Denis Coderre, un politicien qui comprend les médias sociaux
Michelle Blanc @ March 5, 2008 # 6 Comments
Hier, j’ai fait le billet De l’importance de la vigie de marque, dans lequel je parlais de l’apparente compréhension du phénomène « média social » que démontre le député de Bourassa, Denis Coderre. Moins de 24 heures après la publication de ce billet, il y répond en personne.
Je vous remercie pour votre billet Mme Leblanc.
Je crois sincèrement que l’on doit faire de la politique autrement.
Tout outil de type facebook nous permet de rejoindre les gens, d’échanger évidemment mais surtout d’avoir une réaction quasi-immédiate sur les dossiers de l’heure. (Il s’agit pour moi d’un moyen et non d’une fin cependant).
Je suis impressionné de l’existence de ce carrefour virtuel nous permettant d’avoir cette capacité d’atteindre les gens. Même si on a les meilleurs idées du monde, si nous n’avons pas cette écoute, elles ne passeront pas. Nous devons donc utiliser les véhicules propices à cet atteinte. Le succès dépendra aussi de cette relation (et réaction) réciproque et mutuelle. Finalement, en autant que je suis concerné, l’authenticité est également de rigueur.
Pour votre gouverne, toute recherche ou bien toute réponse courriel de ma page facebook est l’oeuvre de votre humble serviteur… Le blackberry est également un outil complémentaire assez exceptionnel pour gérer tout ça. Il n’y a rien de mieux qu’un service personnalisé.
Salutations
Denis Coderre
Député de Bourassa
Décidément, plus d’entreprises et de politiciens devraient s’inspirer de lui et de ses pratiques Web innovantes au lieu de ridiculiser le nombre de connaissances (plutôt que Friends qui est un mauvais choix de catégorie) qu’il a dans Facebook. Ce monsieur comprend réellement la dynamique des conversations et de son authenticité (sujet qui m’est cher, s’il en est un). Alors, simplement BRAVO, monsieur le député Coderre. De plus, c’est avec plaisir que j’accepte d’être l’une de vos connaissances Facebook et si quelqu’un ose me taquiner avec ça, je l’envoie paître…
MAJ
Denis Coderre en entrevue à propos de Facebook sur Branchez-vous!
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L’UMP, des satanés polluposteurs
Michelle Blanc @ February 13, 2008 # 3 Comments
Un copain dont je tairai le nom ici, m’a inscrit sur la liste de diffusion des infos de l’UMP (parti politique de ce cher monsieur Nicolas Sarkozy). J’étais heureux de recevoir leurs infos puisque je me suis toujours intéressé au sujet de la démocratie en ligne. Mais ça fait déjà deux fois que je me désinscris de leur liste d’envoi et je continue de recevoir leurs courriels politiques. Trop c’est trop et il faut que désormais ils sachent que de harceler les internautes qui se sont désinscrits à leurs courriels, ça n’aide pas la cause, c’est illégal en France et dans bien d’autres pays (ce ne l’est pas au Canada, mais ça fait chier tout de même ici) et ça va faire de la pas très bonne publicité lorsqu’une personne comme moi ou d’autres blogueurs vont commencer à chialer contre ces pratiques douteuses…
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De la perte de pouvoir des intellectuels et de la doxocratie
Michelle Blanc @ February 12, 2008 # No Comment Yet
Monsieur Jean-Jacques Streliski (le monde est petit, c’est mon voisin encore pour quelques jours, mais on ne se connaît pas), parle de la menace de la doxocratie (mot qui n’est pas dans le Petit Robert (1977) ou Wikipédia, mais dont une définition peut être extraite d’Agoravox*, outil doxocratique par excellence) dans l’article d’opinion Questions d'image – Pouvoirs de sous-sol du journal LeDevoir (via CFD).
C’est vrai que les médias journalistiques traditionnels n’ont plus la cote, que les sondages dopent l’opinion publique, que les politiciens jouent les funambules et que la pensée intellectuelle n’est pas l’épitome de ce qui est à la mode. Mais l’a-t-elle déjà été ?
