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Les éléments qui augmentent la confiance des consommateurs en ligne

Michelle Blanc @ May 2, 2008 # 3 Comments

Cette semaine j’écoutais les nouvelles à la télévision et on parlait d’une entreprise qui avait perdu sa BD contenant des infos à caractères personnelles. Il n’en fallait pas plus pour qu’on interroge une madame qui avait reçu une lettre de la compagnie en question et qu’on lui fasse dire qu’elle « angoissait de prendre son courrier de peur qu’elle reçoive un compte à payer de quelqu’un qui aurait volé son identité ». Comprenez bien que la dame en question ne s’est jamais fait voler son identité. Elle a juste peur que ça arrive. Puis, on montre un spécialiste de l’épouvante, issue de l’industrie de la sécurité informatique (faut bien faire peur aux gens pour vendre ses cochonneries) qui rappelle que « l’internet c’est dangereux ». Donc, une BD physique (un disque dur en fait) est perdue quelque part. On ne parle pas de vol et encore moins de données qui auraient été corrompues à partir du Web. Non on parle d’un disque qui est envoyé par service de courrier et qui semble s’être perdu en chemin. On va même jusqu’à ajouter qu’à partir de maintenant, on fera transiter les données par le Web afin d’éviter ce genre de problème. Duh!

Comment peut-on en arriver à conclure que le Web c’est dangereux pour le vol d’identité? C’est ce genre de détournement insidieux qui nuit grandement au commerce électronique et à l’industrie des TI en général. À quand les entreprises de TI et de Web vont se lever debout pour fermer la gueule à tous ces vendeurs de sécurités qui leur tirent dans le pied à tout bout de champ?

90% du vol d’identité ne se passe pas sur le Web.

Pour changer de sujet et rester tout de même dans les éléments positifs qui peuvent augmenter la confiance des consommateurs, voici un tableau des fonctionnalités permettant d’atteindre ses buts. C’est tiré d’eMarketer.

Fonctionalités d'un site transactionnel qui augmentent la confiance des consommateurs américains (source eMarketer)

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Jacques Nantel à propos du marketing qui dérape

Michelle Blanc @ May 2, 2008 # 6 Comments

Cette semaine j’ai eu le plaisir d’entendre la conférence Le Marketing qui dérape (PDF) de Jacques Nantel Ph.D (HEC Montréal), lors du déjeuner-conférence Léger Marketing. Monsieur Nantel est l’un de mes plus précieux mentors est c’est un réel honneur que de pouvoir le côtoyer. Je l’ai d’abord eu comme professeur, puis comme partenaire (avec la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier qu’il dirigeait), à l’époque de ma compagnie Adviso Conseil (que j’ai vendue depuis). Chacune de nos rencontres fut des plus instructives et enrichissantes. En plus de ses connaissances marketing et de son acuité mentale hors du commun, ce sont surtout son grand humanisme, sa gentillesse et son humilité qui m’impressionnaient. Il le prouva encore de belle manière lors de son allocution de cette semaine. Il y introduit le concept de « marketing responsable ».

En devenant ainsi plus efficace, le marketing moderne, aura, en quelque sorte, sauvé la mise de bien des commerçants notamment au Canada là ou les marchés ne croissent plus de manière naturelle. Le fait de pousser les consommateurs à consommer toujours davantage n’est cependant pas sans conséquence. Il arrive un moment, et nous y arrivons, où le marketing, comme fonction commerciale, risque de déraper. Ce moment se produit lorsque l’on incite à ce point à la consommation à court terme hypothéquant ainsi la capacité de consommer à long terme risquant ainsi de tuer la poule aux œufs d’or. À moins de croire sérieusement que la tendance actuelle puisse se maintenir et que nous puissions concevoir un endettement des ménages qui atteigne 150%, 200% ou encore 300% de leurs revenus disponibles, il nous faudra admettre que nos pratiques commerciales actuelles atteignent leur limite.

