
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