FUGUES QUESTIONNAIRE CONFINEMENT. Réponses de Michelle Blanc

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La rédaction du magazine Fugues, m’a demandé de répondre à un questionnaire à propos du confinement. mes réponses seront publiés dans une édition prochaine du magazine. Voici mes réponses…

FUGUES QUESTIONNAIRE CONFINEMENT

1. Comment la crise de la COVID-19 t’a-t-elle affecté personnellement ?

La crise ne m’a pas affecté financièrement ou psychologiquement. Étant une spécialiste du commerce en ligne, du marketing web et des médias sociaux, mon expertise est en demande. J’ai aussi la chance d’habiter en forêt, sur un demi-hectare, face à un lac. Je peux donc me dégourdir les jambes sur ma propre propriété et jouir des beautés de la nature et y puiser une énergie salvatrice. Par contre, par un triste coup du hasard, il y a un mois je suis tombée, je me suis fracturé une côte, j’ai attrapé une pneumonie, probablement à l’hôpital en me faisant soigné et j’ai aussi appris souffrir d’insuffisance cardiaque. En ces temps de Covid-19, de devoir faire des allers-retours à l’hôpital a son lot d’angoisses disons. L’un des autres problèmes que je rencontre est que devant maintenant limiter au maximum mon apport en sodium, il est rendu difficile de faire mon épicerie sans pouvoir lire les étiquettes « d’apport alimentaire » qui sont la plupart du temps derrière les produits qu’on présente sur les étalages, sans devoir les toucher pour vérifier la teneur en sodium. Il y a comme une problématique majeure, disons…

2. Présentement dans l’espace où tu vis, est-tu seul(e), avec ton (ta) conjoint(e), de la famille (enfants, parents, autres), un ou des colocs, des animaux?

J’ai la chance de vivre avec la femme de ma vie depuis maintenant 26 ans et avec notre adorable chien charlotte. Le confinement a la particularité de faire sortir le meilleur et le pire des gens. Certains couples découvrent qu’ils ne sont vraiment pas faits pour vivre 24 heures par jour avec leur conjoint. Dans mon cas, ce rapprochement obligatoire nous fait nous aimer encore plus. Nous découvrons à quel point nous sommes faites l’une pour l’autre. Par contre, l’absence de notre fils, de son amour et de notre petit-fils se fait de plus en plus sentir péniblement. Les taquineries avec mes potes, avec les marchands de ma localité et avec mes voisins me manquent aussi terriblement. Étant une personne très sociable, la chaleur humaine des contacts face-à-face, est l’un des grands absents de mon existence. Nous faisons certainement des zooms et autres vidéoconférences, mais ce n’est vraiment pas pareil. En outre, rien ne vaut de pouvoir serrer dans mes bras notre petit-fils chéri et à son âge, son attention sur les communications numériques, est à des années lumières de celle qu’il peut nous accorder en personne.

3. À quoi ressemblent tes journées ces temps-ci ?

Mes journées, ou plutôt mes nuits vont de mieux en mieux. C’est qu’étant donné ma côte fracturée, j’ai passé 6 semaines à devoir dormir assise. La position couchée étant trop douloureuse. Je devais être en convalescence, mais étant donné mon statut de « travailleuse autonome » je ne pouvais refuser les mandats qu’on me donnait et j’ai donc travaillé au-delà de mes capacités. Ça ne m’a pas aidé à guérir rapidement, disons. Par contre, le temps ayant fait son travail, je vais maintenant beaucoup mieux et la frénésie de mes mandats s’est un peu amoindrie. Le printemps aidant, je peux maintenant profiter un peu plus de la chaleur et de l’environnement qui m’entoure. Je fais aussi des recherches de recettes qui peuvent satisfaire ma nouvelle diète imposée par les aléas de la vie.

4. Durant cette période, nous avons beaucoup de temps pour soi… Comment fais-tu pour que le confinement se passe mieux ?

Nous avons la chance d’avoir un bon réseau internet et nous sommes aussi branchées sur Netflix, Crave, Prime et iTunes et mon amour étant une grande mélomane, la musique, les films et les séries égayent notre quotidien. Nous faisons aussi toutes les deux du télétravail durant la journée. Nos journées sont donc passablement occupées.

5. À la maison, que portes-tu habituellement?

D’habiter « dans le bois » a l’avantage de réduire le besoin d’être toujours à la mode et « checké à quatre épingles ». De plus, travaillant en conseil Web, très tôt dans ma pratique j’ai observé que d’être habillé « trop business », ne projetait pas l’image de « geekette » que je suis. Je me suis alors adaptée. Je porte donc principalement des salopettes de jeans et des chemises à carreaux.

6. As-tu des recommandations ou des suggestions pour rendre cette «pause» plus facile à passer?

J’ai un immense pin que j’appelle Georges. Je lui parle souvent et il m’arrive de le serrer dans mes bras. Cela me fait le plus grand bien. D’écouter le torrent de la rivière au printemps est aussi une grande source de réconfort.

7. Qu’est-ce qui te manque le plus, ces temps-ci ?

Ce que je mange le plus ces temps-ci est de l’humus aux pois chiches.

