La différence entre le marketing des médias sociaux et le marketing de contenus

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Le marketing de contenus peut et idéalement doit être fait sur les médias sociaux. Mais il sera aussi utile sur votre site Web, sur l’imprimée et sur l’ensemble des supports médiatiques.

Wikipédia le définit ainsi:

Le marketing de contenu (content marketing), est une discipline marketing qui implique la création et la diffusion, par une marque, de contenus médias (en) dans le but de développer son activité. Ces contenus informatifs, utiles ou ludiques, peuvent être présentés sous forme de news, vidéos, livres blancs, livres numériques, infographies, études de cas, guides pratiques, systèmes de questions-réponses, photos, forums, blogs d’entreprises, etc.

Le marketing de contenu associe une logique de communication de marque à une offre média traditionnelle.

Le content marketing, plutôt utilisé dans le domaine du BtoB, s’adresse plutôt aux prospects avec une optique commerciale tandis que le brand content (contenu de marque) considère le contenu comme une émanation de la marque et s’adresse à différents publics.

Le marketing de contenu est particulièrement développé sur le web où il se distingue de la publicité traditionnelle qui consiste à afficher des messages publicitaires sous forme de bannières sur des sites internet. Les entreprises écrivent notamment de véritables scénarios de storytelling sur leurs sites diffusant sur les réseaux sociaux où elles peuvent engager une véritable conversation avec leur communauté de fans ou leurs clients.

Certains des exemples positifs de marketing de contenus dont j’aime parler sont :

Costco et son magazine ContactCostco dont la grille tarifaire publicitaire ferait rougir tous les éditeurs
Costco : Devenir son propre média

Tourisme Mauricie qui grâce à son blogue a augmenté son trafic de 60% par année

Tourisme Terre-Neuve-et-Labrador qui ont compris qu’il est plus judicieux de faire rêver que de parler des hôtels, restaurants et autres attractions touristiques

Ou Lululemon qui au lieu de parler de ses produits et points de vente, parle plutôt du contexte d’utilisation dans lesquels ils pourraient servir.

Le marketing des médias sociaux quant à lui, doit faire une grande place au marketing de contenus. Par contre, il peut aussi contenir de la publicité et du positionnement payant. C’est d’ailleurs pour discriminer « le positionnement naturel » qui est issu des efforts rédactionnels au positionnement payant « qui est issue de l’enveloppe budgétaire publicitaire » qu’on a inventé les concepts de (paid, owned, et earned media Poem) qu,on pourrait traduire par médias payés, propriétaires et mérités. Donc les médias payés sont la pub que vous ferez ou le positionnement payant. Les médias propriétaires sont vos présences Web sur vos sites et médias sociaux (dans lesquels vous userez de marketing de contenus idéalement) et les médias mérités seront les bénéfices de vos efforts en termes de mentions, hyperliens externes, articles de journaux et autres. Vous pourrez donc faire un mélange de ces différents types d’utilisation des médias sociaux, mais dans ma pratique, j’ai toujours valorisé les médias propriétaires et les médias mérités et en termes de pérennité des investissements, ce sont les deux axes les plus performants. Cependant comme je l’ai souvent mentionné. Ils requièrent des investissements à moyen et long termes pour des retombées à moyen et long termes. Notez aussi que vous pouvez avec des présences propriétaires et mérités, mais que les impacts les plus importants viendront de l’utilisation du marketing de contenus qui fait une place à la discussion et qui racontera une histoire (storyline) en parlant de son sujet plutôt qu’e parlant strictement de ses produits et services. Le narcissisme corporatif, comme celui qu’on retrouve chez certaines personnes, n’est pas ce qui pourrait être considéré comme très attractif. J’en parlais d’ailleurs dans mon billet Narcissisme corporatif et publicité ou marketing de contenu.

Billets complémentaires:

La bullshit du remarketing et du retargeting

Le blogue et le marketing de contenu, plus pertinent que jamais

Ces entrepreneurs qui croient faire une bonne affaire en payant pour la promotion de leurs contenus sur Facebook

Le ROI du marketing de contenu

Narcissisme corporatif et publicité ou marketing de contenu

Le push et le pull marketing expliqué par le karaté et le judo

Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux

Lego, un exemple éloquent et extrêmement rentable du marketing de contenus

Le branding culturel sur les médias sociaux, la forme la plus efficace de marketing de contenu

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Les enjeux et bénéfices d’un changement de pratique Web chez les municipalités

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Les municipalités, tout comme plusieurs organisations gouvernementales, sont de grosses machines avec des fonctionnaires, souvent syndiqués, et des châteaux forts, qui veillent à leurs pouvoirs, leurs budgets et leurs façons de faire traditionnelles. Ajoutez à ça des élus, qui peuvent ou pas, avoir une vision claire des besoins et des objectifs communicationnels qui pourraient grandement être améliorés grâce au Web. Additionnez à ça un historique de fournisseurs logiciels locaux et/ou propriétaires et des égos politiques et/ou administratifs à satisfaire. Finalement, si jamais « la machine » décidait d’opérer des changements de pratiques Web, elle serait aussi confrontée au choix de consultants pour l’aider. Tout le monde connaît Facebook et comme c’est facile de créer une page, tout le monde et sa belle-sœur est aussi un expert média sociaux et la boîte du petit-neveu ou le « faiseu » de sites web locaux peu certainement aussi faire des sites web.

C’est donc un méchant fourre-tout à démêler et à dynamiser.

