Les ratés de la personnalisation en ligne et la faiblesse de l’approche algorithmique

C’est en lisant Why Websites Still Can’t Predict Exactly What You Want de Harvard Business Review que ça m’a frappé. Les entreprises numériques ont encore bien des croûtes à manger avant d’avoir une personnalisation en ligne, digne de ce nom. Je vous en avais déjà parlé dans mon billet Certains ratés de la personnalisation numérique.

Toujours est-il que dans l’article de HBR, l’auteur met le doigt sur une possible explication de ces lacunes de personnalisation.

All that data and still an underwhelming result. What’s happening here? It seems that it’s a matter of how the companies position personalization. They regard it as a tool for upselling–they want to push us out of our comfort zone, to buy new things, and to buy more things. To achieve that goal, the companies can’t just look at one’s historical browsing or purchase patterns. Instead, data scientists look for traits in similar customers. When you position personalization this way, you build algorithms that are based on finding variables.

En effet, depuis l’avènement de « la filtration collaborative » d’Amazon, (c’est-à-dire ceux qui ont aimé ce produit ont aussi aimé tel, tel et tel autre produit, ce qui représente tout de même plus de 50% des ventes d’Amazon) les entreprises se sont confinés à l’analyse prédictive. Il s’agit donc d’une tentative d’upselling (concrétiser la 2e vente). Par contre, très peu, voire aucun effort n’est encore mis sur l’historique de consommation, ce que l’on nomme les données invariables. Comme l’auteur le mentionne, sur Amazon, si ça fait déjà quelques achats que je fais pour acquérir des souliers de grandeur 13WW, il y a de fortes chances que si je magasine encore des chaussures sur Amazon, ce le sera pour la même grandeur de chaussure. Pourtant, cette simple donnée invariable, qui améliorerait très sensiblement mon expérience usager en ligne, n’est toujours pas utilisée.

Pourquoi faire simple lorsqu’on peut faire compliqué?

C’est un peu la conclusion de l’auteur de l’article. Ce n’est pas sexy de travailler sans algorithme et il n’y a pas de valorisation pour les geeks qui les développe. Ça faciliterait par contre grandement la vie des clients internautes et les fidéliserait aussi sans doute à la marque

In short, these kinds of easy wins aren’t sexy enough for data scientists. And maybe they fear their effort would go unnoticed if we can get better personalization without teams of PhD’s spending three years to create hundreds of algorithms.
Data scientists are vital to the future economy and advanced algorithms are an extremely important part of their work. But from a market-facing perspective, simplicity and quick wins should be part of the data science toolbox.

300 % de croissance du trafic web c’est possible, le cas Tourisme Mauricie

La semaine dernière, lors de la conférence de presse de Tourisme Mauricie pour dévoiler son nouveau positionnement marketing, (La belle d’à côté) j’appris avec bonheur que depuis que je travaille avec eux, le trafic du site est passé de 130,000 visiteurs annuels en 2008 à plus de 370,000 visiteurs en 2013. On parle donc d’une croissance de 300 % des visites en 5 ans, soit 60 % de croissance par années.

Cette croissance est directement attribuable aux efforts de l’équipe de Tourisme Mauricie. À titre de consultante, j’ai un pouvoir de recommandation, mais pas d’implantation et de production. Ce sont d’abord les employés de Tourisme Mauricie puis les différents fournisseurs externes qui font le travail. Mais disons qu’il est très réconfortant d’observer des résultats concrets de mes efforts stratégiques et surtout, de pouvoir vous les présenter. Le conseil stratégique a cette ingrate particularité, que beaucoup de clients ne veulent pas qu’on parle du travail qu’on fait avec eux et encore moins, qu’on en présente les résultats sonnants et trébuchants.

En plus du travail acharné des gens de Tourisme Mauricie, l’un des éléments du succès est cette quête de l’innovation et de l’excellence sur le web. Tourisme Mauricie a été la première entreprise touristique à développer un blogue, à inclure une application météo qui suggérait des activités propices en fonction du temps qu’il faisait, à engager une gestionnaire de communauté, à développer le concept « d’ambiance vacance » et plusieurs joueurs touristiques seront encore une fois « flabbergasté » de la prochaine innovation qui sera en ligne d’ici quelques mois, lors de la mise en ligne du nouveau site de Tourisme Mauricie et sur lequel « l’équipe » travaille déjà depuis plusieurs mois. Humblement, je dois admettre que pour ce client, très souvent j’ai l’impression d’apprendre plus de l’équipe en place que je ne leur enseigne réellement. Plusieurs de ces innovations n’étant pas le fruit de mes recommandations. Ils sont plutôt des résultantes de la créativité des gens en place.

