Mémoire de maîtrise : L’émergence de réseaux sociaux sur le Web comme nouveaux outils de marketing

C’est avec plaisir que j’ai participé, comme interviewée, au mémoire de maîtrise de Manuela Teixeira : L’émergence de réseaux sociaux sur le Web comme nouveaux outils de marketing (PDF), qu’elle vient de déposer à l’Université d’Ottawa. Elle me permet de vous la rendre disponible et, je salue bien bas, la richesse des tableaux et des informations qu’elle a colligés dans ce document. Un mémoire à lire à tête reposée et j’avalise l’un des éléments de sa conclusion :

La conclusion la plus importante de cette recherche est la suivante : le Web social implique un changement radical de la culture du leadership des entreprises et des grands médias. Le marketing traditionnel basé sur le modèle d’affaires préconisant la fréquence et la portée publicitaires dans les médias traditionnels est en perte de vitesse et sera graduellement remplacé par des stratégies de communications marketing facilitant la participation et la collaboration (Anderson, 2008 : 226). Les stratégies marketing, développées pendant l’ère industrielle (telle que la stratégie du push où le vendeur incite le consommateur à acheter le produit) doivent être revues et adaptées à une nouvelle réalité sociale où les recommandations des internautes supplantent l’argumentaire corporatif. Enfin, les méthodes de travail des médias traditionnels doivent tenir compte du potentiel de l’apport des individus qui sont appelés à être encore plus connectés grâce à la mobilité cellulaire.

Le Web 2.0 chez les organisations

Je vous ai maintes fois parlé de mon client DessinsDrummond qui est un exemple reconnu d’utilisation Web 2.0 dans le secteur du commerce de détail. J’ai maintenant le plaisir de vous annoncer que très prochainement, mon client Tourisme Mauricie mettra en ligne (sous peu) un bijou de site Web et d’applications Web 2.0 dans le secteur touristique. Mais ces jours-ci, je travaille sur l’utilisation Web 2.0 dans les secteurs médical, associatif et même bancaire. Voici donc quelques signets qui pourraient aider ceux qui aimeraient étendre les bienfaits de cette philosophie communicationnelle à différents secteurs d’activités économiques. Parce que le Web 2.0, au-delà du pâté chinois (mash-up) de technologies Web qu’il contient, est d’abord et avant tout une question d’ouverture à ses différents publics et d’ouverture aux dialogues dans un esprit de transparence.
Le Web 2.0 médical
Cet automne, Toronto aura la chance d’accueillir le Medecine2.0 Congress : Web 2.0 in Health and medecine. Afin de s’y préparer, vous pouvez lire How web 2.0 is changing medecine.
Web 2.0 examples in medicine

Application Website Purpose
Bloglines
www.bloglines.com RSS reader
Citizendium
www.citizendium.org/ Expert wiki
Connotea
www.connotea.org Online reference organiser
Del.icio.us
http://del.icio.us Website tagging
Flickr
www.flickr.com/ Photo sharing
Ganfyd
http://www.flickr.com/ Medical wiki
Google blogsearch
http://blogsearch.google.ca Blog searches
Google health
www.google.com/coop/topics/Health Create your own search tool
MedWorm
http://medworm.com/ RSS aggregator
SlideShare
http://slideshare.net Slide sharing
Wikipedia
http://en.wikipedia.org/wiki/ All purpose wiki
YouTube
www.youtube.com/ Video snippets

D’ailleurs, pour suivre un peu l’actualité Médicale Web 2.0 vous pouvez toujours visiter le wiki francophone Medecine 2.0 ou encore naviguer au travers des Top 50 health 2.0 blogs.

Le Web 2.0 bancaire
L’un des secteurs d’activités qui a toujours innové en ligne et qui est l’un des plus actifs au niveau transactionnel est certainement l’industrie des services financiers et des banques. Lorsque l’on sait le coût des mots-clés Adwords associés aux services financiers, on n’est pas surpris d’apprendre que le blogue http://www.bankaholic.com/ a été vendu pour la modique somme de $15 millions de dollars. C’est que le Web 2.0, comme je l’ai expliqué dans le chapitre bloguer pour vendre(PDF) du livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires, permet de facilement atteindre les premiers rangs des résultats de Google et que ça vaut son pesant d’or. De plus, comme l’explique Capitaine Commerce dans son billet Banques et médias sociaux: quelles leçons ?

