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Certaines montées de lait qu’il peut m’arriver de faire!

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La « pochitude » sites des partis québécois et le manque de vision numérique

Pour vérifier quels partis avaient la main haute en termes de visiteurs, j’ai utilisé Alexa et GoogleTrends pour site Web. Malheureusement, leur trafic est si pitoyable qu’aucune donnée n’apparaît. Seulement Graphbuzz arrive à enregistrer une minime parcelle d’un petit peu de trafic et au moment d’écrire ces lignes, c’est le parti Libéral qui l’emporte.

C’est même d’une tristesse de constater que seulement François Legault n’ose exprimer librement sa pensée sur Twitter sous les railleries de Jean Charest. Ces railleries en disent plus long sur l’incompréhension, voire la distanciation que monsieur Charest a du peuple, que des possibles bourdes de monsieur Legault sur Twitter. D’ailleurs, je le trouve rigolo monsieur Legault, lorsqu’il disait hier qu’il se doit de gérer les gros égos (en parlant de Duchesneau).

Je suis habitué de gérer de gros égos. J’ai déjà géré des pilotes. 😉 #qc2012

Pour en revenir aux sites des partis qui ne sont pratiquement pas visités, même par les fans hardcore de leur électorat, si on observe le contenu et qu’on est capable de rester éveillé plus de 30 secondes, on comprend facilement le peu d’intérêt. Communiqué de presse, cassette politique prévisible, vidéos qui partent tout seul et autres âneries. Les sites des partis sont sur le respirateur artificiel entre les élections et deviennent soudainement vivants (un euphémisme ici) quelques jours avant les élections. Tout comme la présence des candidats sur les différents sites sociaux. Entre les élections les partis (hormis Québec Solidaire), n’ont aucun intérêt à communiquer avec les citoyens et durant la campagne électorale, cette communication n’est qu’unidirectionnelle (sauf pour certains cas isolés comme monsieur Legault, Drainville, Kadir et autres).

Par ailleurs, à ce que je sache, aucun parti n’a encore parlé d’économie numérique, du scandale des TI (qui à mon point de vue est encore plus grave que celui de la construction), du cout exorbitant des branchements internet et cellulaire et du développement de la « société du savoir » qui je le rappelle, se transmet via des infrastructures numériques. Lors de la dernière élection, une demande spécifique avait été faire à tous les chefs via une lettre demandant « un plan numérique pour le Québec ». À ce jour, encore aucune réponse formelle d’aucun des partis.

Je rappelle ce que je disais dans mon billet Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans la bon panier?

l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois. Or, au gouvernement du Québec, on a un ministère du tourisme, des assises du tourisme, de nombreux ATR qui sont financés à même nos taxes et divers groupes de pression. Quelques groupes d’intérêts des industries numériques réclament une politique du numérique, un plan numérique pour le Québec (j’ai moi-même été un élément catalyseur d’un tel projet) et nous n’osons même pas espérer un jour voir apparaître un ministère du numérique .

En terminant vous serez sans doute surpris d’apprendre que c’est le nouveau parti Option Nationale qui trend sur Google Trends. Est-ce le prélude à une poussée d’Option Nationale dans les intentions de vote? Au moment d’écrire ces lignes, je ne le sais pas encore.

Je suis donc blasée de nos politiciens et de leurs partis en ligne et de leur manque de vision de l’importance de l’économie numérique. C’est en gros ce que je disais hier à l’émission Retour sur le monde de la radio de Radio-Canada Québec

Si certains n’hésitent pas à parler d’élections « deux point zéro » pour désigner la champagne électorale en cours au Québec, il se trouve au moins une spécialiste des médias sociaux pour trouver que les politiciens québécois sont encore loin d’avoir apprivoisé les manières nouvelles de communiquer avec les électeurs. (14:24 min.)

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De la discrétion des très très riches

Comme je l’ai déjà mentionné, j’ai beaucoup de très petits entrepreneurs et de start-up comme clients. Mais j’ai aussi quelques clients qui sont très, très riches. Ces clients ont une chose en commun. Ils sont extrêmement discrets quant à leur fortune et veulent à tout prix passer sous le radar.

J’étais avec l’un de ces clients sur une terrasse de la rue St-Denis et nous parlions de la visibilité de son entreprise. Son produit culturel est dans une cinquantaine de pays, il est traduit dans une trentaine de langues et c’est sans doute le produit culturel québécois qui (avec le Cirque du Soleil et Céline Dion) a le plus de succès sur la scène internationale. Son produit est complètement développé dans des bureaux du vieux Montréal, et fait littéralement le tour de la planète. Je lui demande alors pourquoi un succès si éclatant n’est pas plus connu ici, pourquoi est-il si discret avec cette réussite extraordinaire. Il me répondit, tu sais Michelle, nous sommes assis sur une terrasse et personne ne me connaît. J’aime ça de même. J’ai déjà assez de ma famille qui me tète sans arrêt pour que je les aide financièrement, s’il fallait que le Québec au complet soit après moi, je n’aurais plus de vie. J’aime ça être un inconnu. La vedette c’est mon produit et je veux que tu m’aides à développer sa présence en ligne that’s it that’s all. Qu’on sache ici que c’est un succès planétaire n’a pas d’importance pour moi.