 

MAJ: Vous comprendrez ici que j’avais mal lu la question. Ce qui me manque le plus est de voir mon petit-fils, d’échanger longuement avec lui et de le serrer dans mes bras. De déambuler sans la paranoïa d’attraper ce satané virus, de magasiner librement au marché Jean-Talon et chez mes fournisseurs alimentaires de choix, de faire des Saint-Cassettes avec les potes et de manger au restaurant sont des activités qui étaient courantes et qui font maintenant partie de mes souvenirs lointains…

8. Que fais-tu pour maintenir un contact avec l’extérieur ou maintenir une solidarité?

Je suis membre du CA de plusieurs chambres de commerce, j’ai de nombreux clients et je fais aussi des ateliers Zoom avec plusieurs entrepreneurs. C’est très demandant intellectuellement, mais ça me permet de garder un semblant de normalité sociale.

Pour maintenir une solidarité, j’ai songé à une initiative et je l’ai mise en pratique. Je me suis dit qu’il serait pertinent de discuter avec des gens de différents milieux, de ce que pourrait être l’après-covid-19, afin de donner de l’espoir et de commencer à songer positivement à la suite des choses. J’ai appelé cette rencontre Zomm Tout le monde en rêve et j’ai contacté Jean-Luc Mongrain, Jacques Nantel, Randa Napky, Ianik Marcil, Christine St-Pierre, Gyslaine Desrosiers, Daniel Breton et Maka kotto pour y participer.

Lors de ce remue-méninge, mes invités et moi-même avons discuté de l’après #covid19 et de ce que pourrait être l’impact et les changements sur le journalisme, l’éducation à distance, le marketing, les commerces, l’économie, le tourisme, la culture, la politique, la santé, l’environnement, les industries énergétiques, le numérique et bien d’autres choses encore… Un exercice de partage et de réflexion collective…

Vous pouvez prendre connaissance de nos points de vue à https://www.michelleblanc.com/2020/04/les-changements-post-covid19-tout-le-monde-en-reve-tlmer/

9. Considères-tu que les gouvernements — ici ou ailleurs — gèrent adéquatement la situation?

Les gouvernements sont devant une situation inédite, dont les tenants et aboutissants sont flous et pour laquelle, il doivent choisir entre le pire et le moins pire. Je suis heureuse de ne pas être à leurs places et je trouve qu’ils s’en sortent admirablement bien. Après coup, on pourra toujours dire qu’ils auraient pu faire mieux. N’empêche que ce mieux restera toujours très hypothétique.

10. Que penses-tu retirer de l’expérience que l’on vit présentement?

Je pense que déjà, bien des choses qu’on croyait prioritaires viennent de perdre beaucoup d’importance. Je sais aussi que les interactions sociales prendront une dimension beaucoup plus humaine. Mais je sais qu’il est encore très tôt pour prendre la mesure des bouleversements qu’engendrera cette crise.

11. Crois-tu que ta vie (ou celle des autres) sera transformée par la suite au niveau de nos interactions sociales? Si oui, de quelle(s) manière(s)?

Notre vie et les sociétés seront transformées significativements. Mais encore une fois, en fonction du temps que ça prendra et de la gravité ou pas, des deuxièmes et troisièmes vagues, il est encore très tôt pour imaginer à quels points nous serons individuellement et collectivement transformés.

12. Des inquiétudes pour l’avenir?

Je suis inquiète de la possible pénurie alimentaire, des conflits géopolitiques potentiels, des vies qui seront perdues, des gens qui se relèveront difficilement des péripéties que nous vivons. Cette « guerre avec un ennemi invisible » laissera inévitablement des traces, comme chaque bouleversement mondial en a laissé.

13. Un message d’espoir que tu veux lancer?

Malgré tout ce que nous vivons et que nous vivrons encore, la solidarité sociale risque d’être l’une des grandes gagnantes de ce merdier dans lequel nous nous trouvons. Nous risquons aussi d’apprécier à sa juste valeur les rencontres familiales et sociales qui quelquefois nous laissaient plus froids. L’homme a toujours réussi à surmonter positivement les défis immenses auxquels il devait faire face et les tragédies ont toujours été une source d’innovation importante. Les rêves de mondialisation risquent d’en prendre un coup, mais ce sera au bénéfice du « small is beautiful » et de la réémergence des villages, des petites localités, de l’achat local et de l’entraide de proximité. Je rêve d’un étalement régional et de la renaissance du « Québec il est beau » et du « maître chez nous » plus seulement à Montréal ou à Québec. Les régions pourront sans doute enfin prendre la place qu’il leur revient. Le Québec il est beau et il est grand. Il sera temps de le découvrir et de le développer à sa pleine mesure…

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Remue-méninge Les changements post-covid19, Tout Le Monde En Rêve #TLMER

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En chinois, le signe crise signifie danger et opportunité. Vous êtes invités à assister à un remue-méninge avec des invités d’expérience et de vision qui vont se pencher sur les opportunités et réfléchir à comment notre société changera ou devrait changer après le Covid19…

Tous ne sont pas à la même place dans l’adaptation à la crise. Les 6 étapes d’adaptation sont:

  • Dénie = Ce n’est qu’une grippe
  • Colère = Je t’ai dit que ce n’était qu’une grippe va tu comprendre?
  • Négociation = Je vais prendre de la vitamine C et tout va être correct
  • Peur et l’anxiété = Tout va s’effondrer, je m’achète du papier de toilette
  • Dépression = Nous allons tous l’attraper
  • L’acceptation = C’est ça qui est ça, nous devons nous adapter.