Peut-être en sommes-nous rendus au point ou nous devrions revoir nos stratégies commerciales afin d’inciter à une consommation qui soit plus responsable, non plus uniquement sur le plan de l’éthique, de l’environnement ou de la santé mais aussi au chapitre de la simple capacité des ménages faire rouler l’économie.

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Le commerce électronique canadien vit une croissance plus que positive

Michelle Blanc @ April 30, 2008 # No Comment Yet

Selon Statistique Canada, repris par eMarketer, le commerce électronique canadien connaît une croissance stable et continue :

Les ventes en ligne ont connu une croissance d'au moins 10 % pour une sixième année consécutive en 2007. Au total, les ventes par Internet pour les secteurs public et privé sont estimées à 62,7 milliards de dollars, en hausse de 26 % par rapport à 2006.
Malgré cette croissance forte et soutenue, le commerce électronique ne représente encore qu'une part relativement modeste de l'activité économique. En 2007, les ventes en ligne des entreprises du secteur privé ont représenté légèrement moins de 2 % du revenu d'exploitation total; il s'agit néanmoins d'une hausse comparativement à il y a cinq ans, où cette proportion était de moins de 1 %.
Si les ventes en ligne ont progressé, la proportion d'entreprises du secteur privé qui vendent des biens et des services en ligne est demeurée la même, s'établissant à 8 % environ. Dans le secteur public, quelque 16 % des organismes ont fait état de ventes en ligne.


Ce ne sont donc que 8% des entreprises canadiennes qui se partageront la rondelette somme de 62,7 milliards de ventes en ligne cette année. Les ventes en lignes ne représentent que 2% des ventes en lignes et hors-lignes, mais si seulement 8% des entreprises se partagent 100% de 62,7 milliards, ça fait « pas mal de fric » dans leur poche. Quant on pense que le commerce de détail as de moins en moins de marge et que la croissance des revenus passe par la capacité d’aller chercher les clients des concurrents, il me semble qu’il y a 92% des entreprises canadiennes qui dorment encore au gaz. Et on ne parle juste ici d’achat en ligne! Il ne faut pas non plus oublier le « lèche-vitrine en ligne » qui est souvent le premier réflexe du consommateur avant qu’il ne procède à ses achats en magasin

Si on ne parle strictement que de commerce B2C, cette croissance des ventes est encore plus spectaculaire. Ainsi :

In the private sector, business-to-business sales accounted for 62% of online sales in 2007, down from 68% in 2006. The proportion of online business-to-consumer sales climbed from 32% to 38%.
B2C e-commerce sales therefore reached C$23.8 billion ($22.2 billion), or 38% of C$62.7 billion. That is almost 50% higher than eMarketer's November 2007 estimate. eMarketer counts online travel, tickets and digital downloads as services, not products, and thus excludes them from its estimate.


Et comme le note eMarketer, les outils Web 2.0 peuvent aussi permettre d’accroître les ventes en ligne :


"Retailers can take steps to help consumers overcome their resistance to purchasing high-touch products online," said Jeffrey Grau, senior analyst at eMarketer. "Product-enhancement tools are important in helping shoppers visualize items and, in the case of apparel, see how they might fit."
Mr. Grau also said that user ratings and reviews and alternative payment options could help increase confidence in online purchasing.


Disons que je vois là bien de la matière à réflexion…

Tableau des ventes en lignes B2C au Canada (source eMarketer)

Tableau des ventes en lignes au Canada (Source eMarketer)

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Morgan Stanley et ses tendances internet

Michelle Blanc @ April 29, 2008 # One Comment

C’est via 2803 que je prends connaissance du document Internet Trends 2008 (PDF) de la célèbre firme d’investissement et services financiers Morgan Stanley. Entre autres, ils observent la montée spectaculaire des médias sociaux, telle que le démontre la diapositive suivante.

Importance des médias sociaux sur le Web

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Qu’est-ce que les Québécois achètent sur le Web?