Un autre de mes clients détient 52% d’une entreprise qui a des ventes d’un milliard par an. C’est un gentleman-farmer, avec ses bretelles. Il sacre et fait des blagues salées, est on ne peut plus terre à terre et valorise le profil bas. Lors d’une discussion à propos d’un enjeu de relations publiques en ligne il me dit qu’il avait toujours valorisé de ne pas qu’on parle de sa boîte. Depuis des années, il avait le réflexe de se couvrir et de laisser passer la tempête. J’appris par accident la semaine dernière que ce monsieur est l’un des plus gros donateurs du Musée du Québec. Mais personne ou à peu près ne le sait. Ça risque d’ailleurs de rester dans les limbes éternellement.

Un autre de mes clients avait une entreprise techno. Il avait débuté dans l’entrepôt d’un petit dépanneur. Son entreprise grandissant, il fit un reverse take-over d’une exploration minière à la bourse de Toronto et cette entreprise (par accident) détenait les droits d’exploration pétrolière du Manitoba. On l’appelle maintenant le « scheik du Manitoba ». Si vous le rencontriez dans la rue, vous ne devineriez jamais ça. D’ailleurs ces trois clients sont tous de parfaits inconnus. Ils sont tous d’une simplicité et d’une gentillesse désarmantes. Ils sont habillés comme monsieur et madame tout le monde et pourtant, ils sont pleins aux as. Ce qu’ils veulent par-dessus tout est de rester anonyme.

On ne sait jamais à qui on parle et lorsqu’on le sait finalement, des fois on a une méchante surprise. La discrétion des très très riche est motivée par plusieurs facteurs, mais il est clair que ce facteur n’est pas toujours « de vouloir crosser le monde et de faire du cash sur le dos des pôvres travailleurs ».

Ils sont d’ailleurs devenus très riches par un travail acharné, un leg ou une chance inouïe. Dans tous les cas ce sont des entrepreneurs responsables, qui traitent vraiment bien leurs employés et qui sont d’une simplicité désarmante.

Je suis très fière de me promener et de me pavaner dans mon Alfa Roméo usager. Mais de toute évidence, je ne suis pas discrète, je ne suis pas riche et je ne fais pas d’effort pour disparaître dans la foule…

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De la connerie estudiantine et de la réponse à la connerie

Depuis que je blogue, j’ai l’habitude qu’on me fasse dire bien des choses. Mais depuis quelques mois, depuis que j’ai ouvertement critiqué la Classe issue de l’ASSÉ qui est notoirement infiltrée par une gauche radicale (ce qui est documenté par des gens de l’ASSÉ eux-mêmes), depuis que par souci de transparence j’ai écrit entre autres : Je suis de centre droit, pour la hausse de frais de scolarité et pour la loi 78, malgré certaines clauses que je n’appuie vraiment pas. En préambule de mon billet Crise étudiante, la gauche est plus active et intolérante sur les médias sociaux, je ne serais plus moi-même! Je représenterais « une cause », mes analyses seraient maintenant biaisées et j’aurais perdu toute objectivité.

C’est l’essence de la leçon que me donne une très brave scribe du nom de « geniedecesiecle » dans son billet PETIT GUIDE DE SAVOIR-VIVRE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX, du non moins élogieux blogue terreurterreur. Notez ici qu’avoir voulu inventer ça, je me serais certainement fait tirer des roches par des gens qui se promènent sans doute avec des cailloux dans leur sac-à-dos pour garder la forme…

Dans cet élogieuse critique on peut lire :

Dans l’incipit de son article, Mme Blanc se sent l’obligation de nous révéler sa position idéologique, soit supposément de « centre-droit », ce qui est un euphémisme pour « droite modérée », lui-même un euphémisme pour « droite ». En se posant d’elle-même en faveur de la Loi 78, elle serait plutôt à considérer comme de droite autoritaire; par opposition, par exemple, à Éric Duhaime, clairement de droite libertaire, voire anarcho-capitaliste, raison pour laquelle il s’est positionné, lui, contre la Loi 78.

Puis ce passage savoureux tiré des conseils de la courageuse anonyme (je dis la mais ce pourrait bien être « le »).

N’oubliez pas que vous ne parlez pas seulement en votre nom, vous parlez au nom d’une cause, d’une idéologie que vous défendez au-delà de vous-mêmes. Quand vous parlez de vos idéaux politiques, vous représentez quelques chose qui dépasse votre je-me-moi ainsi que ceux et celles qui partagent vos allégeances;

Dans les commentaires du billet en question, Anne Archet, pseudonyme (aussi) bien connu de la blogosphère y va d’une réplique que je trouve tout à fait savoureuse :

