Conférencière : Entreprise touristique et réseaux sociaux

La semaine dernière, dans le cadre de l’événement les 24 heures du tourisme de Tourisme Mauricie, j’étais conférencière sur le sujet Entreprise touristique et réseaux sociaux – Le cas de Tourisme Mauricie. Voici la présentation que j’y ai faite.

Conférencière Web social – outils, tendances et culture

Mercredi prochain je serai conférencière à la Journée de l’informatique du Québec, du réseau Action TI (chapitre de Québec). Je sais, d’ores et déjà, que ma conférence de mercredi sera l’une des plus délicates de ma carrière. C’est que je suis informée que le programme de ce que je me propose de dire ne fait pas l’affaire de certains intervenants TI. On me suggère d’éviter des sujets, de formuler différemment, d’être dans « la tournure positive », de motiver les gens. Voici donc ce que je me propose de dire, tel que c’est déjà affiché sur le site d’Action TI :

Lors de sa présentation, Madame Blanc explique que les marchés sont désormais des conversations auxquelles il faut prendre part. Elle explique aussi que les jeunes générations sont déjà dans la mouvance de cette communication bidirectionnelle asymétrique. D’ailleurs, le phénomène n’est pas nouveau. Il a juste plus d’ampleur. Déjà, en 1993, un grand manufacturier de solutions de télécommunications faisait le pari de la transparence sur ce qu’on appelait à l’époque les e-communautés (sur les forums) qui sont en fait les ancêtres des médias sociaux d’aujourd’hui. Cette transparence rapporta gros à ce manufacturier.

Les médias sociaux sont une foule d’éléments fonctionnels différents et ils ont un impact qui varie en fonction de critères géographiques, sociodémographiques, de niches, d’utilités et/ou de fonctionnalités diverses. Pour interagir sur ceux-ci, la US Air Force s’est dressé un tableau du processus d’intervention de son organisation, en fonction des types de contenus possibles qu’ils peuvent y trouver.

L’adoption par les organisations des médias sociaux ou même du Web efficace est plus une question de philosophie communicationnelle ou d’ouverture de contexte technologique. Le contexte socio-économique récent du développement des TI et des communications marketing au Québec n’a d’ailleurs pas aidé les entreprises et organisations à y recourir de façon positive et active. Finalement, la crainte des enjeux de sécurité est un faux problème dont on se sert pour épouvanter inutilement les gestionnaires. La compréhension de ces divers enjeux, problèmes et opportunités pourrait permettre d’ouvrir la voie du gouvernement et de l’entreprise de demain…

À ce que vous pouvez lire, il me semble qu’il n’y a rien de bien méchant. Mais les susceptibilités TI sont grandes, la peur du changement et les enjeux réels de ces changements aussi. Je ne suis pas reconnue pour faire dans la dentelle (j’aime beaucoup mieux la porter) et j’ai déjà admis ne pas être diplomate (comme dans mon billet intitulé à juste titre, Je ne suis pas diplomate). Je suis cependant rassurée par l’appréciation que l’on fait généralement de mes conférences dont ce témoignage, du 30 octobre dernier, de monsieur Ghislain Carré, directeur groupe conseil et planificateur stratégique chez Cossette Communication-Marketing (Québec) et président (intérim) de la Socom.

La conférence de Michelle dans le cadre des petits déjeuners « Grands conférenciers » de la Société des communicateurs (Québec) a été fortement appréciée des participants. Madame Blanc est une conférencière hors pair que les communicateurs en agence ou en entreprise auraient tous fortement intérêt à entendre. Le monde du Web 2.0 est une révolution de la communication; un grand dérangement qui remet en question les façons de faire traditionnelles des entreprises et des acteurs de la communication.

C’est avec passion et conviction que Madame Blanc nous amène à prendre conscience et à nous remettre en question.