Le succès d’une destination touristique est tributaire d’une panoplie de facteurs. La météo, la valeur du dollar (Américain pour les touristas québécoises et Canadien pour les Américains), de l’efficacité de la promotion et du marketing, de la couverture de presse et de bien d’autres facteurs encore. De surcroit, les organisations de promotion de destinations touristiques, comme l’un de mes clients Tourisme Mauricie, si elles n’ont pas elles-mêmes les outils de réservation, ont peu de moyens de mesurer directement l’efficacité de leurs efforts (ce que l’on nomme la conversion). Elles jouissent néanmoins de certains outils de validation tels que la croissance du nombre de visiteurs, de nuitées ou encore de dollars dépensés.

Les retombés économiques :

Selon Benoît Gauthier, président du conseil d’administration de Tourisme Mauricie

Le tourisme en Mauricie représente annuellement 416 millions de $ en retombées économiques dans la région.

(…)
En 2014, tous les pays du monde jouent sur le même terrain et courtisent les mêmes touristes potentiels. La concurrence est forte. Par contre, la Mauricie tire son épingle du jeu. Au cours des 5 dernières années, le tourisme en Mauricie a connu une croissance de 55 % des visites et de 52 % des dépenses touristiques. C’est majeur, et il faut que cela continue pour notre région, qui en a économiquement grandement besoin!

Pour ce qui est des visiteurs québécois, les chiffres sont encore plus éloquents comme le révèle ce tableau

Dans les commentaires de mon blogue, l’appréciation d’André Nollet, DG de Tourisme Mauricie

Ma chère Michelle, je te livre mon feedback :

SUPER, tu n’as pas d’idées. Y en a un paquet qui veulent qu’on accroisse nos relations d’affaires avec eux. Cristi, les gens présents ont apprécié et la preuve c’est qu’ils veulent qu’on augmente la vitesse du virage vers le web
Et plusieurs organisations en Mauricie voudraient être rendu là où nous sommes.

Mais ma réponse est : Des $$$, du jus de bras, une conseillère indépendant et de l’abnégation.

Si vous croyez que vous êtes bon, OUBLIEZ cela. Soyez humbles et très travaillant.
Et avant tout, sachez écouter.

Certaine nous ont confié :
Ils voudraient qu’on offre du support en leur offrant du services de blogue en impartition, de faire croître leurs présences web
De tenir à jour leurs sites, mais je me doute qu’il y en a plusieurs qui sont seront pris avec un problème technique assez grave…

Aussi, je crois bien que nous pourrons offrir moyennant une tarification abordable, des possibilités de mettre du vidéo de leur entreprise sur notre site et sur Youtube, tout est en train de se mettre en place, et trop souvent ce qu’ils ne peuvent pas faire sur leur site.

C’est enivrant, capotant, mais j’adore que ca bouge.

Et de mon côté, je vais m’appliquer à faire des commentaires sur les sites pertinents. Tu avais tellement raison.

Mais j’y vais comme pour manger un éléphant, tranche par tranche

Bien hâte de réviser la stratégie avec toi et améliorer le service Web de notre petite organisation.

Mes salutations Mme Volvo…. je suis jaloux!!!.

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L’application iPad La Presse + va révolutionner la pub et l’édition

Aujourd’hui je reçus le téléphone d’un journaliste de La Presse Canadienne qui voulait savoir ce que je pensais de la nouvelle application iPad de La Presse. Je lui répondis que je ne l’avais pas encore expérimenté (j’arrive à peine du lancement), mais que mes attentes n’étaient vraiment pas élevées. Les versions précédentes de l’application La Presse étaient juste un peu mieux que médiocres. C’était plus facile de s’y retrouver sur la version web que sur l’appli mobile. C’est tout dire. Par ailleurs, ayant toujours la première version de l’iPad, les mises à jour des apps, ne fonctionnent pas toujours correctement. D’ailleurs pour profiter pleinement de LaPresse +, il faudra la version 6.1 de l’OS. Je ne sais donc pas si demain matin, lorsque l’app sera disponible pour tous, gratuitement, avec accès à tous les contenus textuels et enrichis de LaPresse, si elle fonctionnera sur mon antiquité iPad.

Mais ce soir, l’ayant expérimenté sur un iPad dernière génération, je suis conquise. Je suis sur le cul. Je suis fière de l’ingéniosité, de la recherche et de l’innovation qui ont été investies dans ce produit québécois. Pour la première fois de ma vie j’avais l’impression de tenir entre mes mains ce que j’imaginais être un réel journal numérique. Je suis même certaine que ça va changer le monde de l’édition. Imaginez des pubs réellement applicatives avec lesquelles vous pouvez interagir? Et je ne parle pas là de petits GIFs animés « boboches » auxquels les bannières web nous ont habitués. Une vraie interaction et une pub, comme dans le journal papier, mais qui se tasse selon notre volonté, avec laquelle on peut s’amuser, et qui n’est vraiment pas intrusive.

