Ce questionnaire devrait être administré de manière informelle et a pour but d’évaluer l’état général de la mise en place des médias sociaux, au moment actuel, d’une organisation. Il peut servir de référence pour des implantations et développements d’une pratique médias sociaux pour les clients internes ou externes. Plusieurs des questions ne trouveront pas de réponses. Cela est tout à fait normal. Ce questionnaire représente un certain « idéal à atteindre » en terme d’implantation des médias sociaux dans une structure organisationnelle et encore peu d’entreprises sont rendues à ce que nous pourrions appeler « un stade avancé » d’usage des médias sociaux. Les organisations qui peuvent répondre à chacune de ces questions ne deviendront probablement pas mes clients. Pour les autres, c’est certainement une belle entrée en matière
- Quel devraient être le ou les objectifs d’affaires des médias sociaux de votre organisation pour l’interne?
- Quel devraient être le ou les objectifs d’affaires des médias sociaux de votre organisation pour l’externe?
- Quels sont vos propres objectifs ?
- Avez-vous un fichier qui identifie les comptes blogues, Forums, WIKIS, Twitter, Facebook, Google +, Flickr, LinkedIn, YouTube, Pinterest , Foursquare, ou autre que vous gérez pour l’interne ou pour l’externe ? Comment sont-ils évalués ?
- Puis-je voir un exemple type de rapport que votre service produit pour des clients interne?
- Avez-vous un mapping des permissions et des autorisations de publier des contenus sur les médias sociaux (interne ou externe)?
- Avez-vous une ou des politiques éditoriales ?
- Avez-vous un calendrier des contenus ?
- Vos employés savent-ils les limites de ce qu’ils peuvent ou ne peuvent dire sur les médias sociaux ? Ont-ils signé un protocole de navigation Web ?
- Qu’est-ce qui est actuellement monitoré pour les clients internes et externes sur les médias sociaux ?
- Quelle est l’initiative interne ou externe sur les médias sociaux dont vous êtes le Plus fier ? et pourquoi ?
- Quel est votre échec média sociaux le plus important ?
- Quels sont les plus importants concurrents que vous avez identifiés ? Qu’offrent-ils ?
- Quel type d’activité médias sociaux avez-vous développée, supervisée pour des clients internes et/ou externes ?
- Qui devrait faire le monitorage chez vous et pourquoi?
- Qui devrait faire la stratégie des clients internes chez vous et pourquoi?
- Qui devrait faire la stratégie des clients externes chez vous et pourquoi?
- Qui devrait faire les contenus médias sociaux interne chez vous et pourquoi?
- Qui devrait faire les contenus médias sociaux externe chez vous et pourquoi ?
- Qui devrait faire la gestion de communautés internes chez vous et pourquoi ?
- Qui devrait faire la gestion de communautés externes chez vous et pourquoi ?
- Qui devrait gérer les outils de mesures statistiques et de ROI Médias sociaux pour des clients internes et/ou externes ? ?
- Si nous devions mettre toutes les ressources affectées aux médias sociaux de votre organisation sous une seule vice-présidence, ce devrait être laquelle et pourquoi ?
- Croyez-vous que les médias sociaux devraient plutôt être gérés par tous les employés ?
- Quelles sont les mesures de rendements des médias sociaux qui sont déjà en place ?
- Quel est le plus gros enjeu de croissance d’une unité média sociaux de votre organisation?
- Comment jugez-vous du niveau de connaissance des médias sociaux des employés, des départements chez de votre organisation?
Lectures complémentaires suggérées
Jeremiah Owyang Partner, Industry Analyst: Social Media Management: An Industry Perspective (SlideShare)
Jeremiah Owyang Partner, Industry Analyst: A Strategy for Managing Social Media Proliferation (SlideShare)
Steven Jeffes: The Social Media Balanced Scorecard: Balanced External and Internal Social Media Metrics – Critical Components of a World-Class Social Media Program
Joakim Nilsson: How to best organize internally for social media
Article publié le Mardi, 17 avril 2012 sous les rubriques Blogues d'affaires, Commerce de détail en ligne, entreprise 2.0, Facebook, géolocalisation, Google +, Google Plus, Marketing 2.0, Marketing Internet, marketing mobile, Médias sociaux, Outils et références, pinterest, Recrutement et ressources humaines Internet, Relations publiques Internet, Stratégie d'affaires, Stratégies de commerce électronique, Twitter ou le microblogging et Web 2.0.
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Cela fait maintenant 10 ans que je fais de la consultation stratégique internet et des conférences pour les entreprises, principalement au Québec, mais aussi à l’international. J’ai eu l’immense chance de travailler autant pour des multinationales que pour des PME et même des entreprises individuelles ou des individus. J’en ai vu de toutes les couleurs et oui, mes plus gros succès l’ont été avec des PME et des entreprises individuelles.
