C’est avec étonnement, ravissement et déception que ce matin j’ai discuté avec Valérie Schlosser, chef du projet Etalab du gouvernement français. Étonnement, parce que ce matin lors de l’événement LeWeb, j’ai pu constater de visu l’étendue de l’ouverture des données du gouvernement français (comme vous le pouvez aussi d’ailleurs), en visitant le site Data.gouv.fr qui est en ligne depuis lundi. Ravissement parce que ces données sont sous format fichier .csv, permettant à tous d’y avoir accès et de les reformater pour en faire de nouvelles données issues des combinaisons que l’entreprise voudrait bien en faire.
La « Licence Ouverte / Open Licence » présente les caractéristiques suivantes :
• Une grande liberté de réutilisation des informations :
o Une licence ouverte, libre et gratuite, qui apporte la sécurité juridique nécessaire aux producteurs et aux réutilisateurs des données publiques ;
o Une licence qui promeut la réutilisation la plus large en autorisant la reproduction, la redistribution, l’adaptation et l’exploitation commerciale des données ;
o Une licence qui s’inscrit dans un contexte international en étant compatible avec les standards des licences Open Data développées à l’étranger et notamment celles du gouvernement britannique (Open Government Licence) ainsi que les autres standards internationaux (ODC-BY, CC-BY 2.0).
• Une exigence forte de transparence de la donnée et de qualité des sources en rendant obligatoire la mention de la paternité.
• Une opportunité de mutualisation pour les autres données publiques en mettant en place un standard réutilisable par les collectivités territoriales qui souhaiteraient se lancer dans l’ouverture des données publiques.
Finalement ma déception découle de notre retard par rapport à la France, qui ne fait que grandir. En effet, il y a quelques semaines, je vous disais dans mon billet Henri-François Gautrin, faudrait peut-être l’écouter cette fois-ci que le gouvernement du Québec se penche ces jours-ci sur la question des données ouvertes. Alors nous sommes encore à l’étape de la réflexion. Pour l’action, faudra sans doute encore attendre plusieurs mois, voire plusieurs années, avant que nos ordinosaures fonctionariales ne se diguidinent un tant soir peu ☹
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Pour encore trop d’entreprises (surtout chez les grandes comme je l’expliquais dans mon billet Le web, les médias sociaux et la grande entreprise, de quelle fonction d’affaires s’agit-il ?) le web et les médias sociaux, c’est quelque chose qu’on fait parce qu’on n’a pas le choix. Souvent, on ne réalise pas encore les immenses retombées d’affaires qu’ils peuvent générer pour toute l’organisation. Pour preuve, combien d’organisations ont un VP Web ? Je n’en connais malheureusement aucune ici. Pire, on délègue souvent le web ou les médias sociaux au petit stagiaire qui sera là pour l’été. Ou encore, le web n’est qu’une activité parmi tant d’autres, d’une fonction traditionnelle de l’entreprise. Ce sera du monitorage de relations publiques, ce sera un effort marketing ou communicationnel de plus, ce sera aussi un outil de gestion de crise ou encore un autre outil de recrutement additionnel.
Encore très peu d’entreprises réalisent que le web peut générer des retombées pour chacune des composantes de l’entreprise, mais que pour ce faire, une vision « holistique » du web et des médias sociaux doit être mise de l’avant. De surcroit, cette vision doit venir de la direction de l’entreprise. Si elle émane d’un cadre intermédiaire, il ne pourra jamais obtenir la collaboration entière et complète des autres acteurs de l’entreprise. D’ailleurs, l’importance du titre du gestionnaire le plus haut gradé, responsable du Web, sera un facteur indicatif éloquent des retombés d’affaires potentielles de cette fonction d’affaires.
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Ça fait déjà un bon bout que se discute le fait que chaque entreprise peut finalement devenir son propre média et ne plus avoir à passer par le filtre des médias traditionnels pour interagir avec ses publics. Le blogue en particulier, est depuis belle lurette l’outil de prédilection pour s’adresser aux publics internes, externes et aux collaborateurs de l’organisation. Le « web » en tant que fonction potentielle de l’entreprise, trouve sa perspicacité maximale, si elle est en fait une « fonction de l’entreprise », au même titre que les ressources humaines, les relations publiques, le marketing, la production, les TI ou les finances. Malheureusement, trop souvent encore on handicape la pertinence du web en en faisant une sous-fonction de l’une des autres fonctions traditionnelles de l’entreprise, par exemple le marketing ou les TI. Dans ce cas, il est difficile d’avoir l’input des autres fonctions et de leur offrir des retombées d’affaires en conséquence.
