Ces gens ordinaires qui m’inspirent

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Samedi matin dernier, je songeais à ces gens qui m’inspirent. Ce sont des gens qui sont ou qui ont été près de moi. Ces personnes ne font pas les nouvelles, ils roulent leurs bosses et si vous les rencontriez, à moins de ne discuter un certain temps avec eux, vous n’imagineriez jamais à quel point ils sont spéciaux. J’ai partagé un petit bout de leur histoire sur les médias sociaux et ce fut un succès qui m’a grandement surprise. Je découvre avec joie que oui, malgré les « fake news », le négativisme et les conneries qu’on retrouve sur les médias sociaux, les gens ont encore besoin d’espoir, d’histoires positives et d’inspiration.

Voici mes statuts

J’ai un ami qui il y a 10 ans, était sur le bord de la faillite avec une maladie du coeur. Il est maintenant millionnaire, travaille à l’international et est un succès digne de mention. Je suis vraiment heureuse pour lui et ça m’inspire à ne jamais perdre confiance. Le succès des autres ne doit pas susciter la jalousie, mais plutôt l’inspiration à se dépasser…

Mon parrain, oncle Yvon, a fait faillite à 49 ans. Il a quitté Havre St-Pierre pour Québec, sans le sou, avec quelques valises et 11 enfants. Il a recommencé à zéro et à sa retraite à 65 ans, ses enfants qui voulaient aller à l’université y sont allés, sa maison était payée, sa retraite planifiée et il a été le chef contremaître du Complexe G, de Place Laurier et de plusieurs des plus importantes constructions de la ville de Québec. Tomber peut arriver à tous, mais de se relever est la réelle inspiration…

Il avait une boucherie et ce qui l’a mis en faillite a été d’être trop gentil et de faire crédit à ses clients dans ces temps difficiles. Les banques elles n’avaient pas ce même élan de compréhension et dans ce temps-là, faire faillite était assez catégorique. Lorsqu’ils sont arrivés à Québec, il n’avait même pas d’ustensiles pour manger. Durant les premières années, ils vivaient dans un 4 1/2 à treize personnes…

Mon voisin, monsieur Robert, s’ennuyait après avoir vendu son abattoir à 65 ans. Il décida de s’acheter 2 terres à bois et jusqu’à ses 81 ans, il abattait des arbres, coupait, fendait et livrait lui-même mon bois de chauffage. Les gens inspirants sont plus nombreux qu’on le pense…

et c’est le même voisin qui se trompait tout le temps à me parler au masculin jusqu’à ce que je lui dise, “si tu te trompe encore je te french”. Depuis, il ne fait plus d’erreur 🙂

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Ce  client dont on avait « épuré » le contenu web

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Une organisation qui travaille en accompagnement des jeunes travailleurs et des entreprises qui ont des problématiques en recrutement, a récemment fait refaire son site web. On lui a conseillé un site en parallaxe (c’est la dernière tendance parait-il) et on a « épuré le contenu du site » qui semblait-il, était trop volumineux.

Je vous ai déjà parlé de la connerie du Parallaxe et de ces « modes web ». Vous vous souvenez sans doute des sites en Flash qui faisaient fureur à une certaine époque ? 🙂

Mais pour revenir à ma discussion à-propos d’un site au contenu « épuré », lorsque je pose des questions sur la vision d’affaires, les objectifs à court et moyen termes, les cibles de marché, on me dévoile une foule d’informations les plus pertinentes les unes que les autres. De surcroit, cette organisation se doit de parler autant aux entreprises (qui recrute), qu’aux jeunes (qui se cherche un emploi). Pourtant, dans l’architecture du site et dans ses contenus, il n’y en a que pour les jeunes… et encore. C’est qu’il y avait trop de redites et qu’on se perdait dans du charabia. Il faut être efficace maintenant. Le résultat est un site avec une quinzaine de pages et une visibilité Web soutenue par des Adwords, et par une présence Google MyBusiness (qui est gratuit) et qu’on facture $100/mois.

Lorsque les gestionnaires me disent qu’ils avaient trop de contenus, je leur demande – Trouvez-vous que LaPresse à trop de contenu ? Et Amazon, Harvard Business Review, une librairie ou Netflix ? Vous sentez-vous perdu lorsque vous visitez ces sites? Peut-être est-ce juste parce que l’info de votre site était mal distribuée et encadrée? Comment arriverez-vous à communiquer à vos différents publics si rien dans votre site ne leur parle ? N’avez-vous pas jamais entendu parler de « marketing de contenu » ? Qu’est-ce que font vos employés à longueur de journée ? Ne gèrent-ils pas de l’information ? Pourquoi ces très nombreux PDF, études, dossiers et analyses qui dorment sur vos serveurs ne sont-ils pas disponibles en ligne  (sur Slideshare, Scribd, YouTube et autres) ? Vous me parlez de cette initiative particulièrement inspirante et innovante dont vous aimeriez que les médias parlent et pourtant, elle n’est mentionnée ou expliquée à aucun endroit sur votre site ?

Comme ce sont des gens intelligents, ils ont allumé assez rapidement sur mes questions et remarques qui ironisaient gentiment la « duperie que des soi-disant spécialistes web » leur avaient vendue.

C’est triste et enivrant à la fois. C’est aussi symptomatique de trop nombreux clients qui se font conseiller « la dernière mode web » et qui se font présenter une « expertise » la plupart du temps basée sur la facilité et l’improvisation.

Ce qu’il y a d’heureux pour moi est que j’ai encore bien du travail devant moi et ce qui est triste pour les organisations est que plusieurs d’entre elles, font partie du Web invisible sans le savoir puisque comme ils peuvent aller sur le web admirer leur beau site Web qui bouge, ils ne réalisent souvent malheureusement pas, qu’ils sont les seuls à admirer ces inepties qui donnent le mal de tête…

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Rich snippet, schema, https et autres baguettes magiques du référencement

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Depuis 15 ans déjà, j’observe l’évolution du référencement (SEO Search Engine optimization) de sites web, j’ai fait de nombreuses analyses, j’ai formé des gens à ces techniques, mais étant une généraliste, je me réfère aussi à plus spécialiste que moi pour des questions très techniques. Ainsi, le pote et sous-traitant occasionnel, Eric Baillargeon, me parle de ces baguettes magiques depuis un bout déjà.