Anne Archet dit :
12 juin 2012 à 10:39
«N’oubliez pas que vous ne parlez pas seulement en votre nom, vous parlez au nom d’une cause, idéologie que vous défendez au-delà de vous-mêmes.»
Ça, c’est la recette parfaite pour tomber dans la niaiserie et le bêlement. Stirner disait que se mettre au service d’une cause est la principale source de servilité; sur les réseaux sociaux, c’est aussi une des principales causes de connerie.
Ce n’est pas parce que j’appuie les étudiants que leur cause est devenue la mienne. Et surtout, ce n’est pas parce que je suis solidaire avec eux que j’adhère à une quelconque idéologie de mes deux fesses. Si ça se trouve, il y a des tas de trucs qui m’horripilent avec la crise actuelle, à commencer avec ce jeu de mot pénible de «printemps érable». Je me moque prodigieusement des arguments démocrates et bien pensants des carrés rouges et surtout de leur sociale démocratie à l’eau de rose. Je trouve que le gel des frais de scolarité ne mérite même pas d’être tyrappé trente secondes, je trouve oiseuse l’obsession d’être «écouté» et de «négocier» avec les salauds qui exercent le pouvoir et je trouve que les efforts mis en place sont démesurés par rapport à la finalité plus que modeste du mouvement (gratuité scolaire et alternance du parti au pouvoir).
Ce qui me plaît, c’est l’expression de la révolte, la confrontation avec le pouvoir et l’apprentissage à la dure des relations de domination dans une société de classe. Ce qui me plaît, c’est de voir tous ces gens qui, en tapant sur leurs casseroles, se permettent de ressentir pendant un court moment ce que pourrait la liberté, voire se permettent d’envisager pendant quelque secondes la possibilité de reprendre possession de leur vie.
Dans ces conditions, est-ce que je dois m’abstenir de participer au débat? Ou alors, dois-je reprendre la cassette de la FEUQ ou de l’ASSE, au nom de la «cause qui me dépasse»? Si la cause me dépasse, c’est qu’elle est devenue transcendante, un fantôme comme les autres (la Nation, la Liberté, la Justice, la Race, etc, ad nauseam) et donc une source de sacrifice et d’oppression. Fuck la cause. J’ai bâti la mienne sur rien.
Ma seule cause valable est ma propre cause et j’en suis la seule porte-parole attitrée. Voilà pourquoi j’abuse du «je»: pour que personne ne se sente contraint d’être de mon avis.

Anne Archet dit :
12 juin 2012 à 10:57
À mon tour de faire un mauvais jeu de mots.
La gauche: beaucoup de causes, très peu d’effets.

 

On me dit aussi que je devrais fermer ma gueule parce que c’est la gauche qui a mis les droits des gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres sur la map et que ceux-ci pratiquèrent la désobéissance civile il y a quarante ans à Stonewall. On me dit aussi que je suis achetée par les Libéraux (que je pourfends pourtant allègrement ici depuis des années. Je critique d’ailleurs tout les partis politiques sans discrimination). On me dit aussi que … anyway vous comprenez le principe.

Je suis fière d’avoir déjà fait changer énormément de choses dans notre société par la force de mes convictions, de mes écrits et de mes prises de position publiques non violentes, non partisane et respectueuse de la propriété publique et de la démocratie. Je peux entre autres me vanter d’avoir été l’un des éléments clés de l’installation du 3G en Abitibi, du changement de vision du Ministère de la Santé afin qu’ils défraient le cout des opérations génitales de changement de sexe et des changements profonds de l’usage que font nos organisations des technologies Web. On dira aussi que je suis « la papesse autoproclamée du Web » alors que JAMAIS je n’ai revendiqué quoi que ce soit à ce titre. Par contre, je remercie encore Bruno Guglielminetti qui dans la préface de Les médias sociaux 101 disait :

Si aujourd’hui de plus en plus d’entreprises, et même de partis politiques, s’efforcent d’être plus ouvertes envers la communauté des internautes québécois, je suis persuadé que c’est en partie grâce à son travail d’intervention dans les médias et au sein des entreprises elles-mêmes. Pour cela, chapeau, Michelle Blanc!

En guise de conclusion, quelques citations, juste pour faire tilter l’un de mes plus grands admirateurs, qui lui préfère encore des proverbes Africains

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d’être » Henri Poincare

« Darkness cannot drive out darkness; only light can do that. Hate cannot drive out hate; only love can do that. » Martin Luther King, Jr.

And there comes a time when one must take a position that is neither safe, nor politic, nor popular but one must take it because it is right. »
Martin Luther King, Jr., 1967

MAJ
Suis quand même surprise que la CLASSE n’ait pas présenté de candidats à la dernière partielle! La démocratie c’est ça aussi…

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Droit et Internet Edito sans question

La Classé, Rima Elkouri et comment détruire le mythe de la perturbation

Dans son article de LaPresse Le festival du faux débat, Rima Elkouri parle du mythe de la Classé.

Quant à la CLASSE, elle a beau avoir refusé de rencontrer Gilbert Rozon (elle l’accuse d’ingérence, de mener une campagne de salissage et considère que le seul interlocuteur devrait être le gouvernement), cela ne la rend pas coupable par association. Le gouvernement a présenté comme une menace la malheureuse phrase montée en épingle «on va vous l’organiser, votre Grand Prix», lancée par un représentant de la CLASSE lors de négociations très tendues avec la ministre Michelle Courchesne. Gabriel Nadeau-Dubois reconnaît qu’il s’agissait d’une déclaration maladroite dans un contexte où les esprits s’échauffaient de part et d’autre. «Une erreur», il l’admet. Mais pas une menace. Sauf peut-être aux yeux de ceux qui ont intérêt à y voir une menace.
Gabriel Nadeau-Dubois a clairement dit qu’aucune perturbation des festivals n’était prévue. Il a aussi clairement dénoncé les menaces dont a été victime Gilbert Rozon dans les médias sociaux. Il a répété que l’intention de la CLASSE est de demeurer visible et d’informer les gens et non de mettre en péril la participation ou la sécurité de quiconque. Que veut-on de plus? Que la CLASSE dénonce les orages violents qui pourraient perturber les festivals?

Oui vous avez raison madame Elkouri la Classé n’est pas responsable des violences qui surgissent dans certaines manifestations. Gabriel Nadeau-Dubois n’est qu’un porte-parole. Il n’est pas la Classé et il n’est pas responsable des agissements de ses membres. Oui monsieur Gabriel Nadeau-Dubois et la CLASSE ne veulent qu’ “informer les gens et non mettre en péril la participation ou la sécurité de quiconque”.