Il dénote 7 observations (traduction et adaptation libre)
Les médias sociaux seront minimisés par l’impact des « affaires sociables »
(notez ici que je préfère le terme « affaires sociables » plutôt «qu’affaires sociales » qui serait sans doute la meilleure traduction de Social business, mais qui a une tout autre connotation ici). Bien que les médias sociaux aident déjà bien des entreprises à être plus centrées vers le client, ils ne sont utilisés modestement que par la fonction marketing. Les médias sociaux sont à la fois média, et société (les gens). Ils ont la potentialité de permettre la compréhension des interactions entre les différents publics (interne et externe) d’une organisation et d’en tirer des leçons qui modifieront tous les processus d’affaires de l’organisation.
Les gens font affaire avec des gens, pas des entreprises
L’une des notions fondamentales des « affaires sociables » est que les employés doivent être au cœur des stratégies numériques. Comme IBM ne vend plus de produits de consommation, l’expérience client avec IBM est d’abord et avant tout une expérience de relation avec un ou des employés. Cette expérience se passe de plus en plus en ligne et IBM a commencé à associer l’un de ses experts à , plusieurs des pages de contenus de leur site et cette initiative a révélé dans des focus groups, que ça augmentait sensiblement la confiance des clients face à IBM. Vos employés doivent être des citoyens numériques aussi
Pour devenir une entreprise sociable, il faut reconnaître le besoin de formation et de coaching visant à rendre les employés de bons citoyens numériques eux-mêmes, à gérer leur propre réputation. IBM fournit même à ses employés des tableaux de gestion de leur réputation personnalisés, afin qu’ils visualisent l’impact de leurs propres interactions avec les autres différents acteurs. De bonnes conversations génèrent de bonnes affaires qui apportent de la valeur autant pour l’individu que pour l’organisation. (À ce propos, vous me permettrez une auto-promo pour vous rappeler que c’est l’un des sujets majeurs de mon prochain livre Les médias sociaux 201 ) Vous n’avez pas à bouffer tout l’éléphant des affaires sociables d’une seule bouchée.
IBM y est allé avec la stratégie des petits pas. Tout d’abord ils ont mis en place un wiki, servant à documenter les principes de l’organisation pour les affaires sociables. Puis, a développer un cours visant à outiller les employés pour qu’ils comprennent bien les médias sociaux et deviennent des citoyens numériques efficaces. L’initiative finale et majeure a été de mettre sur pied un « localisateur d’expertise » qui rejoint 3000 experts d’IBM à travers le monde. Les affaires sociables sont aussi bonnes pour les affaires
Les mêmes outils et processus qui ont servi à mettre sur pied l’initiative « affaires sociables » d’IBM, sont maintenant mis à la disposition de la communauté. En vue d’honorer le 100e anniversaire d’IBM, l’entreprise a mandaté chacun des employés à fournir une journée complète de l’entreprise pour partager ses connaissances et expériences sur le site IBM100.com. Cette initiative permet aux employés de concrétiser l’expérimentation « des affaires sociables ». Nous en avons assez des chaînes de courriels inutiles
La plupart des entreprises se fient aux courriels pour partager de l’information entre les employés, malgré les nombreuses embûches (et les coûts associés) qu’ils soulèvent. Ce sont des outils complètement antisociaux. IBM valorise plutôt l’utilisation des outils collaboratifs qui sont asynchrones, géographiquement dispersé et facilitant le travail d’équipe (songez aux blogues, wiki, Twitter, Google + (avec la téléconférence à plusieurs qu’ils nomment le hudle)). C’est correct d’échouer, mais il faut le faire rapidement
Comme plusieurs initiatives affaires sociables risquent de ne pas fonctionner, il est important d’expérimenter plusieurs approches différentes simultanément et d’éliminer les échecs lorsqu’ils se présentent. C’est d’ailleurs l’un des nouveaux concepts de développement logiciel qu’on appelle la méthode agile. Ça ne sert à rien de planifier su 10 mois et de lancer une initiative, il est mieux de lancer rapidement et d’améliorer au fur et à mesure. Le localisateur d’expert n’a pris que 4 semaines à mettre en place puis les améliorations sont venues s’ajouter par la suite.