Par ailleurs, l’UMQ nommait récemment les problèmes majeurs qui sont associés aux lynchages publics et les menaces que vivent plusieurs élus sur les plates-formes sociales. Certains disent donc qu’il est mieux ne pas y être afin de ne pas devenir une cible de ces citoyens mécontents. Ils ne réalisent malheureusement pas que même s’ils n’y sont pas de leur propre chef, ils y seront tout de même sans être capable de corriger le tir et de justifier positivement les décisions qu’ils prennent et gérer les crises inévitables qui entraîneront possiblement leurs pertes. Mais comme ils n’y sont pas (et même s’ils y sont dans certains cas), ils ne font pas non plus de « vigie » (monitorage) pour savoir ce qui se dit, quels sont les enjeux importants pour les citoyens, quelles sont les bonnes idées qui feraient avancer la municipalité et qui sont les « influenceurs locaux » auquel il faut se joindre et amadouer pour avoir une force de frappe communicationnelle véritable.

Plusieurs élus et fonctionnaires ne réalisent pas non plus qu’une saine communication Web permet aussi d’améliorer sensiblement
• le taux de satisfaction des citoyens;
• la croissance d’acquisition d’entreprises qui voudront s’installer dans la municipalité (et payer des taxes), donc l’amélioration du développement commercial;
• l’augmentation de l’achalandage commercial des citoyens des municipalités limitrophes;
• l’augmentation de l’achalandage des citoyens aux activités municipales (culture, sport et loisir, bibliothèque, activités sociales et autres) parce qu’enfin les citoyens savent ce qui s’y passe;
• Croissance du tourisme (parce que les gens hors municipalités pourraient vouloir visiter cette municipalité qui auparavant semblait invisible);
• Recrutement et maintien de la force de travail (parce que les employés sont fiers d’être mis en valeur et reconnus positivement);
• Augmentation de la synergie avec les partenaires locaux (MRC, SADC, Chambre de commerce, Associations diverses et autres) parce que la communication avec ceux-ci devient bi directionnelle et visible de tous;
• Augmentation de la valeur du parc immobilier (parce que les ventes d’habitation sont souvent liées à la qualité de vie « perçue » d’un acheteur potentiel);
• Diminution des coûts des services publics (parce que les citoyens étant mieux informés peuvent changer certains comportements qui coûtent cher à la ville)
• Et plusieurs autres bénéfices tangibles et intangibles directs qui sont associés à une saine communication municipale.

La question n’est donc pas « Est-ce qu’une municipalité a besoin d’une communication Web et médias sociaux efficaces? ». Elle est plutôt « Comment la municipalité peut-elle faire bouger l’appareil administratif interne afin de mieux communiquer par le web et les médias sociaux à ses employés, ses citoyens, ses partenaires, les citoyens des municipalités limitrophes, les autres paliers de gouvernement et la communauté au sens large? ». Il s’agit ici d’un grand débat qui peut avoir des retombées positives trébuchantes et sonnantes pour l’ensemble d’une ville, mais la force d’inertie demeure l’obstacle primordial à toute initiative qui irait dans ce sens…

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Discussion avec une étudiante à propos de l’intersectionnalité

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Hier, dans ma messagerie LinkedIn, j’ai reçu ce message. Vous trouverez ma réponse et ma prise de position par rapport au sujet de l’intersectionnalité. Mais juste avant, pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce concept, en voici une définition et une critique (dans Wikipedia)

Définition :

L’intersectionnalité (de l’anglais intersectionality) ou intersectionnalisme est une notion employée en sociologie et en réflexion politique, qui désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de stratification, domination ou de discrimination dans une société.

Le terme a été proposé par l’universitaire afroféministe américaine Kimberlé Williams Crenshaw en 19891 pour parler spécifiquement de l’intersection entre le sexisme et le racisme subi par les femmes afro-américaines, les conséquences en matière de pouvoir, et expliquer pourquoi ces femmes n’étaient pas prises en compte dans les discours féministes de l’époque2. Le sens du terme a depuis été élargi, dans les années 2010, avec la montée du cybermilitantisme et englobe désormais toutes les formes de discriminations qui peuvent s’entrecroiser.

Critique :

La notion fait l’objet de critiques de la part d’universitaires et d’essayistes qui lui reprochent, en particulier, de brouiller la distinction entre analyse scientifique et engagement politique.

Le politologue Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain, estime ainsi que « ce concept est utilisé, aujourd’hui, en France, essentiellement pour rendre acceptables – tout particulièrement à gauche – les revendications identitaires et culturalistes de minorités en les assimilant à des luttes sociales menées au nom de l’égalité21. »
Karan Mersch, du Comité Laïcité République, considère que ce qui pose un problème dans l’intersectionnalité, c’est « l’introduction d’une hiérarchisation dans les modèles de lutte22. »

D’après Caroline Fourest, alors que certains l’utilisent comme synonyme à la convergence des luttes, pour d’autres, « l’intersectionnalité relève d’une vision américanisée et ghettoïsée » qui aboutit à opposer le féminisme dit « noir » au féminisme dit « blanc » et donc jugé « bourgeois »23.