Il est fréquent d'entendre dire que les intellectuels n'ont plus voix au chapitre et que, par conséquent, leurs influences ne se font plus adéquatement sentir. Pourtant, il fut un temps où l'on enseignait que l'évolution de la pensée passe par la connaissance et la compréhension non empirique de tout ce qui la compose, mais aussi du débat qu'elle suscite entre les intellectuels, les étudiants, les écrivains, les professeurs, les journalistes d'enquête et d'opinion… bref, avec la présence active et visible de tous ces acteurs-clés.
Au Québec, comme partout ailleurs dans le monde occidental, on semble craindre l'élite intellectuelle.
Dieu merci, la qualité de certains blogues, généralement dirigés par des journalistes très compétents, est tout à fait impressionnante. Un monde à l'envers, puisque ceux-là mêmes qui s'exprimaient, il n'y a pas si longtemps encore, sur les ondes publiques ou dans les pages de grands journaux et magazines d'actualités, ont désormais choisi de le faire, dans l'ombre, sur les sujets les plus importants. Et ils le font sérieusement, démocratiquement en ouvrant les colonnes de leurs blogues à des internautes qui y débattent de façon fort savante et articulée.
Les vrais débats d'idées se jouent désormais ailleurs: en sous-sol.
J’ai déjà parlé du paradoxe de la collaboration populaire qui nous offre des merveilles telles que Wikipédia qui est plus justes qu’Encyclopedia Britanica et de la merde telle cette vidéo qui fut numéro un sur GoogleVidéo durant de nombreux mois, a girl caught cheating on the Web. Je me souviens aussi de cet autre cours d’anthropologie (encore) qui présentait le système démocratique d’une tribu africaine (dont je ne me souviens plus du nom) dont le chef était chef, aussi longtemps qu’il était généreux avec sa tribu. Dès l’instant où il n’était pas le plus généreux (économiquement) il perdait sa place au profit de celui dont la générosité était encore plus grande. Appliqué à nos démocraties, ce serait amusant d’observer les candidats aux présidentielles répandre le fric au profit des populaces plutôt qu’à celui des firmes d’images !
Pour revenir à la question de perte de voix des intellectuels, ça me fait songer à cette autre critique que les jeunes sont de plus en plus mal élevés. On retrouve ce genre de discours du temps de Socrate. Plus ça change, plus c’est pareil. De dire qu’une chance qu’il y a des journalistes blogueurs pour sauver l’honneur des gens qui pensent, c’est un peu disons… charrier!
*Doxocratie, une définition
Jacques Julliard, avec pertinence, a parlé de doxocratie à propos du règne des sondages, de la « loi de la rue », des modes médiatiques, des doxa (ces pensées dominantes d’un moment), des snobismes quotidiens engendrés par le « système politico-médiatico-publicitéro-marketing », des élans contradictoires des « zappeurs-consommateurs », (des « zappanthropes » disait Cornélius Castoriadis)
Cette doxocratie peut-elle contribuer à sauver la démocratie d’elle-même ? Non. Parce que cette « démocratie » reste un idéal, un but à atteindre, un idéat, comme disait Spinoza, non une réalité accomplie. Parce que ce qui est contesté, c’est moins la « démocratie proclamée que « l’oligarchie » effective que les institutions (dites « républicaines » mais en fait césaro-maonarchistes) contribuent à perpétuer.
La doxocratie conduit au triomphe des populismes (de droite et de gauche) et de la médiocratie. Qui en a vraiment conscience ? Qui surtout s’en préoccupe, en ces temps où les crises s’additionnent (et se nourrissent mutuellement), économique, sociale, sociétale, politique, culturelle… ? Comment faire pour que cette campagne présidentielle se centre ou se concentre sur cette question-clef ?
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Hillary Clinton contre Barack Obama, qu’en pense Google?
