Le marketing de contenus est-ce pour le B2C ou le B2B?

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Dernièrement, une personne sur Twitter mentionnait que le marketing de contenus était très important en B2C mais l’était beaucoup moins en B2B. Je l’ai corrigé aussitôt. N’empêche que très probablement, d’autres gestionnaires entretiennent aussi ce mythe. En fait le marketing de contenus est fondamental autant pour le B2C que pour le B2B. Cependant, la pratique différera beaucoup entre ces deux pôles.

Processus décisionnel

Dans un contexte B2C, le processus décisionnel est assez direct. Il implique un ou deux acheteurs (le couple). En fonction de la valeur du produit ou du service à acquérir, l’acheteur fera la transaction émotivement ou la transaction sera plus appuyée sur la recherche si des considérations monétaires importantes ou autres sont de la partie. Dans un contexte B2B, les éléments émotifs et rationnels seront aussi présents. Par contre, la décision peut se prendre avec l’apport de nombreuses personnes. L’acheteur devra justifier la décision d’achat à ses supérieurs et il est aussi possible qu’un processus complexe d’appel d’offres soit aussi en cause. Ainsi donc, le marketing de contenus viendra offrir de nombreuses réponses aux questions éventuelles que l’acheteur et ses collègues ou supérieurs, pourraient se poser.

Voici d’ailleurs un excellent tableau de directiveconsulting, consulté chez Wordstream qui fait le tour des différences entre le marketing B2B et le B2C.

D’ailleurs pour enfoncer le clou, on peut lire chez Techjury que les marketeurs B2B utilisent principalement le blogue pour présenter les contenus tandis qu’en B2C, on focalise surtout sur les contenus visuels.

For B2B marketers, blogging serves as the most crucial way of dishing out content, whereas for B2C organizations, visual content is much more important.
(Source: Omnicore Agency)

According to data extracted from B2B content marketing stats, blogging (43%) had the highest vote for B2B marketers. Visual content (45%) had the highest vote for B2C marketers as the most critical form of content creation and distribution.

Pourquoi le blogue est-il toujours d’à-propos?

Toujours chez Techjury, on présente que
-le marketing de contenus est 3 fois plus efficace pour la génération de leads (pour un même budget) que la publicité sur les moteurs de recherches

According to content marketing spending statistics, when compared to paid search advertising, content marketing is 3X more cost-effective for lead generation.
(Source: Omnicore Agency)

It costs more to run traditional marketing than it does to run a content marketing campaign online. With content marketing, you don’t pay for billboards, advertorial space, etc. With the right research, the right audience, and the right means to reach out to your audience, you can run a successful marketing campaign under a small budget.

-une campagne de marketing de contenus est 62% moins dispendieuse qu,une campagne de marketing traditionnelle

According to content marketing revenue statistics, it costs about 62% less to run a content marketing campaign compared to running traditional marketing campaigns.
(Source: Neil Patel)

Traditional marketing, as we know, can get you leads. However, the leads obtained from conventional marketing are sometimes restricted to a particular demographic. Content marketing, on the other hand, has a broader reach through the internet. It can not only bring in new leads but also nurture these new leads all in one budget. Still, you can always make the process more efficient by using the best lead generation software.

-Et Les entreprises qui ont un blogue attirent 67% plus de leads que celles qui n’en ont pas.

According to content marketing statistics for 2020, companies that own blogs attract 67% more leads per month than those without a blog.
(Source: Demand Metric)
For traditional marketers, having a blog is a no-no.
However, that is not the case for content marketers. With over 70% of internet users consuming blog content daily, it has not only become paramount but also a necessity for businesses to have a blog. That’s why it’s no surprise that there are approximately 5.8 million new blog posts created every day.

Finalement, il est intéressant d’observer chez SEMRush que les billets de blogue demeurent encore le type de marketing de contenus le plus privilégié par les entreprises.

https://techjury.net/blog/content-marketing-statistics/#gref

Je crois donc avoir humblement détruit le mythe selon lequel le marketing de contenus et le blogue, n’auraient d’intérêts que pour le B2C.

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Le narcissisme organisationnel est le plus gros problème des entreprises en ligne

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J’ai déjà parlé de Narcissisme corporatif et publicité ou marketing de contenu. Je me répète sans cesse. Mais le premier problème des organisations qui veulent être efficaces sur les médias sociaux et le web est de comprendre l’aspect « social » de « médias sociaux ». Ça a l’air simple à dire et pourtant, tout est là. Les entreprises sont souvent, très souvent même, antisociales en ligne. Pas qu’elles soient méchantes. Mais elles ne sont pas « sociables ». Elles ne parlent que d’elles-mêmes et souvent, elles n’ont même pas la décence de répondre aux internautes qui les interpellent. Elles ne parlent que « d’elles-mêmes » constamment et tout le temps.