• Les clients communautaires demeurent clients 50% plus longtemps que les autres
• 43% de visites sur les forums évitent l’ouverture d’un contact “””plus lourd””” dans les relations de support
• Les utilisateurs communautés dépensent 54% plus que les autres
• Le support via le web coûte 20 x moins cher que les supports classiques (téléphone, courrier, magasin)
• Les utilisateurs communautaires préfèrent les forums aux contacts mail ou téléphone

Ce sont donc quelques-uns des arguments qui peuvent inciter les banques à faire le virage d’ouverture 2.0. Plusieurs d’entre elles sont déjà dans le bain et se retrouvent lors de BarcampBank afin d’échanger et d’apprendre des collègues innovants. Je vous invite aussi à suivre l’évolution Web 2.0 de ce secteur sur The Bankwatch (je vous invite à y lire How to Web 2.0 your bank) ou encore sur Netbanker.

Les associations Web 2.0
Très peu de choses semblent écrites sur les Associations 2.0 et cela est d’autant plus surprenant que les associations sont en déclin partout dans le monde et que le gros responsable de ce déclin est justement le Web et le Web 2.0. Les motivations les plus importantes pour se joindre à une association sont souvent de faire du réseautage et d’acquérir de la connaissance. Or, il est maintenant très facile de combler ces deux besoins gratuitement via le Web. C’est donc à mon avis l’une des épées de Damoclès qui plane au-dessus du monde associatif et c’est ce qui me surprend de ne trouver que très peu de choses au sujet des associations et du Web 2.0. D’ailleurs, sur ce sujet, Seth Godin était très ironique ce week-end. Dans Beware of trade guilds maintaining the status quo :

Whenever a trade association raises the barricades and tries to lobby their way into maintaining the status quo, they are doing their members a disservice. Instead of spending time and insight and effort reinventing what they do and organizing for a better future, the members are lulled into a sense of security that somehow, somehow, the future will be just like today.
The key takeaway isn’t that the lobbying doesn’t work (though it usually doesn’t). The problem is that the lobbying takes your attention away from the changes you can actually control and implement. Simple example: why doesn’t the NYSRA have a staff of unofficial inspectors who help their members get an A when the real inspector comes around? Why didn’t the RIAA help the record industry figure out how to transform into an industry that would embrace and leverage file sharing?
You don’t have to like change to take advantage of it.

Mais pour les associations qui auraient une vision positive de l’avenir et qui voudraient l’embrasser, je suggère de relire mes billets Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques parti 1 et parti 2 ou encore de suivre les conseils de schipul.com :

1. Allow your members to create and post relevant articles

2. Record your meetings, speakers at conference events or training seminars and podcast / vodcast them on your site

3. Start an association blog using active members of your association as authors

4. Open a rating or commenting system for your Web site content

5. Shoot and share event photos

6. Incorporate a wiki for collaboration purposes

Transparence communicationnelle sur le Web

Je médite sur l’idée de faire un livre sur la transparence communicationnelle sur le Web. C’est en discutant avec le copain Claude Malaison que l’idée s’est cristallisée. Il est évident que mon expérience personnelle y serait pour beaucoup, mais bien avant « mes événements », déjà je parlais de transparence radicale, synthétique et autres concepts associés à ce qui « sonne vrai » et à ce qui semble efficace dans les mouvances de la communication internet. Je vais méditer là-dessus encore, mais déjà, c’est le sujet que je pense aller présenter lors de la conférence Podcamp Montréal de cet automne. C’est une histoire à suivre…

MAJ
Si vous avez des idées ou des références à me partager, gênez-vous surtout pas…

Une stratégie média social commence par le monitorage

Il me semble que cela va de soi qu’une stratégie média social commence par le monitorage. Mais il n’est certainement pas inopportun de se le rappeler. C’est le sujet d’un article de MarketingProfs. Tout comme pour des services de consultations ou même pour simplement partir en voyage, avant de savoir où l’on va, il est bon de savoir d’où on part! Les suggestions de Marketing Profs :

Before you can launch a successful social media strategy, you must begin monitoring existing conversations about your company. This has several advantages:
1 - It lets you be proactive in responding to complaints from customers.
2 - It helps create evangelists for your brand.
3 - It increases your brand equity.
4 - It makes you more familiar with social media tools and sites.

