Pourquoi le REM est inutile et qu’Hydro-Québec doit se réinventer

Étonnamment les investissements de 5 milliards dans le REM (Réseau électrique de métropolitain de la Caisse de Dépôts et de Placement du Québec) seront de l’argent jeté par la fenêtre et cet argent devrait plutôt être investi dans Hydro-Québec afin qu’ils s’ajustent rapidement aux innovations qui rendront et le REM et Hydro-Québec caducs si rien n’est fait.

Vous vous dites sans doute que j’en fume du bon ? Je vous répondrai que j’attends la légalisation du pot avant de me prononcer sur cette question :-) Je vous inviterai par contre à écouter l’excellente conférence de Tony Seba, Clean Disruption – Why Energy & Transportation will be Obsolete by 2030 présentée à Oslo en mars 2016. Avec deux images particulièrement frappantes, il explique qu’en l’espace de 13 ans, entre 1900 à 1913, les carrioles tirées par les chevaux ont été complètement remplacées par les automobiles. C’est une transformation (disruption) majeure de l’économie, des transports et de la société tout entière qui s’est opérée. C’est le même type de transformation que nous vivons présentement avec l’énergie et les transports (qu’ils soient collectifs ou individuels). À cause des innovations fulgurantes et de la baisse très significatives des coûts reliés à l’énergie et au transport, il prédit que d’ici 2030, 80% des voitures disparaitront et que grâce aux avancés de l’énergie solaire et des batteries, les industries de production d’électricité ne seront plus que l’ombre d’elles-mêmes.

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Nous nous retrouvons donc dans une situation comparable à celle d’un gouvernement qui veut investir massivement dans la fabrication de carrioles et d’étables en 1900. Nous n’avons pas la sagesse de regarder où s’en va l’économie et de nous y adapter avec prévoyance et vision. On ne se pose pas les questions fondamentales comme

-Que ferons-nous des chauffeurs de taxi, d’autobus et de camions qui perdront inévitablement leur travail?
-Comment allons-nous faciliter la formation et l’adaptation de notre main-d’œuvre aux besoins de la nouvelle économie?
-Que deviendront les grandes villes une fois que la délocalisation du travail (travail à domicile) sera la norme?
-Pourquoi construisons-nous et investissons-nous dans de supers hôpitaux alors que de plus en plus de spécialistes travailleront de leurs sous-sols (comme les radiologues qui ne sont déjà plus dans les hôpitaux)?
-Et surtout, sachant que la fibre optique devient le vecteur de transport primordial de cette économie numérique, qu’attendons-nous pour y investir massivement?

Cette dernière question est pourtant LA QUESTION cruciale. Y répondre permettrait entre autres de trouver une vocation de remplacement, ou plutôt d’adaptation pour Hydro-Québec. Elle serait aussi garante de la pérennité et du rendement des investissements de la Caisse de dépôt et placement du Québec et rejaillirait sur l’ensemble de l’économie.

Récemment, je m’insurgeais contre l’idée d’un Amazon Québec d’Alexandre Taillefer. L’idée est que même si un commerçant de Rouyn-Noranda voulait faire du commerce électronique sur cette plate-forme, il lui serait impossible de téléverser son inventaire en ligne à cause de la vétusté des services internet de cette région. Un de mes clients, manufacturier de classe internationale de l’Estrie, doit prendre sa voiture et venir à Montréal pour mettre à jour son site web, étant incapable de le faire de son établissement en région. Les exemples d’aberrations de notre vision stratégique sociétale sont nombreux et pendant ce temps, on se gargarise « d’innovations » qui ne veulent rien dire dans le contexte de transformation majeure de l’économie qui s’opère.

On aura sans doute la calèche la plus performante, la plus légère et la plus économique de la planète, alors que le reste du monde roulera en voiture électrique autonome… :-(

Voici certaines des prédictions (très documentées) de Tony Seba

This $12 trillion/yr disruption will melt down investment portfolios based on these soon-to-be obsolete industries. The Clean Disruption will also provide ample opportunities for entrepreneurs and investors to create new products, services, markets, and industries.Tony Seba’s recent book “Clean Disruption of Energy and Transportation” shows how the disruption is unfolding. This book focuses on market disruptions caused by exponential technology improvement, business model innovation, and disruptive product design enabled by this technology convergence. “Clean Disruption ” projects that by 2030:
– All energy will be provided by solar or wind.
– The architecture of energy will flip from centralized, command-and-control, secretive, and extractive to distributed, mobile, intelligent and participatory.
– Electric Utilities as we know them will be obsolete.
– Oil will be obsolete.
– Nuclear will be obsolete.
– Natural Gas will be obsolete.
– Coal will be obsolete.
– All new mass-market vehicles will be electric.
– All new mass-market vehicles will be autonomous (self-driving).
– The auto industry will shrink by 80%.
– 80% of parking space and highway space will be redundant.
– The parking industry will be disrupted.
– The car insurance industry will be disrupted.
– The construction and real estate industries will change dramatically.
– Cities will undergo the most radical transformation since horses gave way to gasoline cars and electric streetcars.
– Taxis as we know them will be obsolete.
– Logistics as we know it will be obsolete.

