Interactive marketing will near $55 billion and represent 21% of all marketing spend in 2014 as marketers shift dollars away from traditional media and toward search marketing, display advertising, email marketing, social media, and mobile marketing. This cannibalization of traditional media will bring about a decline in overall advertising budgets, death to obsolete agencies, a publisher awakening, and a new identity for Yahoo!.
Trois éléments de ce paragraphe me sautent aux yeux. Tout d’abord, la mort des agences de communication/pub désuètes. J’en ai déjà parlé maintes fois mais ça fait du bien de lire que Forrester est du même avis.
Traditional agencies expire. We’ve hinted before that agencies that can’t transition from pushing out messages to nurturing customer connections aren’t long for this world. Agency readers, heed our warning. Services firms that lack data management, analytics, listening, social media execution, and strategy expertise will dry up. Likely fatalities? Havas’ Arnold and Interpublic Group’s Mullen will be relegated to creative and production work as interactive agencies like R/GA and Razorfish assume agency of record status across enterprise firms. This means that insights gained from interactive programs will also become more key to business strategy. Digital agency TM Organic expanded its influence at Chrysler Group and now informs product, sales, and media strategy by modeling expected sales per different media mixes for the auto manufacturer.
Nous pouvons, sans être des devins, prédire qu’ici aussi, les agences “dites traditionnelles ” devront éventuellement changer leur fusil d’épaules et commencer à entreprendre le virage média social, monitorage et gestion des données et de la donnée fondamentale, celle de la conversation et du marketing de style « pull » plutôt que celui de type « push ». C’est donc un gros Wouhouhou pour les agences interactives.
L’analyse de Forrester s’attarde aussi sur l’aspect média social de la nouvelle équation marketing interactif.
Social media will see the steepest growth of any channel in our 2009 forecast: a 34% CAGR over the next five years as marketers invest to keep up with consumers’ increasingly social use of the Web. (…)
More companies embrace social media. Social is growing into an established part of the interactive mix. Sixty-four percent of marketers already build social media applications and 22% more will by the end of 2009.(…)
Marketers better understand the medium. Marketers will improve how they use social media to engage — not just reach — target audiences. (…)
Social media matures. Social media types, tools, metrics, and benchmarks are still very much under development. This means that many new ways to apply social media to marketing will unfold between now and 2014. (…)
Ça veut donc dire que les « capotés » comme moi et ma bande de « looser » qui évangélisent la plèbe à propos des médias sociaux (vous comprendrez qu’ici j’ironise une certaine perception qu’on peut entendre dans les agences trad.), seront de plus en plus en demande auprès des entreprises qui sont encore, ici, innovante. Mon agenda est d’ailleurs très bien rempli merci et celui des potes qui sont dans les blogues, les applications sociales et autres « gugus » Web 2.0 le sont aussi. Notre petit groupe d’entrepreneurs Web 2.0 ne semble pas trop morose les temps qui courent, malgré la récession qui semble faire très mal à d’autres.
Finalement, la cerise sur le sunday, les applications marketing mobiles seront de plus en plus demandées. Cette année a réellement été l’année de la poussée des téléphones intelligents avec les Androïds et iPhone et les succès du Apple store et Androïd Market ne font qu’illustrer la direction inévitable que prendra le nouveau marketing hyperlocal, hyperpersonnalisé et géolocalisé. Mais ça illustre aussi la nouvelle frontière excitante que prend désormais le Web, qui sort enfin des ordinateurs pour entrer dans la vie de tous les jours (et les poches/sacoches) des usagers.
Mobile remains one of the most anticipated, least adopted interactive channels in the mix. Sure, plenty of “cool” mobile programs exist: Sapient created a “spin the bottle” iPhone application for TheCoca-Cola Company. But complexity around metrics, marketer, content, and carrier relationships, plus limited consumer mobile data use, stifles mainstream mobile marketing adoption today. Marketers will prefer more established tools to mobile until mid-2011 when we anticipate postrecession adoption will escalate. What will contribute to mobile marketing’s 27% CAGR over the next five years.
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Je reçois un courriel de la rédactrice en chef d’InfoPresse, Marie-Claude Ducas, qui me demande de pondre un texte en vue d’un spécial qu’ils préparent sur les changements que vivront différents acteurs des communications. Voici donc la question que l’on me pose et la réponse que j’en fis.
Quel est le plus important changement que vous voyez en ce qui concerne les entreprises (côté gestion d’image, RPs, publicité, etc.)? En ce qui concerne les médias, l’information, la valeur du contenu, les modèles d’affaires et métiers autour de l’information ? En ce qui concerne toute autre chose que vous auriez envie de mentionner ?