Découvrez la puissance du Web 2.0 sur votre recrutement en ligne : tendances actuelles et futures

Découvrez la puissance du Web 2.0 sur votre recrutement en ligne : tendances actuelles et futures (PDF) est le titre de ma présentation que je mets en ligne à l’instant. Je donnerais une conférence sur ce sujet lors de la journée Méthodes innovatrices de recrutement : mode d’emploi de la nouvelle série Les Grandes conférences LesAffaires, mardi prochain, le 17 juin.
Vous pouvez évidemment encore vous inscrire ici

Tableau des médias sociaux

On ne se fera pas de cachettes, j’aime bien Fred Cavazza comme personne, mais j’adore sa capacité de faire des tableaux récapitulatifs succincts et particulièrement éloquents. Lors de son passage à Montréal, une diapositive en particulier m’avait surprise, c’est le tableau qu’il vient de mettre en ligne sous le titre de Panorama des médias sociaux. Il est fort ce Fred, vraiment très fort…

Tableau des médias sociaux selon Fred Cavazza

Le Webcom-Montréal 2008 et le préWebcom

Ce sont les copains Michel Chioini et Claude Malaison qui organisent la 4e édition de l’événement Web 2.0 de l’année à Montréal, Webcom le 14 mai prochain. La veille, le 13 mai, un Yulbiz Webcom hors série permettra aux blogueurs d’affaires et aux gens d’affaires qui s’intéressent aux blogues de discuter dans une atmosphère détendue, avec les conférenciers vedettes de Webcom. Personnellement, j’ai hâte de revoir mes amis Fred Cavazza, Xavier Aucompte, Jon Husband, Stéphane Garneau et de rencontrer Bertrand Duperin. Plusieurs autres conférenciers de prestige, dont Bryan Eisenberg, Andrew McAfee, Scott Gavin et Pierre-Karl Péladeau pourraient aussi se joindre à nous, mais je n’ai pas encore de confirmation à cet effet. D’autres yulbizeurs réguliers tels que Martin Lessard, Guillaume Brunet, Geoffroi Garon, Alexandre Hénault ou Guillaume Bouchard seront aussi présentateur le lendemain et je reverrais peut-être avec plaisir les amis Pascale Guay, Michel Couture et Benoît Marcoux.

Les conférences et présentations discuteront de :

Marketing 2.0 • comportements des consommateurs • clics • influence du web 2.0 sur les marques • tendances d’utilisations des médias numériques • moteurs de recherche • études de cas • médias sociaux • Entreprise 2.0 • outils de collaboration • intranet 2.0 • nouveaux métiers • mémoire d’entreprise • différences avec la France  •  études de cas  • débats • Solutions 2.0

Qui sont tous des sujets dont je discute aussi dans ce blogue. Pour assister au Yulbiz-Webcom, vous n’avez qu’à vous présenter dès 18 :00hr au Café Méliès le 13 mai et pour participer à Webcom, inscrivez-vous ici.

Dévoilement

Ça me fait plaisir de faire la promo de Webcom puisque les organisateurs sont des potes, qu’ils m’offrent mon billet gratuit, qu’ils permettent l’organisation du Yulbiz spécial et que ça me fait plaisir de leur faire de la promo. De plus, je me souviens d’une tournée parisienne avec Claude Malaison. Je ne peux rien refuser à ce mec extrêmement sympathique…

MAJ

oui, oui, je sais, ce billet est une "Méga-liche" mais ça fait plaisir de faire plaisir aux autres…