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Les problèmes de La Presse+ et mon point de vue

Je n’ai été sur La Presse + qu’une seule fois. C’était la journée de son lancement. J’avais été particulièrement impressionnée de celle-ci comme je l’avais écrit dans mon billet L’application iPad La Presse + va révolutionner la pub et l’édition.

Je suis sur le cul. Je suis fière de l’ingéniosité, de la recherche et de l’innovation qui ont été investies dans ce produit québécois. Pour la première fois de ma vie j’avais l’impression de tenir entre mes mains ce que j’imaginais être un réel journal numérique.

Mais j’écrivais aussi

Les moins de l’histoire, non elle ne sera pas disponible sur Androïd. Non tous les Québécois lecteurs de La Presse n’auront pas de iPad dernière génération, mais disons que le modèle d’affaires strictement pub de cette application viendra déjà foutre le trouble des « paywalls » du Journal de Montréal et de Le Devoir et même de la majorité des quotidiens de la planète. Le temps nous dira si cette (r)évolution fera des petits, mais déjà, j’ai comme une impression que bien des éditeurs viendront cogner à la porte de La Presse pour acquérir cette technologie.

Or, dans l’article du Journal de Montréal Climat de tension à La Presse + on apprend que :

Au dernier trimestre, Power Corporation a enregistré une perte de 65 millions $ pour ses filiales comprenant le Groupe de communications Square Victoria, propriétaire de La Presse.
Depuis trois ans, les pertes cumulées de cette division ont atteint 210 millions $.
La Presse+, qui avait également annoncé son intention de commercialiser à l’échelle planétaire son application tablette, n’a toujours pas connu le succès attendu. Pour l’instant, seul le Toronto Star a acheté l’application.

AOUCH

En marketing il y a une expression courante « Aller où se trouve le consommateur ». Or, le consommateur se retrouve sur le web, pas sur les applications. J’avais discuté de ça avec certains des « cerveaux » de La Presse+ lors du lancement mais on m’avait indiqué que la direction avait investi plusieurs dizaines de millions en recherche et que mon avis n’était pas approprié. Je m’étais donc inclinée parce que anyway, ils n’étaient pas mes clients, que Apple qui avait codéveloppé était tout de même Apple et que j’étais peut-être dans le champ.

Toujours est-il que pour l’un de mes clients qui dernièrement songeaient justement à commercialiser une application, j’ai fait une recherche sur le sujet et mes conclusions sont on ne peut plus claires. Les applications sont sur la voie de sortie et le web applicatif lui a le vent dans les voiles. Je présente d’ailleurs une version abrégée de cette recherche dans mon billet Applications , marketing, relations publiques, meilleures pratiques et modèle d’affaires.

J’y présente entre autres que

-Il est plus facile de construire une audience sur le web mobile et le desktop parce que les hyperliens y sont plus fluides

-Le trafic sur le web mobile est 2.1 fois plus important que sur les applications

-Que 65.6% des usagers américains ne téléchargent aucune application par mois

-Que le « hybrid HTML5 » est la voie de l’avenir
Et que

-Proclamations of an all-native mobile app world ignore the fact that browsers and the web are fast becoming the mobile operating system of the future, and native apps are slowly dying.

-The average American now downloads zero apps per month

-The web is and will always be the most popular mobile operating system in the world — not iOS or Android.

Mais bon, dans la tête des patrons de LaPresse+, un conseil gratuit est un conseil qui ne vaut probablement rien…

D’ailleurs, ma vision est aussi partagée par les potes Stéphane Hamel et Emmanuel Scotto sur mon mur Facebook

Stéphane Hamel Michelle Blanc absolument, les apps sont en voie de disparaître (et les grands joueurs poussent pour ça). La Presse aurait avantage à appliquer un concept « à La Presse+ » en révisant le site web pour qu’il soit:
a) progressive web app – même code sur toutes les plateformes
b) responsive – une évidence!
c) personnalisé – en ce moment, créer un profil ne donne pas grand chose…
d) et aussi… à ne pas négliger, plus engageant et responsable en ayant un code de conduite sur les commentaires (ex. seul les abonnées peuvent commenter, personne réelle, score de réputation, etc.)

Emmanuel Scotto Quand je disais il y a 2 ou 3 ans que l’application mobile était vouée à l’échec économiquement (autant de développement que de plateforme), on me rigolait au nez :)
aujourd’hui beaucoup en revienne. A noter: techniquement, beaucoup d’applications actuelles sont en fait des appli 100% techno web (HTML5/CSS3/JSON/ANGULAR/…) « enveloppées » dans une coquille appli dédiées.