Michelle Blanc @ January 8, 2008 # 4 Comments

Dans le Duel Googlefight, Hillary Clinton contre Barak Obama, Duel Googlefight Hillary Clinton contre Barack Obama, Madame Clinton bat son opposant haut la main. Elle fait 9,440,000 9,570,000 requêtes contre 3,700,000 3,690,000 pour monsieur Obama. Est-ce un indice probant pour identifier le vainqueur Démocrate? J’en doute, entre temps, voici ce que Google pense de chacun des candidats selon une méthode qui as déjà été expliquée. Pourquoi je ne fais pas les mêmes tests avec les Républicains? Sans doute parce que je m’en fous…
Hillary Clinton is *
- hopes of winning the White …
- swapping slogans by the week.
- trying to win the Democratic nomination by reaching out to women.
- UNELECTABLE in a general election
- Unelectable …and here's why (poll courtesy of the … Listed below are links to weblogs that reference Hillary Clinton is Unelectable: ...
- Unpopular.
- “likable” •
- elected president, Bill Clinton will have to divest himself of potential conflicts of interest.
- elected, there would be a role for Bill Clinton in his wife's administration.
- “likable”
Barak Obama is *
building a broad new coalition that brings together Democrats, independents and Republicans by once again making idealism a central focus is my HomeBOY my homeboy. surging ahead of Hillary Clinton in the Democrat presidency race. building a broad new coalition that brings together Democrats, Independents … surging ahead in the New Hampshire primaries, following his stunning success in Iowa last week. surging ahead of Hillary Clinton in the Democrat presidency race. my homeboy T-shirt from Zazzle.com. Muslim. odds-on favorite to win Democratic nomination.
MAJ
L’épellation du prénom de monsieur Obama. Son prénom est Barack plutôt que Barak comme je l’ai d’abord écrit.
Barack Obama is *
- ability to move seamlessly from one role to another has made him popular with many Democrats. ...
- my HomeBOY – SHTUFF. T-shirts, mugs, stickers, ties, posters, and mugs.
- odds-on favorite to win Democratic nomination.
- surging in Iowa.
- surging ahead in the New Hampshire primaries, following his stunning success in Iowa last week. ...
- surging ahead of Hillary Clinton in the Democrat presidency race.
- my Homeboy •
- my homeboy •
- building a broad new coalition that brings together Democrats, Independents, and Republicans by once again making idealism a central focus …
- a "radical Muslim" who "will not recite the Pledge of Allegiance.
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Les sept découvertes sur les médias sociaux
Michelle Blanc @ December 3, 2007 # No Comment Yet
Le copain Shel Israel dévoile les grandes découvertes sur les médias sociaux qu’il prépare pour le SAP Global Report. En voici une traduction libre :
- Bien qu’ils évoluent à un rythme inégal, les médias sociaux vont engendrer bien des changements. Il y a une accélération de ces changements qui seront permanents et influeront la plupart des organisations médiatiques, gouvernementales, éducationnelles et d’affaires de toutes tailles.
- L’inévitabilité de la révolution des médias sociaux repose sur l’adoption de ceux-ci par la génération net. Cette génération n’est plus influencée par le marketing traditionnel, mais plutôt par les pairs. Ils ne seront pas recrutés par les annonces classées traditionnelles et risque de ne pas travailler pour une entreprise qui ne leur permet pas d’utiliser les outils sociaux de leur choix. Les conversations en ligne auront une grande répercussion sur ce qu’ils achètent, regardent, écoutent, où ils voyagent, et où ils habitent. Ce phénomène débute présentement et se fera sentir pour les 50 prochaines années.
- Il y a seulement deux ans, les blogues textuels étaient les seuls outils des médias sociaux. Aujourd’hui il y a un coffre d’outils médiatique social en expansion constante. Les blogues eux-mêmes se transforment en choses multimédias. Le microblogage (comme twitter par exemple) indique que les médias sociaux seront prochainement mobiles.
- De tous les outils de médias sociaux, les outils de réseautage social sont les plus populaires. Facebook est le champion de ceux-ci et l’anglais est prédominant. Mais de plus en plus d’utilisateurs préfèrent leurs langues maternelles ce qui est démontré par la croissance de Hi5 (outil multilinguistique) qui fait maintenant parti des cinq sites de médias sociaux les plus populaires de la planète.