Dans la vraie vie, comment réagissez-vous avec quelqu’un qui n’interagit avec personne, qui ne fait que se vanter et de parler de son petit moi? Comment appréciez-vous quelqu’un qui n’ouvre la bouche que pour raconter ses exploits et vanter la qualité de ses produits et services? Votre réaction sera sans doute épidermique. Il en sera de même pour une présence en ligne. Que ce soit pour un individu ou pour une organisation, tout le monde s’en foutra. Vous me direz « mais il faut quand même présenter ses produits et ses services? ». Tout à fait. Mais si ce n’est que ce que vous avez à dire, à moins d’être extrêmement bien référencé dans les moteurs de recherches, d’avoir un budget publicitaire indécent et d’avoir des clients qui recherche très spécifiquement ce que vous avez à vendre, vous n’attirerez que très peu de gens. Pour être sociable, il n’y a pas de magie. Il faut travailler très fort. Au lieu de parler de soi, IL FAUT PARLER DE SON SUJET, il faut interagir avec les internautes, il faut valoriser l’autre, le citer et lui faire un hyperlien.

Ce matin, ça m’a frappé. Une organisation qui a une réputation internationale s’intéresse à mes services. Avant de discuter avec son gestionnaire, j’ai fait un tour sur leurs présences sociales. Leurs vidéos YouTube qui présentent des sommités internationales de leurs domaines respectifs ont moins de 10 vues. Y a-t-il un problème? Il y a un méchant problème. Et ce problème tourne autour de ce satané narcissisme corporatif.

Comment vérifier si vous êtes narcissique en ligne?

Voici quelques questions qui pourront vous permettre de facilement remarquer si vos présences web et sociales sont altruistes ou narcissiques.

-Combien de statuts (Facebook, LinkedIn, Twitter) parlent de votre entreprise et ses produits et services vs combien parlent d’autres choses?

-Lorsque les gens font des commentaires à propos de vos statuts ou partagent vos statuts, les aimez-vous?

-Répondez-vous aux questions qu’on vous pose sur les médias sociaux?

-Republiez-vous et partagez-vous les statuts d’autres entreprises ou internautes?

-De quoi parlez-vous très principalement sur vos blogues?

-Lorsque les gens visitent vos présences web sont-ils divertis, surpris, apprennent-ils quelque chose (qui n‘est pas à propos de vos produits et services)?

-Valorisez-vous les autres? Faites-vous des hyperliens externes vers d’autres contenus ailleurs que chez vous?

D’autres billets qui pourraient vous intéresser:

La différence entre le marketing des médias sociaux et le marketing de contenus

Le « social selling » attractif, c’est de la socialisation numérique et c’est d’être humain

Le marketing et la communication en temps de crise (sanitaire ou autre)

Les effets positifs de la narration personnelle dans un contexte d’affaires

Le marketing de contenus, comment ça marche?

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Le marketing de contenus, comment ça marche?

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Il y a plusieurs catégories de marketing de contenus. Il y a le marketing de contenus traditionnel. Ça peut être un magazine, une Brochure ou même une émission de télévision ou de radio. L’exemple le plus éloquent de ce type de marketing de contenus est certainement celui de Costco et de son magazine ContactCostco qui vend une pleine page de publicité pour $206 250 (tarif de 2018 et le magazine compte une trentaine de pages de pubs). Comme je le disais dans mon billet Costco : Devenir son propre média.

La plus récente édition parle de business, de culture, de sécurité en vélo, d’entretien ménager, de photographie, de technologie, d’épargne, de jardinage, d’écologie, de nutrition et de santé. Étonnant pour une entreprise de vente au détail ?

Il y a aussi le marketing de contenus numérique. Plusieurs types d’activités en font partie. Il y a

-les blogues
-les infographies
-les livres blancs
-les vidéos
-les présences sociales
-les études de cas
-les livres électroniques
-les « comment faire »
-les témoignages
-les salons virtuels
-les applications
-les groupes

L’une des entreprises passées maîtres en marketing de contenus numérique est Lego. Ils sont de toute évidence aussi très forts en marketing de contenus traditionnels avec les émissions de dessins animés pour enfant et les films. D’ailleurs, je vous mentionne que le 1er film The Lego movie, a rapporté $468,1 millions pour un coût de production de $65 millions en plus d’avoir été honoré par les BAFTA, GoldenGlobe et même les Oscars. Dans mon billet Lego, un exemple éloquent et extrêmement rentable du marketing de contenus j’expliquais un peu plus leur marketing de contenus numérique.

Chez ContentmarketingAcademy on résume bien les différentes stratégies communicationnelles de Lego

Des microsites Lego
Lego miniseries
My lego network
Lego magazine
Lego ID
Legoland
Lego club meetings

Ce à quoi j’ajoute vente en ligne sur Lego.com, magasin physique spécialisé et Lego continu tout de même d’être aussi vendu chez plusieurs détaillants en ligne et hors ligne.

Dans Les demi-mesures en commerce électronique apporteront peut-être des demi-résultats, je parlais de cette entreprise montréalaise:

…je connais une entreprise qui vend pour plusieurs millions de dollars en étant strictement sur Instagram

De toute évidence, l’idéal du marketing de contenus est d’être le plus présent possible avec une variété de catégories et de types de contenus et ce qui fonctionne pour une entreprise, pourrait ne pas l’être pour une autre. Mais dans tous les cas, il faut mesurer le rendement des efforts qui sont mis en place afin de valider ce qui est rentable. Personnellement, j’ai toujours valorisé le blogue pour la durée et la persistance des contenus de même que pour la pérennité de l’investissement. Contrairement à la publicité qui disparaît une fois le budget dépensé, les contenus numériques eux, resteront en ligne. Le tableau ici-bas est assez éloquent quant à la persistance des contenus de blogue.