Fast Forward ou comment grâce à la CLASSE je ne peux prédire les “perturbations (voire les violence)” des jours à venir à Montréal.
La CLASSE n’est responsable de rien. Elle ne l’a jamais été. Elle n’est pas non plus responsable de sa page Calendrier des événements sur son site. Elle le dit d’ailleurs clairement dans son paragraphe:

Pour ajouter un événement au calendrier, veuillez faire parvenir les informations essentielles (nom de l’événement, date, heure, lieu, courte description) à l’adresse courriel webmestre@asse-solidarite.qc.ca
Ce calendrier est une plate-forme ouverte servant à publiciser l’ensemble des événements organisés dans le cadre de la lutte étudiante. Les événements et les propos tenus sur ce calendrier ne sont pas nécessairement appuyés par le CLASSE.

Dans cette logique de non-responsabilité d’événements dont on fait la promotion, elle n’est pas non plus responsable des événements suivants:

Action locale: Perturbons le cocktail d’ouverture du Grand Prix!
Créé par julien.royal@gmail.com
Du 4 au 10 juin multiplions les interventions. Partout où ils iront, nous y serons ! Les manifs nocturnes iront déranger cette élite crasse, tous les soirs dans l’ouest du centre-ville. Pour débuter leur semaine d’activités, ils s’offrent un banquet où le billet pour partager une table avec un pilote coûte 25 000 $ ! Faisons de leur soirée « de prestige, de faste et de plaisir » notre « Grand Soir »!
(…)
La CLAC répond à l’appel des mouvements de contestation étudiants et participera à une semaine de perturbation économique pour promouvoir la grève sociale.
Fuck le Grand prix !

Action locale: Manif – Action féministe : Cassons leur party
Dans le cadre du Grand prix du Canada, allons cassons le party des clients de l’industrie du sexe!
Rendez-vous à 17h au Square-Philips (métro McGill) le samedi 9 juin pour perturber l’hôtel Sheraton, une des cibles privilégiées de ces crosseurs internationaux.
(…)
Cet appel à la perturbation est lancé par des féministes radicales montréalaises et des pro-féministes.

Action locale: Manif-Action Contre le Grand prix… des frais de scolarité
dim., 10 juin, 10:30 – 12:00
Lieu Quai de la ligne jaune au métro Berri-UQAM

Créé par julien.royal@gmail.com
Description Consigne importante: Ne montez pas dans le train avant le signal.
Action locale: Manifestation contre la Conférence de Montréal / Demonstration against the Conference of Montreal
lun., 11 juin, 08:30 – 11:30
Lieu Hilton Montréal Bonaventure
plan
Agenda Actions et événements à venir
Créé par julien.royal@gmail.com

Du 11 au 14 juin, Montréal sera l’hôte de la Conférence de Montréal sur le Forum économique international des Amériques. Organisé par la famille la plus puissante du Canada, la famille Desmarais et Power Corporation, ainsi que plusieurs autres élites, la conférence réunira près de 150 conférenciers de partout a travers le monde, représentant les banquiers, industriels, dirigeants d’entreprise, politiciens, recteurs universitaires, des fondateurs d’organisations internationales, et également la sommité des médias.. Il devrait y avoir environ 3000 participants et invités.

Julien Royal est membre de la CLASSE et a pose sa candidature au poste de Secrétaire à l’information de l’ASSÉ. Mais la CLASSE n’est pas responsable de l’association qui l’a fondé (l’ASSÉ) et elle n’est pas non plus responsable des membres de son executif.
La nouvelle porte parole de la CLASSE, Camille Robert, est aussi membre de la CLAC (Convergence des luttes anti-capitalistes). Ce n’est pas de la faute à la CLASSE si elle choisit une personne qui est aussi membre du groupe radical CLAC comme porte-parole et si elle fait la promotion des événements perturbateurs de la CLAC sur son propre site web. La CLASSE ni tout évéeànement perturbateurs, elle ne fait que de l’information. Associer la CLASSE à ses membres, aux organisations qui font la promotion de perturbations ou aux perturbations elles-mêmes n’est que de la démagogie et participe à la création d’un mythe. Par ailleurs, Gilbert Rozon et les organisateurs d’événements à Montréal souffrent sans doute de paranoïa, tout comme le maire de Montréal et son service de police.

(Vous pouvez sans doute lire entre les lignes une pointe d’ironie, mais la CLASSE n’est pas responsable non plus de l’ironie des autres, de ses membres ou des groupes extrémistes qui peuvent y être accidentellement associés. Je ne suis pas non plus responsable des contenus qui sont publiés dans ce blogue, de ce billet et des commentaires qui peuvent s’y ajouter. Tout ce qui est écrit ici n’a que l’objectif d’informer pacifiquement les camarades et la population en général. )

MAJ

Madame Camille Robert n’est pas une anarchiste, ni membre du L’Union Cummuniste Libertaire même si elle se présente ainsi lors du Salon du livre anarchiste de Montréal ou dans un article qu’elle signe pour l’ASSÉ. La présenter comme une anarchiste, une communiste ou une libertaire ne serait que propager vilement un mythe…

L’aliénation salariée : pour une critique anarchiste du travail (fr.)
13h-14h45, dimanche 22 mai
Salle 123 au CEDA

Le travail salarié n’a pas toujours été ; s’il apparaît aujourd’hui comme la seule manière d’exister, c’est qu’il a d’abord été instauré par la violence et la répression. Alors qu’il était dévalorisé dans pratiquement toutes les sociétés avant le 19e siècle, le travail s’est imposé en bouleversant toutes les formes de liens sociaux et de solidarités pré-capitalistes au nom du profit. Cet atelier retrace le parcours historique du travail salarié en examinant le cas plus spécifique du Québec.