- Étant donné que la géographie est de moins en moins une barrière à la communication pair-à-pair, les différences culturelles s’amoindrissent. Il y a de plus en plus d’indications de l’émergence d’un creuset culturel mondial à long terme. Cependant, à court terme, la langue et la culture d’origine demeureront importantes et devront s’inscrire dans toutes stratégies communicationnelles.
- La rapidité d’adoption des technologies par les masses et les entreprises s’amenuise. Il a fallu 12 ans pour que les entreprises adoptent la programmation de type PC. Il n’a fallu que 2 ans pour que les entreprises adoptent les blogues (c’est vrai pour les É.-U.). Selon Blogworld, 89% des entreprises (US) croient que les blogues sont importants pour eux, comparativement à 2% (selon Polaris) en 2005.
- Présentement, peu d’entreprises s’intéressent vraiment aux outils de réseautage social ou à la vidéo en ligne. Il est très probable que cette situation évolue plus rapidement que l’adoption des blogues par les entreprises (aux É.-U. toujours).
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Les TI sont le fer de lance de la prospérité économique
Michelle Blanc @ June 8, 2007 # No Comment Yet
Les TI sont le fer de lance de la prospérité économique. C’est du moins ce qui apparaît à la lecture du rapport Digital Prosperity : Understanding the Economic Benefits of the Information Technology Revolution (PDF) de The Information Technology & Innovation Foundation (ITIF). Les politiciens devraient certainement prendre acte des constats de cette étude et réaliser l’impact majeur des technologies de l’information sur l’économie traditionnelle. Ainsi, malgré toutes les balivernes qui ont pu être écrites à propos des TI, du Web, de la première bulle, de la deuxième et du Web 2.0, on constate que :
The reality is that while the benefits of new technologies are often exaggerated at first, they often turn out to exceed initial expectations in the moderate-to-long term. This is exactly what has happened with the digital revolution. The digital economy is more than fulfilling its original promise, with digital adoption rates exceeding even the most optimistic forecasts of the late 1990s. The integration of IT into virtually all aspects of the economy and society is creating a digitally-enabled economy that is responsible for generating the lion’s share of economic growth and prosperity.
Notwithstanding the centrality of IT to economic growth, there have been surprisingly few attempts to catalogue what is known about IT’s impacts on the economy. This report attempts to do just that by collecting, organizing, and surveying studies and examples of IT’s impact in five key areas: 1) productivity; 2) employment; 3) more efficient markets; 4) higher quality goods and services; and 5) innovation and new products and services. (…)
De plus, quels devraient être les barèmes qui dictent l’établissement de politiques économiques relatives aux technologies de l’information afin d’aider toute l’économie en général?
1) Give the Digital Economy Its Due: Economic policymakers need to view IT issues not just as narrow IT policy, but as the centerpiece of economic policy. This means putting
issues of digital transformation at the front and center of economic policy.
2) Actively Encourage Digital Innovation and Transformation of Economic Sectors: The private sector will drive much of digital transformation, but government can play a supportive role. Government should support research in emerging IT areas. IT should also use a wide array of policy levers, including tax, regulatory, and procurement policies, to spur greater IT innovation and transformation, particularly in key sectors like health care, education, transportation, and others influenced by public policy. Moreover, government should lead by example by leveraging their own IT efforts to achieve more effective and productive public sector management and administration.
3) Use the Tax Code to Spur IT Investment: Investment is how IT innovations are diffused throughout the economy. Because IT seems have a much larger impact on productivity, tax policies should focus on spurring additional investment in newer generations of IT.
4) Encourage Universal Digital Literacy and Digital Technology Adoption: Ensuring that societies take full advantage of the IT revolution will require that the large majority of citizens participate in the digital economy. nNational governments need to work in partnership with the for-profit, non-profit, and state and local government sectors
to help citizens use and access technology.
5) Do No Harm: Making digital transformation the center of economic policy means not just supporting IT, just as importantly it means avoiding harming the digital engine
of growth. All too often well-intentioned policymakers consider laws and regulations that would slow digital transformation.