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Google+ n’est peut-être pas un média social. Enfin si, G+ est un média social mais c’est aussi autre chose. Cet autre chose a même la potentialité de devenir beaucoup plus qu’un simple média social. C’est l’argument de l’étonnante et excellente présentation de FTtechFounder sur SlideShare (je vous la mets plus bas). En effet Google+ se compare certainement à Facebook et Twitter. Mais contrairement à ceux-ci, c’est aussi un formidable condensée de plusieurs utilitaires nous permettant de partager des courriels, des documents, des status, des fichiers comptables, des vidéos, de l’audio, des images, de la vidéoconférence à plusieurs, des contenus via toutes les plates formes d’exploitations, mobiles ou non. Son argument (de poids) est que ce sont peut-être plus Microsoft et Apple qui ont à craindre de Google+, puisqu’elle met définitivement en place les outils collaboratifs d’informatique dans le nuage…
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Je souhaite compléter vos prédictions notamment concernant le point : Guerres de juridictions et de droits divers. Des opportunités existent pour rendre l’avenir du commerce électronique plus harmonieux.
Pour vous mettre en contexte, je termine ma Maîtrise en droit spécialisation prévention et règlement des différends à l’Université de Sherbrooke. Mon mémoire porte sur l’implantation des modes de règlement en ligne des litiges auprès des cybermarchands québécois ayant des transactions à l’international. Plus précisément, j’analyse le comportement des acteurs du commerce électronique pour expliquer le retard accumulé par le Québec en matière de résolution extra-judiciaire (médiation et négociation assistée) des litiges; d’autant qu’à l’heure actuelle, hormis le recours à un tribunal national ou à un arbitre, un cybermarchand ne peut pas vraiment commercer l’esprit tranquille avec son homologue du bout du monde.
Avenir collaboratif : les plateformes de résolution en ligne des litiges
Sachant que les plateformes de résolution en ligne des litiges (Juripax, Truveli.org et The Mediation room pour n’en citer que quelques unes) existent, qu’elles sont fiables et que des résultats positifs sont retirés par les parties, j’essaie de comprendre quels sont les freins à leur implantation. La Commission des Nations-Unies pour le droit commercial international via son groupe de travail III poursuit son travail et se rencontre à la fin de ce mois à NYC pour mettre sur pied un projet de règlement.
Je tenais à attirer votre attention sur le fait qu’un avenir plus collaboratif est possible sans nécessairement devoir se ruiner en frais d’avocats, faire des concessions outrancières ou encore se brouiller avec des clients. D’ailleurs, l’un de mes indicateurs dans cette étude consiste à mesurer la réputation en ligne des entreprises qui ne proposent pas de règlement des litiges hors cour à leurs clients comparativement à celles qui en offrent … L’an dernier, General Electric a lancé sa plateforme de résolution pour gérer les conflits qui pourraient survenir avec ses fournisseurs. Imaginez-vous l’image que GE renvoie à ses partenaires ?
Bien à vous.
Ma conclusion :
Je serai ravie de recevoir une copie de votre mémoire lorsqu’il sera complété et la meilleure des chances à vous chère madame.
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Mon travail est d’accompagner mes clients, de les challenger, de mettre en perspective leurs initiatives, de critiquer et de proposer des solutions à leurs problèmes. Mais je ne suis pas dieu, je suis faillible et il m’arrive d’être dans le champ. Surtout lorsque je sors de ma zone de confort pour discuter de sujets qui ne sont pas vraiment de mon expertise. Dans la plus pure tradition des #jeudiconfession sur Twitter, je me confesse de m’être trompé avec mon client Tourisme Mauricie.
Il y a un an de ça, nous avions une réunion de réflexion stratégique et nous discutions de différentes problématiques de mon client. Entre autres, ils avaient un slogan quelque chose comme « La vraie nature du Québec ». Je leur fis remarquer que ce slogan était inadéquat. J’arrivais des îles turquoise et le pays avait un slogan sensiblement identique. D’ailleurs, plusieurs des ATR du Québec ont des jeux de mots « poche » avec Nature et à la grandeur de la planète, qu’on se le dise, la nature est là et elle est belle en Mauricie, dans les Everglades, à Hawaï, au Kenya, dans les alpes ou ailleurs. Il n’y a vraiment rien de distinctif à la nature de la Mauricie et en outre, ça sous-entend qu’il n’y a peut-être rien à faire à Trois-Rivières ou que si je « trip » sport, ni la nature ni la ville ne m’intéresseront vraiment.