Michelle Blanc @ April 25, 2008 # No Comment Yet

C’est une conférence à laquelle j’étais conviée cette semaine. Ce sondage a été réalisé conjointement par le CEFRIO, SOM et VDL2. Ils viennent d’ailleurs de mettre en ligne un nouveau site qui permettra de suivre l’évolution des résultats des sondages mensuels, www.indice-commerce-electronique.qc.ca .

Les grandes conclusions de VDL2 sont donc :

Le commerce électronique hors des sentiers battus

  • Les vêtements sont le produit qui s’achète le plus sur Internet au Québec
  • Ce sont surtout des jeunes (18-24 ans) et des femmes (4 fois plus que les hommes) qui les achètent
  • Les billets de spectacles sont surtout achetés par les femmes (2X)
  • Les jouets et les jeux également
  • La parité est là pour les voyages ainsi que pour la lecture
  • L’informatique et l’électronique restent les bastions masculins

Le commerce électronique amplifie la saisonnalité

  • Un montant qui varie de 136M$ à 433M$ suivant les mois
  • Voyages varient de 5,5% (déc.) à 13% (févr.) des achats en ligne
  • 2 fois plus de jouets et jeux en décembre
  • 5 fois plus de fleurs en février
  • Équipement sportif :4% (oct.), 1,5% (nov.), 6,1% (déc.)

Le commerce électronique un défi pour les entreprises

  • 1 adulte québécois sur 3 achète sur internet
  • Attention aux lieux communs, souvent trompeurs
  • Le commerce sur internet c’est une expérience d’achat, pas juste un catalogue électronique
  • Il faut de 2 à 3 ans pour devenir un bon commerçant en ligne, il est temps de commencer l’apprentissage

Voici aussi les points importants qui Philippe Leroux mentionna durant la conférence de presse et avec lesquels je suis d’accords

Chaque page d’un site commercial en ligne doit être considérée comme une page d’accueil puisqu’un pourcentage élevé de visiteurs arrive directement sur celles-ci via les moteurs de recherches

Contrairement à ce qui se passe aux É.-U., les Québécois achètent leur cadeaux de Noël en novembre et surtout décembre plutôt qu’en octobre et novembre.

Proportion de Québécois qui ont réalisé un ou des achats en ligne au cours du mois
Base : les adultes québécois

Achat en ligne des Québécois

 Montant total estimé des achats en ligne au Québec (en millions de dollars)*
* Basé sur la moyenne tronquée à 5 %.

Montant Total des achats en ligne des Québécois

Quels produits ou services avez-vous achetés sur Internet au cours du mois de … ?
Base : les adultes québécois qui ont acheté en ligne

Type d'achats en ligne des Québécois

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Les marketeurs qui polluent le Web

Michelle Blanc @ April 10, 2008 # No Comment Yet

Ce n’et pas élogieux pour certaines entreprises de ma profession, mais le fait est que plusieurs marketeurs polluent le Web. C’est le constat que fait Steve Rubel dans son billet An All Too Convenient Truth: Many Marketers Pollute the Web.

Je m’insurge souvent ici contre les pourriels, les stratagèmes pyramidaux douteux et autres conneries qui détruisent l’expérience utilisateur ou refroidissent les investissements des entrepreneurs et des entreprises sur le Web. Un site d’entreprise fait entièrement en Flash, des splogs, des bannières dont le taux de clics sont de 0.5% et dont on se dit satisfait, des campagnes de mots-clés Google sans étude préalable avec un CTR de 1%, des propositions de référencement qui propose de travailler les métas tag Keyword et d’inscrire le site à des centaines de moteurs de recherche. De la pollution, en veux-tu? En voilà…

Quant à Rubel, il relève que :

First let's look at the the obvious ways marketers poison the web. These all intend to game the system …
• Spam: 94% of all email is spam (Postini)
• Splogs: 53% of all blog pings is spam, including 64% of those in English (UMBC)
• Click Fraud: Increased last year by 15% (Click Forensis)
Still, there's more. In subtle ways marketers are contaminating the Internet without even knowing it by spewing millions of meaningless messages across thousands of sites. This may be contributing to the slow down. They're not adding value to your experience or working to help you meet your goals in a very meaningful way.