Fatiha Agag-Boudjahlat juge que l’intersectionnalité, « concept utile quand il est étudié par des spécialistes », se manifeste également comme un courant de pensée politique qui « prétend faire reconnaître le cumul de discriminations (femme et noire par exemple) » mais n’en fonctionne pas moins « comme une intersection routière : il y a toujours une priorité et un « cédez le passage ». Avec l’intersectionnalité, ce sont toujours les femmes qui cèdent le passage aux intérêts du groupe ethnique et religieux auquel on les assigne. » En se conformant au « culturalisme, qui consiste à défendre des droits différents en fonction de la couleur et de la culture des femmes, en fait leur ethnie et leur religion », l’intersectionnalité phagocyte le féminisme et détourne celui-ci de son objectif d’émancipation individuelle et collective de toutes les femmes, selon l’essayiste24.

La discussion (les noms, lieux et dates ont été caviardés pour respecter la confidentialité des parties).

Bonjour Mme Blanc,

Je m’appelle (XXXXX) et je suis étudiante à (XXXX). J’occupe le poste de VP Logistique au sein du comité (XXXX).: Leadership pour elles pour l’année 2020-2021. Je vous contacte pour vous faire part de notre ambition de proposer à la communauté étudiante un panel qui aura pour but d’entamer la discussion sur l’intersectionnalité. (XXXX). organise un événement le (XXXX). 2021, en collaboration avec les comités (XXXX). et (XXXX)., qui a pour but d’entamer une discussion sur le féminisme intersectionnel. Les détails concernant le déroulement et les descriptions des comités participants ainsi que le rôle des panelistes se trouvent dans le document de présentation de l’événement que je vous enverrai en pièce jointe dans un prochain message. Ainsi, ce serait un réel plaisir de vous compter parmi les (XXXX) panélistes de notre évènement. Nous avons découvert votre profil via l’article de HuffPost Québec “10 personnalités québécoises LGBTQ qui nous rendent fiers d’être inclusifs”. Votre parcours en tant que femme d’affaires et conférencière ainsi que votre expérience personnelle nous semblent inspirants et contribuera certainement à enrichir la conversation. Nous pourrons discuter davantage des modalités techniques de l’organisation de l’évènement si cela vous intéresse. Vous pouvez aussi me joindre facilement par courriel ou par téléphone au numéro ci-bas si vous avez quelconque question ou désirez davantage d’informations sur le sujet. Je vous remercie de votre considération, (XXXX).
Télécharger Description panel (XXXX)..pdf
Description panel (XXXX)..pdf
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Michelle Blanc M.Sc. a envoyé le message suivant à 15:56
Voir le profil de Michelle
Michelle Blanc M.Sc. 15:56

Ça me ferait grand plaisir de participer à votre panel mais il y a un bogue pour moi. Je pense que “l’intersectionnalité” c’est de la merde. J’abhorre le “wokisme” la “cancell culture” et “l’intersectionnalité” qui est une de leurs déclinaisons. Cette idéologie de “la gradation de la souffrance” est ridicule et ne sert qu’à envenimer les interrelations et l’inclusion. j’ai toujours été plus “Martin Luther-King” que “Malcolm X” disons. J’écrivais récemment sur mes médias sociaux “Le paradoxe de l’idéologie cancell et call-out culture est de valoriser la victimisation à outrance, liée à des événements hypothétiques ou même, remontant a des centaines d’années, tout en accusant des gens et des organisations qui deviennent de réelles victimes maintenant… ” et j’écrivais aussi dernièrement “Ce n’est pas de votre faute si je suis trans. JAMAIS je ne vous rendrais coupable de mon état et vous culpabiliserez d’être “cisgenre”. L’acceptation viendra de l’exemple positif. Pas des accusations, du wokisme, de l’invention de nouveaux prénoms ou des “safe space” …” Si ma position vous va, ça me fera plaisir. Sinon, c’est ça qui est ça…

MAJ
Voici la réponse de l’étudiante

Bonjour à vous,

Je comprends parfaitement votre bogue à ce niveau. En fait, nous sommes très ouvertes à en apprendre plus, nous nous avançons en terrain peu connu nous-mêmes car dans ses premières années d’existence notre comité était davantage concentré sur la diversité de genre. Nous voulons être plus inclusif et donc proposer des événements qui mettent de l’avant la diversité à un sens plus large, mais c’est un premier pas. Nous aimerions justement être nous-mêmes mieux éduquées en ce sens. Serait-ce possible vous pensez d’organiser un appel pour qu’on s’assure d’être sur la même page en matière de vision et de direction pour cet événement? Notre objectif est de discuter de l’émancipation individuelle et collective de toutes les femmes, tel que c’est mentionné dans la critique de l’intersectionnalité mentionné sur votre billet ci-haut, et de mettre de l’avant l’inclusivité et l’importance de la diversité!

Michelle Blanc M.Sc. a envoyé le message suivant à 11:22
Voir le profil de MichelleMichelle Blanc M.Sc.
Michelle Blanc M.Sc. 11:22

oui tout à fait et je suis ravie de votre réponse. je vous téléphone

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La différence entre la pratique, la théorie et l’improvisation en conseil stratégique Web

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Ce matin je reçois le téléphone d’une ancienne cliente. Il y a un certain nombre d’années, son organisation a fait un pas de géant dans ses présences Web et médias sociaux. Ils avaient mis scrupuleusement en pratique mes recommandations. Mais avec le temps, la lassitude s’est installée et le roulement de personnel aidant, ils sont devenus moins constants dans leurs publications et la stratégie en a pris un coup.