C’est alors que mon client, André Nollet, demeurait silencieux et regardait la table comme hypnotisé. J’étais inquiète. L’avais-je vexé avec mon constat? Non, c’était plutôt qu’André était en lui-même et songeait à comment il pourrait faire démarquer sa région qui avait tant à offrir, sans l’emprisonner dans un slogan qui ne voulait finalement rien dire.
Quelques mois plus tard, lors d’une autre réunion, ils me présentèrent le concept qu’ils avaient créé, le concept des Ambiances vacances, puis ils me parlèrent d’un projet de marketing croisé avec une compagnie de peinture du coin, Peinture Laurentide. Je trouvais les idées vraiment capilotractées (tiré par les cheveux) et je ne comprenais vraiment pas comment une région touristique pouvait arriver à s’associer avec une compagnie de peinture. J’y voyais un opportunisme sans valeur ajoutée et poche. Par ailleurs, je trouvais déjà la navigation du site de Tourisme Mauricie trop lourde et d’ajouter une couche de complexité supplémentaire, risquait fortement de mêler davantage le client qu’autre chose.
Mon client décidé que c’était ce qu’ils allaient faire, je me résolus à sa volonté en participant donc à l’évolution d’une idée avec laquelle je n’étais pas d’accord. Lors de différentes réunions de production, je bonifiais le concept de différentes tactiques marketing et d’une structure de mesure du ROI.
Conclusion
Un consultant est là pour donner le meilleur de lui-même. Il n’est pas infaillible. Un client se doit de toujours garder son esprit critique, de croire à son projet plus que quiconque et de relativiser les arguments positifs et négatifs qu’il peut recevoir de consultants, d’employés ou de ses amis. L’innovation est de faire des choses différentes de ce qui se fait déjà et cette différence, jusqu’à ce qu’elle se concrétise, sera toujours un rêve « flyé » que peu de gens comprendront au début. Je suis fière d’avoir contribué à ce projet, mais encore plus fière de la tête de cochon d’André Nollet et de son équipe qui ont continué de travailler avec moi et à me tirer le « jus de cerveau » pour aller dans la direction qu’eux avaient choisi…
MAJ
Admettre qu’on se trompe des fois fait aussi parti d’une saine présence médias sociaux. Entre autres, j’aimerais bien que les politiciens comprennent ça
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Ça fait déjà un bon moment que je dis que les médias sociaux ce n’est pas tellement une question de budget qu’une question de philosophie communicationnelle, de passion et de compréhension du Web. Mon client, Tourisme Mauricie est clairement un chef de file du tourisme en ligne du Québec. Depuis des mois, son directeur général et le personnel de l’ATR se font titiller par les autres associations touristiques pour savoir :
Mais qu’est-ce que ça vous donne d’être sur les médias sociaux?
Est-ce réellement rentable votre présence Web?
Qu’est-ce que vous allez faire d’autre sur le Web?
Le trophée de la meilleure stratégie web 2.0 en tourisme selon @LucDupont va à… @Mauricie!!! Bravo!! #rvsatqfeq
Mon client, André Nollet, directeur général de Tourisme Mauricie, tête de cochon notoire, empêcheur de tourner en rond et sceptique de première, voulut savoir ce qu’il en était. Était-ce vrai? Sur quelle base pouvions-nous objectivement vérifier cette affirmation? Outre cette affirmation, comment Tourisme Mauricie se comparaît-elle réellement à l’ensemble des ATR (Association Touristique Régionale) quant à la présence médias sociaux et plus généralement quant à une présence Web? Il me donna donc le mandat de faire une analyse neutre, objective, avec des outils permettant à tous de confirmer (ou non) par eux-mêmes ces affirmations. Je me suis donc affairée à ce test de performance web 2.0.