Les médias sociaux ont toujours fait parti de ma pratique, mais on en parle beaucoup plus depuis quelques années. D’ailleurs ça me fait toujours drôle de constater l’engouement soudain qu’ont les entreprises pour ça (et les nouveaux spécialistes médias sociaux qui apparaissent plus vite encore que la demande). Il y a dix ans on parlait de forums, de wiki, de blogues, de MySpace et ce n’est que depuis quelques années que tout d’un coup, les e-communautés (l’ancien nom des médias sociaux) sont devenus à la mode. Mais est-ce réellement une mode ? Non, je ne le crois pas. D’ailleurs, certains des concepts que je continue de valoriser aujourd’hui me viennent de l’excellent livre How digital is your business de Slywotsky, qui fut publié en 2000 et qui traite d’exemples de 93 à 98. J’eus la chance de m’initier à Slywotsky et à plusieurs autres lors de ma M.Sc. Commerce électronique.
J’ai toujours aidé les entreprises à avoir une saine présence en ligne, qu’elle soit commerciale, organisationnelle, personnelle ou gouvernementale. J’ai beaucoup travaillé sur le « commerce en ligne », mais dès le départ, il est apparu que le Web est d’abord et avant tout un médium textuel, que les médias sociaux sont d’excellents générateurs de contenus textuels et qu’ils étaient de facto, un ajout indispensable à une saine présence web. C’est pourquoi d’ailleurs j’ai toujours valorisé le blogue comme outil de création de contenus textuels et que je prétends encore que c’est le roi des médias sociaux et qu’il est le principal générateur de ROI.
Grande versus petite organisation
Je disais que mes plus grands succès étaient avec de petites organisations. Par exemple, j’ai abondamment parlé de Dessins Drummond, de Tourisme Mauricie ou d’un accordeur de piano. Leurs exemples sont éloquents de par leur réussite, mais aussi parce qu’ils me permettent justement d’en parler. Je n’ai par contre rien dit de ses vedettes, chroniqueurs ou éditorialistes de la presse qui me consultent sporadiquement. Ils tiennent à ce que ça ne se sache pas. Quant aux très grandes entreprises avec qui je travaille, elles sont aussi beaucoup plus frileuses à exposer leur succès web. Beaucoup de ces clients ne veulent même pas que je mentionne qu’on travaille ensemble de peur de réveiller la compétition, alors de documenter leurs succès est impensable. De plus, avec une petite et moyenne organisation si le président ou le DG décide d’aller dans une direction, l’organisation suit et les choses se font. Dans une très grande organisation on parle de processus, de reddition de comptes, de gestion du changement et strictement pour décider à quelle fonction de l’entreprise revient la tache de gérer les médias sociaux, c’est déjà une montagne à gravir. Alors avant que ces entreprises ne soient « agiles » sur ceux-ci, il y a un pas-de-géant à faire. Mais oui, il y a des succès, de l’innovation et de la réussite de grandes organisations sur les médias sociaux. Je félicitais d’ailleurs récemment IGA pour leur excellente présence en ligne et me désolait de ne pas être impliqué dans une telle aventure (ce qui me permet par contre d’en parler ouvertement, hehehe).
Là où le bât blesse
Au tournant de l’an 2000, tout le monde voulait un site web. Ils ne savaient pas pourquoi, mais il fallait être en ligne. Tout d’un coup, tout le monde et son petit neveu étaient aussi des experts du web. Un cours de programmation HTML au CÉGEP était suffisant pour justifier une expertise et le web devint rapidement peuplé de sites plus ou moins efficaces. Trois, quatre ans plus tard, les organisations commencèrent à se poser des questions. Ils réalisèrent le peu de ROI de leurs dépenses web et se dire soit « le web ça ne sert à rien, je le sais j’ai payé pour » ou encore « le web, je n’ai peut-être pas fait la bonne affaire ». C’est ce deuxième groupe qui devint mes clients. Ils étaient prêts à payer quelqu’un comme moi, à mon taux horaire, pour avoir les réponses et réenligner leurs stratégies.
En 2012, nous vivons le même phénomène, mais avec les médias sociaux. Tout d’un coup tout le monde veut des médias sociaux et une offre spontanée et de qualité très variable vient naturellement combler la demande. Ça prends 5 minutes ouvrir une page Facebook, deux minutes un compte Twitter et quelques heures un blogue pro (mais quelques minutes un blogue gratuit). Alors, pourquoi payer un spécialiste ? Des entreprises demandent même à l’adjointe administrative de twitter pour l’organisation. Dans le fond, répondre aux différents publics c’est déjà ce que fait la réceptionniste, non ?