Voici donc ma présentation et advienne que pourra…

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Vous apprécierez aussi sans doute de prendre connaissance de la présentation de Jennifer Bell, directrice à Visiblegovernment.ca qui s’intitule Benefits of Open Government Data

SOCOM, conférencière sur les médias sociaux pour professionnels de la communication

Demain je serai conférencière lors d’un petit-déjeuner de la SOCOM (société des communicateurs, chapitre de Québec) à Québec. Cet événement affiche complet depuis un bon moment déjà mais, pour ceux qui n’y seront pas, je vous laisse regarder ma présentation qui s’intitule Le WEB 2.0, pauvre de vous! Susceptibles s’abstenir. J’y discute de :

  • Pourquoi êtes-vous poche en WEB 2.0 ?
  • Les trois piliers d’une présence WEB efficace
  • Philosophie communicationnelle
  • Qu’est-ce que les médias sociaux ?
  • Présentation de contextes d’utilisation – bonnes et mauvaises pratiques
  • Vers où la parade s’en va !

Conférence : Qu’est-ce que le Web 2.0 et le web 3.0 dans un contexte géomatique?

Tout à l’heure, je serai conférencière de prestige (grosse respiration haletante ici) à l’événement Géomatique 2009. J’y expliquerai les bases du Web 2.0, je fabulerai sur ce que peut être le Web 3.0 (parce que nous ne le savons pas encore) et je survolerai ce que ça peut vouloir dire dans un contexte géomatique (l’informatique appliquée à la géographie). Voici donc une idée de la présentation que j’y ferai.

Techtoc.tv: Entreprise et marketing 2.0 état des lieux entre le Québec et la France (partie 1)

Lors de mon récent voyage en Europe j’ai participé à un plateau Web TV soit celui de Techtoc.tv. ClaudeMalaison, Vincent Berthelot et moi-même avons discuté avec l’animateur Frederic Buscanana des problématiques d’implantation du Web 2.0 à l’interne et à l’externe de l’entreprise. Bonne écoute…

Quel est le profil d’un gestionnaire médias sociaux?

Quel est le profil d’un gestionnaire médias sociaux? C’est une question que l’on me pose dans les commentaires qui suivent mon billet : Pourquoi ça va vous prendre un gestionnaire des médias sociaux. C’est une question pertinente, mais ô combien difficile. Ce type de nouveau métier requiert plus un état d’esprit et des aptitudes qu’une formation spécifique qui n’existe pas encore de toute manière. D’ailleurs, c’est l’un des dilemmes de l’innovation. Personne n’est formé pour ça. Dans ma pratique, une chasseuse de tête m’a demandé mon avis pour engager une gestionnaire média sociaux pour une entreprise d’envergure internationale. J’ai évidemment prêché pour ma paroisse et suggéré l’embauche d’une finissante de la M.Sc. commerce électronique, qui avait aussi été gestionnaire de communauté d’une multinationale. Ce profil était décidément celui d’une gestionnaire. Par contre, pour une entreprise de grandeur moyenne, j’ai plutôt suggéré d’embaucher un finissant d’une école de journalisme ou de communication, qui avait une bonne plume, une bonne tête et qui avait un goût insatiable d’apprendre. Le résultat de cette sélection est plus que satisfaisant pour mon client.

D’ailleurs, il y a eu une obstination entre experts des médias sociaux quant au profil idéal pour ce genre de poste entre Steve Rubel et Jeremiah Owyang, tel qu’expliqué par Shel Holtz :

Steve believes the job will be extinct in short order:

Who should “manage” these sites? Is it the social media specialist or someone in PR with specific vertical sector expertise who also gets digital? My strong feeling is that it’s the latter.

Owyang—who held a social media manager position with a previous employer—disagrees:

While I agree that social media skills will eventually become a normal bullet point in nearly every marketing resume in the future, today, and (for) the foreseeable (future), we’re needed specializing for the following two reasons: 1) The specific duties are foreign to most other marketers 2) Online communities (like the support team) require a dedicated role.

L’analyse de monsieur Holtz est d’ailleurs très pertinente à ce propos. En gros il explique que dans les grandes entreprises, déjà il y a des communicateurs aux relations publiques (internes et externes aux investisseurs, au gouvernement ou aux clientèles), aux ressources humaines, au marketing et que souvent, ces gens ne se parlent même pas entre eux. Alors de là à ce qu’ils se mettent à gérer les médias sociaux qui englobent tous ces sous-groupes, il y a un pas de géant à faire et il se devra d’abord d’être fait par la haute direction. Pour ce qui est du détail de l’implantation d’une saine gestion des médias sociaux, c’est une affaire qui se règlera par la suite.