Comparer des pommes avec des pommes
L’un des problèmes majeurs d’une analyse comparative, est de trouver des entreprises de tailles équivalentes, afin évaluer leurs performances respectives. Dans l’industrie touristique en général et chez les ATR en particulier, il y a une démesure de moyens qui est évidente. Comment comparer un Tourisme Montréal au budget faramineux, à une association touristique régionale de très petite taille comme celle de Tourisme Centre du Québec? Afin d’égaliser les chances et les résultats, j’avais donc besoin d’un facteur de pondération. Ce facteur m’a été fourni par monsieur Nollet. Il s’agit du nombre d’employés de chacune des organisations (un chiffre de 2009). Comme nous n’avons aucune idée des enveloppes budgétaires, des investissements web ou des ressources mises en place, nous pouvons supposer que le nombre d’employés d’une organisation est sans doute une unité qui devrait correspondre à l’enveloppe budgétaire globale d’une organisation (parce que les ATR ont toutes à peu près la même mission, les mêmes enjeux et les mêmes objectifs. Ce n’est que l’ampleur des moyens qui variera.) et que la masse salariale d’un ATR devrait sans doute aussi correspondre à un pourcentage équivalent de l’enveloppe budgétaire totale de l’organisation. J’ai aussi pris en considération que certains facteurs d’analyse ne se prêtent pas à une pondération et qu’un savant mélange de facteurs pondérés et de facteurs non pondérés, devrait donner une image assez précise des résultats web de chacun. Aussi, les outils de mesures utilisés ont tous des défauts qui leur sont propres. Cependant, ces biais agiront de la même manière pour chacune des organisations. Leurs effets sont donc nuls et ils peuvent servir d’outils de benchmark neutre. Finalement, chaque organisation a priorisé sa présence Web de différentes façons. Mon analyse a donc essayé de couvrir le plus large éventail d’une saine présence Web et d’une présence médias sociaux. Sauf quelques outils comme Klout ou le page Rank de Google (qui sont des indices d’influence) les outils utilisés sont des indicateurs quantitatifs, plutôt que qualitatifs.
- Le Page Rank de 7 de Tourisme Montréal et la quantité phénoménale de vidéos vues sur Youtube par employés
- Le nombre impressionnant d’hyperliens par employés de Tourisme Centre du Québec
- Le nombre impressionnant de fans Facebook par employés de Tourisme Gaspésie
- La piètre performance de l’Office de tourisme de Québec
(Pour le fichier complet des analyses, les journalistes peuvent me le demander par courriel. Ils peuvent aussi se présenter au kiosque de Tourisme Mauricie jeudi le 14 avril, lors de la journée La Bourse des médias 2011. Étant donné que cette analyse appartient à Tourisme Mauricie. Pour avoir le fichier complet de celle-ci, veuillez en faire la demande directement à Tourisme Mauricie via le courriel : info(at)tourismemauricie.com)
Conclusion
On me dira sans doute que mon analyse est biaisée. J’assume ce biais, dévoile que mon client paie cette étude, mais note tout de même que les outils externes utilisés disent quand même ce qu’ils disent. Ils révèlent que Tourisme Mauricie a performé de façon remarquable sur plusieurs indices externes de performances web et médias sociaux. Ils disent aussi que même avec les critères non pondérés, Tourisme Mauricie surclasse la très grande majorité des ATR. Ils démontrent aussi finalement que ce n’est pas tant une question de budget que de compréhension et de passion qui fait qu’une présence web est efficace et que ça se mesure l’efficacité sur le web, avec des critères externes. Je suis donc officiellement de l’avis de monsieur Dupont et je confirme que Tourisme Mauricie a la meilleure stratégie web 2.0 des ATR du Québec. Pour en rajouter une couche, voici un autre graphique permettant de juger de l’augmentation de l’achalandage du site de Tourisme Mauricie. (Tiré d’un courriel de madame Anaïs Laurent, Dir. Marketing de Tourisme Mauricie, avec permission de publier)
Prospective
Tourisme Mauricie étant en recherche et développement web constant, c’est jeudi le 14 que sera dévoilé son nouveau mécanisme de navigation et de sélection de services basé sur les besoins des clients, plutôt que sur les services offerts par une région touristique. Ce concept de navigation et de sélection révolutionnaire s’appelle Les ambiances vacances. En attendant de pouvoir essayer vous-même ce nouveau système de mise en marché Web, vous pouvez lire ce qu’en dit Le Nouvelliste Des ambiances vacances à promouvoir…
MAJ
C’est aujourd’hui qu’est finalement en ligne le module http://www.monambiancevacances.com ( Ambiances.tourismemauricie.com développé par la fabrique de blogues) qui est une innovation majeure dans la mise en marché web des destinations de voyages. Déjà avec les suggestions d’activités à faire en Mauricie en fonction de la météo, Tourisme Mauricie innovait il y a deux ans (concept qui a été repris entre autre par BonjourQuébec.com).