Durée de vue du contenu
(source: https://socialmediaonlineclasses.com/21-ways-to-extend-the-life-of-your-content-infographic)

Comment mettre en place une présence Blogue?

Tout d’abord déterminer les objectifs d’affaires à atteindre et le(s) publics cible(s) à atteindre. Par la suite, il est fortement recommandé de faire une analyse de mots-clés afin de valider les expressions utilisées par les publics cibles. L’étape suivante est de développer une ligne éditoriale incluant les sujets qui devront être couverts en valorisant le plus possible, les mots-clés déjà analysés. Il est aussi important de tenir compte de ce que l’on pourrait nommer « la variété lexicale ». C’est-à-dire que pour certains mots-clés, il peut y avoir plusieurs synonymes pour parler de la même chose (ex. Voiture, automobile, véhicule, char, bagnole, auto, camion, pick-up et autres…). La variété lexicale est d’ailleurs l’un des arguments valorisant une diversité de rédacteurs pour votre blogue puisqu’ils auront indéniablement et naturellement divers styles d’écriture, d’expressions et de point de vue pour un même sujet. Une fois la ligne éditoriale définie, on mettra en place un calendrier éditorial et laissant tout de même de la place à la spontanéité des rédacteurs pouvant devoir parler de l’actualité changeante et saisir le moment opportun pour parler d’une actualité chaude du moment. Avant de commencer la rédaction, il est aussi opportun de visiter les archives numériques et physiques de l’organisation. En effet, il est souvent surprenant de réaliser le très grand volume de contenus que produisent déjà les organisations à des fins internes, sans qu’elles ne réalisent à quel point cette information non confidentielle et non stratégique, pourrait être pertinente à l’externe. Ce corpus « en dormance » pourrait déjà, à coût pratiquement nul, devenir un actif numérique rentable.

Il pourrait certainement être aussi utile dans les contenus, de faire des entrevues, des vidéos, des graphiques, infographies et de garnir les contenus de photographies. Une fois que les contenus seront en ligne, il faudrait aussi les partager sur les présences sociales de l’entreprise et finalement, mesurer l’impact des contenus et valider les différentes mesures de rendement qui auront été mises en place.

Je souligne aussi que le calendrier éditorial sera déterminant pour les contenus de blogue, mais pourrait très bien servir aussi pour les contenus médias sociaux. En fait, il existe de nombreux autres sujets connexes dont je pourrais encore parler ou que j,ai déjà couverts dans ce blogue. Je vous invite donc à fouiller celui-ci avec le moteur de recherche en haut à droite ou encore à prendre connaissance de certains autres billets choisis que je présente ici :

Le ROI du marketing de contenu

Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux

La différence entre le marketing des médias sociaux et le marketing de contenus

Tous ne sont pas égaux lorsqu’il est temps de faire du marketing de contenus et du positionnement naturel.

Comment communiquer dans un contexte réglementaire contraignant?

Y a-t-il encore des lecteurs pour le blogue?

Le blogue, il est plus que temps qu’il revienne à la mode pour les entreprises

Slow Content ou comment revenir au Web d’antan qui était plus positif pour tous

La bullshit du remarketing et du retargeting

Le blogue et le marketing de contenu, plus pertinent que jamais

Ces entrepreneurs qui croient faire une bonne affaire en payant pour la promotion de leurs contenus sur Facebook

Le push et le pull marketing expliqué par le karaté et le judo

Le branding culturel sur les médias sociaux, la forme la plus efficace de marketing de contenu

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Conférencière à propos de la Cybercriminalité web et médias sociaux

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C’est pour l’Association Québécoise des Tarificateurs-vie que dans deux semaines, je serai conférencière à propos de la cybercriminalité web et médias sociaux. J’y parlerai du web, du deepweb et du darkweb, de hacking, de fraude publicitaire, des dangers des médias sociaux, de haine, de cyberagression sexuelle, de gestion des risques et de solutions possibles. Il s’agit d’un très vaste sujet que je ne pourrai que couvrir partiellement. Vous pouvez trouver mon PowerPoint ici-bas.

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Les demi-mesures en commerce électronique apporteront peut-être des demi-résultats

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Dans mon dernier billet Tous ne sont pas égaux lorsqu’il est temps de faire du marketing de contenus et du positionnement naturel, j’expliquais que l’environnement numérique dans lequel on évolue, aurait un impact indéniable sur la quantité de travail qu’on aura à faire pur avoir des résultats. C’est vrai pour le positionnement naturel dans les résultats des moteurs de recherche, mais c’est vrai aussi si on veut vendre en ligne.

Au cours des dernières décennies, plusieurs changements ont affecté le commerce de détail (et même de gros). Plusieurs stratégies ont aussi été mises à profit. On parle de marketing expérientiel (faire vivre une expérience en magasin, comme d’avoir une rivière artificielle pour faire essayer des canots), de marketing multicanal (multiplier les points de contact avec les clients), de marketing cross canal (stratégie valorisant la complémentarité des canaux de distribution, numérique, mobile, papier (catalogue) et physique) et de marketing omnicanal (faciliter l’expérience client d’un canal de vente à une autre). Le diagramme plus bas tiré de business.critizr.com, illustre parfaitement les différences.