Pathétique je vous dis. PATHETIQUE

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Plusieurs intuitions (insight) d’un groupe de recherche d’IBM

Michelle Blanc @ February 26, 2008 # 2 Comments

Je viens de recevoir un courriel du IBM IdeaWatch une initiative du IBM Institute for Business Value. Dans le courriel, on parle de quatre PDF (gratuit) qui semblent plus intéressants les uns que les autres.

J’ai donc beaucoup de lecture à faire et j’ai maintenant aussi une nouvelle source crédible d’infos stratégiques sur des sujets qui me passionnent…

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Toutes LES tendances de consommations

Michelle Blanc @ February 19, 2008 # 2 Comments

L’une des firmes les plus pertinentes en termes d’analyse des tendances de consommation est certainement Trendwatching.com. Seulement, je n’avais pas encore localisé l’URL des archives de leurs excellentes analyses passées. Je devais être dans la Lune ou ils ne les avaient pas mis en ligne…

Toujours est-il que c’est certainement un signet à mettre dans ses favoris! www.trendwatching.com/trends/ Je vous suggère aussi d’ajouter le site sœur www.springwise.com/, qui lui est comme il le décrit, une base de données d’idées…


Ce mois-ci, l’infolettre parle de l’économie des attentes « The expectation Economy ».

"The EXPECTATION ECONOMY is an economy inhabited by experienced, well-informed consumers from Canada to South Korea who have a long list of high expectations that they apply to each and every good, service and experience on offer.

Their expectations are based on years of self-training in hyperconsumption, and on the biblical flood of new-style, readily available information sources, curators and BS filters. Which all help them track down and expect not just basic standards of quality, but the 'best of the best'."

Dans cette économie, ils parlent de « nouveau-niche » (j’aime ça quand les anglos prennent des mots français, c’est un peu le retour du balancier linguistique) et donne l’exemple pour les dames qui font de la rénovation ou des déménagements (et dire que j’essaie de m’éloigner de ça), l’entreprise canadienne Tomboy Trades a développé une ligne de bottes à cap d’aciers, de casque de construction, de ceinture à outil, lunette de travail et T-shirt, aux coloris coordonnés de rose, bleu pâle, vert et rouge. C’est pas parce que les différences de genres s’amenuisent qu’on ne peut pas garder certaines spécificités sexuelles? M’enfin…

Les produitsw de Tomboy Trades

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L’ADISQ poursuit sa campagne de perte de temps

Michelle Blanc @ February 7, 2008 # 7 Comments

Encore une autre nouvelle qui est de la vieille histoire et qui ne donne rien. Dans LaPresse de ce matin, on titre, L'ADISQ poursuit sa campagne contre le piratage. Quelle connerie! Retournons dans mes archives de février de l’an dernier. On remarquera que c’est à la même période. Probablement que leur année financière achève et qu’ils doivent dépenser leur fric promo avant de fermer les livres? Toujours est-il que dans mon billet Le mauvais cheval de bataille de l’ADISQ je soulignais déjà l’imbécilité de leur campagne RIDICULE. Un an auparavant, j’expliquais dans cet autre billet Une autre façon d’augmenter les ventes de musique et de contenus en ligne comment changer la situation précaire de l’ADISQ :

À mon avis, ce n’est pas tant le P2P qui est l’obstacle majeur à l’achat de musique en ligne. Ce serait plutôt les modes de paiements non appropriés. En effet, combien de jeunes de 14 ans ont une carte de crédit active à leur nom? Combien d’autres ont une carte de débit? Répondre à ces questions est la clé de l’explosion des ventes de musique et de contenus en ligne (ceux-ci représentent la clientèle cible de plusieurs types de contenus en ligne).