Elle m’appelle donc pour une mise à jour de la stratégie incluant des objectifs de rendements et les outils nécessaires pour suivre l’évolution de la mise en place. Elle veut travailler avec moi parce qu’elle sait que les résultats seront là. Toujours est-il que durant la conversation, certains de ses partenaires suggèrent de plutôt travailler avec l’un de mes compétiteurs qui s’est improvisé experts dans le domaine. C’est un bon gars que je connais. Il vient du marketing traditionnel (de ce secteur particulier) et depuis quelques années, se présente comme « un expert » du marketing numérique et des médias sociaux. Comme plusieurs « experts » numériques, il n‘a jamais étudié dans ce domaine spécifique, mais c’est un peu le problème du Web. Comme tous peuvent se créer facilement une page Web, tout le monde « connaît ça » et il n’y a aucun ordre professionnel pour séparer la « bullshit » des réelles connaissances de la stratégie.

La réponse de mon ancienne cliente à ses interlocuteurs qui proposaient mon compétiteur fut :
-voyez-vous passer « monsieur X » sur les médias sociaux?
-Non
-Voyez-vous passer « Michelle Blanc »?
-Oui
-Fait-elle de la pub sur les médias sociaux?
-Non
-Pourtant vous la voyez passer?
-oui
-Alors elle doit bien faire quelque chose de drôlement efficace et qui fonctionne? Alors c’est pour ça que je veux qu’on travaille avec elle…

La réalité est que depuis près de 20 ans, après avoir ma ma Maîtrise scientifique en commerce électronique, en plus d’avoir la théorie des médias sociaux et d’expérimenter par moi-même ce qui fonctionne et fonctionne moins sur les médias sociaux et le web, j’ai écrit deux livres à propos des médias sociaux, participer à plusieurs autres livres (dont le dernier publié en France est Web 2.0, 15 ans déjà et après?), j’ai réussi par moi-même à monter une présence web et médias sociaux qui attire plus de 100 000 abonnés, en Français, sur un sujet rébarbatif (les technologies, le web et les médias sociaux) en travaillant seule et sans une armée d’employés qui mettent des contenus en ligne. En outre, je n‘ai jamais payé pour de la pub. Ce que je dis à mes clients est donc tiré d’une expertise appuyée par la pratique ET la théorie. « The proof is in the pudding » comme disent les anglos.

Mon compétiteur quant à lui, explique comment faire des Addwords et des “contenus sponsoriés” sur Facebook. Donc il valorise de payer jusqu’à la fin des temps pour être visible (le temps que le fric s’épuise) et une fois l’argent dépensé, vous faites partis du Web invisible (sans compter les problèmes de l’endémique fraude par clic). Moi je valorise le jus de bras et ce que l’on nomme le marketing de contenus. C’est beaucoup de travail, mais il y a une pérennité de l’investissement puisque lorsque vous cessez de faire des contenus, ceux que vous avez fait restent toujours en ligne. Cependant, vous vous devrez « idéalement » de continuer vos efforts puisque chaque jour que vous ne créez plus de contenus, vous reculerez dans les différents index. Et ce, sans avoir à payer (autre que les salaires de vos employés qui font le contenu) pour être visible.

En outre, il existe des effets pervers d’une présence « payante » sur Facebook par exemple. L’un de ces effets pervers est que plus vous paierez pour que vos contenus soient visibles, moins vos contenus non « sponsorisés » seront visibles. Facebook comprenant que vous êtes prêt à payer pour votre visibilité réduira proportionnellement la visibilité naturelle de vos contenus. C’est ce qui est expliqué par ce qu’on appelle les médias achetés, mérités et gagnés (paid media, earned media et own media). Moi j’ai toujours valorisé les médias mérités et gagnés. Je rappelle aussi que ce sont des médias qui demandent un effort à moyen et long termes pour des retombées à moyen et long termes aussi.

Tout ça pour dire que la conversation avec ma cliente est l’exemple parfait de la différence entre la pratique, la théorie et l’improvisation et que la base même du questionnement pour un entrepreneur devrait être « est-ce que mon consultant a mis lui-même en pratique ce qu’il recommande et quel sont les résultats qu’il a personnellement de la pratique qu’il valorise pour ses clients?

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Les outils et les médias sociaux alternatifs (ou open source) qui ont le vent dans les voiles

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MySpace a déjà été LE média social numéro un de la planète. Je me souviens aussi de Viadeo (l’équivalent français de LinkedIn qui prenait trois paragraphes pour expliquer un bouton), Skyblog, Google+ ou Second Life (dont j’étais l’une des expertes francophones). Ils ont tous perdu de l’importance ou ont carrément disparu.

À propos de MySpace, sur Capital.fr on peut lire :

Puis des successions de scandales liés à l’utilisation des données, un appel au boycott, une lassitude grandissante, des bugs, l’arrivée de Facebook, sont venus amplifier ce qui était son principal problème: il n’était pas rentable, et personne n’arrivait alors à voir comment il pourrait le devenir. Des tentatives de relance en 2013 ou 2018 n’auront pas suffi à redonner vie à ce site qui a pourtant jeté les bases de ce que sont les réseaux sociaux actuels.

Contrairement à l’histoire de MySpace, Facebook Twitter et autres outils sociaux du moment, sont très rentables aujourd’hui. Ils ont cependant toujours les problèmes de « scandales liés à l’utilisation des données, d’une lassitude grandissante et de bugs » à quoi s’ajoutent maintenant les enjeux de modération et de censure dont je discutais récemment avec le professeur Vincent Gautrais.