Bien des entrepreneurs doivent aussi prendre conscience de la complémentarité qui existe entre le site web et les ventes en magasin. Bien des consommateurs feront du lèche-vitrine en ligne avant d’acheter en magasin ou encore visiteront le magasin pour vérifier les prix de la compétition en ligne. C’est entre autres pourquoi il est si important d’être pertinent aux deux endroits (ce à quoi l’on peut ajouter le mobile, l’infolettre et le catalogue traditionnel).

La question de niche est aussi fondamentale. Traditionnellement, nous avons la niche de produit (je ne vends que des épices), la niche de segment de clientèle (mes produits s’adressent aux femmes de couleur ou aux personnes de très grande taille) et nous avons maintenant la niche de canal de distribution (je connais une entreprise qui vend pour plusieurs millions de dollars en étant strictement sur Instagram). Dans tous les cas, la présence Web deviendra un incontournable.

Malheureusement, plusieurs détaillants sont toujours pratiquement absents du web et encore ne veulent y être que de manière minimale. Comprenez bien que le minimalisme a toujours sa place. Mais même le minimalisme se doit d’être très développé dans le secteur qu’elle convoite. L’exemple de l’entreprise qui n’est que sur Instagram pourrait être une exemple de ce minimalisme (et je ne la nomme pas pour des raisons de confidentialité client). Cependant, la présence Instagram de cette entreprise est extrêmement développée et léchée. Ils y diffusent des vidéoclips extrêmement pertinents, travaillés, qui ciblent directement leurs publics cibles et avec des moyens financiers importants. De croire que d’aller sur Instagram avec une présence minimale apportera des retombées financières importantes est illusoire. Il faut voir le web comme un magasin physique et y investir les ressources humaines, technologiques et financières adéquates (avec une stratégie pertinente) afin que les retombées trébuchantes et sonnantes soient possibles. Les demi-mesures apporteront des demi-résultats. Je répète aussi que contrairement à la croyance populaire, le coût d’un site web est « la petite dépense ». Le réel coût d’une présence web sera de le faire vivre et le faire connaître une fois qu’il sera en ligne…

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Tous ne sont pas égaux lorsqu’il est temps de faire du marketing de contenus et du positionnement naturel.

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Le week-end dernier, j’ai magasiné un matelas en ligne. Ça m’a frappé à quel point c’est un secteur compétitif en ligne. Déjà que chez un même producteur/détaillant, il y a de nombreuses « soi-disantes technologies » et options pour un simple matelas (sans même parler des grandeurs), ajoutez la structure de prix et la compétition et ça devient rapidement un joyeux bordel. C’est qu’en outre, de nombreux joueurs payés par les manufacturiers rivalisent d’astuces pour comparer les manufacturiers avec des listes de « meilleurs matelas » pour positionner les manufacturiers à fort prix. En outre, les détaillants généralistes sont aussi de la partie. C’est donc un secteur particulièrement achalandé.

C’est tout le contraire de ce que vit un de mes clients avec qui je discutais hier. Il est dans un secteur où il est à peu près le seul qui se démarque en ligne. J’avais commencé à travailler avec lui il y a 10 ans et il réussissait sans trop d’effort à se positionner en première place pour la majorité des mots-clés de son domaine. Il est dans les services de réparation d’un type d’objet très précis et de grande valeur. Mais comme ses compétiteurs sont tous des indépendants dans le même domaine et qu’ils n’ont pas encore réalisé la force du web puisqu’ils ne vivent que du bouche-à-oreille, le champ est libre pour se positionner sans trop d’efforts. Cela est tellement vrai qu’hier, lors de notre consultation, il a réalisé que même les fournisseurs de pièces de rechange, d’équipement et d’outils associés à ce secteur, ont une présence négligeable et encore non transactionnel de l’impressionnant et dispendieux inventaire de ces différents produits. Il y a donc une impressionnante occasion d’affaire à numériser ce secteur particulier encore pratiquement vierge.

Entre ces deux extrêmes, j’ai un autre client qui est dans les services de location de main-d’œuvre et d’équipement en génie civil. La compétition existe, mais elle encore embryonnaire sur les moteurs de recherche. Au niveau régional, plusieurs compétiteurs sont efficacement en ligne, mais la compétition est loin d’être insurmontable. Avec du travail, une architecture numérique perméable aux engins de recherches, une analyse minutieuse des mots-clés et des contenus spécifiques, ciblés et récurent et un travail de blogues et de médias sociaux distinctif et constant, d’ici 6 mois à un an il devrait se positionner très efficacement dans ce secteur.