Mais bon, quand on a la tête dans le sable et que nos membres nous poussent dans le cul pour l’enfoncer davantage, on n’est pas prêt à voir la lumière. Alors l’an prochain, à peu près à la même date, je ferais encore un autre billet pour dire à quel point ils sont imbéciles. Mais à la vitesse où ça va, je ne leur dirais probablement plus pour bien des années encore…

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Yahoo!-Google-Microsoft, l’impact au Québec

Michelle Blanc @ February 5, 2008 # No Comment Yet

Tristan Péloquin de LaPresse affaire signe l’article Yahoo!-Google-Microsoft: gros potentiel de pub au Québec. Il a la gentillesse de me citer ainsi que le copain Yannick Manuri. Merci, c’est apprécié…

Nettoyage nécessaire

Mais pour accaparer une plus grande part du marché, le nouveau géant à deux têtes devrait d'abord «nettoyer» son moteur, estime le spécialiste de la stratégie web Michel Leblanc.

«Avec MSN, le moteur a été tellement enseveli sous la pizza du portail que les internautes ne pensent pas à s'en servir. Il y a tout simplement trop de matériel sur le site».

J'ai d'ailleurs fais un billet à ce sujet hier. Google Vs Microsoft/Yahoo

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Google Vs Microsoft/Yahoo

Michelle Blanc @ February 4, 2008 # 2 Comments

J’aime être différent (du moins, je me targue de l’être à plus d’un égard) et ne pas reprendre ou parler ici de ce qui est généralement tapissé à la grandeur du Web. Du moins, si je le fais, j’essaie de trouver l’angle différent. Il en est ainsi pour l’évidente nouvelle du possible achat de Yahoo par Microsoft. L’histoire n’est certes pas nouvelle, j’en parlais déjà en mai 2007 et cette perspective était fortement suggérée par The Economist en août 2006. D’ailleurs dans cet article on présentait Google comme le Napoléon du 21e siècle et Microsoft et Yahoo comme la Russie et la Prusse. Disons que l’on voit souvent ces deux entreprises somme les perdants du Web.

Lauren Weinstein, dans son billet Microsoft's Secret Weapon Against Google rappelle que les faits peuvent prendre une tout autre couleur.


While Microsoft's business missteps in the Web world have led many to retarget their "big firms are bad firms" arguments from Microsoft to the services powerhouse that is Google, the undeniable fact remains that Microsoft has an immensely important structural advantage—with vast anticompetitive potential—that is without compare.
Despite some inroads by other operating systems, Microsoft's Windows incarnations, and their Internet Explorer browser, still control the overwhelmingly vast majority of desktop systems, as much as hardcore Linux and Firefox aficionados (and that includes me) might prefer to forget this fact.
(…)
It's hard to imagine a Microsoft/Yahoo merger scenario where Microsoft wouldn't in some manner wish to leverage this structural advantage to favor its own properties, absent relevant and effective judicial rulings or legislative actions to the contrary.
And this brings up another crucial and often overlooked difference between Microsoft and Google. By and large, for Google users to switch to another service provider for most applications is basically as simple as changing a URL, as quick as altering a browser bookmark. Leaving Google by voting with their feet (or rather their fingers) is usually an easy option. The only real hold that Google has on users is the high quality of its applications and services.
Microsoft is a different story when it comes to the Windows OS. Despite lots of talk, lawyers' fees, and complicated agreements, Microsoft's hold on the computing desktop is still overwhelming, and practical OS alternatives for most non-techies (especially that they can run on their existing hardware) are still lacking in many respects for this class of users, despite the continuing evolution of the Linux desktop environment.
These users remain firmly chained to Microsoft as the software gateway to all aspects of the Internet, and typically for them any major changes to this situation would be either uneconomical, impractical, or both.