Fred Cavazza, un chat édifiant

J'aime bien Fred Cavazza et ça perspicacité et son expérience. Je me trouve très privilégiée de pouvoir dire qu’il est mon ami. J'ai d'ailleurs très hâte de le revoir à un prochain Yulbiz-Montréal spécifiquement pour les vedettes comme lui, du prochain Webcom.  Entretemps, vous pouvez savourer sa vivacité d’esprit et son expertise en lisant le compte-rendu d’un chat en direct, qu’il a eu avec les lecteurs de stratégies. En voici quelques extraits choisis :

binaire : On a déjà oublié Second Life. Faut-il jeter tous les univers virtuels avec SL? Ou bien assiste-t-on à l'émergence de nouveaux types d'univers, intéressant cette fois vraiment entreprises?
deezer : Selon toi, c'est fini "Second Life"??? Périmé ?
F.C. Second Life se cherche un second souffle, ils ont pour cela trouvé des partenaires techniques prestigieux comme IBM et ils travaillent à leur révolution technologique qui était nécessaire. Après ça, il existe quantité d'autres univers virtuels. Pour en savoir plus, allez sur les billets de mon blog : www.fredcavazza.net. Second Life renaîtra de ses cendres, ce n'est qu'une question de temps.

gigi : A votre avis, comment va se développer Facebook ?
ALAIN : Bonjour, quels sont les atouts majeurs de Facebook pour faire son trou en France ? L'arrivée de la publicité ne va t'elle pas nuire à son image auprès de français déjà  très hermétiques au trop plein d'annonces ?
F.C. Je vois Facebook actuellement dans une impasse. Ils sont dans une situation très délicate où ils nourrissent un écosystème très riche, mais ils ne parviennent pas à gagner de l'argent. Cela va devenir problématique dans un ou deux ans quand les pertes vont s'accumuler (plusieurs centaines de millions de dollars). La publicité est déjà sur Facebook, mais c'est un modèle qui ne satisfait personne, ni les utilisateurs (respect de la confidentialité), ni les annonceurs (ciblage comportemental défaillant).
(…)
yull77:Quelles nouveautés en termes de réseaux sociaux ? Des nouveautés sur Twitter. D'ailleurs, je ne comprends pas trop le fonctionnement de ce site, ca sert à quoi ?
F.C. Twitter c'est un peu la CB du web. Il fonctionne comme un réseau social informel et éphémère. Les médias sociaux offrent des outils bien plus vastes et riches que ce que nous proposent les réseaux sociaux. Il peut y avoir des interactions sociales très riches entre un blogueur et son audience, ou sur un Wiki, ou sur un service de partage (photos…).
(…)
JEAN : Bonjour ! Pourquoi être venu sur ce chat si c'est préhistorique ??
F.C. Pourquoi pas !? Peut-être pour rencontrer une autre audience (issue du monde de la pub).

Les marketeurs qui polluent le Web

Ce n’et pas élogieux pour certaines entreprises de ma profession, mais le fait est que plusieurs marketeurs polluent le Web. C’est le constat que fait Steve Rubel dans son billet An All Too Convenient Truth: Many Marketers Pollute the Web.

Je m’insurge souvent ici contre les pourriels, les stratagèmes pyramidaux douteux et autres conneries qui détruisent l’expérience utilisateur ou refroidissent les investissements des entrepreneurs et des entreprises sur le Web. Un site d’entreprise fait entièrement en Flash, des splogs, des bannières dont le taux de clics sont de 0.5% et dont on se dit satisfait, des campagnes de mots-clés Google sans étude préalable avec un CTR de 1%, des propositions de référencement qui propose de travailler les métas tag Keyword et d’inscrire le site à des centaines de moteurs de recherche. De la pollution, en veux-tu? En voilà…

Quant à Rubel, il relève que :

First let's look at the the obvious ways marketers poison the web. These all intend to game the system …
• Spam: 94% of all email is spam (Postini)
• Splogs: 53% of all blog pings is spam, including 64% of those in English (UMBC)
• Click Fraud: Increased last year by 15% (Click Forensis)
Still, there's more. In subtle ways marketers are contaminating the Internet without even knowing it by spewing millions of meaningless messages across thousands of sites. This may be contributing to the slow down. They're not adding value to your experience or working to help you meet your goals in a very meaningful way.