Étant donné ces derniers enjeux de modération, de censures et de scandales d’utilisation de données, de nouveaux outils ont depuis quelques semaines, le vent dans les voiles. Je ne prétends vraiment pas prédire l’avenir et annoncer qu’ils représenteront LES nouvelles destinations. Cependant, il est néanmoins important de les connaitre étant donné que si le passé de l’histoire d’internet est garant de l’avenir, les géants d’hier ont souvent été remplacés.(Facebook a remplacé MySpace, qui lui avait remplacé Friendster, qui était une réponse aux précédents sixdegrees.com et makeoutclub ou leurs ancêtres IRC et autres. (Voir MadTomatoes qui reprend Redpill)

histoire des médias sociaux

Voici donc une revue non exhaustive, de ces nouveaux joueurs. Notez aussi que les conservateurs américains, les créateurs de contenus d’extrême droite et de fausses informations ayant été censurés pratiquement partout sur le web, se retrouvent massivement sur ces nouveaux outils sociaux. Par ailleurs il est aussi important de noter que la censure rend plus difficile la surveillance de ces groupes, par les forces de l’ordre et que le relatif anonymat que permet ces outils, bien que ce soit une réponse positive aux exagérations de l’utilisation des données personnelles par les gros joueurs, complexifie aussi l’identification des malfaiteurs qui pourraient s’en servir à des fins criminelles. .
Cependant, il est aussi vrai que plusieurs internautes qui veillent à leurs vies privées et qui sont contre l’utilisation de leurs données personnelles, se retrouvent aussi sur ces outils.

Outils alternatif à YouTube
Dtube
https://www.valleyarm.com/dtube-differ-youtube/

Peertube
https://en.wikipedia.org/wiki/PeerTube

Brighteon.com (qui est déjà blacklisté par Google et Wikipedia)
https://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Articles_for_deletion/Brighteon

LBRY.com
https://lbry.com/faq/what-is-lbry

Bitchute
https://en.wikipedia.org/wiki/BitChute

Rumble
https://en.wikipedia.org/wiki/Rumble_(website)

Odysee.com
https://techcrunch.com/2020/12/07/odysee-launch

Outils sociaux alternatifs à Facebook et Twitter
Diaspora
https://diasporafoundation.org/

Mastodon
https://en.wikipedia.org/wiki/Mastodon_(software)

Mewe
https://en.wikipedia.org/wiki/MeWe

Gab (Considéré comme un site d’extrême droite et de néonazi)
https://en.wikipedia.org/wiki/Gab_(social_network)

Minds.com
https://en.wikipedia.org/wiki/Minds

Messageries alternatives à Gmail
Signal
https://en.wikipedia.org/wiki/Signal_(software)

Protonmail
https://en.wikipedia.org/wiki/ProtonMail

Messagerie alternative à Whatsapp
Telegram
https://en.wikipedia.org/wiki/Telegram_(software)

Outil alternatif à Reddit
Aether
https://getaether.net/docs/

Outil alternatif à Instagram
Karma
https://karmaapp.io/

Outil alternatif à medium
https://www.voice.com/learn-more/

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Quels sont les types de mots-clés que vous devez rechercher dans une stratégie de référencement?

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Cela fait déjà une couple de clients qui me demandent comment faire eux-mêmes leurs analyses de mots-clés. Voici donc, au bénéfice de tous, les grandes lignes de ce qu’il faut chercher dans différents outils de mots-clés. J’ai moi-même un penchant pour LongTailPro (qui est payant). Mais il existe une panoplie d’autres outils pour se faire et vous pouvez aussi utiliser Google keyword planner (en y mettant votre carte de crédit comme si vous alliez y faire une campagne Addwords, mais sans faire cette campagne et dépenser votre argent). Si vous me lisez depuis un bout, vous savez sans doute que je valorise grandement le marketing de contenus. Ce marketing a donc besoin de ces mots-clés pour déterminer les contenus que nous devrons valoriser et mettre en place.

Quels mots-clés chercher?

De toute évidence vous chercherez les produits et services que vous vendez. Vous chercherez aussi leurs différents synonymes et variantes. À titre d’exemple, si vous êtes propriétaires d’une résidence pour personnes âgées, vous devez réaliser que vos consommateurs auront une panoplie de termes pour identifier de telles résidences sur les moteurs de recherches. Ça pourrait être par exemple
• résidence du 3e âge,
• foyer pour personnes âgées
• résidence pour vieilles personnes
• habitation du 3e âge
• hébergement personne agée autonome
• maison de retraite et ainsi de suite
une fois cette étape de recherche effectuée et validée, vous devrez aussi vous intéresser aux problèmes auxquels vos produits et services répondent. Il faut comprendre que le consommateur cherchera souvent son problème, plutôt que la solution. S’il connaissait la solution il la chercherait directement, mais souvent, ce n’est pas le cas,

À titre d’exemple, si j’étais mécanicien, je chercherais les problèmes que je pourrais résoudre comme par exemple

•Transmission défectueuse
•bruits de transmission
•freins qui grincent
•voiture qui ne part pas, mais qui a toujours de l’électricité
Et autres problèmes mécaniques courants (et les différentes manières de les exprimer)

Aussi, il ne faut pas négliger non plus les services additionnels que notre entreprise peut offrir. Je discutais avec un gros concessionnaire et lui faisait remarquer que si nous cherchions le mot pneu, suivie de la marque qu’il vend, il n’apparaissait nulle part. pourtant, la vente de pneu et le service mécanique est l’une des activités très payantes pour un concessionnaire. Pourtant, très peu d’entre eux réalisent que ces activités dont ils tirent grands profits, sont absentes de leurs présences numériques. Autre constat, plusieurs bannières immobilières mettent d’énormes efforts pour attirer les acheteurs de maisons. Mais très peu d’entre eux ne semblent s’intéresser aux vendeurs de maisons. Ce sont pourtant eux qui seront à la base même de l’inventaire qu’ils doivent monter pour pouvoir vendre des maisons.