C’est Boston Counsulting Group qui disait dans son document The CMO’s Dilemna(1) que les patrons marketing ne pouvaient plus rejoindre la masse avec le marketing de masse et ne pouvaient pas non plus le faire avec le marketing de niche, d’où le dilemme. IBM en rajoute une couche en prétendant que les 5 prochaines années verront plus de changement dans l’industrie de la publicité que les cinquante dernières (dans son document The End of advertising as we know it (2)). Nous pouvons donc assumer sans être trop prudents que nous vivons une époque de turbulence et de réajustement qui frappera durement les industries de la presse, des médias, du marketing et des relations publiques. D’ailleurs, les gens de relations publiques qui sont habitués à faire dans la relation média devront certainement réajuster leur modèle d’affaires pour faire plus de la relation avec les publics, qui deviennent désormais des interlocuteurs multiples, actifs et participants. Ce public est aussi celui que visent ultimement les secteurs industriels déjà mentionnés. Le hic est qu’il est maintenant participatif et qu’il tient à dire son mot. De plus, il est lui-même générateur de contenus et il les filtre pour ses amis. Les contenus, médiatiques, publicitaires, marketing et de communication ne sont donc plus unidirectionnels et/ou la panacée d’une gang de « créatifs ».
La démocratisation des contenus touche aussi plusieurs autres sphères de l’activité humaine. À titre d’exemple, avant d’aller voir le médecin, le patient s’informe désormais sur le Web et arrive avec des questions et de l’information qu’il veut faire valider par le professionnel. L’étudiant remet en question le professeur et cherche par lui-même et tente de valider « le cours et les informations » qui étaient jadis détenues par le professeur au « grand savoir ». Nous pourrions continuer avec bien d’autres exemples pour illustrer à quel point les changements que nous vivons sont profonds et remettrons bien des choses en perspectives. Il y a aussi la question de la gratuité des contenus et des modèles d’affaires qui les sous-tendent. L’argent n’est plus dans les contenus, mais plutôt dans les contextes (tel que l’explique si bien le blogue AFPmediaWatch (3)) et les produits dérivés qu’ils entraînent. Cependant, il y aura toujours de gens qui seront payés pour créer des contenus à haute valeur ajoutée et originaux. Mais qu’est-ce que cette valeur ajoutée? À mon avis elle se trouve désormais dans les aspects locaux (dans le sens géographique), dans l’analyse et dans la mise en perspective. En ce sens, les médias et les journalistes agiront comme filtres et agrégateurs de l’information, qu’ils bonifieront par la suite, d’expertises de pointes.
Pour revenir sur la question des modèles d’affaires, comme l’expliquait l’économiste Jacques Attali (4) :
La gratuité d’un service pour le consommateur n’entraîne pas nécessairement celle du travail de celui qui le fournit. Le projet de loi (Hadopi) ne vise qu’à freiner le développement d’Internet pour préserver le profit des majors. La licence globale peut fournir des recettes nouvelles significatives pour les auteurs, les interprètes, les cinéastes. La licence globale accélérera aussi une modification très profonde et très positive du mode d’organisation des métiers de l’art.
Il explique aussi que la culture a toujours été financée par la société, elle devra l’être aussi une fois qu’elle se retrouve sur le Web (ce qui n’est pas encore le cas). Les modèles d’affaires des créateurs auront donc cette manne réorientée Web, afin de financer leurs créations. D’autres entreprises devront aussi songer à comment développer des produits dérivés de la création d’un contenu, pour faire de l’argent. Personnellement, je ne fais que peu de profits de mes contenus médias sociaux, mais je vis vraiment très bien de leurs produits dérivés que sont mes services-conseils et mes conférences. Ainsi, d’autres entreprises devront se faire le même genre de réflexion…
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Ça fait longtemps que je dis que notre économie numérique fou le camp hors du pays. Je cite souvent cette vieille statistique qui dit que chaque mois, entre 30 et 60% des dépenses des Québécois en ligne, sortent du pays. À la même date l’an dernier, j’étais d’ailleurs chez Christiane Charette pour documenter notre retard alarmant en termes d’économie numérique. Je dis souvent qu’en 2000, toutes les entreprises voulaient être sur le Web puis juste après, la disette. Ou bien les entrepreneurs se disent « le Web c’est de la merde et je le sais parce que j’ai payé pour et que je n’ai eu aucun retour sur l’investissement » ou bien ils réalisent « le web, je n’ai peut-être pas fait la bonne chose ». Tout ça pour vous dire que je viens de recevoir ce courriel accompagné d’une étude locale à propos du web. J’ai comme l’impression que les observations tirées de cette étude pourraient se transposer aux autres régions du Québec et à celui-ci dans son ensemble. Néanmoins, vous trouverez sans doute que ce n’est pas des plus reluisant.