Pathétique je vous dis. PATHETIQUE

Les outils pour Twitter

C’est via le blogue et les commentaires subséquents de Jeremiah Owyang, que j’ai pris connaissances de plusieurs outils permettant d’augmenter les plaisirs et l’efficacité d’utiliser Twitter. C’est outils permettent aussi de commencer à faire du monitorage de brand dans cet univers en croissance constante.

• Twhirl un utilitaire de bureau pour suivre vos discussions Twitter et il permet entre autres de raccourcir les URL des hyperliens que vous voulez partager. Mais il n’est cependant pas aussi rapide que votre page Twitter.
• Tweetscan pour faire le monitoring de qui parle de vous de votre marque ou d’un sujet qui vous tiens à cœur. C’est un moteur de recherche pour Twitter.
• Quotably permet de suivre comment les messages se démultiplie en différentes conversations.
• Friendfeed permet de suivre les twitts, mais aussi les fils RSS des gens que l’on affectionne (professionnellement ou autrement)
• Twitterlocal permet d’identifier les conversations et utilisateurs de Twitter en fonction de leur situation géographique. L’exemple fourni est pour Montréal à 20 miles à la ronde.
• Tweetburner permet de suivre ce qui se passé avec un hyperlien que vous partagez dans Twitter. C’est une sorte de Feedburner pour hyperlien Twitter.
• Twitterverse est un nuage de tag des mots les plus utilisés dans Twitter.
• Et finalement, Tweetstats qui permet de suivre certaines statistiques de votre activité Twittesque (ho encore un nouveau mot que j'invente)

Voici une aussi une liste assez détaillée d’autres outils spécifique à Twitter

La « reverse psychology » efficace pour le CTR

Le CTR (click thru rate) qui se traduit par le taux de clics, augmente sensiblement lorsque l’on use de « reverse psychology ». Dans une campagne pour un client, lors des dernières élections provinciales, j’avais déjà testé ce concept avec une annonce Adwords du genre de non ne cliquez pas ici et le CTR était impressionnant. La même chose est arrivée hier avec mon billet Pour ceux qui ne m’aiment pas. Le CTR d’hier était de 65.3%, du jamais vu dans mon blogue! À titre de comparaison, un CTR de base pour une campagne Adwords est de 3%. Mais est-ce que ce CTR très élevé induirait une conversion? J’en doute fortement. Ce serait bon pour des campagnes visant à titiller la curiosité, mais sans plus. D’un autre côté, peut-être aussi que le nombre de gens qui ne m’aiment pas est vraiment très élevé? Qui sait…

Entrevue avec Chuck Hamilton d’IBM à propos des mondes virtuels

Lors de la récente Boule de Cristal du CRIM, j’ai eu l’insigne honneur d’interviewer l’évangéliste des mondes virtuels d’IBM, Chuck Hamilton. Il était vraiment gentil et me permis de faire ma première entrevue vidéo en tant que femme (ou plutôt en tant que transsexuelle). La vidéo tournée par Christian Aubry et Laurent Maisonnave d’Intruders TV, permet d’entendre les réponses de monsieur Hamilton, mais pas mes questions que vous pourriez deviner à ses réponses. C’est que j’ai eu un choc en visionnant la vidéo et en entendant ma voix qui était encore trop chambranlante à mon goût. J’ai donc demandé à Christian s’il était assez gentil pour me couper au montage. Je tiens cependant à saluer l’ouverture positive de monsieur Hamilton (et de ses deux attachées de presses) à accorder une entrevue à une personne de ma condition (surtout à ce moment de mes réels premiers pas en publics). Il a été réellement gentil, compréhensif et ouvert, tout comme le sont les employés d’IBM, qui jouit de l’une des feuilles de routes les plus resplendissantes, quant à l’acceptation de la diversité d'orientation sexuelle et de genre, des entreprises mondiales. Mais là je digresse et j’aimerais tout de même que vous écoutiez monsieur Hamilton qui parle notamment de la chute éventuelle de Second Life et de ce qui risque de la remplacer dans le futur…