 


Ras-le-bol de l’innovation

Comprenez-moi bien, j’adore l’innovation et je crois sincèrement que la « recherche et développement » sont fondamental. Plus encore la recherche fondamentale est trop souvent mise de côté et peu financée au profit de la recherche commerciale.

 

Pourquoi mon ras-le-bol de l’innovation?

 

Les fonctionnaires et les politiciens aiment bien les mots-clés. Ces mots deviennent les leitmotives des subventions, programmes et orientations ministérielles et gouvernementales. Hors de ces mots-clés, point de salut. En 2002, les mots-clés étaient encore « inforoute » et « affaires électroniques ». À cette époque, le gouvernement investit massivement dans les concepts de « cité du commerce électronique », « cité du multimédia » et dans l’inforoute. On peut lire dans un article de Canoë de1996 :

 

Le ministre des Finances du Québec a annoncé, dans son discours du budget, que le gouvernement verserait 20 millions de dollars par année dans le Fonds de l’inforoute durant les trois prochaines années.

«Il faut, de dire le ministre Bernard Landry, que les Québécoises et les Québécois aient accès, sur l’autoroute de l’information, à des services d’utilisation courante et à une masse critique de produits disponibles en français. Le Fonds de l’autoroute de l’information demeurera l’instrument privilégié pour favoriser la création de contenus et de service électroniques permettant notamment à la population québécoise de travailler, de se divertir, de s’instruire et d’avoir accès à des services culturels de source québécoise en français.»

 

C’est d’ailleurs sous cette impulsion de mots-clés qu’en 2000, l’université de Montréal et HEC Montréal décidèrent de créer le premier diplôme de 2e cycle en commerce électronique. Ce fut l’une des très bonnes idées issues de ces mots-clés et je fus l’une des premières diplômées de cette nouvelle Maîtrise scientifique en commerce électronique. Mais en 2002, juste après la bulle internet et la réalisation que les argents investits dans « les cités du whatever » n’aient finalement servi qu’à enrichir le secteur de la construction et engraisser les CGI de ce monde, on a décidé tant au fédéral qu’au provincial de trouver le nouveau leitmotiv du développement économique. Ce leitmotiv ou encore le Saint Graal économique serait désormais « l’innovation ». Qu’est-ce que ça veut dire exactement, personne ne le sait, mais c’est la clé magique qui ferait désormais pleuvoir les crédits d’impôts et subventions de toutes sortes.

 

Je me souviens encore au début de ma pratique, qu’il n’y avait plus rien pour le web, le commerce électronique ou l’internet, mais que tout était devenu « innovation ». Je me souviens d’avoir analysé les innovations d’une pléthore de petits entrepreneurs qui avaient tous inventé le nouveau gestionnaire de contenus (CMS) qui devait révolutionner la planète. Ils étaient tous financés à l’os pour les crédits d’impôt à l’innovation. J’étais médusée de réaliser qu’ils s’abreuvaient tous à la même mamelle et que cette vache à lait finançait des copycats tous plus médiocres les uns que les autres. C’était pitoyable de voir ça. J’ai analysé au moins une cinquantaine de ces soi-disantes innovations et aucune d’entre elles n’existe encore aujourd’hui.

 

Puis vint la grande gaffe à Bernard Landry. Cette gaffe fut le pont d’or promis à Ubisoft pour qu’ils s’installent chez nous. Les autres joueurs du gaming de l’époque furent rapides à demander l’équivalent pour eux-mêmes, des programmes d’Ubisoft. S’en suivit une myriade de crédits d’impôts et de subventions qui font maintenant du Québec, l’une des plaques tournantes du gaming et des effets spéciaux de la planète. J’en suis fort aise. J’ai d’ailleurs souvent blagué qu’il serait maintenant intéressant de faire la même gaffe pour le reste du numérique.

 

Au fédéral, le tournant « innovation » arriva plutôt autour de 2005. Là aussi, tous les programmes du numérique, du commerce électronique et de « l’inforoute de l’information » prirent le bord. Le nouveau ministre conservateur des sciences technologies et innovation croyaient que le monde avait été créé en 7 jours et le pire est que ce n’est même pas une figure de style.

 

La semaine dernière, pour une deuxième fois, avec un panel de six autres experts internationaux, j’étais juge d’une soixantaine de dossiers du volet expérimental du Fond des médias du Canada. Ils auront la chance inouïe de se partager les quelque 15 millions de financements biannuels de l’organisme.

 

Par l’entremise du volet expérimental, le FMC favorise le développement de contenus numériques et de logiciels d’application interactifs à la fine pointe de l’innovation. Les projets appuyés dans le cadre de ce programme doivent être développés à des fins commerciales par l’industrie des médias canadienne ou à des fins d’utilisation publique par des Canadiens.