Beaucoup de réflexions en perspectives, mais si on se fie à ce que fait présentement les gouvernements provinciaux et fédéraux en cette matière, probablement peu d’initiatives allant dans l’esprit de cette recherche…
Via un courriel de Bill St-Arnaud
À ce propos, j’apprends à l’instant la nomination de l’excellent député Henri-François Gautrin, à titre d’adjoint parlementaire au premier ministre. Monsieur Gautrin se voit donc confier un mandat de réflexion et de recommandation sur les questions liées au développement de la société de l’information.
Dévoilement,
J’aime monsieur Gautrin et sa vision de l’apport des TI à la société québécoise. Il avait eu la vision d’inclure dans son livre vert (pdf), une disposition obligeant les grands preneurs d’ordres des chantiers TI au Québec, à sous-contracter 30% des chantiers majeurs, à de petites firmes technologiques. C’est une belle vision qui n’a jamais malheureusement passé le cap d’une loi. Quel dommage…
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Joseph Facal ouvre un blogue
Michelle Blanc @ May 9, 2007 # 4 Comments
L’ancien ministre péquiste et maintenant professeur à HEC Montréal ouvre son blogue à http://www.josephfacal.org/blogue/. Il n’a pas de blogroll, pas d’hyperliens dans ses textes et semble être en marge de la bloguosphère. Ça me fait penser au journaliste Michel Vastel qui se gargarisait d’être devenu blogueur, mais sans en comprendre les usages et les pratiques. Bonne chance tout de même Monsieur Facal. Vous êtes certainement une personne digne d’être lue (tout comme Michel Vastel d’ailleurs) mais pour que votre blogue décolle réellement, venez faire un tour à Yulbiz, on vous expliquera gratuitement une ou deux petites choses qui vous aideront à ne pas faire parti des blogues invisibles (si ce n’est que du trafic qui vous vient des médias qui vous font de la pub)….
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Blogueurs, journalistes et médias, le mariage est possible
Michelle Blanc @ May 9, 2007 # No Comment Yet
Les médias québécois et canadiens jonglent avec le phénomène blogue depuis un certain temps. Quelques journalistes audacieux (et surtout jeunes) ont eu le cran de se créer un blogue, d’hyperlier et de citer abondamment leurs sources et de se faire un blogroll digne de ce nom. D’autres journalistes, souvent plus âgés, ont largement décrié les blogues comme étant un phénomène non digne d’intérêt. Les médias quant à eux, ne savent encore sur quel pied danser avec ce phénomène. Lors de notre récente campagne électorale, les médias n’en avait que pour les blogues, mais plus à titre d’observateurs que de réels collaborateurs. En France, avec ce que vient de faire la chaîne France24, l’expérience est tout autre. Jugez-en par vous-même en visionnant le clip de Mémoire Vive avec Stanislas Leridon, directeur Internet et nouveaux médias de France 24. Ce clip fut trouvé chez Philippe Martin qui ne tarit pas d’éloges à l’égard de l’ouverture, de la collaboration et du respect qu’ont démontré les journalistes et France24 envers les blogueurs et entre les blogueurs eux-mêmes. Ils ont d’ailleurs payé à grands frais, les déplacements de ces blogueurs venus des quatre coins de la planète pour l’événement. Disons que cette expérience devrait faire réfléchir nos médias locaux. Du moins, je l’espère…
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Campagne présidentielle Française et Second Life
Michelle Blanc @ May 7, 2007 # 3 Comments
Le Washington post faisait état que l’utilisation de la plate-forme Second Life pour la campagne présidentielle française, avait possiblement permis à la France de devenir le 2e pays le plus actif dans l’univers, en terme d’utilisateurs.
“There is something distinct about communication in Second Life,” said Margaux Gandelon, a 20-year-old journalism student who helped create its headquarters for Bayrou, who is running as an alternative to the ruling party’s Sarkozy and the Socialists’ Royal in the April 22 French presidential election. “People don’t behave the same way as when you meet them on the street—they are more open to discussions.”
Interest in the French presidential campaigns has become so intense that visits to the cyber-headquarters helped give France the second-highest number of Second Life avatars of any country in February, according to the site’s records. Only the United States registered more avatars on the site, which claims more than 5 million registered participants.