Madame,
Je me présente, Jacques Bernard de Granby, professionnel et passionné du Web. Une passion qui date de 1986, en comprenant clairement que ce nouvel univers numérique que créait l’ordinateur deviendrait et serait le moyen de communication tous azimuts.
Vous vous demandez probablement pourquoi je vous écriis à vous plutôt qu’à une autre personne. Parce qu’instinctivement je crois que vous êtes la bonne personne avec votre sens direct de la réplique et votre excellente connaissance de ce qu’est le Web, pour m’éclairer sur ma démarche professionnelle.
(…) Pour cela je vous envoie une analyse que j’ai fait sur 300 sites Web de ma région, qui je l’espère vous permettra de juger de mon professionnalisme.
Petite mise en contexte.
J’essaie de gagner ma vie en faisant du développement Web de façon professionnelle (il y a-t-il une autre manière?), mais le marché de ma région est loin d’être réceptif.
Lors de ma prospection, j’ai constaté que les gens d’affaires préconisent très peu le Web et son apport stratégique pour l’entreprise. Oubliez ici le Web 2.0, ne pensez pas même pas au Web sémantique, on a même pas encore maîtrisé le Web 1.0 dans ma région.
Devant ce manque de connaissances, je me suis dit que la chose à faire était d’instruire les gens sur ce qu’est un bon site Web. Mon pari est simple, plus un client est instruit, plus il peut prendre de meilleures décisions en termes de besoins et distinguer les professionnels des neveux, des cousins ou du beau frère.
J’ai donc développé des outils pour instruire les gens d’affaires (…) dont une analyse de 300 sites Web de Granby et région pour démontrer aux décideurs l’étât du Web de ma région.
J’ai offert gratuitement ces deux outils è la Chambre de Commerce de ma région, ainsi qu’à d’autres organisations oeuvrant dans le milieu des affaires, croyant qu’il revenait à celles-ci de faciliter le transfert des connaissances vers leurs membres, mais aucune réponse, l’ignorance totale.
(…)
Cordialement
Jacques Bernard
BeZen Studio
Points saillants et implications
97,3 % des sites (292/300) comportent des problèmes d’accessibilité.
80,3 % (241/300) des sites ne sont pas optimisés pour le référencement naturel (difficiles à trouver avec des mots clés).
Un fait surprenant, 17,6 % (49/267) des entreprises (parmi elles de grandes) ne sont pas propriétaires de leur nom de domaine.
60,4 % (165/273) des sites dont nous avons pu obtenir l’âge, ont plus de sept ans d’existence.
44,3 % (133/300) des sites sont de langue française seulement alors que 49,0 % (147/300) des sites sont de langue française et anglaise.
88,7 % (266/300) des sites n’ont pas de politique sur la protection de la vie privée.
92,0 % (266/300) des sites n’affichent pas de date de mise à jour.
88,0 % (264/300) des sites n’affichent pas de page d’erreur personnalisée (qui explique l’erreur et oriente l’utilisateur à l’intérieur du site) lorsque l’utilisateur du site a cliqué sur un lien brisé ou tapé une adresse URL invalide.
Avec 99,3 % (298/300) des sites qui n’ont pas de blogue, 99,0 % (297/300) des sites n’offrent de lien vers les réseaux sociaux, 93,0 % (279/300) des sites n’offrent pas infolettre et 99,3 % n’utilisent pas la syndication de contenu (RSS). Les entreprises de Granby et région sont très loin d’avoir embrassé l’ère du Web 2.0.
3,7 % (11/300) seulement des sites effectuent du commerce en ligne.
Ma conclusion
C’est pitoyable et ça devrait militer pour des programmes de formations aux entreprises, leur permettant d’être enfin positivement sur le Web.
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Mercredi prochain je serai conférencière à la Journée de l’informatique du Québec, du réseau Action TI (chapitre de Québec). Je sais, d’ores et déjà, que ma conférence de mercredi sera l’une des plus délicates de ma carrière. C’est que je suis informée que le programme de ce que je me propose de dire ne fait pas l’affaire de certains intervenants TI. On me suggère d’éviter des sujets, de formuler différemment, d’être dans « la tournure positive », de motiver les gens. Voici donc ce que je me propose de dire, tel que c’est déjà affiché sur le site d’Action TI :
Lors de sa présentation, Madame Blanc explique que les marchés sont désormais des conversations auxquelles il faut prendre part. Elle explique aussi que les jeunes générations sont déjà dans la mouvance de cette communication bidirectionnelle asymétrique. D’ailleurs, le phénomène n’est pas nouveau. Il a juste plus d’ampleur. Déjà, en 1993, un grand manufacturier de solutions de télécommunications faisait le pari de la transparence sur ce qu’on appelait à l’époque les e-communautés (sur les forums) qui sont en fait les ancêtres des médias sociaux d’aujourd’hui. Cette transparence rapporta gros à ce manufacturier.