Ce premier #TLEMR est donc une première discussion sur ce que pourrait ou devrait être l’après covid19. Vous pouvez aussi y participer en utilisant:

• le hashtag #TLMER pour partager vos idées sur les médias sociaux
• en faisant vous aussi d’autres remue-méninges par la suite

Mon groupe d’invités n’est pas représentatif de l’ensemble des enjeux que nous devrons analyser. Il n’a pas de jeunes, de fermiers, de manufacturiers, de pêcheurs ou d’une foule d’autres catégories qui nous sera indispensables à la réflexion. Vous m’excuserez aussi de tutoyer mes invités puisque ce sont des gens que je connais déjà depuis 20 ans pour certains, qu’ils sont particulièrement éclairés sur certains des enjeux que nous discuterons aujourd’hui, qu’ils ont une renommée qui permettra peut-être à de nombreuses autres personnes de s’intéresser à cette initiative et à lui donner une vie et une viralité qui sera nécessaire.

Je sais le et les sujets que chacun abordera, mais je n’ai aucune idée de ce qu’ils diront. Après le partage de leurs réflexions, nous aurons un court moment pour réagir collectivement à ce qui aura été dit. Puis à la fin, nous discuterons ensemble des constats qui auront été faits.

Nous ne sommes pas et vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec ce qui aura été dit. C’est ça l’idée d’un remue-méninge. Il est aussi possible qu’il y ait des fuck up techniques étant donné la médiocrité de nos réseaux internet en région. Je vous demande donc d’être clément dans vos jugements.

J’espère cependant que cette initiative inspirera au moins quelques personnes à entrevoir l’après covid19 avec espoir et lucidité et qui sait, qu’il aidera nos entrepreneurs, administration locale, régionale provinciale et même nationale à sortir des sentiers battus pour que collectivement on prenne le taureau par les cornes pour le meilleur de tous.

Mes invités sont, dans l’ordre de leur prise de parole

Jean-Luc Mongrain
Jacques Nantel
Randa Napky
Ianik Marcil
Christine St-Pierre
Gyslaine Desrosiers
Daniel Breton
Et
Maka kotto

Lors de ce remue-méninge, mes invités et moi-même vont discuter de l’après #covid19 et de ce que pourrait être l’impact et les changements sur le journalisme, l’éducation à distance, le marketing, les commerces, l’économie, le tourisme, la culture, la politique, la santé, l’environnement, les industries énergétiques, le numérique et bien d’autres choses encore… Un exercice de partage et de réflexion collective…

L’une des nombreuses critiques de cet entretien

Critique #TLMER

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Se préparer à l’après-coronavirus avec l’atelier Relations Publiques en lignes

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C’est mercredi soir le 8 avril, qu’aura lieu le troisième atelier de quatre, Médias sociaux et relations publiques, offert la la Chambre de Commerce de Rawdon.

Vous n’avez pas besoin d’être membre de la Chambre de commerce de Rawdon pour participer à ces ateliers, mais vous avez besoin de vous y inscrire afin de recevoir le code et le mot de passe pour rejoindre la salle de classe virtuelle. Voici donc les informations pour les ateliers restants et les détails pour pouvoir s’inscrire :

Médias sociaux et relations publiques

Vous pouvez vous inscrire en écrivant à info@ccrawdon.ca

Dans l’atelier de ce soir, nous discuterons de :
Les risques communicationnels de divers médias sociaux
Le communiqué de presse pour le web
La gestion de crise médias sociaux
Études de cas

Voici d’ailleurs le PowerPoint de mon 3e atelier

Le prochain et dernier atelier:
Atelier #4 ->Les médias sociaux: la recette parfaite!
Mercredi 22 avril 2020 de 18h30 à 20h45

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Se préparer à l’après-coronavirus en participant à des ateliers virtuels

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C’est ce soir que la Chambre de commerce de Rawdon offrira le 2e atelier de 4, La rédaction Web, storyline et les diverses politiques éditoriales. Le 1er atelier se donnait au Collège Champagneur à Rawdon. Mais étant donné la situation de crise du Coronavirus, les trois prochains ateliers se donneront de manière virtuelle en webinaire avec l’application Zoom.us.

Cette crise touche durement les entreprises et les petits entrepreneurs. Et le prochain trois semaines de confinement, est justement un bon moment pour se préparer à l’après-crise, afin de reprendre une portion du chiffre d’affaires qui sera perdu durant ces trois semaines. Le marketing de contenu et les médias sociaux sont des efforts de mise en marché qui fonctionnent dans le moyen et le court terme. Plutôt vous commencez, plutôt vous risquez d’en tirer des bénéfices. Et pour être efficace en ligne, ce n’est pas tellement une question de budget que c’est une question de compréhension des outils (souvent gratuits), de la philosophie communicationnelle et des efforts qu’on veut bien y mettre.