Tout ça pour dire que l’un des nombreux facteurs qui auront un impact majeur sur les résultats d’une stratégie de marketing contenus sera indéniablement l’environnement numérique dans lequel on évolue. Certains l’auront facile tandis que d’autres devront rivaliser de travail et d’ingéniosité afin de pouvoir percer. Mais dans tous les cas, rien n’est jamais acquis et le rêve d’un positionnement web sans efforts demeure ce que c’est, un rêve. En outre, contrairement à une croyance populaire, la dépense n’est pas de faire un site web, soit-il transactionnel. La dépense sera de l’alimenter en contenus et de le faire vivre à longueur d’année ou de payer de la pub et des adwords jusqu’à la fin des temps…

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La différence entre le marketing des médias sociaux et le marketing de contenus

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Le marketing de contenus peut et idéalement doit être fait sur les médias sociaux. Mais il sera aussi utile sur votre site Web, sur l’imprimée et sur l’ensemble des supports médiatiques.

Wikipédia le définit ainsi:

Le marketing de contenu (content marketing), est une discipline marketing qui implique la création et la diffusion, par une marque, de contenus médias (en) dans le but de développer son activité. Ces contenus informatifs, utiles ou ludiques, peuvent être présentés sous forme de news, vidéos, livres blancs, livres numériques, infographies, études de cas, guides pratiques, systèmes de questions-réponses, photos, forums, blogs d’entreprises, etc.

Le marketing de contenu associe une logique de communication de marque à une offre média traditionnelle.

Le content marketing, plutôt utilisé dans le domaine du BtoB, s’adresse plutôt aux prospects avec une optique commerciale tandis que le brand content (contenu de marque) considère le contenu comme une émanation de la marque et s’adresse à différents publics.

Le marketing de contenu est particulièrement développé sur le web où il se distingue de la publicité traditionnelle qui consiste à afficher des messages publicitaires sous forme de bannières sur des sites internet. Les entreprises écrivent notamment de véritables scénarios de storytelling sur leurs sites diffusant sur les réseaux sociaux où elles peuvent engager une véritable conversation avec leur communauté de fans ou leurs clients.

Certains des exemples positifs de marketing de contenus dont j’aime parler sont :

Costco et son magazine ContactCostco dont la grille tarifaire publicitaire ferait rougir tous les éditeurs
Costco : Devenir son propre média

Tourisme Mauricie qui grâce à son blogue a augmenté son trafic de 60% par année

Tourisme Terre-Neuve-et-Labrador qui ont compris qu’il est plus judicieux de faire rêver que de parler des hôtels, restaurants et autres attractions touristiques

Ou Lululemon qui au lieu de parler de ses produits et points de vente, parle plutôt du contexte d’utilisation dans lesquels ils pourraient servir.

Le marketing des médias sociaux quant à lui, doit faire une grande place au marketing de contenus. Par contre, il peut aussi contenir de la publicité et du positionnement payant. C’est d’ailleurs pour discriminer « le positionnement naturel » qui est issu des efforts rédactionnels au positionnement payant « qui est issue de l’enveloppe budgétaire publicitaire » qu’on a inventé les concepts de (paid, owned, et earned media Poem) qu,on pourrait traduire par médias payés, propriétaires et mérités. Donc les médias payés sont la pub que vous ferez ou le positionnement payant. Les médias propriétaires sont vos présences Web sur vos sites et médias sociaux (dans lesquels vous userez de marketing de contenus idéalement) et les médias mérités seront les bénéfices de vos efforts en termes de mentions, hyperliens externes, articles de journaux et autres. Vous pourrez donc faire un mélange de ces différents types d’utilisation des médias sociaux, mais dans ma pratique, j’ai toujours valorisé les médias propriétaires et les médias mérités et en termes de pérennité des investissements, ce sont les deux axes les plus performants. Cependant comme je l’ai souvent mentionné. Ils requièrent des investissements à moyen et long termes pour des retombées à moyen et long termes. Notez aussi que vous pouvez avec des présences propriétaires et mérités, mais que les impacts les plus importants viendront de l’utilisation du marketing de contenus qui fait une place à la discussion et qui racontera une histoire (storyline) en parlant de son sujet plutôt qu’e parlant strictement de ses produits et services. Le narcissisme corporatif, comme celui qu’on retrouve chez certaines personnes, n’est pas ce qui pourrait être considéré comme très attractif. J’en parlais d’ailleurs dans mon billet Narcissisme corporatif et publicité ou marketing de contenu.

Billets complémentaires:

La bullshit du remarketing et du retargeting

Le blogue et le marketing de contenu, plus pertinent que jamais

Ces entrepreneurs qui croient faire une bonne affaire en payant pour la promotion de leurs contenus sur Facebook

Le ROI du marketing de contenu

Narcissisme corporatif et publicité ou marketing de contenu

Le push et le pull marketing expliqué par le karaté et le judo

Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux

Lego, un exemple éloquent et extrêmement rentable du marketing de contenus

Le branding culturel sur les médias sociaux, la forme la plus efficace de marketing de contenu

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Les enjeux et bénéfices d’un changement de pratique Web chez les municipalités

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Les municipalités, tout comme plusieurs organisations gouvernementales, sont de grosses machines avec des fonctionnaires, souvent syndiqués, et des châteaux forts, qui veillent à leurs pouvoirs, leurs budgets et leurs façons de faire traditionnelles. Ajoutez à ça des élus, qui peuvent ou pas, avoir une vision claire des besoins et des objectifs communicationnels qui pourraient grandement être améliorés grâce au Web. Additionnez à ça un historique de fournisseurs logiciels locaux et/ou propriétaires et des égos politiques et/ou administratifs à satisfaire. Finalement, si jamais « la machine » décidait d’opérer des changements de pratiques Web, elle serait aussi confrontée au choix de consultants pour l’aider. Tout le monde connaît Facebook et comme c’est facile de créer une page, tout le monde et sa belle-sœur est aussi un expert média sociaux et la boîte du petit-neveu ou le « faiseu » de sites web locaux peu certainement aussi faire des sites web.