Les médias sociaux sont une foule d’éléments fonctionnels différents et ils ont un impact qui varie en fonction de critères géographiques, sociodémographiques, de niches, d’utilités et/ou de fonctionnalités diverses. Pour interagir sur ceux-ci, la US Air Force s’est dressé un tableau du processus d’intervention de son organisation, en fonction des types de contenus possibles qu’ils peuvent y trouver.
L’adoption par les organisations des médias sociaux ou même du Web efficace est plus une question de philosophie communicationnelle ou d’ouverture de contexte technologique. Le contexte socio-économique récent du développement des TI et des communications marketing au Québec n’a d’ailleurs pas aidé les entreprises et organisations à y recourir de façon positive et active. Finalement, la crainte des enjeux de sécurité est un faux problème dont on se sert pour épouvanter inutilement les gestionnaires. La compréhension de ces divers enjeux, problèmes et opportunités pourrait permettre d’ouvrir la voie du gouvernement et de l’entreprise de demain…
La conférence de Michelle dans le cadre des petits déjeuners « Grands conférenciers » de la Société des communicateurs (Québec) a été fortement appréciée des participants. Madame Blanc est une conférencière hors pair que les communicateurs en agence ou en entreprise auraient tous fortement intérêt à entendre. Le monde du Web 2.0 est une révolution de la communication; un grand dérangement qui remet en question les façons de faire traditionnelles des entreprises et des acteurs de la communication.
C’est avec passion et conviction que Madame Blanc nous amène à prendre conscience et à nous remettre en question.
Voici donc ma présentation et advienne que pourra…
MAJ
Vous apprécierez aussi sans doute de prendre connaissance de la présentation de Jennifer Bell, directrice à Visiblegovernment.ca qui s’intitule Benefits of Open Government Data
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Pour ma septième chronique à l’émission LeLab, je discute avec Philippe Fehmiu du : Dilemme des gestionnaires marketing et les avenues qui s’offrent à eux dans un environnement changeant.
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La semaine dernière j’étais à Rimouski pour donner une conférence. La veille de celle-ci, j’ai été reçue comme une reine par ma cliente, Sylvie Roy du Groupe Vagabond, qui vint me chercher à l’aéroport, m’accompagna à l’hôtel puis m’invita au resto Bistro L’Ardoise. J’y fus si bien reçue et l’assiette était d’un tel délice et d’un montage artistique si raffiné que je m’empressai de twitter et de facebooker :
Le lendemain, lors de ma présentation, je parlai aussi de l’importance de la passion et du fait que si on peut mettre sa passion en ligne, ça coûte moins cher de marketing (thème que j’ai déjà couvert dans mon billet La passion et les coûts marketing). À ce moment-là, je parlai de nouveau du resto Bistro l’Ardoise. Or un peu plus tard, on me posa la question : mais en région, pour ceux qui n’ont pas le Web ou qui n’ont que la basse vitesse, que pouvons-nous faire? (Comme cela a été mentionné dans les billets de gens présents à Rimouski Pourquoi j’ai payé pour voir Michelle Blanc et Le Web en région), je répondis pas une boutade du genre : il existe toujours les signaux de fumées ou le télégramme. Il est vrai que si quelqu’un n’a pas accès à l’infrastructure Internet, ce n’est pas évident de faire du marketing avec ça. Il est aussi de plus en plus clair que les gouvernements se doivent d’offrir des services Internet et cellulaires à la grandeur du pays et à des coûts raisonnables et que ça va avoir un impact majeur sur le reste de l’économie en général et de l’innovation en particulier comme j’en ai discuté justement dans mon billet Le Lab VOXtv Chronique Pourquoi nos entreprises sont en retard sur le Web ?