Donc pour encore deux à trois ans bien des entreprises feront n’importe quoi et avec n’importe qui sur les médias sociaux. Après leurs premiers balbutiements sur les réseaux sociaux et après leur constat de l’investissement qu’ils auront fait, ils seront de nouveau mes clients ou les clients d’experts comme moi (parce qu’il y en a plusieurs) qui pourront justifier positivement les investissements, les stratégies et les retombées d’affaires de celles-ci.
Agences de RP vs Agences de pub et fonction marketing vs fonction RP
Un autre facteur majeur de changement qui s’opère dans la sphère des médias sociaux est la lutte qui s’engage entre les agences de pub et les agences de relations publiques. Au niveau mondial on remarque un déplacement des budgets et des responsabilités web, de la fonction marketing aux fonctions communications ou relations publiques. C’est que les gens de marketing ont l’habitude de « dire », tandis que les gens de comm ou de RP ont plus l’habitude « d’écouter » et d’intervenir auprès des différents publics de l’organisation. D’ailleurs si on observe attentivement ce qui se passe au Québec on remarque que ce sont principalement les agences de RP qui se sont associés (lire ici embaucher) aux « experts » québécois reconnus des médias sociaux, pas les agences de pub. À cet égard le Québec suit donc la tendance mondiale. Mon point de vue là-dessus est un peu différent (voire utopiste). Les médias sociaux sont au cœur de la communication avec les publics internes et externes de l’organisation. Ils ont la potentialité de générer des « outputs » d’affaires pour toutes les fonctions traditionnelles de l’organisation. Qu’on pense aux ventes, communications, relations publiques, marketing, ressources humaines, productions, design de produits, technologies de l’information et oui même aux finances ou à la logistique. Mais pour ce faire ils ont aussi besoin de l’input de chacune des ces fonctions. Or si les médias sociaux sont placés sous l’une des fonctions traditionnelles de l’entreprise, il y a de fortes chances pour que les autres fonctions de l’entreprise ne collaborent pas de manière entière et dédiée aux objectifs supérieurs de l’organisation. C’est pourquoi je valorise une fonction spécifique qui serait la fonction Web, avec sa vice-présidence, son budget et ses équipes propres. Ainsi les chances de succès et de retombés d’affaires pour toute l’organisation seraient grandement augmentées. Il est plus facile de faire avancer la discussion et les priorités qui sont inhérentes au Web si on est assis à la même table que les autres décideurs des fonctions de l’entreprise que sous une fonction qui en plus du Web, aura bien d’autres “priorités” à gérer.
Voilà, quelques pistes de réflexions qui me viennent ce matin et que je continuerai de vous parler dans les mois et les années à venir (comme je le fais de toute façon déjà depuis 10 ans)…
Article publié le Jeudi, 5 avril 2012 sous les rubriques Blogue, Blogues d'affaires, Commerce de détail en ligne, Facebook, Google +, Marketing 2.0, Marketing Internet, Médias sociaux, Recrutement et ressources humaines Internet, Relations publiques Internet, Stratégie d'affaires, Stratégies de commerce électronique, Twitter ou le microblogging et Web 2.0.
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Libelés : conférencier médias sociaux, consultant médias sociaux, How digital is your business.
Hier j’étais à l’émission Désautels sur la radio de Radio-Canada. Nous discutions des « dangers » des médias sociaux. Il est évident que comme pour tout outil, il est toujours préférable de lire les instructions et de prendre des précautions. Les médias sociaux peuvent certainement aider, mais ils peuvent aussi nuire si on ne s’en sert pas convenablement. La discussion que nous avions, monsieur Benoît Dupont titulaire de la Chaire du Centre International de Criminologie Comparée , Michel Désautels et moi-même fut certainement trop courte pour que nous puissions réellement débattre du fond de la question et départager les « mythes » des médias sociaux, de la « froide réalité » du potentiel de dangerosité que peut engendrer une participation active aux médias sociaux. Néanmoins, je vous invite à écouter cet échange et en guise de complément d’information, je rappelle qu’il y a au Canada 8 millions de personnes issues de la génération Net versus 7.3 millions de baby-boomers (tel qu’illustré dans la présentation de mon billet Génération C ma participation à la table ronde consommation). Je vous invite aussi à relire :
Cyberespionnage, sécurité, vol d’identité, Web 2.0 et chasse aux sorcières
Du « danger » des médias sociaux et du web pour les jeunes
ou encore à fouiller ma catégorie Commerce électronique: mythes pour relativiser les « menaces » issues du Web et des médias sociaux.