Camille Robert, étudiante en Histoire, membre de l’Union Communiste Libertaire, militante du mouvement étudiant et syndical.

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Xavier Dolan, son film et ma rencontre avec ce génie

J’ai eu l’insigne honneur d’agir comme consultante auprès de Xavier Dolan pour la création de son dernier film Laurence Anyways. Il avait complété lui-même son scénario et il voulait valider certains éléments de celui-ci. Il voulait confronter « à la réalité » certains passages qu’il avait imaginé.

Xavier Dolan est sans doute l’une des dix personnes les plus impressionnantes qu’il m’a été donné de rencontrer de ma vie. Sa vivacité d’esprit, sa culture, son charme bon-enfant, sa curiosité, son engagement et sa présence m’ont soufflée. Il est rare de rencontrer quelqu’un de si « intense » (dans le bon sens du terme) dans une vie. J’ai eu cette chance à quelques reprises. Nous nous sommes rencontrés à mon café fétiche, le Laika, pour discuter de ma vie, qui a quelques similitudes avec le personnage principal de son œuvre. Ces similitudes sont que j’ai changé de sexe et que je vis toujours (depuis 18 ans en fait) avec l’amour de ma vie. Mais là s’arrêtent les similitudes. Son personnage n’a pratiquement rien d’autre à voir avec mon histoire qui sera d’ailleurs publiée cet automne, sous la plume de Jacques Lanctôt et dont le titre sera « Un genre à part ». Son personnage, son œuvre, son scénario sont complètement issus de son imagination.

Nous nous sommes « obstinés » pour un élément précis de son scénario. Il me disait « mon film est une œuvre fictive, les gens vont comprendre que ce n’est pas la réalité ». Je lui répondis que malgré ce fait, qu’il avait une responsabilité sociale et qu’il devait absolument changer cet élément. Il acquiesça à ma demande et me raconta ce qu’il ferait à la place. Finalement, lorsque j’ai vu le film, cette scène particulière avait encore changé. C’est dire la créativité de ce jeune homme, son ouverture et le fait que son scénario n’est apparemment jamais coulé dans le béton.

Ce que je pense de Laurence Anyways

Je ne suis pas une critique de cinéma et je vais donc me retenir de le critiquer précisément. Je vous dirai cependant que si vous aimez Fellini, vous adorerez probablement son film. Par contre si vous avez de la misère avec les scènes lyriques et symboliques, vous y trouverez peut-être certaines longueurs. La scène d’ouverture m’a particulièrement troublée. C’est que ces regards je les connais que trop. J’avais de la misère à retenir mon émotion. Je vous dirai aussi que Xavier n’est pas tombé dans la caricature transsexuelle facile. Il a traité ce sujet difficile avec beaucoup de respect pour les gens (et leurs conjoints) qui vivent cette situation complexe qui est de changer de sexe et de vivre un amour intense en même temps. Je vous dirai aussi que j’ai très hâte de voir les films de Xavier, lorsqu’il aura 40 ans. Être un génie précoce est déjà une bénédiction. Elle n’est cependant pas encore le gage d’une vie remplie de ces émotions, contradictions et expériences qui font la richesse de la subtile compréhension de drames qui dépassent l’entendement. Finalement, le gros problème que j’avais avec le film de Xavier est que son personnage principal avait toujours l’air d’un homme aux cheveux longs, après son hormonothérapie. Il me semble qu’au niveau des maquillages effets spéciaux, il aurait pu avoir l’air encore plus transgenre, disons…

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Mauvaise lune pour Montréal

Montréal la joyeuse, l’accueillante, la douce, la verte est troublé. Elle est prise en otage par des casseroles, des casseurs, des idéologies, des déchirements. Montréal déborde de ses égouts. Elle en fait des geysers spontanés. Elle abrite des psychopathes sadiques dignes des films les plus noirs d’Hollywood. Ses plus hauts fonctionnaires sont maintenant en prison. Ses policiers sont sur les dents. Ses citoyens se regardent la boutonnière. Ses ponts ne sont plus sécuritaires, ses tunnels non plus. Ses hôpitaux débordent de gens qui attendent d’être soignés. Ses écoles champignonnent. Ses rues à l’instar de son budget, sont pleines de trous. Ses nombreux festivals qui d’habitude sont si joyeux et festifs, vivent dans la crainte d’un boycotte voire de troubles qui ne seront pas au programme. Montréal, ce phare de la province, se vide maintenant les fins de semaine. Ses hôtels gèrent maintenant les annulations plutôt que les réservations. Ces citadins n’osent plus y rester de peur d’être pris en otage.

 

Montréal a une très mauvaise lune.

 

Je m’ennuie de cette Montréal lumineuse…

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Plein le cul et émotivité

Les événements récents au Québec  m’exaspèrent. Ils m’inquiètent aussi.

 

Je suis convaincu que les groupes de pressions de gauche sont à l’origine de ce conflit qui perdure, comme je l’ai déjà démontré. Je comprends tout à fait le raz le bol (que je partage) de la population contre le magouillage, mais je suis contre la valorisation de la désobéissance civile et suis inquiète de ses répercussions à long termes. Quel futur premier ministre pourra dorénavant faire passer des réformes nécessaires quoi qu’impopulaire? Qui pourra renier avoir appuyé les citoyens à désobéir et requérir leur obéissance lorsque cela fera son affaire?