N’empêche que même sans Internet pour tous, et même en région, les gens qui ont accès au Web peuvent créer un impact significatif sur un petit commerce. D’ailleurs, même les gens hors de la région peuvent aussi s’intéresser à ce qui se passe ailleurs (parce qu’ils voyagent) et augmenter potentiellement le chiffre d’affaires d’une petite entreprise régionale comme le démontre ce prochain Twitt, écrit de l’autre bout de la province, Gatineau :
En conclusion, voici le courriel que je reçois de l’épouse du proprio du resto :
Bonjour Madame Blanc
Votre passage dans notre vie, en une journée, à déjà eu beaucoup plus d’impact que notre contrat annuel chez Astral Média. Cela semble peut être anodin pour vous, mais pour des gens pour qui la passion première n’est pas la pub mais recevoir des gens, bénéficier d’un tel appui médiatique, de la part d’une personne que nous respectons autant, vaut de l’or pour nous. De plus, nous avons dû remettre du jarret à braiser cette nuit à cause de vous…
Votre conversation avec Alex (qui je crois, m’a été répété intégralement) nous a ouvert les yeux et donné un bon coup de pied. Pas que nous ne comprenions rien au marketing,c’est un sujet qui m’intéresse vraiment (j’ai même un dec en commerce de mode) notre prochaine étape en pub(que nous retardons depuis toujours) c’est le web. Le problème c’est que notre ordinateur me réveille la nuit pour me faire peur. Mais, le seul fait que vous nous ayez dit que nous n’utiliserions pas vos conseils sous prétexte qu’ils étaient gratuits, nous pousse à les suivre, par respect pour vous et en signe de gratitude.
Ce fut un honneur et un privilège de vous recevoir chez nous. Merci pour tout.
Dévoilement : Alexandre Bouffard m’a donné un pot de cerise au kirsch qui vieillit depuis un an dans son sous-sol.
Re-dévoilement : J’aime partager mes expériences qui sortent de l’ordinaire de manière très positive ou négative. Je ne parle jamais de l’entre-deux. Je le fais gratuitement parce que ça fait partie de ma philosophie médias sociaux.
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Ça fait une éternité que je n’ai vu en personne le copain Loïc Le Meur (j’étais même bien différente à cette époque). Je viens de le voir dans un pitch qu’il fait à IAB (Internet Advertising Bureau) à propos de son prochain Le Web 2009 à Paris. Je dis simplement Bravo Loïc pour cette présentation époustouflante d’acuité, des grandes tendances technos Web, de leurs enjeux et opportunités, qui se jouent présentement dans le monde et cette brochette hautement significative que tu as assemblée pour jaser de ça. Maudit Loïc! Tu es définitivement en train de faire le Davos du Web. Je suis jalouse de ton talent… En fait, tu le sais. Tu es l’un de mes gourous. Bon je deviens émotive. Écoutez Loïc plutôt :
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Ce matin j’avais la chance d’être invitée à l’événement MIXX-Canada organisé par IABC et d’interviewer le célèbre Steve Rubel, bien connu dans le monde de la techno et des relations publiques innovantes. Monsieur Rubel est senior vice-président de l’agence Edelman et l’auteur du non moins célèbre blogue Micropersuasion, que j’ai eu l’honneur de citer à de nombreuses reprises dans ce blogue. Le rencontrer était donc pour moi un privilège et un honneur et j’en remercie IABC pour ça. Aussi, cet entretien s’est déroulé en anglais et j’y prenais des notes en français. N’étant pas sténographe ou journaliste, mes notes sont un aide-mémoire m’aidant à me souvenir de notre conversation et elles ne reflètent certainement pas le verbatim exact de monsieur Rubel.
Moi
Vous aviez l’un des blogues les plus influents de la planète (micropersuasion) et vous l’avez laissé tomber pour utiliser la plate-forme Posterous, sous votre nom, Steve Rubel. Pourquoi avez-vous fait cela?
Steve Rubel
Vous devez comprendre qu’avec la prolifération des médias sociaux et des outils Web ça devient de plus en plus difficile à gérer tout ça. En plus, je suis continuellement sur la route maintenant. J’aime aussi partager des images, des fichiers audio et vidéos et je n’écris plus de longs billets comme avant. J’aime utiliser mon I-phone pour être en contact avec le monde et mes textes sont maintenant plus courts. Aussi, j’aime la possibilité de syndiquer mon contenu sur le média social que je trouve le ou les plus appropriés. Des fois je vais envoyer vers Twitter et Facebook, d’autres fois ce sera vers Flickr et Twitter et ainsi de suite. Avec Posterous, je peux facilement choisir les destinations à partir de mes courriels. Aussi c’est le meilleur des deux mondes entre un texte beaucoup plus long d’un blogue et celui beaucoup plus court d’un twitter.
Oui, mais Friendfeed est un hub de destination, pas d’expédition vers d’autres endroits : ce qu’offre Posterous. De plus, avec l’achat récent de Friendfeed par Facebook, on a un peu perdu l’intérêt. Friendfeed risque fortement d’être intégré à Facebook. D’ailleurs, je suis curieux de savoir ce qui va se passer avec Facebook. Est-ce que ça va devenir un autre AOL? Mon expérience me dit qu’un média social vit difficilement plus de trois ans. Alors, on verra.