Vous n’avez pas besoin d’être membre de la Chambre de commerce de Rawdon pour participer à ces ateliers, mais vous avez besoin de vous y inscrire afin de recevoir le code et le mot de passe pour rejoindre la salle de classe virtuelle. Voici donc les informations pour les ateliers restants et les détails pour pouvoir s’inscrire :

La rédaction Web, storyline et les diverses politiques éditoriales

Dans l’atelier de ce soir, nous discuterons de :

 Comment écrire pour le Web
 L’importance des titres, des éléments du corps du texte et des balises meta
 L’infolettre
 Les diverses politiques : d’utilisation du web pour les employés, éditoriales, des commentaires
 Calendrier éditorial
 Études de cas

Voici d’ailleurs le PowerPoint de mon 2e atelier


Les prochains ateliers:

Atelier #3 -> Médias sociaux et relations publiques
Mercredi 8 avril 2020 de 18h30 à 20h45

Atelier #4 ->Les médias sociaux: la recette parfaite!
Mercredi 22 avril 2020 de 18h30 à 20h45

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J’ai pensé mourir

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Avant-hier il faisait beau. Nous étions prêtes pour la quarantaine. Les achats de bouffe pour deux semaines étaient faits, les provisions rangées, nous étions dans l’attente d’aller chercher petit-fils pour qu’il passe la semaine avec nous. Mon amour me dit, pourquoi n’irions-nous pas dehors? Il fait si beau!. J’étais bien d’accord avec elle. Je me disais que j’irais préparer le terrain pour qu’on puisse installer les chevilles et les sceaux après les érables pour en faire du sirop avec petit-fils. Je voulais aussi régler quelques trucs dans le cabanon et déglacer un peu l’entrée de garage et le chemin qui est une vraie patinoire.

Je me disais que je serais prudente. C’est que la semaine dernière, j’ai appris avoir déjà fait un infarctus et que ce n’est vraiment pas le temps de tomber malade, disons. Avant de me faire opérer pour l’ablation de mon rein au printemps dernier, j’avais passé un électrocardiogramme. Il semble qu’il n’était pas commun. Le cardiologue qui l’inspecta me dit que ce n’était pas très grave et que je pouvais me faire opérer. C’était peut-être juste que mon cœur ne bat pas avec la même régularité que tous. Mais bon, ce ne serait sans doute pas la seule « spécificité bizarre » que j’aurais de la moyenne des gens et c’était peut-être mon rein défaillant qui affectait mon cœur. Il me prescrit donc quelques pilules et voulait me revoir cet automne. L’automne venu, il me dit qu’une investigation plus poussée de mon cœur était nécessaire. Ce n’était pas l’urgence nationale et ne nécessitait pas une investigation invasive. Il irait donc par étape et on ne commencerait que par une échographie cardiaque. C’est la semaine dernière que cette procédure se fit.

Mon cardiologue est un homme qui semble vraiment très compétent. Mais il a la particularité d’être chinois. Lorsqu’il vient regarder la centaine de photos, de vidéos et d’audio de mon cœur, il me parlait alors que j’étais allongée à côté de lui sur la civière. Il commentait en direct, la revue qu’il faisait des pièces qu’avait prises la technicienne en radiologie. Nous étions à moins d’un mètre l’un de l’autre. Je ne pouvais m’empêcher de penser « A-t-il de la famille qui est revenue de Chine? Y est-il lui-même allé durant les vacances? Habite-t-il un quartier Chinois? ». Puis je me disais voyons donc Michelle! C’est un professionnel de haut niveau. Il connaît les risques et les dangers. Jamais il ne mettrait la vie de ses patients et collègues en péril. Tu penses n’importe quoi. Je me jugeais.

Puis il me dit : vous avez déjà fait un infarctus? Ça fait un certain temps. Vous en souvenez-vous? J’étais stupéfaite. Je ne me souviens de rien. Peut-être l’ai-je fait en dormant?

Quoi qu’il en soit, nous devons investiguer davantage. Je vais vous faire passer une angiographie. On passe une caméra dans votre bras puis on va jusqu’au cœur voir les artères. Mon père a eu un pacemaker et plusieurs pontages. Croyez-vous que c’est héréditaire? Je ne sais pas, qu’il me dit. Vous devrez prendre des prises de sang au plus vite et je fais avancer votre rendez-vous. Je veux vous revoir d’ici deux semaines.

La semaine précédente, voyant venir la pandémie possible et voulant être prête pour l’inévitable quarantaine que j’appréhendais et pour que mon amour puisse terminer ses derniers achats pour notre voyage au Mexique que nous devions faire vendredi dernier, nous sommes allés magasiner au Carrefour Laval puis nous irions souper au P. F. Chang avec la belle-mère de mon amour. Vers la fin de l’après-midi, épuisée de toutes ces courses, je décidai de me prendre un café froid au Starbuck, en attendant que mon amour termine ses derniers achats. Je me suis pris une chaise et je sirotais mon café froid en l’attendant. Entre deux coups d’œil sur mon iPhone, je remarquais que bientôt, tous les gens qui m’entouraient, étaient d’origines nord-africaines, y avait-il des Iraniens parmi eux? Je ne savais pas. Mais je me posai sérieusement la question. Suis-je en train de m’exposer à ce virus potentiel qui est en train de faire le tour du monde?