Les moins de l’histoire, non elle ne sera pas disponible sur Androïd. Non tous les Québécois lecteurs de La Presse n’auront pas de iPad dernière génération, mais disons que le modèle d’affaires strictement pub de cette application viendra déjà foutre le trouble des « paywalls » du Journal de Montréal et de Le Devoir et même de la majorité des quotidiens de la planète. Le temps nous dira si cette (r)évolution fera des petits, mais déjà, j’ai comme une impression que bien des éditeurs viendront cogner à la porte de La Presse pour acquérir cette technologie. Je vous prédit aussi que les vendeurs de pubs qui se prélassaient à vendre de la petite bannière auront désormais du pain sur la planche et des devoirs à faire et que les créatifs publicitaires, jouiront de plaisirs à inventer de nouvelles possibilités d’interactions avec les usagers pour leurs clients.

Bravo l’équipe de La Presse et non je ne suis pas payée, commanditée ou encouragée de quelques façons que ce soit pour faire cette liche…

MAJ
plus de détails du président éditeur de La Presse, monsieur Guy Crevier La Presse+ sera offerte gratuitement

MAJ2

J’apprends du twitt de Pierre Arthur, le directeur de la recherche de LaPresse (celui qui m’a fait une démo personnelle hier soir).

@MichelleBlanc Merci. PTI LaPresse+ sera Android pour décembre 2013

Par ailleurs, le pote et ancient prof de ma M.Sc. commerce électronique Robert Gérin Lajoie sur Google+ (et trop grand passionné de Java à l’époque, ce qu’il nous a fait “rusher” avec ce criss de Java) fait un commentaire très éclairé de ce billet, que je reproduis ici sans sa permission. Mais comme je l’aime, que c’est réciproque et qu’il est pertinent, je doute qu’il me poursuive :-)

Oui, Michèle, bravo pour LaPresse. Ils ont surtout compris que l’avenir réside dans l’ouverture. C’est simple les publicitaires veulent et exigent une audience large! Les journaux deviennent une plate-forme de curation de contenu. Les chroniqueurs deviennent des animateurs de communauté. Les « PayWall » nuisent aux revenus publicitaires, et surtout à l’audience et l’impact des chroniqueurs, ainsi qu’à leur propre carrière!

C’est inspirant pour d’autres secteurs. Je pense en particulier à l’éducation universitaire….et ses enseignants qui sont ou pourraient devenir des vedettes d’un domaine pointu….

LaPresse a mis la priorité sur iPad parce que leurs focus group québécois pensent encore selon le marché existant aujourd’hui et hier. Souhaitons que leur planification de faire la version Android dans l’année deviennent une réalité. Il serait très intéressant de comprendre pourquoi ils ont fait une version native IPad plutôt que HTML 5 « pure ». Il faudrait rechercher les avis éclairés d’un artisan sur le sujet.

Et dans un autre statut Google + il ajoute

Une bonne analyse en provenance de l’Ontario, par le biais de ChantalHébert et portant sur l’erreur des « Paywall », ou pourquoi faire payer les lecteurs coupent les revenus des journaux et surtout comment cela restreint le nouveau rôle des journaux. Une référence de @ChantalHbert sur twitter, une réaction personnelle aux commentaires de +Michelle Blanc Le tout dans le contexte de la sortie de la version de La Presse sur l’IPad.
Are we beating our heads against a paywall?

Comment fidéliser les clients et en faire des ambassadeurs de marque grâce aux médias sociaux

Il y a un an, je devais faire une escale de 20 heures à Paris et je cherchais avec l’aide de ma communauté sur Twitter, quel hôtel choisir pour ce très court séjour. On me suggéra plusieurs endroits et finalement j’optai pour le Sheraton Paris Charles-de-Gaule. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’entrai dans ma chambre, d’y trouver un mot personnel du directeur général de l’hôtel, accompagné d’un flacon de parfum et d’un savon Hermès pour me remercier d’avoir twitté ma venue chez eux. Ça m’avait fait plaisir de le faire gratuitement, malgré le fait que je facture jusqu’à 1000 $ pour un seul twitt.

Cet épisode, somme toute banal, illustre le pouvoir du sain monitorage médias sociaux et de l’impact possible d’une petite attention envers un internaute, qui deviendra par la suite, un ambassadeur de la marque. La preuve en étant que je vous en parle spécifiquement encore ce matin.

C’est d’ailleurs le propos d’un récent article de Harvard Business Review Social Media Can Play a Role in Business Process Management.

In the effort to build up the process organization, companies can use community-building software or blogs to solicit input from stakeholders to gather information that can be used to improve internal- or external-facing processes. As such, this use of digital channels can become part of the process of process management. One example: KLM Royal Dutch Airlines ran a social media campaign that identified passengers who were friends with KLM on social media channels, such as Twitter, Facebook, etc. Those friends were surprised at the airport with a small, personalized gift based on information obtained from their social media use. This use of social media helped the airline improve its customer relations process for the social media friends with measurable online results.