 

Certains de mes collègues juges venant d’autres pays, étaient scandalisés de la faiblesse de présentation et d’innovation de certains dossiers et des sommes faramineuses qu’ils récolteraient à la suite de cette ronde d’analyse de l’innovation. D’ailleurs moi-même, j’allais presque développer des boutons à lire certains dossiers truffés de mots-clés vides « sous-entendant l’innovation ». Celui qui me fait le plus « tiqué » est le fameux « notre algorithme ». Celui-ci n’est jamais expliqué ou encore présenté. Il suffit qu’il soit présent. Ceux qui l’écrivent n’ont probablement jamais fait de mathématiques fondamentales et sont très certainement « poche » en algorithmes, mais, qu’à cela ne tienne, ils ont « un algorithme » soi-disant révolutionnaire. J’ai aussi en tête un dossier de développement d’une application d’un conglomérat regroupant une dizaine de membres et demandant près d’un million de dollars pour développer cette application extraordinaire. Le hic est que l’un de mes potes, par ses week-ends, a déjà développé une application semblable et bien supérieure, et ce tout à fait gratuitement, pour le plaisir intellectuel de le faire.

 

Par ailleurs, plusieurs autres dossiers n’ont d’innovants que certaines modifications à ce qui existe déjà. En outre, ces entreprises venant du gaming, sont déjà subventionnées à l’os par d’autres programmes comme les crédits d’impôt.

 

Entretemps, notre premier ministre nous a promis il y a plus d’un an un Plan numérique pour le Québec, nos infrastructures internet et cellulaires sont pitoyables à un prix exorbitant et les ratés des projets de technologies de l’information sont une catastrophe, dépassent plusieurs milliards et ont fait naitre un autre mot-clé en vogue. Celui de #Bordelinformatique.

 

Il me semble qu’il serait temps de remettre sur la map un mot-clé qui touche l’ensemble de la société et des industries. Il me semble qu’il est grand temps pour des états généraux du numérique au Québec. Il me semble qu’il est grand temps pour les mots-clés « numériques » et « planQc ».

Débat, Économie du partage effets bénéfiques et pervers

C’est avec grand plaisir que ce soir je participerai à l’événement LeDevoir de débattre : AirBnB, Uber et compagnie : Les effets pervers et bénéfiques de l’économie du « partage », cette nouvelle forme d’économie est elle une innovation ou simplement une façon de contourner les règles?

AirBnB, Uber et compagnie: les effets pervers et bénéfiques de l'économie du partage

J’y participerai avec l’économiste (et ami) Ianik Marcil, la députée péquiste Martine Ouellet et le professeur de l’Université Laval (l’une de mes alma mater) Guillaume Blum et ce débat sera animé par l’éditorialiste politique Antoine Robitaille.

Comme je le disais dans mon billet Un réveil brutal : Pourquoi devrions-nous planifier le numérique ?:

J’en ai plein le cul de l’inertie numérique de nos gouvernements!

Pourtant, depuis plusieurs années déjà, tant au fédéral qu’au provincial, j’ai rencontré différents fonctionnaires et ministres pour tenter de faire avancer l’idée d’un plan numérique pour le Québec et le Canada. J’ai toujours fait ça gratuitement de surcroit.
(…)
Je suis tannée et inquiète de notre inertie collective et gouvernementale. J’ai fait une présentation Slideshare, délibérément en anglais, dans l’espoir qu’elle soit lue et fasse réagir ailleurs au Canada et dans le monde. Comme on dit « nul n’est prophète en son pays ». Ainsi, peut-être que mon wake-up call aura plus d’impact ailleurs qu’il n’en a jamais eu ici…

Avec tristesse… voici mon slideshare

Mon argumentaire reposera aussi sur une série de billets que j’ai déjà publié ici.

Les gagnants et les perdants de l’économie numérique

De l’urgence d’un plan pour bénéficier positivement de l’économie numérique

L’argumentaire économique du numérique

La corrélation entre l’électricité et le numérique pour le développement économique du Québec de demain

Internet, un impact économique plus important que l’agriculture ou l’énergie

LeWeb : Tandis qu’ici on patauge dans les scandales d’égouts et de trottoir, le gouvernement français courtise ouvertement les acteurs du Web

L’économie numérique, c’est plus que du bonbon

Innover grâce à la douleur

iFTTT, Le couteau suisse 2.0 gratuit

IFTTT
Ça fait déjà quelques semaines que je suis tombée sur le site IFTTT. IFTTT est l’acronyme de If This Then That, s’il arrive ceci, fait cela. C’est un outil très simple, qui permet de configurer des interactions entre différents médias sociaux, médias, applications ou même d’objets connectés. L’interface est très facile à comprendre et à activer. Vous pouvez par exemple faire la recette de mettre une photo sur instagram que vous partagerez automatiquement sur Facebook, et Twitter (d’oû la logique Si je mets une photo sur instagram, mettez-la aussi sur Facebook et Twitter). Et en plus c’est vraiment efficace comme mécanisme. Par contre, dans l’exemple que je viens d’illustrer, la photo qui est par défaut de format carré sur instagram ne pourra plus être de format rectangulaire sur Facebook. Rien n’est parfait

Je vous suggère fortement de visiter la page des recettes et de vous attarder à celle de l’internet des objets. Vous découvrirez que nous n’en sommes encore qu’aux premiers balbutiements de la maison intelligente et que ça promet…

Innover grâce à la douleur

Il y a de très nombreuses sources d’inspiration pour l’innovation. Ça peut être quelque chose de tout à fait spontané, ça peut venir d’un besoin particulier qui ne trouve pas de solution, mais étonnamment, ça peut aussi venir d’une expérience négative, voire douloureuse.