Moi
Mais vous aviez l’un des blogues les plus influents de la planète. Croyez-vous qu’en terme de référencement ça va être une perte pour vous? Il est certain que vous avez un brand fort et que si on vous cherche on va vous trouver. Mais si on cherche votre contenu est-ce que ça va sortir aussi fort avec Posterous qu’avec votre blogue? Suggéreriez-vous ça à un de vos clients?
Steve Rubel
J’avais un blogue avec un PageRank de 7 mais, comme je vous l’ai expliqué, c’est maintenant plus commode pour moi d’être avec Posterous parce que je suis énormément sur la route. Oui je le conseillerais à un client. Je ne pense pas que mon référencement sera affecté par mon utilisation de Posterous. Toutes les archives de mon blogue sont d’ailleurs encore en ligne.
Moi
(Ici je suis en désaccord avec monsieur Rubel (son Pagerank de Micropersuasion était de 7 et celui de son Posterous est maintenant de 3, étant donné sa prestance sur Twitter et sa renommée mondiale, ça ne fait pas une grosse différence sur son lectorat et éventuellement Google va augmenter sa cote, mais pour quelqu’un qui débute ou pour quelqu’un qui n’est pas une vedette internationale, je continue de croire qu’un blogue reste « la panacée » des médias sociaux et qu’un outil comme Posterous peut-être un faire-valoir et un « spoke » d’importance (rayon) (l’expression qu’il aime bien) mais que le blogue devrait être le hub (moyeu) d’une présence Web efficace).
Avec tous les changements que vivent maintenant les agences de relations publiques qui poussent les communiqués de presses que personne ne lit, quel changement voyez-vous poindre à l’horizon.
Steve Rubel
Mais le monde de la finance est encore très friand de communiqués. Les conseillers financiers les lisent encore.
Je n’ai pas lu ce rapport. Vous pouvez me l’envoyer? (Ce qui fut fait après notre entretien). Mais comme vous savez, la communication de masse est tributaire de l’économie de marché de masse. Cette économie a souffert et il est normal que la communication qui en est issue souffre aussi.
Moi
Avec ces changements et avec les médias sociaux qui, croyez-vous, va être à même de gérer ça?
Steve Rubel
Je crois que d’ici 5 à 10 ans ce sera les gens de PR qui vont contrôler le marketing. Les consommateurs n’ont plus confiance à la publicité, ils ont besoin qu’on s’adresse à eux et les gens de PR ont l’habitude et les habiletés pour ça. Les technos offrent de plus en plus d’opportunités d’entrer en communication directe avec le consommateur et il y a aussi toute la question de la collaboration qui s’installe avec eux. Ce sont définitivement des champs d’expertise de relations publiques.
Moi
Dites-vous ça souvent aux gens de marketing?
Steve Rubel
Jamais, à moins qu’ils ne me posent la question
Moi
Je vois de plus en plus le Web comme une fonction d’affaires égale à celle traditionnelle de la finance, des communications, du marketing, de la production, et cetera. Êtes-vous d’accord avec ça?
Steve Rubel
C’est intéressant, je n’y ai jamais vraiment songé. Mais je dirais que ça va dépendre du secteur d’activité et que ça pourrait changer grandement d’un secteur à l’autre. Mais ça mérite réflexion…
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Petite mise au point. Je suis décidément pro marketing Internet et pro médias sociaux. Ça ne veut cependant pas dire que je sois anti-pub traditionnelle et anti-relations publiques. Ces secteurs d’activités traditionnels sont en crise certes, mais ils sont toujours une pertinence (j’en parlais dans mon billet Le dilemme des gestionnaires en marketing). D’ailleurs, ils en auront toujours une. La différence sera dans le poids qu’ils auront dans le « mix media » qui demeurera indispensable. Plus le temps va avancer, plus le pourcentage des dépenses accordées à chaque média va varier, en fonction des objectifs d’affaires qui sous-tendent une opération marketing ou de relations publiques. Je suis aussi une promotrice de la convergence médiatique et de son corolaire, la convergence marketing. Plus les canaux de communications (marketing ou médiatiques) sont intégrés et plus on se sert de l’un pour pousser vers l’autre et que l’on mesure ce que l’on fait, plus les résultats seront pertinents. Nous devrons aussi utiliser le levier des médias sociaux pour augmenter et monitorer ces résultats…
Optimisation du choix des médias utilisés pour une campagne publicitaire. Le choix se fait à partir des caractéristiques des médias (puissance, coûts, capacité de ciblage, efficacité publicitaire, cadre juridique…) et de leur capacité à répondre au meilleur coût aux objectifs de la campagne. Un mix media joue également sur les complémentarités et synergies qui existent entre différents médias.