J’ai plein le cul d’entendre dire que c’est la population qui descend dans la rue. On parle de quelques centaines de personnes à Québec et de quelques milliers à Montréal. Le terme la population s’applique plutôt à ceux et celles qui entendent les hélicos incessants au-dessus de leur tête, qui sont pris en otage entre les divers manifestants, qui doivent fermer portes et fenêtres pour pouvoir faire dormir les enfants tandis que des héros de la casserole sévissent. J’ai aussi plein le cul des médias sociaux qui sont devenus le défouloir des extrémistes de droite comme de gauche. Le centre n’y a plus de voix et ne s’exprime plus. Je suis outré qu’on me rappelle incessamment ma différence en guise de ferme ta gueule, c’est déjà une fleur qu’on te fait de te permettre d’être encore vivante. Oui je suis une nouvelle femme, oui j’ai des opinions qui ne sont pas populaire auprès de certains groupuscules et oui je vais continuer de gueuler pour faire valoir le droit, la démocratie et je vais continuer de faire avancer les droits des trans et l’importance d’une saine économie numérique dans le respect de nos institutions et en continuant de m’exprimer, avec mes nombreux défauts, mes biais que je n’ai pas honte de nommer et le bagout qui fait de moi quelqu’un de vrai et d’entier.

J’en ai aussi plein le cul qu’on dise Quelle est belle notre jeunesse! Tout le monde la trouve belle la jeunesse. Moi la première. Elle était d’ailleurs très belle lors des jeux de la communication à l’Université Laval à participer positivement à ces jeux, venant de toutes les universités francophones, en pleine grève. Elle était aussi radieuse dans les diverses universités où j’ai été invité à partager mon savoir gratuitement devant des classes pleines, toujours durant une soi-disant grève. Elle est aussi belle chez ces 70% d’étudiants qui ont terminé leurs sessions.

J’en ai plein le cul d’entendre les médias parler de manifestations festives. Qu’est-ce qu’il y a de festif à faire chier ses voisins et la population de Montréal prise en otage par ces hors-la loi?

J’en ai aussi plein le cul de cette presse gratuite de fin de semaine et de ces commentateurs pro gogoche qui ferait mieux de s’en tenir aux sujets culturels pour lesquels ils sont moins trou de culs.

 

J’en ai plein le cul, mon vase déborde, ma patience aussi…

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Edito sans question

À des détracteurs de mauvaise foi et dont la méchanceté m’honore

« Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse. »

de Sénèque

On me salit, on me traîne dans la boue, on me cite hors contexte et on me vomit dessus. Ce n’est pas la première fois et sans doute pas la dernière. Ça vient avec le territoire comme un juge me l’a dit à propos de l’un de mes tortionnaires. Qu’on attaque ma personne, soit, qu’on attaque ma pratique, c’est une tout autre affaire.

Le Sociologue André Mondoux, avec qui j’ai eu maille à partir parce qu’il disait n’importe quoi à propos des médias sociaux sans les connaître, m’attaque dans un journal que je ne cite plus parce que je ne le trouve pratique que pour ramasser les cacas de mon chien. Il titre :

Michelle Blanc et la déchéance des médias sociaux-marketing

Il a l’outrecuidance d’y dire

Soubresauts multiples aujourd’hui, alors que la « gourou » autoproclamée des médias sociaux-marketing, Michelle Blanc, s’est fait remarquer avec une salve de tweets dénonçant les contestations étudiante et populaire ; y allant dans la facilité de pratiques douteuses, comme des citations hors contexte et/ou mal comprises, et des propos qui avaient un pied dans les eaux froides de l’arrogance et du mépris. What the fuck, girl ?

(…) Comment en effet expliquer le troublant silence de madame Blanc au sujet de la spectaculaire démonstration actuelle de l’utilisation des médias sociaux ?

Au moment où la Sphère s’active comme jamais, le phénomène médiatique ne mérite pas le regard de l’adepte. Pourquoi ? C’est que le social, pour les médias sociaux-marketing, c’est d’abord et avant tout un public-cible ; c’est-à-dire une vaste communauté où tous partagent les mêmes valeurs, assurant ainsi l’optimisation des ventes. Ici, le politique et l’idéologie n’ont pas droit de cité.

(…)Il est pour le moins étrange que madame Blanc fasse preuve d’autant d’intolérance envers les « autres » ; elle qui pourtant a su relever des défis personnels qui non seulement méritaient notre empathie, mais qui ont aidé à propager des valeurs de tolérance. J’ai toujours défendu les usagers des médias sociaux lorsqu’on les accusait d’être des égocentriques. L’hyperindividualisme (primat du JE dans la dynamique sociale) n’est pas du narcissisme, comme le démontrent les mouvements populaires actuels. Cependant, madame Blanc, lorsque vous faite preuve d’autant de fermeture arrogante comme aujourd’hui, vous incitez à penser que vous êtes dans une bulle de gratification personnelle (je peux citer qui je veux, comme je veux – y compris mal, et aucune règle de parole ou d’échange envers l’autre ne sauraient me lier) qui frôle le narcissisme. Là où le bât blesse, est qu’ainsi vous contribuez à discréditer les médias dont vous entendez faire la promotion. Les médias sociaux ne méritent pas un tel traitement.