Je vous invite à lire ses billets Les résultats zéro s’étoffent dans Google et 5 tactiques de référencement local.

Mais pour revenir à mon sujet, qu’est-ce que les Rich snippet et le Schema? Selon definitions-marketing.com.

Le « rich snippet » ou extrait enrichi est un descriptif de page apparaissant dans les pages de résultats de Google qui est enrichi par rapport au snippet classique qui ne comprend généralement que 2 lignes. 

Au moment de l’écriture de cet article, le rich snippet est essentiellement utilisé par Google pour présenter des avis consommateurs, des définitions, des données relatives à l’adresse d’un entreprise, des données relatives à un individu, des concerts ou des recettes de cuisine. Les types de contenus affichés sous formes de rich snippet ont cependant tendance à s’étendre et on les désigne généralement sous le terme de données structurées.

Pour bénéficier d’un rich snippet dans les SERP Google, une page web doit le plus souvent être optimisée par le biais du balisage de données structurées.

Donc, le « rich snippet » permet de mieux se positionner dans les résultats des moteurs de recherche. En fait, ça pourra même vous permettre que dans ses résultats, on voie plus de vos informations. Le « schema » quant à lui est, est une structure permettant de classifier les données structurées. Il y a une foule de schema (par exemple XML Schema) mais lorsqu’on parle de schema en corrélation avec les rich snippets et le référencement, on fait plutôt référence à Schema.org, qui est un effort particulier regroupant les principaux moteurs de recherches (Google, Bing, Yandex et Yahoo) pour standardiser (pour eux-=même et les webmasters) le code associé à une structure de donnée pour le web, les courriels.

Les avantages d’utiliser la structure de données de Schema.org sont nombreux. Comme les moteurs de recherches eux-mêmes sont les instigateurs de ce système, vous faciliterez leur vie et risquez d’en tirer de nombreux bénéfices, dont ceux d’augmenter la visibilité de votre site dans les résultats de recherche (en termes de position et d’espace dans les résultats) puisque les extraits affichés dans les résultats occuperont plus de lignes avec des détails comme le prix, heures d’ouvertures, avis de consommateurs et autre. Ces informations peuvent aussi augmenter le taux de conversion en augmentant la crédibilité de vos produits et services aux yeux des consommateurs.

HTTPS

Depuis quelques mois, Google pénalise fortement les sites qui ne sont pas sécurisés avec HTTPS. Il arrive souvent que lorsque vous recevez un hyperlien dans Google Chrome et que vous cliquiez dessus, on vous indique que le site qui y est associé n’est peut-être pas sécurisé. Il en est de même à partir de votre mobile et d’une foule de services médias sociaux. Il est donc maintenant impératif de modifier chez votre hébergeur, les paramètres de sécurité, d’acquérir un certificat SSL et de passer au HTTPS. Vous pouvez visiter le tutoriel de Moz pour débuter votre transfert vers https.

Le web et les techniques de référencement n’étant pas coulé dans le béton, il est primordial de faire évoluer ses présences web au gré des dieux « moteurs de recherches » et leurs dernières innovations (visant à améliorer l’expérience utilisateur et favoriser le web sécuritaire) sont donc à prendre très au sérieux et requiert de s’adapter puisqu’ils sont des portes d’entrée majeures vers vos sites et vers votre prospérité…

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Infrastructures numériques au Québec, se dépêcher d’être en retard

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Écouter nos politiciens parler d’infrastructures numériques ou de numérique au Québec, pour l’oreille le moindrement informée, est d’une tristesse à peine voilée. On peut se targuer d’avoir des soi-disant « villes intelligentes », de faire des symposium sur l’innovation et autres efforts de gargarisassions de mots à la mode, mais la réalité est que nous peinons à simplement suivre l’évolution des bouleversements numériques. On se dépêche d’être en retard.

Au tournant des années 2000, on se régalait avec des expressions comme « l’autoroute de l’information ». 17 ans plus tard, notre autoroute est un chemin de bois. De surcroit, il n’est même pas entretenu. Pour l’autoroute, on repassera.

Le CRTC reconnaît qu’une infrastructure à large bande bien développée est essentielle pour favoriser la participation des Canadiens à l’économie numérique. C’est pourquoi il a établi de nouvelles cibles pour les vitesses de connexion Internet. Le Conseil veut que tous les ménages et toutes les entreprises du Canada aient accès à une connexion Internet à large bande d’au moins 50 Mbits/s en téléchargement et d’au moins 10 Mbits/s en téléversement.
Bien qu’une majorité de Canadiens profitent de tels niveaux de services à l’heure actuelle, cet avantage fait défaut dans les secteurs ruraux et les régions éloignées. Dans le cadre de ses efforts déployés pour soutenir une telle infrastructure, le CRTC a établi un fonds destiné à s’assurer que des niveaux minimaux de services d’accès Internet à large bande soient offerts partout au Canada. Il prévoit qu’à la fin de 2021, 90 % des foyers et des entreprises du pays profiteront de vitesses de connexion d’au moins 50 Mbits/s en téléchargement et d’au moins 10 Mbits/s en téléversement.

https://crtc.gc.ca/fra/internet/performance.htm

Hier, notre ministre de l’économie et du numérique, Dominique Anglade, nous présentait La stratégie numérique du Québec. Dans son document, on présente des cibles que certains jugent adéquates. On peut y lire :

GRANDE CIBLE :
Que 100 % des citoyens aient accès à des services Internet haut débit et que plus de 90 % d’entre eux aient accès à des services Internet fixes très haut débit d’au moins 100 Mbps en téléchargement et 20 Mbps en téléversement d’ici cinq ans.