Vidéo de Chuck Hamilton (en anglais) à propos des mondes virtuels

Web 2.0 Bashing

Ce matin mon coeur saigne…

C’est que l’un de mes mentors et amis fait un billet critique à l’encontre du Web 2.0. Vincent Gautrais pour qui j’aie beaucoup de respect et avec qui j’entrerai en confrontation lors d’un débat sur l’utilité des blogues pour les professionnels du corps légal, met en lumière trois sources qui illustrent le côté noir du web 2.0. Ce faisant, il me fait découvrir l’excellente revue First Monday. D’ailleurs, le numéro de ce mois-ci est consacré entièrement à analyser et décortiquer les effets négatifs qu’engendre ce nouveau Web. Le pire (ce qui fait saigner mon petit cœur) c’est qu’ils ont raison. Tout comme le couteau peut servir à faire une tartine au beurre d’arachide, il peut aussi servir à éventrer son voisin. Il faut en être conscient et tenir la lame loin de toute chair, encore vivante…

Voici la préface de ce numéro spécial

Web 2.0 represents a blurring of the boundaries between Web users and producers, consumption and participation, authority and amateurism, play and work, data and the network, reality and virtuality. The rhetoric surrounding Web 2.0 infrastructures presents certain cultural claims about media, identity, and technology. It suggests that everyone can and should use new Internet technologies to organize and share information, to interact within communities, and to express oneself. It promises to empower creativity, to democratize media production, and to celebrate the individual while also relishing the power of collaboration and social networks.
But Web 2.0 also embodies a set of unintended consequences, including the increased flow of personal information across networks, the diffusion of one’s identity across fractured spaces, the emergence of powerful tools for peer surveillance, the exploitation of free labor for commercial gain, and the fear of increased corporatization of online social and collaborative spaces and outputs.
In Technopoly, Neil Postman warned that we tend to be “surrounded by the wondrous effects of machines and are encouraged to ignore the ideas embedded in them. Which means we become blind to the ideological meaning of our technologies” [1]. As the power and ubiquity of Web 2.0 rises, it becomes increasingly difficult for users to recognize its externalities, and easier to take the design of such tools simply “at interface value” [2]. Heeding Postman and Turkle’s warnings, this collection of articles will work to remove the blinders of the unintended consequences of Web 2.0’s blurring of boundaries and critically explore the social, political, and ethical dimensions of Web 2.0.

Et l’extrait de l’un des papiers dont le titre m’est sauté à la face…

Loser Generated Content: From Participation to Exploitation

What we have witnessed, however, is that the Internet functions as a double-edged sword; the infrastructure does foster democracy, participation, joy, creativity and sometimes creates zones of piracy. But, at the same time, it has become evident how this same infrastructure also enables companies easily to piggyback on user generated content. Different historical and contemporary examples are provided to map how the architecture of participation sometimes turns into an architecture of exploitation.

Second Life pour ou contre les pénis volant?

C’est le copain Mathieu Bélanger de K3média qui m’informe de l’existence de cet article de la journaliste Sophie Bernard de la revue Convergence. Second Life pour ou contre les pénis volant? (PDF, p. 23) En fait, c’est un récapitulatif de l’affrontement que j’ai eu avec le copain Fred Cavazza de Paris, à propos de Second Life. Le titre de l’article est si accrocheur que ça aurait pu être l’un des miens. Aussi, pour mettre les pendules à l’heure, après ce débat, Fred s’est tellement réchauffé par rapport à second Life qu’il a même mis sur pied une journée spéciale sur le sujet à Paris. Mais comme le souligne la journaliste, je respecte tellement Fred, que c’était difficile de ne pas « être poli » et de verser dans un échange beaucoup plus viril…

Conférencier en Mauricie sur le marketing du tourisme en ligne

J’aime bien les gens de tourisme Mauricie. Ils sont vraiment très sympathiques et ont de la vision. La preuve, ils m’ont engagé comme conférencier pour parler à leurs membres de marketing internet pour l’industrie touristique. Je me lèverai donc aux aurores pour aller à Trois-Rivières discourir d’ Internet : mode de communication directe avec la clientèle (PDF)…