Ma réponse à ce cher Monsieur Mondoux

Gourou autoproclamée ? Vraiment ? Et à quel endroit me suis-je autoproclamée Monsieur ? Peut-être parlerez-vous de la jaquette de mon premier livre sur les médias sociaux, qui a été rédigé et géré par l’éditeur ? Ou est-ce parce que ça vous fait chier qu’on reconnaisse mon expertise de 10 ans de pratique et peu la vôtre d’un gros trois ans après votre postdoc ? Que vous n’aimiez pas que je ne me couche pas sur le pavé en adoration des casseroles populaires est une chose, que mes propos choquent, vous dérange, soit contre votre entendement une autre. Mais que vous y voyez du mépris me consterne. Je comprends que symbolique sociologique et sens de l’humour ou sarcasme ne soient pas faciles à appréhender, mais faites juste un petit effort peut-être et garder vos jugements de valeur personnels pour vous s’il vous plait.

Comment en effet expliquer le troublant silence de madame Blanc au sujet de la spectaculaire démonstration actuelle de l’utilisation des médias sociaux ?

Très simplement parce que vous ne me lisez pas. J’ai fait la plus large étude de l’utilisation de Twitter dans ce conflit. Elle a été colligée dans mon billet Analyse du conflit étudiants gouvernement sur Twitter, et le gagnant est ? J’en ai par la suite parlé à divers médias et ai eu l’insigne honneur d’être invitée à le commenter en direct aux nouvelles de 6 heures. Quant au “politique” qui n’a pas droit de cité, je vous invite à fouiller parmi les 194 billets de ma catégorie Politique et Internet. De dire n’importe quoi est une chose qu’on publie vos sottises, une autre.

Là où le bât blesse, est qu’ainsi vous contribuez à discréditer les médias dont vous entendez faire la promotion. Les médias sociaux ne méritent pas un tel traitement.

Je vous retourne la pareille. La sociologie ne mérite pas d’être traitée de la sorte par un goujat comme vous.

Parlons maintenant de mon harceleur en chef, le fameux Simon Jodoin. Dans son billet Michelle Blanc, Roland Barthes et le « scandale » de la grève il note:

L’idée est simple : ce conflit serait de bout en bout une mise en scène gauchiste prenant en otage le citoyen ordinaire devant subir les blocages routiers et le bruit des casseroles.

(…)Ainsi, elle multiplie depuis peu les tweets et les prises de positions -pas nécessairement étayées- afin de discréditer les protagonistes de la cause étudiante, leaders syndicaux et autres joueurs de casserole.
Qu’on se le dise, Michelle Blanc n’aime pas la gauche. Sa dernière trouvaille, citer Roland Barthes. C’est ainsi que ce matin, elle envoyait à ses lecteurs le message suivant.
Barthes, L’usager de la grève : la grève est scandaleuse parce qu’elle ne gêne précisément ceux qu’elle ne concerne pas http://www.sociotoile.net/article88.html(sic… La phrase originale est «parce qu’elle gêne précisément»)

Il suffit de cliquer sur le lien cité par Michelle Blanc pour se rendre compte que le texte de Barthes est tronqué, commençant par une minuscule au beau milieu d’une phrase. C’est le malheur de ceux qui tentent de se faire valoir leur culture en cherchant des textes sur Google.

Ma réponse à Simon jodoin

J’use exactement du même procédé que quelqu’un qui “tentent de se faire valoir leur culture en cherchant des textes sur Google” c’est à dire vous même, en usant de “proverbes Africains”. Vous en étiez même fatigant (du temps où je vous suivais encore). Sauf que cette fois, j’y ai préféré des Occidentaux, dont quelques gauchistes notoires. J’ai d’ailleurs aussi cité Mao Tsé-Toung, Le Guin, Debra ou Kafka. Vous pouvez désormais déchirer votre chemise et me traitez de traitre à la patrie gogochiste. Mais moi j’aime bien citer ces grands penseurs de la révolution capitaliste, dans des contextes qui leur font dire le contraire de ce qu’on pourrait être amené à penser d’eux. Ce sont pourtant, grand mal vous en fasse, des citations authentiques, en 140 caractères. Par ailleurs il est d’une ironie que vous tentiez de soulever mon manque de culture, tout en faisant grand étalage de la vôtre…

La différence entre nous messieurs, est que je n’ai pas besoin du subterfuge de la phrase songé, pour être ou paraître intelligente. Je vous souhaite sincèrement cette vertu de la vulgarisation qui peut parfois paraître vulgaire…

Finalement, pour le plus grand bien de mes lecteurs qui eux ont l’intelligence de mon humour, je reprends ici les citations “incriminantes”, de même que mes propres statuts “scandaleux” qui font grimper aux rideaux les adeptes de la sainte casserole.

 

« La bouse de la vache est plus utile que les dogmes : on peut en faire de l’engrais. » Mao Tsé-Toung

« S’opposer à quelque chose, c’est contribuer à son maintien. » de Ursula Le Guin

« Mai 68 a plus fait pour la gloire des publicitaires que pour celle de la révolution. » de Régis Debray

« Chaque révolution s’évapore en laissant seulement derrière elle le dépôt d’une nouvelle bureaucratie. » de Franz Kafka

Des fois je me demande si ceux qui tapent de la casserole sont les même qui applaudissent lorsque l’avion atterrit ?

à la tv on parle d’atmosphère festive, je crois qu’ils ont oublié de sonder les voisins pour eux c’est peut-être une atmosphère crissante ?