L’exemple très éloquent de KLM Royal Dutch Airlines dont parle HBR est tiré du blogue brendanhughes.ie et de son billet KLM Surprise – Spreading Happiness dans lequel un excellent vidéo explicatif de KLM, illustre la simplicité et l’efficacité du stratagème.

Patrick Pichette CFO de Google m’excite et me met en tabar___

J’arrive à l’instant de la journée Espage Google organisée par Google Québec. L’un des conférenciers-surprises était Patrick Pichette, CFO de Google. Faisant partie de l’équipe de direction de Google, il est sans aucun doute le Québécois le plus important du monde numérique mondial.

Patrick Pichette m’excite

Déjà la candeur, l’humilité, la fougue et la passion très palpable qu’il avait pour son employeur Google et qu’il démontrait lors de sa courte présentation, me soufflait. Les meilleures allocutions sont souvent celles qui ne semblent pas préparées et qui viennent du cœur. L’auditoire était plus que servi. Il nous parla de sa fonction qui n’est vraiment plus celle de CFO, mais les titres, on s’en fout un peu chez Google à ce qu’il paraît. Il nous présenta « la douce folie des grandeurs » qui anime le conseil de direction. Lorqu’une idée est présentée, la question est de savoir si ce produit ou service peut intéresser un milliard d’usagers. Si c’est le cas, c’est un feu vert, sinon un feu rouge. La folie des grandeurs est un leitmotiv qui pousse à l’innovation et à l’excellence. Il nous parla du nouveau bureau de Toronto dans lequel les tapis sont confectionnés de recyclage de filets de pêche et dont l’ensemble de la planification, de la construction et de la mise en place, suit une idéologie des plus écolo. Il nous parla aussi de cette ville qu’il est en train de planifier sur le campus Google dans laquelle les automobiles n’auront plus leur place. Pourquoi utiliser des machines de 2 tonnes pour déplacer 125 livres? C’est alors qu’il nous donna l’exemple du Parc Lafontaine et du stress qui tombe soudainement lorsqu’on y met les pieds, puisqu’aucune automobile ne vient y ajouter le stress du danger (parlez-moi de ça de quelqu’un qui parle spécifiquement de l’endroit dans lequel il se trouve). Il nous raconta le processus d’embauche de son chef ingénieur du projet Google Fiber et de comment l’attitude de dépassement (la saine folie des grandeurs) lui avait permis de décrocher le poste. Mais lorsqu’il commença à nous parler des idéaux qui font de Silicon Valley, Silicon Valley. C’est à ce moment que je commençais à me mettre en tabarn_ak.

Patrick Pichette me met en TABARN_K

Il nous explique que dans la Silicon Valley, tout le monde semble obsédé par la technologie. Que ce soit les travailleurs technologiques ou même les préposés au Starbuck du coin. Il y règne des conversations constantes à propos de l’innovation et de comment on pourrait se partir une business. Tous ses voisins, les gens qu’il rencontre et avec lesquels il interagit, ont un enfant, un conjoint ou une personne qui leur est proche qui est dans une start-up ou qui songe à en partir une. Il y existe un vent d’optimisme qui n’existe pas ailleurs. D’ailleurs, les capitaux risqueurs se battent pour attirer chez eux ceux qui ont de bonnes idées à développer. Ils savent que ça prendra 19 échecs qu’ils financeront pour un succès qui lui atteindra le milliard d’usagers qui leur fera faire fortune. Cet optimisme est réellement contagieux. Il y a à cet endroit une masse critique de tripeux d’innovation qui viennent des quatre coins du globe ce qui fait que la diversité, qu’elle soit raciale, linguistique, d’orientation ou autre, est célébrée plutôt que d’être stigmatisée. Je commençais à être verte de jalousie.
Puis il revient sur le nouveau joujou de Google, le projet Google Fiber qui est un réseau internet super rapide qui est pour l’instant disponible seulement à Kansas City. Pour seulement $70/mois, vous aurez une vitesse maximale de 1GBPS. Pour vous donner un comparatif, notre haute vitesse ici est de 1,5MBPS c’est-à-dire 666.66 fois moins rapide. Puis il nous parla brièvement du retard du Canada et nous donna son exemple personnel. Il veut acheter plusieurs couronnes de sapin de Noël pour offrir en cadeau à plusieurs de ses amis. Alors il décide de magasiner en ligne et lors de sa recherche en français et en anglais, aucune entreprise canadienne n’apparaît en ligne ni dans les résultats payants ou naturels de Google. L’entreprise qui arrive première et qui vendra des couronnes de sapins de Noël aux Canadiens, d’où viennent les sapins, est une entreprise … du Texas. Là j’étais vraiment en TABARNAK. Puis vint alors la période de questions.