Puis nous avons soupé au P.F Chang et je me disais, ce ne sont très probablement pas des Chinois qui sont aux cuisines. Et s’il y en a, ils sont certainement assez consciencieux pour ne pas venir travailler s’ils sont malades. Calme toi donc Michelle et lâche la paranoïa, que je me dis. En outre, ce sera peut-être le dernier souper avec Louise avant notre voyage et probablement plusieurs semaines après notre retour. Jouis de ce moment privilégié avec elle et relaxe-toi.

Avance rapide à samedi dernier. J’ouvre la porte du garage et il y a plein de boîtes de carton que je dois défaire pour aller déposer à mon bac de récupération qui est dans mon chemin. Je prends donc mon « cutter » et j’avance tranquillement avec les boîtes pour les défaire près du bac. Mais en me rendant au bac, je réalise à quel point le chemin est glissant et dangereux. Je marche en pingouin pour être certaine de ne pas tomber. Une fois au bac je me dis que ça n’a vraiment pas d’allure. Je vais revenir au garage chercher la poche de sel pour saler cette patinoire. Arriver au garage, les deux pieds me partent d’un seul coup. Je tombe de mes six pieds deux pouces et de tout mon poids sur mon omoplate gauche. J’ai le souffle coupé. Mais vraiment coupé. Je ne respire plus. Je cherche mon air, mais je n’y arrive pas. Le temps passe. Ça doit faire maintenant les trente secondes les plus longues de ma vie. Puis je me dis, si je reste sur le dos je vais crever. Je prends toutes mes forces pour me tourner sur le côté, puis miracle, je recommence à respirer. Je n’oublierai jamais ces instants. Je tente de crier à mon amour qui est toujours à l’intérieur, mais de toute évidence, elle ne m’entend pas. Je songe à lui téléphoner et lorsque la première sonnerie se fait entendre, il s’adonne qu’elle sort de la maison. Elle est stupéfaite de me voir de tout mon long allongée sur le chemin et accourt vers moi. Elle m’aide à me relever et péniblement j’entre par le garage. Je lui demande d’appeler l’ambulance.

J’ai de toute évidence une ou quelques côtes de casser et peut-être même le poumon gauche d’affaisser. J’arrive à l’hôpital de Joliette qui est sur le branle-bas de combat. Des gardes de sécurité partout et personnes à l’urgence. C’est tout dire. On met mon lit d’hôpital dans un cubicule de deux lits. Une heure plus tard, on vient y placer un homme d’un certain âge, avec de l’oxygène. Il tousse à l’occasion. Pour venir le voir, le médecin se met gants et masques. Je ne sais pas vraiment ce dont ils discutent. Une demi-heure plus tard, ils déplacent son lit à deux cubicules de moi et y ajoutent un autre homme qui lui aussi est sous oxygène. Les infirmières qui s’occupent d’eux mettent des masques et des gants chaque fois. C’est lorsque le même médecin est finalement venu me voir sans masques et sans gant que ça m’a frappé. Et si ces hommes avaient le coronavirus? Et moi qui a passé près de deux heures à côté d’eux sans masques. Quels étaient leurs diagnostics? Étais-je en danger? Le suis-je toujours? Ai-je contracté la fameuse calamité? Suis-je en train d’infecter à mon tour ma chérie et petit-fils?

Ça fait deux soirs que je dors assise dans le salon parce que ma côte cassée est vraiment trop douloureuse pour dormir couché. Ce soir j’ai tenté de dormir couchée, mais je me lève pour écrire ce billet. C’est que j’ai une douleur au cou. Je ne sais pas si c’est à force d’avoir dormi assise ou si c’est lors de ma chute ou pire encore, si c’est l’un de mes ganglions qui lutte contre un hypothétique virus. Je tousse à l’occasion et étant donné ma côte cassée, c’est particulièrement pénible. Et il arrive qu’en toussant, j’aie une déjection qui me remonte dans la gorge. Je vais lire les symptômes du Coronavirus et non je ne fais pas de fièvre et je n’ai pas de difficulté à respirer. Mais je commence à avoir peur. En fait je dis toujours que je n’ai pas peur de la mort. Que je suis prête. Que j’ai plutôt peur de souffrir et que je suis moumoune. Mais ce soir j’ai peur oui de souffrir, d’avoir attrapé ou d’attraper cette saleté en allant passer cette angiographie prochaine et j’ai surtout peur de donner cette merde à mes amours. Mais bon, je n’ai pas les « symptômes officiels ». Mais j’ai des circonstances atténuantes, disons et surtout, j’ai maintenant la chienne. J’ai entrevu la mort en tombant et j’ai peur de la revoir en me relevant…

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Ateliers Michelle Blanc – « Les médias sociaux au service des commerces »

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C’est mercredi soir que je donnerai mon premier atelier « Les médias sociaux au service des commerces », pour la Chambre de commerce de Rawdon. J’y parlerai de:

Qu’est-ce que le Web?
Survol des mythes tenaces associés aux médias sociaux
Profil sociodémographique de divers médias sociaux
Efficacité des médias sociaux en fonction des objectifs d’affaires
Les médias sociaux c’est pour la vente, le marketing, les communications, le recrutement, les TI, pour l’organisation ou pour les clients?