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L’anatomie de la longue traîne

Michelle Blanc @ January 24, 2008 # 3 Comments

Hier j’étais conférencier à MCETECH Montreal Conference on eTechnologies. Lorsque viens le temps de parler de Web 2.0, évidemment je parle du concept de la longue traîne, que nous appelons affectueusement la longue queue au Québec (expression dont je ne pourrais m’affubler encore très longtemps). Pour exprimer ce concept, je donne toujours l’exemple d’Amazon dont 50% des ventes ne viennent pas des 130.000 titres les plus vendus de la planète et de Netflix dont 80% des ventes ne proviennent pas des 3000 titres que l’on retrouve chez Blockbuster et autres vidéos du coin. C’est donc dire qu’il y a une très importante économie dans les petits éléments disparates qui semblent insignifiants s’ils sont pris séparément, mais que lorsqu’ils sont additionnés, donnent un impact remarquable. Les observations de cette courbe se retrouve dans plusieurs autres facteurs associés au web. Un autre exemple, les hyperliens qui mènent à ce blogue (31.100 dans Yahoo). Ils envoient du trafic de manière très aléatoire, mais l’addition de ce trafic fait de ce blogue un blogue très visité.

Mais voilà le hic, on me demande quelles sont mes sources pour affirmer l’exemple d’Amazon et de Netflix? Ça fait tellement longtemps que j’en parle que je ne m’en souvenais plus. Je suis donc retourné dans les archives de ce blogue (l’un des avantages indéniables de tenir un blogue). J’ai ressorti mon billet Qu’est-ce que le Web 2.0 et retrouvé l’article initial de Chris Anderson, The long Tail, dans Wired.

What's really amazing about the Long Tail is the sheer size of it. Combine enough nonhits on the Long Tail and you've got a market bigger than the hits. Take books: The average Barnes & Noble carries 130,000 titles. Yet more than half of Amazon's book sales come from outside its top 130,000 titles. Consider the implication: If the Amazon statistics are any guide, the market for books that are not even sold in the average bookstore is larger than the market for those that are (see "Anatomy of the Long Tail"). In other words, the potential book market may be twice as big as it appears to be, if only we can get over the economics of scarcity. Venture capitalist and former music industry consultant Kevin Laws puts it this way: "The biggest money is in the smallest sales."
The same is true for all other aspects of the entertainment business, to one degree or another. Just compare online and offline businesses: The average Blockbuster carries fewer than 3,000 DVDs. Yet a fifth of Netflix rentals are outside its top 3,000 titles. Rhapsody streams more songs each month beyond its top 10,000 than it does its top 10,000. In each case, the market that lies outside the reach of the physical retailer is big and getting bigger.
When you think about it, most successful businesses on the Internet are about aggregating the Long Tail in one way or another. Google, for instance, makes most of its money off small advertisers (the long tail of advertising), and eBay is mostly tail as well – niche and one-off products. By overcoming the limitations of geography and scale, just as Rhapsody and Amazon have, Google and eBay have discovered new markets and expanded existing ones.

La longue traîne de Chris Anderson

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Les achats en ligne ont encore augmenté en novembre dernier

Michelle Blanc @ January 22, 2008 # No Comment Yet

Les achats en ligne des Québécois ont encore augmenté en novembre dernier. C’est ce que révèle l’indice du commerce électronique au Québec, de VDL2, SOM, CEFRIO, que je viens de recevoir par voie de communiqué.