Vous connaissez sans doute l’histoire du Walkman? C’est cette idée de l’un des fondateurs de Sony, Masaru Ibuka, qui trouvait trop lourds et encombrants les lecteurs de cassettes de l’époque, lors de ses déplacements.

Je vous ai aussi déjà parlé de comment j’avais créé la Guignolée du Web et le Webothon Haïti à cause de ma culpabilité.

Mais aujourd’hui, je prends conscience que la douleur peut aussi être une source extrêmement positive de l’innovation. C’est l’histoire de Gavin Munro et de son entreprise FullGrown, qui fait littéralement pousser des meubles. Monsieur Munro avait une colonne vertébrale croche et il eut de très nombreuses greffes et opération pour corriger sa colonne. Or, il était dans prisonnier d’un carcan qui devait permettre à son cou de guérir. Ce fut donc l’un des ingrédients essentiel à son innovation.

The second seed had time to germinate when he had lots of time to think about that chair a few years later. Gavin went through several operations to straighten his spine.

“It’s where I learnt patience. There were long periods of staying still, plenty of time to observe what was going on and reflect. It was only after doing this project for a few years a friend pointed out that I must know exactly what it’s like to be shaped and grafted on a similar time scale.”

Dans mon histoire personnelle, à cause de ma médiatisation et de ma différence, j’ai vécu de très nombreuses menaces de mort sur internet. Pour me protéger de ces attaques, j’ai donc développé une expertise en cybercriminalité. Cette expertise sert maintenant d’autres personnes puisque j’ai récemment publié une étude sur la Cyberagression sexuelle au Canada, que demain je participerai au tournage de deux autres entrevues spécifiques sur le sujet (ce sera ma 5e entrevue sur le sujet et je reçois un cachet pour ça), que j’ai fait de nombreuses conférences sur le sujet (Ma conférence : La cyber violence à caractère sexuel, Conférencière médias sociaux et forces de l’ordre et Ma conférence Les médias sociaux et le numérique, c’est plus que du bonbon pour l’Association de la sécurité de l’information qu Québec) et que j’aide plusieurs victimes en faisant de la consultation pour eux. J’ai donc réussi à tourner une expérience particulièrement douloureuse en source de revenus pour moi et en un service hautement spécialisé pour différents types de clientèles. Comme quoi, même le très négatif, peut finalement servir à engendrer du très positif…

Vive l’Ontario pour la réflexion numérique

J’ai de plus en plus de contrats me venant de notre province voisine l’Ontario. J’en suis très ravie et triste à la fois. Ça me fait grand plaisir de voir mon expertise de plus en plus en demande à l’extérieur du Québec, mais là ou le bât blesse, est que ce sont des mandats pour lesquels on ne se questionne pas encore, ou trop peu au Québec. Pire encore, si on se questionne là-dessus, on demande aux experts de faire ça « gratis ».

Voici deux exemples. En 2013 nous avions les états généraux sur l’enseignement supérieur. Tentez de retrouver des documents à ce propos sur Google, nous renvoit aux nombreux documents des divers groupes de pressions, syndicats et autre (comme celui de la Fédération des enseignantes et enseignants de CEGEP (CSQ) (PDF)). Pratiquement rien du côté gouvernemental. D’ailleurs, ces discussions tournaient autour « de la gratuité scolaire » plutôt que sur la question plus fondamentale de « comment le numérique bouleverse et bouleversera l’éducation » qui n’a pas été traité. C’est ce dont je discuterai demain à Toronto lors de l’évènement Les Tablettistes financé par le groupe MediaTFO. D’ailleurs, lors de ces fameux états généraux québécois, ceux qui y allaient y étaient gratuitement (sauf pour les fonctionnaires ou recteurs d’université qui de toute évidence étaient payés pour ça).