Vous pouvez encore vous y inscrire à CCdRawdon@Gmail.com ou par téléphone au 450-834-2282

Ateliers Michelle Blanc pour Chambre de commerce de Rawdon

Voici d,ailleurs le PowerPoint de l’atelier, dont une partie sera didactique, tandis que l’autre sera plus pratique avec les questions des participants. Au plaisir de vous y voir…


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J’ai un problème d’image

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Étant connue, médiatisée et pratiquant le conseil de puis bientôt 20 ans, bien des gens se font une idée de ma pratique et de ma clientèle. Il arrive que ce ne soit que des préjugés. Il est certain qu’on aime bien parler des gros noms avec qui l’on a travaillé. Ça rassure quant à notre expertise. Mais ça peut aussi donner l’impression qu’on ne travaille qu’avec les gros, ce qui n’est vraiment pas le cas.

J’ai quelquefois écrit à ce propos dans des billets tel que À propos des médias sociaux et des petits, LA différence entre très et trop occupé, Gourou, papesse ou reine des médias sociaux, inaccessibilité et narcissisme ou La phobie du taux horaire. Mais j’observe que j’ai un problème de perception. Je serais trop impressionnante, inaccessible, exorbitante. C’est du moins, ce que me dit une récente cliente dans son commentaire.

Josee Brouillette22 février, à 12 h 00 ·

Tranche de vie
Les gens qui me connaissent savent à quel point je suis nulle sur internet et tout ce qui est web et en plus je déteste ça Maintenant que j’ai une nouvelle génération de clients je devais m’y mettre mais essayer de trouver un bon et gentil consultant web et marketing c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin . C’est loin d’être facile .
Je ne nommerai pas de nom et je ne raconterai pas mes conversations mais deux mots les décrivent : arrogance et snobisme .

Il y avait une personne que je connaissais de réputation , mais je me disais qu’elle ne devait sûrement pas travailler avec une petite PME et que ça devait être hors de prix alors je n’osais même pas lui téléphoner
Un jour je me suis décidée à lui écrire et je me suis dit que le pire qu’elle pouvait faire c’est de ne pas me répondre. Non seulement elle m’a répondu mais je la rencontrais, 9 jours plus tard.
Quelle femme merveilleuse cette Michelle Blanc

En plus d’être auteure , conférencière , consultante experte en marketing et des stratégies internet et titulaire d’une M. Sc. en commerce électronique, c’est une femme passionnée, intelligente, intéressante , facile à comprendre mais aussi une femme gentille, emphatique, motivante et tellement drôle et mon dieu que ça fait bien
En quelques heures , cette femme colorée avec sa personnalité et son langage bien à elle , est devenue mon gourou du web ,elle ma donné le goût d’apprendre et de travailler fort ( je sais qu’il y a du monde qui tombe en bas de leurs chaises 🙂 )

Michelle m’a dit que ce serait bénéfique à moyen et long terme ( je vous en donnerai des nouvelles ) mais je peux dire que même à très court terme , j’ai déjà gagné beaucoup et j’ai déjà hâte à mon prochain rendez-vous .

Oui j’ai fait des conférences à l’international, oui j’ai dans ma liste de clients des entreprises comme Expedia, Cirque du Soleil, Lassonde, Royal Canin ou Pierre-Karl Péladeau. Mais j’ai aussi d’illustres inconnus qui le sont beaucoup moins après avoir utilisé mes services. D’ailleurs, c’est avec les PME que j’ai eu mes plus éclatants succès (DessinsDrummond, SpiceTrekkers, Tourisme Mauricie ou PianoTechnique) parce qu’étant moins grosse, il y a moins de « red tape », ils sont plus agiles et il est beaucoup plus facile d’y implanter une stratégie numérique de A à Z que de le faire dans une très grande entreprise…

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Le 5G ou la fibre optique?

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Chaque fois que je parle de l’importance de doter le Québec habité de fibre optique, il y a toujours quelqu’un pour me dire que ça ne sert à rien puisque le 5G arrivera bientôt. Remettons donc les pendules à l’heure…

Tout d’abord est-il important de préciser que pour avoir le 5G, ça prend d’abord de la fibre optique qui alimentera la tour du 5G. Le 5G ne puise pas ses capacités « dans l’air ». Il n’y a pas de magie. Le 5G se connecte donc sur un « backbone », un réseau en quelque sorte, qui lui est en fibre optique. C’est l’émetteur qui est à la source et à la réception de la fibre, qui déterminera la capacité (ou la vitesse) de la fibre optique. Maintenant, il est impossible de brancher de la fibre optique sur un objet qui n’y serait pas connecté. Disons une voiture par exemple. C’est là que la 5G prend tout son intérêt. De brancher des objets non connectés à un réseau de très haute vitesse. Aussi, le 5G pourrait être utilisé pour brancher les ménages et les entreprises à partir d’un émetteur 5G (qui est branché sur la fibre optique) pour desservir les équipements fixes des clients, disons leur serveur, sans avoir à passer de la fibre chez chacun d’eux. Il est clair que ça pourrait générer certaines économies. Mais il faut aussi considéré que dans ce cas, le signal serait diminué par le nombre d’objets (fixe ou non) qui partageraient ce signal. En outre, la météo, l’épaisseur des murs et la composition de ceux-ci, de même que la topographie (y a-t-il une montagne entre l’émetteur et le récepteur) et la distance à parcourir, seraient tous des éléments qui auraient un impact direct sur la qualité et la bande passante du signal 5G.