En novembre 2007, 16 % des adultes québécois ont acheté pour 401 millions de dollars de produits et services sur Internet. L'Indice du commerce électronique réalisé par le CEFRIO, VDL2 et SOM, a donc augmenté de 18 % par rapport aux 340 millions de dollars dépensés en octobre 2007. « Cela représente une croissance de 50 % comparativement à la moyenne mensuelle de 266 millions de dollars mesurée entre juin et octobre 2007 », souligne Éric Lacroix, directeur de projet, SOM Recherches et Sondages.
« Toutefois, si le montant des achats a fortement augmenté, le nombre de Québécois qui achètent sur Internet est resté, quant à lui, stable, précise Najoua Kooli, directrice de projet au CEFRIO, la progression du chiffre d'affaires serait donc uniquement due à une augmentation de la valeur des achats effectués sur le Web ».
« Cette croissance importante coïncide avec le moment où le dollar canadien se retrouvait à parité avec le dollar étasunien, explique Philippe Le Roux, président de VDL2, cela pourrait s'expliquer par le fait que les Québécois ont utilisé Internet pour profiter de la parité du dollar avant que les détaillants canadiens ajustent leurs prix ».
En outre, l'Indice révèle que les Québécois issus de la classe moyenne et les plus fortunés sont plus susceptibles que les autres d'acheter sur Internet. En effet, 24 % des adultes dont le revenu familial annuel se situe entre 55 000 $ et 75 000 $ et 31 % de ceux qui gagnent 75 000 $ et plus par année ont effectué des achats en ligne en novembre dernier.

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Nouveau modèle d’affaires pour les jeux en lignes

Michelle Blanc @ January 21, 2008 # 2 Comments

C’est dans The New York Times qu’on apprend qu’Electronic Arts (EA) introduira un nouveau modèle d’affaires pour son prochain jeu en ligne Battlefield Heroes, sera gratuit et disponible pour téléchargement en ligne. EA a plutôt décidé de monétiser son jeu par la publicité et par des microtransactions dans le jeu. Les joueurs pourront s’acheter des armes plus performantes, des habits de combats et autres gadgets virtuels. Est-ce que ce nouveau type de modèle d’affaires fera école? Mon intuition et mon expérience me disent que oui…

In a major departure from its traditional business model, E.A. plans to announce Monday that it is developing a new installment in its hit Battlefield series that will be distributed on the Internet as a free download. Rather than being sold at retail, the game is meant to generate revenue through advertising and small in-game transactions that allow players to spend a few dollars on new outfits, weapons and other virtual gear.
(…)
The game industry is booming worldwide, largely on the strength of two trends: a demographic expansion of the gaming population beyond the traditional young male audience and the rising popularity of online play.
(…)
With Battlefield Heroes, E.A. is trying to capitalize on both trends at once. Not only will Heroes be distributed online, but also it is meant to provide a simpler, more accessible entertainment experience than the relatively complex earlier Battlefield games. The combat-oriented series has sold about 10 million copies since the 2002 debut of the franchise’s first game, Battlefield 1942.

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Sun achète MySQL pour un milliard

Michelle Blanc @ January 17, 2008 # One Comment

Sun achète l’un des exemples ultimes de la mise en marché à code source ouvert, MySQL, pour la modique somme d’un milliard de dollars. Et dire qu’il y a encore des gens pour croire que les modèles d’affaires à code source ouvert, ce n’est pas payant! Pour ces gens qui sont encore obnubilés par l’idée que seule la rétribution du droit d’auteur d’un logiciel (sous forme de licence d’exploitation) peut les faires vivres, je les invite à télécharger le document The Evolution of Open Source Business Models (PDF) de Paul L. Sterne.

Via 2803.com

Limites des modèles d'affaires open source

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Indice du commerce électronique au Québec

Michelle Blanc @ December 12, 2007 # 5 Comments

J’arrive au petit déjeuner-conférence de Presse du trio Cefrio, VDL2, SOM (en passant la gang de SOM, les pages d'acceuil anglo/franco c'est dépassé. Vos amis de VDL2 pourraient sans doute vous aider là-dessus.) pour le dévoilement du premier Indice du commerce électronique au Québec. Tout d’abord bravo pour avoir songé à inviter des blogueurs à votre déjeuner. Peut-être que si InfoPresse s’inspirait de votre initiative, les réactions bloguosphérique à son encontre seraient moins virulentes? Elles existeraient de toute manière et le questionnement est certainement positif. Je sais que vous invitez régulièrement le copain Jean-Ju à vos patentes, mais Jean-Ju n’est pas la blogosphère d’affaires au Québec, quoi qu’il cadre parfaitement bien avec la vision « agence » d’InfoPresse mais là je digresse. Bravo aussi pour avoir mis sur pied cet indice dont les consultants et les entreprises ont bien besoin pour réaliser toute l’ampleur qu’a prise le commerce électronique au Québec depuis quelques années.