Puis, dans un autre encadré, on mentionne :

SITUATION DE DÉPART
• En 2016, 99 % des ménages québécois avaient accès à des forfaits offrant des débits de 5 Mpbs et plus 60.
• En 2016, 83 % des ménages canadiens avaient accès à des forfaits offrant des débits de téléchargement d’au moins 100 Mbps 61.
60. CRTC, Rapport de surveillance des communications 2017, 2017, 397 p. Pour plus d’information sur la cible, voir l’annexe 4.
61. Idem.

Or, dans le document du CRTC, on parle plutôt de 50MBPS

Comme les sections précédentes le mentionnent, dans la politique réglementaire de télécom 2016‑496, le Conseil a établi des critères pour mesurer la réalisation de l’objectif de service universel, lequel comprend la disponibilité d’un service d’accès Internet à large bande fixe ayant une vitesse de téléchargement d’au moins 50 Mbps et une vitesse de téléversement d’au moins 10 Mbps, ainsi que la disponibilité d’une option de transfert (consommation) mensuel illimité de données. Le 31 décembre 2016, un service satisfaisant à ces critères était accessible à 84 % des ménages canadiens. Toutefois, la disponibilité varie beaucoup entre les régions urbaines et rurales, 39 % des ménages ruraux ayant accès à ce type de service par rapport à 96 % des ménages urbains. Dans l’ensemble, 11 % des ménages canadiens sont abonnés à un service satisfaisant à ces critères. Il est important de noter que le Conseil avait pour objectif de rendre ces vitesses accessibles aux Canadiens, tandis que l’abonnement est à la discrétion des consommateurs.

Là où le bât blesse, est que ce minime 50 MBPS que le CRTC se targe d’être disponible à 84% de la population, est lui-même une création de l’esprit (ou de la bullshit marketé par les TELCOs). Tel que mentionné dans un document de la Fédération Canadienne des municipalités Broadband Access in Rural Canada: The role of connectivity in building vibrant communities :

Misleading data?
Impeding an assessment of the state of broadband in Canada is the lack of complete data. Anecdotally, we often hear messages regarding the poor state of Internet access in Canada, particularly in rural and remote areas, while simultaneously being told that network operators are pouring billions of dollars into network improvements. Detailed information is a closely guarded secret and, the information that is publicly available is often not completely representative of the situation.

Vitesse internet réelle et estimations des besoins futurs

Dans un rapport indépendant de la CIRA (Canadian Internet Registration Authority) CANADA’S INTERNET PERFORMANCE: NATIONAL, PROVINCIAL AND MUNICIPAL ANALYSIS APRIL 2016, on obtient un portrait plus sombre, mais également plus objectif de la réelle vitesse des services internet au Canada, que vous pouvez voir dans le tableau plus bas.

Vitesse internet réelle au Canada, par province

Ils ont d’ailleurs l’humilité de mentionner que ces observations peuvent même être sur-estimées.

It is important to note that in provinces and territories where a high concentration of tests originated in an urban center the data can over-estimate the experience of many in the entire region. This is of particular concern in the north. Yellowknife, where access is generally good, dominates the averages for the NWT + Nunavut combined. The experience of many in NWT and Nunavut will be well below the 15.4 Mbps reported here.

Par ailleurs, une étude de la très crédible Eindhoven university Technology Fast Forward » How the speed of the internet will develop between now and 2020, on peut prendre connaissance (dans le tableau ci-dessous) de la croissance des besoins en spécifiant les différences entre les besoins d’usagers moyens, de gros usagers, d’innovateurs, de retardataires et de tous les usagers.

Estimation des besoins de connectivité internet par type d'usagers pour 2020

Considérations importantes pour les besoins futurs de bande passante au Québec

J’applaudis les efforts et la volonté démontré par notre ministre Dominique Anglade et notre premier ministre Philippe couillard, de doter (enfin) nos régions de services internet potables. Ceperndant, comme vous pouvez le comprendre à la lecture de ce billet, j’ai de nombreuses inquiétudes.

  • Les cibles de vitesse internet que le Québec se donne semblent ambitieuses, mais si on fouille un peu, ces cibles (une fois qu’elles seront atteintes) seront en deçà des besoins identifiés par l’étude de la Eindhoven university Technology.
  • La mesure d’atteinte de ces cibles repose sur les données du CRTC qui elles-mêmes sont déjà la moitié de ce qui est dans l’encadré du document de la stratégie numérique du Québec et ces données, sont hautement critiqués par de nombreux observateurs dont la Fédération Canadienne des Municipalités cité ici.
  • Les vitesses disponibles dans une région peuvent être adéquate pour une personne, mais ne le seront de toute évidence pas pour une famille connectée et encore moins pour une entreprise avec des nombreux employés. Il faut comprendre que les vitesses internet, une fois branché à un routeur et divisé par le nombre d’usagers qui s’y branche, ne sont de toute évidence vraiment plus les mêmes.

C’est pourquoi, à termes (dans 5 ans), en supposant qu’on arrive réellement aux cibles du gouvernement du Québec et mesuré avec des indicateurs déficients, on risque fortement d’être toujours en retard sur les besoins réels des usagers et des entreprises. C’est pourquoi, je fais le triste constat qu’on risque fortement de se dépêcher pour être encore en retard. De surcroit, nous aurons des élections dans moins d’un an, il n’y a rien de garantie que le prochain gouvernement sjivra les recommandations traçé par le gouvernement précédent et que 5 ans à attendre que « peut-être » on ait enfin des vitesses internet qui ont moyennement de l’allure en région, c’est long en sacréfice…

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Mes clients de 72 ans

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Ce matin je recevais deux clients de 72 ans. Ce sont d’anciens hauts dirigeants de l’un des organismes paragouvernementaux les plus importants au Québec. Ils sont à leur retraite depuis une vingtaine d’années, mais ont poursuivi depuis, en faisant des services-conseils de gestion et de conformité, de la formation et des conférences. Or, ces deux messieurs viennent me voir pour que je les aide à monter et peaufiner leur prochaine affaire. C’est qu’ils ont une expertise reconnue internationalement, qu’ils ont déjà fait des mandats aux quatre coins de la planète et que là, ils ont une certification et une accréditation particulière qui est maintenant en grande demande au Québec et autour du globe. Ils veulent donc valider plusieurs points de leur modèle d’affaires et mettre sur pied la mise en marché de leurs nouveaux services.