Donc il faut cesser de dire des âneries telles que « nous n’avons pas besoin de fibre optique puisque nous aurons le 5G ». Comme vous le comprenez désormais ce n’est donc pas l’un OU l’autre, mais bien l’un ET l’autre et idéalement, un lien fibre optique jusqu’à la résidence, ou l’entreprise, est de loin supérieur à un approvisionnement strictement 5G. Par contre, pour les objets connectés qui s’avèrent aussi à être mobiles, le 5G sera indispensable…

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Le biais montréalocentriste

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Ce n’est certes pas nouveau, mais on n’en parle pas assez et on ne prend pas en considération l’impact négatif que ça peut avoir sur la société. Je vous parle de ce biais montréalocentriste. Le phénomène est amplement documenté en anthropologie. On nomme ça l’ethnocentrisme.

Tendance à privilégier les normes et valeurs de sa propre société pour analyser les autres sociétés.

Ainsi, Montréal la belle, a toutes les qualités et les régions ont des défauts que la métropole ne se reconnaît pas. Ainsi, les gens des régions seraient racistes, homophobes, peu cultivés et sans culture. Ce ne serait que des travailleurs manuels, des bûcherons, pêcheurs ou « farmers ». Ils seraient pratiquement consanguins et ne comprendraient pas l’importance du multiculturalisme et de l’apport des immigrants comme peut le faire « Montréal La Belle ».
Ce qui aide à cette perception est que les médias nationaux sont tous à Montréal et les quelques rares médias régionaux restants, sont la propriété de conglomérats montréalais. Même la culture est montréalisée. Lorsqu’on y parle ou qu’on présente les régions, c’est souvent pour son côté candidement folklorique. Les décisions importantes du gouvernement se doivent de plaire à Montréal et la supporter dans ses choix et aspirations. S’il reste du temps et de l’argent, on songera aux feux les plus pressants à éteindre en région.

Les régions seraient racistes!
Pourtant l’Abitibi a été colonisée presque exclusivement par des immigrants.

Jusqu’au début des années 1960, une partie importante de la population de Noranda était constituée d’immigrants d’origine européenne. La grande diversité des groupes ethniques de Noranda durant les années 1930 et 1940 a vite fait de se refléter dans la construction de nombreux lieux de culte. Si bien qu’en 1950, Noranda regroupait deux églises catholiques, une église anglicane, une église baptiste, une église de l’Église Unie et une synagogue juive. Cette dernière, construite en 1932 sur la 9e Avenue, était destinée à servir la communauté juive des deux villes, dont plusieurs membres étaient des commerçants ou des industriels.
(…)
Rouyn a également connu l’influence des immigrants, si bien qu’en 1952 débute la construction de l’église Christ-Roy de tradition catholique ukrainienne. Quelques années plus tard soit en 1954, un lieu de culte de tradition orthodoxe-russe fut érigé à proximité.

Pourtant les seuls maires noirs au Québec ont été élus dans les régions.
Pourtant le premier député juif a été élu dans les régions.
Pourtant le premier député noir a été élu dans les régions.
Pourtant la première députée Vietnamienne-noire a été élue dans les régions.
Pourtant le village voisin de celui que j’habite, Rawdon, a été constitué de 47 ethnies différentes

Aujourd’hui il y a plus de 47 ethnies qui cohabitent dans ce village multiculturel situé à près de 70 km de Montréal, qui accueille d’ailleurs le seul centre d’interprétation multiethnique au Québec.

Mais les régions seraient de toute évidence des racistes fermés à la diversité.

Les régions seraient homophobes!
Pourtant, la première mairesse trans a été élue en région
Pourtant, le premier maire gai marié a été élu en région
Pourtant plusieurs députés gais et lesbiennes ont été élus dans les régions au Québec
Pourtant le plus gros camping gai au Québec est en région
Pourtant en 1990 ouvrait le premier bar gai de Rouyn-Noranda
Mais les régions seraient de toute évidence des homophobes fermés à la diversité.

Les régions seraient sans culture!
Pourtant, de très grands écrivains, poètes, chanteurs, acteurs, comédiens ou danseurs sont issus des régions.