Par ailleurs, je viens de terminer la rédaction d’un rapport de recherche commandé et payé par les CALACS francophones d’Ottawa et financé par Condition féminine Canada. Ce rapport sera rendu public au mois de mai prochain. Il traite de la cyberagression sexuelle. Au même moment, mon propre gouvernement me demande de faire partie d’un comité d’experts qui se penche sur la cyberintimidation. Ce comité composé de sous-ministres, de fonctionnaires de haut niveau et de professeurs d’université, se rencontrera 6 jours complets. Seuls mes déplacements seraient payés. On me demande de faire du « pro bono ». Par principe, j’ai refusé. Pourtant, le premier ministre Couillard a décidé d’en faire une de ses priorités, comme il est indiqué sur le site du Parti Libéral :

Un geste d’intimidation, de violence ou de maltraitance est un geste de trop. Chaque personne doit pouvoir s’épanouir dans un environnement sain et sécuritaire. Chaque personne, quels que soient son âge, son sexe, son orientation sexuelle, son origine ethnique a droit à la dignité. Un gouvernement libéral fera de la lutte contre l’intimidation une priorité.

Méchante priorité?

Malgré cette « radinité » de mon propre gouvernement, j’ai accepté l’automne dernier de faire « du gratis » pour Le Forum des Idées du premier ministre. Depuis des années, je fais aussi « du gratis » en militant pour un plan numérique pour le Québec. Cependant, j’attends toujours impatiemment « la stratégie numérique » promise par le premier ministre. Entretemps, je prends connaissance de l’article Une cartographie de l’accès à Internet haute vitesse dans LesAffaires, je m’attriste que nous faisions partie du tiers monde internet et j’observe que trois des acteurs de la Commission Charbonneau touchent un million en honoraire, que la commission Robillard devrait coûter 3.8 millions et que le gouvernement dépense plusieurs milliards en services informatiques au Québec. Cependant, lorsqu’il est temps de se questionner sérieusement sur l’impact du numérique sur divers aspects de notre société, faut faire ça gratis!

J’aurais vraiment dû devenir avocate ou intégratrice en Technologie de l’information. Ça ne prépare certainement pas le futur, mais ça paye vraiment très bien le présent…

Les ratés de la personnalisation en ligne et la faiblesse de l’approche algorithmique

C’est en lisant Why Websites Still Can’t Predict Exactly What You Want de Harvard Business Review que ça m’a frappé. Les entreprises numériques ont encore bien des croûtes à manger avant d’avoir une personnalisation en ligne, digne de ce nom. Je vous en avais déjà parlé dans mon billet Certains ratés de la personnalisation numérique.

Toujours est-il que dans l’article de HBR, l’auteur met le doigt sur une possible explication de ces lacunes de personnalisation.

All that data and still an underwhelming result. What’s happening here? It seems that it’s a matter of how the companies position personalization. They regard it as a tool for upselling–they want to push us out of our comfort zone, to buy new things, and to buy more things. To achieve that goal, the companies can’t just look at one’s historical browsing or purchase patterns. Instead, data scientists look for traits in similar customers. When you position personalization this way, you build algorithms that are based on finding variables.

En effet, depuis l’avènement de « la filtration collaborative » d’Amazon, (c’est-à-dire ceux qui ont aimé ce produit ont aussi aimé tel, tel et tel autre produit, ce qui représente tout de même plus de 50% des ventes d’Amazon) les entreprises se sont confinés à l’analyse prédictive. Il s’agit donc d’une tentative d’upselling (concrétiser la 2e vente). Par contre, très peu, voire aucun effort n’est encore mis sur l’historique de consommation, ce que l’on nomme les données invariables. Comme l’auteur le mentionne, sur Amazon, si ça fait déjà quelques achats que je fais pour acquérir des souliers de grandeur 13WW, il y a de fortes chances que si je magasine encore des chaussures sur Amazon, ce le sera pour la même grandeur de chaussure. Pourtant, cette simple donnée invariable, qui améliorerait très sensiblement mon expérience usager en ligne, n’est toujours pas utilisée.

Pourquoi faire simple lorsqu’on peut faire compliqué?

C’est un peu la conclusion de l’auteur de l’article. Ce n’est pas sexy de travailler sans algorithme et il n’y a pas de valorisation pour les geeks qui les développe. Ça faciliterait par contre grandement la vie des clients internautes et les fidéliserait aussi sans doute à la marque

In short, these kinds of easy wins aren’t sexy enough for data scientists. And maybe they fear their effort would go unnoticed if we can get better personalization without teams of PhD’s spending three years to create hundreds of algorithms.
Data scientists are vital to the future economy and advanced algorithms are an extremely important part of their work. But from a market-facing perspective, simplicity and quick wins should be part of the data science toolbox.

300 % de croissance du trafic web c’est possible, le cas Tourisme Mauricie

La semaine dernière, lors de la conférence de presse de Tourisme Mauricie pour dévoiler son nouveau positionnement marketing, (La belle d’à côté) j’appris avec bonheur que depuis que je travaille avec eux, le trafic du site est passé de 130,000 visiteurs annuels en 2008 à plus de 370,000 visiteurs en 2013. On parle donc d’une croissance de 300 % des visites en 5 ans, soit 60 % de croissance par années.