Mais avec le concept de navigation par ambiance, Tourisme Mauricie repousse les limites de la mise en marché web de destination. Le client a donc le choix entre huit ambiances vacances (il peut aussi répondre à un questionnaire dont le résultat lui indiquera l’ambiance qui convient le mieux à sa personnalité) qui chacune présente une offre touristique adaptée, en fonction de 6 zones géographiques spécifiques, permettant au touriste de se faire un itinéraire et une liste d’activités et d’attraits répondant exactement à ses besoins spécifiques. J’ai comme l’impression qu’encore une fois, Bonjour Québec et autres intervenants touristiques locaux et internationaux copieront cette innovation afin de l’intégrer à leur tour dans leur offre en ligne…
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Hier soir en écoutant la soirée des Oscars avec Bibitte Électrique, je suis tombée sur le cul (bien que j’étais assise). C’est d’abord Bibitte qui vit la pub (puisque je fumais à l’écart sur mon tabouret en face de la hotte du poêle, et qui m’interpella pour voir cette pub d’une ingéniosité et d’une authenticité remarquable. La voici donc :
La beauté de cette pub est d’admettre que tous ne peuvent aimer la marque Miracle Whip (comme toute marque d’ailleurs) et de demander aux consommateurs de prendre position « Are you MW? » et d’afficher leurs couleurs sur Facebook avec « Take a stand, join the debate ». Mais LA cerise sur le Sundae de cette campagne que je trouve vraiment géniale est le punch line :We’re not for everyone.
Pourquoi je trouve ça génial? Parce qu’en Amérique, Miracle Whip fait partie des meubles. Mais elle a aussi ses détracteurs qui sont les amateurs de mayonnaises, de moutardes Dijon, de condiments haut de gamme et autres produits substituts qui grugent une part de marché. Mais aussi c’est parce qu’elle touche quelque chose d’universel avec le combat des pour et des contre. Un peu comme je l’ai testé moi-même avec mon expérience « le pâté chinois avec sans ou avec ketchup? ». Les gens aiment les débats et aiment s’obstiner amicalement à propos d’usages de tous les jours. La beauté du concept est que je suis certaine que l’on va beaucoup parler de Miracle Whip, que même ses détracteurs vont trouver la marque sympathique et qu’ils iront même peut-être jusqu’à tester de nouveau la Miracle Whip pour se confirmer de nouveau qu’ils préfèrent encore la vraie mayonnaise! Kraft, avec cette publicité, a vraiment compris la dialectique d’authenticité qui fait le succès, ou non, d’une présence médias sociaux. Je les en félicite.
Ça me touche aussi cette pub parce que mon propre brand ne laisse personne indifférent et parce que je sais avoir des partisans et des détracteurs qui sont tous aussi enflammés dans leur opinion à propos de Michelle Blanc.
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C’est ma conjointe Bibitte Électrique qui dans l’un de ses statuts Facebook, en faisant la promotion de l’une de ses découvertes musicale, Dumbo Gets Mad – Elephants At The Door LP, me fait découvrir le service Paywithatweet.com. C’est sans doute la plus géniale invention de promotion (possiblement très utile dans l’industrie culturelle), que j’ai vue depuis très longtemps. Leur page décrit à qui cela pourrait être utile aux artistes, journalistes et éditeurs, auteurs, publicitaires, scientifiques et professionnels (vendez vos thèses ou documents didactiques et faites-vous de la promo), industrie du divertissement (vendez en avant première vos trailers) etc. Ça fait longtemps que je dis que l’argent n’est plus nécessairement dans la création intellectuelle, mais dans les produits dérivés de celle-ci. Voilà enfin un moyen technique de capitaliser sur « son don de propriété intellectuelle ».