Les régions ne seraient que des travailleurs manuels, des bûcherons, pêcheurs ou « farmers »!
Il est vrai que les régions sont le garde-manger du Québec. C’est même une maudite chance qu’on puisse s’approvisionner d’aliments locaux. Mais les régions ont aussi toute une vitalité manufacturière. Il suffit de regarder la carte des usines au Québec pour s’en convaincre.
Carte des usines au Québec

 

 

Malheureusement on ne parle pas ou que peu des régions. Les médias sont concentrés à Montréal, voire sur Le Plateau. Les nouvelles sont Montréalocentristes. Que sait-on de ce qui se passe en région à Montréal? Pratiquement rien. Que sait-on de ce qui se passe en région, en région? Peu de chose. Radio-Québec aurait pu avoir le mandat de développer le journalisme régional pour nous offrir de réelles « nouvelles nationales ». mais ça ne s’est jamais fait. On pourrait commencer à réellement sortir des visions folkloriques ou de villégiatures et touristiques pour parler des enjeux régionaux au niveau national, mais ça ne s’est encore pas fait. D’ailleurs l’une des ironies est que la maison des régions est (vous l’aurez deviné) à Montréal. Sur sa page d’accueil, nous pouvons lire :

La Maison des Régions est une porte qui donne directement sur tout ce que la Métropole a à offrir aux Régions.

C’est, disons, symptomatique de l’ethnocentrisme montréalais qui prévaut depuis trop longtemps…

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L’alternative à l’endémique fraude par clic

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“It’s easier to fool people than to convince them that they had been fooled.” Mark Twain

Dans mon billet La pourriture marketing web Partie 2 (fraude par clic), j’exposais les découvertes à propos de la fraude par clic du Dr Augustine Fou. Depuis, il a fait plusieurs autres publications donc son Fake everything 2019. Il n’hésite d’ailleurs pas à traiter l’ANA (Association of national Advertisers) et l’industrie publicitaire d’incompétents.
Augustine Fou traite l'ANA d'incompétents

À la lecture des observations du Dr Fou, les preuves de l’ampleur de ces fraudes sont indiscutables. C’est d’ailleurs tellement répandu et connu de plusieurs, tant des publicitaires, des agences que même des clients, qu’il est aberrant de constater que ce soit la plus lucrative des activités cybercriminelles et pire encore, que ce soit encore tout à fait légal (ou plutôt, non encore réglementé). D’ailleurs, l’ironie ultime de cette arnaque de grande envergure est l’exemple de Procter and Gamble comme je le citais dans mon dernier billet :

L’ironie du sort est cette nouvelle de AdWeek qui présente que Procter and Gamble en coupant $200 millions de publicités numériques, a augmenté sa portée de 10% 🙂

Comment continuer à rejoindre ses clients sans tomber dans la fraude et encourager les arnaqueurs?

1- Valoriser le marketing de contenu et vos propres propriétés web
2- Valoriser le trafic naturel et la longue traîne
3- Valoriser la publicité traditionnelle (journaux, radio, tv, panneaux routiers) et idéalement en mode écoute en direct (Météomédia, sports, grande écoute en live)
4- Valoriser la publicité numérique strictement sur les plateformes des éditeurs numériques reconnut et que vous savez qu’ils ont pignon sur rue et qu’ils sont visités par de réels internautes (médias en ligne, sites spécialisés, site web sérieux que vous connaissez et visitez, blogues reconnus)
5- Faite de la commandite
6- Faite de la publicité en point de vente
7- Faite de la publicité événementielle

Protection-fraude-clic-PME


Facebook-purge

fake-influenceurs

 

Mon changement de perspective

À mes débuts, il y a près de vingt ans, je valorisais grandement le Web étant donné qu’on pouvait tout mesurer contrairement à la pub traditionnelle qui était une création de l’esprit. Je suis toujours de cet avis avec de grosses nuances. J’aimais dire que si on écoutait une émission de grande écoute (disons Tout Le Monde En Parle) et qu’on vendait le 1 million d’auditeur, on payait pour ce million d’auditeurs mêmes si plusieurs se levaient lors des pauses publicitaires pour faire autre chose ou que comme moi, ils enregistraient l’émission et débutaient son écoute un peu plus tard en accélérant les pauses publicitaires pour ne pas les voir. C’est toujours le cas. Sauf que sur le million d’auditeurs, un pourcentage non défini regardera tout de même la publicité et que si on peut mesurer sa conversion, ça peut toujours valoir la peine. Il en est de même des autres supports traditionnels.

J’ai toujours eu de la difficulté avec la pub comme telle. Qu’elle soit en ligne ou hors-ligne. J’ai toujours valorisé le marketing de contenu et le trafic naturel qu’on nomme aussi « own media ». C’est plus de travail, mais beaucoup moins dispendieux. En outre, ça offre une pérennité à l’investissement puisqu’une fois que c’est en ligne, ça y demeure même si on coupe le budget publicitaire. Mais il est vrai que c’est plus de travail et que c’est plus difficile. Quoi qu’il en soit, étant donné l’ampleur des arnaques de fraude par clic, de trafic invalide et acheté et de la programmatique qui semble maintenant érigé en système, il m’apparaît de plus en plus évident que mon instinct et que mon sens moral antipub, est de plus en plus judicieux. C’est donc à vous de faire vos choix…

 

Les sources:

https://www.linkedin.com/in/augustinefou/

https://drive.google.com/file/d/1r3g4GwBTl0hxh6RI97zxwCVErlrYauu8/view

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