Il y a aussi toute la problématique du monitorage du Web. Est-ce que ça ferait partie des exigences de l’emploi d’un gestionnaire médias sociaux? Il y a donc encore plus de questions qu’il n’y a de réponses et de toute manière, lorsqu’on parle de nouvelles tactiques et de stratégies Web, la meilleure des visions est encore celle de ceux qui osent, qui expérimentent et qui apprennent sur le tas. D’ailleurs, ça me fait vraiment rigoler de voir ces soi-disant experts Twitter et médias-sociaux qui donnent des conseils sur comment avoir des milliers de Followers, alors qu’eux-mêmes n’en ont que quelques centaines…

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De plus, dans médias sociaux, il y a le mot social. La socialisation (dans le sens de communication bidirectionnelle, vraie, à valeur et à déconnage ajoutés) est l’un des éléments essentiels d’une saine communication, dans la vraie vie comme dans le Web…

Le problème des artistes avec le Web

Les artistes ont de gros problèmes avec le Web. Tout d’abord, il y a la question épineuse des droits d’auteur. Cette question a maintes fois été couverte dans ce blogue mais jamais aussi bien que ne l’a fait Attali dont je parle dans le billet Attali et l’argumentation pour le téléchargement gratuit. Mais l’autre problème de beaucoup de catégories d’artistes, une fois qu’ils ont décidé d’y être, est d’y être convenablement. C’est que Google n’est pas très gentil avec les artistes. Ce n’est pas de sa faute mais il ne voit pas les bandes sonores, les vidéos, les peintures, les dessins et les plans. Pour qu’il puisse arriver à les voir, il faut un enrobage de textes, de textes et de textes (vous comprendrez ici que le Web est d’abord et avant tout un médium textuel) dans une architecture perméable aux engins de recherche (c’est-à-dire qui permet à Google de faire son travail) et ça prend aussi beaucoup, mais vraiment beaucoup d’hyperliens externes qui agissent comme des votes de confiance (signifiant à Google la pertinence du site en question) qui sont répartis à plusieurs endroits de votre site. C’est ce qu’on appelle le Deep linking percentage. Il faut donc que les internautes puissent hyperlier vos contenus textuels à différents endroits du site et ce, même si vous poussez du vidéo, des chansons ou des images. C’est pourquoi un blogue en sous domaine, par exemple, permet d’augmenter le nombre de pages d’un site et d’aller chercher ces fameux hyperliens.

Malheureusement, les artistes parlent souvent à d’autres artistes du Web qui croient encore aux vertus du Flash. J’ai déjà suffisamment vomi ici sur le Flash pour ne pas vous refaire encore une fois le même discours. Mais j’ai déjà aussi démontré avec mon exemple de Léonard de Vinci que le talent n’est pas tributaire du médium, voire d’une technologie. J’ai déjà aussi maintes fois parlé de l’un de mes clients chouchou, DessinsDrummond, qui est en fait un site Web, voire une architecture médias sociaux, qui justement rencontre les problèmes des artistes. Ils vendent des plans de maisons qui, tout comme les vidéos, les enregistrements sonores ou les peintures, sont aussi invisibles à Google. Mais que ça m’attriste de rencontrer des artistes qui n’ont pas encore compris ça!
À ce propos, on me demande si je veux bien interviewer une peintre de réputation internationale, à propos de sa présence Web et médias sociaux. Son site est tout en Flash, son blogue externe et non lié au site est sur Blogspot et patati et patata. Quelle tristesse…