La pollution par le bruit ce n’est pas une notion gauchiste ça? #GGI

À des détracteurs de mauvaise foi et dont la méchanceté m’honore Lire la suite »

Edito sans question

La révolution accidentelle

Il y avait dans l’air des revendications légitimes. Il y avait dans l’air un raz le bol tout aussi légitime. Il y avait dans l’air un gouvernement mal aimé. Il y avait dans l’air une gauche qui flairait sa chance inespérée. Il y avait dans l’air une loi excessive. Il y avait dans l’air des magouilles d’élus, d’entrepreneurs et de syndicalistes corrompus.

Ça a donné une révolution accidentelle.

Cette révolution accidentelle était menée par des citoyens de bonnes volontés. Mais ils ne voyaient pas ces autres magouilles des révolutionnaires de salon. Ils ne voyaient pas l’électoralisme de leurs acolytes. Ils ne voyaient que la « juste cause » qu’on leur présentait. Ils étaient si enchantés d’enfin « pouvoir dire » qu’ils en oubliaient aussi d’écouter. Leurs actions étaient si enivrantes qu’ils oubliaient qu’après l’enivrement, vient le mal de bloc. Ils étaient si fiers de leurs positions, qu’ils oubliaient qu’ils n’étaient pas les seuls à pouvoir s’exprimer. Ils valorisaient la désobéissance, mais oubliaient que celle-ci se retournerait éventuellement contre eux. Ils ne réalisaient pas que bientôt, la fragile démocratie souffrirait de cette révolution.

Ils avaient raison. Mais pour combien de temps encore? Ils triomphaient, mais les silencieux, ceux qui n’osent dire, ceux qui ne se révoltent pas, ceux qui endurent, un jour se prononceront. Ce jour-là, bien des masques tomberont…

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Edito sans question

Lettre ouverte à Gabriel Nadeau-Dubois

Voici une lettre ouverte qui a été précédemment publiée sur le mur de ma page Facebook par madame Claudine Baldo (avec permission de publier) et qui est rédigée par monsieur Alexandre Thibault.

Lettre ouverte à Gabriel Nadeau-Dubois

Je suis écœuré de la grève, Monsieur Nadeau-Dubois. Nous sommes écœurés de la grève. Nous sommes écœurés des manifestations, de la violence, de l’hypocrisie, de la lâcheté dont fait preuve la CLASSÉ. Je crois que vos revendications sont mal fondées. La cause pour laquelle vous militez n’est plus claire, à quoi donc servent les dépenses de millions de dollars engendrées par cette grève? Est-ce la brutalité policière? L’injustice de la loi 78? La stupidité de Jean Charest? L’énorme hausse des frais?

Tout d’abord, vous prétendez être victimes des policiers. Je tiens à vous rappeler la charte des droits et libertés du Canada. Je cite: « Le droit à la réunion pacifique ». Je doute fortement que lancer des objets sur des policiers, sauter sur des pare-brises ou fracasser des vitrines de magasins peut être considéré comme pacifique. L’intervention policière est nécessaire pour contrôler les étudiants déchaînés. Si vous ne leur dites pas de se contrôler, les agents de la paix se doivent de le faire.
C’est pourquoi je crois que vos revendications ne sont pas fondées.

Ensuite, vous dites clairement que la loi 78 va à l’encontre de vos 4 droits fondamentaux. Laissez moi vous expliquer quelques alinéas. Obligation de présenter votre itinéraire de manifestation 8 heures à l’avance. Je ne vois pas pourquoi ceci empêcherait quiconque de se réunir pacifiquement. Pas le droit de porter un masque? Simple précaution pour identifier les malfaiteurs. De toute façon, pourquoi un manifestant devrait t-il avoir honte de se réunir pacifiquement? C’est pourquoi je crois que vos revendications ne sont pas fondées.

Ensuite, vous déclarez que Monsieur Charest et le parti libéral prend des décisions non démocratiques. Pensez ce que vous voulez, mais ce gouvernement a été élu en majorité à l’Assemblée Nationale. De plus, la majorité des Québécois appuient le parti Libéral dans ce conflit. Si vous désapprouvez de ses décisions, il revient à vous de voter contre lui au prochaines élections. Je tiens à vous rappeler que le vote est toujours et encore la façon de choisir un gouvernement, et non la désobéissance civile et la violence. C’est pourquoi je crois que vos revendications ne sont pas fondées.

Enfin, vous vous opposez à la hausse des frais de scolarité de 325$ pendant 5 ans au Québec. Vous avez entièrement le droit à votre opinion. Laissez-moi vous poser une question: n’est-ce pas juste que les étudiants paient un mince 17% de leurs études? Mes impôts servent à payer 83% de vos études. Je concède que nous sommes la province la plus imposée mais les frais de scolarité dans 5 ans seront toujours les plus faibles en Amérique du Nord. De plus, il est prouvé que l’augmentation des frais de scolarité n’affecte pas nécessairement l’accessibilité aux études pour la classe moyenne et pauvre. Il existe des prêts et bourses qui sont accessibles à ceux qui en ont besoin. Si vous jugez que votre éducation ne vaut pas la peine d’être payée à son juste prix, personne ne vous oblige d’étudier. C’est pourquoi je crois que vos revendications ne sont pas fondées.

Comme l’a dit Platon dans La République: ‹‹Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.››

Cessez s’il vous plaît de vous prendre pour Che Guevara. Vous luttez pour des droits qui sont respectés. Vous résistez contre ceux qui veulent vous protéger. Vous bataillez contre la démocratie en disant la défendre. Comprenez que vous ne vous combattez pas contre un dictateur, mais contre vous-même.

Respectueusement,
Alexandre Thibault

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