Cette croissance est directement attribuable aux efforts de l’équipe de Tourisme Mauricie. À titre de consultante, j’ai un pouvoir de recommandation, mais pas d’implantation et de production. Ce sont d’abord les employés de Tourisme Mauricie puis les différents fournisseurs externes qui font le travail. Mais disons qu’il est très réconfortant d’observer des résultats concrets de mes efforts stratégiques et surtout, de pouvoir vous les présenter. Le conseil stratégique a cette ingrate particularité, que beaucoup de clients ne veulent pas qu’on parle du travail qu’on fait avec eux et encore moins, qu’on en présente les résultats sonnants et trébuchants.

En plus du travail acharné des gens de Tourisme Mauricie, l’un des éléments du succès est cette quête de l’innovation et de l’excellence sur le web. Tourisme Mauricie a été la première entreprise touristique à développer un blogue, à inclure une application météo qui suggérait des activités propices en fonction du temps qu’il faisait, à engager une gestionnaire de communauté, à développer le concept « d’ambiance vacance » et plusieurs joueurs touristiques seront encore une fois « flabbergasté » de la prochaine innovation qui sera en ligne d’ici quelques mois, lors de la mise en ligne du nouveau site de Tourisme Mauricie et sur lequel « l’équipe » travaille déjà depuis plusieurs mois. Humblement, je dois admettre que pour ce client, très souvent j’ai l’impression d’apprendre plus de l’équipe en place que je ne leur enseigne réellement. Plusieurs de ces innovations n’étant pas le fruit de mes recommandations. Ils sont plutôt des résultantes de la créativité des gens en place.

Le succès d’une destination touristique est tributaire d’une panoplie de facteurs. La météo, la valeur du dollar (Américain pour les touristas québécoises et Canadien pour les Américains), de l’efficacité de la promotion et du marketing, de la couverture de presse et de bien d’autres facteurs encore. De surcroit, les organisations de promotion de destinations touristiques, comme l’un de mes clients Tourisme Mauricie, si elles n’ont pas elles-mêmes les outils de réservation, ont peu de moyens de mesurer directement l’efficacité de leurs efforts (ce que l’on nomme la conversion). Elles jouissent néanmoins de certains outils de validation tels que la croissance du nombre de visiteurs, de nuitées ou encore de dollars dépensés.

Les retombés économiques :

Selon Benoît Gauthier, président du conseil d’administration de Tourisme Mauricie

Le tourisme en Mauricie représente annuellement 416 millions de $ en retombées économiques dans la région.

(…)
En 2014, tous les pays du monde jouent sur le même terrain et courtisent les mêmes touristes potentiels. La concurrence est forte. Par contre, la Mauricie tire son épingle du jeu. Au cours des 5 dernières années, le tourisme en Mauricie a connu une croissance de 55 % des visites et de 52 % des dépenses touristiques. C’est majeur, et il faut que cela continue pour notre région, qui en a économiquement grandement besoin!

Pour ce qui est des visiteurs québécois, les chiffres sont encore plus éloquents comme le révèle ce tableau

Dans les commentaires de mon blogue, l’appréciation d’André Nollet, DG de Tourisme Mauricie

Ma chère Michelle, je te livre mon feedback :

SUPER, tu n’as pas d’idées. Y en a un paquet qui veulent qu’on accroisse nos relations d’affaires avec eux. Cristi, les gens présents ont apprécié et la preuve c’est qu’ils veulent qu’on augmente la vitesse du virage vers le web
Et plusieurs organisations en Mauricie voudraient être rendu là où nous sommes.

Mais ma réponse est : Des $$$, du jus de bras, une conseillère indépendant et de l’abnégation.

Si vous croyez que vous êtes bon, OUBLIEZ cela. Soyez humbles et très travaillant.
Et avant tout, sachez écouter.

Certaine nous ont confié :
Ils voudraient qu’on offre du support en leur offrant du services de blogue en impartition, de faire croître leurs présences web
De tenir à jour leurs sites, mais je me doute qu’il y en a plusieurs qui sont seront pris avec un problème technique assez grave…

Aussi, je crois bien que nous pourrons offrir moyennant une tarification abordable, des possibilités de mettre du vidéo de leur entreprise sur notre site et sur Youtube, tout est en train de se mettre en place, et trop souvent ce qu’ils ne peuvent pas faire sur leur site.

C’est enivrant, capotant, mais j’adore que ca bouge.

Et de mon côté, je vais m’appliquer à faire des commentaires sur les sites pertinents. Tu avais tellement raison.

Mais j’y vais comme pour manger un éléphant, tranche par tranche

Bien hâte de réviser la stratégie avec toi et améliorer le service Web de notre petite organisation.

Mes salutations Mme Volvo…. je suis jaloux!!!.