Je vous parle de ça parce que dernièrement je lisais l’article de LaPresse Marie-Lou, toujours derrière le bar à 100 ans. On peut y lire :

«

Le secret de la longévité est de faire ce qu’on n’a pas le droit de faire!». À 100 ans révolus, Marie-Louise Wirth continue d’officier derrière son comptoir à Isbergues, dans le nord de la France, dans le bar où elle a commencé à travailler à 14 ans.

(…)
Il ne faut pas en effet chercher le secret de la longévité de cette centenaire dans une hygiène de vie irréprochable. «Je mange tout ce qu’on n’a pas le droit (de manger), de la mayonnaise, des cornichons, jamais de fruit.»

(…)
«Si on vit pour ne rien faire et ne rien voir, ce n’est pas la peine», appuie cette femme pleine d’entrain, qui danse tous les dimanches, raffole des voyages et des mots-croisés et dit regarder la télévision seulement pour les documentaires des Routes de l’impossible.

Je leur ai parlé de cet article et ils m’ont répondu. Mais nous autres on n’est pas vieux!

Tout ça pour vous dire que c’est inspirant de rencontrer ces hommes si actifs, vifs d’esprit, rieurs et qui ont la « drive » de mener de grands projets et de songer « croissance » alors qu’ils pourraient simplement se la couler douce et « profiter de la vie ». Mais justement, profiter de la vie c’est aussi de vivre, d’avoir des projets, de foncer, de se dépasser et d’être actif.

D’ailleurs, tout comme eux, ma conjointe et moi-même risquons fortement d’être encore très actives à cet âge qu’on considérait autrefois « vénérable » mais qui de plus en plus, est le nouveau 50…

Je connais bien des gens (dont ma mère et son 2e mari) qui sont décédés quelques années seulement après leur retraite. Le secret de la longévité c’est peut-être justement ça. De continuer de travailler et d’avoir bien du plaisir à le faire…

Passer quelques heures avec ces messieurs qui ont la vitalité et la vivacité de jeunes de la génération X, me rassure quant à la soi-disante pénurie de main-d’œuvre générationnelle qu’on prédit

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Ce soir je suis triste, fière et angoissée.

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Je suis triste

Hier, je suis allée voir mon père à l’hôpital. Il me parlait des flammes de la mort devant lesquelles il avait reculé. Il me disait que la prochaine fois, il n’hésiterait pas à les traverser. Il me disait sa douleur de se voir finir ses jours comme ça. Il était dans un corridor de l’hôpital Notre-Dame en attendant un changement de chambre. Depuis décembre dernier, il ne peut plus faire de vélo. Sa dernière passion. À 86 ans, beau temps mauvais temps, il allait voir les constructions de Montréal. Il se divertissait de ces gratte-ciels qu’on monte. Il a toujours été inventif et créatif. J’ai en mémoire ses deux cabanons à l’architecture très innovante qu’il avait construit avec une fenêtre au milieu des deux pentes de toits décalés qu’il avait inventés, ce, malgré sa 3e année scolaire. Mais depuis six mois, sa santé périclite rapidement. Très rapidement. Il fait les portes tournantes entre son appartement qu’il avait encore jusqu’à la semaine dernière, et l’hôpital.

Avant hier, en allant à la toilette de sa chambre d’hôpital, il s’est écrasé. Ses jambes ne le supportaient plus. Déjà, depuis plusieurs semaines, il a une marchette. Lui, cet homme fier et bâtit comme un cheval dont l’exploit était de lever une Volksvagen beetle, par en avant, où se situe le moteur. De se voir ainsi diminué l’affecte beaucoup. Hier, de son lit d’hôpital dans le couloir, pour la première fois de ma vie, je lui caressais le front. Il pleurait abondamment et s’en voulait d’avoir eu peur de la mort alors qu’elle lui avait rendu visite. Il capotait à l’idée de ne plus pouvoir marcher. Cette incapacité est certainement tributaire de l’infection sanguine qu’ils viennent de découvrir, mais sa vision en était tout autre.

Je ne savais pas s’il avait vu ces flammes en rêve ou en hallucination mais j’étais certaine qu’il me parlait de son désir de partir une fois pour toute.

Aujourd’hui, j’ai appelé plusieurs fois à sa chambre sans réponse. Ce soir, d’un message Facebook de mon plus vieux frère, j’apprends qu’il a décidé d’en finir et qu’il refusera tous les soins à partir de maintenant et qu’il ira en soins palliatifs.

Je suis fière

J’arrive enfin à pouvoir communiquer avec quelqu’un à sa chambre. On me le passe. Il accueille le son de ma voix avec un « bonjour Michelle » Lumineux et enjoué. Il me dit qu’il a arraché tous ses fils et qu’il a arrêté ses antibiotiques. Qu’il refuse tous les traitements et qu’il veut en finir. Je lui dis que je comprends et que je l’accompagne dans cette décision. Je lui demande s’il est serein avec sa décision et sa réponse est sans équivoque. Je lui dis que je l’aime, il me répond qu’il m’adore, qu’il est fier de moi et qu’il me remercie de tout ce que j’ai fait. Dans ma tête je ne sais pas de quoi il est fier mais ça me fait tellement de bien de l’entendre de sa bouche et ça me rend vraiment très fière.