Ma question

Monsieur Pichette, je travaille présentement avec certains sages numériques du Québec à tenter de pousser dans le cul de nos gouvernements pour qu’à l’instar de New York, de la France et des États-Unis, nous ayons nous aussi un Plan numérique pour le Québec et votre allocution m’excite par toutes les innovations dont vous nous parlez et me met en tabarnak par notre retard, dont celui que notre vitesse internet n’est encore que de 1,5MBPS, pour eux qui ont la chance de l’avoir. Vous diriez quoi au gouvernement pour qu’il se grouille le cul?

Sa réponse (que je reprends ici de mémoire)

C’est une très bonne question (notez ici que c’est généralement ce qu’on dit lorsqu’on n’a pas de réponses). À mon point de vue la priorité principale est l’éducation. Il faut insuffler à nos jeunes le goût des mathématiques, des sciences et de l’anglais. Nous avons un excellent système d’éducation et c’est un atout. Malheureusement nos jeunes ne sont pas assez friands de mathématiques et de sciences, qui sont à la base du monde numérique. De plus, la langue internationale est maintenant l’anglais. Il faudrait que chaque québécois soit bilingue, tout en continuant de valoriser notre héritage commun qui est le français et continuer d’être fier d’être francophone. Il faut aussi encourager et stimuler l’esprit entrepreneurial. C’est cet esprit entrepreneurial qui sera à la base de la croissance et il faut l’inculquer à nos jeunes. Malheureusement je ne crois pas que ce soit une question de mois ou d’années. Ça risque même d’être une question de génération.

Ma conclusion

Après avoir écouté monsieur Pichette, je suis encore plus convaincue de notre retard et de l’importance d’agir. Je suis cependant plus optimiste que lui et j’ai bien l’intention de faire tout en mon possible pour continuer à convaincre la population en général et les dirigeants politiques en particulier, par tout les moyens possibles (dont par le blogue que vous lisez présentement), que nous devons prendre le virage numérique pour notre société et nos enfants, au plus criss. Je n’ai malheureusement pas le loisir d’attendre quelques générations…

La débâcle d’Apple et la cause managériale ou technologique

Depuis quelques mois, Apple est vertement critiqué pour la médiocrité de son application cartographique qui fait désormais parti du IPhone 5, pour l’IPhone5 lui-même et pour sa nouvelle version logicielle IOS6. Comme le mentionne Michael Wolf de Forbes dans son article de ce matin Is Apple Really Doomed, or is Mobile Computing Just Maturing? Est-ce un problème managérial ou technologique?

After all, who didn’t suspect that once the torch was passed to anyone but Steve Jobs, any eventual misstep would be met with worries about the company’s descent into mediocrity?

But for all blame being assigned to Cook and others, I think the real issue for Apple has nothing to do with management and a lot more to do with the fact that the categories the company helped to create over the past decade are simply moving into their next stage of life.

Monsieur Wolf remarque avec justesse qu’Apple ne définit plus le marché et ne réinvente plus la roue « de la mobilité » comme il l’a brillamment fait cette dernière décennie. Ma propre lecture des événements est juste un peu différente. Je suis convaincue que la fermeture « propriétaire » du logiciel IOS est l’un des éléments cruciaux de la débandade d’Apple. Comme je suis vieille, je me souviens encore de l’histoire Beta vs VHS et je revois ici le même scénario Androïd vs IOS.

Dernièrement j’étais chez un très gros client et le VP TI et ses acolytes VP exécutif marketing et VP relations publiques étaient tout fier de me dire qu’ils avaient finalement laissé tomber leur BlackBerry pour des iPhones. Ça faisait déjà un certain temps que je leur expliquais que pour avoir une certaine vélocité sur les médias sociaux, ça prenait un téléphone intelligent encore plus performant que le BB. Mais je répondis au VP TI que son choix était excellent pour les deux prochaines années encore, mais que malheureusement, le nouveau standard mobile sera (et est déjà) l’Androïd et que le téléphone intelligent du moment était désormais le Samsung Galaxy 3.