P.-S. Notez que vous pouvez aussi payer avec un status Facebook mais l’entreprise s’appelle tout de même « payez avec un twitt ». Je pense que tout comme Klout, le nouvel étalon de l’influence sur le Web, ils ont compris que l’effet viral est plus important sur Twitter que sur Facebook…
P.-S. 2 Je crois bien que les potes de Misteur Valaire vont rapidement sauter dans le train de Paywithatweet (si ce n’est déjà fait)
P.-S.3 mon ancien billet : Attali et l’argumentation pour le téléchargement gratuit est certainement un bon complément de lecture
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@Josée @Olivier Mais à quel endroit je parle de social shopping dans mon billet sur Groupon? Vous avez raison, ce n’est pas du social shopping
@Cedric des fois faire de la vulgarisation ça peut permettre d’expliquer simplement les choses pour que tout le monde comprenne. Mais juste pour toi, Groupon n’est pas suffisamment géolocalisé ou personnalisé en fonction des goûts du consommateur par exemple. D’offrir un rabais pour faire ajuster son vélo alors qu’il fait -20c dehors ce n’est pas des plus à-propos (ce qui sous-tend que le synchronisme promotionnel des offres est à revoir). Que Google mette cette promo en page frontispice et envoie 2000 personnes dans un resto de 20 places, je ne suis pas certaine que ça fasse avancer la promotion ce qui amène l’autre point, à qui s’adresse du côté marchand ce genre de site? À la PME de détails, aux gros détaillants à la GAP comme le suggère Techcrunch dans le commentaire du pote Étienne Chabot?
@Etienne, il me semble que j’ai clairement dit que c’était un avis de consommatrice. Mais à la lecture du commentaire que je viens de faire, tu comprendras que je ne suis pas non plus chaude à l’idée de ce type de site dans un contexte d’affaires.
@IDDKO Je suis tout à fait d’accord avec vous
@Tous ce n’est pas parce que Techcrunch, Wall Street Journal ou autre bonze de l’analyse techno encensent une techno que je suis obligée d’être d’accord avec eux et il est vrai que l’on ne doit pas se fier à ses propres goûts pour aider une entreprise à faire de bons choix marketing. Cependant, je garde tout de même une certaine ouverture en disant dans le corps de mon billet “Pour une entreprise, Groupon peut avoir un certain intérêt”
@Valérie oui j’ai des préjugés et oui la danse de poteau est certainement une activité très exigeante au niveau physique. Mais ça reste de la danse de poteau qu’on fait maintenant passer pour une nouvelle forme de Taï-Chi. Oui le viagra permet à plusieurs hommes de rester « virils » plus longtemps, mais les pubs de viagra me font toujours rire et si on déguise ça comme un outil d’amélioration de l’unité conjugale, ça va être sans doute “cute” et “vrai” mais ça va me faire tout de même rire aux éclats. C’est comme le gars qui est laveur de vaisselle et qui se présente comme un opérateur de machine fixe…
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Groupon est l’une des nouvelles « darling » technos du moment. C’est une sorte de « publisac » électronique qui nous promet des économies, des offres, des surprises extraordinaire. Le problème avec Groupon est que dans une ville comme Montréal, de trouver 365 deals « super incitant » par année n’est pas une mince affaire. Que Montréal est une grande ville et que je ne la traverserai pas pour économiser $14 du $35 que coûte une mise au point de mon vélo, en plein mois de janvier et que déjà il y a une surabondance d’offres promotionnelles toutes soi-disant plus alléchante les unes que les autres (je parle ici en tant que consommatrice il va sans dire). Pour une entreprise, Groupon peut avoir un certain intérêt et permettre d’attirer de nouveaux clients et de se faire connaître, mais je n’ai malheureusement pas les détails de combien ça coûte.
MAJ 2
Grâce aux potes Facebook et Twitter, voici 2 autres offres d’aujourd’hui de compétiteurs de Groupon, qui montrent un peu le ridicule ou la redondance de ces modèles d’affaires.
Tout d’abord, Living Social Montréal offre un rabais substantiel de 50% à l’achat de crème glacé (je note pour les archives qu’il fait présentement -10c à Montréal)
Aussi, l’autre pertinent Tuango, qui offre un rabais pour des cours de « pole dancing » (cette fois-ci ce n’est pas moi qui fait des blagues avec la discipline du « pole fitness » comme il question dans les commentaires).