J’angoisse

Demain j’irai le voir. Je sais que ça ira bien, que ce sera émotif et qu’on se fera nos adieux de nombreuses fois d’ici son trépas. Mais j’anticipe aussi la suite avec des membres de ma famille qui ne me parlent plus depuis maintenant dix ans. J’angoisse à l’idée de les croiser à l’hôpital ou au cimetière. Je ne veux vraiment pas faire ombrage à ce passage difficile que vivra mon père et je veux être là pour lui. Mais en même temps, je ne veux vraiment pas être l’objet de discorde durant ce moment crucial pour lui et pour mes frères et sœurs. J’envoie des ondes positives à l’univers pour que les étoiles s’alignent et que les choses se passent bien. J’ai accompagné ma mère et ma belle-mère dans ces derniers moments, j’aimerais en faire autant pour mon papa…

MAJ

Il est 03:52 du matin. Je me réveille. Je pense à mon père.

Il m’a inculqué l’amour des arbres et des plantes. Le jardin de fleurs et d’arbres de mon enfance était le plus beau du quartier. C’était mon père et ma mère qui voulaient ça. Ils voulaient qu’on grandisse avec la beauté de la nature qu’ils voulaient recréer derrière notre maison à Neufchatel . Je le revois encore planter cet érable mature à quatre troncs, sous la pluie battante, dans le coin de la cour avec sa force surhumaine. Je me souviens aussi qu’il me faisait arracher les pissenlits par la racine et les herbes sous la clôture blanche avec mes mains. Ça me faisait vraiment chier de devoir faire ça à 8 ans. Pourtant, lorsque j’ai eu ma première maison à St-Bruno-de-Montarville, pour le taquiner gentiment, je suis allé avec lui acheter un arrache pissenlit que je l’ai fait choisir et ironiquement, mon gazon était sans pissenlit et je faisais cette tâche avec affection pour lui. C’est aussi à cette période qu’il me donna mon héritage. Il me donna ses outils. Ceux-là même qu’il avait utilisé pour construire de ses mains ses merveilleux cabanons. Il me donna ses rabots, son équerre, son kit de soudure, sa scie, ses mèches et ses couteaux à bois. Est-ce de la synchronicité mais cette semaine c’était l’anniversaire de l’un de mes neveux qui est venu nous voir pour la première fois à Chertsey durant une partie du week-end. Je lui donnai un marteau en lui disant que ça lui permettrait de bâtir sa vie et un niveau pour que celle-ci soit équilibrée. Je ne savais pas la symbolique que ce geste et les souvenirs prendraient en moi quelques jours plus tard. C’était un geste spontané que je n’avais pas réellement réfléchi. Aujourd’hui ça me touche de me remémorer d’avoir fait ce geste et dit ces mots.

L’héritage de ma mère a été ses livres et la collection de films et de photos de la famille. Son dernier cadeau a d’ailleurs été une encyclopédie des fines herbes et épices. En songeant à ça je réalise que mes parents m’ont donné tous les deux leurs passions et leurs fiertés de faire. Aujourd’hui j’irai voir mon père avec deux gros albums de photos de la famille. S’il le désire, je les regarderai avec lui afin qu’il puisse faire le chemin de ses souvenirs.

Je suis assise à mon bureau et je pense à Georges. Georges est mon arbre préféré de mon terrain. C’est un pin centenaire sur le bord du lac, juste au coin de la terrasse où je passe mes étés. Georges a toujours été pour moi la représentation symbolique de mon père. Même si mon père s’en va, il sera toujours avec moi…

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Hydro-Québec et la fibre optique, la bonne « mauvaise approche » du gouvernement

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Une excellente nouvelle nous vient du gouvernement Libéral du Québec à propos de la haute vitesse. En effet, selon LaPresse

Hydro-Québec étudiera la possibilité d’utiliser ses surplus de fibre optique pour aider les régions éloignées à améliorer leurs services de télécommunications.

La ministre de l’Économie, Dominique Anglade, et le directeur général de la société d’État, Éric Martel, ont annoncé mardi la tenue de cette étude, qui devrait être complétée d’ici la fin de l’année.

Plus spécifiquement, selon Direction informatique, l’étude

vise à analyser les aspects techniques, légaux, réglementaires, opérationnels et sécuritaires de la potentielle utilisation la fibre optique excédentaire que Hydro-Québec n’utilise pas.

Alors, pourquoi est-ce la mauvaise approche ? Parce qu’il me semble évident qu’Hydro-Québec ne pourrait et ne devrait certainement pas compromettre la sécurité de son réseau de fibres optiques qui est utilisé afin de garantir l’efficacité du transport d’électricité aux Québécois. Peut-être arrivera-elle à la conclusion que ses fibres excédentaires puissent être utilisées, ce qui est déjà une bonne nouvelle. Mais j’estime que les besoins en fibre optique et en service internet haute vitesse du Québec risquent d’être pas mal plus importants que cette fibre excédentaire. Aussi, les coupures de presse parlent d’aider « les régions éloignées ». Il m’apparaît dans ce cas que la Beauce n’est pas une région éloignée. D’ailleurs, ma propre municipalité, Chertsey, qui n’est qu’à 100 km de Montréal, a les mêmes problématiques que les régions « dites éloignées » et qu’elle ne sera pas dans les secteurs priorisés par l’étude d’Hydro-Québec. D’ailleurs, pour revenir à la Beauce, dans un article de LaTerre on pouvait lire :

« Une catastrophe totale »

Frédéric Marcoux n’y va pas par quatre chemins. À ses yeux, les infrastructures technologiques pour Internet haute vitesse, la téléphonie cellulaire et même le réseau de distribution d’électricité sont déficientes.

« C’est une catastrophe totale », affirme le président du Syndicat de l’UPA de la Nouvelle-Beauce au sujet du réseau électrique. En assemblée générale annuelle récemment, le producteur de lait de Sainte-Marguerite a fait de l’accès à ces trois services la priorité du plan d’action de son organisation pour la prochaine année.

En ce qui concerne Internet haute vitesse et la téléphonie cellulaire, Frédéric Marcoux estime que le service est très inégal. En Nouvelle-Beauce, explique-t-il, le relief vallonné fait en sorte que ceux qui peuvent apercevoir le mont Radar de Saint-Sylvestre sont en mesure de profiter d’un branchement aux micro-ondes. Les autres doivent se contenter de la bonne vieille ligne téléphonique.