Le marketing-mix étendu
Même si le modèle “4P” est une répartition arbitraire de l’analyse marketing, certains auteurs ajoutent d’autres dimensions comme le Client ou encore plus récemment le “P” de participation issus des techniques du Web 2.0 et plus particulièrement du Marketing 2.0. Des critiques sont aussi émises par d’autres experts qui considèrent que certains points de ce modèle ne concernent que les produits et services pour particuliers. (…)
La convergence des médias (pour comprendre ce que sera la convergence marketing)
Chez The Economist
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La semaine dernière j’étais à la journée Infopresse, Rendez-vous Média (les Twitter de l’événement sont ici et gros merci à Infopresse de l’invitation). Les grandes agences et les patrons médias discutaient des enjeux auxquels font face leurs industries respectives. Dans les corridors (lors de ce type d’événement, c’est souvent là que les insights les plus lumineux se font) des gens disaient : « les médias et les agences ne sont pas dans l’action, ils sont plutôt dans la réaction ». Et moi je twittais « on dirait une grande messe du désespoir ». La couverture se tirait allègrement des médias aux agences et des agences aux médias. Ces deux types de joueurs sont actuellement à la croisée des chemins quant à leurs modèles d’affaires chambranlants (j’ose ici une expression politiquement incorrecte, ils sont dans le caca mou). Mais qu’en est-il de leurs clients communs (qui étaient largement absents lors de cette journée), le patron marketing? Il est dans un dilemme magistralement exposé dans un document du Boston Consulting Group, The CMO’s dilemna, Can you reach the masses without mass media? (PDF) (déniché sur le mur Facebook de Patricia Tessier). Ça se résume en gros par Les médias de masse ne rejoignent plus la masse et les médias de niche ne la rejoignent pas encore non plus. Nous sommes dans un écart majeur entre les deux. D’ailleurs, les médias de masse rejoignaient-ils réellement la masse? C’est une question à un million (le budget pub de grandes campagnes que l’on mesurait très difficilement de toute manière). Nous savons que le Web ne les rejoint pas encore vraiment. C’est facile à mesurer sur le Web. C’est même son grand désavantage lorsqu’on le compare aux médias de masse. Nous savons, par exemple, qu’une campagne Web fait agir 10 000 personnes qui cliquent sur un élément (donc qu’ils l’ont lu) mais 10 000 personnes n’est rien à comparer aux 500 000 personnes qui sont supposé avoir vu une campagne télé, par exemple. D’où l’écart et d’où la frilosité des gestionnaires marketing à investir dans un média social qui ne touche que si peu de personnes.
Dans ce panier de crabes, on peut même ajouter les agences de relations médias. Ces gens qui poussent et vendent des communiqués de presse. Si les journaux et médias trad ont de la misère, les journalistes vont-ils continuer de lire les communiqués de presse? D’ailleurs, les lisent-ils encore (au moment d’écrire ces lignes)?
Bien des questions qui restent encore sans réponse. Lorsqu’on se trouve dans une période charnière comme celle que nous vivons présentement, la meilleure tactique reste encore l’exploration et l’expérimentation. C’est d’ailleurs la conclusion de BCG :
None of us can fully answer these questions until advertisers, agencies, and media companies collectively recognize that the crisis in mass media is a marketing challenge, too. Advertisers need better support from agencies to take advantage of the opportunities that arise. Large advertisers themselves should consider developing select in-house capabilities in the same way that built corporate-development and strategic-planning strengths at the end of the last century. Finally, traditional media companies need to develop sustainable business models that directly address these fundamental shifts in spending, and they need to figure out how they can maintain their relevance in a world that is moving away from them.
The missing pieces in this jigsaw puzzle are integrated marketing solutions that take advantage of all available channels and the support of media companies and agencies in putting these solutions in place. Advertisers, agencies and media companies are in this together.
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Est-ce qu’avant que la taille de l’espace que tu occupes dans les médias sociaux ne s’amplifie, il ne faut pas que tu aies d’abord été connue et intéressante, avoir captivé ailleurs tous les publics, d’une façon ou d’une autre?
Est-ce que les milliers de personnes qui ont envie d’associer leur nom au tien, que leur nom soit vu à côté du tien, talentueuses ou pas, ne te servent pas uniquement de faire-valoir alors que leur présence à elles, dans ces médias sociaux, demeure sans importance, accessoire?
La taille de ta notoriété sur le Web prend de l’importance juste en donnant une recette de BBQ, parce que des centaines de personnes veulent pouvoir te répondre « Ah, ça l’air bon. ».