Une stratégie de mots-clés n’est donc pas uniquement la recherche des mots qui représentent le plus les produits et services que vous vendez. Mais c’est aussi d’avoir une vision plus holistique de ce que vous consommateurs veulent et comment ils chercheront l’information pour arriver sur vos propriétés web…

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La censure des big tech, changement de paradigme et implications. Une discussion avec Me Vincent Gautrais

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Il y a maintenant deux semaines, Twitter a décidé de bannir unilatéralement Trump de sa plate-forme. Facebook et plusieurs autres outils sociaux ont suivi. Les jours suivants, 70 000 comptes de sympathisants de Trumps ont aussi été bannis de Twitter. Ils se sont alors réfugiés sur la plate-forme Parler. Cette plate-forme était hébergée chez AWS, Amazon Web Services. Les applications étaient disponibles sur Androïd de Google et le AppStore d’Apple. Elle a rapidement aussi été déplatformée de toutes les plateformes.

Quelques jours après son coup d’éclat, Jack Dorsey, le CEO de Twitter reconnaissait que sa décision créait un dangereux précédent. Selon la CBC :

Dorsey acknowledged that shows of strength like the Trump ban could set dangerous precedents, even calling them a sign of “failure.” Although not in so many words, Dorsey suggested that Twitter needs to find ways to avoid having to make such decisions in the first place. Exactly how that would work isn’t clear, although it could range from earlier and more effective moderation to a fundamental restructuring of social networks.

Durant le même moment, le copain Mitch Joël sur son Facebook, y allait de sa propre perspective.

What is “free speech”?
I saw a tweet that stated:
“Don’t be fooled. Big Tech isn’t shutting down accounts due to ‘risk.’ They’re trying to control what you READ. What you THINK. What you BELIEVE. They’re after one thing: control. Because control means power. Don’t let them win.”
I’m not a politician.
I’m not a scholar of the law.
I’m not even American.
I’m someone that pays a lot of attention to technology, consumer behavior, and media.
I’m someone that used to publish print magazines, and was a music/culture journalist in the pre-historic ages (before the web).
A time and place where ALL content was controlled through a tight and small media filter (because creating and distributing content was hard and expensive).
The web brought forward one simple (but massive) change:
The ability for anyone to publish their thoughts in text, images, audio and video… instantly and for free for the world to see.
Content was no longer hard and expensive to create and distribute.
A scarcity to abundance model.
That doesn’t mean that all content gets the same distribution.
That doesn’t mean that all content gets the same attention.
It, simply, means that whether it’s a tweet, blog post, article, podcast, video on YouTube or even a newsletter – it has the capacity to reach a massive audience without any friction.
I’m going to re-write that tweet from above from my own perspective:
Don’t be fooled.
Big Tech doesn’t really care about your tweets.
They’re not trying to control what you READ.
The more people that you follow, and the more people that create content is how their business model and platform expands.
They want you to see much more content, but – unfortunately, most people will only follow those who create content that is aligned with their values and aspirations.
They don’t really care much about what you THINK, but they do care a lot about showing you more content that you tend to follow, like, share and comment on.
They are after control… but not control of what you read, think, or believe.
They’re after control of a marketplace.
To build, as
Scott Galloway
calls it: an “unregulated monopoly” (with a large and deep moat around it).
The power that they seek is not over what content flows through their platforms, but rather that ALL content flows through their platforms, and that you spend as much time as possible within their walls.
Big Tech doesn’t win by suspending, deleting or censoring any content.
Big Tech wins by having as many people as possible on the platform, creating, sharing, connecting and spending their time on it.
Your attention and content becomes the data that makes them powerful.
Follow the money.
In fact, blocking and moderation is the way that they lose.
It costs money, time, human capital, and energy to moderate and deal with content that offends, break laws, etc…
The more that people don’t connect, or when those connections get broken (users leave, people unfollow people), the worse the platform performs.
If people question the quality of the platform, they may leave the platform for other spaces.
And, ultimately, the most important thing to understand is this: they are the platform and not the content creators.
They don’t care about your content, they just want your data.
The content creators are us.
You and I.
No content creators… no platform.
No growth for “Big Tech.”
Should they regulate what content we create and put on their platform?
Clearly, they have to because we can’t do it for ourselves.
Should the government be a part of this regulation?
Absolutely.
I do not want a public or private business deciding what is/isn’t free speech (that’s the role of government and the law).
We know the rules.
We know what is right.
We know what is wrong.
Yet, here we are.
We’re slamming the platform that allows the content to flow, and not the content creators for publishing these thoughts in the first place.
Don’t be mistaken.
Don’t be confused.
The problem isn’t the platform.
The platform and their use of your personal data is their big issue.
The problem is you and I.
It’s our inability to accept a difference of belief.
It’s our inability to not be able to distinguish between what is right and wrong.
It’s our inability to see and hear those who feel like they have not been seen or heard.
It’s our inability to accept responsibility for what these platforms have become.
It’s our inability to know the difference between fake and true.
It’s our inability to see how locked into the cult or personality we’ve become.
That saddens me to no end.
I always thought that the Internet would enable a thousand flowers to blossom over the handful of old trees that truly controlled what media our society was offered and afforded.
That gift came true… and we seem to be blowing it.
Not all of us.
Just some of us.
Just enough of us.
But those “some of us” are awfully loud.
Don’t let them drown out what is truly there.
The platforms enable many voices, in many unique niches to have a voice, build a business and tell better/more interesting stories.
I’ve met some of the most fascinating people in the world because of these platform.
Some of my best friends and best business successes have happened because of these platforms.
Justice isn’t blaming Big Tech.
Justice is using these platforms to bring people together.
Justice is using these platforms to bring more voices out into the open.
Justice is using these platforms to make connections with people that you would never have had a chance to connect with.
Justice is using these platforms to learn, grow, share and improve.
Control may be power.
If it is, control who you follow.
Control what you read.
Control what you post.
Control what you comment on.
Control what you like.
Control what you share.
Control the messages from those seeking to do harm.
Control your knowledge of how media works.
Control your filters.
Control your experience.
Control your future