« Avec la robotique et tous les systèmes connectés, le GPS pour les semences en grandes cultures, il y en a qui ont besoin de ça », affirme-t-il.

Une approche plus productive

À mon point de vue, une approche plus productive serait de mandater Hydro-Québec pour analyser les aspects techniques, légaux, réglementaires, opérationnels et sécuritaires de l’installation d’une « nouvelle fibre noire» à la grandeur du Québec habité, incluant les grands centres. À cette étude, il faudrait ajouter les aspects techniques, légaux, réglementaires, opérationnels et sécuritaires de l’utilisation des poteaux d’Hydro Québec pour que les fournisseurs locaux puissent brancher les clients pour « le dernier mile ». C’est l’un des problèmes majeurs que vivent TOUTES les entreprises fournisseurs d’internet. Ils doivent passer par les poteaux de Bell Canada/Hydro-Québec et Bell ne cesse d’inventer des critères, écueils et délais administratifs les empêchant de réaliser les projets de branchements qu’ils pourraient avoir pour les régions. Bien des histoires d’horreurs sont reliées à ces embuches. Comme Hydro-Québec se rend déjà dans chaque résidence du Québec, cette analyse pourrait faciliter grandement les futurs projets de fibre optique au Québec. Par ailleurs (et je ne suis pas avocate) le CRTC légifère « le transport de données ». Mais si Hydro-Québec installait la fibre optique elle-même à la grandeur du Québec et laissait « le marché » se battre par la suite aux deux bouts de la fibre, pour offrir les services internet, téléphonie et câbles, serait-elle celle qui effectue « le transport des données » ?

Aussi, dans plusieurs municipalités, il existe déjà de la fibre optique inutilisée qui se termine dans les écoles et aux diverses mairies des MRC. Plusieurs de ces fibres optiques qui ont déjà été implantées à grands coûts il y a 15 ans, sont inutilisées. Or, des ententes de location de ces fibres ont été faites à plusieurs petits joueurs dans l’éventualité qu’un jour, ils la développent. Malheureusement, pratiquement rien n’a été développé et ces fibres qui pourraient être utilisés, ne le sont pas et ne peuvent l’être à cause de l’imbroglio monumental de ces contrats de location qui ne servent encore à rien sauf, à stopper l’évolution de nos réseaux ruraux…

Le mandat que j’aurai confié à Hydro aurait donc été pas mal plus large que celui qui a déjà été donné…

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Montée de lait contre les experts autoproclamés

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“In the beginner’s mind there are many possibilities, in the expert’s mind there are few.” – Zen teacher Shunryu Suzuki.

Je suis dans un secteur économique dans lequel il pullule des « experts ». Pour « faire différents » il y a aussi des gourous, ninja, ceinture noire et autres. Que voulez-vous, le marketing internet, le commerce en ligne et les médias sociaux sont récents (à ce qu’on dit) même s’il y a 40 ans, on avait déjà du commerce en ligne et des communautés (qu’on appelle maintenant les réseaux sociaux) et que le marketing internet lui, a une trentaine d’années.

Or donc, je suis dans un secteur ou le tout et n’importe quoi est roi dans l’œil de l’entrepreneur qui doit faire des choix.

Pourquoi je vous parle de ça?

Comme suite à mon dernier billet : Ces entrepreneurs qui croient faire une bonne affaire en payant pour la promotion de leurs contenus sur Facebook, certains « experts » sont venus me faire la leçon sur différentes plateformes sociales. Ironiquement, ils sont des “experts” en publicité Facebook. 🙂 L’un d’eux qui se réclame de « scotch et de domination mondiale » (rien de moins) a eu même l’outrecuidance de déjà publier « La vérité sur les experts et comment en devenir un ». À ce propos je vous suggère de lire ou de relire Comment devenir un expert en Webmarketing (ou en n’importe quoi d’autre) en 2 heures maximum. On y explique avec ironie que pour devenir un expert, il suffit de

-s’autoproclamer expert
-de faire semblant de toujours être très occupé
-d’être catégorique, voire péremptoire dans son argumentation
-d’utiliser un jargon incompréhensible (ça donne l’impression qu’on sait de quoi on parle)
-d’afficher votre soi-disant réussite
-de projeter que vous ne travaillez qu’avec des « winners »
-d’avoir le look
-de ne jamais vous tromper
et

Un bon expert ne cite jamais un article qu’il a lu quelque part, il cite uniquement ses propres articles. Il n’assiste à aucune conférence, sauf les siennes. Il ne lit pas les classiques du marketing (complètement dépassé), ni ceux du webmarketing (trop mainstream). Au mieux il cite des auteurs et des études dont vous n’avez jamais entendu parler (mais vous n’osez pas le dire de peur de passer pour un plouc).

Un autre de ces « experts » qui de surcroit me « tague » dans LinkedIn en faisant la promo de sa « bullshit », a 4 ans d’expériences et avoue candidement que «Fonder ma propre entreprise a été un laboratoire pour apprendre sur le terrain le marketing numérique. C’est à travers les essais et les erreurs que j’ai développer mon expertise. » et ce après un DEC en Techniques de production et post-production télévisuelle (sic). C’est d’ailleurs pourquoi il aime bien me répondre en format vidéo et qu’il m’invite à prendre connaissance de ses études de cas citant de gros chiffres, mais sans nommer d’entreprises ou de projets spécifiques et que pour pouvoir écouter, vous devez d’abord fournir vos coordonnées pour garnir leur BD de courriels à spammer ultérieurement (sans notice légale, il va de soi).

On me dit moi-même experte et mon éditrice m’avait déjà affublée du titre de “gourou” sur la jaquette arrière de l’un de mes livres sur les médias sociaux. Mais JAMAIS je ne me suis réclamée du titre d’experte. Ça me ferait trop chier d’être associée à ce genre de bozos…

Je vous suggère aussi de lire,
de Jean Rochette, L’ère des « experts autoproclamés» ou quand le marketing prend le pas sur le discernement.