Article publié le Mardi, 7 septembre 2010 sous les rubriques Facebook, Médias auxquels je collabore, Médias qui sollicitent mes avis, Médias sociaux et Recrutement et ressources humaines Internet.
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Au mois de juin dernier, la fédération des CEGEPs du Québec me demandait de donner une conférence sur les médias sociaux, dans un contexte éducationnel. Ma conférence LE WEB ET LES MÉDIAS SOCIAUX : PÔVRES DE VOUS ! (SUSCEPTIBLES S’ABSTENIR) (.MOV et peut être long à télécharger) est donc disponible depuis le site du Centre collégial de développement du matériel didactique :
Madame Michelle Blanc, consultante, auteure, blogueuse et spécialiste en marketing Internet et stratégie Web, présente dans cette conférence, les 10 règles à suivre pour développer une présence efficace sur le Web, traite de la génération Net et propose une exploration de l’univers des médias sociaux afin de mieux connaître leurs possibilités d’utilisation. Elle aborde également quelques stratégies de recrutement novatrices.
« Le Web 2, le Web, les blogues, les médias sociaux, c’est pas tellement une question de technologie qu’une question d’organisation du travail. C’est une question de philosophie. C’est une question de philosophie de communication. C’est une question d’accepter une perte de contrôle salutaire du message. C’est d’accepter d’arrêter de tout vouloir contrôler, parce que, de toute façon, tu ne contrôles rien. » M.B.
INFORMATION
Conférencier : Michelle Blanc
Date : 17 juin 09
Organisateur : Fédération des cégeps du Québec
Lieu : Colloque fédération des cégeps
Cameraman : Daniel Hardy
Durée : 150:03 min
Article publié le Vendredi, 11 septembre 2009 sous les rubriques Blogue, Facebook, Innovation, Marketing 2.0, Marketing Internet, Médias sociaux, Recrutement et ressources humaines Internet, Relations publiques Internet, Twitter ou le microblogging et Web 2.0.
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Pour faire suite à ma série The Proof is in the pudding I et II (dans laquelle j’étais un petit peu baveuse), j’aimerais parler de l’importance de la GROSSEUR dans les médias sociaux. Vous me direz aussi que je prêche pour ma paroisse et que je profite encore une fois de l’opportunité de me vanter et de rappeler qu’Infopresse a déjà dit que j’avais les plus belles mensurations Web du Québec (et vous aurez raison). N’empêche que le guru du PR 2.0, Brian Solis, dans son billet Size Matters: Job Seekers Measure the Size of Your Social Graph (via un twitt de Mark Clayson) rappelle que les employeurs américains qui recrutent des gestionnaires médias sociaux, exigent qu’ils aient une certaine présence prouvée sur ceux-ci, avant d’avoir l’emploi :
Electronics retailer Best Buy recently posted a job opening for Senior Manager-Emerging Media Marketing. The role was described as, “the primary lead for the Best Buy’s mobile, social, and video marketing & media efforts to drive in-store and online sales, create sustainable word of mouth evangelists, and brand loyalists.”
Job qualifications required for consideration include a Bachelors degree, two years of mobile or social media marketing experience, four years of people or resource leadership experience and one year of active blogging experience.
In addition, the applicant was required to have at least 250 followers on Twitter.
Ça me fait aussi songer à ce client que je rencontrais hier, qui me parlait de sa firme marketing qui lui donnait des conseils Facebook et qui avait moins de 100 amis sur Facebook. Je pense aussi à ces nouveaux experts Twitter qui promettent de vous aider à avoir des milliers de Followers et qui n’en ont eux-mêmes que quelques centaines. C’est bien de s’improviser (n’est-ce pas l’une des clés de l’innovation) mais il y a tout de même une limite à prétendre n’importe quoi. Avant de confier un mandat d’expert à quelqu’un qui dit l’être, vérifiez un peu par vous-même à quel point cet expert maîtrise réellement son sujet.
N. B.. Il faut aussi dire que je connais des experts médias sociaux qui n’ont que peu de followers Twitter mais lisent individuellement chacun de ceux-ci. Je m’obstinais avec certains d’entre eux d’ailleurs hier au Yulbiz. Ça n’enlève pas leur valeur et ils savent de quoi ils parlent. On n’est juste pas d’accord sur l’utilité de l’outil et la manière de travailler avec celui-ci; la quantité, des fois, diminue la qualité. Mais ce sera peut-être le sujet d’un autre billet…
Article publié le Mercredi, 26 août 2009 sous les rubriques Facebook, Marketing 2.0, Marketing Internet, Médias sociaux, Recrutement et ressources humaines Internet, Statistiques de ce blogue et Twitter ou le microblogging.
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