Tourisme Mauricie à l’ère du Web 2.0

Que voulez-vous, mes clients qui ont le courage de la communication bidirectionnelle, de l’authenticité, qui choisissent le code source ouvert (qui écoutent et mettent en pratique mes conseils, finalement) deviennent très souvent des clients chouchous. C’est ce que j’ai le grand plaisir de vous annoncer avec le nouveau site de Tourisme Mauricie et avec leur présence sur les médias sociaux. Ça fait déjà plus d’un an que la formidable équipe de Tourisme Mauricie travaille sur le projet et c’est aujourd’hui (en fait, ça fait déjà quelques jours mais c’est aujourd’hui que je vous en parle) que l’ensemble très Web 2.0 de la présence de Tourisme Mauricie est maintenant en ligne. Je suis très, très fière d’avoir humblement participé à la mise en ligne de ce site qui deviendra l’étalon-échelle de ce que peut être un site touristique Web 2.0…
Voici d’ailleurs les détails du communiqué de presse qui sera d’abord diffusé sur Twitter et Facebook, envoyé aux blogueurs, puis communiqué à la presse (ils sont même Web 2.0 dans les relations publiques, c’est tout dire…).

Shawinigan, le 14 avril 2009 – Afin de se positionner aux premières places des stratégies Internet actuelles en tourisme, Tourisme Mauricie présente sa toute nouvelle plateforme Web intégrant le nouveau portail de l’association, ainsi qu’un blogue répondant aux nouvelles tendances communicationnelles des consommateurs. Jumelée à ces nouveaux outils, une stratégie de positionnement, de référencement et d’indexation dans les moteurs de recherche permettra à Tourisme Mauricie de maximiser le rendement de ces nouveaux outils dans l’univers Web.

S’assurer que l’internaute nous trouve

L’Internet joue un rôle essentiel dans le processus d’achat de produits touristiques par les consommateurs. « Selon les données les plus récentes du Réseau de veille en tourisme, 75 % des voyageurs branchés magasinent sur le Web avant de procéder à leurs achats. Aussi, ils sont de plus en plus nombreux à rechercher des avis des autres voyageurs afin de consolider leurs décisions. L’intégration d’un blogue sur le nouveau portail répond directement à cette tendance. Il est donc vital d’être le plus près possible des consommateurs quand ils magasinent leurs vacances sur le Web » souligne madame Laurent, directrice marketing. Elle ajoute : « Notre portail Web se veut par conséquent pratique, efficace et bien référencé afin de faciliter les recherches des futurs voyageurs sur Internet. Pour ce faire, nous nous sommes entourés de conseillers et fournisseurs qui figurent parmi les meilleurs, soit madame Michelle Blanc (M. Sc. commerce électronique et consultante en marketing Internet) pour la stratégie, et toute l’équipe d’ADN Communication pour la conception et l’implantation des tactiques d’optimisation sur les moteurs de recherche ».

La vision de Michelle Blanc pour Tourisme Mauricie

« La philosophie derrière tourismemauricie.org en est une d’ouverture à la communauté élargie, aux touristes et au monde, et est encapsulée en ce que nous appelons communément le Web 2.0. Le site mettra donc en valeur les attraits des membres de Tourisme Mauricie, mais aussi toutes les autres facettes touristiques, culturelles, naturelles, humaines de ce que la Mauricie a à offrir, et ce, en permettant la discussion bidirectionnelle avec les internautes. Si ça existe en Mauricie, le site en parlera éventuellement… » Pour soutenir cette approche du Web, on peut déjà retrouver Tourisme Mauricie depuis quelques temps sur des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter et autres.

Maximiser la force du nombre

« Suite aux recommandations expertes de madame Michelle Blanc, ainsi qu’au travail de sensibilisation de l’équipe marketing de notre organisme, nous n’avons pas eu d’autres choix que de conclure que la stratégie Internet de Tourisme Mauricie était désuète et non-adaptée aux nouvelles réalités de l’environnement Web » mentionne monsieur Lacerte, président du conseil d’administration. « Il nous est apparu évident que Tourisme Mauricie avait besoin d’une véritable plateforme Internet, capable de bien représenter l’ensemble de nos produits reposant sur plus de 515 membres. Nous sommes donc confiants que ce nouveau portail régional assurera aux entreprises membres de l’association, ainsi qu’à toute la Mauricie touristique, une présence Web efficace, tout en maximisant la force du nombre » ajoute-t-il.