Oui Béta était supérieur à VHS, oui les « early adopters » avaient tous un lecteur Beta, oui les pros de la vidéo tournaient en Betacam, mais la fermeture des standards de Sony a ouvert la porte toute grande aux autres manufacturiers qui n’étaient pas pour se laisser mourir et adoptèrent massivement le standard VHS qui devient LE standard vidéo de l’époque. Nous vivons présentement ce même scénario avec IOS vs Androïd et d’ici de deux à cinq ans, on risque de rire à gorge déployée de ceux qui s’accrochent encore à l’IOS…

Toujours chez Forbes, l’analyste Darcy Travlos, explique dans son billet Five Reasons Why Google Android versus Apple iOS Market Share Numbers Don’t Matter. Elle a tout à fait raison à court terme. C’est d’ailleurs un peu la réflexion que se faisaient les gens de Sony avec la Betacam. Même si les gens écoutent des vidéos en VHS, elles seront tournées en Betacam et c’est là que nous faisons de la grosse argent. Mais à long terme, je suis convaincue que l’ensemble des innovations et des avancées des compétiteurs déboulonneront cet avantage compétitif qui ne sera pas éternel…

Conférencière médias sociaux et forces de l’ordre

Dans quelques jours je serai conférencière médias sociaux et force de l’ordre, pour une organisation qui préfère rester discrète. Cette organisation m’autorise cependant à partager le fruit de ma réflexion que vous trouverez plus bas dans mon PowerPoint. Vous pouvez d’ores et déjà comprendre que la technologie et les médias sociaux peuvent être un outil (de plus) extrêmement performant en matière de travail policier.

IGA Un innovateur en ligne qui me fait chier (Ils sont aussi sur Pinterest et Google+)

Je ne suis vraiment pas contente d’IGA. Ils sont si innovateurs en ligne et sur les médias sociaux que ça me fait royalement chier qu’ils ne soient pas mes clients. Je ne peux donc pas me vanter d’être impliquée dans leur processus décisionnel et d’avoir fait quoi que ce soit pour eux. Bon je me sens mieux maintenant que c’est dit. Je peux cependant noter et apprécier le talent et l’audace qu’ils mettent sur leur présence en ligne. C’est l’un des beaux cas québécois de réussite sur les médias sociaux.

Ça ne date pas d’hier d’ailleurs. Déjà à la fin du dernier millénaire (ça me fait tout drôle d’écrire ça hehehe) IGA innovait avec le premier commerce alimentaire québécois en ligne. À l’époque, le site avait coûté $300K et il avait été calculé qu’avant de vendre une seule boîte de conserve, il avait déjà rapporté pour $800k de retombés médiatiques positives.

Je vous parle de ça parce que la semaine dernière, je reçus un courriel pour m’informer de leur nouveau Wikibouffe (Infopresse de même que rezopointzero en parle). Ce wiki est d’ailleurs judicieusement positionné en sous-domaine de IGA.net, question d’aider au maximum le positionnement naturel dans les moteurs de recherche du domaine IGA.net. Il est vraiment très bien fait et plusieurs entreprises peuvent certainement s’inspirer de cette excellente idée, dans leur domaine respectif.

Leur compte Twitter est intéressant et on note qu’ils discutent avec les internautes et influenceurs . Leur page Facebook est aussi très animée. Mais c’est lorsque je les ai vu débarquer sur Pinterest, sans en avoir encore parlé et expérimenter intelligemment avec le nouvel outil média social (qui rejoint particulièrement les femmes et qui est très versé dans l’alimentaire) que j’ai compris qu’ils étaient réellement hot. C’est pour ça que je suis frustrée qu’ils ne soient pas mes clients = grrrrrr

Ha oui! ils sont aussi déjà sur Google +

MAJ

Ha oui, tout la journée j’ai eu dans la tête la toune « Ma vie c’est d’la marde » de la chanteuse Lisa Leblanc qui était hier à l’émission Tout le monde en parle. Merci madame Leblanc de redonner ses lettres de noblesse au mot « marde » et d’avoir indirectement inspiré les titres scatologiques de mes deux derniers billets. Quoique pour être franche, mon côté scato est là depuis bien longtemps. D’ailleurs, l’un de mes chefs d’œuvre que je récitais l’an dernier au Festival Voix d’Amérique lors de la soirée du Combat contre la langue de bois : Pour toi Serge, c’est avec fierté que je te chie un poème :-)

Être encrassé dans le statu quo

J’ai eu un client la semaine dernière, qui est malheureusement encrassé dans le statu quo. Je dis client, mais en fait il n’est pas client. Je n’ai fait qu’une heure de consultation avec lui et disons que la chimie n’y était vraiment pas.