Mais au-delà de cette participation massive des Français dans SL, cette campagne aura signé un tournant quant à l’utilisation du Web à des fins de marketing politique. Cependant, l’impact le plus déterminant de ces initiatives virtuelles, aura sans doute été les retombés médiatiques de celles-ci.
Thieulin, the Internet coordinator for Royal’s campaign, said the greatest benefit of the virtual headquarters has been the media interest it has generated. He described Second Life as “part of a wider Web strategy,” adding, “We try to be everywhere online.”
Pour vous rappeler ou découvrir cette épopée SL, vous pouvez relire mes billets
La campagne présidentielle française se déroule aussi dans Second Life
Caricavatar, le roi des caricatures 3D de Second Life
Le Meur-Sarkozy, Le nouveau décor
Le Meur dans Second Life pour Sarkozy
La campagne électorale française et le virtuel
Sarkozy n’iras pas dans Second Life
Ou encore visionner ces clips à propos des partis dans Second Life et venant d’ailleurs:
Le Front national dans Second Life
PS dans Second Life
Bové dans Second Life
île Sarkozy dans Second Life et ici
Parodie de Sarkozy dans Second life
Manif anti FN
Manif anti-sarkozy
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Bravo Loïc Le Meur
Michelle Blanc @ May 7, 2007 # No Comment Yet
Hier, c’était la victoire du candidat Nicolas Sarkozy, aux élections présidentielles françaises. Ces élections se sont jouées entre autres sur le Web. Le copain Loïc Le Meur était le stratège Internet de Nicolas Sarkozy. Il était certainement l’une des pièces capitales de l’échiquier électoral du nouveau président. Alors, cher Loïc, un simple mot pour souligner ce travail hors des sentiers battus, BRAVO.
Dévoilement : Je me fous de la campagne Française, mais j’admire l’audace de Loïc qui a osé la transparence sur son blogue, lors du congrès Le Web3, dans Second Life et ailleurs, et cela, tôt dans la campagne…
D’ailleurs, à propos des politiciens à Le Web3 je disais:
Certaines langues ont décrié la présence racoleuse des politiciens lors de Le Web3. Pour ma part, je crois qu’ils s’inscrivent dans le fait que de plus en plus le Web sert et servira d’outil politique et de média démocratique. C’est donc tout naturel pour eux de vouloir se faire entendre auprès des blogueurs. C’est même souhaitable!
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Droits d’auteurs au Canada, une décision majeure
Michelle Blanc @ March 20, 2007 # No Comment Yet
L’un de mes procureurs, Me Éric Franchi, n’est vraiment pas le genre à envoyer des courriels, à avoir un site Web et à faire de grands sparages. Il est pourtant l’une des sommités touchant les questions du droit d’auteur et des technologies de l’information. Quelle ne fut donc pas ma surprise de recevoir ce courriel, reproduit ici avec sa permission.
Bonjour à tous,
Certains d’entre vous ont déjà l’information mais je ne résiste pas au
plaisir de vous souligner l’excellente décision de la commission du droit d’auteur canadienne qui a, le 16 mars 2007, fixé un premier tarif pour la reproduction de musique en ligne….
Concrètement, 7,9 % du prix de vente au public de la musique en ligne sera reversé aux créateurs au titre du droit de reproduction.
Un petit pas pour l’humanité... mais un grand pas pour le droit de
l’internet au canada!
Je tenais à vous en informer
Éric
Me Éric FRANCHI
L.L. B., L.L. M., D.E.A., Ph. D
Avocat – barrister & Solicitor
Voici donc le PDF
TARIF DES REDEVANCES À PERCEVOIR PAR CMRRA/SODRAC INC. POUR LA REPRODUCTION D’OEUVRES MUSICALES, AU CANADA, PAR LES SERVICES DE MUSIQUE EN LIGNE EN 2005, 2006 ET 2007
La décision
Le tarif
Incidemment, il me confie au téléphone commencer à songer de se faire un site. Je lui donne un conseil gratuit en lui précisant qu’un conseil gratuit c’est un conseil qui ne vaut rien. Il me répond du tac-au tac, non c’est plutôt un conseil qui n’a pas de prix! Il est vite ce cher Éric…
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Le DGE ne comprend pas le Web
Michelle Blanc @ March 1, 2007 # 2 Comments
Ça me fâche lorsque je viens de licher une institution et que quelques jours après je doive les critiquer pour une connerie reliée au Web. D’un côté, le DGE (Directeur général des élections du Québec) ne fera pas la police du Web (Sébastien Rodrigue dans Technaute).