En complément d’information, je vous invite aussi à lire Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques partie 1 et partie 2 et, pour les geeks, vous serez probablement surpris d’apprendre que le site au complet et le blogue en sous domaine sont montés à partir de la plate-forme WordPressMU.

Webdiffusion de ma conférence sur l’avenir des médias

Hier soir, dans le cadre des soirées 3emardi, je donnais la conférence « et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal ». En fait, je parlais de l’avenir du média écrit face aux bouleversements qu’emmène le Web. C’est grâce au copain Christian Aubry, lui-même ancien journaliste, que la captation de cette conférence fut rendue possible (gros merci Christian). Elle fut d’ailleurs diffusée en direct sur Ustream et des gens des 4 coins de la planète ont eu la chance de la regarder en direct et d’en jaser entre eux. D’ailleurs, j’aurais bien aimé prendre part à ces discussions, mais je ne peux pas encore me diviser en quatre (snif, snif). Je vous invite donc à l’écouter, à relire mon billet Conférence sur « Et si j’étais propriétaire du Journal de Montréal? » puisque toutes les sources de ce que je dis dans cette conférence y sont (que voulez-vous, moi aussi je fais de la convergence et du recyclage de contenu. Ça doit être parce que je trouve ça écologique). Je vous invite aussi à visiter le billet de Christian Ma webdiffusion de Michelle Blanc sur l’avenir des médias au Third Tuesday Montréal, puisque celui-ci contient de nombreuses autres sources d’information complémentaire. Bonne écoute et bonne lecture…

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Voici maintenant la webdiffusion de la période de questions de ma conférence:

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L’exemple de la tuerie de Dawson sur Wikipedia
L’exemple de l’ouverture de Cisco dans mon billet Les e-communautés pour répondre à des objectifs d’affaires

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Quelques réactions négatives à propos de ma conférence. Tout d’abord, il y a eu Tristan Péloquin qui dans Cyberpresse, s’élève contre une portion de la période de question suivant l’allocution, plutôt que sur l’allocution elle-même. Je lui réponds d’ailleurs dans mon billet À propos de la vélocité des sources non journalistiques et je reconnais avoir parlé un peu vite et blessé sa fierté journalistique d’avoir eu une primeur. Puis ce matin, c’est Mario Asselin qui considère que je pense que la FPJQ ne fait pas partie des solutions aux problèmes que vivent les médias. Je lui réponds sur son blogue:

Cher Mario
Est-ce ton prénom qui t’incite à faire la girouette et à changer d’avis à propos de la FPJQ? N’est-ce pas toi qui fit ton méa culpa dans ton billet S’enfarger les pieds dans les fleurs du tapis? Mais bon, tu as le droit de changer d’avis plusieurs fois et de maintenant trouver que la FPJQ fait partie de la solution. Moi je préfère la position de Reporter sans frontières qui mettent en ligne le Guide pratique du blogger et du cyberdissident, que celle de la FPJQ qui prône qu’outre les journalistes, personne n’ont d’éthique…

Puis, c’est au tour de Jean-François Coderre de faire un long article Internet, mort des journaux et gourous que je vous invite à lire. Ma réponse (au moment d’écrire ces lignes) n’est pas encore apparue sur le fil des commentaires, mais la voici pour vous:

Cher Jean-François
Tout d’abord, c’est gentil de me considérer comme une gourou. Venant de toi, ça me flatte. Puis je n’ai jamais annoncé la mort des journaux. J’ai plutôt parlé de leur transformation et de l’apport de plus en plus essentiel du citoyen à l’activité journalistique et de l’importance pour le journaliste de monitorer ce qui se fait sur la toile. D’ailleurs dans mon billet La crise appréhendée des journaux au Québec, j’explique pourquoi le raz de marée qui secoue les journaux d’Amérique, sera moins important au Québec qu’ailleurs. J’ai cependant annoncé la mort lente des annonces classées et c’est un fait que partout en Amérique du Nord (et plus lentement au Québec à cause de la différence de la langue) les gens utilisent les services d’annonces classées gratuits tels que Craigslist ou Kijiji. J’aurais pu aussi ajouter que même l’industrie de la vente immobilière se modifie grâce à des services en ligne comme Duproprio.com. J’invite aussi tes lecteurs à écouter par eux-mêmes ma conférence qui est en Webdiffusion gratuite sur mon billet Webdiffusion de ma conférence sur l’avenir des médias.