Je lui fis cette réponse :

Free speech always had it’s limits. Those limits were regulated by the laws. The web is transnational and the laws difficultly applies to a no-border environment. We solved the problem for the sea, Antartica and celestial bodies by developing transnational treaties to managed them. Big tech have become transnational states and have their own political agendas. One of them is to choose the best “friendly environment” to keep making money without having to regulate too much. Trump is not considered as a positive actor in their scheme of things. Furthermore, even tho they are transnational, they are set in the US. This is were they could more effectively be regulated or not. they also have political opinions. So I do not agree with you that they don’t care about the content. In general they don’t. But if some contents or users are perceived has a potential menace to them as a money making machines, they will surely become avid actors in the taking down of those threats and they did. My humble opinion

Je me posais alors la question, comment la décision unilatérale des entreprises de médias sociaux de censurer des dizaines de milliers d’usagers, risque d’avoir un impact sur leurs responsabilités civiles et criminelles?

Voici donc le passionnant échange que j’ai eu avec Me Vincent Gautrais. L’utopie juridique dont je discutais avec lui est ici : Une utopie qui permettrait un cadre juridique international du cyberespace

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Orgie de publicités trompeuses sur Facebook

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Depuis quelques jours, sur mon fil Facebook je vois défiler une orgie de publicités trompeuses pour vendre un anorak 100% laine à un prix dérisoire. Toutes ces publicités redirigent vers des sites qui ont moins d’un mois d’existence et qui à première vue, semblent tout à fait légitimes. Sauf qu’ils font un vol de propriété intellectuelle (des photos notamment) et qu’ils disent vendre à une fraction du prix, ces mêmes anoraks de la compagnie Borealmountainanoraks canadienne Canadianoutdoorequipment qui se détaillent de $360 à $421. Mais ces filous vous vendraient la même chose pour $64.55.

Pubs frauduleuses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sites frauduleux

 

 

Le seul hic est que vous risquez fortement de ne jamais recevoir votre achat.

site légitime

 

 

 

L’ironie de la chose est que plus je dénonce à Facebook cette escroquerie, plus je revois cette même publicité, mais avec un nouveau nom de compagnie, comme vous pouvez le voir plus haut. Le processus est d’ouvrir de nombreux sites transactionnels identiques pour ce produit, via Shopify par exemple, puis de fermer cesdits sites une fois que la tromperie est découverte. L’été dernier c’était de superbes tentes de glamping qui valent au-delà de $1000, qu’on vous vendait en ligne pour $125. Comme ce ne sont que de petits montants, les gens floués ne feront pas des recherches intensives pour récupérer leurs deniers (ce que de toute évidence ils ne récupèreraient pas) et ne se donneront probablement pas le trouble d’aller à la police pour déclarer ces arnaques. De toute manière, la police ne pourrait pas faire grand chose dans ces cas puisque les malfaiteurs sont très probablement hors de leurs juridictions et que ni les who-is pour les retrouver, ni les soi-disant adresses de courriel pour rejoindre ces marchands, ne sont traçables à moins d’investir des énergies et des sommes colossales pour retrouver ces bandits.

 

Entretemps, et ces bandits et Facebook, font du bel argent sur le dos des Canadiens. Comme c’est très payant pour Facebook de diffuser ces publicités trompeuses, ils ne feront pas de détour pour enrayer cette plaie et comme c’est très payants et peu risqué pour ces arnaqueurs de première de faire leur escroquerie, ils continueront encore longtemps à utiliser ce processus.

Pour éviter de vous faire prendre, la méthode est de sauvegarder l’une des photos de ces produits À PRIX INCROYABLES et de faire une recherche inversée sur Google image avec la copie de la photographie que vous aurez préalablement enregistrée sur votre ordinateur. Vous tomberez alors que l’entreprise légitime qui est détentrice des droits des produits et des photos et vous verrez tous les détails techniques dont une portion auront été recopiés intégralement sur les sites frauduleux. Vous pourrez alors acheter ce produit à son vrai prix avec une réelle adresse de retour et vous risquerez donc d’avoir le produit recherché…

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La bullshit du remarketing et du retargeting

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Lors de mes études de marketing internet, mon professeur Jacques Nantel nous parlait de l’un des problèmes de la personnalisation numérique dans un contexte de commerce en ligne. Si je vais acheter une cuvette de toilette parce que la mienne est brisée, j’aimerais bien que chaque fois que je visite un site transactionnel de quincaillerie, qu’on ne me présente pas la plomberie de facto. Pareillement, si j’achète un livre de comptine pour mon petit-fils, je souhaiterais ne pas me faire bombarder de pubs de livres pour enfants. Il est un peu là le problème majeur du remarketing et du retargeting.