La loi électorale n’a pas prévu qu’un jour les affiches publicitaires et les dépliants céderaient leur place à des sites Internet, à des blogues ou à des envois massifs par courriel. La loi électorale stipule qu’il y a une dépense électorale lorsqu’elle favorise ou défavorise un candidat et qu’elle a un coût. Or, il existe plusieurs façons sans frais de faire de la publicité avec les nouvelles technologies.
Denis Dion, porte-parole du DGEQ, a souligné hier qu’il n’y a pas de ressources suffisantes pour contrôler tout ce qui se fait sur Internet pendant une campagne électorale.
De l’autre coté, elle met en demeure un internaute de retirer un vidéo de Youtube (Philippe Schnobb de Radio-Canada)
Le DGE a demandé par courriel à flixrob de retirer les vidéos qu’il présente sur YOUTUBE.
Le DGE estime que ces vidéos ont occasionné des dépenses et qu’ils sont de nature à favoriser ou défavoriser un candidat ou un parti.
Faudrait que le DGE se fasse une idée! De plus, il faudrait aussi qu’ils aient des ressources pour monitorer réellement ce qui se passe sur le Web sinon, s’il se fie uniquement sur les dénonciations, il me semble qu’il va y avoir quelques trous dans sa logique. Croyez-vous que le DGE a déjà entendu parler de Marketing 2.0, d’effet viral du bouche à oreille et de média librement généré par l’utilisateur?
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Les blogues des Partis politiques Québécois
Michelle Blanc @ February 26, 2007 # 3 Comments
Le journaliste de LesAffaires.com et blogueur Jérome Plantevin me téléphone pour savoir ce que je pense des blogues des parties politiques. Je fait le tour rapidement de leurs sites en commençant par celui de l’ADQ afin de ne pas me faire traiter de pas-bons par ceux qui regrettent que je ne mette pas assez d’emphase sur eux. Première constatation, ils n’ont pas de blogues. Deuxième constatation, le logo merdique qu’ils avaient dans les pages des candidats et dont je parlais récemment, a disparu. Est-ce à cause de mon billet ou de celui du journaliste Philippe Schnobb qui traitait de la même chose? Toujours est-il qu’il n’est plus là. Finalement, peut-être qu’à défaut d’avoir un blogue, ils lisent ceux des autres?
Parlons maintenant des gros partis. Le PQ a un blogue . Ce blogue contient 3 billets pour dire qu’ils vont bloguer. Après une semaine de campagne, il serait peut-être temps qu’ils accouchent? De plus, le blogue n’a pas de « blogroll », ne fais pas d’hyperliens externes et le vide qu’il contient, est rédigé avec la langue de chat d’un pro des RP traditionnelles qui n’est pas identifié. Allô la transparence et l’ouverture à la communauté et au dialogue! Pour qu’il y ai dialogue faut-il qu’il y est contenu à discuter… ouverture sur les autres et possiblement le nom de l’auteur des lignes du blogue (L’équipe ça ne veut rien dire). Le point positif est qu’ils sont ouverts aux commentaires
« Les commentaires sur le blogue du Parti Québécois sont ouverts à tous. Oui, tout le monde est invité à y participer, à condition de respecter les règles élémentaires de courtoisie.