Voici la triste histoire

Lors de la consultation avec le PDG d’un magazine dont les ventes sont en chute libre, je parle de nombreux exemples d’entreprises qui ont réalisé que l’argent était aussi dans les produits dérivés de la création intellectuelle plutôt que dans la création intellectuelle elle-même. Je lui mentionne que son volumineux catalogue n’est pas en ligne et qu’il dort sur plusieurs décennies d’archives qui si elles étaient en ligne, pourraient générer différentes possibilités de revenus en pub, mais surtout en produit dérivé. Je l’invite à se questionner sur différents produits dérivés qu’il pourrait développer. Je parle par exemple d’Infopresse qui fait de nombreuses conférences (et un produit dérivé qui semble être plutôt rentable) et dont les archives sont maintenant en ligne. Je parle de Têtes à claques qui en plus de faire de l’argent avec la pub sur son site, fait aussi de l’argent avec la pub sur YouTube, a des contrats de publicité au Québec, en France et aux États-Unis, a des ringtones, des jeux interactifs, des DVD et une foule d’autres initiatives payantes découlant de ses contenus. Je parle de Gapingvoid qui de son contenu, a tiré des livres, des éditions limitées (petits et grands formats), cartes de souhaits et commandes spéciales, fait des conférences, des cartes sur mesure et est devenu le CEO d’une compagnie de vin pour laquelle il a longtemps été le publicitaire. Je parle du cas LaFraise, qui en 2006, vendait pour 1 350 000 d’Euros de t-shirt en ligne pour l’année, à partir d’un blogue. Finalement je parle de mon propre cas et de comment j’ai développé une série de produits dérivés de mes contenus. Je le brasse et lui donne de nombreux autres exemples. La conversation se termine sur quelques blagues.
Le lendemain je reçois cet échange de courriel

Allo
Un correctif suite a l’info que tu m’as dit : 15$ / M :
la réalité c’est 4-6$/ M
(pour 1 million de pages vues : ca veut dire 50K$/an au lieu de 150K$)
Pas mal moins viable, me semble…
non?

YZZ Media nous dit:

1- Si le client veut etre annoncé directement sur le site, : 15-22$ du CPM MOINS 40% de commission
(tres peu pour XXX )

2- Si non, il ont des groupe moins cher.. mais l’annonceur ne peut pas cibler un pourcentage de sa campagne précisément sur le site qu’il veut… dans ce cas on parle de: 7-10$ le CPM
MOINS 40% de commission = 4-6$/ M

Je réponds

c’est si tu passe par eux au lieu de les vendre toi-même et c’est le prix par bandeau. S’il y en a trois dans ta page tu multiplie par trois

Il rétorque

Tu me disais que tete a Claque fait du cash .

REPONSE : FAUX !

1- On a pas le choix de passer par une régie pub , car PEU de monde veut uniquement notre site . DONC la vente en bouquet (package de plusieurs sites ) est un incontournable.

2- je viens de reparler a YYZ
J’avais mal saisie: Le CPM se vend 2- 6 $ brut en bouquet . DONC ca me donne une moyenne de 2,40$ /Mille
BREF:
3 pub / page , vendu en CPM et PPC, tu sais comment il donne? 2700$ pour 1 millions de pages vue

Tete a Claque a 3 Million de pages vue donc 85 000$ / an PAS PLUS !!
(On est loin du 300 000$ que je comptais hier !)

A ca j’extrapole :
-Rajoute a ca la vente directe 50 000$ et qu’il paye un vendeur 50 000$ pour ca (car y en a pu qui veulent travailler en bas de ca ) donc j’ajoute : 0$

-j’enleve les frais de productions : 50000$/an

GRAND PROFIT TOTAL ANNUEL : 35 000$

W O W !!

Je vois pas le Klendike…

Pour te donner mon mandat , j ai une question: sur quelle modele économique on doit se basé alors?

Je réponds

je doute de ces chiffres et en prenant les tiens, si tu ajoutes à la pub sur son site, celle de Youtube, contrat de pub US, France, ringtone, jeux interactifs, app iPhone et j’en passe, ça commence à faire du bidou. Mais tu es TELLEMENT convaincu qu’il n’y a rien à faire que ta conviction est sans doute la bonne. Oublie mes honoraires et bonne chance…

Il rétorque

Tu doutes des chiffres provenant d un vendeur qui par définition vend sa salade embellie?

Je t engage pour changer mes convictions. La 1er étape est de me donner des outils ( livres , cas à succès , références …) pour me bâtir une vision.
Les produits dérivés décrits ici :
Les stats demontre que 90% des apps iPhone sont pas rentable.
Ça oblige à investir sur 20 apps et avoir dépenser 100k $ pour avoir 1-2 qui lève. C est une business à haut risque

Pu prendre mes références pour faire mes revenus prévisionnels?

Je ne suis pas négatif. J ai cumulé des expériences non concluantes. Dirige moi.

Je réponds

une de mes chums a travaillé pour TAC au moment ou il faisait 2,5M par année (ça a duré 5 ans)

Il rétorque

Je veux un modèle possible
Pas un modèle d exception.

C est comme mettre un livre en marché. La probabilité de faire un best seller est de 5%

Je réponds

Combien d’heures tu veux que je passe là-dessus?