Il est aussi ironique que ton syndicat ait décidé de mettre en ligne RueFrontenac plutôt que d’en avoir fait une version papier. Ce fait avalise le propos de ma discussion et démontre bien que malgré votre mésentente avec la partie patronale, vous avez compris que l’information journalistique sera Web ou ne sera pas. C’est d’ailleurs sur le Web que désormais les jeunes et les moins jeunes s’informent tel que le dévoile les résultats de l’étude annuelle du Bureau de la publicité interactive du Canada (IAB) portant sur l’évolution de l’utilisation des médias au Canada.

• L’Internet est le média numéro un relativement au pourcentage de temps qui lui est consacré par semaine chez les 18-24 ans (40 %) et les 25-34 ans (33 %) au Canada anglais. Au Canada français, l’Internet se classe également au premier rang relativement au pourcentage de temps qui lui est alloué par les 18-24 ans et il s’approche rapidement des niveaux de la radio et de la télévision chez les 25-34 ans.

Ce n’est donc pas seulement un phénomène de quelques geeks perdus dans les brumes du Web, n’en déplaise à ton syndicat. Par ailleurs, la possibilité qui m’est offert de commenter ton article est une révolution en soit et elle est très positive par rapport au journal papier. C’était ça l’essence de ma présentation que les gens peuvent entendre ici. J’anticipe aussi le plaisir de te revoir et de continuer cette « obstination » sur un sujet qui semble nous passionner tous les deux…

En conclusion, je vous invite à réécouter mon allocution, et la période de questions et à vous faire votre propre idée afin de déterminer à quel point je suis dans le champ, ou pas…