Mes conclusions :
Peut-être suis-je complètement biaisée dans mon analyse puisque je me laisse vilement être atteindre par mon opinion de consommatrice plutôt que par une recherche de marché rigoureuse que je n’ai pas faite pour ce billet et que nous assisterons à la réouverture hivernale du bar à crème glacé du coin et je prédis que les centres de pole dancing, pole fitness, danse de poteau et poteau acrobatique deviendront bientôt peut-être aussi populaire que les salons de bronzage ou encore qu’ils feront fureur à la grandeur du Québec comme l’ont fait les mini-puts il y a 20 ans…
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Lors de l’événement LeWeb à Paris, c’est Michael Arrington, éditeur de TechCrunch qui interviewa Marissa Mayer, vice-présidente de Google. On n’y apprit pas grand-chose de nouveau, mais c’était vraiment ludique d’écouter Arrington taquiner madame Mayer et tenter de lui faire dévoiler des secrets du comité de direction du géant américain. Nous avons par contre eu droit à une démonstration, en première mondiale, de la nouvelle interface 3D de Google map qui sera disponible sur les nouveaux Androïd (version Nexus 5) qui seront en vente au Canada dans peut-être six mois (mais connaissant la rapidité et l’ouverture de nos télécoms locaux, je miserai plus sur 18 mois). Nous pourrons donc désormais regarder Google Map selon le plan qui nous intéresse et voir les édifices qui s’y trouvent en 3D. La démonstration était réellement stupéfiante (comme vous pourrez le constater dans la petite vidéo plus bas) mais la démo en première mondiale était à Paris et nous observions plutôt l’Empire State Building de New York au lieu de la tour Eiffel (ce que ne manqua pas de noter Arrington).
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C’est lors d’un lunch avec le copain Henri Kaufman que j’ai pour la première fois été exposée à l’importance du Flashcode pour l’évolution du Web. Il en a d’ailleurs garni amplement son livre Internet a tout changé. Wikipedia décrit le flashcode comme étant
(…)la marque des codes-barres 2D développée par l’Association française du multimédia mobile. Ces pictogrammes composés de carrés peuvent notamment être décodés par des téléphones mobiles disposant du lecteur flashcode. Certains téléphones mobiles sont déjà équipés de ce lecteur, pour d’autres, il est nécessaire de l’installer.
La photographie d’un flashcode, comme celle d’autres types de code-barre 2D, avec un portable peut déclencher différentes actions, telles que :
se connecter à un site Internet mobile pour recevoir aussitôt un article, par exemple ;
envoyer un SMS, un MMS ou un courrier électronique ;
générer un appel téléphonique ;
enregistrer une carte de visite dans ses contacts.
Je vous parle de ça parce que le flashcode sera intégré à mon prochain livre (écrit en collaboration avec Nadia Seraiocco) et qu’il vous permettra en utilisant un lecteur de flashcode comme Mobiletag, installé sur votre téléphone intelligent, de lire une vidéo explicative d’un élément de mon livre ou toute autre information numérique que je pourrais vouloir vous partager. Ainsi, pour prendre un exemple d’affaires, les producteurs de volailles du Québec (clin d’œil ici au pote le chef Cong Bon, Chef officiel des producteurs de volailles) pourraient décider d’imprimer des flashcode spécifiques sur leurs emballages de poulet pour permettre de suivre une recette vidéo du chef Cong Bon qui nous illustre comment le préparer. Un producteur de spectacle pourrait aussi inclure des flashcode sur les affiches de ses spectacles à venir pour diriger l’internaute mobile vers un clip du groupe, le site d’achat de billets, une carte de la salle ou autre, comme le fait d’ailleurs Disneyland Paris (selon Wikipedia).
À Disneyland Paris, des flashcodes insérés sur les flyers distribués dans le parc et les affiches publicitaires permettent aux visiteurs équipés de découvrir la dernière vidéo de Mickey et de consulter les informations pratiques du parc (horaires des spectacles, offres spéciales sur les restaurants et boutiques)
Mais le code-barre que nous connaissons tous déjà et qui garnit tous les produits de consommation est maintenant aussi exploité par des outils mobiles permettant d’ajouter des informations générées utilisateurs, sur divers produits. L’application IPhone Stickybits permet déjà cette prouesse et quoiqu’elle ne soit encore peu utilisée ici, bientôt, les consommateurs ne se gêneront pas pour diffuser des infos pertinentes et des critiques positives ou négatives sur une foule de produits de consommation. Nous entrerons bientôt dans l’ère de l’intelligence numérique et ou collective des objets.
À quand des flashcode avec informations touristiques sur le mobilier urbain de Montréal comme c’est déjà le cas à Paris Bordeaux, Sarlat, et Toulouse?
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