Fin de la discussion

Morale de l’histoire

17 courriels avec le PDG, 4 avec l’employé et 3 twitts pour une heure de consultation qui ne sera jamais payé. Mon pif et mon expérience me disaient que ce client était une perte de temps et un vampire d’énergie. C’est un client qui veut avoir raison. Il ne veut pas entrevoir de solutions, de remettre en question son modèle d’affaires (qu’il avoue lui-même être en déroute) et s’interroger sérieusement sur différentes avenues de commercialisation de son actif intellectuel. Non, il veut le moins cher pour le maximum de résultat en s’efforçant de mettre en boîte plutôt que de tenter de comprendre et d’innover pour sa propre survie. Je n’ai certes pas toutes les réponses et on s’entend que pour une heure, il a eu matière à réflexion en maudit. Je ne parle pas ici d’une analyse d’impact, d’une analyse du modèle de revenu, d’analyse de marché, de focus group ou autres. Je parle strictement d’une heure de consultation bien remplie et de trop d’énergies pour gérer ce qui vient autour. Aucun consultant n’a toutes les réponses, mais un bon consultant a de bonnes questions, de bons exemples et avec bin du temps de consultation, pourra arriver avec des analyses chiffrés. Mais dans tous les cas, si le client lui-même ne semble plus croire en son produit et en ses potentialités, ce n’est certainement pas le consultant qui y croira à sa place. En outre, en 2007, strictement avec la pub sur son site français, Tête à claques faisait 200 000$ de profits par mois. Je répète aussi qu’en plus de ces PROFITS sur Wikipedia, on parle d’une émission de TV en anglais, d’un autre site bilingue, de DVD, de publicités, de jeux vidéos et j’en passe. Oui Têtes à claques est une exception de réussite de la web tv mondiale. Mais plusieurs autres créateurs ont aussi compris que de décliner son œuvre sur plusieurs plates-formes est une manière d’attirer de nouvelles sources de revenus, que ce soit dans divers champs d’activités. La dégringolade de ses revenus est certainement due à la débandade générale du monde de l’édition et des médias dont plusieurs se cherchent un modèle d’affaires. Mais la question qui tue et que je ne lui ai pas posée : Est-ce que vos contenus sont encore pertinents et avez-vous réellement jeté la serviette? Êtes-vous prêt à essayer quelque chose de différent de vos compétiteurs?

L’autre morale de cette histoire

Ces nombreux exemples en étant publiés ici, réveilleront peut-être d’autres entrepreneurs et leur fera réaliser que les concepts de versionning, de bundling et que les produits dérivés sont une source ADDITIONELLE de revenus et que ces concepts sont certainement à méditer…

Costco : Devenir son propre média

Depuis un certain temps, nous (les spécialistes marketing internet) disons que les médias sociaux et les blogues en particulier permettent aux organisations (et aux individus) de devenir leur propre média. Pour ce faire, ils doivent développer une « storyline » (ou une grille éditoriale) et fournir des contenus qui ne sont pas qu’axés sur leur produit ou service, afin d’offrir une information à valeur ajoutée. Mais de toute évidence de devenir son propre média peut se faire de différentes manières. Dans mon billet Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux, je vous expliquais comment Lululemon avait admirablement bien réussi ce tour de force sur les médias sociaux. Le gros avantage des médias sociaux est qu’en plus d’entrer en communication directe avec la clientèle, vous pouvez aussi faire ce qu’on appelle du pull marketing (ou de l’acquisition de client sur le web).

Mais vous pouvez aussi sans doute faire la même chose avec des procédés plus traditionnels comme avec une newsletter (push marketing) en format papier ou virtuel. C’est ce que fait brillamment Costco avec son magazine ContactCostco. La plus récente édition parle de business, de culture, de sécurité en vélo, d’entretien ménager, de photographie, de technologie, d’épargne, de jardinage, d’écologie, de nutrition et de santé. Étonnant pour une entreprise de vente au détail ? Ce magazine parle aussi des produits qui sont en vente, mais est surtout très bien garni de publicités des différentes marques disponibles chez Costco avec une grille tarifaire à faire rougir plus d’une entreprise de presse. Costco semble définitivement être devenu son propre média.

Comme le mentionne la copine Karima-Catherine Goundiam dans son article Costco and social media: Where are they? Il ne semble en effet être nulle part? Par contre, malgré ce fait, Costco est l’entreprise la plus aimée par les consommateurs sur les médias sociaux (Social Media Users Love Costco but Hate Walmart). Un autre article souligne d’ailleurs que les médias sociaux ne sont pas la seule initiative permettant d’écouter le voix du consommateur en direct (Public Relations: Costco shows social media isn’t the only real time solution). Mais comme le mentionne dans une MAJ ((mise à jour) UPDATE: Social Media and Costco, Where are they?)), Costco fait donc du monitorage.

La morale de cette histoire est qu’avec ou sans les médias sociaux, la technologie permet maintenant aux organisations, quelle que soit leur taille, d’entrer en communication avec les consommateurs et que ce changement de paradigme (devenir soi-même un média) change et va changer bien des choses pour les organisations elles-mêmes, mais aussi pour ce qu’il est convenu d’appeler les « médias traditionnels ».