C’est donc un méchant fourre-tout à démêler et à dynamiser.

Par ailleurs, l’UMQ nommait récemment les problèmes majeurs qui sont associés aux lynchages publics et les menaces que vivent plusieurs élus sur les plates-formes sociales. Certains disent donc qu’il est mieux ne pas y être afin de ne pas devenir une cible de ces citoyens mécontents. Ils ne réalisent malheureusement pas que même s’ils n’y sont pas de leur propre chef, ils y seront tout de même sans être capable de corriger le tir et de justifier positivement les décisions qu’ils prennent et gérer les crises inévitables qui entraîneront possiblement leurs pertes. Mais comme ils n’y sont pas (et même s’ils y sont dans certains cas), ils ne font pas non plus de « vigie » (monitorage) pour savoir ce qui se dit, quels sont les enjeux importants pour les citoyens, quelles sont les bonnes idées qui feraient avancer la municipalité et qui sont les « influenceurs locaux » auquel il faut se joindre et amadouer pour avoir une force de frappe communicationnelle véritable.

Plusieurs élus et fonctionnaires ne réalisent pas non plus qu’une saine communication Web permet aussi d’améliorer sensiblement
• le taux de satisfaction des citoyens;
• la croissance d’acquisition d’entreprises qui voudront s’installer dans la municipalité (et payer des taxes), donc l’amélioration du développement commercial;
• l’augmentation de l’achalandage commercial des citoyens des municipalités limitrophes;
• l’augmentation de l’achalandage des citoyens aux activités municipales (culture, sport et loisir, bibliothèque, activités sociales et autres) parce qu’enfin les citoyens savent ce qui s’y passe;
• Croissance du tourisme (parce que les gens hors municipalités pourraient vouloir visiter cette municipalité qui auparavant semblait invisible);
• Recrutement et maintien de la force de travail (parce que les employés sont fiers d’être mis en valeur et reconnus positivement);
• Augmentation de la synergie avec les partenaires locaux (MRC, SADC, Chambre de commerce, Associations diverses et autres) parce que la communication avec ceux-ci devient bi directionnelle et visible de tous;
• Augmentation de la valeur du parc immobilier (parce que les ventes d’habitation sont souvent liées à la qualité de vie « perçue » d’un acheteur potentiel);
• Diminution des coûts des services publics (parce que les citoyens étant mieux informés peuvent changer certains comportements qui coûtent cher à la ville)
• Et plusieurs autres bénéfices tangibles et intangibles directs qui sont associés à une saine communication municipale.

La question n’est donc pas « Est-ce qu’une municipalité a besoin d’une communication Web et médias sociaux efficaces? ». Elle est plutôt « Comment la municipalité peut-elle faire bouger l’appareil administratif interne afin de mieux communiquer par le web et les médias sociaux à ses employés, ses citoyens, ses partenaires, les citoyens des municipalités limitrophes, les autres paliers de gouvernement et la communauté au sens large? ». Il s’agit ici d’un grand débat qui peut avoir des retombées positives trébuchantes et sonnantes pour l’ensemble d’une ville, mais la force d’inertie demeure l’obstacle primordial à toute initiative qui irait dans ce sens…

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Discussion avec une étudiante à propos de l’intersectionnalité

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Hier, dans ma messagerie LinkedIn, j’ai reçu ce message. Vous trouverez ma réponse et ma prise de position par rapport au sujet de l’intersectionnalité. Mais juste avant, pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce concept, en voici une définition et une critique (dans Wikipedia)

Définition :

L’intersectionnalité (de l’anglais intersectionality) ou intersectionnalisme est une notion employée en sociologie et en réflexion politique, qui désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de stratification, domination ou de discrimination dans une société.

Le terme a été proposé par l’universitaire afroféministe américaine Kimberlé Williams Crenshaw en 19891 pour parler spécifiquement de l’intersection entre le sexisme et le racisme subi par les femmes afro-américaines, les conséquences en matière de pouvoir, et expliquer pourquoi ces femmes n’étaient pas prises en compte dans les discours féministes de l’époque2. Le sens du terme a depuis été élargi, dans les années 2010, avec la montée du cybermilitantisme et englobe désormais toutes les formes de discriminations qui peuvent s’entrecroiser.

Critique :

La notion fait l’objet de critiques de la part d’universitaires et d’essayistes qui lui reprochent, en particulier, de brouiller la distinction entre analyse scientifique et engagement politique.