Les modérateurs veillent simplement à la qualité des débats en écartant les contributions qui portent atteinte aux personnes ou celles manifestement hors sujet. »
Pour le blogue du Parti Libéral, ce n’est guère mieux. Ils semblent avoir plus de contenus. Mais rassurez-vous, ce n’est pas le cas. Le blogue (ou les pseudo-blogues devras-je dire) regroupe différents thèmes chers aux Libéraux. En guise de billets, les vieux clips des députés qui ont déjà été déposés dans YouTube et qu’Infoman a pris plaisir à remonter à sa manière. Ils ne contiennent donc aucun contenu original. De plus, les libéraux ont l’audace d’inviter les commentaires en spécifiant :
(...)c’est-à-dire que tous les commentaires que vous aurez l’amabilité de nous faire parvenir seront lus, mais dans une perspective de faire évoluer le débat au sein de notre société, seuls les plus intéressants et les plus pertinents sur chaque sujet seront retenus. Cela ne vise nullement à restreindre votre liberté d’expression- car les opinions divergentes sont les bienvenues- mais cela permettra tout simplement d’exclure les propos disgracieux, qui relèvent de l’insulte ou de l’accusation sans fondement.
Hum, qu’est-ce que ça veut dire pertinent? Quels sont les critères de pertinence qui seront mis en place? Que de questions ! Entre vous et moi, ça peut vouloir dire, nous laisserons tous les commentaires que ça nous tente de mettre en ligne et nous en glisserons un ou deux pas trop méchants afin de laisser transparaître une certaine ouverture. Vraiment, c’est ça le dialogue? Tout comme pour le pseudo blogue du PQ, nous ne savons ni d’Eve ni d’Adam qui écrit le petit récapitulatif du clip démagogique. Ou est-ce le ministre en question lui-même en personne? Il serait bon de l’indiquer. Encore une fois, pas de textes dans l’esprit des blogues (direct, authentique, vrai, à la première personne), pas d’hyperliens externes, pas de blogroll, etc.
Ces débuts blogues officiels des partis politiques sont donc d’une tristesse, d’une maladresse et d’un convenue qui ne me font certes pas renier mes prédictions de la semaine dernière lors de la soirée Shel Israel à Montréal et sur le blogue du copain Marc Snyder, (hé Marc, c’est bien épelé cette fois?).
Les partis tenteront maladroitement d’utiliser les blogues et se planteront à cause de leur fermeture à la communication bi-directionnelle.
Les Partis et les TI
Sur un autre registre, l’autre copain Éric Baillargeon s’est intéressé à ce que disent les partis des technologies de l’information, du Web ou de l’internet. Ce n’est pas un gros char de ce côté on plus. C’est même d’un navrant! Juges-en par vous-mêmes et c’est ici.
MAJ
Sur le blogue de Dominic Arpin, il reprend les commentaires du blogue du Parti Libéral. Finalement, ils sont plus ouverts que je le croyais. Bravo, mais changez tout de même votre politique éditoriale qui n’incite pas à laisser de commentaires ou à lire ceux déjà présents.
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Le Meur dans Second Life pour Sarkozy
Michelle Blanc @ February 23, 2007 # No Comment Yet
Sacré Loïc Le Meur, après avoir juré que Sarkozy n’irait pas dans Second Life, il a finalement décidé d’ouvrir une portion de son île, récemment acquise, pour y accueillir les militants du candidat aux présidentielles française. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’idées et Loïc est loin d’en être un. Peut-être que mes arguments l’ont secoué, peut-être est-ce le fait de représenter le seul candidat aux présidentielles qui n’y était pas encore ou peut-être qu’il acquiesce à l’impression que Second Life est le terreau d’expérimentation du Web de demain? Je crois que c’est un mélange des trois.
Toujours est-il que j’y ai fait un tour mardi pour saluer Loïc et pour capturer quelques clichés. J’y ai rencontré Loïc en grande discussion avec l’éminent blogueur politique, Versac. J’y ai aussi rencontré cet autre blogueur passionné de SL et que je cite de plus en plus souvent, David Castera. L’impression qui se dégage de l’endroit en est une de camping sympathique et un peu anarchique. Cependant, visitez l’île à vos risques et périls! Comme à plusieurs autres endroits de natures commerciales ou politiques, les “griefers“ se font allé. Je me suis ainsi fait harceler physiquement par un américain qui n’aime pas les canadiens et qui se demandait ce que je foutais là. Il m’a bousculé à plusieurs reprises et disons que l’image de son t-shirt qui arborait le slogan de cet autre politicien américain, Jon