Qu’est-ce que le remarketing et le retargeting?

Dans un billet de 2016, Le remarketing (reciblage publicitaire) ou comment exaspérer ses clients passés ou futurs, j’expliquais déjà le problème « d’exaspération » des internautes qui ont l’impression d’être suivi sur le Web. Mais à l’époque, je croyais encore que ça pouvait être une tactique rentable pour les entreprises. Je ne voyais pas encore tout l’écosystème de fraude dont ces techniques étaient tributaires. En fait, le remarketing est un système basé sur des « cookies » (un témoin numérique qui s’installe sur votre ordinateur lorsque vous visitez un site transactionnel) qui va vous présenter des pubs avec la rationale que si vous avez visité une page de produit, c’est probablement parce que vous êtes acheteur et que vous devriez être relancé.

Or, comme je l’expliquais dans le billet cité, j’étais déjà acheteuse puisque j’avais acheté. Je n’avais donc pas besoin d’être « vendu de nouveau ». En outre, il y a plusieurs raisons pour lesquelles j’ai peut-être visité une page de produit. Peut-être étais-je en train de comparer les prix et que le vôtre était trop élevé, peut-être que comme l’exemple ici-bas, que je voulais me rendre compte à quel point le vendeur est «dans le champ » et que jamais je n’achèterais son produit. Mais là où le bât blesse est que 50% de l’argent que vous y dépenserez, y sera carrément frauduleux à cause de tout un écosystème dont le but est de faire croire à des visites, des pages vues, des clics et des conversions. C’est ce qu’explique le Dr Fou (dont j’ai déjà parlé ici) dans son article When Retargeting And Re-Marketing Become Re-Annoying:

Further, research from mFilterIt this week, a performance fraud prevention specialist confirms the levels of bot activity and fraud in retargeting, re-marketing, and affiliate marketing campaigns. “Average fraud levels are in the 40-50% range, with highs of 99% fraud seen regularly.” The bots used in these kinds of campaigns are fake devices. They love getting lots of impressions. They love getting retargeted after they deliberately visit ecommerce sites. Retargeted ad CPMs are often higher than other display ads so they earn more for every impression they cause to load on a cash-out site. Many of the remarketing campaigns are paid for on a CPC (cost per click) basis. That means the marketer only pays when they get the click. That also means the bots only get paid when they click. So they click. A lot.

C’est aussi l’avis de Alex Czartoryski dans l’article Attribution Poaching and Remarketing Fraud :

To be clear, these sites are not actually serving any visible ads to any users. They are generating fraudulent ad impressions to set cookies on as many users as possible in order to “poach” conversion attribution (and budget) from your other channels. If a user with their cookie ever makes a purchase in the future, that site will get a view-attribution for that purchase, causing more ad budget money to flow to them.

All these hidden impressions distributed to as many users as possible cause View Through Conversion metrics to skyrocket. As mentioned before, View Through Conversions reported by an ad platform can easily be more than 10 times the number of Click Through Conversion reported. It is no surprise that ad platforms want you to believe in and count View Through Conversions.

Vous pourriez par contre faire comme Lego et plusieurs autres et à la place de dépenser de l’argent sur des pubs frauduleuses, miser sur le marketing de contenu qui a une pérennité d’investissement puisqu’une fois en ligne, les contenus perdureront.

Exemple d’un processus de remarketing complètement inutile

je partage un statut Facebook

On me fait un commentaire avec un hyperlien

Je visite le site

On me sert une pub de remarketing

Sources et lectures complémentaires:

Le blogue et le marketing de contenu, plus pertinent que jamais

Lego, un exemple éloquent et extrêmement rentable du marketing de contenus

Attribution Poaching and Remaketing Fraud

When Retargeting And Re-Marketing Become Re-Annoying

Fake, fake, fake: Epic tweetstorm targets marketing’s metrics house of cards

The Alleged $7.5 Billion Fraud in Online Advertising

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Les chambres de commerce doivent se diversifier

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Tout comme les entreprises, les chambres de commerce ont été grandement affectées par la Covid. Pour plusieurs d’entre-elles, les événements sont la source principale de revenus. Or, la Covid a touché durement les événements et a donc placé les chambres de commerce devant des choix difficiles. J’en parlais d’ailleurs dans mon billet Après la Covid-19 et la possibilité d’une 2e vague, les chambres de commerce doivent aussi se réinventer.

L’automne est généralement la période des « Lac à l’épaule » de plusieurs chambres. C’est le moment où plusieurs CA se réunissent pour planifier l’avenir et discuter des changements qui seront nécessaires pour aider la croissance de leurs chambres. À cet effet, étant sur le CA de plusieurs de ces Chambres, j’ai fait une petite recherche sur la revue des objectifs, des sources de financement et des modèles de revenus des chambres, question d’ajouter à la réflexion de mes collègues administrateurs. Voici donc le PowerPoint de ma recherche.


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