Cet indice n’est pas saisonnalisé, il prend aussi en considération les transactions possibles entre consommateurs eux-mêmes (par exemple sur eBay) mais c’est tout de même un indice qui révèle de façon étonnante la force de la demande pour le commerce électronique des Québécois. On peut toutefois se questionner sur la pertinence de l’offre et se demander où va réellement cet argent et dans quelle proportion? Je me rappelle d’ailleurs il y a quelques années de ça, d’avoir questionné l’américanisation de notre tourisme en ligne. En est-il différent pour le commerce en ligne? J’ai des gros doutes là-dessus!


Je salut et félicite aussi cette initiative dont nous avons bien besoin et je me désole que ce ne soit pas L'institut de la Statistique du Québec dont c’est la mission, d’avoir pris en main cette démarche. Pour tous les détails, dont le fait qu’on observe que le commerce électronique a triplé en deux ans, visitez la page du CEFRIO.

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Le commerce en ligne canadien se réchauffe

Michelle Blanc @ December 5, 2007 # No Comment Yet

C’est la conclusion à laquelle arrive Jeffrey Grau d’eMarketer dans un récent article Canadian E-Commerce Is Heating Up.


”The Canadian dollar’s rise against the US dollar has led to a surge in Canadian cross-border online shopping,” says Jeffrey Grau, eMarketer Senior Analyst and author of the new report, Canada B2C E-Commerce: The Barriers Melt. “It is providing a big boost to home-grown Canadian e-commerce, too.”


Selon statistique Canada, citée par Grau, les ventes en ligne B2C ont augmenté de 70% en 2006. Cette croissance phénoménale devrait se poursuivre cette année. Mais il remarque aussi que seulement 15% des détaillants canadiens sont en ligne. Que font les 85%? Ils dorment encore au gaz et ne réalisent pas qu’il faut s’inscrire dans le processus décisionnel du client qui peut tout de même acheter en magasin après avoir sélectionné son produit et son détaillant en ligne…

Les tableaux d’eMarketer


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Les sept découvertes sur les médias sociaux

Michelle Blanc @ December 3, 2007 # No Comment Yet

Le copain Shel Israel dévoile les grandes découvertes sur les médias sociaux qu’il prépare pour le SAP Global Report. En voici une traduction libre :

  1. Bien qu’ils évoluent à un rythme inégal, les médias sociaux vont engendrer bien des changements. Il y a une accélération de ces changements qui seront permanents et influeront la plupart des organisations médiatiques, gouvernementales, éducationnelles et d’affaires de toutes tailles.
  2. L’inévitabilité de la révolution des médias sociaux repose sur l’adoption de ceux-ci par la génération net. Cette génération n’est plus influencée par le marketing traditionnel, mais plutôt par les pairs. Ils ne seront pas recrutés par les annonces classées traditionnelles et risque de ne pas travailler pour une entreprise qui ne leur permet pas d’utiliser les outils sociaux de leur choix. Les conversations en ligne auront une grande répercussion sur ce qu’ils achètent, regardent, écoutent, où ils voyagent, et où ils habitent. Ce phénomène débute présentement et se fera sentir pour les 50 prochaines années.
  3. Il y a seulement deux ans, les blogues textuels étaient les seuls outils des médias sociaux. Aujourd’hui il y a un coffre d’outils médiatique social en expansion constante. Les blogues eux-mêmes se transforment en choses multimédias. Le microblogage (comme twitter par exemple) indique que les médias sociaux seront prochainement mobiles.
  4. De tous les outils de médias sociaux, les outils de réseautage social sont les plus populaires. Facebook est le champion de ceux-ci et l’anglais est prédominant. Mais de plus en plus d’utilisateurs préfèrent leurs langues maternelles ce qui est démontré par la cro