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L’application iPad La Presse + va révolutionner la pub et l’édition

Aujourd’hui je reçus le téléphone d’un journaliste de La Presse Canadienne qui voulait savoir ce que je pensais de la nouvelle application iPad de La Presse. Je lui répondis que je ne l’avais pas encore expérimenté (j’arrive à peine du lancement), mais que mes attentes n’étaient vraiment pas élevées. Les versions précédentes de l’application La Presse étaient juste un peu mieux que médiocres. C’était plus facile de s’y retrouver sur la version web que sur l’appli mobile. C’est tout dire. Par ailleurs, ayant toujours la première version de l’iPad, les mises à jour des apps, ne fonctionnent pas toujours correctement. D’ailleurs pour profiter pleinement de LaPresse +, il faudra la version 6.1 de l’OS. Je ne sais donc pas si demain matin, lorsque l’app sera disponible pour tous, gratuitement, avec accès à tous les contenus textuels et enrichis de LaPresse, si elle fonctionnera sur mon antiquité iPad.

Mais ce soir, l’ayant expérimenté sur un iPad dernière génération, je suis conquise. Je suis sur le cul. Je suis fière de l’ingéniosité, de la recherche et de l’innovation qui ont été investies dans ce produit québécois. Pour la première fois de ma vie j’avais l’impression de tenir entre mes mains ce que j’imaginais être un réel journal numérique. Je suis même certaine que ça va changer le monde de l’édition. Imaginez des pubs réellement applicatives avec lesquelles vous pouvez interagir? Et je ne parle pas là de petits GIFs animés « boboches » auxquels les bannières web nous ont habitués. Une vraie interaction et une pub, comme dans le journal papier, mais qui se tasse selon notre volonté, avec laquelle on peut s’amuser, et qui n’est vraiment pas intrusive.

Les moins de l’histoire, non elle ne sera pas disponible sur Androïd. Non tous les Québécois lecteurs de La Presse n’auront pas de iPad dernière génération, mais disons que le modèle d’affaires strictement pub de cette application viendra déjà foutre le trouble des « paywalls » du Journal de Montréal et de Le Devoir et même de la majorité des quotidiens de la planète. Le temps nous dira si cette (r)évolution fera des petits, mais déjà, j’ai comme une impression que bien des éditeurs viendront cogner à la porte de La Presse pour acquérir cette technologie. Je vous prédit aussi que les vendeurs de pubs qui se prélassaient à vendre de la petite bannière auront désormais du pain sur la planche et des devoirs à faire et que les créatifs publicitaires, jouiront de plaisirs à inventer de nouvelles possibilités d’interactions avec les usagers pour leurs clients.

Bravo l’équipe de La Presse et non je ne suis pas payée, commanditée ou encouragée de quelques façons que ce soit pour faire cette liche…

MAJ
plus de détails du président éditeur de La Presse, monsieur Guy Crevier La Presse+ sera offerte gratuitement

MAJ2

J’apprends du twitt de Pierre Arthur, le directeur de la recherche de LaPresse (celui qui m’a fait une démo personnelle hier soir).

@MichelleBlanc Merci. PTI LaPresse+ sera Android pour décembre 2013

Par ailleurs, le pote et ancient prof de ma M.Sc. commerce électronique Robert Gérin Lajoie sur Google+ (et trop grand passionné de Java à l’époque, ce qu’il nous a fait “rusher” avec ce criss de Java) fait un commentaire très éclairé de ce billet, que je reproduis ici sans sa permission. Mais comme je l’aime, que c’est réciproque et qu’il est pertinent, je doute qu’il me poursuive :-)

Oui, Michèle, bravo pour LaPresse. Ils ont surtout compris que l’avenir réside dans l’ouverture. C’est simple les publicitaires veulent et exigent une audience large! Les journaux deviennent une plate-forme de curation de contenu. Les chroniqueurs deviennent des animateurs de communauté. Les « PayWall » nuisent aux revenus publicitaires, et surtout à l’audience et l’impact des chroniqueurs, ainsi qu’à leur propre carrière!

C’est inspirant pour d’autres secteurs. Je pense en particulier à l’éducation universitaire….et ses enseignants qui sont ou pourraient devenir des vedettes d’un domaine pointu….

LaPresse a mis la priorité sur iPad parce que leurs focus group québécois pensent encore selon le marché existant aujourd’hui et hier. Souhaitons que leur planification de faire la version Android dans l’année deviennent une réalité. Il serait très intéressant de comprendre pourquoi ils ont fait une version native IPad plutôt que HTML 5 « pure ». Il faudrait rechercher les avis éclairés d’un artisan sur le sujet.

Et dans un autre statut Google + il ajoute

Une bonne analyse en provenance de l’Ontario, par le biais de ChantalHébert et portant sur l’erreur des « Paywall », ou pourquoi faire payer les lecteurs coupent les revenus des journaux et surtout comment cela restreint le nouveau rôle des journaux. Une référence de @ChantalHbert sur twitter, une réaction personnelle aux commentaires de +Michelle Blanc Le tout dans le contexte de la sortie de la version de La Presse sur l’IPad.
Are we beating our heads against a paywall?