Ces fournisseurs Web qui font de l’arnaque

Ceci est un petit billet d’humeur qui reflète une certaine réalité que vivent mes clients ainsi que plusieurs entrepreneurs qui ne sont malheureusement pas au fait de ce qu’est réellement le Web.
Ma philosophie d’affaires
Cette philosophie est assez simple. J’aime bien que mes clients soient indépendants de mes services et qu’ils ne soient pas attachés à ceux-ci. S’ils reviennent me voir, c’est que je leur ai déjà prouvé que je pouvais les aider et qu’ils sont contents de me donner des heures de consultation de nouveau. Dans ce cas, je suppose aussi qu’ils seront très enclins à référer mes services à leurs amis et connaissances d’affaires et ça semble être le cas. J’aime aussi que mes clients aient la même liberté face à leurs autres fournisseurs Web et c’est pour ça que j’ai un fort penchant pour les CMS (Content Management System – Système de gestion des contenus) à code source ouvert, plutôt qu’une solution propriétaire. Ainsi, ils ne seront pas prisonniers d’un petit fournisseur qui pourrait décider le jour où ils ne travailleront plus ensemble (parce que le client décide de changer de fournisseur, parce que le fournisseur fait faillite, ferme ses portes ou quoi que ce soit) que la propriété de la techno lui appartient, laissant ainsi le client, sur le carreau avec son contenu, sans technologie de mise en ligne et sans les URL qui en découlent.
Ça arrive malheureusement très souvent ce genre de situation. Le hic avec ça est que le client peut perdre du jour au lendemain ses actifs Web qu’il a mis du temps et de l’argent à accumuler, c’est-à-dire ses hyperliens externes. Si on change de technologie sans avoir la collaboration du fournisseur précédent, il est très possible de perdre tous ses hyperliens. Aussi, si jamais le fournisseur précédent vous laissait l’accès au code source de son CMS propriétaire, vous devrez trouver quelqu’un qui aura le goût d’apprendre et de fouiller puis de travailler avec la cochonnerie d’un autre (ce qui n’est pas une mince affaire) puis vous devrez le payer juste pour le temps qu’il va prendre à apprendre ce logiciel généralement non documenté. À côté de ça, vous avez des Cadillac de CMS Open Source, qui sont très bien documentés, avec des fournisseurs potentiels aux quatre coins de la planète, une communauté de développeurs qui alimente continuellement les développements de ces outils et surtout « LA PROPRIÉTÉ » de ce que vous mettez en ligne via une licence GNU GPL.
Le pire avec les CMS propriétaires
Ce qui est réellement scandaleux avec plusieurs petits logiciels propriétaires est qu’ils sont en fait des logiciels à code source ouvert qui ont été trafiqués afin de faire croire qu’ils avaient été développés par une firme. C’est la plupart du temps un collage de code source libre qu’on maquille, puis qu’on vend ou qu’on loue (en directe contravention de la licence GNUGPL), en gardant la propriété du code source qui ne nous appartient pas, à des entreprises peu connaissantes, qu’on attache ainsi, comme des clients éternels. C’est le genre de situation dont j’informe systématiquement mes clients et que je tente le plus possible d’éviter.
Triste anecdote
L’un de mes clients qui a un gros brand et qui paye depuis 7 ans l’un de ces arnaqueurs décide d’opter pour une solution à code source ouvert. Nommément Drupal pour ne pas la nommer. Lorsqu’il va voir son fournisseur actuel pour l’aviser de ce changement, celui-ci lui dit
« Mais pourquoi changer de technologie? »
Le client de répondre :
« Mais c’est parce que je veux la propriété de mon code, je veux être libre de travailler avec qui je veux et je veux commencer à faire du Web 2.0 »
le fournisseur de répondre :
« Ha, mais le Web 2 y a rien là, nous sommes maintenant au Web 3 »
Sur ce, le client est bouche bée parce qu’il ne sait pas que le Web 3 est encore en discussion et qu’aucun spécialiste ne s’entend encore pour le définir concrètement. Tandis que le Web 2.0, même le néophyte commence déjà à avoir une bonne idée de ce que c’est. Quel crosseur! Mais il y a pire. Ce fournisseur facture le nom de domaine du brand de mon client depuis 7 ans. Lorsque le client demande d’avoir le contrôle de celui-ci et de faire les changements au registraire et lui donner l’accès du DNS, le fournisseur lui fait du chantage. « Laisse-moi contrôler les bannières sur ton site et vendre la pub durant 3 ans puis je te redonne ton nom de domaine»
. C’est le comble. Évidemment, le dossier légal de mon client est on ne peut plus clair, il va très certainement gagner devant l’ICANN le changement de gestionnaire du nom de domaine et reprendre le contrôle de son URL. Mais ce sont des procédures qui sont longues et entre-temps, le client risque de perdre tous ses hyperliens (son actif internet) qu’il a montés à coups de millions de dollars de pubs, durant toutes ces années (pour une question de $15 dollars d’enregistrement de nom de domaine par an). C’est évidemment entre les mains des avocats et la poursuite en dommages et intérêts qui pourrait s’ensuivre risque d’être plutôt salée. Ce ci est une (ou plusieurs) histoire(s) vraie (s) dont la morale est :

  • Assurez-vous d’être LE propriétaire de vos noms de domaines au registraire
  • Utilisez des technologies de mises en ligne dont vous êtres propriétaire et idéalement à code source ouvert
  • Travaillez avec des fournisseurs qui sont assez sûrs d’eux pour ne pas vous attacher à la gorge indûment
  • Trouvez un hébergeur vous-même et ayez l’hébergement à VOTRE nom.

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Autre argument bidon des fournisseurs de solutions propriétaires souvent avancé : « Mais vous ne pouvez pas prendre de logiciel à code source ouvert parce que ce n’est pas sécuritaire! »
À ce propos sachez que la gendarmerie Française est en code source ouvert et qu’elle déclare elle-même avoir fait des économies grâce à ça. Vous serez aussi sans doute curieux d’apprendre que la CIA et la NSA américaines sont aussi avec des logiciels à code source ouvert. Alors, l’argument de la sécurité a peut-être besoin d’un ti peu plus de travail…