Le politologue Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain, estime ainsi que « ce concept est utilisé, aujourd’hui, en France, essentiellement pour rendre acceptables – tout particulièrement à gauche – les revendications identitaires et culturalistes de minorités en les assimilant à des luttes sociales menées au nom de l’égalité21. »
Karan Mersch, du Comité Laïcité République, considère que ce qui pose un problème dans l’intersectionnalité, c’est « l’introduction d’une hiérarchisation dans les modèles de lutte22. »

D’après Caroline Fourest, alors que certains l’utilisent comme synonyme à la convergence des luttes, pour d’autres, « l’intersectionnalité relève d’une vision américanisée et ghettoïsée » qui aboutit à opposer le féminisme dit « noir » au féminisme dit « blanc » et donc jugé « bourgeois »23.

Fatiha Agag-Boudjahlat juge que l’intersectionnalité, « concept utile quand il est étudié par des spécialistes », se manifeste également comme un courant de pensée politique qui « prétend faire reconnaître le cumul de discriminations (femme et noire par exemple) » mais n’en fonctionne pas moins « comme une intersection routière : il y a toujours une priorité et un « cédez le passage ». Avec l’intersectionnalité, ce sont toujours les femmes qui cèdent le passage aux intérêts du groupe ethnique et religieux auquel on les assigne. » En se conformant au « culturalisme, qui consiste à défendre des droits différents en fonction de la couleur et de la culture des femmes, en fait leur ethnie et leur religion », l’intersectionnalité phagocyte le féminisme et détourne celui-ci de son objectif d’émancipation individuelle et collective de toutes les femmes, selon l’essayiste24.

La discussion (les noms, lieux et dates ont été caviardés pour respecter la confidentialité des parties).

Bonjour Mme Blanc,

Je m’appelle (XXXXX) et je suis étudiante à (XXXX). J’occupe le poste de VP Logistique au sein du comité (XXXX).: Leadership pour elles pour l’année 2020-2021. Je vous contacte pour vous faire part de notre ambition de proposer à la communauté étudiante un panel qui aura pour but d’entamer la discussion sur l’intersectionnalité. (XXXX). organise un événement le (XXXX). 2021, en collaboration avec les comités (XXXX). et (XXXX)., qui a pour but d’entamer une discussion sur le féminisme intersectionnel. Les détails concernant le déroulement et les descriptions des comités participants ainsi que le rôle des panelistes se trouvent dans le document de présentation de l’événement que je vous enverrai en pièce jointe dans un prochain message. Ainsi, ce serait un réel plaisir de vous compter parmi les (XXXX) panélistes de notre évènement. Nous avons découvert votre profil via l’article de HuffPost Québec “10 personnalités québécoises LGBTQ qui nous rendent fiers d’être inclusifs”. Votre parcours en tant que femme d’affaires et conférencière ainsi que votre expérience personnelle nous semblent inspirants et contribuera certainement à enrichir la conversation. Nous pourrons discuter davantage des modalités techniques de l’organisation de l’évènement si cela vous intéresse. Vous pouvez aussi me joindre facilement par courriel ou par téléphone au numéro ci-bas si vous avez quelconque question ou désirez davantage d’informations sur le sujet. Je vous remercie de votre considération, (XXXX).
Télécharger Description panel (XXXX)..pdf
Description panel (XXXX)..pdf
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Michelle Blanc M.Sc. a envoyé le message suivant à 15:56
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Michelle Blanc M.Sc. 15:56

Ça me ferait grand plaisir de participer à votre panel mais il y a un bogue pour moi. Je pense que “l’intersectionnalité” c’est de la merde. J’abhorre le “wokisme” la “cancell culture” et “l’intersectionnalité” qui est une de leurs déclinaisons. Cette idéologie de “la gradation de la souffrance” est ridicule et ne sert qu’à envenimer les interrelations et l’inclusion. j’ai toujours été plus “Martin Luther-King” que “Malcolm X” disons. J’écrivais récemment sur mes médias sociaux “Le paradoxe de l’idéologie cancell et call-out culture est de valoriser la victimisation à outrance, liée à des événements hypothétiques ou même, remontant a des centaines d’années, tout en accusant des gens et des organisations qui deviennent de réelles victimes maintenant… ” et j’écrivais aussi dernièrement “Ce n’est pas de votre faute si je suis trans. JAMAIS je ne vous rendrais coupable de mon état et vous culpabiliserez d’être “cisgenre”. L’acceptation viendra de l’exemple positif. Pas des accusations, du wokisme, de l’invention de nouveaux prénoms ou des “safe space” …” Si ma position vous va, ça me fera plaisir. Sinon, c’est ça qui est ça…

MAJ
Voici la réponse de l’étudiante

Bonjour à vous,

Je comprends parfaitement votre bogue à ce niveau. En fait, nous sommes très ouvertes à en apprendre plus, nous nous avançons en terrain peu connu nous-mêmes car dans ses premières années d’existence notre comité était davantage concentré sur la diversité de genre. Nous voulons être plus inclusif et donc proposer des événements qui mettent de l’avant la diversité à un sens plus large, mais c’est un premier pas. Nous aimerions justement être nous-mêmes mieux éduquées en ce sens. Serait-ce possible vous pensez d’organiser un appel pour qu’on s’assure d’être sur la même page en matière de vision et de direction pour cet événement? Notre objectif est de discuter de l’émancipation individuelle et collective de toutes les femmes, tel que c’est mentionné dans la critique de l’intersectionnalité mentionné sur votre billet ci-haut, et de mettre de l’avant l’inclusivité et l’importance de la diversité!