P.-S. Le GROS avantage des experts autoproclamés est qu’une fois que les entrepreneurs/clients ont pompés assez d’argent dans le n’importe quoi que ces « experts » proposent, ils viennent me voir pour savoir « pourquoi malgré les sommes investies, ils n’ont toujours pas de retour sur leur investissement » ou comment les sortir de la « crise médias sociaux majeure » dans laquelle ils se sont fait prendre. À ce moment-là, « money is not an issue » et ils m’écoutent avec un très grand intérêt 

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Ces entrepreneurs qui croient faire une bonne affaire en payant pour la promotion de leurs contenus sur Facebook

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C’est via un statut Google+ du pote Philippe Martin que j’ai pris connaissance de l’article de webmarketing-com.com, Pourquoi vous ne devriez PAS promouvoir votre page Facebook. J’ai moi-même déjà écrit sensiblement la même chose en 2015 Comment payer Facebook pour être de moins en moins visible. La tristesse avec ce sujet est que soit les gestionnaires ne nous lisent pas ou pire, qu’ils ne comprennent pas qu’ils tirent « littéralement » leur argent pas la fenêtre. Chez webmarketing-com.com on peut lire :

Facebook est avant tout un réseau social où on se divertit, pas un marché.
Reprenons notre histoire. Ayant constaté une corrélation positive entre le nombre total de mentions J’aime sur sa page et la portée organique de page, Neil Patel a investi dans la publicité pour :
• Avoir plus de fans ;
• Et donc augmenter la portée naturelle de sa page Facebook.
Au total, il a investi 400 000$ en publicité Facebook (booster ses posts, lancer des campagnes de mentions j’aime) et possède maintenant 900 000 fans sur sa page.
Au début, ses efforts ont payé.
La portée organique naturelle de sa page a fortement augmenté. Neil explique qu’il avait 240 000 visiteurs sur son site web provenant de sa page Facebook rien qu’en publiant ses derniers articles sur sa page.

6_Pointless_Marketing_Metrics_to_Avoid_at_All_Costs
Source : neilpatel.com
La suite de la courbe :

6_Pointless_Marketing_Metrics_to_Avoid_at_All_Costs-1
Source : neilpatel.com
Pour reprendre les mots de Neil : les fans sur Facebook et les mentions J’aime finissent par perdre leur valeur avec les changements perpétuels de l’algorithme de Facebook.
En gros, plus il avait de fans sur sa page et plus la portée organique de ses publications diminuait. Avoir 900 000 fans avait moins de valeur qu’en avoir 100 000 !
Donc si un marketeur aussi fort que Neil a dépensé 400 000$ pour au final avoir une portée naturelle encore plus basse au final, alors ne faisons pas la même erreur !
Retenez ceci : L’algorithme de Facebook joue en votre défaveur. Facebook veut que vous fassiez de la publicité !

Moi-même je disais

Payer pour être invisible sur Facebook
Toute chose étant égale, le Edge Rank calcule le ratio nombre de fans/nombre d’interactions des fans afin de déterminer quels contenus seront visibles sur l’accueil des usagers. Plus vous augmentez votre nombre de fans, moins le ratio d’interactions sera grand donc moins vous serez visibles dans l’accueil des usagers.
En d’autres mots (ceux de Techcrunch)

In other, hopefully less confusing words, an Object is more likely to show up in your News Feed if people you know have been interacting with it recently. That really isn’t particularly surprising. Neither is the resulting message to developers: if you want your posts to show up in News Feed, make sure people will actually want to interact with them.

L’ironie de l’incompréhension

Ce matin j’ai discuté avec un de mes clients qui m’informe que l’entreprise a décidé de payer une agence pour faire la promotion de leurs contenus Facebook. Je faisais un retour avec lui, sur une rencontre d’il y a deux semaines à propos du marketing de contenu. Cette entreprise est positionnée avec des produits pour une niche très spécifique avec une clientèle particulièrement bien définie qui de surcroit, se regroupe déjà à travers des « clubs de passionnés » à la grandeur du Pays. Mais l’un des nouveaux jeunes employés, diplômé depuis un an d’une grande école de commerce française, prétend que le référencement est mort et que Facebook est la voie de la conversion.

De plus, lors de nos conversations, les gens de l’entreprise réalisent que le marketing de contenu c’est du travail. C’est beaucoup de travail. Par contre, peu d’organisation réalise qu’une portion importante du travail est déjà fait et qu’elle dort dans les serveurs de l’entreprise. Ils ont déjà des masses d’informations qu’ils croient à tort, d’aucun intérêt pour l’externe. En outre, si chaque employé est habilité à devenir un créateur de contenu une fois de temps en temps, la roue tournera d’autant plus rapidement. De surcroit, il y a une pérennité à investir dans du contenu original en ligne puisqu’il persistera à exister contrairement à la pub qui disparaît une fois l’argent dépensé. Mais bon, payer pour faire faire du travail par d’autres en se croisant les doigts, c’est la facilité. D’ailleurs, si on prend $100 000 en publicité, une fois qu’elle est apparue, elle fera partie de nos souvenirs (si elle a été vue parce que de plus en plus de gens font de l’aveuglement volontaire aux publicités ou qu’ils utilisent des bloqueurs de publicité). Par contre, si vous prenez le même $100 000 et que vous engagez deux rédacteurs professionnels qui vous font des contenus durant un an, ces contenus seront toujours en ligne, améliorerons votre référencement et perdureront une fois l’argent dépensé.

Mais bon, plusieurs pro du marketing web et moi-même disons sans doute n’importe quoi alors n’hésitez pas à continuer de tirer votre argent par la fenêtre et à croire à la « magie de la facilité »…

MAJ
À lire: LES PLUS GROS MENSONGES AUTOUR DE L’INDUSTRIE DIGITALE

D’abord quand Google a permis de parier sur les noms de marque et donc d’obliger les marques à surenchérir sur leur propre marque, ce qui n’a pas de sens en réalité si ce n’est pour Google qui génère beaucoup de revenus sur ces termes.