Même si ces personnes fréquentent les espaces médiatiques de dizaines de personnalités en vue et réussissent à devenir « ami » avec elles, la place qu’elles occupent sur le Web et dans les médias sociaux ne changera pas, la tienne oui, mais pas la leur. Elles maintiendront leur poids santé mais contribueront à te permettre de t’amplifier!
McLuhan aurait adoré les médias sociaux! « The medium is the message ».
En guise de réponse à madame Gervais, il est vrai que le slogan cité plus haut s’adapte parfaitement à vos propos. Cependant, moi comme la grande majorité des blogueurs et adepte des médias sociaux, j’ai débuté dans les méandres de la sphère INCOGNITO. Le blogue est exponentiel, mais il débute pour tous à zéro. Je dois cependant admettre qu’avant ce blogue, j’étais déjà un petit peu connue. En fait, dès ma sortie de HEC Montréal, j’étais invitée à donner une conférence au prestigieux Conference Board of Canada et mon mémoire fut publié scientifiquement. J’ai aussi contribué à de nombreux ouvrages professionnels avec la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal et écrit en tant qu’experte, de nombreux articles dans Branchez-vous et Les Affaires.com (de toute façon, vous pouvez lire ma bio). Mais tout de même, mon blogue, Facebook, Twitter et tutti quanti, ont tous débuté à zéro. Zéro contenu, zéro lecteur, zéro hyperlien externe. J’ai aussi été très médiatisée bien avant Tout le monde en parle. C’était des médias plus spécialisés comme La Presse Affaire, Les Affaires, Infopresse, Stratégie, Canal Argent et autre, que des médias grands publics. Mais ce sont eux qui me font des demandes d’apparition et non le contraire. Et ces demandes viennent directement de mon blogue. Mais il est certain qu’à un certain moment, la masse (dans le sens de grosseur), commence à travailler pour toi et que l’exponentialité, fait bin des petits. C’est d’ailleurs l’un des principes de l’économie numérique que l’on nomme La longue traîne. Mais c’est accessible à n’importe qui. Il suffit de comprendre la dynamique, d’être constant, passionné, rigoureux et d’avoir un tant soit peu de talent. J’ai partagé bien des fois ma recette à succès et je la partage encore et encore avec vous mes lecteurs, avec tous mes clients et avec l’auditoire des gens qui assistent à mes conférences. Ce n’est pas de la « rocket science », juste de la compréhension des mécanismes à l’œuvre et beaucoup de travail. Mon blogue est d’ailleurs presque entièrement dédié à ça. J’ai même déjà expliqué l’importance de mettre une recette de sauce à spaghetti, de temps à autre dans un blogue marketing. Pour d’autres perspectives sur mes recettes, relisez mes billets :
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Les informations de qualité à propos du phénomène de l’heure (quoique ça fait déjà quelques années que j’en parle): les médias sociaux, se font légion. Ainsi, c’est sur les blogues de Katheline Jean-Pierre et Vincent Abry, que j’ai pris connaissance de l’excellente présentation de Karl Fisher : Social Media Revolution.
Quelques-unes de ses perles (traduites ici librement pour vous)
• 96% des Generation Y sont sur les médias sociaux
• Les médias sociaux remplacent désormais la pornographie comme activité #1 du Web
• 80% des entreprises utilisent LinkedIn comme source primaire de recrutement
• Boston College ne fournit plus d’adresse de courriel aux nouveaux étudiants puisque les gens de la génération Y et Z considèrent le courriel comme dépassé
• 25% des résultats de recherche des 20 plus grandes marques mondiales sont liés aux médias sociaux
• 35% des ventes d’Amazon sont maintenant sur Kindle
• Nous ne cherchons plus pour les nouvelles, les nouvelles nous trouvent (via les copains des médias sociaux et ce sera la même chose pour les produits et services)
• Toutes les sources de ces citations peuvent aussi être trouvées sur Socialnomics
When searching for prospective candidates, knowledge of social media is almost as important as traditional media relations skills.
• Among those responsible for hiring PR and marketing employees, 82% of respondents said mainstream media relations expertise was either important or very important. But over 80% said knowledge of social networks is either important or very important. Nearly 77% said knowledge of blogging, podcasting and RSS is either important or very important. And almost 72% said an understanding of micro-blogging services like Twitter are either important or very important.
• Other new media communications skills that hiring decision makers found important or very important are search engine optimization (62%), email outreach (56%), web content management (52%) and social bookmarking (51%).
• Hiring decision makers recognize the importance of social media in organizational communications. To meet the needs of internal and external communications today’s organizations, public relations or marketing job seekers need to develop a comprehensive portfolio of digital communications skills.
• 18% of hiring decision makers have no interest at all in traditional public relations skills, signalling a shift from a mainstream media relations-focused approach.
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