Michelle Blanc M.Sc. a envoyé le message suivant à 11:22
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Michelle Blanc M.Sc. 11:22

oui tout à fait et je suis ravie de votre réponse. je vous téléphone

3 commentaires

La différence entre la pratique, la théorie et l’improvisation en conseil stratégique Web

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Ce matin je reçois le téléphone d’une ancienne cliente. Il y a un certain nombre d’années, son organisation a fait un pas de géant dans ses présences Web et médias sociaux. Ils avaient mis scrupuleusement en pratique mes recommandations. Mais avec le temps, la lassitude s’est installée et le roulement de personnel aidant, ils sont devenus moins constants dans leurs publications et la stratégie en a pris un coup.

Elle m’appelle donc pour une mise à jour de la stratégie incluant des objectifs de rendements et les outils nécessaires pour suivre l’évolution de la mise en place. Elle veut travailler avec moi parce qu’elle sait que les résultats seront là. Toujours est-il que durant la conversation, certains de ses partenaires suggèrent de plutôt travailler avec l’un de mes compétiteurs qui s’est improvisé experts dans le domaine. C’est un bon gars que je connais. Il vient du marketing traditionnel (de ce secteur particulier) et depuis quelques années, se présente comme « un expert » du marketing numérique et des médias sociaux. Comme plusieurs « experts » numériques, il n‘a jamais étudié dans ce domaine spécifique, mais c’est un peu le problème du Web. Comme tous peuvent se créer facilement une page Web, tout le monde « connaît ça » et il n’y a aucun ordre professionnel pour séparer la « bullshit » des réelles connaissances de la stratégie.

La réponse de mon ancienne cliente à ses interlocuteurs qui proposaient mon compétiteur fut :
-voyez-vous passer « monsieur X » sur les médias sociaux?
-Non
-Voyez-vous passer « Michelle Blanc »?
-Oui
-Fait-elle de la pub sur les médias sociaux?
-Non
-Pourtant vous la voyez passer?
-oui
-Alors elle doit bien faire quelque chose de drôlement efficace et qui fonctionne? Alors c’est pour ça que je veux qu’on travaille avec elle…

La réalité est que depuis près de 20 ans, après avoir ma ma Maîtrise scientifique en commerce électronique, en plus d’avoir la théorie des médias sociaux et d’expérimenter par moi-même ce qui fonctionne et fonctionne moins sur les médias sociaux et le web, j’ai écrit deux livres à propos des médias sociaux, participer à plusieurs autres livres (dont le dernier publié en France est Web 2.0, 15 ans déjà et après?), j’ai réussi par moi-même à monter une présence web et médias sociaux qui attire plus de 100 000 abonnés, en Français, sur un sujet rébarbatif (les technologies, le web et les médias sociaux) en travaillant seule et sans une armée d’employés qui mettent des contenus en ligne. En outre, je n‘ai jamais payé pour de la pub. Ce que je dis à mes clients est donc tiré d’une expertise appuyée par la pratique ET la théorie. « The proof is in the pudding » comme disent les anglos.

Mon compétiteur quant à lui, explique comment faire des Addwords et des “contenus sponsoriés” sur Facebook. Donc il valorise de payer jusqu’à la fin des temps pour être visible (le temps que le fric s’épuise) et une fois l’argent dépensé, vous faites partis du Web invisible (sans compter les problèmes de l’endémique fraude par clic). Moi je valorise le jus de bras et ce que l’on nomme le marketing de contenus. C’est beaucoup de travail, mais il y a une pérennité de l’investissement puisque lorsque vous cessez de faire des contenus, ceux que vous avez fait restent toujours en ligne. Cependant, vous vous devrez « idéalement » de continuer vos efforts puisque chaque jour que vous ne créez plus de contenus, vous reculerez dans les différents index. Et ce, sans avoir à payer (autre que les salaires de vos employés qui font le contenu) pour être visible.

En outre, il existe des effets pervers d’une présence « payante » sur Facebook par exemple. L’un de ces effets pervers est que plus vous paierez pour que vos contenus soient visibles, moins vos contenus non « sponsorisés » seront visibles. Facebook comprenant que vous êtes prêt à payer pour votre visibilité réduira proportionnellement la visibilité naturelle de vos contenus. C’est ce qui est expliqué par ce qu’on appelle les médias achetés, mérités et gagnés (paid media, earned media et own media). Moi j’ai toujours valorisé les médias mérités et gagnés. Je rappelle aussi que ce sont des médias qui demandent un effort à moyen et long termes pour des retombées à moyen et long termes aussi.

Tout ça pour dire que la conversation avec ma cliente est l’exemple parfait de la différence entre la pratique, la théorie et l’improvisation et que la base même du questionnement pour un entrepreneur devrait être « est-ce que mon consultant a mis lui-même en pratique ce qu’il recommande et quel sont les résultats qu’il a personnellement de la pratique qu’il valorise pour ses clients?

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