Côté Facebook, clairement, les pages de marques ont été de vrais chevaux de Troie pour Facebook.

En jouant sur l’égo des marketers, les marques ont fait beaucoup de pub pour dire « rejoignez-nous sur Facebook » et ont ainsi crédibilisé Facebook, rendu plus populaire aussi pour finalement voir leur edgerank (capacité à toucher leurs fans) tomber à 0 si ce n’est en faisant de la publicité.

Sans parler d’Amazon bien sûr, qui est en train de lancer ses propres produits qui rentrent totalement en concurrence avec les marques.

Puis comme je le mentionne sur les médias sociaux

Observation: Ce contenu n’a pas été “sponsorisé” sur Facebook et il “cartonne” assez bien 🙂

MAJ2

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Les justiciers maléfiques du Web sont souvent des gens bin ordinaires

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Nous avons souvent l’impression que les trolls et autres harceleurs du Web sont des gens anonymes et pas de vie qui n’ont de plaisir qu’à tourmenter les autres. La réalité est plus complexe, virale et malheureusement trop commune.

Ces dernières semaines, j’ai été témoin et impliquée dans certains dossiers de harcèlement en ligne, touchant des individus et entreprises. J’ai aussi pris connaissance d’un reportage de CBS Sunday Morning : Internet shaming, when mob justice goes virtual que je vous conseille fortement de consulter.

Pour vous expliquer ce qu’est l’humiliation publique sur Internet, je vous partage cette photo qui a fait plusieurs fois le tour du monde.

mère indigne du Web

Plusieurs gens que je connais et que je respecte ont partagé cette photo avec des épithètes, commentaires et menaces hors proportion. Pourtant, personne de mes amis ne connaît cette personne (dont le visage a été caché pour ne pas aggraver encore la situation). Ils ont jugés et retransmis cette photo sans avoir le contexte de celle-ci et ont jugés la dame de la photo sans la connaitre ou savoir ce qu’elle faisait réellement sur son téléphone intelligent. Cette personne est maintenant reconnue mondialement comme étant l’exemple même de la mauvaise mère obnubilée par son petit moi et la technologie. Pourtant, peut-être est-elle en train de texter à son mari pour savoir où il est ? Peut-être vient-elle de recevoir un texto auquel elle doit répondre ? Peut-être cherche-t-elle une info importante pour son enfant ? Nous n’en savons strictement rien. Mais cette pauvre dame a été néanmoins trainée dans la boue à la grandeur de la planète et devra vivre avec les répercussions psychologiques et autres, pour le reste de sa vie.

Plus près de moi, j’ai été impliquée dans divers dossiers clients qui ont vécu des crises similaires. Il s’agit d’entreprises dont un client ou des activistes n’aimant pas certaines positions de l’organisation, sont allés en ligne avec des récriminations. Ces statuts ont été partagés des dizaines de milliers de fois, la cote Google MyBusiness de ces gens a été indument baissée massivement et dans les commentaires, plusieurs menaces ont été aperçues sans que le « client/activiste soi-disant insatisfait » n’efface ces menaces et qu’il efface les commentaires qui ne « bitchaient » pas les cibles qu’il avait identifiées. Les internautes ont partagé et commenté massivement ces statuts sans se demander s’il y avait une vérité derrière les avances qui avaient été publiées.

Ces dossiers sont dans les mains de la justice aux niveaux criminel et civil et les entrepreneurs/victimes vivent encore et  vivront longtemps les retombées négatives de toute ces histoires. D’ailleurs un autre de mes clients, entrepreneurs à succès avec des dizaines de milliers de dollars de vente par an, a lui aussi partagé l’un de ces statuts incriminants. Je me demandais quelle aurait été sa réaction si sa propre entreprise avait été la cible d’une telle cabale de médisance. Je me demande aussi si chacune des personnes qui a jugé et condamné sans avoir l’autre version des entrepreneurs ciblés, avait eux aussi vécu telle aventure, comment ils se sentiraient aujourd’hui?

J’ai l’intuition que l’humiliation publique internet suit la même logique que celle de la psychologie des foules durant les manifestations. Si quelqu’un lance une brique dans une vitrine il se dépersonnalise et a l’impression que ce n’est pas lui, mais plutôt la foule qui a tiré cette brique. Comme on peut le lire dans Wikipedia :

Si l’on raisonne au niveau de l’individu, l’individu en foule acquiert trois caractères que l’on ne trouve que dans l’état de foule :

·       l’irresponsabilité. Du fait du nombre, un individu en foule peut ressentir un sentiment de « puissance invincible » et voir ses inhibitions s’effondrer. Il pourra accomplir des actions qu’il n’aurait jamais accomplies seul (par exemple, piller un magasin de façon non préméditée) : « le sentiment de responsabilité… disparaît entièrement. » Ceci vaut surtout pour les foules anonymes et hétérogènes, où l’individu, noyé dans la masse, est difficile (voire impossible) à retrouver par la suite.
·       La « contagion ». Ce que d’autres auteurs, comme David Hume, ont désigné sous le terme de sympathie et thématisé dans les relations inter-individuelles prend ici une ampleur beaucoup plus grande : une même passion agitera tous les membres de la foule avec une grande violence.
·       La suggestibilité. L’individu faisant partie de la foule voit sa conscience s’évanouir, au même titre que celle d’un hypnotisé. Il n’a plus d’opinions, ni de passions qui lui soient propres. Cela explique que des foules puissent prendre des décisions allant à l’encontre des intérêts de leurs membres, comme les Conventionnels qui lèvent leur propre immunité (ce qui leur permettra de s’envoyer les uns les autres à l’échafaud).

Dans tous les cas, il serait certainement judicieux que chacun prenne quelques instants pour regarder son propre nombril et se demande en quoi il participe à cette tendance extrêmement destructive qu’est le harcèlement collectif, la justice internet ou encore l’humiliation publique internet…

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MAJ
Comme quoi je ne suis pas si pire avec mes analyses 🙂 Voici la version de la maman sur la photo
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touchee

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